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in 2010 with funding from
University of Ottawa
[
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1i^
BUllETIN
DES
SCIENCES MATHÉMATIQUES.
COMMISSION DES HAUTES ÉTUDES.
MM. HERMITE, président.
BERTRAND.
DARBOUX.
TISSERAND.
J. TANNERY.
FOUSSEREAU, secrétaire.
AVIS.
Toutes les communications doivent être adressées à M. Dnrboux, Membre
de l'Institut, rue Gay-Lussac, 36, Paris.
21661 Paris.— Imprimerie GAUTHIER-VILLARS ET FILS, quai des Grands-Augustins, 56
MaU
/ \
BlBLlOTllÈQUi: 1)K L'EGOLK DES HAUTES i:ïUDES,
PUBLlÉIi; sous LKS AUSPIClîS DU MINISTÈRE DK LINSTRUGTION PUBLIQUK.
BULLETIN
DES
SCIENCES MATHÉMATIQUES
RÉDIGÉ PAR MM. GASTON DARBOUX ET JULKS TANNERY,
AVEC LA COLLABORATION DE
MM. CH. ANDRÉ, BELTRAMI, BOUGAIEFF, BROCARD, BRUNEL,
GOURSAT, CH. HENRY, G. KŒNIGS, LAISANT, LAMPE, LESPIAULT, S. LIE, MANSION,
A. MARRE, MOLK, ROTOCKI, RADAU, RAYET, RAFFY,
S. RINDI, SAUVAGE, SCHOUTE, P. TANNERY, ED. WEYR, ZEUTHEN, ETC.,
Sous la direction de la Commission des Hautes Études.
PlBLICATIOiV FONDÉE E\ 1870 PAR MH. G. DARBOUX ET J. IIOIEL
ET CONTINUÉE DE 1876 A 1886 PAR MM. G. DARBOUX, J. HOUEL ET J. TANNERY,
DEUXIEME SERIE.
TOME XIX. — ANNÉE 1895.
(tome XXIX DE LA COLLECTION.)
PREMIERE PARTIE.
PARIS,
GAUTHIER-VILLARS ET FILS, IMPRIMEURS-LIBRAIRES
DU BUREAU DES LONGITUDES, DE l'ÉCOLE POLYTECHNIQUE,
Quai des Grands-Augusiins, 55.
1895
JiL
J
BULLETIN
DES
SCIENCES MATHÉMATIQUES.
PREMIERE PARTIE.
COMPTES RENDUS ET ANALYSES.
GASTON MILHAUD. — Leçons sur les origines de la Science grecque.
3o6 p. in-8°. Paris, Félix Alcan, iSgS.
L'auteur a réuni en un Volume une série de conférences faites
par lui aux étudiants des Facultés de Montpellier et dont le sujet
embrasse le développement de la pensée scientifique et philoso-
phique en Grèce avant le siècle de Platon. Il nous prévient au
reste qu'il n'apporte aucun document inédit; il ne s'agit donc
Yéritablement que de leçons ajant pour objet de faire connaître
l'état actuel des connaissances touchant l'histoire de l'esprit
humain pendant cette période. M. Milhaud s'est acquitté avec un
réel talent de la tâche qu'il avait entreprise; la sûreté de ses infor-
mations, la clarté de son stjle, la largeur de ses aperçus mettent
réellement son livre hors de pair; espérons qu'il obtiendra le
succès qu'il mérite et que ce premier essai de l'auteur sur un
terrain trop négligé en France sera suffisamment encouragé pour
qu'il poursuive ses travaux dans la même voie.
Je ne veux au reste signaler ici que la partie qui concerne les
Mathématiques proprement dites, à savoir : la troisième leçon et
la huitième. M. Milhaud a exposé dans l'une ce que l'on sait des
connaissances de l'Orient et de l'Egypte en Arithmétique et en
6' PREMIERE PARTIE.
Géométrie; il a montré que ces connaissances, que se plaisent
encore à exagérer ceux qui n'ont pas étudié la question, ont pu
servir de point de départ aux Grecs, mais qu'elles n'avaient point
un véritable caractère scientifique; dans la dernière leçon, il a
résumé les progrès accomplis aux vi^et v*^ siècles avant notre ère,
en particulier par l'Ecole de Pj'thagore.
Ces deux leçons, nourries de laits, suffisent pour apprendre, en
une soixantaine de pages d'une lecture aisée, ce qu'il y a de véri-
tablement intéressant dans l'histoire des Mathématiques de cette
époque; je me bornerai à quelques remarques incidentes.
Après avoir exposé le principe de la table à calculs (abaque)
et du boulier, M. Milliaud remarque que cette façon de représenter
les nombres impliquait déjà la reconnaissance de la valeur de po-
sition. Il est étrange, ajoute-t-il, que ce dernier principe n'ait pas
été dégagé dans l'antiquité, et il insiste sur la simplicité du pro-
grès qui n'a été réalisé que bien plus tard, par les Hindous.
Le fait ne me paraît pas aussi inexplicable, si l'on réfléchit à
deux circonstances. D'un côté, on n'avait pas à manier, dans la
pratique, des nombres qui, pour nous, exigeraient plus de trois à
quatre figures; les unités métriques ne procédant pas suivant
l'échelle décimale, on n'opérait même le plus souvent que sur des
nombres inférieurs à loo; d'autre part on ne calculait guère la
plume à la main (*), mais avec les jetons sur l'abaque, ou encore
de tête, en se servant des doigts pour marquer les résultats (-).
Les symboles numériques dont le système, chez les Phéniciens, les
Egyptiens, les Chaldéens et les Grecs, était alors à peu près aussi
imparfait que celui des chiffres romains, servaient pour écrire les
nombres d'une façon plus abrégée qu'en toutes lettres, non pour
calculer; on ne sentait donc pas encore le besoin de les simplifier.
Lorsque ce besoin apparut, au iii*^ siècle avant notre ère, il est
certainement singulier que les Grecs aient adopté leur système
littéral au lieu d'imaginer celui que nous devons aux Hindous.
(') A cet égard, le célèbi^e papyrus égyptien de Rhind doit être considéré
comme une exception; c'est bien un manuel pour le calcul avec la plume, surtout
pour le calcul des fractions; mais ce qu'il enseigne n'était guère pratique et, en
tout cas, suppose l'habitude du calcul de tête.
(^) Suivant un procédé qui permettait d'aller jusqu'à loooo et qui s'est per-
pétué jusqu'au moyen âge.
COMPTES RENDUS ET ANALYSES. 7
Mais ce n'est pas le seul exemple qui montre l'homme épuisant
ce qui est compliqué et absurde, avant d'arriver à ce qui est simple
et logique.
Le fait véritablement étrange et sur lequel M. Milhaud insiste
à bon droit, c'est l'existence chez les Chaldéens, dès celte époque,
du système sexagésimal, avec une numération écrite analogue,
comme je l'ai dit, à celle des Romains pour les nombres inférieurs
à 60. Les Chaldéens, qui ont créé l'Astronomie, étaient le seul
peuple chez lequel une classe instruite avait à faire réellement des
calculs compliqués. Mais comment opéraient-ils en réalité? avec
l'abaque ou avaient-ils des tables de multiplication (^) allant
jusqu'à 60? Pour les calculs astronomiques de l'âge classique, la
même question se pose sans que l'on puisse répondre par aucun
document précis; la persistance, jusqu'à une époque relativement
rapprochée de nous, de l'habitude d'effectuer tous les calculs
astronomiques en opérant sur des nombres complexes (-) de
degrés, minutes, secondes, etc., est enfin un fait des plus singu-
liers, alors surtout que, dans les traités spéciaux, il n'est jamais
fait allusion aux moyens de simplifier ces calculs fastidieux.
L'histoire de l'Arithmétique pratique semble avoir une face encore
inconnue ou à peine soupçonnée, en ce qui concerne les procédés
transmis traditionnellement, mais qui n'ont jamais été écrits, ou
ne l'ont été que de longs siècles après le commencement de leur
emploi. Paul Tanjvery.
SOPHUS LIE. — VORLESUNGEN ïfBER CONTINUIERLICHE GrUPPEN, mit gCOme-
trischen und anderen Anwendungen, bearbeitet und herausgegeben, von
D'' Georg Sclieffers. Leipzig, Teubner, iSgS.
Le nouvel Ouvrage de MM. Lie et Scheffers est, en quelques
points, une suite de leurs Vorlesungen Clber Differentialglei-
(*) On a trouvé, en écriture cunéiforme, des tables de carrés et de cubes, qui
ont précisément prouvé l'existence de la numération sexagésimale.
(*) C'est seulement au xv*" siècle que Georg de Peurbach calcula une table de
sinus d'après le système décimal (en prenant d'ailleurs 600000 pour le rayon du
cercle).
8 PREMIÈRE PARTIE.
chungen, bien qu'il en soit indépendant. Comme les leçons pré-
cédentes, il est destiné à la vulgarisation de la théorie des groupes
finis et continus de transformations, but qui sera facilement atteint
d'ailleurs, car cette vaste théorie, si attrayante par bien des côtés,
exposée dans l'œuvre savante de MM. Lie et Engel, est devenue
rapidement classique. 11 n'y en a pas moins dans ce Livre une
part d'originalité considérable, car, s'il prend le lecteur à la
simple notion de rapport anharmonique, il le conduit, par une
suite toute naturelle d'idées, à des théories bien moins élémen-
taires, telles que celles de la structure des groupes, des nombres
complexes à n unités, et des systèmes d'équations difTérentielles
à solutions fondamentales.
Le volume est divisé en deux Parties. La première, plus élé-
mentaire, et sur laquelle j'insisterai moins, développe, en prenant
comme types les groupes projectifs du plan, les principes fonda-
mentaux de la théorie des groupes : c'est, en même temps, un
exposé complet de la Géométrie projective du plan et de la droite,
et de la théorie des groupes finis du plan. La deuxième Partie
traite des groupes en général; elle se termine par des applica-
tions qui forment les pages les plus originales de l'Ouvrage.
Première Partie. — Considérons les transformations sui-
vantes : transformation projective d\ine droite, c'est-à-dire
qui n'altère pas le rapport anharmonique de quatre points; trans-
formation projective du plan, c'est-à-dire, comme le montre
M. SchefTers, la transformation la plus générale qui change une
droite en droite, ou encore, qui n'altère pas l'équation différen-
tielle -1-^3=0; transformation linéaire du plan, c'est-à-dire
transformation projective qui laisse fixe la droite de l'infini^ trans-
formation linéaire spéciale, c'est-à-dire transformation linéaire
qui conserve les aires; transformation des mouvements, c'est-
à-dire transformation linéaire qui conserve les longueurs; cha-
cune d'elles forme un ensemble connu aujourd'hui sous le nom
de groupe fini et continu, avec transformation identique et
transformations deux à deux inverses.
Chacun d'eux, et, plus généralement, tout groupe fini et con-
tinu contient une ou plusieurs transformations infinitésimales
COMPTES RENDUS ET ANALYSES. y
linéairement indépendantes, en nombre égal à celui des para-
mètres du groupe, ou à Voi'dre du groupe] et l'une quelcon(jue
d'entre elles, répétée à l'infini, engendre à son tour un groupe à
un paramètre de transformations finies qui appartiennent mani-
festement au groupe proposé. Le fait s'établit facilement sur tous
nos exemples, en vérifiant que la solution obtenue a la forme
d'une transformation du groupe; et, dans le cas général, il suffit,
pour l'établir élégamment, de faire un changement de variables
qui réduit la transformation infinitésimale à être une simple trans-
lation, et, comme conséquence, amène en même temps le groupe
à contenir les translations finies qu'elle engendre. Enfin, que ce
mode de génération reproduise toutes les transformations finies
du groupe, c'est ce qui résulte immédiatement de l'évaluation
du nombre de paramètres distincts que contient la transformation
générale ainsi obtenue.
On arrive à la notion de sous-groupe g, à un ou plusieurs para-
mètres, d'un groupe donné G, et de sous-groupes homologues,
déduits d'un même type par des transformations de G lui-même.
Par exemple, pour les transformations projectives d'une droite,
on a deux types de groupes à un paramètre, les uns laissant fixes
deux points distincts, les autres deux points confondus, et un
seul type de groupes à deux paramètres, lesquels laissent toujours
fixe un seul point.
On en déduit immédiatement les divers types de groupes de
transformations linéaires homogènes du plan, lesquelles ne sont
que des transformations projectives d'une droite en coordonnées
homogènes.
Pareillement, dans le plan, il y a cinq types de groupes pro-
jectifs à un paramètre, caractérisés par la disposition de leurs
droites et points invariants : chacun d'eux laissant fixe au moins
un point et au moins une droite, puis, passant par chacun de ces
points, au moins une droite, et, sur chacune de ces droites, au
moins un point.
La détermination, dans le plan, des autres groupes projectifs,
aussi bien que celle des différents types de groupes finis quel-
conques, devient plus difficile. D'abord, la condition nécessaire et
suffisante pour que r transformations infinitésimales distinctes,
Ui/, U2/, ..., U//, projectives ou non, soient celles d'un groupe
10 PREMIERE PARTIE.
à r paramètres, est que leurs crochets satisfassent à des relations
de la forme
I s
où les Cijis sont des constantes. La démonstration, très élégante,
donnée d'abord pour les groupes projectifs, puis pour les groupes
quelconques en x et y, repose sur les mêmes idées. Soit, en effet,
un groupe donné à r paramètres, et soit une courbe quelconque,
n'admettant pas de transformation du groupe et soumise à ses
transformations : elle engendrera un faisceau de oo^ courbes, défini
par une équation différentielle; celle-ci, à son tour, admettra les
/' transformations infinitésimales du groupe, et par suite aussi
leurs crochets, ce qui établit que la condition est nécessaire. In-
versement, si elle est satisfaite, on peut former une équation dif-
férentielle d'ordre /', ayant comme solution particulière une
courbe arbitraire et admettant les transformations infinitésimales
données et, par suite, leurs transformations finies. Il en résulte
que ces dernières, si elles sont projeclives, forment nécessaire-
ment un groupe : dans le cas d'un groupe quelconque en x et y,
il suffît, pour étendre la démonstration, de remarquer qu'une
équation différentielle d'ordre /• supérieur à un, admettant un
groupe fini, l'ordre de celui-ci ne peut surpasser une limite fixe
(/• + 4, sauf pour /-^a, où cette limite est 8); car, si l'on fixe
convenablement certains éléments, en nombre fini, on arrive à
une transformation qui se réduit nécessairement à la transforma-
tion identique.
La classification des groupes projectifs se fait alors par une
méthode très rationnelle, reposant sur la considération des éla-
tions que contient chacun d'eux, c'est-à-dire des transformations
homologues d'une translation, caractérisées par une droite, dont
elle laisse fixes tous les points, et par un point de cette droite,
toutes les droites passant par ce point étant aussi invariantes. On
étudie les figures formées par les éléments qui définissent ces éla-
tions, et on en conclut qu'il n'existe pas de groupe à sept para-
mètres^ qu'un groupe à six paramètres est déterminé ou par un
point, ou par une droite qu'il laisse fixe; et que les groupes à
cinq paramètres se partagent en trois types, chacun d'eux étant
COMPTES RENDUS Eï ANALYSES. ii
un sous-groupe d'un groupe à six paramètres. Quant au cas d'un
nombre de paramètres au plus égal à quatre, on remarque d'abord
qu'à chaque point du plan, le groupe (ait correspondre une di-
rection au moins, bien déterminée, de telle sorte qu'il y a une
équation invariante du premier ordre, au moins, c'est-à-dire irn-
primitivité du groupe. Il en résulte l'invariance soit d'un point,
soit d'une droite, soit d'une conique : il n'y a d'ailleurs qu'un
seul groupe, à trois paramètres, laissant invariante une conique
et cette conique seulement. Reste donc alors à déterminer tous
les groupes ayant une droite invariante, et à prendre leurs dualis-
tiques, pour obtenir ceux qui ont un point invariant.
Passons à la détermination des groupes à une et deux variables.
Dans le cas d'une seule variable x^ il suffît d'ordonner les trans-
formations infinitésimales suivant les puissances de x — ^o? ^o
étant arbitraire, pour établir, en formant les crochets, qu'il ne
peut y avoir de transformation d'ordre supérieur à deux et, par
suite, de groupe à plus de trois paramètres. Un changement de
variables donne alors au groupe, suivant son ordre, l'une des
formes projectives suivantes
I et oc O . j
X =: --, X =^ ax -^ o, X =^ X -^ o.
ex -\- ci
Cette remarque est fondamentale pour la construction des
groupes à deux variables. Ceux-ci se partagent en groupes pri-
mitifs, qui ne laissent invariant aucun faisceau de courbes, et en
groupes impriinitifs. Les premiers se distinguent en ce que, si
l'on fixe un point du plan, ils transforment projectivement les
directions passant par ce point, sans en laisser aucune invariante^
ou encore, en ce qu'ils n'ont pas d'équation invariante du premier
ordre.
Les groupes imprimitifs eux-mêmes se classent facilement. Si,
en effet, on met leur faisceau invariant de courbes sous la forme
;r=:const., ces droites se transforment entre elles d'après un
groupe à une seule variable x et, sur chacune d'elles, les ordonnées
y sont à leur tour transformées d'après un groupe à une seule va-
riable j^, mais dépendant de x. Si le groupe en x est d'ordre zéro,
le groupe en x^yesl intransitif, et leurs types peuvent dépendre
de fonctions arbitraires; dans les autres cas, pour les groupes
12 ' PREMIÈRE PARTIE.
transitifs, les types ne dépendent plus que de constantes arbi-
braires, et les coefficients de leurs transformations infinitésimales
sont des fonctions entières en x et y^ pouvant en outre contenir
linéairement des exponentielles en e^^ .
Quant aux groupes primitifs, on établit, comme dans Je cas
d'un groupe aune seule variable, qu'ils ne peuvent contenir de
transformations infinitésimales d'ordre supérieur au second. Un
tel groupe est semblable, soit au groupe projectif général, soit au
groupe linéaire général, soit au groupe linéaire spécial.
Signalons enfin les notions suivantes qui ont été rencontrées au
cours de ces Chapitres : celles de groupes formés de plusieurs
faisceaux discrets, tels que l'ensemble des transformations pro-
jectives et dualistiques du plan, celles adéquations invariantes
et àHnvariants différentiels d'un groupe, et en particulier la
proposition suivante : un groupe d'ordre r en x el y contient
toujours un invariant et un seul J,_i, d'ordre au plus égala r — i,
puis un invariant d'ordre /', J,., un invariant d'ordre /' -h i,
Jr-(-l —
et, plus généralement, un d'ordre r -{- k qui est
^r+k =
di,.-\
Deuxième Partie. — La deuxième Partie débute par l'étude
des propriétés générales des groupes. Le lecteur étant déjà fami-
liarisé avec la théorie, M. Lie donne des démonstrations analy-
tiques, et surtout des démonstrations synthétiques des proposi-
tions fondamentales. C'est un des Chapitres les plus intéressants
de ce Livre.
Pour arriver à la première proposition, considérons deux trans-
formations consécutives T« et T^
x' = f{x, a), x" = f{x',b),
donnant par leur produit
Les paramètres a et b étant essentiels, on peut arriver encore
COMPTES UENOUS ET ANALYSES. i3
à T,. pnr deux Iransforinallons voisines 'ïa+oa <'l '^\+oô, <lc sorU;
(|ue Ton a
OU
T^ A a-hoa ^~^ A /; 1 ij-^o/n
c'est-à-dire deux expressions d'une même transformation infini-
tésimale, la première qui donne
^ , "^ dx\
ox = > -— oa.
^ âa '
la seconde
et cela pour des 86 de la forme
ob = 'E,^{a, b) oa,
d'où les identités fondamentales
àr'
— =Z\{x\b)^{a,b\
où l'on peut d'ailleurs faire abstraction des 6, qui ont des valeurs
arbitraires.
Inversement, si les transformations
satisfont à des identités de cette forme et comprennent la trans-
formation identique, elles comprennent aussi les transformations
infinitésimales
ox = Se^(.r) 0^,
et, par suite, leurs groupes à un paramètre. Ces derniers forment
un ensemble qui coïncide nécessairement avec l'ensemble de
transformations proposées, lequel forme donc un groupe.
Pour la seconde proposition, il y a une démonstration tout
aussi originale. Elle repose sur le nombre des positions distinctes
que prend, suivant les valeurs de m, un m-èdre, c'est-à-dire un
système de m points distincts d'un espace à n dimensions, lors-
qu'on le soumet aux transformations d'un faisceau à /■ paramètres.
Partant de ce que les conditions nécessaires et suffisantes pour
i4 PREMIÈRE PARTIE.
que le faisceau précédent forme groupe sont qu'il contienne la
transformation identique et que le produit de deux quelconques
de ses transformations forme un nouvel ensemble ne dépendant
que de r paramètres essentiels, cette dernière condition s'inter-
prète en disant que le faisceau des T^T^ doit donner à un
(r-4- \)-èdre, oo'" positions seulement. Ceci signifie, appliqué aux
transformations finies engendrées par un système de /• transfor-
mations infinitésimales distinctes, X,/, . . ., X^/, qu'un système
quelconque de 7-4- i points, ^|*', . . . , x^[^^^ admet des invariants
par rapport à ces transformations; et le nombre de ces invariants
est tel que les équations linéaires
Uy/= xy)/+ x7-)/+. . .+ xy+i7 = o
forment un système complet. Les relations
s
conduisent alors aux suivantes :
s
où les Ciks sont constants, et qui donnent les conditions nécessaires
et suffisantes pour que les transformations X,/, . . ., X^/ engen-
drent un groupe.
Enfin, troisième et dernière proposition fondamentale, les con-
stantes Ciks satisfont aux deux systèmes suivants de relations :
i:(
Ciks -^ C/as = O,
CiksCslt -H CkisCsit -+- CiisCslct) — O,
la dernière se déduisant de l'identité de Jacobi :
((X.X^OX/) -^ ((X;i.X/)X,) + ((X/X,)XaO = o ;
et inversement, un système de ctks satisfaisant à ces relations dé-
finit la structure d'un groupe. La démonstration de cette seconde
partie est la reproduction, réduite aux éléments essentiels à ce cas
COMPTES RENDUS ET ANALYSES. i5
parliciilier, du magistral théorèm(î des groupes de fonctions
donné dans le second Volume des TransformaLionsgruppen.
Ces principes établis, nous retrouvons, avec plus de précision,
les propriétés générales des groupes, et d'abord leur distinction
en groupes transitifs et intransitifs^ avec la détermination des
multiplicités invariantes d'un groupe, et la classification de celles-ci
suivant le nombre des déplacements de directions linéairement
distinctes, que les transformations infinitésimales du groupe im-
priment à un de leurs points.
Viennent ensuite la notion de groupes semblables à un autre
qui s'en déduisent par des changements de variables, et les crité-
rium nécessaires et suffisants pour la similitude de deux groupes.
L'un de ceux-ci est que l'on puisse mettre, par des combinaisons
linéaires, les transformations infinitésimales de l'un des groupes
sous une forme telle que les deux groupes aient même structure ;
et cette condition est suffisante dans le cas de groupes simple-
ment transitif s ^ ou groupes transitifs ayant même nombre de pa-
ramètres que de variables. En particulier, on peut, dans ce cas,
étudier les transformations qui changent un groupe en lui-même,
et l'on arrive à ce résultat remarquable que ces nouvelles transfor-
mations dépendent d'arbitraires et forment, à leur tour, un groupe
qui est aussi simplement transitif; ce groupe peut être considéré
comme formé par les transformations échangeables avec celles du
groupe proposé. Les deux groupes sont donc réciproques ; de
plus, ils ont même structure et, par suite, sont semblables.
Dans un cas particulier, si l'on transforme un groupe par un
changement de variables qui soit lui-même une transformation du
groupe, l'opération ne fait qu'altérer la forme suivant laquelle
figurent les paramètres dans les transformations du groupe. Si
l'on opère sur une transformation infinitésimale ^^^k^kf-, on ob-
k
tient, relativement aux e/^, une transformation linéaire homogène
qui appartient à un groupe, le groupe adjoint du groupe pro-
posé.
Ce groupe adjoint est d'une importance capitale, car il permet
de trouver sous quelles conditions deux transformations ou deux
sous-groupes du groupe proposé sont homologues, ce qui revient
à les classer en divers types. Le problème se ramène, en représen-
i6 PIIEMIÈRE PARTIE.
tant une transformation /^g^X^/ par un point de coordonnées
k
homogènes Ci, 621 • .■=, ^r d'un espace à r — i dimensions, à la
détermination des multiplicités invariantes du groupe adjoint; il
est d'ailleurs simple, car, la structure du groupe étant donnée, les
transformations infinitésimales du groupe adjoint en résultent
immédiatement. Parmi celles-ci, plusieurs peuvent se réduire à la
transformation identique : ce sont celles qui correspondent aux
transformations distinguées du groupe, c'est-à-dire échan-
geables avec toutes les autres; si un groupe d'ordre r di q trans-
formations distinguées, son groupe adjoint est d'ordre /' — q.
Ce qui précède fait ressortir l'utilité de l'étude des Groupes
linéaires homogènes. M. Lie revient sur cette étude, commencée
déjà dans la première Partie; il détermine les divers types de
groupes linéaires homogènes à trois variables à l'aide de ceux
des groupes projectifs du plan. Puis, dans un espace an — i di-
mensions, il étudie, en coordonnées homogènes, les points et
plans invariants pour une transformation linéaire homogène
donnée, et montre que les deux problèmes se ramènent l'un à
l'autre, les points invariants en particulier, formant plusieurs
multiplicités planes qui, deux à deux, n'ont aucun point commun.
De plus, toute transformation laisse au moins un point invariant,
puis, passant par ce point, au moins une droite; d'une façon gé-
nérale, toute multiplicité plane invariante de/> dimensions, étant
contenue dans au moins une multiplicité invariante àe p -\- i di-
mensions. Cette propriété s'étend à certains groupes linéaires
homogènes dont les transformations peuvent se mettre sous une
forme X</, . . ., X,/*, telle que, pour ^ quelconque, X</, . . .,
Xjr,/* forment un sous-groupe invariant de Xi/, ..., X^/,
Xjp^,/*; et ceci, appliqué au groupe adjoint d'un groupe quel-
conque, conduit à la considération des groupes intégrahles , dont
le caractère est que leurs transformations infinitésimales peuvent
se disposer comme les précédentes, et dont la propriété essentielle
est que l'on peut, par une seconde simplification, les mettre sous
une nouvelle forme Xi y, . . . , X;.y, telle que, pour p quelconque,
Xi^, ..., X^y soit maintenant un sous- groupe invariant du
groupe total. On reconnaît qu'un groupe est intégrable en con-
struisant son groupe dérivé formé par les (X/X^), puis le groupe
COMPTES RENDUS ET ANALYSES. 17
dérive du précédent, et ainsi de suite : si les ordres de ces
i;roupes décroissent constamment et arrivent à zéro, le grou[)e
est intégrable, et réciproquement.
Ces notions, groupe intégrable, groupe dérivé, sont très
utiles dans l'étude des structures. Ainsi, l'on voit facilement que
tout groupe à deux paramètres peut se mettre sous une forme
ajant l'une des structures suivantes :
(XiX2) = Xiy ou (XiX2) = o;
puis, que toute transformation infinitésimale d'un groupe appar-
tient à au moins un sous-groupe à deux paramètres; que tout
sous-groupe à deux paramètres, à son tour, appartient à au moins
un sous-groupe à trois paramètres et qu'en général tout sous-
groupe intégrable à p paramètres appartient à au moins un sous-
groupe k p -\- V paramètres.
Les structures des groupes à trois paramètres s'obtiennent sim-
plement : elles résultent d'une corrélation établie, par le crochet
de deux transformations, entre les points et les droites du plan
du groupe adjoint. Si la corrélation n'est pas évanouissante, le
groupe adjoint laisse invariante, dans son plan, une conique et le
groupe peut se mettre sous la forme
(X1X2) = Xi/, (X2X3) = X3/, (X.Xa) = 2X2/.
Dans tout autre cas, le groupe dérivé a deux paramètres au plus,
et le groupe considéré est intégrable.
De même, pour les groupes à quatre paramètres, il j a lieu de
distinguer entre les groupes non intégrables, lesquels contiennent
un sous-groupe invariant non intégrable à trois paramètres, et
peuvent se mettre sous la forme
(X1X2) = X,/, (X2X3) = X3/, (X1X3) = 2X2/,
(XiX4) = 0, (X.2X4) = 0, (X3X4) = 0,
et les groupes intégrables, parmi lesquels il j a encore lieu de distin-
guer ceux qui contiennent des sous-groupes à trois paramètres en
involution [de la forme (X< Xo) = (X2X3) = (X, X3)(X, X3)] = o.
Enfin, ces Chapitres se terminent par la théorie des invariants
du groupe adjoint. Ces invariants peuvent toujours se mettre sous
forme homogène, l'un d'eux, qui existe toujours, étant du premier
Bull, des Sciences mathém., >.' scrie, l. XIX. (Janvier 1S9.5.) 2
i8 PREMIÈRE PARTIE.
degré, de sorte que deux Iransformations finies engendrées par
une même Iransformalion infinitésimale ne sont jamais homolo-
gues; quant aux autres invariants, on peut les supposer d'ordre
zéro : s'il n'y en a pas, deux transformations infinitésimales quel-
conques du groupe sont en général homologues.
Applications, Nombres complexes. — La première des appli-
cations qui terminent l'Ouvrage, avec laquelle nous ne quittons
pas les groupes linéaires homogènes, est consacrée aux nombres
complexes. Par définition, un nombre complexe est un symbole
de la forme
0X1 x^^ ..., Xn sont des nombres ordinaires, et les e de simples
indices; V addition satisfait aux lois associative et commutative
X -^{y -^ z) = {x -\- y) -^ z et x-\-y=y-\-x\
la multiplication est définie par les produits
S
où les YfVfj sont des constantes; elle satisfait à la loi distributive
(x -^y)(z -\- t) — xz -^yz + xt -hyt
et à la loi associative
ce qui exige que les y^A^ satisfassent à certaines conditions. Elle ne
satisfait pas nécessairement à la loi commutative.
Alors les simples formules
x'=xa, x"=x'b^ d'où x" = x{ab),
et
x'=axj x"=bx\ d'où x" = {ba)x\
montrent qu'à tout système de nombres complexes sont associés
deux groupes linéaires homogènes et par rapport aux va-
riables et par rapport aux paramètres, ces groupes étant en
outre simplement transitifs et identiques à leurs propres groupes
de paramètres. Ces deux groupes sont réciproques.
Inversement, étant donné un groupe simplement transitif, li-
COMPTES RENDUS ET ANALYSES. ly
néaire et homogène en variables et paramètres, un simple change-
ment de variables le rend identique à son groupe de paramètres :
on a alors en évidence son groupe réciproque, lequel jouit des
mêmes propriétés, et un système de nombres complexes qui leur
correspond. C'est là une proposition due à M. Poincaré.
De son coté, M. Study, prenant deux groupes réciproques,
simplement transitifs, linéaires et homogènes, a établi que l'on
peut choisir des paramètres, tels qu'ils figurent sous forme linéaire
et homogène, de sorte qu'il correspond encore à ces deux groupes
un système de nombres complexes. Ces deux propositions, que
rattache M. Scheffers, et dont il nous donne une démonstration
fort élégante, ramènent la recherche des systèmes de nombres
complexes à celle de certains groupes. En particulier, M. Scheffers
nous donne le Tableau des systèmes de nombres complexes à deux
et à trois unités.
Invariants. — Une seconde application, celle des invariants
différentiels, se présente dans l'étude des familles de multiplicités
obtenues en effectuant les transformations d'un groupe sur une
multiplicité donnée. Par exemple, une courbe plane, soumise à
tous les mouvements de son plan, engendre une famille définie
par une équation différentielle où ne figurent que la courbure do
la courbe et sa dérivée par rapport à l'arc, cela sauf deux cas par-
ticuliers, celui d'une circonférence ou d'une droite, et celui des
droites niininia.
Il en est de même, dans l'espace, relativement à une courbe
gauche, pour ses rayons de courbure et de torsion, et leurs dé-
rivées par rapport à l'arc. Ces éléments constituent une suite illi-
mitée àHnvariants différentiels de la courbe et sont reproduits
par un élégant calcul, qui consiste dans la détermination des in-
variants de trois fonctions x^ y, z d'une même variable arbitraire,
X, suivie de celle des fonctions de ces invariants qui constituent
les invariants cherchés, c'est-à-dire qui ne changent pas par une
transformation infinitésimale dépendant d'une fonction arbi-
traire a(X)
oX = a(X)o/.
Deux classes particulières de courbes se mettent en évidence,
1
•20 PREMIÈUE PAHTIE.
les droites v\ les courbes minima
\ dx ) \dT J
Ces dernières exigent une étude spéciale qui conduit à des ré-
sultats véritablement nouveaux. Une telle courbe, ou mieux sa dé-
veloppable, étant définie par une relation entre deux paramètres,
s et F, le premier fixant un point du cercle de l'infini, et le
deuxième un plan tangent à ce cercle en ce point, on est ramené
à chercher les invariants différentiels d'un groupe en s et F. Appa-
raissent alors plusieurs classes de développables minima : i° les
cônes minima, qui, en tant que courbes, ne donnent que les
points de l'espace; 2" les hélices minima, tracées sur un cylindre
circulaire droit, admettant une transformation du groupe, et dont
une variété évanouissante est formée des courbes minima du
troisième ordre; 3" et enfin les courbes minima générales, celles
d'une même famille étant définies par une relation entre deux
invariants différentiels J5 et J^ :
De la même manière, une surface quelconque engendre, par ses
mouvements dans l'espace, une famille définie par un système d'é-
quations, de forme variable suivant les cas, entre les rayons de
courbure de la surface et leurs dérivées par rapport aux arcs des
lignes de courbure.
D'une façon générale, le problème de V équi^^alence de deux
multiplicités, par rapport à un groupe fini et continu, est résolu
par un nombre fini de critériums, obtenus en formant les équa-
tions différentielles invariantes et les invariants différentiels du
groupe. Toutes les multiplicités d'une même famille sont définies
par un système d'équations entre les invariants; certaines familles
sont formées de multiplicités singulières : elles satisfont à des
équations invariantes et exigent une étude spéciale. Quant aux
invariants, M. Lie indique un procédé remarquable qu'il donne
depuis longtemps dans son enseignement, permettant, par la
simple formation de déterminants fonctionnels, d'en obtenir de
nouveaux, lorsqu'on en connaît quelques-uns; et, dans le cas au
moins d'un groupe fini, ce procédé suffit pour les déduire tous
d'un nombre limité d'entre eux.
COMPTES IIRNDUS ET ANALYSES. u
Dans ce Chapitre, M. IJc montre encore comment la théorie
(les invariants et covariants des formes, en particulier des formes bi-
naires, n'est aulrc chose qu'une étiuhî des invariants d'un groupe,
ce groupe étant obtenu en cherchant comment les coefficients de ces
formes se transforment quand on effectue sur x et jv* une trans-
formation linéaire et homogène. Partant de cette idée, on retrouve
facilement, par exemple, tous les invariants et covariants, ainsi
que leur signification, soit d'une forme quadratique, cubic|ue ou
biquadratiqiie, soit d'un système de deux formes quadratiques.
Équations à solutions fondamentales. — Le dernier Cha-
pitre du Volume, le plus intéressant peut-être, dans lequel on
retrouve tout l'attrait qu'il y a à suivre M. Lie dans le développe-
ment de ses diverses théories, est consacré aux équations difl^é-
rentielles ordinaires dont la solution générale se déduit d'un
nombre fini de solutions particulières. L'exemple le plus simple
en est Véquation de Riccati
^ = A(^) + a)B(3)-i-co2G(-3),
clz
et pour tout lecteur familiarisé avec nos théories, la raison en est
toute naturelle. Si l'on considère, en effet, dans un plan, co comme
une ordonnée sur une des droites ^==const., l'équation établit
entre les points de deux de ces droites une correspondance qui est
projective, la correspondance entre deux droites infiniment voi-
sines définissant, de par la forme de l'équation, une transforma-
lion infinitésimale projective. De cette remarque résultent et la
forme de la solution générale, et les simplifications connues
apportées dans l'intégration par la connaissance d'une ou de deux
solutions.
De là résulte aussi que, dans toute question où l'on a affaire à
une simple infinité de multiplicités à une dimension, dont les élé-
ments soient liés par une correspondance projective, la recherche
des trajectoires de ces éléments dépend d'une équation de Riccati :
c'est le cas des lignes asjmptotiques des surfaces réglées.
Les mêmes considérations s'a[)pliquent soit au système
-7- = A -4-Bj^h- Cr-f--^(H^-i- ^x)»
az "
cl y
-,- = D -i- Mx + V y -; y(\\x^ K r),
11 PREMIËUE PARTIE.
à coefficicnls fonctions de z^ cl à ses cas parliculicrs où les équa-
tions sont linéaires ou linéaires et homogènes^ soit au système
dz
=
«1
.r,
-+-
0
Xi
-
Ï1-^:J,
dx-i
dz
=
a.
■r,
1 +
h
X-i
-+-
^i-îJ-i
dx^
dz
=
2^3
,r,
,-\-
0
X.y
+
r-^'T-,,
à coefficients fonctions de z. Chacun de ces systèmes établit une
correspondance projective entre les plans z = const., x et y étant,
dans le premier cas, les coordonnées absolues d'un point de ce
plan, et, dans le second cas, x^^ x.^^ x^ ses coordonnées homo-
gènes.
La solution générale est, dans le premier cas,
X — T— , y ~ j-^^— ,
et, dans le second,
Xi = AiXiQ-h J3ia?2o+ ^1^301
X2 '^^ ^^XiQ -\- '>2 '^20 ~l~" ' -"S "^30 j
Xi= A-^XiQ-i- i>:iXo{)-+- C135730,
ovLXQ^yo, Xio^ ^20? -^30 sont les constantes arbitraires.
La connaissance, soit d'une courbe intégrale, soit d'une sur-
face intégrante, engendrée par des courbes intégrales, c'est-
à-dire d'une relation entre X\ , ^o? ^3^ permet de simplifier l'inté-
gration. Il y a lieu, dans le cas d'une surface intégrante, de
distinguer plusieurs cas, suivant que ses intersections par les
plans z = const. sont des courbes admettant ou n'admettant pas
de transformation projective. Ce dernier cas se présente, en par-
ticulier, lorsque la relation en x,, ^o, x^ est linéaire ou du
second degré : parmi les simplifications alors obtenues se trou-
vent entre autres celles établies par M. Darboux ( ' ). Si les courbes
n'admettent pas de transformation projective, la correspondance
entre tous les plans est complètement déterminée, et une seule
quadrature permet d'effectuer l'intégration.
Ces problèmes conduisent au suivant : Rechercher pour quels
(*) Darboux, Théorie des surfaces, t. I, Liv. T. Chap. II.
COiMPTES KF.NDUS ET ANALYSES. 23
svslcmcs d'équations difTrrenliellcs ordinaires
la solution générale peut se déduire de m solutions particulières
par les formules
les a étant des constantes arbitraires. Mettant ces relations (2)
sous la forme
les n fonctions J, formées avec m -{- i intégrales quelconques
sont des constantes, et, par suite, satisfont à l'équation
i i
OU encore, la transformation infinitésimale U/*, à [m -\- \)n va-
riables, et dépendant d'un paramètre -S, doit admettre n invariants
J, indépendants de ^, et réciproquement la condition est suffi-
sante. Ceci exprime, d'après la forme de U/", que la transforma-
lion infinitésimale
àf
Y/=^'nH^i, •••'•^«'^)^i:
appartient, quel que soit z, à un groupe X,/", . . . , ^rfy à /• pa-
ramètres en ^1, .r2, . . . , ^«,
i
de sorte que l'on a
A = /■
\f=^Z,{z)X,f,
ou encore que le système (i) est de la forme
k = r
à coefficients fonctions de z. On a ainsi une dernière application
24 PREMIEFIE PARTIE.
de la théorie des groupes, et dans la recherche de ces systèmes,
et dans leur intégration.
En résumé, les deux Livres publiés par M. SchefFers, sous l'in-
spiration de M. Lie, initient le lecteur sur presque tous les points
de la théorie des groupes^ et peuvent même lui suffire en vue
des applications; mais ils ne le dispenseront pas cependant d'avoir
recours au vaste et patient travail de MM. Lie et Engel (') et sur-
tout, et c'est peut-être là leur principal mérite, ils lui permet-
tront d'en apprécier toute la portée et toutes les qualités.
A. Tresse.
MELANGES.
SUR LE PROBLÈME DE L'INVERSION DE JACOBI;
Par m. E. COURSAT.
Le théorème d'Abel permet de démontrer directement, sans
avoir recours à la théorie générale des équations différentielles,
que le problème de l'inversion des intégrales abéliennes, connu
sous le nom àe problème de Jacobi, conduit à des fonctions uni-
formes de p variables.
Soient
(i) ¥{x,y) = o
l'équation d'une courbe algébrique de degré m et de genre />, et
iv^{x^y)^ ..., ^Vp{x,y) les p intégrales normales de première
espèce attachées à cette courbe. Prenons deux groupes de ^ points
analytiques (a^, p,), ..., (a^, p^) et (y,, 8,), ..., (y^, S^), que
nous supposerons, pour fixer les idées, à distance finie et distincts
des points de ramification. Le théorème d'Abel, appliqué aux in-
tégrales de première espèce, peut s'énoncer ainsi : pour qu'il
(') Théorie der Transformationsgruppen, unter Mitwirkung von D-" F. Engel,
bearbeitet von Sophus Lie, 3 vol. Voir dans le Bulletin les comptes rendus qui
en ont été publiés par MM. Vessiot et de Tannenbcrg, pour le vol. I (t. XIV, 1S90)
et par M. Vcssiot pour les deux autres (t. XV, 1891, cl l. XVIII, iSg^).
MÉLANGES. i5
existe une /onction rationnelle <b(jo,y) du point analytique
{x^y), admettant les points (a^, (3/) pour zéros et les points
(ïo ^i) P^ur pôles du premier ordre, il faut et il suffit que
Von ait
r p
i=l «=1
le signe ^ indique Tégalité à des multiples près des périodes.
Gela posé, considérons le système d'équations
' dwi H- / dwi -h. ..+ / dwi = Vi,
' diK'o. -f- / div-i 4-. . .+ / dw2 = ^i,
(3)
/ <itv^^ -+- / dwp -+-...-+- I
ûfwpp = ^p ;
le point essentiel à établir, c'est qu'à un système de valeurs arbi-
traires pour Ti, (^27 • • '■> ^pi il ne peut correspondre plusieurs sys-
tèmes de points analytiques [x^^y^ ), . . ., {xp^ yp). Supposons, en
effet, que deux systèmes de points analytiques [xi^ yi) et {x^^y'j)
(i rrr: I, 2, . . ., p) donucut Ics mêmcs valeurs pour t^,, ('2? • • •> ^/j«
On aurait les p relations
r p
(4) ^Wh{oc'nyi) = ^wn{xi,yi), {h = i, 2, ...,/?),
t=i ?^i
I
qui expriment les conditions nécessaires et suffisantes pour qu'il
existe une fonction rationnelle (^(x^y) admettant pour pôles du
premier ordre les /> points (^i,jKi), •••, {^piyp) et pour zéros
les/? points {x\^y\)^ ..., (x'y). Or, si une fonction ration-
nelle ne devient infinie du premier ordre qu'en/? points seulement,
on sait qu'on peut faire passer par ces p pôles une courbe adjointe
de degré 7?z — 3. Cette courbe adjointe rencontre la courbe pro-
posée en /j> — 2 autres points simples (a,, p<), ..., (ay,_2, Pp-2)^
et l'on voit que v^^ (^07 • • -i ^p devraient être de la forme
p—2 /> — 2
(5) (^j= 2K1 — V(p,(a/,, {3/0, ..., Vf,= 2Kp — ^w,>(ci/n'^/,),
26 PRIiMlÈUE PARTIE.
2K/ désignant la somme constante des valeurs de l'intégrale de
première espèce (V/(^,jk) aux '^P — 2 points d'intersection, difTé-
rents des points doubles, de la courbe donnée avec une courbe
adjointe de degré m — 3. Par conséquent, si les valeurs de ('<,
^2, • • • î ^'p fie sont pas de la forme (5), il ne peut y avoir plus
d'un système de points analytiques vérifiant les équations (3).
Mais, si V\ , ('2, . . . , Vp sont de la forme (5), il j a une infinité de
systèmes de p points analytiques répondant à la question. En
effet, si l'on fait passer par les p — 2 points (a^, p^) une courbe
adjointe d'ordre m — 3, elle rencontre la courbe proposée en p
autres points, distincts des points doubles, qui, d'après le théorème
d'Abel, satisfont bien aux équations (3). En résumé, lorsqu'on
fait décrire aux variables indépendantes v^^ (^07 • • «7 ^p des con-
tours fermés dans leurs plans respectifs, les p points analytiques
{oc^^ y\), ..., {^pi yp) ne peuvent que s'échanger entre eux,
sauf pour les valeurs de la forme (5) oii il y a indétermination.
Toute fonction rationnelle symétrique des coordonnées de ces p
points est donc une fonction uniforme des p variables indépen-
dantes (^1, (^2> • • •) ^/jj devenant indéterminée pour des valeurs de
la forme (5).
Si le genre p est égal à un, le raisonnement doit être modifié.
Soit w{x^ y) l'intégrale de première espèce; si celte intégrale re-
prenait la même valeur, à une période près, en deux points ana-
lytiques différents (a, p) et (y, 8), il existerait, d'après le théorème
d'Abel, une fonction rationnelle du point analytique {x, y)
admettant un seul pôle du premier ordre, le point (a, j^), et un
seul zéro du premier ordre, le point (y, 0). Soit ^{x^y) cette
fonction rationnelle; la fonction rationnelle o[x,y) — X aurait
aussi, quelle que soit la constante)., un seul pôle du premier ordre
(a, [3), et, par suite, un seul zéro. Les cooordonnées de ce zéro
seraient donc des fonctions rationnelles du paramètre A, et la
courbe considérée devrait être unicursale.
iwi Cl I—
MÉLANUliS. S17
SUR LA RÉSOLUTION ALGÉBRIQUE DES ÉQUATIONS DE DEGRÉ PREMIER;
Par m. J. DOLBNIA.
Nous avons l'inlcnlion d'indiquer ici un thcorcmc au moyen
duquel on peut résoudre par radicaux les équalioQS de cinquième
et septième degré, à l'aide d'un nombre fini d'opérations, si ces
équations possèdent le groupe de Galois.
Prenons une équation algébrique irréductible
x"- ^ p x'^-^ -\- qx'^-^-i-. . .-h rx + 5 = 0,
de degré premier n à coefficients entiers
p, q, ..., /', s.
Formons une fonction linéaire des racines
OÙ a est une racine imaginaire de l'équation binôme
a'* — 1 = 0;
p est une racine primitive du nombre premier n.
Désignons les substitutions fondamentales du groupe linéaire
/ az -h b\
par
Soit
T(R,)=Rp, T(Rp)=Rp.,
Théoriîme I. — Si à la/onction
Rpi= Xo-+- aa7p^-H y.-x.2Ç)f^-
noiis appliquons ta substitution
S =
28 PREMIÈRE PARTIE.
nous aurons
n — \—lk
S(Rp/,)=aP ' Rp^.
En effet nous avons
Soit
alors
S (Rpt) = ^1 + a^pi+i + . . . + a!J-a?jj.pi+i -h . . .
+ a^^vpt+i + . . . + a'^a7,tpi+i +
[jLp^'+ I = p^'" (modAi),
/? - 1 - 2 A-
Si nous avons
alors
de même
si
donc
jjL == p 2 _j_ I (mo(I/i).
Vp'^-+ I = 2p^S
n- 1 — -2 /f
V = p 2 _|_ 2;
« — 1 - 2 A-
7: = p 2 _|_ 3,
TTp^' + I = 3 p'''^ ( mod n ) ;
« — 1 — 2 /.
P
S(Rpi)= a (a57pH- a2x2p^+ a^^gp^-i-.. .),
donc
« — 1 — 2 A-
P ^
S(RpO=a' RpS c. Q. F. D.
Théorème IL — Si nous changeons a en aP, la série
R„ Rp, Rp., ..., Rp'-
est remplacée par la série
Rp«-2, R,, Rp, ..., Rp"-3,
c' est-à-dire tous les indices se multiplient par p'^~-.
En effet, nous avons
En remplaçant ici a par aP, nous aurons
/(ap)=: xo-h apxp«.+ a2p^2pn_. . .-+- aJJ-p.rjj.pi-H. . .
-^ -r'PXvp'- — ... -h a^P j-^pi -i-
MÉLANGES. 29
SI nous avons
[jip ^^ 1 (mo(l/i),
vp ^2 »
Tip ^ 3 »
alors
/( ap) = a7o H- aj7p'>-i 4- a2^.2p''— » + a^^^p^-i + . . .
OU
/(ap)= Rpt-i = Rpfrpn-.,
c'est-à-dire du changement de a en aP la fonction Rp/t se transforme
en Rp/'-«, c'est-à-dire l'indice p^ se multiplie par p^~'^.
Formons la fonction des racines
C,(a)= R, Rp.Rp.. . . Rp.-3+ RpRp3. . . Rp.-..
Cette fonction ne change pas évidemment par la subslitution
En appliquante Ç<(a) la substitution
nous obtiendrons
SCi(a) =
n -
ri"'
-1
Ri
Rp^...
/
ra-(-3
2
Rp"-3
+ aP
n — Z
2
— 1
2
Rp3
. . .
a' Rp...
En
remarquant que
i-^p^
p + p3
+ p^
4-p5
-h. .
-2=0
-3=0
1
{modn),
nous concluons que
/? — l /? — 5
p 2 +p -2 +.
. + p - =0
« — 3 W — 7
p 2 +p 2 _i_.
. . H- p 2 =0
par conséquent
(mod/i);
S^i(a)=^,(a).
3o PREMIÈRE PARTIE.
Ainsi Çi (a) ne s'allcre pas par les substitutions du groupe
az -+- h
z
De telles fonctions, après Kronecker, se nomment métacy-
cliques. En outre, il est facile de prouver que Ç, (a) ne dépend pas
de a. En effet, en changeant a en aP, nous avons
D'où il est clair que
Si l'équation proposée est résoluble par radicaux, Ç, (a) est un
nombre entier, c'est-à-dire une racine entière de la résolvante de
degré
1 .2.3. . .(n — -i),
dont les coefficients sont des nombres entiers connus.
De même il est facile de prouver que
(RiRp.Rp....Rp.-3— RpRp3Rps...Rp„-.)2=^;
est un nombre entier connu, par conséquent
R,Rp.Rp....Rp.-3=i(^, + v/fJ,
RpRp3Rp.....Rpn-.= i(ç,_v/f;).
Les fonctions
(R«H-R^.-+-...-l-Rff«-3)-4-(R[;-+-R«,-f-...+ R«„_,) =1^^
[(Rî -I- RJ^-H. . .+ R^^-3)-(R^' -h R^^-i-. . .+ R^„_0]2 = C2
appartiennent aussi à la catégorie des fonctions métacycliques et ne
dépendent pas de a; par conséquent elles se trouveront comme les
racines entières des résolvantes de degré
1 . 2.3. . .{n — 2).
Par cette raison nous aurons
^2 et Ç!, sont des nombres entiers connus.
MÉLANGES. 3i
Viw des coiisiclcralions semblables nous verrons que les fonc-
tions
( ivi w^. 4- ir/ H j;. + ...-}- R^'«-. R^^^-a)
+(HpRp^.-^ K;,'Rj:.-+-...-f- u«„-.Hp\-o= Cl,
[(R? R^'.: + . . .+ Rf;„-5Rj;«-3)-(Rf,' R^'a-I-. . .+ \V^n-AV^n-.)Y = C,
sont des nombres entiers connus.
Par conséquent
R^ R^a -+-... + Rf;«-.R^.-.= ,^(^3-v/^;).
De même on trouvera
RîR^'.R^. + ...-f-R^'.-:Rf;,.-.R^^-3= i(ç,-i-/^J,
R^R^8R^5 + ...-t-R^'n-«R^^-.,R«,-.= l(^,_v/^),
D'où il est clair que la résolution de l'équation proposée dé-
pend des deux équations suivantes
(I)
(n — i n — Z
( +l(Ç,-/S)î'^---±^(t,-V^)" = o.
Donc nous aurons le théorème suivant :
Théorjîme. — Si l'équation irréductible de degré premier n,
à coefficients entiers^ est résoluble algébriquement, sa résolu-
tion dépend de V équation du degré dont les coeJJlcieMls
sont des quantités de la forme
3i PREMIÈRE PARTIE.
oà a et b sont des nombres entiers; ces nombres peuvent tou-
jours être définis à V aide du nombre fini d^ opérations.
Application. — Si réquationdu cinquième degré est résoluble
par radicaux, sa résolution dépend des deux équations du deuxième
degré
Ici nous aurons
Ci=RiR4+R2R3 = -5/? ('),
(:; = (RiR,-R2R3)2
= ( a + a'^ — a2 — a^ ) ( Xç^x^ — Xç^ x^ — Xq x^ H- ^o ^4 + ^i ^i
Xx X^ — XiX!^-\- X2 X-i — X^ X!, H- ^^3 ^4 )2 = 5 J ,
où J est la fonction métacjclique connue de Jacobi (^). Le calcul
de cette fonction a été l'objet des recherches de plusieurs auteurs.
Les fonctions
^2= (Rf+R|) + (Ri+Ri),
t^==[(Rf+Rf)-f-(Ri+Ri)p
appartiennent aussi à la catégorie des fonctions métacjcliques et
peuvent être calculées comme la fonction de Jacobi.
Si 1 équation du septième degré est résoluble par radicaux, sa
résolution dépend des équations du troisième degré dont les
coefficients peuvent être définis de la même manière.
(') Bulletin des Se. mathém.^ t. XVIII, p. i35.
(^) Gesammelte W'erke, B. III, p. 27Ô-278.
COMPTIÎS lUiNDUS HT ANALYSRS. 33
\
COMPTES RENDUS ET ANALYSES.
D'OCAGNE (M.). — Le Calcul simplifié par li:s procédés mkcamqijes et
GRAPHIQUES. Conférences faites au Conservatoire national des Arts et Mé-
tiers. I voL in-8"; ii8 ])., 38 fig. Paris, Gauthier-Villars et fils, 1894.
Les mélhodes et les mécanismes que l'on a inventés pour faci-
liter les calculs numériques offrent souvent, comme on sait, un
grand intérêt théorique ou pratique et l'on a, pour les réaliser,
dépensé des trésors d'ingéniosité. Si, toutefois, il s'agit d'un mé-
canisme, ceux-là seuls qui, comme l'on dit, sont du métier, sont
capables de s'intéresser à tous les détails de transformation de
mouvement^ c'est le principe seul qui intéresse les autres, et une
descri|)tion détaillée risque de les rebuter. Ces derniers, qui sont,
à ce que je crois, fort nombreux, liront avec intérêt le petit Livre
de M. Maurice d'Ocagne, dont la clarté et la simplicité les char-
meront. L'auteur passe aussi en revue les procédés de simpli-
fication, autres que les mécanismes; on sait quelle étude appro-
fondie il a faite naguère des procédés graphiques ( ' ). De toutes ces
méthodes d'ailleurs, il se borne ici à donner le principe, dans un
langage dénué de lout appareil scientifique, qui peut être faci-
lement compris de tout homme cultivé.
L'auteur a adopté la classification suivante :
1" Instruments et machines arithmétiques ; 2° Instruments loga-
rithmiques; 3° Tracés graphiques-, 4" Tables numériques ou ba-
rèmes ; ^^ Tables graphiques ou abaques.
Dans chacun de ces groupes il a choisi des exemples variés,
particulièrement caractéristiques, et en donne une description
sommaire, bien que suffisante pour faire nettement ressortir l'éco-
nomie et l'intérêt de chaque procédé.
Ces descriptions, présentées sous forme d'une causerie dé-
pourvue de tout appareil mathématique, de façon à s'adresser au
public en général, sont complétées par de curieuses indications
historiques, peu connues pour la plupart.
(') Voir Bulletin, t. XV,, p. 297.
Bull, des Sciences mathém., ?.' séi-io, l. XIX. (Février 189.").)
34 PREMIÈRE PARTIE.
Il est fort intéressant, en ])articulicr, de voir par quelles tran-
sitions a successivement passé le type primitif de la machine de
Pascal pour aboutir à celles de Thomas, de Bollce, de Babbage,
de Scheulz, . . . , celte dernière calculant automatiquement et
imprimant des Tables de logarithmes!
Le volume contient aussi, sous forme d'une Notice séparée, la
première description détaillée qui ait été donnée de la curieuse
machine de Tchebichcf, à mouvement continu.
Non moins intéressants sont les renseignements fournis sur les
instruments (règles, cercles, hélices, cylindres à calcul) fondés sur
l'emploi des échelles logarithmiques et que l'auleur ramène à un
petit nombre de types bien caractérisés.
On trouve dans la dernière conférence des indications très pré-
cises et très détaillées, bien que données sans aucun secours de
l'Analyse, sur le mode d'emploi et les avantages des diverses
espèces d'abaques dont la théorie générale a été naguère constituée
par l'auteur lui-même sous le nom de Nomograpliie.
MELANGES.
SUR LE MATHÉMATICIEN FRANÇAIS CHAUVEAU;
Pau m. Paul TANNE UY.
Dans le Tome III de la Correspondance de Iliiygens (La Haye,
1890), figure sous le n" 8i9 (p. 258-259) une solution par Jacq.
Buot d'un problème de Géométrie élémentaire « proposé par
M. Chauveau le 10 mars 1661 ». Les savants éditeurs ont mis en
note : « Peut-être l'auteur de ce problème est-il François Chau-
veau, né en 1621 à Paris, où il mourut le 3 février 1676. Il était
dessinateur et graveur, et entra à l'Académie en i663. »
Cette hypothèse me paraît devoir être écartée; il n'y a aucun
indice qui permette de croire que François Chauveau ('), artiste
très fécond (il a gravé plus de trois mille pièces), se soit adonné
(') Né le 10 mai i6i3, daprcs la Grande Encyclopédie.
MÉLANGES. 3^)
à la 1 ii'omélrlo cl on soit venu à proposer des problèmes que les
professeurs de iMalliémaliqucs ne dcdalgnaienL pas de résoudre.
Nous avons au contraire des preuves très nelLes de l'exislence à
Paris, vers le milieu du xvii*^ siècle, d'un malhcmalicicn de profes-
sion du nom de Cliauveau.
Tout d'abord une lettre de Descartes à Mersenne, écrite vers le
28 février 1641 (éd. Clerselier, II, ;Vj, p. 291; éd. Cousin, VIll,
p. 491 cf suiv.), où on lit ce qui suit :
« J'ay connu autresfois un M. Ghauueau à la Flèche, qui estoit
de Melun; je seraj bien aise de sçauoir si ce ne seroit point celuj-
là qui enseigne les Mathématiques à Paris; mais je croy qu'il s'alla
rendre Jésuite, et nous estions luj et moy fort grands amis. »
Comme ce nom ne reparaît pas dans la Correspondance de
Descartes, on peut croire que le professeur n'était pas en fait son
ancien condisciple de LaFkxhe. Quoi qu'il en soit au reste à cet
égard, j'ai retrouvé le même nom mentionné dans une lettre iné-
dite adressée par Mylon, le 28 février i645, à Mersenne alors en
Italie et qui demandait à ses amis de Paris des propositions à com-
muniquer. « M. Chauveau propose cettc-cy : Estant donnés la su-
perficie et les trois côtés d'un quadrilatère inscriptible dans un
cercle, trouver le quadrilatère et donner le plus grand (Bibl. Nat. ,
MS.fr., n. a. 620i, p. 232). »
Il s'agit là d'un problème solide, qui, pour l'époque, n'était pas
sans intérêt.
Dans la même collection de lettres inédites à Mersenne (MS.
fr., n. a. 6205, p. 446), se trouve un billet de Duverdus, l'élève
de Roberval auquel on doit la rédaction de la méthode des tan-
gentes (^Anciens Mémoires de V Académie des Sciences, t. VI).
Ce billet est curieux en ce qu'il indique une certaine jalousie
entre Roberval et Chauveau et qu'il a pu donner à Mersenne l'oc-
casion de parler à Descartes du second de ces mathématiciens.
Aussi je serais tenté de dater ce billet de 1640 ou i64i • Le voici
in extenso avec son orthographe :
« Mon trcz Reuerend Père,
Jevisl'autre jour M. Chauuot et l'obligé a me promettre quelque
explication sur l'algèbre de M. Descartes, laquelle je ne manque-
36 PREMIÈRE PARTIE.
raj pas de vous communiquer dez que je l'aura j eue : mais pource
que j'aprehande que sj M. Chauuot venoit à sçavoir que j'aj des-
ia donné celle peine à M. de Roberual, qu'il ne se communique-
roit pas sj libremenl, soit qu'il ne voulut pas qu'un escolierd'un
autre apprit ses secrets, soit qu'il creut que j'en sceusse plus qu'en
effect je n'en aj jamais appris, je vous pricray, s'il vous plaist,
irez humblement de me faire la faueur de ne parler point à M. de
Rob. de M. Chauuot nj à M Chau. de M. Rob. Pour ce qui est
des cartes que je vous avois promis, j'en aj desia taillé une par-
lie et pour ce que je vous les veux donner les plus justes qu'il se
pourra, je ne vous les enuoyeraj que dans cincq ou six jours que
je me donneray l'honneur devons voir. C'est, mon Irez Reuerend
Père,
Vostre Irez humble et obéissant
serviteur,
Du Verdus. »
11 n'est peut-être guère à espérer que l'on puisse trouver des
indications réellement biographiques sur ce mathématicien Chau-
veau ; il ne semble avoir composé aucun Ouvrage et son rôle fut
évidemment secondaire; cependant c'était sans aucun doute un
professeur estimé et jouissant à Paris d'une certaine notoriété (^).
Mais c'est à peu près aussi tout ce que l'on peut dire, par exemple,
de Pierre Hérigone, sur lequel M. Gino Loria a récemment appelé
l'attention dans ce Bulletin; Hérigone est pourtant, lui, l'auteur
d'un Ouvrage réellement remarquable au moins au point de vue
pédagogique. Quand on voit les éditeurs de la Correspondance
de Iluygens parvenir à donner des renseignements précis sur
presque tous les contemporains hollandais de leur grand compa-
triote, qui ont été en relations avec lui, on ne peut que regretter
de voir combien peu on est, en France, en mesure de faire des re-
cherches fructueuses du même genre. La publication , certainement
très désirable, du Recueil des Lettres de Mersenne, que possède la
(') Dans le Traité des coniques de Desargues, qui est de 1689, Chauveau est
mentionné (page 226 de l'édition Poudra) comme ayant conçu « depuis peu de
jours, un instrument bien simple cl d'autant plus gentil » pour le tracé de
toutes les coniques.
MÉLANGKS. 37
Bibliollièquc Nationale, 11c potiriiul inalhcureusemcnL se faire
sans poser presque aiilaiit de nouveaux points d'interrogation
qu'elle permettrait par exemple d'en résoudre pour la Corres-
pondance de Descartes.
^T-TTiQi'.^»
QUELQUES REMARQUES SUR LES INTÉGRALES PARTIELLES
Pau m. Étienni: DELASSUS,
Professeur au Lycée de Douai.
Dans une fonction dépendant de deux constantes arbitraires
a, p, remplaçons ^ par une fonction arbitraire de a, soit V(a) et
intégrons par rapport à a entre deux limites réelles qui peuvent
dépendre des variables, nous aurons des svmboles que nous
appellerons des intégrales partielles, et que nous voulons étudier.
Théorème I. — AS'/F(a, ^) dépend effectivement de [j, il est
impossible que S = / F[a, V (a)]<3^a ait une valeur indépen-
dante 6/e V(a.).
Supposons que S ne dépende pas de V. Prenons arbitrairement
V,(a)etQ(a); posons
t];(a) = Vi(a)-e(a),
et considérons la fonction dépendant d'une constante arbitraire,
V(a) = aO(a)4-4;(a).
Si l'on prend cette fonction V, S ne dépendra pas de a, donc
en posant -77- = <ï>(a, p). En particulier, faisons a = i , on aura
/ 4>(a,Vi)0(a)f/a=o.
Mais V, et B ont été choisies arbitrairement, ce qui prouve immé-
38 PREiMIÈRE PARTIE,
dialemcnl que Ton doil avoir
*(a,V,)-o,
quelle que soit la fonction V, ce qui veut dire que F ne contient
pas p.
Relations entre des intégrales partielles dépendant de la
même fonction arbitraire. — Soient n intégrales
Si=/ Fi[a,V(a)]^a, ..., 8,,= / F^a, V(a)] r/a,
dont tous les éléments contiennent V. Admettons qu'il existe
entre elles une relation
c)'(Si, S2, .... S„) = o,
vérifiée quelle que soit la fonction V.
Posons toujours, pour abréger, —^ = ^/(a, ji).
Soient n + i fonctions de a choisies arbitrairement
et considérons la fonction V dépendant de ti constantes arbitraires
V(a) = «icpiH- «202 + - . -H- a«9rt+ ^w+i ;
les S deviendront n fonctions des n variables a et il j aura entre
elles une relation indépendante de « ; de sorte que le détermi-
nant fonctionnel sera nul.
doc
= o,
ou
( Ai<ï>,+ Aa^oH-- • •+ A„*I>/j) cpi doL = o,
A,, Ao, . . ,, An désignant les mineurs relatifs à la première ligne.
Je dis que la parenthèse doit être nulle quels que soient les a
et, pour cela, je vais démontrer qu'elle est nulle pour les valeurs
iji,, {jio, . . ., \*.„ attribuées aux <7, et choisies d'une façon quel-
MÉLANGRS.
39
couqiic ; posons
(^1^1 +•• .H- {J-u^n-h On-i-i = I'(a),
Cl désignons par 0(a) ce que devient la parenlhcsc pour ce sys-
tème de valeurs des a. Soit cp] (a) une fonction quelconque de a.
Déterminons o,'^^,(a) par l'équation
Si nous avions fait le raisonnement précédent en prenant
Vi(a) = a\o[ 4-rticp2-h...+ aAo„H-çp,\^.i.
On aurait été conduit à écrire que l'égalité
/ (A} *i 4- A| *,+... + AA<ï'«) o\ doL = o
serait vraie pour toutes les valeurs des a* ; en particulier, faisons
«] =z jji,, a^ = [Kfi^ la parenthèse se réduira à 0(a), de sorte qu'on
aura
6(a) cpl <r/a = o,
Mais o] étant arbitraire, il en résulte que
0(a) = o.
Pour éviter les confusions, nous changerons de variables et nous
écrirons l'identité
Ai<ï>, [X„ V(Xi)] +. . .+ A„*„(Xi, V(XO] = o.
On pourra la remettre sous forme de déterminant et recommencer
le raisonnement précédent sur sa seconde ligne, parce qu'on
pourra, sans changer les mineurs correspondants, remplacer cp,
et cp2 par des fonctions arbitraires et ainsi de suite; finalement,
on arrivera à l'identité
*i[X,,v(X,)] ... *4Xi,v(Xoi
*i[X,„V(X;,)] ... <î>„[X„,V(X„)J
= o,
qui doit être vérifiée quelles que soient les variables X, les fonc-
tions o et les constantes a.
4o PREMIÈRE PARTIE.
Dans ces conditions, V(X,), . . ., V()vO pourront être considé-
rées comme des valeurs arbitraires, absolument indépendantes
des A, et on sera conduit à l'identité
*I>l(X„, IX„) ... <Pn{ln, lX,i) !
devant être vérifiée, quelles que soient les valeurs de X, . . ,\,i,
jj., . . . tji//. 11 est évident qu'une pareille identité exige qu'il existe,
entre <^i(aL[i), ..., <ï>/i(aj^), une ou plusieurs relations linéaires
et homogènes à coefficients indépendants de a et (3. Donc :
Théorème II. — SUL existe entre S, , S2, . . . , S,;, une relation
indépendante de v, il y a entre <ï>, (a, [i) . . . ^«(a, (3) une ou
plusieurs relations linéaires et homogènes à coefficients con-
stants.
Soit
une telle relation, on en déduit
GiFi + G2F2H-...-i-C,,F,,= 0(a),
Q(a)^a, on en conclut
Gi Oi -f- G2 02 -h ... -i- G« J,i = G/iH-1.
Il existe donc une relation linéaire à coefficients constants
entre les S.
Supposons qu'entre les S existent des relations non linéaires
j^ = o, rf2= O7 • • •• Il y aura forcément des relations linéaires
entre les S^ supposons qu'il y en ait m distinctes {m <i n). On
pourra en tirer tn des S, par exemple S|, So, ..., S,„, comme
fonctions linéaires de S,,^^,, . . . , S^ et entre ces fi — m dernières
quantités, il n'existera aucune relation linéaire et, par suite,
aucune relation non linéaire. Il en résulte que, si dans cT, = o,
,^2 =: o, ..., on remplace S,, S2, ..., S^^ par les expressions
trouvées, on obtiendra des identités en S^^.,.,, . . ., Sn-, sans quoi
les égalités trouvées constitueraient des relations entre S^^.,, . . .,
S,i. Nous exprimerons ce fait en disant que les relations non
MÉLANGES. 4i
linéaires rf« = o, ... sonl des consé(|iienccs ;il^él)rl(jucs des rela-
tions linéaires qui exislenl entre les S et, par suite, nous aurons:
TnÉoRiiME in. — Il ne peut exister entre S,, S2, . . -, S,^ que
des relations linéaires et les relations non linéaires qui en
sont des conséquences algébriques.
Remarque. — Ces théorèmes subsistent lorsque F et les
limites a,, a2 dépendent de x^^ ^o, . . ., Xp. Le seul changement
est que les coefficients des relations linéaires peuvent dépendre
Cherchons maintenant s'il peut exister des relations indépen-
dantes de V entre Si, S2, . . ., S„ et les valeurs de V et de ses dé-
rivées aux limites.
Supposons qu'il j ait une relation entre
S,,S2,...,S„, V(aO,V'(aO,...,V('«)(aO, V(a,), ¥'(«0), . • . , V^-^l^-Ka^);
posons
n -\- r^.in -^ \x. = N ,
et considérons une fonction V dépendant de N constantes arbi-
traires
V = «1 ^1 -h «2 ?2 -+- • • • -^ <^JS 9N + 9IN + 1-
On sera conduit, comme dans le théorème II, à annuler un déter-
minant dont la première ligne sera
/<i>icpiO?a, . . ., <PnOid:t,
?i(ai),cp;(ai), ...,cpr(aiX 91(^2), cpUaO, . . . , cpf ^^'Ca^).
les autres lignes étant formées de la même façon avec c5o, • . ., cpj^.
En appelant A,, Ao, ..., A,,; BJ, BJ, ..., B'f; B^,'..., B'^^+!^
les mineurs relatifs aux éléments de la première ligne, et faisant
usage des formules
Ja. 1^2— îci ' ao— aj
, ,, , r^' [oc — ai . ,,, , o(^J(a)l ,
.} L^2 - '-^i ' '^2— ^1 J
49. PREMIÈRE PARTIE.
le développemcnl du déterminant pourra s'écrire
i
Gomme dans le théorème II, on montre que, sans que l'égalité cesse
d'être vérifiée et sans changer les G, on |)eut supposer o, arbi-
traire.'Si tous les G ne sont pas nuls, la quantité entre parenthèses
sera une fonction arbitraire de a et, par suite, l'intégrale ne
pourra pas être nulle. On a donc
Go = ^1 = C2 = . . . = Ci„i+^.-hï = o,
et cela quelle que soit la valeur de a. En formant les expressions
des G et remarquant que a, ^ ao, on en déduit que tous les B
sont nuls.
B'.^'^^ est un déterminant analogue à celui que nous venons de
considérer, mais contenant en moins une colonne relative à
Vja„^^*. On démontrera de la même façon que tous ses mineurs
relatifs aux termes en V sont nuls, et ainsi de suite. En recom-
mençant 2 m + [i. fois ce raisonnement, on arrivera à faire dispa-
raître toutes les colonnes relatives aux termes en v et l'on arrivera
à un déterminant, formé uniquement avec des termes de la forme
f^ijdy., et qui devra être nul identiquement. Il en résultera,
comme dans le théorème II, qu'il existera au moins une relation
linéaire et homogène entre <ï>i, Oo, . . . , fp,i et, par suite, une
relation linéaire entre S,, S2, . . ., S„.
Désignons, en général, par ^1,^27 • • • ^es valeurs de ^ et de ses
dérivées auxlimites.il est évident que, si Vest arbitraire, on pourra
considérer les Ç comme des variables indépendantes.
Supposons qu'il y ait des relations cf = o indépendantes de V
entre les S et les Ç. Il j aura forcément des relations linéaires
entre les S ; s'il j en a m distinctes, on pourra tirer S< , So, .. ., S/„,
par exemple, comme fonctions linéaires de S,„^,, . . ., S„, entre
lesquelles n'existera aucune relation. Portons ces valeurs de S»,
S2, . . ., Sf,i dans les équations ^=: o, S„i^, , . . ., S,i devront dis-
paraître identiquement, car s'il n'en était pas ainsi, il en résulte-
rait des relations entre S,„_j.,, . . ., S,/. 11 ne reste alors que les Ç;
ceux-ci doivent aussi disparaître identiquement puisque, pouvant
être considérés comme des variables indépendantes, il ne \)ein
exister aucune relation enlrc eux. On a donc :
MfaANGnS. 43
Théorème IV. — S^il existe entre les S et les Ç des relations
^ =z o indépendantes de v, c'est qu'il y a entre les S des rela-
tions linéaires dont les équations eT = o sont des conséquences
algébriques, quelles que soient les valeurs des Ç considérés
comme des variables indépendantes.
Équations aux dérivées partielles vérifiées par une inté-
iirale S. — Supposons que F et a,, a2 dépendent de p variables
X\^ Xo-, ...., Xpdi supposons qu'il existe une multiplicité à p di-
mensions \,u pour tous les points de laquelle on puisse prendre les
dérivées partielles jusqu'à l'ordre m sous le signe f.
Considérons d'abord le cas où a< et a2 sont des constantes,
toutes les dérivées partielles de S jusqu'à l'ordre m seront de
même forme que S. 11 pourra y en avoir qui ne dépendront pas
de V ; désignons-les par S'^ , S!,, . . . , les autres étant représentées
par S, S,, S2, .... Soient, en outre, 8'^(^<,^2j ••'■)^p)i
82(^0 «^2 j • • «7 ^p)^ ' ' • les valeurs des premières.
Soit une équation §=z o, d'ordre au plus égal à w, vérifiée par S
dans A,„.
Premier cas. — j'^r o ne contient aucun S'. On est alors dans
le cas du théorème II et 5" = o est linéaire ou conséquence algé-
brique d'équations linéaires entre S, Si, S2, ....
Deuxième cas. — c)" = o ne contient que des S'. Soit
les fonctions B, , B'^, ... vérifient la relation
^(e;,6',,...) = o,
et la relation proposée est une conséquence algébrique des équa-
tions linéaires
S'i = 6'i, S2 = 6^,
Troisième cas. — rj' = o contient simultanément des S et des S'.
Si ^(Si , So, . . . , 8, , 8.,, . . .) = o se réduit à une identité en y con-
sidérant Si, So, . . . comme des variables indépendantes, on peut
considérer ^' =: o comme conséquence algébrique des équations
linéaires S',=:8',, 82=82, .... Sinon, c'est une conséquence
4Î PREMIÈUE PARTIE,
algébrique du système
i(Si,S2, ...,o;,o;,...)-=o, s; = o',, s; = o;, ...;
la première de ces relations, étant dans les conditions du premier
cas, est une conséquence algébrique de certaines relations linéaires
^^ ::= o, ^^'2= o, ... entre les S, de sorte que finalement ^ = o est
conséquence algébrique des équations linéaires
oJ'i = o, 5^2=0, ..., Si = 0'i, 82 = 02,
Donc :
Théotiiîme V. — Si oLi et ol^ sont des constantes, à IHntéiieur
de ^mi S ne peut vét'ljlej', comme équations aux dérivées par-
tielles d^ordre inférieur ou égal à m, que des équations li-
néaires et leurs conséquences algébriques.
Supposons maintenant les limites variables et désignons par <t
les dérivées prises sous le signe f ^ comme si a< et ao étaient des
constantes.
Il suffît d'appliquer la règle de dérivation pour voir que toute
dérivée de S, d'ordre au plus égal à m, est égale au o- correspondant
plus une certaine fonction a des Ç qui s'annule quand on j rem-
place tous les Ç qui j figurent par des zéros. Il pourra y avoir, en
outre, des a- qui ne dépendront pas de V; nous les désignerons
par d' et nous représenterons leurs valeurs par B'.
On aura donc
Si =«1-1- ai, S2=«2~l-<^25 '■'■, S', = a'i -h j'i = a'i -r- ô'i , ....
Soit
c^'(S,Oi,S2, ...,Sj,02, ..•) = 0
une équation d'ordre au plus égal à m vérifiée par S dans ^m- On
aura
5'(S, «iH- 0-1, «2+ <^2, . . ., rt'i H- O'i, «2-1-02, . . .) = O.
Cette relation est dans le cas du théorème IV; elle continuera
donc à être vérifiée quand on y remplacera tous les Ç par des
zéros, ce qui revient à annuler tous les a
#(S,7i, 72, .••,o;,02, ...) = o.
MÉLANGES. 45
ou
.f(S,a,, <T2, . .., a'i, a;, . . .) = o.
Donc :
Théorème VT. — a, et ao étant variables, si dans A,„, S vé-
rifie une équation d^ ordre inférieur ou égal à m, cette équation
est aussi vérifiée par S et ses dérivées partielles prises comme
si cLi et y.2 étaient des constantes.
Si rT conlient des S', les o-' étant indépendantes de V, le théo-
rème I montre que la dérivée correspondante de ^ doit être nulle,
quels que soient a et [^, ce qui constitue une équation linéaire et ho-
mogène vérifiée par <ï>. Si 5* contient des S, la relation
.T(S, (T,,(7.2, . . ., e'i, O2, . . .) = o
montre, d'après le théorème TI, qu'il doit exister une relation li-
néaire et homogène entre <î> et celles de ses dérivées qui corres-
pondent à 0-,, 0-0, ... ; donc nous obtenons le théorème suivant,
qui montre bien la liaison qui existe entre les intégrales partielles
et les équations linéaires :
Théorème VII. — a, et ao étant constantes ou variables, si, à
V intérieur de A,„, S vérifie une équation d'' ordre inférieur ou
égal à m, ^(.2:,, ^27 ...,^;,, a, |3), oit a et [j sont considérés
comme des constantes arbitraires, vérifie au moins une équa-
tion linéaire et homogène d^ ordre au plus égal à m.
Soit
une équation linéaire vérifiée par S, 5" étant une fonction linéaire
et homogène de S et de ses dérivées jusqu'à l'ordre m.
Cette équation devra être vérifiée par les o-, ce qui conduira à
X
a.
§{¥)dy. = 0;
l'intégrale du premier membre étant indépendante de v, c'est que
46 PREMIÈRE PARTIE.
c'est-à-dire
Donc :
Théorème VlII. — Si S véri/le à r intérieur de l,n une équa-
tion linéaire d'ordre au plus égal à m, ^{x^, jCoi • • ^t^p, a, |i),
oii l'on considère a et [j comme des constantes arbitraires, est
solution de l'équation sans second membre.
Sur le degré de généralité des fonctions S. — Lorsque l'élé-
ment de S contient effectivement V, S dépend effectivement de V;
peut-il arriver qu'en réalité S ne dépende que d'un nombre
limité de constantes arbitraires? Nous allons traiter celte question
en supposant a, et ao constantes.
Supposons que S dépende de n constantes arbitraires
S = 6(Xi, X2, . . ., iTp, II. X2, . . ., X„).
Prenons arbitrairement /? -f- i systèmes de valeurs de jc,,
.2*21 • • • ; x^p
/y»0 /y»0/y»l 'y» /y»'? /ytH
'*'1> ••: ^/;? '^ l ^ , . . ^ u. p, •••; «*!' •••? '*'/;'
Soient Sq, S| , . . ., S« les valeurs correspondantes de S, Sq, • . .,
S/i seront n -f- i fonctions des n variables a,, Ao, .. ., )>//•
On peut donc dire qu'il existe entre Sq, S,, .... S/, une rela-
tion indépendante de )v, , Ao, ..., A//7 c'est-à-dire de V, et cela a lieu
quels que soient les systèmes de valeurs de .r,, x-^i ..., .^ï'/j. Par
l'application du Chapitre II, on aura une identité de la forme
i=z\.
Fixons arbitrairement les n derniers systèmes de valeurs de x. Il
restera une identité en ^J, ..., x^ et, en supprimant l'indice o
inutile maintenant, on obtiendra
/"«
/=i
Réciproquement, supposons que <I> soit de cette forme et ne
puisse pas se réduire à une forme analogue avant moins de
MÉLANGES. 47
n termes. \Li\ intégrant par ra])|)ort à j'i, on aura
i — n
F(r,,.r2, ...,.r/„a, p) = U(.r,, . . ., a^,,, a) + ^ (p,(^i, . . . , ar,/) W,Ca, P),
i = 1
et par suite
a, ' ~ " a,
S= / U(.r,, ...,^/,, a)<ia-h V 7,('^i^ • ••'■^/O / ^r/[a, V(a)] c^a;
la première intégrale est une fonction déterminée des x et les /?
dernières sont des constantes. On peut donc écrire
i = i
Cette expression dépend efTectivement de n constantes arbi-
traires, car, si l'on pouvait réduire le nombre de ces constantes,
on pourrait, d'après la première partie de la démonstration, ré-
duire ^ à une forme analogue à celle que nous avons supposée,
mais a^ant moins de n termes.
Nous remarquerons que si S dépend d'un nombre limité de
constantes arbitraires, il en dépend linéairement.
Dans un grand nombre de cas on a à considérer des fonctions F
de la forme ^J\x^, ..., Xp^ a); la condition précédente se sim-
plifie : la forme à laquelle on arrive est
/=«
/(^i, ...,Xp, a) = 2^0i{xu ...,a7p)t];i(a),
i = 1
et S sera alors fonction linéaire et homogène des n constantes ar-
bitraires dont elle dépendra.
Soient 11 intégrales partielles
S,= r 'F,[a,V(a)]r/a, ..., S,,= f ' F„[a, V(a)] r/a.
Si nous supposons qu'il n'existe aucune relation linéaire et
homogène entre ^i (a, (^), . . ., <ï>«(a, p), il ne pourra exister aucune
relation entre Si, S2, . . ., S/^ et, par suite S,, . . ., S,i pourront être
considérées comme des constantes arbitraires indépendantes.
48 PRKlVIIÈlUi PAKTIE.
Mais rien ne prouve a priori qu'on peut leur faire |)renclre w\\
syslème de valeurs choisi sans la moindre resLriclion. Pour avoir
une propriété précise, supposons que tous les F soient de la
forme py"(a) et qu'il n'existe aucune relation linéaire et homo-
gène entre les/".
Donnons-nous arbitrairement un système «,, «2? •••> <^n ^t
voyons si l'on peut déterminer v satisfaisant aux n équations si-
multanées
Soient Vi (a), ..., V„(a), /? fonctions indéterminées jusqu'à
présent. Posons, en général,
/,v,
-1
da.
le déterminant D formé par les o-f ne peut être nul quelles que
soient les fonctions V, car il en résulterait par un raisonnement
analogue à celui du théorème H, que les / seraient liées par une
relation linéaire et homogène. On peut donc choisir des Va de façon
que l'on ait D ^ o ; posons
On aura
S,-=X,aJ + X2a| + ...-i-X„cr;.S
et, puisque 1)^0, les équations
Xi aï -1- X2 (tJ -i- . . . -f- X,i a^'- = «j ( ? = 1 , 2, . . ., n)
détermineront toujours les X.
Ceci posé, nous allons étudier d'une façon plus détaillée les in-
tégrales de la forme
a^J oLo étant des constantes.
D'après les théorèmes donnés au début, on voit immédiatement
le résultat suivant :
La condition nécessaire et suffisante pour que S ne puisse
vérifier, quelle que soit V, aucune équation aux dérivées par-
liellcs, est que f^ où Von considère a comme une constante ar-
bitraire, ne soit solution d^ aucune équation aux dérivées par-
tielles linéaire et homogène.
Supposons qiic/(.r,, x-,-, • . • , Xp^ a), satisfaisant à cette condi-
tion, soit au voisinage de ^'J, x\^ . . ., x\ a^ une fonction analy-
tique de ^< , Xo, . . . , Xp^ a. Prenons un point quelconque x\^ . . . ,
x^ au voisinage de x\., , . ., x^ et considérons / et ses dérivées
partielles par rapport à ^, , . . . , ^^ en ce point. Nous avons ainsi
des fonctions de a et, sauf en certains points particuliers, il ne
pourra exister aucune relation linéaire et homogène entre un
nombre fini quelconque de ces fonctions. Il résulte alors de la
remarque faite précédemment qu'on pourra se donner arbitraire-
ment les valeurs en ^J, . . , ^ x^ d'un aussi grand nombre de dé-
rivées partielles de S qu'on voudra..
On peut encore l'exprimer en disant qu'o/i peut déterminer
V(a) de façon que S ait en x\^ . . . ^ Xp un contact d'ordre aussi
élevé qiC on voudra avec une fonction quelconque de x^^ X2-, . • . ,
Xp analytique en x", . . . , x'^.
Soit y(^4, .To, ...,^pa) une telle fonction; elle permet d'en
former une infinité d'autres. Soit o(.r,, ^25 • • • 5 -^/jj^) une fonction
telle qu'il existe une relation linéaire et homogène à coefficients
indépendants de a entre f^ cp et leurs dérivées partielles. Si o vé-
rifiait une équation linéaire et homogène, on en pourrait facile-
ment conclure que y vérifierait aussi une équation linéaire et ho-
mogène. Donc cp possède la propriété fondamentale àe f. En outre,
si dans z> nous faisons le changement le plus général de variables,
remplaçant ^,, ^o, . . . , Xp par x\^ x'.j_, . . . , ^' cp deviendra une
fonction de ^', , . . . , ^' qui conservera encore la ])ropriété fonda-
mentale de f.
Dans le cas de deux variables, il est facile de trouver efl'ective-
ment une de ces fonctions, c'est
car un calcul facile montre que, si l'on suppose que cette fonction
vérifie une équation linéaire et homogène, il en résulte que
4^(a) est une fonction algébrique de a, ce qui est absurde.
Démontrons maintenant, d'une façon générale, l'existence de
ces fonctions f.
Bull, des Sciences mathcni., 2" série, l. .\I\. ( Fcvx-icr iScj').) 4
jo PKEMIËHE PAUTIE.
Nous savons que la condition nécessaire el suffisante pour
qu'entre n fonctions
ne puisse exister aucune relation linéaire et homogène à coeffi-
cients indépendants de a, est que le déterminant
.
/i
fa
àA
àfa
0-x\
d%
ô-\f\
à-'fa
ôa.'^-^
doi^-l
ne soit pas nul identiquemenl.
Soient
f^f^
U
' ' ' 1
f et toutes ses dérivées partielles par rapport à x^^ .ro, . . . , Xy,
rangées dans un ordre quelconque. Appelons A„ le déterminant
précédent relatif k f, f^^ , , . , f,i et considérons la suite
Ao, Al, A,,
Si un terme de cette suite est identiquement nul, il en est de
même de tous les suivants.
Si donc f vérifie une équation linéaire et homogène, tous les
termes de cette suite seront identiquement nuls à partir d'un cer-
tain rang.
Supposons que f soit une fonction analytique de x^^ x-i^ . . . ,
Xp^ a au voisinage de x\^ . . . , :r" , a". Il en sera de même de tous
les A. Il en résulte que tous les A qui seront identiquement nuls
seront nuls pour x\. . . ., .r" a". Soient
\ 0 \ 0 \ 0
^^•) '^ \i • • ' 1 -^ii • • '
les A pour ces valeurs des variables. Cette suite définira un déter-
minant infini ('), lequel sera nul si y vérifie une équation linéaire
et homogène.
Si donc nous pouvons former une fonction y analytique au voi-
(') Helgk vox Koch, Sur les déterminants infinis et les équations dijj'éren-
ticlles linéaires.
MftLANGKS. r)r
sinagc de a.'", . . • , ^l,, ^-'S et Icllc que ce délcrminanl Infini ne
soil pas nul, on pourra rigoureusement en conclure que / ne
peut vérifier aucune équation linéaire et homogène.
Ce déterminant a pour éléments les valeurs en jc", . . . , .t^^,, a'>
de /et de toutes ses dérivées partielles par rapport à Xi , ^u, . . . ,
Xp,cL. Donnons-nous a priori un déterminant infini de forme
normale dont la valeur ne soit pas nulle. Avec ses éléments,
nous pourrons reformer une série en
et le déterminant étant de forme normale, cette série sera abso-
lument convergente si
et représentera, dans cet intervalle, une fonctiony(j?;, ,^05 •• -v^/^' ^O
ayant la propriété demandée.
Intégrales partielles, solutions d'équations linéaires aux
dérivées partielles. — Soit Ç(^) = o une équation linéaire et
homogène d'ordre n di p variables x^ , ^2? • • • 5 ^p-
Si nous connaissons une intégrale dépendant d'une constante
arbitraire y(^i , ^25 - • • -, ^n ^) ^^ peut toujours la généraliser en
formant
S= / f{xi,...,Xp,'x)\(o(.)doL (ai et a3 constantes).
"a,
Quelle que soit la fonction V, S vérifie toujours Ç(S) = o. Il peut
arriver, comme nous l'avons vu, que S ne dépende en réalité
que d'un nombre limité de constantes arbitraires.
Ampère, dans son célèbre Mémoire (') a donné une définition
de l'intégrale, qu'on peut exprimer ainsi :
Pour qu'une intégrale soit générale, il faut qu'elle ne puisse,
en aucun point, vérifier, quelles que soient les arbitraires qui j
figurent, aucune équation non conséquence de l'équation pro-
posée.
Nous disons qu'une équation est conséquence de Ç(^) si elle
(') Ampère, Considérations générales sur les intégrales des équations aux
diJJ'érentielles partielles {Journal de l'Ecole Polytechnique, WIII*" Cahier).
52 PKEMIEIIE PAHTIH.
est une conséquence algébrique de l'équation C(z) et des équa-
tions dérivées.
En outre, Ampère cite une équation du second ordre, à deux
variables, pour laquelle il y a une intéî^rale partielle dépendant
d'une seule fonction arbitraire d'une seule variable et satisfaisant
à sa définition de l'intégrale générale. Nous nous proposons de
démontrer que ce fait est général.
Théokème. — La condition nécessaire et suffisante pour
que S soit V intégrale générale d^ Ampère est que f ne vérifie
aucune équation linéaire et homogène^ non conséquence de
Supposons que S vérifie une équation H(S) = o non consé-
quence de Ç(S) = o. En vertu du théorème V, S vérifiera un
certain nombre d'équations linéaires parmi lesquelles se trouvera
Ç(S) = o, et dont H(S) = o sera [une conséquence algébrique.
D'après la forme de S, ces équations seront homogènes, et l'une
d'elles au moins ne sera pas conséquence de Ç(S) = o, sinon
H(S) = o serait conséquence de s(S) = o. Soit K(S) = o cette
équation. D'après le théorème VllI, f devra vérifier K(^)=ro,
c'est-à-dire une équation linéaire et homogène non conséquence
de <^{z) = o.
Réciproquement, si/* vérifiait une telle équation K(^)= o, on
en déduirait K(S) = o et S, vérifiant une équation non consé-
quence de Ç(^) = o, ne serait pas l'intégrale générale d'Ampère.
Si /possède cette propriété, il est évident qu'elle se conser-
vera par un changement quelconque de variables et, par suite,
nous pouvons nous borner à étudier les équations qui possèdent
un terme en -7-77 •
On voit immédiatement que toute équation linéaire et homo-
gène non conséquence de t^(3) = o peut alors se ramener, au
moyen de Ç(^) = o et de ses dérivées, à ne contenir que des dé-
rivées prises n — i fois, au plus, par rapport à a^i et que, réci-
proquement, toute équation de cette forme ne peut être consé-
quence de s(^) = <^- Nous sommes donc ramenés à chercher les
fonctions f(Xi , . . . , Xp, a) solutions de t{z) = o et ne vérifiant
MÉLANGES. 53
aucune cquation lun''(iirc ci lioniogcne ne conienani que des
d('/-ivces prises n — i fois au plus par rapport à x^.
Supposons qu'en x". . , . , x^ tous Jcs coefficients de Ç(-î) = o
soient analytiques et que celui de — ^ ne soit pas nul. l^e tliéo-
rème fondamental de Gauchy montre que, si l'on se donne des
fonctions
analytiques au voisinage de x", ^!J, . . . ,.r" ,a'^, il existera une inté-
graley(^, , x^i • • • , ^p-,^-) vérifiant Ç(^) = o, analytique au voisi-
nage de x^^^ . . ., .2:", a", et telle que /"et ses n — i premières déri-
vées par rapport à x^ se réduisent, pour x^ = x^\ respectivement.
à cpo, 'f,, . . ., cp//_<.
Considérons la suite des dérivées de y prises n — i fois au plus
par rapport à ^,,
df ^ dn-yf df d\f
*^' dx^' ' ' dx'}-^ ' dx2 ' Ox.2 OXi ' ' '
' dXiâx'l-^
If
àx3
et formons les déterminants
Ao, Al, A2, . . .,
comme nous l'avons déjà fait. Si y vérifie une équation non con-
séquence de Ç(;:î) = o, tous ces déterminants seront identique-
ment nuls à partir d'un certain rang, et comme ils sont tous des
fonctions analytiques de ^,, ...,^y,, a au voisinage âe x^^^ ..., x^ ,c(.^,
ils seront encore identiquement nuls si l'on y fait Xi = x\.
Soit
A' A' A'
^0' '^1» ^^2' •••
la suite des A dans lesquels on a fait X\ = x\.
Il nous faut chercher une fonctiony pour laquelle cette suite ne
soit pas formée de zéros à partir d'un certain rang. Or, nous
pouvons remarquer que cette suite est formée avec les fonctions es
prises dans l'ordre
?0, Tl. •••. ^n-U ^. ••- ^^; ^. ••- -J^^ ""
En continuant un raisonnement déjà fail, on verra qu'en se
donnant un déterminant infini de forme normale et dont la \aleur
54 PIUiMlEUE PAIlïlE.
n'est pas nulle, on pourra rcconslilucr cpo, 'j,, ..., cp,^ sous forme
de séries ordonnées en
^yi o^ 0 ^y» /y» 0 f^ ri 0
Jj 2 — •*'2' •••) '^ Il "^ ni ^ -*■»
absolument et uniformément convergentes sous la condition
Ces fonctions cp satisferont à la condition posée puisque la suite
des A n'aura pas zéro pour limite et elles permettront de refor-
mer f sous forme de série ordonnée en
/y* , /y> 0 /y> /y» 0 /y* /y» 0 /y /y 0
Nous avons donc :
Théorème. — Etant donnée une équation linéaire et homo-
gène à coefficients analytiques, d^ordre quelconque et à un
nombre quelconque de variables, il est toujours possible de
trouver des symboles
, Xp^ a) V(a) da,
ne contenant comme arbitraire cjue V(a) et satisfaisant à la
définition de V intégrale générale cV Ampère.
On voit immédiatement que les fonctions initiales de S, c'est-
a-dire les fonctions auxquelles se réduisent o, -r— ? •••> y-^f pour
x^ = x^^ sont respectivement
Mais par hypothèse il n'existe en ^2, .... x^ aucune relation
linéaire et homogène entre Oo? ^\i - - •■> 'f//-< et leurs dérivées par-
tielles. On pourra donc se donner arbitrairement les valeurs en
x?y^ . . ., Xp d'un aussi grand nombre de dérivées qu'on voudra de
?0, ?., ..., ^n-i-
Il en résulte immédiatement qu'on pourra déterminer V de
façon que S ait en ^J, . . ., ^î, un contact d'ordre aussi élevé qu'on
voudra avec une intégrale quelconque de Ç(^) analytique en
*^ t J ' - • J '^ p'
Il y en aiM-a (jiii pourront èlvo rigoureusement représentées
par S, mais, en général, ce fait ne sera pas possible et S ne pourra
représenter qu'asym|)lotiqiiement les intégrales au voisinage de
Ces remarques semblent bien mettre en évidence que la défini-
tion de l'intégrale générale donnée par Ampère est tout à fait
distincte de la définition adoptée ultérieurement à la suite des
travaux de Gauchj.
Si une intégrale est générale au sens actuel, elle sera forcément
générale au sens d'Ampère, mais la réciproque n'est pas vraie.
Ainsi, nous pouvons montrer par un calcul facile que, si aucun
des deux nombres [3, P' n'est un entier négatif ou nul, la fonction
(x — a)-P(^ — a)-P'
est une solution de E(p, P') =z o ne vérifiant aucune équation non
conséquence de E(p, p') = o, par suite
(^ — a)-.«(7 — a)-P'V(^)^a
est l'intégrale générale, au sens d'Ampère, de E([3, ^') = o et les
travaux de M. Appell ( ^ ) montrent que, pour obtenir véritablement
l'intégrale générale, il faut employer deux signes d'intégration
partielle de façon à avoir deux fonctions arbitraires indépendantes.
Pour terminer, considérons une équation ^(5)= o du second
ordre, à deux variables x ety, à l'intérieur d'une région où elle a
ses caractéristiques réelles et distinctes et ses coefficients analy-
tiques.
Soit /(a:, y, a) une intégrale analytique possédant deux lignes
singulières distinctes dépendant de a et traversant la région con-
sidérée. Il résulte d'un théorème général que j'ai démontré (-)
que ces lignes singulières seront formées par les deux systèmes de
caractéristiques, de sorte que, si ces lignes sont
(') Appell, Sur une équation linéaire aux dérivées partielles {Bulletin des
Sciences mathématiques ; 1882).
(^) Dklassus, Sur les équations linéaires aux dérivées partielles, à carac-
téristiques réelles {Comptes rendus, 2 juillet 189'}).
5r. PUEMIÈKE PARTIE,
en posant
dx dx
\ et \x seront les deux racines de l'équation caractéristique.
Supposons que, par un changement de variables, on ait ramené
l'équation Ç(i;) = o à avoir un terme en y^^ c'est dire que l'équa-
tion caractéristique n'aura aucune racine nulle ou encore qu'aucune
des quantités 1, p. ne sera nulle identiquement.
Supposons que / vérifie une équation linéaire et homogène,
non conséquence de 'C{z) = o. Cette équation ne contiendra que
des dérivées prises une fois au plus par rapport à .2; et de ce que /'
est analytique et dépend d'une constante arbitraire, il résultera
qu'on pourra toujours supposer ses coefficients analytiques.
Si une telle équation est d'ordre /^, ses termes d'ordre n seront
a - — ^ , + 0 - — 1
dxdy'^-^ dy>^
son équation caractéristique
aura toutes ses racines réelles et il y en aura au plus une non
nulle identiquement. Si / la vérifiait, forcément cp(a:, j) = a et
^(^7 y) = ^ seraient des caractéristiques et, par suite, A et [i. qui
sont distinctes et différentes de zéro devraient vérifier l'équalion
caractéristique^ ce qui est impossible. Il en résulte que f(^x,y^ a)
ne peut vérifier aucune équation linéaire et homogène non con-
séquence de ^('S)-
Ce théorème permet, par exemple, de montrer que la solution
i^x — '^Y^{y — a)~P' de E(P, P') possède cette propriété si ^
et [^' ne sont pas des entiers négatifs ou nuls, car elle possède alors
les lignes singulières essentielles.
37 = a, ^ = a.
COMPTIiS MCNDUS I- T ANALYSES. 67
COMPTES RENDUS ET ANALYSES.
LUCAS (Edouard). — Rkcrkvtions mathématiques, l. IV, in-8°, viii-266 p.
Paris, Gauthier-Villars et fils, 1894.
Le succès qui a accueilli les Volumes précédents des Récréa-
tions mathématiques attend le tome IV et dernier, qui a été pu-
blié par les soins des amis du regretté Edouard Lucas, MM. H.
Delannoy, A. Laisant, E. Lemoine, membres de la Société mathé-
matique de France. Les Récréations qui paraissent aujourd'hui
et terminent la série portent les titres suivants :
Le Calendrier perpétuel;
V Arithmétique en boules;
L' Arithmétique en bâtons;
Les Mérelles au wif siècle;
Les carrés magiques de Fermât;
Les réseaux et les dominos;
Les Régions et les quatre Couleurs ;
La Machine à marcher.
La dernière, qui se rattache à la théorie des systèmes articulés,
a pour but principal de faire connaître en France un mécanisme
imaginé par M. Tchebichef. La précédente se rapporte au célèbre
problème des quatre couleurs. Supposons qu'étant donnée une
Carte géographique divisée en régions, on se propose de la co-
lorier de telle manière que deux régions séparées par une limite
n'aient jamais la même couleur. Depuis longtemps, les éditeurs
avaient constaté par l'expérience que quatre couleurs suffisent
dans tous les cas. Depuis longtemps aussi, ce fait si curieux et
encore si peu connu avait attiré l'attention des géomètres anglais ;
mais c'est M. Kempe qui, le premier, en a donné en 1879 une
démonstration satisfaisante, bientôt imprimée dans le tome II de
V American Journal. M. Lucas explique d'une manière très claire
toutes les recherches sur cette intéressante question.
La quatrième Récréation est consacrée au Jeu des Mérelles. Il
s'agit ici non plus de la Marelle vulgaire, passe-temps de nos en-
fants dans cpielques pays; mais d une Marelle complexe, cojnprc-
BulL des Sciences mathéin., ;' scric, t. \IX. (Mais i8gô.) 3
58 PKIiMIKUK PAUTIK.
liant trois carrés compris les uns dans les autres. Il nous paraît
inutile de donner plus de détails. Nos lecteurs connaissent déjà
la manière dont Lucas tiaitait les sujets de cette nature, et il nous
suffira de leur dire cpie le VoIumk» dont nous rendons comple
tiendra sa place à colé des précédents. G. I).
Hugo GVLDÉN. — Traltk analytique des orbites absolues des huit pla-
nètes PRINCIPALES. Tome 1 : Théorie générale des orbites absolues, iii-4",
viii-578 p. Stockholtii, F. et G. Beijcr, iSgS ; à Berlin, chez Mayer et Millier;
à Paris, cliez A. Ilermann. 8, rue de la Sorbonne.
M. Gyldén, après de longues et patientes recherches théoriques
sur le mouvement des corps célestes, publiées en grande partie
dans les Acta matlietnatica et bien connues de tous ceux qui
s'intéressent à la Mécanique céleste, vient de commencer la pu-
blication d'un grand Ouvrage dont le titre seul indique Textrême
importance. Remercions tout d'abord M. Gjldén d'avoir choisi
la langue française pour écrire son nouvel Ouvrage; et si, en
France, on s'en réjouit particulièrement, personne ailleurs, main-
tenant qu'on n'écrit plus en latin, ne pourra le regretter, car
c'est la langue des maîtres de la Mécanique céleste, Lagrange et
Laplace, pour ne citer que ceux-là.
Dans la courte préface qui précède le premier Volume, seul
paru jusqu'à présent, M. Gyldén nous avertit qu'il poursuit un
double but : il se propose d'abord d'établir des méthodes qui ne
se trouvent pas en défaut dans les cas difficiles, et qui ne condui-
sent pas à des développements divergents pour les inégalités du
mouvement des planètes et, en second lieu, d'établir les théories
numériques des planètes principales indispensables à l'Astro-
nomie, sur le fondement des nouvelles méthodes. Toutefois, son
intention n'est pas de mener les calculs numériques à un tel
degré de perfectionnement qu'on puisse s'en servir pour la con-
struction des Tables, et il se borne à calculer les ternies élénien-
laires ou bien, ce qui revient au même, les perturbations sécu-
laires et les éléments absolus.
jl ajoute que, les perturbations séculaires niunlaiil dans \ç. cou-
CO.MP'IKS UriiNDUS I:T ANALVSIiS. '5<,
raiil (les siècles à des (|ii;mlil('s (|nl sont comparables aii\ exccn-
Iricités cl aiiv Inclinaisons inuLucIlcs des diverses orbiles cllipli-
(jues de notre système planétaire, il a dû abandonner la concep-
lion des ellipses képlérienncs, pour la rem{)Iacer par celle des
orbites absolues, (pii se prête mieux cpie la précédente à inspirer
des idées justes sur les mouvements ellectifs des planètes.
Ces extraits presque textuels de la préface de l'auteur nous
montrent suffisamment ses intentions : son nouvel Ouvrage est,
pour ainsi dire, le couronnement praticjue des longues recherches
théoriques que nous rappelions plus haut.
La première Partie de TOuvrage de M. Gyldén est consacrée
à rex[)Osition de la théorie générale des orbites absolues. Elle est
divisée en quatre Livres, et ceux-ci en Chapilres que nous allons
analyser succinctement, en insistant surtout sur les premiers, qui
sont fondamentaux, et dans lesquels on trouve l'explication de la
terminologie spéciale de M. Gjldén.
J^e premier Livre est intitulé : Cinématique des orbites ab-
solues^ et contient quatre Chapitres, Le Chapitre I est consacré
à l'étude des courbes périple gmatiques. M. Gyldén désigne sous
le nom de périple ginatique une courbe qui parcourt incessam-
ment l'espace entre Aç,y\^ sphères de même centre O, et qui
tourne en chaque point M sa concavité vers le plan mené par O
perpendiculairement au rajon Oi\L
Le type le plus important des courbes périplegmatiques planes
est celui qui est fourni par l'intégrale de l'équation
d'-'-
dv
^-7=7K-^^'-p»"K-i:)-i^]-
0
OÙ /• et i' sont des coordonnées polaires, p une constante, A un
agrégat périodique de la forme I]y/ cos[(i — a-/)(^ — B^), et H
une fonction de certains coefficients que nous allons mettre en
évidence; en oulre, les quantités [i,, j^a, y^, a-/ sont des constantes
petites du premier ordre, et les B/ sont des angles quelconques.
Si l'on fait — r=r i -{- o, cl si x et V sont deux constantes d'inté-
gration, on obtient
r,o i>u1':.\iii:ki: pakiii:.
avec
et.
X/ =
(,-7,)^-(i-S,-3,H)
La foiiclion H est prise égale à ^'x^- ; elle existe et est appelée
fonction Jioristique, parce (pie la présence du terme [^3 H permet
de démontrer la convergence de l'intégrale p.
r\ et t: étant des fonctions convenablement déterminées de ^',
on peut encore écrire, en faisant p = a{\ — 'r\-)^
r =
1 H- 7] co s [( 1 — ç ) P — r J
Le diastème de la courbe à chaque instant est la quantité 2.ar^,
différence entre les valeurs maxima et minima du rajon vecteur;
'r\ est \^ fonction diasténiaticjue.
Si 3i, [^3 et les Yi, a-/ sont des quantités du premier ordre par
rapport aux forces perturbatrices, les y.i ne disparaissent pas
avec ces forces. Les termes qui ne s'annulent pas avec les forces
perturbatrices, et qui correspondent dans la fonction r, ou dans
le développement de la fonction perturbatrice, ou dans les expres-
sions des inégalités, à des arguments de la forme or + A ou
(^i — ^^(?_j_B, sont dits élémentaires du type (A) ou du type
(B). Si leurs coefficients sont multipliés par une quantité d'ordre
n par rapport aux forces troublantes, ils sont sousélénientaires
d'ordre n. 11 y a aussi des termes surélémentaires, qui devien-
nent infinis quand les masses troublantes disparaissent; mais ils
ne peuvent se produire que passagèrement, et on peut toujours
les éviter.
Les formes précédentes de 0 et /• seront conservées par la suite
comme convenant pour définir une orbite absolue dans le plan
instantané déterminé par deux ra^'ons vecteurs consécutifs; 0 et r,
sont des fonctions élémentaires respectivement des tvpes (B)
et (A).
Dans le second Chapitre, M. Gjldén définit les divers systèmes
de coordonnées qu'il emploiera; ces systèmes se rapprochent
beaucoup de celui employé avec tant do succès j)ar llansen.
M. Gvldén effectue les calculs en supposant que le sinus de la lati-
r.()Mi'Ti:s ui:m)US i:ï analvsks. (u
lude de la phmrlo au-dessus du |)lari (i\e esl donné pai- la for-
mule
3 = i sin[(i -+- x)p — 0J -H i:t/sin[(i -+- Zi)v — S/].
Cette forme de 3, élémentaire du tyj)e (B), convient aux orbites
absolues des planètes; t. et B y désignent deux constantes d'inté-
gralion ; les li etT/ sont comme t des constantes du premier ordre,
les Sf sont des angles quelconques.
I et Q étant des fonctions de v convenablement choisies, on peut
encore écrire
3 = lsin[(i-t-T)p — i2|.
I est la fonction anasténialiquc ; Vanastèmr à chaque instant
est/-I, c'est-à-dire la hauteur au-dessus du plan fixe à laquelle
monte la courbe.
Reprenant l'expression de 0 déjà donnée, on dit que x et i sont
les modules diastématiquc et anastématique ; les x/ et les t./
sont les coefficients diasténiaiiques ai anas té ma tique s. Les argu-
ments (i — ç)r — -net (i +-:)(' — il sont les arguments diasté-
matiquc et anastématique. On les appelle arguments astrono-
miques; plus généralement, un argument dont la différence avec
un argument astronomique est un agrégat périodique est aussi
un argument astronomique, et ces deux arguments sont dits iso-
cinétiques. Enfin, si la différence entre deux arguments isociné-
liques ne dépend que de ces deux arguments eux-mêmes, ils sont
dits ho m ory th m iq ues .
Le Chapitre III est Tétude des Relations entre les arguments
astronomiques et le temps. On introduit d'abord le temps réduit
Ç défini par
v/h^ ;i-htjCOs[(i — O^' — -^li^'
où |j. désigne une constante bien connue : le rapport ^ est tou-
jours voisin de l'unité.
En appelant F l'argument diastématiquc, on peut, à laide de F,
et en considérant r, comme une constante définie, définir deux nou-
veaux arguments E et G jouant le même rcMe, par rapport à F, que
l'anomalie excentrique et l'anomalie moyenne par rapport à l'ano-
malie vraie dans la théorie du mouvement elliptique. Le resie du
(h. PRK.MIKKK PAiniH.
Cliapilie est consacré à divers dcveloppeinenls en série analogues
à ceux que l'on rencontre dans le moiivemenl elliptique.
Le Cliapitre IV contient la définition des éléments absolus.
Les éléments primaires d'une orbite péri[)legmatifjue, qui figurent
comme constantes d'intégration dans la résolution du problème
abstrait, sont les longitudes absolues, c'est-à-dire les longitudes
moyennes pour ^ = o^ à l'origine du temps, du mobile, du péri-
hélie et du nœud ascendant; juils le protomètre a et les modules
diastématique et anastématique. Les autres constanles cjui figurent
dans les formules et qui dépendent des précédentes, telles que
les coefficients diastématique et anastématicpie, les quantités o et
T, a-/ et T/, et les arf>'uments initiaux 13/ et S/ sont les éléments
secondaires.
Les éléments primaires ne sont pas toujours les mieux appro-
priés à donner une idée nette et immédiate du mouvement. Il en
sera réellement ainsi si le module diastématique (ou anastéma-
tique) est supérieur, en valeur absolue, à la somme des valeurs
absolues des coelficients diastématiques (ou anastématiques). Si
l'un des coefficienls diastématiques (ou anastématiques) est plus
grand en valeur absolue que la somme des valeurs absolues de
tous les autres et du module correspondant, les l'ormules établies
garderont leur caractère analytique inaltéré, à la condition de
remplacer x, p et V (ou t., t et B) par les éléments secondaires
X,;, 1,, et B,^ ((,,/, T/^ et B//), y.,i (ou in) étant le plus grand coeffi-
cient diasténuitique (ou anastématique) en valeur absolue. Si
enfin aucune des deux lijpotlièses précédentes n'est vérifiée, la
forme analytique des formules subsiste encore après une transfor-
mation convenable, et Ton voit par suite, contrairement à l'opi-
nion exprimée par M. Stockwell dans son important Mémoire sur
les variations séculaires des éléments elliptiques, que le périliélie
et le nœud ont encore des mouvements movens, sauf dans des
cas très exceptionnels ; seulement, aucun des termes de la fonc-
tion p (ou 3) n'îi son argument isocinélique avec l'argument dia-
stématique (ou anastématique); celui-ci ne figure [)as directement
dans les formules.
Le Livre H est intitulé : Relations entre le^ arguments ap-
partenant à deux planètes et contient trois Chapitres, savoir:
Chapitre 1 : Relations entre les arguments diastématiques
co.MPTi'S ui<:m)US i<:t analvsi;s. 61
(le (leur /)l((/irfrs; (A\i[\)'\lvc 11 : h\rpressions se rappo/ta/it à
('(Uigle entre les rayons vecteurs de deux planètes] iÀv,\-
pilrc III : Divers développements procédant suivant les puis-
sances des fonctions diastéma tiques et anastématiq ues .
Ce Livre qui prépare le suivant est consacré tout entier, comme
les titres des Cliapitres l'indiquent suffisamment, à des dévelop-
pements en série dans le détail desquels nous ne pouvons entrer
ici.
Le Livre III est intitulé : Développement de la fonction per-
turbatrice, et contient quatre Clia[)itres, savoir :
Chapitre I : Crénéralités sur la fonction perturbatrice; Cha-
pitre 11 : Développement des puissances impaires de la fonc-
tion -; Chapitre IM : Exposition détaillée du calcul des coeffi-
cients de la fonction perturbatrice ainsi que de ses dérivées
partielles; Chapitre IV : Forme diastématique du développe-
ment de la fonction perturbatrice.
Dans ce Livre, on trouve tout ce qui est nécessaire pour le dé-
veloppement complet de la fonction perturbatrice. La méthode
employée par M. Gyidén pour efl'ectuer ce développement ofTre
les mêmes avantages que celles de Laplace, de Le Verrier et de
Newcomb; en même temps, elle n'est pas inférieure, au point de
vue du calcul pratique, à celles de Hansen et de Backlund : elle
tient, pour ainsi dire, le milieu entre ces différentes méthodes.
Le Livre IV est intitulé : Les équations différentielles du,
mouvement des planètes. M. Gjldén va établir un système
d'équations difierentielles, analogue à celui dont Jlansen a fait
usage, saui que les éléments constants sont remplacés par des
fonctions élémentaires. Ce système est susceptible d'être décom-
posé en systèmes partiels dont les solutions absolues peuvent être
obtenues, du moins dans le cas des planètes principales ; mais cette
décomposition sera faite suivant des principes nouveaux, et échap-
pera ainsi aux critiques trop justifiées que Ton peut adresser aux
anciennes méthodes.
Ce Livre est divisé en trois Chapitres : le premier est consacré
à l'étude des Transformations <^énérales. M. Gyidén y établit
vingt-trois équations fondamentales dont il se servira, par la suite,
pour déterminer les coordonnées d'une planète : ces équations
64 PREMIËHK PAHTIK.
sont d'ailleurs préparées de façon à pouvoir opérer facilement la
séparation des termes élémentaires et des inégalités périodiques
proprement dites.
Dans le Chapitre II, M. Gyldén expose le Débat des approxi-
mations successii^es. Si l'on considère à la fois les huit planètes
principales, on aura tout d'abord à intégrer un système de seize
équations simultanées; en se servant de la méthode de réduction
donnée par l'auteur dans ses Mémoires précédents, on peut par-
venir à effectuer cette intégration par la méthode des approxima-
tions successives : la première approximation consistera d'ailleurs
à intégrer deux systèmes distincts de huit équations linéaires,
équations jouissant de la propriété d'être horistiques, et se prê-
tant, par conséquent, à la recherche de solutions uniformément
convergentes,
Enfin, dans le Chapitre III, M. Gyldén s'occupe particulière-
ment des termes critiques, c'est-à-dire des termes qui dépendent
d'un argument dans lequel le coefficient de la variable indépen-
dante s'abaisse au-dessous d'une limite déterminée. L'auteur
montre comment, par l'introduction d'équations différentielles
horistiques convenables, on peut obtenir des solutions conver-
gentes, malgré la présence des termes critiques. En dernier lieu,
il fait voir comment on calculera les termes critiques et élémen-
taires dans l'expression de la réduction du temps : c'est là d'ail-
leurs le point le plus délicat de l'analyse des inégalités planétaires.
H. Andoyer.
MÉLANGES.
M. ZEUTHEN ET SA GÉOMÉTRIE SUPÉRIEURE DE L'ANTIQUITÉ;
Par iM. Maurice CANTOR.
En juillet 1894, M. Zeuthen publia dans le tome XVIII de la
i'^ série du Bulletin des Sciences mathématiques un article de
sept pages intitulé : M. Maurice Cantor et la Géométrie supé-
M ^: LANGES. 6)
ricure de Vanliquité. I^e liraj^e, cjii'il a eu la courlolsie de
m'expédier, est arrivé à Heidelberg pendant nn voyage que je
faisais pour me reposer, et j'avais défendu expressément de faire
suivre les im|)rini('s, parce que je voulais avoir le droit de ne pas
songer aux Sciences pendant quelques semaines. En revenant, le
'il\ octobre, j'ai trouvé l'attaque de M. Zeuthen, mais je n'ai pas eu
le loisir d'y répondre de suite, divers autres travaux urgents récla-
mant tout mon temps pour une quinzaine de jours. Ce n'est qu'au-
jourd'hui 9 novembre que j'ai pu me mettre à répondre à mon
adversaire, et je tiens à fixer ces dates afin d'expliquer l'intervalle
entre les deux articles.
M. Zeuthen ne m'épargne guère les reproches. A l'entendre, je
n'ai pas su comprendre toute la grandeur d'Apollonius, je n'ai
pas su m'apercevoir non plus de ce qui existait avant lui en fait
de Géométrie supérieure, j'ai méconnu tellement le but des quatre
premiers Livres des Coniques que je l'ai résumé de la manière
suivante Qu'ils devaient (^) contenir la partie de la Géométrie
supérieure que devaient connaître les étudiants souhaitant
posséder tout ce qui était nécessaire pour résoudre le pro-
blème Délique et des problèmes d'une difficulté {^ou facilité)
semblable.
Comme appui de ces paroles, que je copie textuellement pour
ne pas donner lieu à un malentendu, M. Zeuthen cite dans une
Note ajoutée au bas de la page mes paroles : « So musste das IV
Buch... gleichmaessige Verbreitung mit den 3 ersten Biichern
gewinnen, deren Abschluss es gewissermassen fur solche Mathe-
matikstudirende bildete, melche von der damaligen hoheren Ma-
thematik grade das in sich aufnehmen wollten, was bis zur Lusung
der delischen Aufgabe, dièse mit inbegriffen, nolhvvendig war »,
propos étonnants^, poursuit-il, quil n! a pas su traduire ver-
balement.
Moi, je vais les traduire, afin qu'on s'aperçoive que je suis loin
d'avoir dit ce que M. Zeuthen me prête. J'ai dit : Le IV^ Livre de-
vait se propager en commun avec les trois premiers, parce qu'ils
contenaient pour ainsi dire le fin mot des Mathématiques supé-
(') Qu'on rrmaiHjue bien ce mol devaient!
(iG PRHMIÎUIK PAUTIK.
ricures, telles fjii'on les comprenall alors, pour des lecteurs qui
ne voulaient en savoir que le slrict nécessaire pour résoudre le
problème Délique.
Contenir entre autres certaines vérités et avoir pour but de
les contenir, est-ce donc la même chose? L'Ouvrage d'Apollonius
n'est arrivé en grec jusqu'à nos jours que dans ses quatre pre-
miers Livres. Comment cela s'est-il fait? C'est qu'à dater du V*'
Livre c'était un ouvrage beaucoup trop difficile pour qu'il ait pu
trouver un nombre considérable de lecteurs et par conséquent
aussi de copistes. Il y avait bien un certain nombre de personnes
qui demandaient à savoir ce qui était nécessaire pour traiter le
problème Délique et cju'on renvoyait alors aux Coniques d'Apol-
lonius comme l'Ouvrage sur cette matière le plus récent et le plus
complet. Arrivés au bout du IV*^ Livre, ils en savaient tout ce qui
leur était nécessaire, tout ce qu'ils pouvaient comjjrendre, j'allais
dire qu'ils étaient au bout de leur grec. Us ne Usaient donc plus
les Livres V-Vllï; les copies existantes s'en perdirent, sauf quel-
ques-unes qui se trouvaient dans les mains de véritables mallié-
maticicns et qui furent traduites plus tard aussi loin que le ^ IP
Livre par un véritable mathématicien arabe.
Mais (ju'Apollonius se soit proposé comme but de faire contenir
dans ses quatre premiers Livres ce qu'il fallait pour résoudre le
problème Délique, c'est ce que je n'ai jamais voulu dire, et j'es-
père que mes lecteurs, en comparant ma phrase, Texplication que
je viens d'en donner et la soi-disante transcription de M. Zeu-
ihen se rangeront de mon avis, que M. Zeuthen me prête des opi-
nions (|ue je n'ai jamais émises. Et pourtant c'est sur ce quipro-
quo que M. Zeuthen revient encore à sa dernière page pour me
lancer ces paroles peu bienveillantes : et M. Canlor a tort en
disant qu'il donne le contenu de l' Ouvrage d Apollonius ;
en effet, ses remarques citées su/' le but des quatre premiers
Livres en voilent les plus grandes beautés.
Certes, l'irritation de M. Zeuthen contre moi a dû être bien
grande pour l'aveugler de façon à lui faire faire ce que je nomme
hineinlesen, c'est-à-dire parvenir à lire dans un auteur ce qu'on
voudrait y trouver, tantôt pour Fcn blâmer, tantôt pour l'en
louer.
Mais poiircjuoi M. Zeuthen ru fn vcul-il tniil, f[u il a yiu se Intni-
Mf-ILANGKS. G7
pcr siii- le sens (rime |)hias(' (pic moi du moins je crois très coin-
|»i ('iMMisiblo? C'osl qiio, dans la seconde édition du 1'' Volume de
mes Levons d' lu'stoirc des Matliématlqucs^ je n'ai pas cilé suf-
(isammenl ses Iravaiiv sur les coniques dans l'anliquilé, soit pour
me ranger à son avis, soit j^our le réfuter.
Les instincts personnels sont dillV'renls. H J a des personnes
<pii aiment les (l(''!)als seienliliques et autres, en un mot la polé-
mi([ue, il y en a (Taulres (pii la détestent, et je fais partie des der-
niers. Jamais, dans la eaiiirre scientifique assez longue sur laquelle
je regarde en arrière, je n'ai porté les premiers coups, et la polé-
mique me répugne d'autant plus, si elle doit s'adresser à un savant
dont j'estime le mérite incontestable sur un terrain qui lui est
propre. S'égare-t-il autre part, je me tais d'abord, et je ne parle
qu'y étant forcé. C'est ainsi que je me suis tu vis-à-vis de INI. Zeu-
llien le géomètre éminent, et c'est à regret que je me sens obligé
à riposter une lois, mais pas davantage, comme je constate dès au-
jourd'hui.
On sait qu'Apollonius a vécu vers 200, Geminus vers ^^ avant
l'ère chrétienne. Il n'y a certainement pas un siècle et demi entre
les deux auteurs. Geminus, sans avoir écrit une Histoire des Ma-
illé matiques comme on l'a cru longtemps, aimait à fouiller les
vieux auteurs et à en tirer parti. Il a dit, et c'est un autre mathé-
maticien rechercheur de vieilles traditions, Eutocius, qui a gardé
ses paroles, qu'Apollonius, le premier, a su coupern'importe quel
cône droit ou oblique par un plan de façon à faire paraître sur la
surface du cône une conique quelconque. M. Zeulhen croit que
les renseignements de Geminus, rapportés par Eutocius, n'ont
égard qu^aux définitions stéréométriques des courbes et de
leurs constantes, phrase qui, entre parenthèses, aurait peut-être
besoin d'un peu d'éclaircissement. INIoi, j'ai eu le tort de m'en
tenir à Geminus, qui généralement pesait très bien ses expres-
sions, tout en faisant remarquer qu'Archimèdc avait su couper
une ellipse sur un cône dilïerent de celui qu'on nommait oxygone.
Je me disais que la différence entre la production sur un cône
quelconque d'une ellipse seulement ou d'une conique en général
est immense, et je ne pensais pas avoir besoin de souligner ce que
iM. Zeulhen semble me demander, savoir que Geminus, en racon-
tant le jirogrès du à Apollonius, ir<'lail guèie obligé de diiMMpr.Xi-
08 PUHiMIKIU: PAiniK.
cliiniède auparavant en éludianl relli[)se, avait trouvé un cas spé-
cial de ce qu'Apollonius avançait en général. Geminus aurait pu
le dire, mais, s'il n'en a rien fait, il ne faut pas lui en chercher
querelle, nia moi non plus.
La grande pièce de résislance des Coniques dans U antiquité de
M. Zeutlien, c'est la résolution du ])roblème à trois et à quatre
droites. Qu'est-ce que ce problème? Apollonius en parle dans la
lettre introductoire à Eudème par laquelle il commence le l''' Livre
des Coniques. Il y reproche à Euclide de ne pas avoir donné en
entier le lieu à trois ou cjuatre droites, mais seulement en partie
et encore d'une manière peu heureuse.
A ce reproche, Apollonius joint de suite l'excuse d'Euclide. Il dit
qu'en effet ce lieu ne pouvait être discuté en entier sans le secours
des théorèmes contenus dans le III' Livre des Coniques, mais c'est
tout ce qu'Apollonius nous en dit. Gomment a-t-il résolu le pro-
blème en question, où l'a-t-il fait, l'a-t-il fait, c'est ce qu'il nous
laisse ignorer. Le mot même lieu à i/ois ou quatre droites ne
revient plus dans Apollonius, ni dans le IIP Livre des Coniques,
ni dans la lettre introductoire du iV^ Livre, ni dans ce que nous
connaissons de ses autres Ouvrages. Il faut descendre jusqu'à
Pappus pour le retrouver. Pappus, mathématicien ti'ès distingué
qu'on croit avoir vécu vers l'année 3oo de l'ère chrétienne, n'est
pas un admirateur à toute épreuve d'Apollonius et il lui en veut
d'avoir blâmé Euclide de la manière que je viens de dire. A cette
occasion, il nous apprend ce que c'est que le lieu à trois et à
quatre droites. Etant données de ])Osition trois ou quatre droites
et tirant d'un point variable des droites coupant les droites
données sous des angles donnés, de manière que le rapport du
produit de deux des droites tirées au produit des deux autres (soit
au carré de la troisième) reste le même, le point variable aura
pour lieu une conique. Apollonius, qu'a-t-il fait pour ce problème,
c'est ce que Pappus ne nous notifie pas assez clairement pour
dissoudre l'obscurité historique dans laquelle se trouve la ques-
tion.
G'est ici que M. Zeutlien est entré en lice. Il s'est saisi du pro-
blème à trois ou à quatre droites en maître de la Géométrie s\n-
thétique moderne. Il a trouvé la conique en question en ne
s'appuyanl que sur des vérités contenues dans le III'' Livre d'Apol-
Mr:i.AN(;i<s. c^c)
Kmins. (]<'sl loiil cr (jii il a de plus iii^iMiicux coniiiic ('1 iidc j^éo-
nx'l iKjiic, mais ce iTesL pas de I liisloircî.
Je lu; puis pas pi'ouvcr (pic la marche d'Apollonius, s'il a mis
par écrit ses pensées sur le piohlcujc, ce (pii n'est pas sans vrai-
scmhlance, ait été dinérente de celle de INI. Zeuthen; nous ne la
connaissons pas! Mais M. Zeuthen peut encore bien moins prou-
ver (pi'il se irouxe sur les pas d'Apollonius. C'est sa Géométrie
supérieure de l'antiquité à lui qu'il nous donne.
Avais-je le droit de la passer sous silence dans un Volume gros
déjà de cinquante-cinq feuilles et que je devais, par conséquent,
m'abstenir de grossir encore, à moins qu'il ne s'agît de nouvelles
découvertes liistori(juement avérées? Je le crois. M. Zeuthen est
de l'avis op[)osé, et c'est ce que je comprends facilement, puis-
qu'il s'agit d'hypothèses auxquelles il avoué un travail long, con-
sciencieux, et à son opinion fertile. Nous ne différons que sur ce
dernier point. Nous ne saurions être juges nous-mêmes dans cette
contradiction d'appréciations. M. Zeuthen surtout ne peut pas
l'être là où il est en cause. ]Mais il y a, en dehors de M. Zeuthen et
moi, des savants qui s'occupent d'histoire des Mathématiques. At-
tendons qu'ils publient leurs recherches sur Apollonius. Nous
verrons bien, et le public verra aussi, s'ils consentiront à réunir
sous le nom d'Apollonius les recherches de M. Zeuthen.
SUR L'EXPRESSION DU PRODUIT l .2.3. . .(/i - 1) PAR UNE FONCTION
ENTIÈRE:
Pau m. J. HADAMAKD.
On sait former une fonction entière qui, pour une suite donnée
de valeurs (isolées)
(l) • «1, «2, ■••, «/n ..-,
attribuées à la variable, prenne des valeurs également données
/Ji, ù,, . . ., bn, ....
On doit, à cet effet, partir d'une fonction '-p(^) admettant les a
pour zéros et la mulli[)lier par niir autre '^■^{•v) qui présente, en
70 pki:mii:kI': pautie.
ces mêmes poliils, des jxjIcs avec les valems correspoiidanles de
«f an
)Our résidus.
Si la suite (i) n'est autre (jue la suite naturelle des nombres, on
j)eut prendre
O ( ./■ ) — r ( .2? ) SI II TT X = „ , »
' ^ ^ ^ I ( I — ./• )
ce qui, pour n entier et positif, donne
cp'(/0 = (-!)" T:r(/0.
Si donc on cherche une fonction entière qui coïncide avec la
fonction Y pour les valeurs entières et positives de la variable, la
fonction ^{oc) sera
^{x)^-
1
1 II -r- I \>. H
(■i)
1 A.
iz dx
I — x\
On voit (pic le d('îvelo[)pemcnt de '\{jc) constitue une moitié du
développement de coséc7:.r, de même que celui de -j- lo^Tj; est la
moitié du développement de cotiij?:.
La fonction cherchée s'obtient en multipliant 'f (x) par '\{^x).
Les principes connus relatifs à la fonction F montrent qu'elle peut
se mettre sous la forme
F(^;) = s/û(U'V— r\"),
où U et V sont les deux fonctions entières
"./■
U =
\ =
'2'^
IM I
•2 •
.. (•»>'
•2 ■ •
V -,
y ( I ,_ L
BULLKTIN inHlJ()(il{AlMIK)U[:. 71
Quant à rét|Uiilioii aux (liUcrcMccs à la(juelle salisrall, la foiio
llou F (./•), clic csl
F(J7 -I- i) — .r V{J^) -i- - <f(j" ) — .'-c V{x ) -f- --
t: ' ' r(i — ./-j
lî u L L 1: 1 1 ^ n I lî IJ O (i H A IMI l O L) E.
Bacii.mann (P.). — Zalilcntheoi-ie, Versuck einer Gesaninildaialclluiig
dieser Wissenschaft in ihreii Ilaupttlieilen. 1 Thle. Die analyt. Zuliien-
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COMPTFS RKNDLIS l<: T ANALYSES. 73
V
C()I\ir»TI<:S KKNDUS KT ANALYSES.
DUKKGK (II.). — lù-F>AiK\Ti: dkr Iukokii-: dkr Funktioxen einkr complkxen
VKRANDKRLiciiEN GROSSE. — Viortcr Aiiflairc. I vol. in-H", x-3oo p, I.oipzii^,
Teubner, 189'i.
Nous sommes lieiireux d'annoncer la (jiiatrlème édition de la
Théorie des Fonetions de M. Durège. La première édition re-
monte à 1864, la seconde, dont M. Honël a rendu compte dans le
Bulletin (t. VI, i(S^/|i p- 2:->5), est de i8-3. [>a troisième et la
quatrième en diftèrent surtout par quelques améliorations que
l'auteur a introduites dans la façon dont il présente la théorie
des surfaces de Riemann.
ErNESTO CESÀRO. — InTRODUZIONE alla TEORIA MAXEMATrCA DELLA ElAS-
TiciTA (Introduction à la théorie mathématique de l'Élasticité). In-8°, 213 p.;
Turin. Bocca frères, 1894.
M. E. Cesàro, ayant suppléé le professeur G. Battaglini, durant
l'année scolaire 1 892-1 898, à l'Université de Naples, a pris, pour
sujet de ses leçons, l'exposé de la théorie mathématique de l'Élas-
ticité ; il publie aujourd'hui la rédaction de son cours, et nous la
présente comme le premier Volume d'une série d'écrits sur les
Mathématiques supérieures qu'il a l'intention de livrer à l'impri-
merie; ce premier Volume fera attendre, non sans quelque impa-
tience, la publication des suivants.
M. Cesàro nous présente modestement ces leçons : « Elles ne
contiennent rien de nouveau, dit-il, et n'ont nullement la pré-
tention de constituer un cours complet sur la théorie mathéma-
tique de l'Elasticité; on ne les doit considérer que comme une
préparation à la lecture des nombreux et excellents traités dont
l'élasticité est l'objet, et à l'étude des Mémoires, en particulier des
Mémoires italiens, qui ont été publiés sur cette théorie. » M. Ce-
sàro, dans ces lignes, nous promet peu de choses; l'effet dépasse
de beaucoup les promesses.
Bull, des Sciences mathéni., 2" série, t. \I\. (Avril 189").) 6
74 PREMIÈRE PARTIE.
C'est déjà un grand service rendu à la Science que de condenser
en nn pelit nombre de pages ce que les géomèlres italiens ont
écrit d'excellent sur les déformations élastiques des corps; car,
depuis un certain nombre d'années, l'étude de l'Elasticité paraît
être devenue l'étude de prédilection des mathématiciens les plus
illustres de l'Italie; il suffit de citer les noms de Betti, de Beltrami
et de Gerruti, pour évoquer le souvenir des Mémoires aussi ri-
goureux qu'élégants que cette étude a fait éclore. Mais si M. Cesàro
connaît à fond les travaux de ses compatriotes, il n'est point ex-
clusif et sait, quand il le faut, faire appel aux travaux les plus
récents, qu'ils soient nés en France, en Angleterre ou en Alle-
magne.
Un ordre très simple, très clair règne dans ce livre. La ciné-
matique des petits mouvements, base de toute l'Elasticité, fait
l'objet des premiers Chapitres; nous y trouvons deux démonstra-
tions, dues à M. Beltrami, des conditions nécessaires et suffisantes
que doivent remplir six fonctions de x, y^ z^ pour qu'il soit pos-
sible de les identifier aux trois dilatations et aux trois glissements
dans une déformation infiniment petite. Puis, la forme du poten-
tiel des actions élastiques est établie, les conditions de stabilité
discutées. De l'expression du potentiel, le principe des vitesses
virtuelles permet de déduire aisément les équations d'équilibre.
Le lemme de Betti, appliqué à ces équations, montre sans peine
que l'équilibre élastique suppose que les forces extérieures se
fassent équilibre sur un corps rigide de même forme. Passant alors
à la distribution des actions internes, M. Cesàro introduit, par la
méthode de Cauclij, les théorèmes fondamentaux relatifs aux
])ressions.
L'étude des petits mouvements lui donne occasion d'établir les
théorèmes généraux de Clebsclî, de Saint-\enant, de M. Poincaré.
Enfin, ces diverses théories générales trouvent des exemples aussi
simples qu'élégants dans l'étude de l'équilibre d'une enveloppe
sphérique et des vibrations d'une sphère pleine. Tel est, en peu
de mots, le plan de la première Partie de l'Ouvrage; elle ren-
ferme, en soixante-dix pages, tout ce qu'un phvsicien peut désirer
connaître, touchant l'équilibre et le mouvement des corps élas-
tiques.
La seconde Partie nous fail pénétrer plus profondément l'étude
COMPTES RENDUS ET ANALYSES. 75
analytique des questions, dont l<>s principes ont été posés dans la
première l^artie.
Après avoir rappelé les théorèmes les plus essentiels concernant
le problème de Dirichlel, M. Cesàro démontre d'une façon remar-
quablement brève que toute déformation infiniment petite peut se
décomposer en deux autres, dont l'une n'entraîne aucune rota-
tion, et l'autre aucun changement de densité. 11 montre ensuite,
conformément à la méthode de Clebsch, comment Tétude de ces
deux sortes de déformations se ramène toujours à l'intégration
d'équations nu\ dérivées partielles de la forme
Cette équalion canonique des petits mouvements admet l'inté-
grale générale donnée par Poisson ; de la forme de cette intégrale,
se déduisent les vitesses de propagation des deux espèces de dé-
formations élastiques au sein d'un milieu isotrope. M. Cesàro
se contente de citer, sans l'exposer, le mémorable travail de
G. KirchhofFsur l'équation canonique des petits mouvements.
Après avoir montré comment le théorème de Betti permet de
déterminer la dilatation cubique et les composantes de la rotation
en un point quelconque d'un milieu isotrope, M. Cesàro montre
comment, lorsqu'on se donne les déplacements à la surface, on
intégrera, en général, le problème de l'équilibre élastique et, en
particulier, le problème de l'équilibre élastique des corps iso-
tropes; il établit les beaux résultats de Betti, de Boussinesq, de
Cerruti. L'étude des déformations thermiques est ensuite traitée
d'une manière approfondie.
Le problème de Saint-Venant et les applications de ce problème
à la théorie de la résistance des matériaux terminent la seconde
Partie.
La troisième Partie est consacrée presque en entier à l'étude des
équations de l'Elasticité en coordonnées curvilignes, étude dont
Lamé a montré depuis longtemps l'importance et la fécondité.
Une introduction générale sur les coordonnées curvilignes, les
paramètres différentiels des fonctions, les systèmes isothermes,
précède l'établissement des équations de TElasticité.
L'Ouvrage se termine par l'étude de l'Elasticité dans les espaces
h
76 PREMIÈRE PARTIE.
non euclidiens; ce dernier Chapitre nous semble une pure curio-
sité, sans signification physique; mais il rentre dans un ensemble
de recherches fort à la mode aujourd'hui en Italie.
Cette sèche énumération donnera peut-être une idée de l'abon-
dance et de la variété des matières traitées dans l'Ouvrage de
M. Cesàro; elle ne peut en exprimer la clarté et l'élégance, qua-
lités qui le feront vivement priser des lecteurs français.
P. DuHEM.
MÉLANGES.
SUR L'INTEGRALE '
/,
^ a;' -{- p X' -+- q
Par m. J. DOLBNIA.
1. Dans le Traité de Calcul intégrai àe. M. Bertrand l'inté-
grale
/
dx
\J x'* -\- p x'^ ■
est réduite à la catégorie des elliptiques ('). De la manière même
de la transformation et de ses résultats définitifs on voit que x-
s'exprime par les fonctions elliptiques monodromes d'un certain
argument. D'un autre côté, il est évident que l'intégrale
J= ' ^^
j y oc'*
px'^
a un point critique logarithmique à l'infini. Par conséquent, se
présente évidemment la question : sous quelles conditions lin-
tégrale mentionnée s'exprime par des logarithmes. Pour résoudre
(') P. 67.
Mf:LANGES. 77
celte question, présentons l'intégrale donnée sons la forme
d.v
J
^/
\/{x^—a){x^—ù)
Nous avons
j^ _v/(.r2-a)(.r2_^) ^^^^_
Posons
alors
( rï — /> ) y 4- I T <iK
a:-' — o = '- , âx =
y '^ \J y'^ s/ ay -\- i
{a — b)y -i- I
y
Par conséquent,
, _ i r \/(a — b)y -\- 1 dy
ou
J ^ ■ g^^^a — h ày
j^ ,y 8 fWy^ ày
y 3a-^{a — b)J
I n I
« a — b
En posant
''■^ -dz.
et en intégrant l'équation
avec la condition que y a son infini pour :; = o, nous aurons
y = ^p'^-^>
78 PREMIÈRE PARTIE.
où pz esl la fonction de Weierstrass avec les invariants
2(P-a)
S-i = —^^3 ' ^3 = o.
Par cette raison
" v/6/?2^ dz
J =
6aHa — b)J
ou
J =
P^. e
Posons
alors
pz I / I
p'^z —p'^Zo 1 \pz — pzo pz-v-pzQ
par conséquent
I
1 _ . -
~ v/63a2(a-
-b)
Nous avons
I I
m
pz—pzQ p'Zo
I I
' -à..
pzo pz-hpzo
pZ-^pZo p {ZqI)^
Suivant les formules connues d'homogénéité, nous avons
p'(zoi) = ip'izo),
donc
pz -T-pzo p Zo
Par conséquent
pz—pzo pz-hpzQ
= 4-\t(z-z,)-^(z-}-Zo)-l[^^{z-Zoi)-t{^-^^oi)]l
p Zq ^ '
MÉLANGES. 79
Par conscfj lient
0) l<y{z — zoi)i S'
J = lor
ou
Calculons maintenant />':;o. Nous avons
Et comme
I I 6
P-a =
a — ù a a {a — b)
^ ^*^-6 - 6(a-6)
do
ne
ib
I
y^o- ^g(^_^^^ 3(a — 6) l>a{a — b)'
P'^'^y -i^a^^a-by
par conséquent,
D'où il suit que l'intégrale donnée J ne s'exprime que par
des logarithmes si Zq est une partie commensurable d'une période.
2. Avant de réduire cette formule à une forme calculable, con-
sidérons deux cas particuliers d'intégrabilité par des logarithmes;
ces cas sont remarquables par leur simplicité.
i*' Si a = — bj l'intégrale
II
\/(x'^ — a){x- — b)
ne s'exprime que par des logarithmes. Pour le prouver, remar-
L
8o
q 110 11 s que
PREMIÈRE PARTIE.
I I p" z "^ '
4 V/» -3o
2/?^,, = —
'2
v/6(a — 6)
// /. 9 • Za — b
">. '" 3 a ( a — b )
P Z{)
■pu^a — b)'
dom
donc
p"zoY (3a — bY'^:Ua — b)
P ^0
p(-izo) = —
3a(a — by-^/'i
(3a — b )2 /3 ( a — b)
nous aurons
/'(23o)
\/(j{a—b) '3a{a — bY^'?.
a = — b,
2 42a2v^^
Par conséquent.
'2 y/o rt 3.4^ CL-'' \/'>-
p(-iz^) = o.
P'{izq) = 0;
d'où il suit (]ue iz^ est une demi-période; donc
im
Par cette raison, l'intéf^rale
OU plus simplement l'intégrale
/:
dx
y/^^dz
ne s'exprime que par des logarithmes.
2" En résolvant Tcquation transcendante
y9(9.3n)=/?(^o),
nous Irouvons
_ 9,7iT
^0- -3-;
trun aiilrc cote, nous avons
5t ( 3 « — 6 )2 v/3(« — 6)
ou
v/6(rt — 6) 4.3a(a — ^)V2 \/G(rt — 6j
( 3 a — 6 )2 ^i{a — b) 3
4 . 3 a ( a — ^ ) /•>. /g ( a — 6)
ou
(3(2 — 6)2=i2a2 — l'iab^
b = — 3 a d= 9.a\/3.
Par conséquent, l'intégrale
/
\/(a72_a)(a72-h 3a di 9.«/3)
ne s'exprime que par des logarithmes. L'existence des autres cas
d'intégrabilité par des logarithmes aurait pu être prouvée par des
formules de mulliplication de l'argument elliptique par un
nombre entier.
3. Quand est donnée l'intégrale
dx
f
\/{cc-^—a){x^—b)
et qu'il faut résoudre la question : ne s'exprime-t-elle que par des
logarithmes, on peut procéder de la manière suivante :
A l'aide des formules
1 26
y/6(a_6) 3a(a — 6j
4
^'"^«"V 3^a2(a-è)'
on peut calculer successivement
pi-îZo), /?(222o), p('l^Zo),
Si l'intégrale ne s'exprime que par des logarithmes, :;o est
8'2 PUEMIÈUE PARTIE.
une partie commensurable de la période; alors la série
doit être périodique.
4. Montrons maintenant le moyen de ealcuier la formule
J = log —. ( H- - log -J ^^ •
Citons deux formules connues
/?^ — PZQ=Z —
a^z <y^ Zq
En profitant de ces formules, nous aurons
J =-l0g(7?^ — /?^o) — log — -\os{pZ-\-pZo)-h ilog — -:
2 ^-* 2 u^
OU
2 ^{pZ-^pZ^y "" (JZ
Si ;:o= — est une partie commensurable d'une période
m ^ '■
[). = m — l
ioCT
(J{Z — Zq)
= — ;)^log" JJ [p(z -\-iizq) —pzo]\>-'',
'■J M lit,
[X = «l — 1
a(3 — ^oO ^
{JL=0
loglA^—p^'' =--llog JJ [/9(i;-f-iai;oO-^/'^o]H--i(-),
par cette raison
[). = m—\
J = -lo
pz pZQ ^ I TT i p{z -\~ Zq[x)— pZ() \V--'^
2 ^ (pz ^pZoY m ±1 |[/?(^ -4- [J.GoO+/''So]'
oij nous aurons pz de l'équation
(') IIalphkn, Traité des fonctions elliptiques, t. 1, p. i-yi.
(') Bulletin des Sciences mathématiques, >* série, t. XVII, p. 187.
MfaANCES. 83
(loru*
pz =
on
\/^-^'
/ I /x^— b _ /x^— h
l*ar consécincnl
/.r2 — b
4/ I \). = m-\
J = 'os — ^^ — = r- H los I I \r-^, : A
-h I H-=o
o. bi Cy =: -— , m =^ 4 ; alors
4
y x^ — a
. I, y x^ — a I, /?(^ + 2^o) — P^Q
J = - lOir :==z : H lOff r— ^ r ^ ^
4 "^ / /x'-—b Y 4 " [/H^ + '^^oO^/^-^o]'
/
y/ a:"-^ — <2
Citons les formules connues
I I p Z — p' IZq
p{z-\- IZq) ——pz — p-lZQ-^
i\ \ j:)z — pi
. ., i ( p' z>^ ip'iZQ\-
P{z-\-'1ZqI) =— pz -\-piZQ-\- - '- ,
/i \ pz -\- piZo /
p{z-^3zo) =—pz—pzo-i--(^ ^—^),
f\ \ pZ—pZQ J
p{z^3z(,i) = —pz -^ pzo -^ - -!■ '- .
4 \ />- -i-p^o /
Dans le cas actuel
a = — b = i,
p('2Zo) = o, p'(izo) = o, pzo= — — , yzo= -v/3;
par conséquent,
«4
et
PREMIÈRE PARTIE.
?--4-i I I (x)/x'* — I -I- .r^ — I
' v/3 v/3 \ v^x^ — i —
x^-\- I
P(. + 3.„Oh-P^-o=-^/^ + ^ + ^
.r \/x'* — I -\- iix'^ —
\/ x'" —
I -h X'
f\
Par conséquent,
/i
dx
t/.
= loi
Z* — I
/x- -+- I
\/ x-^ — l ~
/a72 -f- [
1/ 573—1
' X-'— I
— I
x'~ — I
.r2 + I
+ I
1 lo<
I / X y x'* — - \ -T- x'^ — I
1
\ \/ x'" F
X- -4- I
ip
V^a^'^ — \ -^ i{x'^ — F)
\/x'* — I H- ^2 — 1
De même nous calculerons l'intégrale
dx
f
y/ (372 — a){x'^-\- 3a zh 2a/3)
2 0)
Ici nous avons ^0= -^) par conséquent,
/
dx
^{x-^— a){x}-^?>a±'xa\/?>)
^ë^og
/:r2 — b _
y x"^ — a
I , p{z -\- iz^^) — pZQ
i 3 ^ [/>(^ + 'iZoO +/^'5o]'
/.r2 — b
Il reste à remplacer ici les symboles /> par des quanlités données.
COMI^TKS HKNDIJS I-:!' ANALVSKS. «5
C()Mi>Ti:s hi:ni)us i:r analyses.
MANNIlIilM (Colonel A.), Professeur à l'école Polyleclinique. — Phincipks
KT DiîvKLOPPKMENTS i)B GÉoMKTuiK ciNKMATiQui:. Ouvrogo conlcnaiit de nom-
breuses applicalions à la théorie des surfaces. In-.|", x-589 p. Paris. Gau-
Ihier-Villars et fils; 1894.
Ce nouvel Ouvrage du colonel Mannheim peut être considcM-é
comme le complément du Cours de Géométrie descriptive de
r Ecole Polytechnique ; mais il n'a plus le caractère d'un Traité:
l'auteur a simplement voulu (aire l'exposé méthodique de ses
travaux relatifs à une branche des plus intéressantes de la Géomé-
trie. Une analyse rapide des différentes Parties fera connaître à
nos lecteurs la marche suivie par le savant professeur et les ré-
sultats qu'il a obtenus. Ces résultats se trouvent pour la plupart
dans les nombreux Mémoires qu'il a successivement publiés depuis
le débnt de sa carrière scientifique, mais M. Mannheim les a com-
plétés fréquemment et leur a souvent donné aussi nne forme
nouvelle.
La première Partie comprend non seulement le déplacement
plan des figures de forme invariable, mais aussi le déplacement
des figures polygonales de forme variable. Nous y signalerons plus
particulièrement un Chapitre relatif au triangle mobile de gran-
deur variable, un autre relatif au déplacement infiniment petit
d'une figure polygonale de forme variable, etc. L'auteur excelle à
démêler, dans les figures dont le mouvement et la déformation sont
les plus compliqués, des éléments simples auxquels on peut appli-
quer les résultats obtenus dans l'étude du déplacement d'une
figure invariable. A la fin de cette Partie, il reproduit les recherches
élégantes que nous lui devons sur les arcs des courbes planes et
splîériqucs considérées comme enveloppes de cercles.
J^a seconde Partie est intitulée : Géométrie cinématique de
l^espace. Presque entièrement consacrée à la théorie du déplace-
ment infiniment petit d'une figure de forme invariable, elle a son
point de départ dans les découvertes de Chasles. Elle contient
l'exposé, coordonné des résultats qu'y a ajoutés 1\L Mannheim,
de la méthode des normales que nous lui devons, [^a théorie ciné-
/?////. des Sciences wathcm., .<• série, l. \I\. (Mai 1^9").) 7
86 PREMIERE PARTIE.
maliqiie de la courbure des surfaces occupe un Cliapitre presque
entier. Des applications particulières à l'étude du mouvement
d'une figure dont tous les points décrivent des ellipses, à celle de
la polhodie et de l'herpolhodie, au déplacement d'une droite, d'un
dièdre ou d'un trièdre dans des conditions les plus variées se
mêlent à la théorie générale et en constituent en quelque manière
l'illustration.
La troisième Partie est constituée par diverses applications de
cette théorie relatives aux normales et aux normalies, aux sur-
faces réglées, au contact du troisième ordre de deux surfaces,
à la surface de l'onde de Fresnel, etc. Nous y signalerons plus
particulièrement un Chapitre inédit Sur le déplacement infini-
ment petit d'une figure polyédrale de dimensions variables.
U Appendice contient plusieurs Notes relatives à la construction
des tangentes et des centres de courbure, aux longueurs compa-
rées d'arcs de courbe différentes. Nous y remarquons plus particu-
lièrement le Mémoire d'Optique géométrique, où l'on trouvera
la solution géométrique complète, donnée pour la première fois et
dans le cas le plus général, du problème de la détermination des
éléments des surfaces caustiques.
En résumé, l'Ouvrage nouveau peut être considéré comme l'in-
dispensable complément du Cours de Géométrie descriptive de
r École Polytechnique; il offre la synthèse des élégantes propo-
sitions que nous devons à M. Mannheim ou des démonstrations
simples et nouvelles de résultats déjà obtenus par d'autres
géomètres. Espérons qu'il contribuera notablement à maintenir
et à développer le goût, qui se perd de plus en plus, des recherches
géométriques.
MÉLANGES. ' 8-
mi!:l/vn(iES.
RAPPORT SUR LES PROGRÈS DE LA THÉORIE DES INVARIANTS
PROJECTIFS;
Par m. Fr. MEYER (dk Claustiial).
Traduction annotée par II. FEIIH.
{Suite.)
DEUXIÈME PARTIE.
AFFINITÉ DES FORMES.
A. — Systèmes finis.
a. — Généralités.
Après avoir traité le problème de l'équivalence, nous avons à
exposer le développement remarquable qu'a pris cette partie de
notre théorie dans laquelle on étudie les relations algébriques si
diverses entre les formations invariantes d'une forme ou d'un
système de formes données.
Si nous nous bornons d'abord aux formations entières et ra-
tionnelles ; nous constatons que la nouvelle période (depuis 1868)
est caractérisée par un problème bien déterminé, celui des sys-
tèmes finis.
La question la pbis importante, au sens de l'Algèbre moderne,
est précisément de savoir s'il existe un domaine fini (^Integri-
tàtsbereich) pour l'ensemble des formes déduites par des opéra-
tions invariantes de certaines formes données, c'est-à-dire si dans
cet ensemble on peut fixer un nombre fini àe types dont les puis-
sances et les produits reproduisent tout autre type du même
domaine. Dans l'affirmative, quels sont les moyens qui permettent
88 PRExMIËRE PARTIE.
d'établir ce nombre fini de types soit la base ou le système com-
plet des formes fondamentales du domaine (' )?
Ces questions remontent àGajley(-) (IP Mémoire, i856) qui,
ainsi que Sjlvester, avaient déjà montré l'existence d'nn système
complet de formes fondamentales dans le cas particulier des
formes binaires, jusqu'à celles du 4*^ ordre inclusivement. Gajlev
s'attaque ici au cas général des formes binaires. Par des considé-
rations qui reposent sur rex[)ression du poids d'un invariant ou
d'uncovariant, il parvient à faire dépendre le problème d'un système
d'équations linéaires. En supposant celles-ci indépendantes entre
elles, il en conclut l'impossibilité de l'existence d'un système fini
pour les formes d'un ordre supérieur au quatrième. Plus tard
cette hvpotlièse a cependant été reconnue inadmissible [voir
plus bas, It, A^ d).
P. Gordan (^) montra le premier (1868) qu'à toute forme
binaire ('') absolument générale appartient un ensemble limité de
formes. La démonstration (même dans ses rédactions ultérieures
et simplifiées) présente certaines longueurs; mais elle fournit,
par contre, des métbodes très pratiques pour indiquer et délimiter
les systèmes complets. En général, celles-ci laissent passer quel-
ques types superflus; toutefois pour les formes du cinquième et du
sixième ordre (p. 343 et 34^) la réduction conduit au système
le plus simple, soit respectivement de 28 et 26 formes fonda-
mentales [voir H, A, b).
La méthode de Gordan repose essentiellement sur la représen-
tation symbolique des invariants et covariants de /, d'après
(') Voit Kronecker's Festschri/t, 1882, p. i.'|. La dénomination de système
{complet) de formes fondamentales, ou s\n)p\ement système complet est due à
Gordan, Journ. fiir Math., LXIX, p. 3'(3; 18G8.
Il est vrai qu'il existe des domaines sans base finie {voir, par exemple, Hilbert,
Gott. Nachr., 1891; p. i'i>., 233); mais nous n'en parlerons pas dans ce Rapport.
{■") Collected Papers, t. II, p. 250-275.
Comparer la remarque de Cayley dans le Mémoire IX, Phil. Trans., CLXI,
p. 17-50 ; 1870.
(') Journ. fur Math., LXIX, p. 323-354 ; 1868. C'est après une communication
verbale avec C. Jordan que Gordan a été amené à résoudre le problème en ques-
tion. Voir l'exposé de la méthode de Gordan, présenté par Cayley, dans le
lAT' Mem. Trans. of London, 1870; en part., p. 45-5o.
(*) Dans la suite nous représenterons une forme binaire par la notation /,,
ou .5„.
MÉl.ANCKS. 8(j
Aronhold cl Clcbscli, ainsi que sur le rôle fondamcnlal cjue joue
la eouiposiliou des covarianls introduite par Cajlej.
La démonstration est basée sur une loi de récurrence (p. ?)i9.)^
en vertu de laquelle tout |)roduit symbolique de degré /??, par
ra|)port aux coctlicients de /' (et par suite toute forme invariante
de ce degré) est une fonction linéaire, à coeflicients numériques, de
formes qui sont des composés de formes de degré m — i avec /.
C'est précisément en cela que consiste le progrès sur la méthode
symbolique compliquée des Anglais. En répartissant les formes
ainsi obtenues d'une façon convenable en classes, on en déduira,
après un examen approfondi, l'existence d'un système complet.
Gordan étendit bientôt son théorème à un système ( ^ ) de formes
binaires données, puis aux combinants d'un pareil système de
formes de même ordre et, enfin, aux formes ternaires (-) d'un
ordre peu élevé; depuis cette époque, le savant professeur a con-
stamment travaillé à la simplification de la démonstration.
L'introduction simultanée de plusieurs formes données facilite
même le problème. On démontre, par un procédé relativement
simple, le théorème suivant, d'une grande portée par ses applica-
tions : Si deux formes possèdent chacune une base finie, il en est
encore de même du système combiné (^) résultant de la composi-
tion {Ueberschiebung) des produits des types de l'un des systèmes
avec les produits de ceux de l'autre.
Le Programme (*) (iS^S) de Gordan offre des progrès très
divers. L'usage exclusif de la composition des covariants avait
exigé l'emploi d'un grand nombre de symboles nouveaux. Cet
inconvénient se trouve diminué de beaucoup par rintroducliou
d'un procédé que Gordan désigne par Faltung (^) et qui est une
(') Math. Ann., II, p. 227-280^ 1870; t. V, p. 95-122 et p. ôgô-Goi; 1872.
(-) Pour les formes cubiques ternaires voir Math. Ann., I, p. 90-128; pour
deux formes quadratiques voir Clebsoh-Lixdermann, t. I, p. 291, 1875. Voyez un
exposé plus récent dans les Math. Ann., XIX, p. 529-551; 1882.
(^) Math. Ann., V, p. 595. — Plus tard, Mertexs a étendu ce principe à cer-
taines classes de formes ternaires et quaternaires, Wien. Der., t. XGV, 1887 et
suivants; voir la remarque de Gordan dans le Programme, p. 5o.
{*) Leipzig, chez Teubner. — Noetiieh en a donné un exposé très clair dans les
Forlschritte der Math.., Vil, p. 5o-52.
(') Nous adopterons comme équivalent Craiiçais le mot de transposition. Cetlc
opération purement syniboliciuc consiste à remplacer le produit a^. b^ de deux
90 PREMIÈRE PARTIE.
généralisation'sjmbollquc de la composition [Ueberschicbung).
Cette opération permet également d'établir très simplement le
système des formes. De plus, l'auteur fait usage d'un procédé non
symbolique, du développement en série (p. 7). On peut, pour
une forme à deux variables non homogènes x et y, trouver un
développement fini, suivant les puissances de x — y, et tel que
'les coefficients soient les polaires de formes qui contiennent seu-
lement encore la variable x. Cette méthode donne des relations
très fécondes entre produits symboliques.
Pour des formes binaires d'un ordre supérieur au sixième le
calcul était avancé à ce point que, plus tard, von Gall ('), après
avoir établi explicitement les formes fondamentales appartenant à
une forme du septième et du huitième ordre, put se rattacher
directement aux systèmes de Gordan.
La plupart des moyens auxiliaires, en particulier le développe-
ment en série, après une modification convenable, restent
encore applicables aux formes ternaires et à celles d'un nombre
de variables plus élevé (/. c, § 19). Si, malgré cela, la démon-
stration de l'existence d'un système fini pour des formes quel-
conques d'un rang supérieur rencontre des difficultés insurmon-
tables, il faut l'attribuer aux expressions symboliques qu'on ne
peut plus dominer dans leur ensemble ; c'est ce qui se présente
déjà à partir des formes quaternaires (inclusivemenl).
Dans les Vorlesungen (-) (Leçons) de Gordan, la démonstra-
tion se présente d'une façon plus claire, grâce à la notion des
systèmes relativement complets, renfermant celle des systèmes
complets. On désigne sous ce nom un ensemble de formes tel
que toute forme qui en dérive au moyen de la transposition (^Fal~
tung) peut, à certains facteurs près, être exprimée en fonction
entière et rationnelle des formes du système. Le développement
en série devient alors inutile; par contre, l'usage des réductants^
facteurs de première es[>èce et de symboles différents par {ab) et réciproque-
ment. — Jordan fait usage de cette méthode pour la formation des systèmes,
/. de Liouville ( 3), t. II et V. — H. F.
(') Math. Ann., XVII, 18S0; WXI, 188S. Cf. II. A, b.
(^) Publiées par Keuschensteiner, Leipzig, Teubner, t. I, Detcrminanten, iSS.î;
II, Binàre Fornien, 18S7. ^^ démonstration est exposée dans les §§ 21, 11 du
tome II.
MfaAN(JF.S. 91
iiilroduils par Cj(3rclan clans son Programme (1875, §8), ofïVc de
j;raîuls avanla<;es. Ce sont des facteurs contenus dans des pro-
duits syml)oli(|ucs et tels que leur présence permet de reconnaître
immikliatement la réductibilité de ces derniers à des formes plus
simples.
C'est à l'aide do ces considérations nouvelles que Gordan par-
vient à établir d'une façon très élégante les S3'stèmes complets des
formes du 5® et du 6" ordre (/. c, p. 287 et a^S).
Dans toutes ces démonstrations, qui sont basées sur la nota-
tion symbolique, les formes qui servent de point de départ doi-
vent être considérées comme absolument générales de leur
espèce, les coefficients étant donc envisagés comme des variables
indépendantes. Il en est de même pour les substitutions corres-
pondantes.
Les résultats obtenus peuvent être immédiatement reportés aux
formes binaires contenant plusieurs séries de variables (homo-
gènes), ces dernières étant soumises aux mêmes substitutions.
Cependant, comme l'a fait voir Peano ( ^ ) en 1881 , on peut aussi,
sans avoir recours à des moyens auxiliaires essentiellement nou-
veaux, donner une démonstration pour le cas plus général où les
substitutions effectuées sur les différentes séries de variables jc,,
^2ÎJKoJK2 5 ••• sont, toutes ou en partie, indépendantes les unes
des autres. Peano en donne une application importante à la for-
mation des invariants fondamentaux des correspondances (-).
Plus récemment Gordan est parvenu à des résultats analogues
par une voie directe, en introduisant la notion importante des
systèmes prolongés (^). Ainsi, supposons établi, sous forme de
composés, le système complet/, , /o, . . . d'une forme unique; il
suffira de supprimer les indices pour obtenir le système pro-
longé.
A ce qui précède nous devons rattacher un travail remarquable
(•) Atti di Torino, XVII, p. 73-80.
(") Voir aussi son Mémoire dans le Datt. G.. XX, p. 79-101; 188.?.
Si Ion égale à zéro une l'orme binaire à deux séries de variables, on délermiue
une correspondance entre deux éléments géométriques; les deux séries de variables
sont soumises à des substitutions indépendantes l'une de l'autre. 11. I'".
(') Erlanger Ber., 1887; MaLli. Ann., XXMIl, p. 373-389; 1888.
Pour les fornies quadratiques voyez Stluy, Erl. Ber., 1887, p. 385-388.
(P^ PREMIÈRE PARTIE.
«
(1882) de IVano (*), réalisant des progrès imporlanls dans une
aiilrc direclion. D'après Clebscli (/Jincïre Fornien, § 58), les
formalions invariantes d'une suite linéaire ou quadratiques de
formes binaires jouissent de la propriété de pouvoir être ramenées
à un certain nombre de types; deux covariants sont d'un même
type lorsqu'on peut les déduire l'un de l'autre par des opérations
polaires. Quel que soit le nombre de formes proposées, celui des
types est ///?/. Pcano généralise les résultats précédents en s'ap-
puyant sur un travail de Capelli (-); l'auteur montre que, pour
une suite do formes binaires d'un degré quelconque, mais iden-
tique })our toutes les formes, le nombre des types reste fini lorsque
celui des formes augmente indéfiniment. Il examine ensuite le cas
d'un nombre quelconque de cubiques binaires et démontre qu'on
obtient 10 types; de plus, il donne encore le nombre de forma-
tions appartenant à chacun de ces types.
Nous constatons ici un changement de direction pour le déve-
loppement de la théorie des systèmes finis. Dans les démonstra-
tions précitées ('^), la formation effective de ces systèmes était
prise directement en considération; ce point de vue, plutôt pra-
tique, passe dès lors au second plan, tandis que le principal in-
térêt se concentre sur la théorie proprement dite. Les méthodes
nouvelles qui en résultent n'ont plus ce caractère purement sym-
bolique et mettent plus en relief les propriétés essentielles des
systèmes de formes.
La première impulsion dans ce sens a été donnée par un Mé-
moire de Mertens ('') sur le système fini d'un système de formes
binaires; l'auteur y présente une démonstration générale, indé-
pendante des auxiliaires des symboles.
(•) AuLdi Torino, XVII, p. 58o-586.
(") Batt. G., XX, p. 29.3-301; 1882.
(') Nous devons encore mentionner deux dénionslraLions, l'une de Jordan,
l'autre de Sylvester, à l'aide desquelles on peut déterminer directement la
limite supérieure du degré et de l'ordre des systèmes d'une forme binaire.
Jordan, Comptes rendus, LXXXII (1870), L\XXVII (1878); Joiirn. de Liou-
ville, (3), t. II, p. 177-233; 1876, et t. V, p. 3/|5-379, 1879.
Sylvester, Proc. of London , XXVII, p. i \-\'d ; 1878, Comptes rendus, LXXXVI,
p. 1437-14^1, i49i-i'i92, i5i9-i522; 1878. Quant aux autres recherches de Syl-
vester, voir plus loin, II, A, c.
{*) Journ. fur Math.^ C, p. 223-23o; 1886. Travail simpliné dans les Wien.
Ber., XCVIll, p. t-H; 1889.
M fi: LAN G FS. (j3
De son (•ùu', llill)ci'L (*), aïKjiicl noli'c théorie doit ses progrès
r(''((Mils si reinarquahles, avait déjà piihlié imo démonstration
analogue à celle de Merlens et tout à fait générale.
Plus récemnient encore, dans son hcau Mémoire C-^) de 1890,
llilbert démontre d'une façon générale, et en ne faisant exclusi-
vement usage (|ue d'opérations rationnelles, que le système des
invariants résultant d'une suite proposée de formes quelconques
à n variables, est un système fini. L'auteur a réussi d'autant
mieux qu'il a su délivrer (^) le noyau de la question du domaine
étroit de la théorie des invariants, pour en faire une propriété
fondamentale d'une infinité de systèmes de formes algébriques.
La méthode repose essentiellement sur la proposition suivante :
Considérons une suite ininterrompue de formes F,, F2, ... à
n variables, obtenue suivant une loi quelconque donnée, l'ordre
des F et les coefficients n'étant soumis à aucune restriction; les
coefficients appartiennent, par exemple, à un domaine de ration-
nalité IL
« On pourra toujours, dans la suite des F, fixer un nombre
fini de formes F/, F,,, . . ., F, , telles que toute forme F^ de la
série puisse être exprimée linéairement au moyen de celles-ci,
c'est-à-dire telles que l'on ait
F. = A,, F,, + A,, F,,^ -i- . . . + A,„. F,„., '
où les A sont également des formes en x dont les coefficients ap-
partiennent au même domaine R. »
(') Math. Ann., XXXIII, p. 228-226; 1888. Voir dans les Math. Ann., XXXIV,
p. 3i9-32o (1889) une Note dans laquelle Cayley propose une modification du
pi-océdé de Hilbert; dans le t. XXXV, Petersen vient rectifier une erreur dans
les conclusions (p. 110-112). — Dans les Forlsch. der Math., XXI, p. io4, Hil-
bert dit expressément que sa démonstration n'exige aucun complément.
C^) Math. Ann., XXXVI, p. 473-534- Voir d'abord une série de communications
insérées dans les Gott. Nachr., 1888, n° 16, p. /|5o-.'i57; 1889, n° 2, p. 2.5-34, et
n» 15, p. 423-43o et dans les Math. Ann. (t. XLI, p. 469-490; 1893), une Note de
Story sur la théorie de Hilbert. Consulter dans ce mrnïe Hecueil les Mémoires
récents de Hilbert (t. XLII, p. 3i3-373; 1893) et de Gordan (p. i32-i'|a). •
(') Kn eiïet, la mélliode de Hilbert élai)lil un lien très étroit entre la théorie
des formes et celle des systèmes modulaires cl des corps al^i^briqucs de Kno-
NKCKER d'une part et de Deoekind et Werer d'aulrc pari.
94 PUEMIÈUE PARTIE.
De plus, l'auteur généralise l'opération cayleyenne Q^? étu-
diée par Gordan et Mertens ('), et il en déduit une proposition
auxiliaire d'un usage très fécond dans la formation des systèmes.
La méthode de Hilbert s'applique même au cas plus général de
plusieurs séries de variables en nombre égal ou inégal, et sou-
mises à des substitutions quelconques, identiques ou différentes.
Son Mémoire contient, en outre, une série de propositions im-
portantes concernant la formation des syzygies {cf. 11, A, d).
Dans un travail plus récent (-), Hilbert a encore exposé d'autres
conséquences de sa méthode en l'examinant tout particulière-
ment au point de vue de la formation effective des systèmes com-
plets. Il s'est également proposé le problème intéressant qui con-
siste à déterminer une forme ayant certains invariants donnés.
Nous aurons l'occasion de revenir sur ce dernier point (11, B, b).
b. — Sur certains points spéciaux de la théorie des systèmes complets.
Nous examinerons, dans ce paragraphe, les travaux visant par-
ticulièrement le calcul des systèmes complets. On conçoit facile-
ment que, dans les méthodes fondées par Clebsch et Gordan, le
nombre des formes d'un système présente d'abord le caractère
d'une limite supérieure : en effet, on a constaté que, dans plu-
sieurs cas (^), ces systèmes contenaient des formes superflues.
(') Voir les Vorlesungen de Gordan, t. II, § 9.
Mertens en a donné une démonstration dans les Wien. Ber., XCV, p. 942-
991, 1887, et s'en est servi depuis dans une série de travaux publiés dans le
même Recueil, cf. II, A, h.
Clebsch s'est servi du même procédé pour les formes linéaires; voir Journ.
fiir Math., LI\, p. 7 et suivantes.
(^) Gott. Nachr., 1891, p. 282-242; 1892, p. 2-12 et 1892, n° 12, p. 11 et suivantes.
Pour ce qui concerne les systèmes complets à coefficients entiers, consulter
Weber, Gôtt. Nachr., p. 109-112; 1893,
(') Les exemples les plus instructifs sont fournis par les systèmes simultanés
des formes (Z,, 9^), {f^, 9J, (/„ cpj et (/^, ^J et par le système d'une forme/,.
Dans le cas (/j, 93) consulter Sylvesteh, Comptes rendus, LXXXIX, p. 82S-
833; 1877 et Ani. Journal, II, p. 024-329 (1879); puis d'Ovidio et Gkrbai.di dans
les Atti di Torino, XV, p. 2G7-270; 1880.
Le système if^,f^) de Gordan et Gundelfinger a été réduit de trois formes par
Sylvester, Comptes rendus, LXXXVII, p. 44^-448, 477-48i ; «878.
La réduction du système (./,, 9,) a été examinée par Sylvester, Comptes
rendus, LXXXIV, p. 1285-1289 (1877); ^''*^- Journ., il, p. 324-329 (1879), puis
MÉLANGES. 95
Ce n'est que plus lard, en examinant les travaux des géomètres
anglais [cf. II, A, c) que Ton a |)u fixer dans ces noml)res ceux
qui sont absolument exacts.
Pour une forme binaire unique, les cas les plus simples
^î =r= 2, 3, 4 ont été déterminés depuis longtemps par Cajley et
Sjlvester-, mais ce ne fut qu'en i868 que Gordan parvint à ré-
soudre le problème pour /s et /,; (*). La métbode que suivit ce
dernier pour démontrer l'existence de ces systèmes respective-
ment de 23 et 26 formes fondamentales, permettait une extension
à une forme quelconque /z^, sans exiger des moyens auxiliaires
essentiellement nouveaux. '
En se basant sur la démonstration simplifiée par Gordan dans
son Programme, V. Gall établit directement le système com-
plet de /s (-) et plus tard, en surmontant des difficultés plus
grandes, il obtint celui àe f^ (^).
Quant au système simultané de deux formes Z^^, les cas (2, 2),
( 2, 3), (3, 3) ont été examinés par Salmon et Clebsch ; (3, 4) par
Gundelfinger(*), (2, 5) par Winter (^) et (2, 6) par V. Gall («).
Gordan en a fait une étude systématique dans un travail (^), à la
fin duquel il donne le tableau des formes pour lesquelles aucune
des deux ne dépasse le 4^ ordre. Citons encore une étude du
système (4? 4) due à Bertini (^).
Pour ce qui est des systèmes simultanés de plus de deux formes
par d'Ovidio, Atti di Tor.^ XV, p. 3ot-3o^|, et par Stroh, Math. Ann., XXII,
p. 29o-"i96 (i883 ).
Quant à/,, voyez les Notes de V. Gall, Math. Jnn., XVI, p. 4^6 (18S0) et de
Sylvester, Comptes rendus, LXXXIV, p. ■2\o-2\t\, 532-534, t. XCIII, p. 192-196,
365-3G9; Am. Journ., IV, p. 62-85 (1881); puis une communication de Stroh,
dans les Math. Ann., XXXI, p. 444-454 (t888).
(') Journ. fur Math., LXIX, p. 323-354; voir aussi Maisano, Boni. Ace. L.
Menu, (3), XIV (i883) et XIX (188^).
{■") Math. Ann., XVII, p. 3i-52, 109-152, 456 (1880).
{') Math. Ann., XXXI, p. 3i8-336 (1888). Comparer Krey, Dissert., Striegau,
1874.
(*) Progranini, Stuttgart, 1869, p. i-^3.
(*) Progranim, Darmstadt, 1880.
{") Progranini, Lcmgo, 1873.
(') Math. Ann., II, p. 227-281; 1870.
(') Batt. Giorn., \IV, p. 1-1 4; i'*^7^^> reproduit dans les Math. Ann., XI,
p. 3o-4i; 1877.
96 PUEMIËUE PAUTIi:.
Ijinaires, on n'a guère dépassé Clel)scl)(*) qui a tiailé le cas
d'une série quelconque de formes respcclivement linéaires et
quadratiques; le système de quatre formes, dont deux linéaires
et deux quadratiques, a été étudié en détail ])ar Perrin (-).
Si nous passons aux formes ternaires G,,, nous avons d'abord,
pour une forme unique, un cas présentant certaines difficultés :
c'est celui de n = '6 pour lequel Gordan (^) a démontré l'exis-
tence d'un système de 34 formes.
Ge ne fut que beaucoup plus tard (jue Mertens ('•) arriva au
même résultat par une voie non symbolique, uniquement au
moyen de Vopéi'atlon ù.
Pour /i =: 4 ie nombre des formes devient si considérable que
Gordan préféra se limiter à un type(^) spécial qui peut être
caractérisé par l'existence d'une simple identité entre covariants;
ce type se présente dans l'étude de l'équation du "-/ ordre admet-
tant i68 substitutions en elle-même. Dans le cas général de G4,
Maisono (^) a déterminé les formes dont le degré ne dépasse pas
le nombre 0.
L'étude du système de deux formes G2 a été entreprise par
Gordan (^) qui l'a rattachée plus tard (^) à celle du type G4 cité
(') Consulter à ce sujet son traité : Binaere Formen, Leipzig, 1872, ainsi que
l'exposé siraplifié par Gordan dans ses Vorlesungen, t. II, Leipzig, 1887.
(- ) Bull. Société math., XV, p. /|5-6i (18S7 ). Tout récemment von Gall a traité
le cas de trois/,, Math. Ann., t. XLV, p. 207-284; iBç/i.
(') Math. Ann., I, p. 90-128; p. 359-400; t. XVII, p. Q17-233 (1S80). Voir aussi
t. VI, p. 43(J-5i2 et les simplifications introduites par GuxDKLFiXGKrx, t. IV,
p. 144-168 et t. V, p. 442-447.
Pour la forme normale de liesse C^ :^ ax^ -h ày' ^ c z^ -{- Gdxyz, consulter
Cayley, Ani. Journ..^ IV, p. i-iG (18S1) ; on y trouvera des renseignements biblio-
graphiques.
Quant aux formes x y'^ — \'i'' -j^- g ^x^ y -h g ^x^ el a x z^— ^by\ voyez Dingkldky,
Math. Ann., XXXI, p. 157-176 ([888).
(*) Wien. Ber., XCV, p. 942-991 et XCVII, p. 487-518; t888.
(') Math. Ann., XVII, p. 217-288. Système complet de 54 formes. Joir une
Note dans le traité Clebscli-Lindeniann, t. I, p. 174.
(«) Batt. Giorn., XI\, p. 198-287 (1881) et Pal. Bend., I, p. 54-56 (188G).
(') ClebscJi-Lindemann, t. I, p. 288 et suivantes. Voyez p. 291 le tableau des
20 formes du système.
(") Math. Ann., XI\, p. 529-552; 1880. Voif aussi Osgood, Ani. /.. XIV,
p. 262-278; 1892.
AIT: LANGES. ' 97
plus haiil. n<'C(Mi)in(Mil l'crrin a oxposé les relations al^éliriques
et j;é()mctri(|iics des formes de ce système (*).
La connaissance dn système complet de trois formes (^2 est due
à ('iamberlini (-).
IjCs formes ([nalc^rnaires ¥,i(^x) ont été étudiées dans le cas de
n = 2 par Merlens (•') (pii est parvenu, en modifiant convena-
blement l'opération Q, à un système complet de 20 formes. Il a
également montré comment des systèmes isolés de 2 formes F2,
on peut facilement passer au système simultané de ces deux der-
nières. En suivant une méthode analogue, le môme auteur a exa-
miné ( ') les formes bilinéaires alternées de deux séries de variables
quaternaires et cogrédienles.
Enfin, quant aux formes à plusieurs séries de variables, nous
devons mentionner les Mémoires de Studj et de Gordan sur
le système complet d'une forme binaire doublement quadra-
tique (•').
Dans le domaine ternaire, on ne possède encore que le système
d'une formé linéaire à deux séries de variables contragrédientes
œ et u; ce |3roblème (•') a été étudié par Clebsch et Gordan.
Récemment (") IMertens a examiné la question analogue pour les
formes quaternaires.
Il nous reste encore à signsi]ev cevidi'ins sous-systèmes complets.
(') Bull. Société Math., XVIII, p. 1-80; 1890. Le Rapporteur en a donné un
compte rendu détaillé dans les Fortsch. der Math., t. XXII.
Comparer encore Hosanes, Math. Ann., YI, p. 264 et Gerbaldi Annali di
Mat. (2), XVII, p. 161-146; 1889.
(0 Batt. G., XXIV, p. 141-157; 1886. C'est un système de 127 formes.
{') Wien. Ber., XCVIII, p. 691-739 (1889). L'année suivante (p. 367-884), il
détermine explicitement le système complet (47 formations) de 3 formes F^.
(') Wien. Ber., XCVII, p. 519-537; 1888.
(5) Math. Ann., XXXItl, p. 372-889; 1889. Système composé de 38 formes.
]'oir les Notes de Study et de Gordan dans les Erlanger Ber. de 1889. Le sys-
tème complet des invariants avait déjà été trouvé par Capelli, Batt. G., XVII,
p. 69-148; 1879.
Dans les formes binaires à plusieurs séries de variables congrédientes. Le
Paige a étudié dans un but géométricjue celles qui sont triliuéaires et quadrili-
néaires. Comptes rendus, XCII, p. io'i8-49; iio3-5; XCIII, p. 26^-265, p. 5og-5i2
(1881); XCIV, p. 69-71; Atti Torino, Wll, p. 299-826 (1882).
(^) Math. Ann., I, p. 359-400; 1869.
( ) Wien. Ber., XCVIII, p. i3-32; 1890.
98 PIIEMIÈRE PARTIE.
Si nous faisons abstraction de ceux dont l'existence est évidente ( ' ),
nous pouvons nous borner à deux cas.
Le premier appartient à la catégorie des combinants binaires
que Gordan (2) a reconnus en 18^9 comme constituant le système
complet d'une forme unique à plusieurs séries de variables cogré-
dientes. Le cas le plus simple est celui de deux formes /"/,. D'après
la méthode de Gordan, la recherche du système complet des com-
binants revient à celle du système simultané ordinaire de deux
covariants élémentaires respectivement du 6^ et du 2^ ordre entre
lesquels il existe une certaine relation identique. Le calcul qui s'j
rattache a été fait par Stephanos (^).
]1 y a ensuite un sous-système très remarquable rencontré par
Wiltheiss dans l'étude des fonctions hyperelliptiques ('*). C'est
un système de neuf covariants de / qui, soumis à l'opération 0
(d'Aronhold) donnent toujours naissance à des covariants du sys-
tème.
Les recherches sur les systèmes complets basées sur les fonc-
tions génératrices et celles des systèmes complets des syzygies
seront traitées plus loin. Par contre, nous avons déjà eu l'occasion
(T, A, b) de mentionner ceux des systèmes complets qui se rat-
tachent aux groupes finis de substitutions linéaires.
c. — Systèmes associés et représentation typique.
Au lieu d'avoir en vue la détermination du système fini des
formes invariantes déduites de formes données, certains travaux
ont plus particulièrement pour but d'obtenir pour ces formes un
domaine de rationalité (^) à base finie. C'est à ces Mémoires que
nous consacrons ce paragraphe.
( ' ) Par exemple, ceux dont les formes ne contiennent qu'une partie des variables,
de plus les classes de systèmes A, A^ ... d'après Gordan ( Vorlesungen, II, § 21).
(*) Math. Ann., V, p. 95-122; 1876.
(') Comptes rendus, XCVII, p. 27-81; 1880. L'auteur a obtenu 26 formes.
(*) Math. Ann., XXXV, 4.^3-456; 1889; t- XXXVI, p. i34-i53; t. XXXVII,
p. 229-2-2 ; 1890.
(*) Dans ce même ordre d'idées, on pourra consulter les développements que
Lagrange a donnés aux relations rationnelles entre fonctions semblables. Voir
aussi KuNiG, Math. Ann., XVIII, p, 69-77 ('881).
Le [problème remonte à Hennile (*), qui (it voir, en i852, que
les formes invarianlcs qui déiivent d'une forme binaire y peuvent
être exprimées à l'aide de /et des formes associées Z)-2, CÛ3, . . ., '^„.
Cependant, comme le remarqua Clebsch (^) en i8no, ce système
associé peut être ramené à un autre plus simple, composé du co-
variant 'l (du second degré) de/' et du déterminant fonctionnel
y de 'i> et de /; ce dernier est un covariant du 3*^ degré de/. Les
cp deviennent alors exprimables à l'aide de formules récurrentes
en fonction de ^^y^f. Ce résultat a été démontré dans toute sa
généralité au mojen de la méthode symbolique par Gundel-
finger (•^), qui de plus en a fait l'extension au système simultané
de deux formes //^ et cc,,^.
Le cas d'une série de formes binaires a été étudié par Sjl-
vester('') qui s'est appuyé sur les sources des covariants.
Kohn (^) a fait une application intéressante des formes associées
à la divisibilité des résultants et des discriminants de covariants
par une puissance du discriminant de la forme ou d'un système
simultané de formes données.
C'est en se basant sur les sources des formes associées 'J>, y,
introduites par Clebsch, que Perrin (") a pu étendre les résultats
précédents au cas de formes F a p variables cogrédientes x^,
Ce problème a été traité directement et d'une façon remar-
(') Journ. fur Math., LU, p. i-38. Dans une autre voie, en rapport avec la
résolution des équations algébriques, c'est Igel qui a fondé la théorie des
formes associées; Vienne (chez Gerold), 1889.
(') Gott. Nachr., 1870, p. [\ob-\o^ ou Math. Ann., III, p. 265-267; 187t.
Ce travail a donné lieu à un Mémoire de Gayley sur la représentation typique
de /j ; A\ Mem. Phil. Traiis., p. 6o3 661; 1878.
(^) Journ. filr Math., LXXIV, p. 87-91; 1871. Cet exposé a été simplifié par
l'auteur dans Salmon-Fiedler, p. 459-463 (1877). Le problème inverse a été exa-
miné par GoRDAN, Math. Ann., XL, p. 5o3-526; 1892. Voir aussi Barthlein, Dis-
sert. Erlangen, 1S87 et Forsyth, mess., n° 202, 1888; ainsi que le travail récent
de ItiEL, Monatshe/te fiir Math., \, p. 29-302; 1894.
(*) Comptes rendus, LXXXVI, p. !\'\^-\'m)', 1878. Ann. Journ., I, p. 1 18-12^1;
1878.
(') Wien. Ber., juillet 1891 (29 pages); octobre 1891 (5 pages).
(') Comptes rendus, CIV, p. 108-1 1 1, 220-223, 280-283; 1887. L'auteur ramène la
recherche des invariants et covariants de F ou d'un système de F à celle des
invariants d'un systètiie dclenniné de formes dp — i variables cogrédientes.
100 PniîMIEUH PARTI H.
quable par Forsjlli (') qui, en oulre, a entièrement développé
certains cas isolés pris dans le domaine ternaire ou quaternaire.
Dans le cas des formes ternaires F = F,i(.X\^ X2-, ^3) le système
des ternarianfs associés à F se compose, abstraction faite du co-
variant identique, de ^ (n -\- 4) {fi — i) formes.
Dans la méthode d'Hermite les systèmes associés reposent sur
les transformations (linéaires) des formes binaires données.
Briosclii (-) a étendu cette méthode aux formes à plusieurs
variables. La question a été entièrement résohie dans deux cas
isolés : pour la forme ternaire générale C3 et pour une forme
spéciale G4 ( •').
Ce que nous venons de voir se rapporte à la représentation
typique des formes invariantes à l'aide de co^ariants. En elFet,
d'une manière'générale, la méthode consiste à multiplier la forme
donnée F(x) (ou la série des formes proposées) par une certaine
puissance d'un covariant écrit au moyen des variables cogré-
dientesj)/', et tel que le produit puisse être développé suivant les
puissances des fonctions entières i, 'r\ de .r, jk, les nouveaux coef-
ficients représentant des covariants de F(^). On peut se limiter
au cas où la substitution effectuée sur les jk est linéaire.
Par contre, il existe une représentation typique à l'aide d'in-
variants; la forme donnée (ou la série des formes) multipliée par
une certaine puissance d'un invariant B de F et développée sui-
vant les puissances des fonctions entières ^, */) de x (qui seront
des covariants de F) aura comme nouveaux coefficients des inva-
riants de F.
La transformation qui permet ce passage est une transformation
ordinaire de Tschirnhausen ; cependant, dans beaucoup de cas,
on peut éviter l'application directe de celte méthode (parfois pé-
(') Am. J., XII p. 1-60, ii5-iGo; 1S89 (Ternariaiits) ; voir aussi, pour ce qui
est du domaine ternaire, I^rungate, Quart. J., XXV, p. i55-t8i; 1891.
Cambr. PJiil. Trans., XIV, p. 409-466; 1889. (Quaternariants).
(^) Voir plus haut, p. 191, note('). Une pareille extension a été faile, en sui-
vant une autre voie, par Grassmanx, Math. An/i., VII. p. 538-548; 1878, et par
CiiuisTOFFEL, Math. Ann., XIX, p. 280-290; 189'?.
(^) Le premier est dû à Clehsch et Gordan : Math. Ann., I, p. 57-89; 1869.
Le cas de C^ admettant 168 substitutions a été examiné par Gordan dans un tra-
vail mentionné à plusieurs reprises {Math. Ann., WII, p. 359-379: 18S0).
MELANGES. ,„i
nlhlc), (le sorle (jue la Iransformalion elle-même passe à Tiinii-re-
|)lai).
On reconnaît facilement qu'il existe un grand nombre de pro-
blèmes conduisant a /?r/o/7 à une pareille forme invariantive qui
laisse entrevoir le caractère d'invariance des formes données ou
de certaines fonctions de celles-ci.
C'est le cas de la représentation typique donnée en premier
lieu (i85i) par Ilermite (')pour les quintiques et, en général,
pour les formes binaires d'ordre impair; les nouvelles variables
sont, comme on sait, deux covariants linéaires.
Clebscb et Gordan (-) ont étudié (1867) en détail la repré-
sentation typique d'une quintique en suivant la voie tracée par
Hermite^ en particulier, ils ont tenu compte des cas spéciaux
qu'entraîne l'évanouissement de certains invariants, fis ont pré-
senté une étude analogue pour la sextique. Leur Mémoire montre
clairement comment l'on peut, en faisant usage d'identités symbo-
liques, éviter l'application directe des substitutions.
Lindemaun (=*), dans ses recherches sur une certaine forme
type C,i, a observé que cette forme, considérée comme forme
ternaire à trois variables quelconques, pouvait être caractérisée
par l'évanouissement d'un certain covariant. L'interprétation
géométrique de ces relations le conduit aux éléments de la théorie
de Vapolai ité (voir plus loin, II, D. b.).
Quant à la représentation typique des formes binaires simulta-
nées les plus simples, nous devons mentionner les recherches de
Bessel (*) et de Harbordt (•^).
Hermite(^) avait déjà présenté un cas intéressant par sa re-
marque que deux formes binaires cubiques, considérées comme
dérivées premières d'une forme biquadratique, avaient une repré-
(') Cambr. and Dublin Math. J., IX. p. 172-217. Voir à la p. iSd {Bull.,
XVIII J le Rapport.
(') Annali {2)., \, p. 3,3-79. Comparer à cela l'exposé dans Gordan : Voiie-
sungen, II, §§ 24, 29. — Gordan en fait une application à l'équation modulaire
(lu 6" ordre de Jacobi. Annali (2), I, 367-372; 1867.
{')Bull. Soc. Math., t. V, p. ii3-i26; 1876; t. VI, p. r9')-2o8; 1878.
(*) Math. Ann., I, p. 173-194; 1869.
(') Math. Ann., I, p. 210-224; 1869.
(') Journ. fiir Math., LVII, p. 371-37.V, 1860.
Bull, des Sciences mathéni., j' série. I. \I\. (Mni i8()5.) 8
IÛ2 PUHMlî:UH PAUTIK.
sentalion ly|)l(|ii(' Ires simple. Cnylcy (') basa là-dcssiis sa Lrans-
formaùon du Iroislcmc ordre de l'inlégrah; elliplique de première
espèce.
Glebsch (-) cL plus tard Guodelfinger (■') ont développé celte
remarque de Hermite.
Lindemann ('•) parvint ensuite à montrer que, d'une façon ana-
logue, on peut considérer trois formes binaires biquadratiques
comme dérivées secondes d'une sextique.
C'est encore à Hermite {■') que l'on doit le premier exemple
analogue dans le domaine ternaire; il indique comment on peut
déterminer une cubique ayant comme dérivées premières trois
formes quadratiques données; dans ce cas, les invariants simul-
tanés de ces dernières coïncident avec les coefficients de la cu-
bique. Ce travail justifie aussi l'expression donnée par Sy\-
vester (^) pour le résultant de trois formes quadratiques, considéré
comme combinant de celles-ci.
Gundelfinger reprit la proposition d'Hermite pour en donner
une démonstration très simple ('). 11 en appliqua les résultats
aux transformations quadratiques d'une intégrale elliptique de
première espèce, prise le long d'une courbe plane du troisième
ordre.
Enfin, il convient de mentionner encore la représentation ty-
pique que l'on rencontre dans les travaux de Gordan {^) sur
l'équation du septième ordre admettant i68 substitutions en elle-
même.
La représentation typique à l'aide d'invariants joue un rôle re-
(>) Voir l'exposé donné par Glebsch dans son Trailé : Binàre Formen, § 101.
{') Journ. fur Matli., LXVII, p. 371-380; 18(37.
{') MaLli. Ami., VII, p. 452-456; 187',. — Consuller aussi Wiederiiold,
Math. Jnru, VIII, p. 44'r43'-'-; 1875. Igkl, Monatsh. f. Matk., p. iSç) ; 189',.
{*) Clersoii-Lindkmann, Vorlesiingen, I, p. 900. — Voyez les Dissertations tic
FiuKDUicH, Giessen, 1886, et de E. Mkyeiî, Konigsberg, 1888. Igel a étudié trois
formes /, comme dérivées secondes d'une /., et en a fait une appliciilion à la
transformation d'après Jerrard, d'une é<iuation du cinquième ordre ( Wien. lier.,
LUI, p. i5:)-i8|; 1887).
{■') Journ. fiir Math., LVII, p. 371-37."); 1860.
(*>) Canwr. and Dublin Math. J., VIII, p. 63.
(') Journ. f. Math., LWX, p. 73-85; 1875 et Math. Ann., VII, p. 4i9-'}5i;
(') Malh. Ann., W. p. Ôjg-So?.; i88-.^.
MftLANGKS. loi
mai(|ii;il)l(' (^ ' ) (liins le svslrmc coinplcl des (;oinl)in;uils de deux
lormcs hiiiiiii'cs y,/, '^/^ : miil I i|>li(''s par iiik; puissance convenable;
(Iti i('stillaiil (le/// cl w;/, l(;s types du syslènie (levicnn(;nL ceux du
syslèiuf coinplel (riinc forme; binaire; imiepie d'ordre :>.(^n — i).
L'importance de \\\ représentation typique dans la lh(''0)ie des
sv/vi;i(\s ressortira neMIcmeiit (bins le parai^raplic suivant.
cl. — Dca srzvgies.
\a'. domaïue de rationalité, comme celui des systèmes complets,
nous odVe des movems d'approfondir les relations algébriques
(pii existent entre les diilérents systèmes de formations inva-
riantes. Mais cela ne nous permet de faire rpi'un premier pas. Il
s'agira de nouveau d'établir, dans cbaque cas, l'ensemble de ces
lelations algébriques ou syzygies, c'est-à-dire qu'il faudra encore
fixer pour les premiers membres (ou sjzygants) de ces relations,
la base (ir)ie des syzy gants fondamentaux ; dans ces derniers
les coefficients [)Ourront être des formes fondamentales du sys-
tème des formes proposées.
De ces sjzjgies de première espèce, on passera ensuite à celles
de rang supérieur.
Le problème lui-même est bien défini, lui elTet, tout récem-
ment, Hilbert (-) est parvenu à montrer que les syzjgies de
chaque espèce constituent un système complet et que la chaîne
des syzjgies est limitée.
Dans ces recherches, d'un caractère purement expérimental,
les résultats [)artiels obtenus dépendent en picmie're ligne de
(') Voir te Mémoire de Sthoh «hins les Math. Ann., XWIV, p. 32i-3.3i ; 1889.
Dans son Cours (hiver i8i)i-9'2) Klein a in(!i(|ué une anLre représentation ty-
pique, d'une forme binaire /. La forme/, multipliée par son discriminant, peut
être ramenée au t} pe | a^.-^- )v^,j. [.
liappclons encore la représentation typi(|uc des intégrales elliptiques (et abé-
liennes) telles i\\\c l'a introduite Weierstiass, et développée ensuite par Klein et
ses élèves. Voyez, par exemple, les travaux de Im.kin, Math. Ann., X\ II, p. i.33-
i3S; 18H0, et Leipziger ylOh., 188"). Consulter aussi Bhuno, Am. J., Y, p. i-'^5,
iS8>; Hui'.KiiAiiDT, Dissert. .Munie!», 1S87; Wimi:, .\ova ^cta, I.XII, n" 2, p. /i3-
1 >8, et l'exposé général dans IlALriii-N, Traité des fonctions elliptiques, t. Il,
F'ai-is, 1888.
{' ) Math. Ann., WWl. p. \-'.l-'')?)\; 1890; voir, en [)arti(ulier, p. 53 |.
io4 PREMIKUE PARTIK.
l'habileté de chaque auteur. Nous ne pouvons donc qu'esquisser
à grands traits l'état actuel de cette branche en signalant les prin-
cipales voies suivies parles différents géomètres.
Cajlej (^) et Brioschi ('^) ont étudié avec succès le cas de la
forme binaire /^^ en prenant pour base la théorie des systèmes
associés fondée par Ilermite. Sjlvesteret Hammond complétèrent
plus lard (^) le tableau donné par Cayley pour les sjzygies de
première espèce de f-^. Cependant l'extension de cette métiiode
rencontre de grandes difficultés de calcul; elle n'apprend d'ail-
leurs que fort peu sur la structure des systèmes de syzygies.
Stephanos (^) a tracé une autre voie. Il suit la niélhode sym-
bolique en s'appuyant sur les recherches de Clebsch (^). Pour
les formes binaires il existe un domaine^ celui des déterminants
fonctionnels, à l'intérieur duquel on peut grouper les syzygies.
L'auteur applique ces considérations à l'étude des formes y*c-
Von Gall (^) a développé ce principe des déterminants fonc-
tionnels en le rattachant à l'opération d'Aronhold. 11 réussit ainsi
à abréger les calculs et parvient à déterminer, dans cette multitude
de relations, celles qui sont irréductibles, c'est-à-dire les syzygies
fondamentales.
Perrin (') a donné une méthode plus directe, sans recourir au
(') Mém. II, III, V, VIII, 1867, X' 1878-
(*) Annali (2) XI, p. 291-304*, 1880. Pour le domaine ternaire, \o\r Annali {■2),
XV, p. 235-252; 1887. L'auteur se sert des syzygies pour la détermination de cer-
taines formes canoniques utiles dans la résolution des équations du cinquième
(et sixième) degré.
(^) Sylvester, Am.J., IV, p. 41-62, 1881; en part. p. 58.
Hammond, Am. J., VIII, p. 19-25; i885.
(♦) Comptes rendus, XCVI, p. 232-235, 1 564- 1067; i883.
{'■) Binaere Formen, § 54. Comparer à cela Gord.\n, Vorlesungen, II, ^§ 4,
11. 12.
(') Math. Ann., XXXI, p. 424-'i4o : 1888. Cas de deux formes Z^.
Math. Ann., XXXIII, p. 197-223; 1888. Cas de deux formes/,.
Math. Ann., XXXIV, p. 332-353; 1889. ^^•
Math. Ann., XXXV, p. 63-8i, 1889. Cas d'une forme Z^.
(') Bull. Soc. math., XI, p. 88-107 ; i883. C. /?., XCVI, i883, p. 426-430, 479-
482, 563-565, 1717-1721, 1776-1779; 1842-1845.
Sylvester s'était déjà servi de cette méthode de réduction, Am. J., V, p. 79-139,
1882-1883. — Les formes f^ et f^ ont été examinées encore tout récemment par
d'Ovidio, Palermo Rend., t. VI, p. 225-233, 1892; t. VII, p. i-4; 1893 et Torino
Atti, t. XXVII, p. 535-563, 1892: t. XXVIII, p. ii8-i33, 4 17-451; 1893.
MftLANGKS. io5
calcul SN im1)()1i(|ii(\ mais en siiivanl la voie o;ivcile par Gayley et
Uobcrls. Il hase la formation des .sjzygies sur les sources (pénin-
V(ir/'//i/s) (li;s (ovai'ianls: un péninvariant étant donne, on sait,
(Ml cllcl, (|ue le covariant dont il est la source est détermine et
calculable. En combinant ce principe avec celui des formes
associées, Tauleur parvient à une théorie générale qui permet de
faire le calcul même dans des cas très compliqués. Il a développé
l'application de sa méthode aux casy^ elfa.
Une sjzjgie (de première espèce) étant une relation entre les
formes fondamentales A,, B,, ... d'un système, elle sera, à coup
silr, irréductible si, dans ses termes_, il s'en trouve au moins un
de la forme AB. Ilammond (') a remarqué qu'en effet toutes les
sjzjgies connues (de première espèce) contiennent un pareil
terme binaire^ de sorte que ce dernier peut précisément servir à
caractériser une sjzygie. Cette remarque apporta certaines sim-
plifications dans la formation de sjzjgies nouvelles.
Von Gall (2) rencontra cependant un exemple — la relation
entre les 8 covariants de deux formes //, — qui échappait au
théorème de Hammond. En spécialisant convenablement les coef-
ficients, Stroh (^) confirma ce résultat; par conséquent ce théo-
rème, déduit de l'observation, n'a pas la généralité qu'on voulut
d'abord lui attribuer.
Dans une série ('') de Mémoires remarquables, Stroh a généra-
lisé la méthode des déterminants fonctionnels employée par Ste-
phanos et Von Gall, et il a montré que toutes les syzygies dérivent
de relations entre les composés (CJeberschiebungen) d'ordre supé-
rieur d'un certain nombre de formes.
Si nous considérons les résultats obtenus jusqu'ici, en tenant
compte de ceux qu'a fournis l'emploi des fonctions génératrices.
(') Am. /., VII, p. 3-27-344, 188', ;/^. Am. J., MIL p. 19--5, iS85; /,.
{') Math. Ann., \X\IV, v. p. 332: 1889.
(') Math. Ann., WXVI, p. i.3/i-i56; 1890.
(*) Math. Ann., XWIII, p. 61-108; 1888. ïl i)rend comme exemple la forme/..
(Consulter encore Math. Ann., XWIV, p. 3.5 '1-370, 1890. Le germe de la méthode
se trouve dans son Mémoire inséré dans les Math. Ann., XXXL p. 444-454". '888.
^ipliraliuii au cas/., Malh. Ann.. X\XIV. p. 3()6-3iX: 18)^9. rt XXXVI, P- 262-3. .3,
lof) PKK.MIKHK PAimi:.
nous (lovons reconnaître (jiie la lliéorlo des s^zyj^ies, malgré
Tabonclancc des calculs, n'esL encore.- (|irà sa [)ériode de dévelop-
pement (' ).
Les reclierclies si étendues pour les cas /"i, /*„, et pour les sys-
tèmes simultanés (/., cp.j), (/,, cp,), (/,, o,,), (/., cp,) semblent
bien avoir fourni une limite inférieure exacte; mais, si l'on fait
abstraction des cas ordinaires fiif-^-, cl i f.> (-), on ne possède,
d'une manière certaine, encore aucun système complet de svzv-
gies, même de première espèce.
Les systèmes d'ordre supérieur n'ont j^uèreété traités juscpi'ici;
il en est de même de la recherclie fondamentale qui consiste à
savoir où doit s'arrêter la chaîne des syzygies qui correspondent
à un cas donné.
e. — Méthode tiuméraLlve ; fonctions génératrices.
Les méthodes de Clebsch et d'Aronhold fournissent pour les
systèmes finis une limite siipérleui'C du nombre des formes fon-
damentales. Si donc, par une autre voie, on parvient à déterminer
pour ces nombres une limite iiiférieiire, on possédera à coup sûr
le nombre exact de ces formes lors(|ne ces deux limites se confon-
dront.
Plusieurs géomètres anglais, notamment Cayley et Sylvester (•'),
se sont pro|)osé la détermination de pareilles limites inférieures
en basant leurs recherches sur \di fonction génératrice que l'on
rencontre dans les travaux d'Euler ('•) sur la partition des
nombi-es.
Les premiers Mémoires de Cayley ('') remontent à l'année i856.
(') Ucmarq lions encore que iMac-Mahon a consacré un Mémoire aux syzygics
enlve perpétuants; Am. J., \, p. 149-16S; 18S7.
(^) D'après ma correspondance avec Hiliîkrt, ce dernier a établi le système
complet des (i/|) syzygies d'un système de trois formes quadratiques. Cf. Math.
Ann., XXXVI, p. 534.
(^) Voyez sa Note dans le A/n. /., IV, p. (Ja ; 1881.
(») Jntroductio in Ana/ysin. . .^ I, § 30i.
{') l'oir dans noire Introduction^ Bull., 2" série, XVIII, p. 187 cl 188.
MÉLANUI'S. 107
INIodilirs ( ' ) |>lii> litrd |);ir riiiilciir", ils (oiiiiciil hi Ijiisc de loiilo
iiii(> S('mm(' (le lra\;iii\ (jiic Ton doil à Sylvosl.cf (- ).
( ]()iîsid(''r()i)S, [)ai' (;\(!rï)|)l(î (^•' ), imc (oiuk; hltiairc im kjik; // ayant
les cocniclcMls «'//. La soiii'cc ci> (rim (jiiolconfjiie d(; ses coxailauls
d'ordre ^^\ de degré /el de poids vv -— | (// — ^'), salisCail à l'éqna-
lioM diiréreiuielle eai"ael<''nsli(jne
Oo c)o
ôo
OCp = «0 — '- -}- '2 «1 — -^ -H . ,
. . -\- in,-
_i ,
\)ai ' Oa-i
i^f//
o.
Le problème foiulainenlal consisle à trouver 1(; nombre des
covariants (el invariants incl.) de fi ayant [)Our le degré et le
poids (on pour le degré et l'ordre) des valeurs assignées à l'avance.
Si Ton désigne par ((v : i,j) le nombre des coenicients d'une
source, il suffira, pour résoudre celle question, d'en retraneber le
nombre des relations linéaires et linéairement indépendantes cpii
sont imposées aux coeflicienls de o par l'idenlilé ocp = o. Sj I-
vesler (') a démontré (183:8) d'une manière générale l'hypolbèse
de Cavley, d'après laquelle le nombre de ces relations est égal à
(') IX Mem. Pliil. Trans., p. 17-50; 1870 et X, Mem. l. c, p. GoS-OGi ; 1(878.
(') i^^77) Comptes rendus, LWXIV, p. 2!\i)-2\\, 532-534, 974-97"'> ii»3-)6,
1207-11, 1285-89, 1359-G2, i^j27-3().
Comptes rendus, LXXXV, p. 991-995, io35-39, 1091-93.
1878, PJiil. i\Jag., p 1-12 et Lond. Proc.
Journ. f. Math., LXXW, p. 89-114.
Comptes rendus, hWWl, p. 1437-41, 1491-92.
Comptes rendus, LXXXVII, p. 24^-24'!, 287-289, '\\^i-\'\^, 5o5-5o9,
899-903.
Am. J., I, p. 370-378.
1879, Am. /., II, p. 71-84, 98-99.
Comptes rendus, LXXXÏX, p. 895-396.
i883, Am. J., V, p. 241-250.
I-'rancklin a calculé suivant les iiiéLliodcs de Sylvester les tables des fondions
génératrices des forincs fondanienlales el des syzygies : yl//i. J., t. II, p. 223-201,
293-3o6; 1879; t. III, p. 221-329; 18S0; t. \', p. 2^i-25o; 1882.
Ce même géomètre a léuni les principaux lliéorèmes de Sylvester el de Cayley,
en un exposé publié dans le Am. J., III, p. i28-i5^; 18X0.
(^) Consulter rcxpo?é qu'en donne Bruno dans son Traité, ^ 12.
(*) Phil. Mag., p. 1-12; 1878, et Journ. f. Math., LXXXV, p. 89-114.
Ce métnc lliéorème a encore été démontré par des méthodes les plus diverses :
par Capelli, liom. Ace. Z,.,Mém., XII, p. 1-62; 1881 ; par \ULTiv.\\ii, Math. Ann.,
X\X, ]). 15-29; 1887; par Siwon, Math. Ann., XXXI, p. ^^\i-^'i; 1888; parSiUDY,
Methoden, % 1), p. 187; iS.>t). Elliot a encore étendu les limites du théorème,
London M. S. Proc., XXXIII, p. 298304, 1892 et XXXIV, p. 2i-36; 1893.
io8 PREiMIÈHE PARTIE.
celui des termes de O'Z). Le nombre cheiclié esl donné (') parla
dilTérence A(iv : i, y) :
La fonction gént'ralrice telle que l'a employée Enier peut être
ramenée à la forme réduite (-), puis, après un calcul souvent très
laborieux, à la forme représentative. Cette fonction génératrice
représentative est avant tout une source commuivk pour le
nombre [et le type) des formes fondamentales et des syzygies
de toute espèce.
Franklin a appliqué ce principe à plusieurs exemples. Dans le
cas de la quintique/g, il est parvenu (^) à un minimum de 23 formes
fondamentales, tandis que la méthode de Gordan donne un maxi-
mum de 2.3 formes; dans les deux systèmes, celles-ci se corres-
pondent par ordre et par degré. La question du nombre et du tvpe
des formes fojidamentales d'une quintique se trouve donc entière-
ment résolue. L'auteur passe ensuite aux sjzjgies de L espèce et
parvient à un certain système de 6 syzygies liées entre elles par
une seule et unique syzygie de IL espèce ('*).
En poursuivant les calculs de Franklin, Sylvester (^) examine
le cas d'une série de formes données en déterminant les limites
inférieures du nombre des syzygies de L espèce, prises soit par
groupes, soit dans leur ensemble.
D'après Cayley, la fonction génératrice représentative ne
demande qu'une légère modification pour donner non seulement
(') Dans les Mess., (2) Mil, p. i-S (18-S), Sylakstki! iiidicjuc une règle très
simple pernneLtant de calculer A. Cf. Franklin, Ani. J., II, [>. 187-188; 1879.
(-) Cayli:y a développé le calcul de la fonction génératrice réduite en pre-
nant comme exemple la forme/,; Arn. /., II, p. 71-8/1; 1879. Quanta la fonclion
génératrice représentative, elle semblait d'abord ne pas pouvoir s'appliquer à /,.
Cette difficulté a cependant été résolue par IIammond, Math. Ann., WWl,
p. 255-261: 1890.
( ') Am. J., II, p. 224.
{*) Ces syzygies de H. espèce étaient restées inaperçues par Cayley. 11 en
résulta une erreur dans la conclusion de son II. Meni. (i856) lorsqu'il énonça
qu'une /j ne pouvait admettre un système complet fini de formes fondamentales.
Cons. son VIII. Mem. Phil. 7'rans.. p. ôi.S; 1870.
{') Am. /., IV, p. 'ii-(S,.
MliLANGI':S. ,,„,
les iK)n»l)i('s, mais t'iicori' les formalioris circcllvcs ilcs (ormes lori-
damcntales cl des syzjgics (*).
Lorsque les formes fondamentales sont entièrement connues, la
fonction génératrice représentative permet, d'après Hammond (2),
d'obtenir une limite supérieure du nombre des syzjf'ies de I.
espèce. Il suffira donc de comparer ce nond)re à la limite inférieure
déterminée d'après Sj'lvester : pour les formes (/'^ ety^) étudiées
jusqu'ici, les deux limites coïncident, sauf dansquelques cas isolés.
C'est ici qu'il convient de signaler \e postulat fondamental {^)
de Sylvester, d'après lequel, pour u\\ degré et un ordre donnés
la présence des formes fondamentales exclut celle de syzygies.
Hammond rencontra ('•) cependant un exemple [le cas (5, i3)
d'une forme /y], en contradiction avec ce postulat et reconnut
bientôt {^) que cette exception devait être attribuée à une identité
récurrente qui résulte directement des équations différentielles des
sources
On possède aussi des fonctions génératrices plus spéciales qui
correspondent à certaines classes particulières de formations
invariantes, tels que \qs perpétuants (") de Mac-Malion.
Dans le domaine binaire, Jordan et Sjlvester ont établi des for-
mules pour les limites supérieures du degré et de l'ordre des for-
mations invariantes. Le savant géomètre français (') part des
relations entre les covariants du troisième degré, en s'appuyant
(•) Il en est de même de la Fonction génératrice réale de Cayley (X. Mem.).
Voir aussi la remarque de Sylvester dans le Am. /,, IV, p. 07.
(^) Am. 7., VIII, p. 19-25; i885. Consulter par le cas/^ : Am. J., VII, p. 327-34îi;
et pour celui du système (/j, cp, ) : Am. /., VIII, p. i38-i55; 1886.
(^) Franklin en donne un exposé dans le Am. J., III, p. i3o-i32.
(*) London Proc, XIV, p. 85-88; Am. J., V, p. 218-228; i883.
Voir les remarques de Cayley : London Proc, XIV, p. 88-91; Hopk. Cire, II,
p. 85-86, i5o, III, p. i3 (i8S3 et 188/,).
(') Voir son second Mémoire cité.
(«) Am. J., VII, p. 2G-47; '^*^^- Hammond, Am. J., VIII, p. 104-126. Voyez àd^ns
ce Rapport le § II, C, a, a.
Sthoh a développé ces recherches à l'aide de la méthode symbolique; les résul-
tats auxquels il est parvenu ont une forme très simple v. Math. Ann. XXXVI
/.c.,§§10, 11.
(') J. de Liouville (3), II, p. 177-233; 1H76 et t. V, p. 345-379; 1H79. Fot/' aussi
ses Notes àdiUs les Comptes rendus : t. LXXX, p. 875-877, 1160-1161 ; 1875; t. LXXXI,
p. 495-498; 1875; t. LXXXII, p. 269-270; 1876; t. LXXXVII, p. 202-204; i^T^-
Le premier Mémoire conlienl un exposé général de la théorie de Gordan.
110 PREMIÈRE PARTIE.
csscnLicllcmcnt sur le j)roccdé de Gordan. Les li/niles oblcniics
par Jordan sont icellemenl alteinles, coinnie le monlre le tableau
de Sj'lvester et Franklin (' ).
De son côté S}'lvester nous donne (-), sans démonstration, des
formules analogues à celles de Jordan, mais ne conlenant que des
facteurs numériques rationnels; par contre les limites obtenues
sont plus élevées. Nous lui devons encore un procédé {^) per-
mettant de déterminer la limite inférieure du nombre total des
formes fondamentales d'une forme donnée d'ordre pair.
Il nous reste, pour terminer ce Chapitre, à citer l'extension, aux
formes à plusieurs séries de n variables, du théorème de Gajlej et
Sylvester sur le nombre des formations (du domaine binaire) d'un
ordre et d'un degré donnés et linéairement indépendantes. Ce
problème de haute difficulté a été abordé et développé par Ca-
pelli (^•) dans une série de beaux Mémoires. Mais c'est à De-
ruvts ('*) que revient le mérite d'avoir résolu entièrement cet
importante question. (A suivi-e.)
(') Am. J., II, p. 223-25i.
(^) Proc. of London, WVII, p. ii-i3; 1S78.
(') Comptes rendus, LXWVI, p. i437-i'i4'> i^^iil*)'-» i^iq-iS^-j.
(') Fondamenti di iina teoria générale délie forme algebriclie, Mem. Rom.
Ace. L..I XII, p. 1-72; 18S2, [oir les dévcloppenicnts de la Batt. G.. X\,
p, 293-3oi; 1SS2; el, pour certaines formes spéciales, le t. XIX, au Batt. G.,
p. 87-1 iG. Consulter Mem. Rom. Ace. L., t. XV, i883, et Batt. G., XXI, p. 343-35Ô;
i883.
Une pareille extension se retrouve dans le traite de Study, Methoden, p. 100.
Voir aussi Stuoii, Math. Ann., XXII, en pari. p. 4o3; i883.
(■■) Théorie générale..., 1891, Ch. VII. Bull. Belg. (3), XXI, p. '|37-'|,')i ; 1891.
Voj-ez plus loin : § II, D., a.
>©^
BULLETIN BIBLIOGUAIMIIOUK. m
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à plusieurs variables. In-S", 62 p. r fr. 5o r.
COMPTAS HKMniS K'V ANALVSHS. ni
C()Mi>Ti:s in:i\i)i]s i:r an\lysi:s,
IŒVUIî: lUIiLKHiflAPIlIQUIî:.
« Die; rinin(ll;t<T(;ii der (leomctrif! siiul càii
(iebiet, dcssen IJe.irboitiinf^ srlnvi(;iig iiiul.
sagen wir es ofroti, ziomlilich iiruliiiikhar ist ».
LiK.
Fondamcnti di Gcomctria a pià dimensiord a piii specie di iinità rettilinec
esposti in forma elementare. Lezioni pcr la Sciiola di magistero in Male-
matica di Giuseppe Veronese. Padova, Tip. del Seminario, iSqf, p. xlviii-
63o.
Grundzûgen der Géométrie von melireren Dimensionen iind mehreren Arten
gradlinigcr Einheitcn in elementarer For/nentwic/œlt von (jivseppeYeho-
NESE. 3Iit Genehmlgung des Ver \ assers nacli einer neuen Bearheilung des
Ori'^inals àbersetzt von Adolf Schepp. Leipzig, B.-G. Teubncr, 189 j, p. xlvi-
Le but que se proposa IM. Veronese, lorsqu'il ébaucha l'Ouvrage
dont nous allons nous occuper, est celui de poser la Géométrie des
espaces linéaires à un nombre quelconque de dimensions sur des
bases aussi solides que celles sur lesquelles s'élève la Géométrie
d'Euclide. Pour l'atteindre, il s'est proposé de généraliser les pro-
cédés en usage pour les formes géométriques de première,
deuxième et troisième espèce; en conséquence, il a été entraîné à
soumettre à une revision complète, tout notre système géométrique
et tandis qu'il faisait cela, il arriva à des conclusions dignes d'in-
téresser même ceux qui pensent que l'espace, que nous percevons,
est le champ d'investigation dans lequel doivent rester les géo-
mètres. En particulier, M. Veronese a été amené à analyser, à la
loupe, le groupe de vérités non démontrées, sur lesquelles s'élève
notre Science géométrique. Cette entreprise, quoiqu'elle ait
mené à des résultats tout à fait originaux, n'était aucunement
(') Dans le compte rendu suivant nous ne faisons aucune distinction entre
l'original et la traduction, parce qu'ils sont, dans le fond, identiques, car la tra-
duction contient seulement quelques courtes additions et un certain nombre de
cbangements de détail.
Bull, des Sciences nialhéin., ■>.' série, t. \I\. (Juin 189J.) 9
Mî PUEIVIIËUE PARTIE.
nouvelle. On sail, en efTet, fjii'urie des critiques |)lus graves cl
jusliliées (ju'on l'ail aux. Eléments d' EucUde, est qu'à la base des
raisonnements qui sont là exposés, on trouve, en dehors d'un
certain nombre d'axiomes honnêtement exposés, beaucoup
d'autres non expressément déclarés et dont le lecteur doit per-
cevoir la vérité à l'aide d'expériences personnelles. On sait aussi,
qu'à ôter cette imperfection de ce célèbre traité ont travaillé des
innombrables habiles géomètres, qui se sont proposé : i'* de
déterminer toutes les données qu'on est forcé de déduire de l'expé-
rience, si l'on veut démontrer rigoureusement tous les théorèmes
d'Euclide; 2"* d'en réduire le nombre au minimum ; 3" de cher-
cher s'il est possible de le substituer par d'autres plus évidents.
Il nous est absolument impossible de décrire tous les efforts
faits dans cette direction et les résultats auxquels ou est arrivé, car
une telle description embrasserait toute l'histoire de la Géométrie
élémentaire. Au contraire, ce qu'il est nécessaire de remarquer
est que l'analyse des propositions indémontrables qui sont le
fondement de la Géométrie euclidienne, lorsqu'elle est menée
jusqu'au but, fait arriver inévitablement aux sources les plus éloi-
gnées, aux racines mêmes de la pensée mathématique. Cette ana-
lyse, d'un côté, fait parvenir et même aller au delà de la ligne de
séparation entre mathématique et psychologie, d'un autre côté,
mène à un grand domaine d'études, qui embrasse la Science du
nombre et la Science de l'extension figurée et dans lequel un
espace très considérable est occupé par cette Science, que Grass-
mann a, le premier peut-être, aperçue et certainement étudiée
méthodiquement en l'appelant Ausdehnungslehre.
Ces remarques expliquent pourquoi le livre auquel est dédié
cet article, quoiqu'il ait un but exclusivement géométrique (voir
son titre), s'ouvre par une longue introduction qui entre, plus ou
moins profondément, dans toutes les parties des Mathématiques;
elles expliquent aussi pourquoi ce livre, quoiqu'il soit adressé
aux mathématiciens de profession, pourrait paraître, à ceux qui
voudraient le juger d'après les premières pages, comme un essai
de rapprochement et peut-être de fusion des Mathématiques et de
la Philosophie ; c'est un système qui a joui d'une grande faveur
dans l'âge d'or de la Philosophie grecque, mais qui, à présent, est
mort (on peut dire que c'est Euclidc qui l'a enseveli) et auquel
COMPTES lUÎNDUS ET ANALYSES. n5
M. Vcroncsc ne vcul aucunement essayer de donner une vie
nouvelle.
Pour (Icuioulrer in(;xisLanl le défaut que quelque eri tique pour-
rait trouver dans ce (jue l'auteur a choisi comme hases de ses
investij^ations, des idées hien plus générales et ahstraites que
celles qu'on emploie dans la Géométrie, il est suffisant de remar-
quer que tirer le cas particulier du cas général est conforme aux
règles de la logique la plus saine, que d'ailleurs ce procédé est
recommandahle dans le cas actuel, car il permet de concevoir
clairement par quels caractères nos figures géométriques se dis-
tinguent d'autres formes plus générales que notre esprit peut
imaginer. Un raisonnement plus long n'est pas nécessaire pour
tranquilliser les mathématiciens qui, lorsque apparut le livre de
M. Veronese, sentirent se réveiller les craintes (surgies à cause
des mémorables publications de M. George Cantor) d'être obligé
d'introduire la Philosophie dans le cycle ordinaire de leurs occu-
pations, car il est évident que quiconque veut pousser jusqu'au
but l'analyse de toute notion mathématique est amené à la con-
statation de l'acte de penser et à s'occuper après des concepts
primordiaux ai unité ei pluralité, A^ avant et après, et semblables,
comme fait notre auteur, qui d'ailleurs exclut (comme étrangère
à son but) la recherche de Forigine psychologique de ces idées.
La discussion des principes fondamentaux de la Géométrie a
deux faces : l'une, exclusivement scientifique, l'autre en quelque
sorte pratique, car elle se rapporte à l'enseignement élémen-
taire ('); elle mène à la question de l'existence des quantités
actuellement infiniment grandes ou infiniment petites et aux pro-
blèmes qui ont donné la vie à la Géométrie non euclidienne. Par
conséquence, M. Veronese dut s'occuper dans son livre, de
presque toutes les questions les plus épineuses et débattues
qu'agitent les mathématiciens il'aujoux^d'hui ; cela prouve que du
livre, dont nous parlons, doivent s'occuper tous les savants comme
le mérite tout fruit d'investigations persévérantes et conscien-
(') A ce propos, il est bon de remarquer de M. Gazzaniga, professeur au Lycée
de Padoue, s'occupe maintenant, sous la direction de M. Veronese, à appli(|uer
a l'enseignement de la Géométrie élémentaire les idées exposées dans les Fonda-
nienti.
ii6 IMUiMIKIUi 1>AUT1E.
cieuses, toul livre où soiil courageusemeriL allaqués et Lrancjuil-
lement traités des j)rol)lèines que les géomètres et les analystes
rencontrent dans leur travail de chaque jour.
Un reproche, qu'on peut raisonnablement faire à M. Veronese,
est celui de n'avoir pas tenu un compte suffisant des difficultés
que le lecteur aurait trouvées à suivre son exposition où chaque
problème est considéré d'après tous les points de vues possibles;
c'est un reproche qui est presque une plainte, car le système
d'exposition qu'il a adopté rendra certainement plus petit le
nombre de lecteurs que les Fondamenti auraient le droit d'at-
tendre.
Une analyse complète et détaillée de l'Ouvrage de M. Veronese
nous ferait aller au delà des bornes fixées à cet article (*); qu'il
nous suffise donc de donner, aux lecteurs du Bulletin, une idée
de la méthode choisie par l'auteur. A cet effet, remarquons que,
dans la préface, il s'est étendu à exposer ses idées sur les crité-
riums auxquels on doit rester attaché dans le choix des axiomes
et des postulats, sur les conditions auxquelles ils doivent satis-
faire et même sur les méthodes qu'on doit préférer en étudiant les
propriétés plastiques de l'espace (-). Dans le texte, pour arriver
(') I^lus de détails se liouvent dans deux remarquables articles sur les C/v^/u/-
ziio-e, signés A.-lil.-H.-I.., et publiés dans le journal anglais Nature (20 et 27 sep-
tembre 189 '1 ). /
(■') Pour mieux éclaircir la manière d'envisager ces questions, adoptée par
l'auteur, nous lapportons les lignes suivantes qu'il écrivit ailleurs :
« Ou donne le nom de postulat à toute proposition logiquement possible,
mais qu'on ne peut pas dériver de ce qu'on a déjà admis. De ce caractère du
postulat découle le problème scientifique des principes des Mathématiques pures,
qu'on peut énoncer en peu de mots, comme il suit : a. Étant donné un système
complet de postulats A, B, C, I), ..., pour les formes (grandeurs) mathématiques
abstraites ou pour une classe de ces formes, lequel de ces postulats est en con-
tradiction avec les autres? S'il ne l'est pas, est-il indépendant, c'est-à-dire peut-on
tirer des autres ce postulat ou bien la proposition contraire? Et si un des pos-
tulats, par exemple D, est indépendant des autres, en le substituant par un
autre D,, aussi possible avec les autres A, B, C, ..., ciiiel est le système de pro-
priétés auxquelles on arrive en conséquence?... l*our caractériser la Géométrie,
il est nécessaire d'ajouter: b. La condition essentielle de la Géométrie est la com-
préhension de l'espace; c'est-à-dire les postulats géométriques doivent exprimer
des [jropriétés intuitives ou telles qu'elles ne contredisent pas logiquement les
propriétés intuitives nécessaires pour définir la forme qui correspond au champ
de notre observation extérieure .» G. Vkhonfse, Ossennzioni sui principii délie
Geometiia. {Atli c Meniorie délia If. Accadeinia di Padoat. l. \, 189 '|.)
I
I
I
CO.MPTHS HKNDUS MT ANALVSKS. 117
au j;i()M|)(' (le V(''i'il('s g(''onu' I ri(|ii('s piiiiioidialc^ aii(|ii(;l il «loiiiia
la prrfi rriicc, il commence par exposer de siinplcs icmaivpies
empiriques cl il les Iradiiil m a 11 Lan l de postulais, don L il démo 11 Ire
rindépeiidance miihi(dle ; eerlaines lois, il les suhstilue f)ai'
(Taiilrivs, douées criincî ('évidence plus grande, loujours il fait rcmar-
(|uer les axiomes (pi'exigcnL les appliealions pratiques usuelles,
linlrc les nouveaulés cpi'on apprend du Iravail de M. \ eronesc,
nous fixons rallention du lecteur sur rex[)Osition des principes de
la Géomélrie pour un espace lout à Tait général, c'esL-à-dire à un
nombre actuellement infini de dimensions; les considérations
originales sur le postulat d'Arcliimcde qui ont amené à la décou-
verte d'une classe nouvelle d'élres analytiques (') et à la conclu-
sion que, même en le niant, on peut arriver à établir une bomo-
grapbie entre les points de deux droites; ensuite les remarcjues
sur le mouvement (jui mènent l'auteur à conclure que la Géométrie
est indéj)endante du mouvement effectif; les observations sur les
postulats du plan et de l'espace à trois ou à n dimensions f|u'il
tire des postulats sur la droite, du postulat sur la parallèle unique
(définie sans avoir recours au plan) et, enfin, du postulat sur
l'existence d'un point en dehors de la droite, du plan, etc.; ajoutons
encore que l'auteur est arrivé à prouver des axiomes que beaucoup
de géomètres ont admis, implicitement ou explicitement, sans
démonstration.
Gomme tout ce qui précède est insuffisant à faire connaître le
plan général de l'Ouvrage de M. V^eronese, nous croyons bon d'en
traduire ici la Table des matières :
Introduction. — Principes fondamentaux des formes ma-
thématiques abstraites,
Chap. 1. Notions et opérations communes. 11. Premières pro-
priétés des formes mathématiques abîstraites. 111. Le nond)re dans
sa première formation. Les nombres naturels. IV. Des systèmes
d'éléments en particulier de ceux à une dimension. V. La forme fon-
damentale. VI. Les segments finis, infiniment grands et infiniment
(') Gomparer T. I.kvi-Civma, Sugli infiniti cd injinilesinii attuali ({unli
elemcnti analitici. { Atti dcl H. Istitulo Veneto, L \\ dr la 7'' série.)
ILS PlUiMlEUK PAHTIIÎ.
peliLs, indcfiniiiicnl grands et indéfiniment pcLils, Les nombres in-
infinis. Vil. Formes à plusieurs dimensions. Ensemble de toutes
les formes. Grandeur extensive et grandeur intensive d'une forme ;
appliealions à la forme fondamentale. VIII. Les nombres réels,
relatifs et absolus, positifs ou négatifs. IX. Considérations finales
sur la forme fondamentale.
Pue M il: RE Partie. — La droite, le plan et ^ espace à trois di-
mensions dans l'espace général.
Livre L — Les droites et les figures rcctilignes en général.
Ghap. I. Les droites et les figures rectilignes en général. Axiomes
et hjpolhèses.
Livre H. — Le plan. Ghap. L Le faisceau de rayon et le plan
euclidien. II. Le plan complet (ou de Riemann). III. Autres con-
sidérations sur les systèmes géométriques d'Euclide, de Lobat-
chewski et de Riemann.
Livre III. — L'espace à trois dimensions. Ghap. L L'espace
euclidien à trois dimensions. IL L'espace complet à trois di-
mensions.
Seconde Partie. — V espace à cjuatie et à n dimensions dans
l'espace général.
Livre I. — L'espace à quatre dimensions. Ghap. L L'espace
euclidien à quatre dimensions. IL L'espace complet à quatre di-
mensions.
Livre H. — L'espace euclidien à n dimensions. Ghap. L L'es-
pace euclidien à n dimensions. IL Les opérations de projeter et
sectionner dans l'espace 8,^. Application de ces opérations à
l'étude des configurations d'un nombre fini d'éléments dans chaque
espace S„(^/-^'^') (')•
(') Dans ce Cliapilre on trouve une partie de la matière du IMcmoirc bien
connu, que M. Veroncse a fait paraître en i8<S2 dans le tome XIX des Mathe-
/nat esche Annalcn.
COMPTIiS IIKNOUS KT ANALYSES. m<)
APPEJVDICKS.
Cependant de celle l'able, on n'apprend pas fpi(î rOiivra<^(' (h;
M. Vcronesc non senlemcnlapporte de rcmar(piablcs conlriljulions
à la niélliodoloi^ie nuilhénialiciiic, mais fait aussi avancer la Géo-
niélricnon euclidienne synllicliqne et la Géoniélrie pure à plusieurs
dimensions. Elle ne signale même pas la partie historique et cri-
tique que renferment les Appendices et ([ui est, selon nous, douée
d'une valeur hors ligne; elle prouve que M. Veronese a commencé
à rédiger son travail après avoir profondément réfléchi sur toutes
les publications antérieures analogues; cela prouve que les Fon-
damenti ne sont pas un de ces travaux qu'on détruit par quelques
lignes de critique de détail, ils sont, au contraire, une mine riche
de noble métal qui récompense quiconque veuille le labourer.
Ajoutons que l'indépendance avec laquelle M. Veronese a jugé les
travaux des morts ôte à sa critique tout caractère de personnalité,
lorsqu'il s'occupe des productions de nos jours; en conséquence,
ses jugements seront généralement acceptés avec celle tranquillité
avec laquelle on apprend les arrêts prononcés au nom de la vé-
rité. Par cela nous n'entendons pas accepter, sans exception,
les opinions de M. Veronese; en particulier, nous sommes, bien
plus que lui, favorables à la logique mathématique ('), dont seu-
lement, à l'avenir, on pourra déterminer exactement la vraie
valeur, et qui attendit jusqu'à nos jours à se développer, peut-être
parce que, auparavant, les notions mathématiques étaient moins
étendues, les recherches moins compliquées et abstraites, tandis
que les exigences sur la" rigueur étaient infiniment moindres.
Gl]NO LORIA.
(') Comp. le Tome précédent du BuUelin, première Partie, p. 107-112.
iw ' l'UiiMiKui: PAirnr:
(^ii.vuLi:s lIliiNUV. — Amuaiii bi: la tiikoiui!: des ponctions kllii'Tiqles, ù
l'usage des candidats à la licence es Sciences Riathématiques. 126 p. in-S".
Paris, Nony et (V\ 1H9").
Voici lu) petit Livre appelé, cro}'ons-nous, à rendre de réels
services à ceux qui désirent acquérir une connaissance rapide des
fondions elliptiques.
« L'étudiant, nous citons l'auteur, l'étudiant qui, pour la pre-
mière fois, ouvre un traité des fonctions ellipli(pies est souvent
rebuté par la multiplicité des formules et l'abondance des calculs,
dont il n'aperçoit pas toujours le but. Mettre en relief les idées
principales, signaler nettement l'objet qu'on se propose, éviter
les longues transformations algébriques qui ne servent qu'à le
masquer, telle est la pensée qui a présidé à la composition de cet
(3 pu seule. ))
Le Livre de lAL Clmiles Henry, divisé en quatre I^arties, met le
lecteur au courant des perfectionnements modernes que la science
doit à d'illustres maîtres, et en particulier à M. Weierstrass.
La première Partie est consacrée à l'étude des périodes et des
propriétés générales des fonctions doublement périodiques, envi-
sagées du point de vue de la théorie des fonctions d'une variable
complexe.
Ces généralités trouvent leur application dans la deuxième Par-
tie. Il s'agit maintenant de prouver l'existence effective des fonc-
tions elliptiques. La plus simple est la fonction pu. M. Ch. Henry
la définit par une série à double entrée qui met les pôles en évi-
dence. Ce mode de représentation est, comme on sait, éminem-
ment propre à faire ressortir les propriétés les plus essentielles
de pu et des fonctions ^u^ du qui lui sont associées.
L'incontestable supériorité de la fonction p u ne doit pas faire ou-
blier les services qu'ont rendus les fonctions elliptiques sn, en, dn,
autrefois introduites dans la science par Abel et Jacobi. M. Gh. Henry
consacre la troisième Partie de son Opuscule à une étude succincte,
mais suffisante, de ces fonctions, qu'il fait dériver de pu.
Enfin, il est indispensable de savoir comment s'elTcclue le calcul
pratique des fonctions elliptiques. Cette question est traitée dans
COMPTES KKNDIJS MV ANALYSES. 171
l;i (|iialrirni(' et dcruirrc Partie, on s'inlrodiiiscnl loul, naliii'cllc-
iiKMil l(vs lonclions 0 do .lacol)!.
()n voit ('oinhicn csl simple cl claire l'ordonnance du livic (jiic
nous analysons.
L'aiileur le présente comme nn simple abrégé de la magistrale
théorie des fonctions elliptiques cpie M. Camille Jordan a exposée
dans la deuxième édition de son Cours d'Analyse. (]elte décla-
ration modeste ne doit pas être prise trop à la lettre. La part cjui
revient en [)ropre à INI. Cli. Henry n'est peut-être pas aussi insi-
gnifiante qu'il afFectc de le dire. Nous citerons, par exemple, une
solution, qui nous a paru nouvelle, du problème de la transforma-
tion des périodes; une élégante démonstration de la formule qui
donne p{if + r) en fonction de pu, j)i', p'u, p'ç; un développe-
ment de la théorie des fonctions sn, en, dn, qui n'était qu'en
germe dans le cours de M. Jordan.
D'ailleurs, si M. Ch. Henrj a suivi fidèlement son guide,
nous n'avons aucune envie de le lui reprocher; il n'en pouvait
choisir un meilleur. Nous serions plutôt tenté de regretter qu'il
n'ait pas toujours imité la parfaite rigueur de son modèle. L'au-
teur, c'est lui qui nous en a fait la confidence dans son Avant-
propos, offre au public un résumé qu'il avait écrit pour son usage
personnel, afin de mieux s'assimiler la moderne théorie des fonc-
tions elliptiques. Préoccupé surtout de faire ressortir les grandes
lignes du programme qu'il s'était tracé, M. Gh. flenrj n'a pas
toujours évité les négligences de détail. Quoi qu'il en soit, son
J^ivre, concis sans être sec, sera lu sans fatigue et sans ennui;
c'est un mérite, qui, même en Mathématiques, n'est pas à dé-
daigner. L. Raffy.
r^<sr»
127. PRHMIKUK PAHTIK.
MELANGES.
REMARQUES SUR L'INTÉGRATION DES ÉQUATIONS LINÉAIRES
AUX DÉRIVÉES PARTIELLES;
Pau IV[. Kmile BOHEL,
à Lille.
ConsidéroDS une équation linéaire d'ordre quelconque /?, à n
variables jt,, x^, .«., x^ et à coefficients analytiques. Nous
supposons 1 équation résolue par rapport a la dérivée—— et les
coefficients liolomorplies au voisinage du point analytique JC, =<r/,,
Xo = «25 . . . , Xn= (^/i- On sait qu'une intégrale de l'équation est
parfaitement déterminée, si on la suppose holomorplie au voisi-
nage de ce point, lorsqu'on se donne les valeurs o^^ o-y, . . . , o^
j dz d^z dP-^z ,
de Zf - — ) —Y, • ' ■■) y-jjiri pour x^ = cif ; ces valeurs sont nécessai-
rement des fonctions liolomorplies de Xo, x^j . . . , jr„ dans le voi-
sinage de X2=^ci2j . . . ., x,i = a„. 11 est clair qu'on obtiendra toutes
les intégrales de l'équation donnée holomoj'plies en quelque
point en prenant de toutes les manières possibles :
i"Le point analytique a,, «2, ..., a,i'^
2" Les fonctions cp<, cpoj • • • ? ^p des p — i variables X2-, x^, . . . ,
x„, assujetties à être liolomorphes dans le voisinage de^2=<^25 •••>
X/i = Ct/i .
Nous nous proposons de rechercher une formule qui représente
toutes ces intégrales ; cette formule pourra donc représenter toutes
les intégrales de l'équation proposée, sauf celles qui ne sont liolo-
morphes dans aucune région du plan. Pour une classe étendue
d'équations, signalées par M. Picard, et qui n'admettent pas
d'autres intégrales que des intégrales analytiques, la formule
trouvée représentera toutes les intégrales sans aucune restriction.
Considérons une intégrale quelconque Z, correspondant au
point ai , «2, . . . , a,i et aux fonctions o, , cso, . w . , '-Dp. Donner ces
fonctions, c'est donner les valeurs pour j:, = «,, X2=cf2', • • •,
x,i=^a,i de toutes les dérivées de .3, prises moins de p fois par
rapport à jc, . Nous désignerons par a,, 7.2, . . . ces valeurs rangées
MIlLANGHS. ,a3
triiiK' niimirrc (|ii('l(()iu|iit;, en supposmil sinij)lc'in('iil, (luc Tordre
lolal (le (l(5riv;ili()ii de 3 n'iiille pas en dirninuiniL dans eellc suiu;.
Désignons j)ar /•,, i-.^^ ... les valenrs ponr ./;, = <'/,, ...,
ar,t=z a,i des déiivées de la fonelion
/ ^ _ xx — a\ \ / j _ -^2 — a-i y . / , _ ^n — an \
prises au plus /; — i fois par rapport à x^ et supposées rangées
dans le même ordre qne a,, 7.2, ....
II est clair que les fonctions ca,, C92, . . -, Op étant liolomorphes
dans le voisinage de ^<=:«< , . . ., Xa^=-cin-, on peut donner à /• une
valeur /' telle que Ton ait, au moins à partir d'un certain rang k
a>|a/.|.
Nous donnerons à /' une valeur fixe /' supérieure à /'.
La valeur de /' étant ainsi choisie, calculons, par la méthode de
Cauchy, le développement en série de l'intégrale de l'équation
proposée dont les dérivées partielles, prises au plus/? — i fois par
rapport à Xs-, ont pour valeurs r< , /'o, ..., pour ^^ = a,, . . .,
Xn=^cin' Cette intégrale est unique et déterminée; son développe-
ment en série se présente sous la forme
(l) 2 = /'i^];i+ /'2'1'2-H- • •>
d»,, '^21 • ' ' étant des fonctions de ^,, ^o, . . ., x,i liolomorphes
dans le voisinage de a^ , «o? • • • • De plus, ce développement (que
nous supposons obtenu en regardant /', , /'o, . • . comme des indé-
terminées et calculant, au mojen de l'équation donnée, les autres
dérivées de z) est convergent lorsqu'on remplace /*<, /'o, . . . par
leurs expressions en fonction de r et tous les termes des '^ par
leurs modules, pourvu que les modules àe x^ — «,, . . ., x,i — a,i
soient suffisamment petits; il est même uniformément convergent
si l'on suppose ces modules inférieurs à des nombres fixes que
l'on sait déterminer.
Regardons /•,, z^, . • . comme des fonctions déterminées de /•
et considérons la fonction Q(^^, x^-, . - . y x,i\ ct^^ ao, . . • , ci,i', f, a)
définie par la relation
0 = /'l'Ii cosa + /'2'^2 co5 2a -+- r^'b^ cobj x -h. . . .
i2i PKKJMIÈHE PARTIE.
Il est clair que, «i, n.^^ . . ., ct„^ r ayant des valeurs données,
.r, — <7(, . . ., x„ — On des modules inférieurs à des limites que
Ton peut fixer, et a étant quelconque, mais réel, la série mul-
tiple à /? 4- I indices et à /? -f- i variables
G = SAa,,a, a,,,/. (-2^1— «i)^'. --{oOn— a^Y^n rosÂa
est absolument et uniformément convergente.
Posons maintenant
/(a) = — cosaH cos2a H cos3a -i-. . . .
•^ ^1 r2 /'a
J^a série /{ol) est absolument et uniformément convergente
diaprés la manière dont a été choisi /', et l'on a visiblement
au
Je dis que le second membre de celte égalité est précisément
l'intégrale Z que nous avions choisie arbitrairement. Il est clair,
en effet, d'après la manière dont nous avons obtenu le développe-
ment (i), que l'intégrale de l'équation proposée, définie par les
valeurs initiales des dérivées
«i, ao, . . .,
est précisément
ai -j/i -H «2^2+ • • . •
J^a convergence absolue et uniforme de ce développement est
assurée par les relations d'inégalité qui cxislent entre les r et les a.
Remarquons, d'autre part, qu'il résulte de ces relations que la
fonction y(a) est une fonction paire, admettant la période 2 r: et
ayant, dans cet intervalle, des dérivées de tout ordre; c'est une
fonction complexe delà variable réelle a('). Réciproquement, en
prenant pour y toutes les fonctions satisfaisant à ces conditions et
(') En posant 6 = /•,(},(cosa -h t sin a) h-. . ., on pourrait prendre pour /(a)
une fonction réelle de la variable réelle a; ce ne serait plus une fonction paire;
c'est sous cette forme que j'ai énoncé le théorème dans une Note présentée à
l'Académie des Sciences, le 25 mars i8ç)5; mais ces détails ont très peu d'im-
portance.
iMfilLANGKS. xx'i
(Ml lalsaiiL vaiici- /', il csl cluli- (|ii(î Ton oblicndra loules les va-
leurs possibles (les a oL, par suite, loiiLes les inléf^rahîs (\v. l'étjiia-
lioii |)it)[30sée liolomorplics au voisinage du |)oint a,, a^^ . . ., On.
()ii obtiendra d'ailleurs chacune de ces intégrales |)Our une infi-
nité de valeurs dillérentes de /*; il est néanmoins nécessaire pour
être assuré d'avoir toutes les intégrales, de donner à /•, sinon
toutes les valeurs, du moins une infinité de valeurs décroissant(;s
et ayant pour limite zéro.
Nous avons donc indiqué le moyen d'obtenir, par les méthodes
de (^auclij, u\\(i fonction
0(j7i, x-i^ . . . , x,i ; «i, a=i^ . . . , Ofi', r, a),
dépendant des n -\- 2 constantes a,, «27 •••? <^^/o ''? ^- ^t telle
(jue toute intégrale de l'équation proposée, holomorphe en quelque
point, soit donnée par la formule
Z = / 0/(a)é/a,
»- 0
les constantes «,, ..., a,iy r étant convenablement choisies,
ainsi que la fonction y^( a).
Si l'on recherche seulement les intégrales holomorphes dans le
voisinage d'un point donné, on devra regarder a,, a.2, ..., a,i
comme des constantes; la fonction 9 ne dépendra plus alors que
des deux arbitraires /• et a. Enfin, si l'on suppose r constant, la
formule ne sera plus apte à représenter que les intégrales holo-
morphes à l'intérieur de certains cercles ayant pour centres les
points ^, = a<, ..., Xn^^ciu) et dont les rayons sont égaux aux
rayons de convergence de l'intégrale r, 'i't -t- /'2'^2-l- • • • • En don-
nant à (7,, «2, . . ., a,i toutes les valeurs, on obtient chaque inté-
grale une infinité de fois; pour avoir toutes les intégrales, on
pourrait se contenter de donner à a,, rto, . . ., a,i une infinité dé-
nombrable de systèmes de valeurs convenablement choisies, par
exemple toutes les valeurs rationnelles (réelles et complexes).
J'ai été conduit à l'idée qu'on pouvait exprimer l'intégrale gé-
nérale d'une équation linéaire quelconque aux dérivées j)artielles
à l'aide d'une formule ne i-enfermant qu'une fonction arbitraire à
la suite de la leclure d'un très intéressant Tins ail de ^1. De-
is>/) PREMIERE PARTIE.
lassus('). Dans ce Travail, M. Delassus montre; (juc l'on pciil
obtenir une formule ne renfermant qu'une fonction arbitraire
d'une variable et satisfaisant à la définition donnée par Ampère
de l'intégrale générale. D'ailleurs les symboles de M. Delassus
semblent ne pas satisfaire à la définition de l'intégrale déduite
des travaux de Cauchj (-). Comme je suis convaincu, avec
M. Darboux (voir loc. cit.) que la définition d'Ampère peut être
ramenée à celle de Gaucliy^ j'ai été amené à cliercber l'expression
donnée plus haut de l'intégrale générale.
Au sujet de la définition d'Ampère, j'ajouterai les remarques
suivantes : il est clair que l'intégrale
r''o/(a)rfa,
dans laquelle a,, a.y, . . ., a^ r ont des valeurs constantes et où
/"(a) est arbitraire, satisfait à la définition d'Ampère; elle ne
satisfait pas absolument à la définition de Cauchy, puisqu'elle ne
représente que les intégrales holomorphes à l'intérieur de certains
cercles. Mais on voit que les fonctions arbitraires qui figurent
dans la définition donnée par M. Darboux, d'après Caucby, ne
sont assujetties, en quelque sorte, qu'à des conditions d'me^a//f^'.
De plus, une formule représentant l'intégrale générale d'Am-
père, et renfermant une fonction arbitrairey(a), peut ne conserver
aucun sens lorsque /"(a), tendant vers une limite, atteint cette
limite, la valeur donnée par la formule tendant, au contraire,
vers une limite avec f{oi). D'autres particularités de ce genre
peuvent encore se présenter et des transformations analytiques
difficiles être nécessaires pour mettre en évidence que la for-
mule représente bien toutes les intégrales, tout au moins à des
inégalités près. Dans ces conditions, il serait actuellement témé-
raire de tirer de ce qui précède et du travail de M. Delassus une
conclusion précise sur la valeur de la définition d'Ampère; pour
ma part, je reste convaincu qu'elle doit être conservée (^).
(') Sur les intcgrales partielles {Bulletin des Sciences niatheniulir/ues, fé-
vrier 189.5 ).
{') Voir Darboux, Théorie des surfaces, l. II, p. 97, 98,
(') J'indique, en terminant, l'extension facile de la méthode employée aux
systèmes d'équations linéaires et par suite aux systèmes dillérentiels quelconques.
MÉLANGES. 1/7
()' Z ()Z
SUR LES INTÉGRALES ANALYTIQUES DE L ÉQUATION '-1^ r^
l'Ait M. 1.1; noiix,
Professeur an Lyeée de IJrcsL.
Les inl('!i;i;il('s anal vliijiics de celle é(|uali(Hi pcuvenl elre re-
j)réscnlées par la série
' I I . '2 ' ^ ' 1.2.3
C5 Cl 'l désiiinanl des fondions analvli(nics arbilraircs de x.
D'autre part, si l'on désigne par 0(j") la valeur de z sur la ca-
ractéristique x = Xo, on est conduit à représenter l'intégrale par
le développement
(..) z = 0(7) + "^-^^-^ ()"(y) + ^"^-"""^'e-cr) +. . . ,
I .'2
0:
et la dérivée -^^ parla formule
D'après Poisson, l'expression (2), qui contient une seule fonc-
tion arbitraire, est aussi générale que l'expression (i) qui en con-
tient deux. Ce résultat est exact quand les séries considérées sont
convergentes. Examinons ce point.
Les fonctions cp et tL ayant été choisies arbitrairement, la sé-
rie (i) est convergente dans tout le plan des y, tant que:?; difïére
de toute valeur qui soit singulière pour l'une de ces fonctions.
En effet, soit Xq la valeur attribuée à x. Les deux séries
9(^0) H ? {Xo)-h.. .,
<h{Xo)-\- ^4''(^o)-H. . .
admettent des rayons de convergence que je suppose supérieurs
à p. Il existera donc des nombres finis A tels que l'on ail
i'f""(^.)i<-^'
P
1-28 PUEMIÈKE PAUTllî.
Le coefficienl de (y — JKo)^" dans la série (i) esl donc inférieur à
A r
p« (n -\- i). . . "in
el celui de (r — yo)'-""^' à
p« ( /i -h 1 ) ( /i -4- 7. ) . . .xn{'iii — I )
d'où résulte la propriété énoncée.
En revanche, les séries (2) el (3) sont, en général, divergentes.
Pour qu'elles puissent converger, il faut que la fonction ^{f)
soit liolomorplie dans tout le plan (j^), et cette condition n'est
même pas suffisante.
Soit
La fonction Q sera liolomorphe dans tout le plan, sauf à l'infini si
V\cin\
tend vers zéro lorsque n croît indéfiniment. Mais, pour qu'elle
rende convergentes les séries (2) et (3), il faut, en outre, que le
rapport
\a,
\/\
n
reste inférieur à un nombre fini. Cette condition suffit.
Il y a là une vérification intéressante du théorème relatif à la
nature des lignes critiques accidentelles des intégrales.
CO.MPTKS KRNDUS i; T ANALYSI':S. i^
COMPTES HKNnns ]:t analyses.
JAHIU^SBHKICHT DKH DHUTSGIIKN MATIlIiMATIKHK- VKIU-INKJUNG. —
Driltcr Band, i89'>.-93. EiUliallcnd dio Chronik dcr Vereinigijngflir 1 899.-93,
kur/.e Bcriclilc iibcr dio aiif dcr Vcrsamiiiliing in Miinciicn i^elialLcnen Vor-
triige, sowio oiiicMi ausl'urlichcn Bericlit iihor die ]^]nl\vicklung dcr Théorie
der algebraischen P^inctionen in altérer 11 nd neuerer Zeit von D"" A. BrilL
in Tiibingen und D'" N. Noether in Erlangen sovvie einen Bericht uber die
Entwicklung und die IIai]])laufgaben dcr Théorie dcr einfachen Fachvverke
von D' L. Hcniiehcrg in Darmstadt. Ilerausgegeben im Auflrage des Ver-
slandes von W. Dyck, E. Lampe. 1 voL in-8'\ 699 p. Berlin, Reimcr, 1894.
Les savants qui dirigent la publication du Jahresbericht
der DeutscJien Alathematiker-Vereinigung semblent vouloir
l'orienter vers une excellente direction, à en juger par les trois
Volumes qui ont paru.
En dehors des intéressantes chroniques qu'ils renferment, des
résumés de Communications qui prouvent la vitalité de l'Associa-
tion, chaque Volume contient un ou plusieurs /?<7/?/?o/*^5 détaillés.
On a publié récemment, ici même, une analyse étendue du Rap-
port de M. Mejer sur la théorie des invariants qui figure dans le
second Volume. Le troisième Volume, qui vient de paraître, con-
tient un travail d'ensemble sur le développement de la théorie
des fonctions algébriques, qui est dû à MM. Brill et Noether.
Personne n'était mieux qualifié que ces deux savants pour exposer
l'histoire de cette théorie, à laquelle ils ont contribué pour des
points importants et difficiles. La richesse des renseignements
qu'ils nous apportent est telle que personne ne voudra plus étu-
dier cette théorie sans avoir consulté leur travail. Il semble inu-
tile d'insister sur l'importance du service que MM. Brill et
Noether ont rendu aux travailleurs.
Le sujet qu'ils ont abordé est extraordinairement vaste, et
paraît embrasser bien des sujets spéciaux qui regardent tantôt la
pure Algèbre, tantôt la Géométrie, tantôt la théorie générale des
fonctions, tantôt l'Arithmétique ; il comporte cependant une unité
supérieure, et, suivant l'heureuse comparaison de MM. Brill et
Noether, comme un petit nombre d'idées fondamentales qui se
Bull, des Sciences mathém., 2" série, t. \I\. (Juillet iSqS.) 10
i3o l»UEMIKini; l'AUTIK.
Lraduisoiil dans des langues diverses, (ùonlraircmenl à leurs inlen-
lions primitives, ils ont cru, depuis la mort de Kronccker, devoir
laisser de côté ce cpii concerne l' Arithmétique. Quelques regrets
(pie doive lui causer cette lacune, le lecteur reconnaîtra que la
lâche qu'ont accomplie MM. Hrill et Noether restait singulière-
ment lourde.
Leur Rapport comprend près de cinq cents pages. Après avoir
brièvement rappelé dans quelle mesure il convient, d'après les
travaux récents, d'accorder aux anciens une certaine connaissance
de l'idée de coordonnées et de l'idée de fonction, ils abordent
leur exposition détaillée qui commence à Descartes, dont le rôle,
disons-le en passant, en peut être jugé avec quelque sévérité. Elle
est divisée en dix Sections, placées, le plus souvent, sous l'invoca-
tion de noms illustres qui résument un progrès essentiel dans
le mouvement scientifique. Chaque Section contient la liste des
Ouvrages qui se rapportent au sujet dont s'occupent les auteurs.
Nous reproduisons ci-dessous ces précieuses indications bibliogra-
phiques; elles ont un grand intérêt en elles-mêmes, et leur suite
donnera au lecteur une idée de Tordre adopté par MM. Brill et
Noether.
PREMIÈRE SECTION.
COMMKNCEMENT DUNE THÉORIE DES COURBES ALGÉBRIQUES ET DE l/ÉLIMINA-
TIOX, DEPUIS DESCARTES JUSQU'a EULER ET BÉZOUT.
Descartes. — Discours de la Mcthocie, plus la Dioptriquc, les Météores
et la Géomélrie. i vol. in-4°. Leydcn, 163;. Édition isolée de la Géométrie;
Paris, 1886.
Newton. — Isaaci Newtoni opéra quœ extant omnia, comm. S. Horsiey;
Londres, 1779, 1785, 4 vol. in-4". Voir dans le Tome i)remier : Arithmetica
universalis, p. i-2'29; Analysis per œquationes numéro terminorum infî-
nitas, p. 9/37-7.8?,; Excerpta quœdam ex epistolis Newtoni, p. 283-329;
Geometria analytica sivc spécimen artis analyticaî; p. 39i-5i8; Enumeratio
linearum tcrtii ordinis, p. 53i-56o. Pour la biographie et les dates, voir :
Brewsier, Mémoire sur la vie, les écrits et les découvertes de Sir I. New-
ton, 2 vol. Londres, 18G0.
Leibniz. — OEuvrcs complètes de Leibniz; éd. V. Pertz; écrits mathé-
COMPTAS UKNDUS liT ANALVSHS. lii
maliqucs publiés pai il. .1. (icrliai dj, ; |{(rliii, llalh;, 1 8 |<)-i8(')'{ ; 7 vol.
in-S".
/>'. Tdylor. — Mctiuxliis incrcincnlonmi <lir(;r,ta cl inversa; Londres,
1717.
/. Stirlinf^. — Lincse tcrtii ordinis Ncwtonianœ, sivc illuslratio trac-
talus D. iNcwtoni do enunicrationc lincarum tcrtii ordinis; O\ford, 1717;
édition postérieure, réunie au Mémoire de Newton; Paris, 1797, in-8".
C. Mac Laiirin. — Geomctria orj:^anica, sivc descriptio lincarum
curvarum universalis; Londres, 1720, in-4" ; Traité des fluxions, en deux
volumes; 2 vol. in-4°, Edimbourg, 1742; Traité d'Algèbre en trois parties
avec un appendice : De lincarum gcomctricarum proprietatibus generali-
bus tractatus, in-8"; i*"" éd., Londres, 1748; 4'' i^d-> Londres, 1788.
De Gua de Malves (1740). — Usage de l'analyse de Descartes pour décou-
vrir, sans le secours du Calcul diiïérentiel, les propriétés ou afTeclions prin-
cipales des lignes géométriques de tous les ordres; Paris, 1740, in-12.
G. Cramer. — Introduction à l'Analyse des lignes courbes algébriques.
Genève, in-4°.
L. Eiiler. — Introductio in Analysin infinitorum. 2 vol., Lausanne,
1748. Démonstration sur le nombre des points 011 deux lignes d'ordres
quelconques peuvent se couper; Acad.de Berlin., année 1748(1750). Nou
velle méthode d'éliminer les quantités, etc.; Acad. de Berlin, 1754.
E. Bézout. — Recherches sur le degré des équations résultantes de
l'évanouissement des inconnues et sur le moyen qu'il convient d'employer
pour trouver ces équations; Méni. Acad. Paris, 1764- Théorie générale des
équations algébriques, Paris, 1779; in-4". Cours de Mathématiques à
l'usage des Gardes du Pavillon et de la Marine; Paris, 1776; 3" Partie :
Alffèbre.
'&'
DEUXIÈME SECTION.
FONDATION d'uNE THEORIE DES FONCTIONS : LAGKANGE, GAUSS, CAUCIIY,
PUISEUX.
L. Lagrange. — Théorie des fonctions analytiques, ...; Paris, 1796.
— Nouvelle méthode j)our résoudre les équations littérales par le moyen
des séries; Mém. Acad. Berlin, XXIV, année 1768; Œuvres, \\\.
C. F. Gauss. — Demonstratio nova theorematis omnem lunctionem
algcbricam rationalem integram unius variabilis in factorcs reaies primi
vel secundi ordinis rcsolvi posse; Dissert. Helmstâdt, 1799. Œuvres, t. III,
187G. — Demonstratio nova altéra theorcm.atis, etc. Comm. Gottingen,
i8i5. t. III; Œuvres, III. Theorematis de resolubililate functionuni alge-
13/ PUKMIËKK PAIITIF.
braicaruin intcgrarum iii faclores rcales dcmonslralio icilia; ibid., 181G,
OEuvres, III. Correspondance entre Gauss et Bessel, Leipzig, 1880; lettre
(IcGaussdu i.>. janvier iSr/; OEuvrea, III.
A. Cauchy. — Cours d'analyse; Paris, i8:ii. Ménnoire sur la théorie des
intégrales définies, lu à l'Inst. en i8i4; Savants étranf(ers, I. Ménnoire
sur les intégrales définies prises entre des limites imaginaires; T\aris, i8'23,
in-.|". De rinfluencc que peut avoir sur une intégrale double l'ordre dans
lequel on effectue les intégrations; Exercices de Mathématiques, i8'26, I.
Sur diverses relations qui existent entre les résidus des fonctions et les
intégrales définies; ibid.., 1826, I,
Moigno. — Leçons de Calcul différentiel et de Calcul intégral, rédigées
d'après les méthodes et les Ouvrages de M. Cauchy; 2 vol., I, 1840, 4 •* le-
çon; II, 1844, 7", 9*, 21^ leçons.
Cauchy. — Mémoire sur les fonctions complémentaires. Comptes rendus^
XIX, 1844. Sur les intégrales qui s'étendent à tous les points d'une courbe
fermée, Comptes rendus, 1846, XXIIÏ. Sur les intégrales dans lesquelles
la fonction sous le signe / change brusquement de valeur; ibid. Con-
sidérations nouvelles sur les intégrales définies qui s'étendent à tous les
points d'une courbe donnée, et sur celles qui sont prises entre des limites
imaginaires; ibid. Rapport sur un Mémoire présenté à l'Académie par
M. Puiseux et intitulé : Recherches sur les fonctions algébriques;
Cauchy, rapporteur; Comptes rendus, i85i, XXXII. Mémoire sur divers
points d'Analyse; Mém. de VAcad., VIII, 1827. Mémoire sur le développe-
ment de /(O suivant les puissances ascendantes de h, t, étant une racine
de l'équation x — ^ — Atît(Ç) = o; ibid. Extrait d'une lettre à M. Coriolis,
Comptes rendus, IV, 1837. Lettre sur la résolution des équations de degré
quelconque ; ibid., IV. Lettre sur la détermination complète de toutes les ra-
cines des équations de degré quelconque ; ibid., IV. Considérations nouvelles
sur la théorie des suites; Exercices d'Analyse et de Physique mathéma-
tique, I, i8}0. Résumé d'un Mémoire sur la Mécanique céleste et sur un
nouveau calcul appelé Calcul des limites; ibid., II, i84i. Mémoire sur la
nature et les propriétés des racines d'une équation qui renferme un para-
mètre variable; ibid., II.
Moigno. — Leçons etc.; I : Introduction, 17*^ et 18^ leçons.
Cauchy. — Sur les caractères à l'aide desquels on peut distinguer entre
les diverses racines d'une équation celle qui se dévcloj)pe en série conver-
gente par le théorème de Lagrange; Comptes rendus, j84(), XXIII. Mé-
moire sur les fonctions irrationnelles; Comptes rendus, i83i, XXXII. Sur
les fonctions de variables imaginaires; ibid., XXXII. ]Mémoire sur l'appli-
cation du calcul des résidus à plusieurs questions importantes d'Analyse;
ibid., XXXII. Sur les fonctions monotypiques et monogènes; ibid., XXXII.
Rapport sur un Mémoire présenté à l'Académie par M. Puiseux et intitulé :
Recherches sur les fonctions algébriques ; Cauchy, rapporteur; ibid. Rap-
COMPTliS KKNDUS \VV ANALVSHS. i ii
|K»it sur un M('iiioiic «If M. l'iiisciix : Nouvelles rcchcrclics su/- les
l'ourlions <tl ijfchri(ni<s ; ihid.^ WXII.
//. L<ini((rlc. — Noie sm- le llicorcmc de M. Caucliy reliilif ;ni (lrv(I<t|)-
pcinciil (les lonclions en séries, JouriKil de FAnavllle, XI, i8/i(").
P.-A. Laurent. — Extension du théorème de M. Gauchy relatif à la
convergence du développement d'une fonction suivant les puissances ascen-
dantes de la variable; Coni/)tes rendus, i843, XVII.
Chio. — Recherches sur la série de Laj^range; Savants élrani^ers, XII,
i854 (présentées en iS/iG).
V. Puiseux. — Recherches sur les fonctions algébriques ; Lfowp«7/e^
i85o, XV. Suite; ibid., i85i, XVI.
TROISIÈME SECTION.
LE THÉORÈME d'aBEL ET LE PROBLÈME d'iNVERSION DES FONCTIONS ELLIPTIQUES,
d'abel a WEIERSTRASS.
N.-H. Abel. — OEuvres complètes de N.-H. Abel, publiées par Ileimboe;
2 vol., Christiania, 1889. OEuvres complètes de N.-IL Abel, publiées par
L. Sylow et S. Lie; 2 vol., 1881. Mémoire sur une propriété générale d'une
classe très étendue de fonctions transcendantes, 1826; OEuvres, I. Dé-
monstration d'une propriété générale, etc.; ibid. Remarques sur quelques
propriétés, etc.; ibid. Sur la comparaison des fonctions transcendantes;
Œuvres, II.
Ch. Jûrgensen. — Sur la sommation des transcendantes à différentielles
algébriques; Journal de Crelle, i83i, XIX. Remarques générales sur les
transcendantes à différentielles algébriques; Journal de Crelle, 1840,
XXIII.
O.-J. Broch. — Sur quelques propriétés d'une certaine classe de fonctions
transcendantes; Crelle, XX. Mémoire sur les fonctions de la forme, etc.;
ibid., 1841, XXIII.
F. Mindiiig. — Propositiones quœdam de integralibus functionum
algebraicarum unius variabilis e principiis Abelianis derivatse ; ibid.,
i84i, XXIII.
G. Rosenhain. — Exercitationes analyticœ in theorema Abelianum de
integralibus functionum algebraicarum; ibid., 1844? XXVIII; i845, XXIX.
/. Jacobi. — Considcrationcs générales de transcendentibus abelianis;
Crelle, i83'2, IX; OEuvres, éd. Weierstrass, II. De functionil)u-- dua-
rum variabilium quadriipliciter periodicis, quibus theoria transcendcntiuin
abelianarum innilitur; Crelle, i8i4, XIII; OEuvres, II.
i34 PUEMIÈUE PAHTIli.
A. Gôpel. — Thcoria3 transcendciUiiim ubclianuruin j>rimi ordinis adum-
bratiolevis; Crelle, 1847, XXXV.
Extrait de plusieurs lettres de Rosenhain à Jacobi sur les transcendantes
hyperelliptiques; Crelle, XL.
G. Rosenhain. — Mémoire sur les fonctions de deux variables et à
quatre périodes qui sont les inverses des intégrales ultra-elliptiques; Sa-
vants étrangers, i85r, XL
K. Welerstrass. — Essai sur la théorie des intégrales abéliennes : Pro-
gramme du Gymnase de Braunsberg pour 1 848-1849. Sur la théorie des
lonctions abéliennes; Crelle, j853, XLVJT. Théorie des fonctions abé-
liennes; Crelle, i8')G, LIL
QUATRIÈME SECTION.
THÉORIE DE RIEMANN SLR LES FONCTIONS ABÉLIENNES ET SES ORIGINES.
G. Green. — Essai sur l'application de l'Analyse mathématique aux
théories de l'électricité et du magnétisme. Nottingham, 1828. Extraits dans
le Journal de Crelle, XXXLX, XLIV, XLVII; Matliematical Papers,
1871, Londres.
C.-F. Gauss. — Théorèmes généraux relatifs aux forces d'attraction ou
de répulsion qui agissent en raison inverse du carré de la distance, Res.
Beob. magn. Ver. Leipzig, 1840; Œuvres, V.
G. Lej eune-D irichlet . — Leçons sur les forces qui agissent en raison
inverse du carré de la distance; éditées par Grube. Leipzig, 1876.
B. Riemann. — Pesanteur, électricité et magnétisme, d'après les leçons
de Riemann, rédigées par Hattendorf. Hannover, 1876.
D. Riemann. — Equilibre de l'électricité sur des cylindres à section
circulaire et à axes parallèles. (Tiré des papiers laissés par Riemann.)
Œuvres de Riemann, i'* édition, p. 4i3; Leipzig, 1876. Fondements d'une
théorie générale des fonctions d'une variable complexe. Dissertation inau-
gurale; Gottingen, i85i. Œuvres, p. 3. Théorie des fonctions abéliennes,
Crelle, 1807, Ll\ ; OEuvres, p. 8r.
G. Roch. — Sur le nombre des constantes arbitraires dans les fonctions
algébriques; Crelle, i8G4. LXH .
B. Riemann. — Sur Tannulalion des fonctions !^ ; Crelle, i8G('), LX\' ;
Œuvres, j). 198.
COMPTAS iu*:m)Us in analyses. iVt
CINQUIÈMI-: SECTION.
LK8 l)ll\i:CTIONS GÉOMKTRICO-ALGKBIUQUKS.
(J. La/nc. — lîlxanicn des diflôrcntcs nicthodcs employées pour résoïKJic
K's problèmes de Géomélrie, i<Si8.
J. Plûcker. — Développements analytico-géométriques ; i'"' vol., )828,
p. ^/iS ; v>>' vol., i83o, |). •i\'i. Reelierches sur les courbes (surfaces) algé-
briques de tous les defçrés. Annales de Gergonne^ 1828-1829, XIX.
Théorèmes généraux concernant les équations d'un dej^ié quelconque
entre un nombre quelconque d'inconnues; C relie, 1837, XVI. Système de
Géométrie analytique; Berlin, i835. Théorie des courbes algébriques, fondée
sur une nouvelle manière de traiter la Géométrie analytique; Bonn, 1839.
C.-G.-J. Jacobi. — Theoremata nova algebraica circa systema duarum
œquationum inter duas variabiles propositarum ; Crelle, i835, XIV;
Œuvres, éd. Weierstrass, III. De relationibus quœ locum habere debent
intra puncta intersectionis duarum curvarun) vel trium superficierum alge-
braicarum dati ordinis, simul cum evolutione paradoxi algebraici ; Crelle,
XV; OEiwres, III.
A. Cayley. — Sur la réduction de dusJXS, lorsque U est une fonction
du quatrième de^vè; Journal de Cambridge et Dublin, 1846, I; OEuvres,
I, n" 33. Sur la transformation cubique d'une fonction elliptique; Philoso-
phical Magazine, i858, XV; Œuvres, III, n° 2ro. Sur quelques formules
pour la transformation des intégrales elliptiques; Crelle, i858, LV;
Œuvres, IV, n" 235. — ( Voy. aussi Brioschi, Annali di Mat., 1860, III.)
Ch. H ermite. — Sur la théorie des fonctions homogènes à deux indé-
terminées. Premier Mémoire; Crelle, i856, t. LU. — ( Voy. aussi Gaylev,
Crelle, L, p. 287 et LV, p. 24.) Sur la transformation du 3'""* ordre des
fonctions elliptiques; Crelle, 1861, LX.
S. Aronhold. — Réduction algébrique à la forme fondamentale des
transcendantes elliptiques de l'intégrale j ¥ {x, y) dx, oh ¥{x,y) est une
fonction rationnelle arbitraire de x et y, lorsqu'il existe entre ces der-
nières quantités une équation générale du troisième degré ; Berlin, J/o/ia^s-
berichte, 1861. Sur une nouvelle manière algébrique de traiter l'intégrale
d'une diiïérentielle irrationnelle de la forme 11(^7, y)dx, où Yl{x, y) est
une fonction rationnelle arbitraire des variables x, y entre lesquelles il
existe une équation géiiéiale du second ordre; Crelle, 1862, LXI.
F. Brioschi. — Sur la théorie des formes cubiques à trois indéterminées;
Comptes rendus, i863, LVI.
Mac Laurin. — De linearuni gcomeiricaruni propriclatiiius gencralibus
iraetatus, 1748.
i3G PHEMli:iU: PARTI H.
/. Plûcker. — ( Voir plus haut.)
O. liesse. — Sur l'élimination des variables entre trois équations algé-
briques (lu second degré à deux variables; Crelle, 1844, XXVllI. Sur les
points d'inflexion des courbes du troisième ordre; Crelle, 184/1, XXVIII.
Résolution algébrique des équations du neuvième degré, etc. ; Crelle, 18 jG,
XXXIV. Sur les courbes du troisième ordre et les sections coniques qui
touchent ces courbes en trois points différents; Crelle, 1847, XXXIV.
/. Steiner^ — Théorèmes de Géométrie; Crelle, i845, XXXII; Œu-
vres, II. Théorèmes sur les courbes du second et du troisième ordre;
Crelle, i845, XXXII; OEuvres, II.
G. Salmoii. — Traité des courbes planes d'ordre supérieur; i^*^ éd., Du-
blin, i852.
J. Steiner, — Propriété des courbes du quatrième ordre, relativement
à leurs tangentes doubles, XLIX, i852; OEuvres, II.
O. Hesse. — Sur les déterminants et leurs applications à la Géométrie,
en particulier aux courbes du quatrième ordre; Crelle, i853, XLIX. Sur
les tangentes doubles des courbes du quatrième ordre ; Crelle, i853,
XLIX. Sur les tangentes doubles des courbes du quatrième ordre; Crelle,
1857, LV.
B. Riemann. — Sur la théorie des fonctions abéliennes pour le cas
yo = 3 ; OEuvres, i"^ éd., p. 456-47"2.
G. Rocli. — De theoremate quodam circa functiones abelianas; Habilita-
tionschrift. Halle, i863. Sur la troisième espèce des intégrales abé-
liennes du second ordre; Crelle, i865, LXV. Sur les tangentes doubles
aux courbes du quatrième ordre; Crelle, 1864, LXVI. Sur les fonctions
thêta à plusieurs variables; ibid., LXVI. Sur les intégrales abéliennes de
troisième espèce; ibid.^ 1866, LXVIII. Sur le nombre des constantes arbi-
traires dans les fonctions algébriques; 1864, LXIV.
A. Clebsch. — Sur un théorème de Steiner et quelques points de la
théorie des courbes algébriques; Crelle, i863, LXIII. Sur l'application des
fonctions abéliennes à la Géométrie; ibid., LXIII. Sur les courbes planes
dont les coordonnées sont des fonctions rationnelles d'un paramètre; ibid.,
1864, LXIV. Sur les courbes dont les coordonnées sont des fonctions ellip-
tiques d'un paramètre; ibid.^ LXIV.
H. -A. Schwarz. — De superficiebus in planum explicabilibus primorum
septem ordinum, Crelle, 1864, LXIV.
A. Brill. — Sur les courbes dont les coordonnées sont des fonctions
hyperelliptiques d'un paramètre; ibid., i865, LXV. Note sur les tangentes
doubles d'une courbe du quatrième ordre avec un point double; Mathe-
matische Annalen, 1872, VI.
COMPTIiiS UHNDUS HT ANALYSES. 13;
Ij. Ci'cnioiia. — Siii" les Inm^roniiations ^M'oiiu-lriques des fi^ui'cs
planes; Mémoires de l'Acadéiaie de liolof^ne, •>,"" série, i8(')>, i8G5, II, V.
.'/. Cayley. — Sur la transformation des courbes planes; Proccedings
of thc Lond. Matli. Soc.^ i8G"); OKuvres, VI. Sur la correspondance de
deux points sur une courbe; Proc. of thc Lond. Math. Soc, i8G(» ; Œuvres,
\I; l*hilosophical Transactions, 18G8.
A. Clebsch et P. Gordan. — Théorie des fonctions abélienncs ; Lcipzi^s
18G6.
A. Brill. — Essai sur la théorie des transformations univoques; Ilabi-
litationschri/t, Giessen, 1867. Note sur le nombre des modules d'une
classe d'équations algébriques. Math. Ann., 18G9, I. Deuxième Note, etc.;
Math. Ann., 1870, II.
L. Cremona. — Sur la transformation des courbes hyperelliptiques;
Comptes rendus de V Institut lombard, 1869. Sur les intégrales des dif-
férentielles algébriques (fragments de leçons); Mémoires de V Académie de
Bologne, -1^ série, 1869, X.
F. Casorati et L. Cremona. — Sur le nombre des modules des équa-
tions et des courbes algébriques d'un genre donné; Comptes rendus de
V Institut lombard, 1869.
//. Weber. — Sur la théorie de l'inversion des intégrales abéliennes ;
C relie, 1869, LXX.
L. Cremona. — Préliminaires d'une théorie géométrique des surfaces;
Bologne, 1866; Mémoires de l'Acad. de Bologne, 2* série, VI, VII.
E. Bertini. — Journal de Battaglini, t. VII; H. G. Zeutheîs^ Comptes
rendus, t. LXX et Math. Ann., 1870, III.
A Voss. — Gœtt. Nachr., 1878; A. Clebsch, Leçon; voy. Noeteier,
Math. Ann., VIII.
J. Liiroth. — Note sur les coupures d'une surface de Riemann; Math.
Ann., 1871, IV.
A. Clebsch. — Sur la théorie de la surface de Riemann; Math. Ann.,
1872, VI.
L. Schlâjli. — Sur les relations linéaires entre les 2/? cycles de pre-
mière espèce et les ip cycles de seconde espèce dans la théorie des fonc-
tions abéliennes de MiM. Clebsch et Gordan; C relie, 1878, LXXVI.
F. Casorati. — Les relations fondamentales entre les modules de pério-
dicité des intégrales abéliennes de première espèce; Annali di Matema-
tica, 2^ série, II.
i38 PIUiMlliUI:: PAinii:.
A. Jitill. — Sur deux problèmes (réliriiiiiatioii ; Goetl. Nadir., 1870.
Sur les courbes d'uu faisceau qui touclienL \\x\(i courbe donnée en deux
points; Matli. yln/i., 1871, III. Pour la tbéorie de i'éliniinalion et des
courbes algébriques; .}fath. Ann., 1871, IV. Sur deux problèmes de con-
tact; Malh. Ann., IV. Sur l'élimination entre un certain système d'équa-
tions; ibid., i87[, V. Sur la correspondance des systèmes de points sur
une courbe; ibid., 187?-, VI.
M. Noetlier. — Pour la théorie de la correspondance univoque des
figures algébriques dans l'espace à un nombre quelconque de dimensions;
Math. Ann., 1869, II. Sur un théorème de la théorie des fonctions algé-
briques; Math. Ann., i87'2, VI.
A. Brill et M. Noether. — ■ Sur les fonctions algébriques et leur appli-
cation à la Géométrie; Math. Ann.., 1873, VII. ( Fot> aussi une Note dans
la traduction par Fiedler des Courbes planes de Salmon, 1873.)
Sylvester. — {Y^An^Xes Courbes planes àc^dAmon, i" éd., 1873, et dans
la traduction de Fiedler, 1873.) Théorie de la résiduation dans les cubiques.
E. Bertini. — La Géométrie des séries linéaires sur une courbe plane
suivant la méthode algébrique; Annali di Mat., 2*^ série, 1894, XXII.
C lebsch-Lindemann. — Leçons sur la Géométrie, t. I ; 4*^ et 6*^ Parties,
1876; Remarque de Noether dans le Compte rendu publié dans le Zeit-
scJirift fil r Ma th. u. P hys ., 1877.
Klein-Friche. — Fonctions modulaires elliptiques, t. I, 1890, section 3,
ch. 2.
E. Study. — Un théorème de réciprocité dans la théorie des fonctions
algébriques; Berichte der Sachs. Geselschaft der Wiss., 1890.
SIXIÈME SECTION.
LA THÉORIli: DES POINTS SINGULIERS.
A. Cayley. — Sur les singularités su[)érieures des couibes planes; Quar-
terly Journal, i8(")5, VII; OEuvres, V, n° 374. Note sur les singularités
supérieures des courbes planes; Crelle, LXIV.
L. Kronecker. — Sur le disciiminant des fonctions algébriques d'une
variable; Monatsbcrichte de Berlin, i8(V2; Leçons de 1870 publiées dans le
Journal de Crelle, XCI, et dont la suite annoncée n'a pas encoie paru.
A". Weierstrass. — Leçons sur les fonctions abéliennes, i8()9, 1873, etc.
( Voir plus bas, septième Section.)
J/. Hamburger. — Sur le développement des fonctions algébriques en
séries; Zeitschrift fi'ir Math, und Phys.. 1871, XVI.
COMPTIÎS HI<NÏ)US ET ANALYSES. iU)
L Kôniffsbei'îicr. — I^cçoiis sur lii I.licoric; des foiiclions (;lli()l i(|iics ;
Loi|>/.i<;, 1871; i"" Partie, <)*■ leçon.
)/. Noetlier. — Sur les fonctions alf^ébriqucs; Goett. IS'achr., 1871, Sui-
la théorie de la correspondance univoque des fif^iires al^n';l)riffues; Math.
.Inn., 1871, VIII. Sur les systèmes de valeurs singulières d'une fonction
algébrique et les points sinj^uliers d'une courbe algébrique ; iOid., 1875, IX.
Développement rationnel des opérations dans la théorie des fonctions algé-
briques; ibuL, 188!}, XXIII. Sur le théorème fondamental de la théorie
des fonctions algébriques, ibicL, 1889, XXXIV. Les condjinaisons caracté-
ristiques dans la transformation d'un |)oint singulier; Rendicontl dit
Cercle inathéinatiqiie de Païenne, 1890, IV.
A. Brill et M. Noetlier. — Sur les fonctions algébriques et leur appli-
cation à la Géométrie; Math. Ann.. 1878, VII.
O. Stolz. — Sur les points singuliers des fonctions et des courbes algé-
briques; Math. Ann., 1874, VIII. La multiplicité des points d'intersection
de deux courbes algébriques: ibid., 1879, XV.
De la Gournerie. — Note sur les singularités élevées des courbes planes;
Journal de Liouville, 1^ série; XIV et XV. Note sur le nombre des points
d'intersection que représente un point multiple commun à deux courbes
planes; Comptes rendus, 1873, LXXVII.
L. Painvin. — Sur l'abaissement de la classe d'une courbe produit par
la présence d'un point de rebroussement ; Bulletin, 1873, IV. Note sur
l'intersection de deux courbes; ibid., 1873, V.
G.-H. Halphen. — Mémoire sur la détermination des coniques et des
surfaces du second ordre. Première Partie : théorèmes généraux sur les
intersections des courbes planes algébriques; Bulletin de la Soc. math.,
1873, I, II. Sur les points singuliers des courbes algébriques planes; Sa-
vants étrangers, 1877, XXVJ (remis en 1874.) Sur une série de courbes
analogues aux développées; Liouville, 3^ série, II. Sur la recherche des
points d'une courbe algébrique plane qui satisfont à une équation différen-
tielle algébrique ; ibid.^ 3^ série, II. Sur une question d'élimination, ou sur
l'intersection de deux courbes en un point singulier; Bulletin de la Soc.
math., 1875, III. Sur la conservation du genre des courbes algébriques
dans les transformations uniformes; ibid., 1870, IV. Sur le contact des
courbes planes avec les coniques et les courbes du troisième degré; ibid.,
1875, IV. Sur les correspondances entre les points de deux courbes; ibid.,
1876, V. Sur le genre des courbes algébriques; Comptes rendus de V Asso-
ciation française, 4*^ session ; Nantes, 1875. Etude sur les points singu-
liers; Appendice à la traduction française {O. Chemin) des Higher plane
curves de Salmon ; Paris, i884-
II. -J. Stephen Smith. — Sur les singularités élevées des courbes planes;
Proceedings of the London Math. Soc, 1870, VI.
i4o PREMIÈRE PARTIE.
E. Klein. — Une nouvelle relation entre les singularités d'une courbe
algébrique; Derichte de la Société cU Erlaiigen\ dcc. 1875, et Math.
A tin., X.
II. -G. Zeuthen. — Note sur les singularités des courbes planes; Math.
Anii., 1876, X. Sur un groupe de théorèmes et formules de la Géométrie
énumérative ; Acta Mathematica, 1882, I.
A. Drill. — Sur les singularités des courbes algébriques, etc.; Math.
Ann.y i<S79, XVI. Sur la multiplicité des points d'intersection de deux
courbes planes; Sitzungsberichte de l'Acad. de Munich, 1888. Sur les
valeurs d'une fonction de deux variables dans le voisinage d'un zéro; ibid.,
1891. Sur la résolution des singularités élevées d'une courbe algébrique
en singularités élémentaires; i>ew^5cAe i]/a^A. Vereinigung, 1892, Munich.
G. B. Guccia. — Sur une question concernant les points singuliers des
courbes algébriques planes; Comptes i^endas, 1886, GUI.
E. Bertini. — Sur quelques théorèmes fondamentaux des courbes planes
algébriques, Rendiconti de l'Institut lombard, 1888, XXI. Sur le nombre
de points d'embranchement des courbes algébriques; ibid., 1891, XXIII.
Démonstration d'un théorème sur la transformation des courbes algé-
briques, Rivista di Matem.^ 1891 ; Math. A/in., XLIV.
Ch.-A. Scott. — Sur les singularités élevées des courbes planes; Ameri-
can Journal., 1892, XIV.
II.-F. Baker. — Exemples de l'application du polygone de Newton à la
théorie des points singuliers des fonctions algébriques; Transactions
philosopliiques de Cambridge, 1894, XV. (Extrait dans les Math.
Ann., XLV. j
SEPTIÈME SECTION.
LA DIRECTION DE WEIERSTRASS, A PARTIR DE 1869.
K. Weierstrass. — Les trois Mémoires signalés dans la troisième Sec-
tion. — Sur l'intégration par les logarithmes des différentielles algébriques;
Monatsber. de Berlin., 1857. Leçons sur la théorie des fonctions abéliennes
à partir de 1869; leçons d'introduction dans les semestres d'été de i863 et
de 1866. (d'après des Notes ou rédactions de Wagner, Wedekind, Liiroth,
Jijrgens, Mangoldt, Hettner, Knoblauch, Schottky, Schur). — Quelques
théorèmes relatifs à la théorie des fonctions analytiques de plusieurs
variables; lithographie, 1879. Mémoires sur la théorie des fonctions;
Berlin, 188G (Mém. Y).
O. Biermann. — Théorie des fonctions analytiques; Leipzig, 1887.
E. Netto. — De transformatione ecquationis ^"=:R(:r), désignante
COMPTAS RENDUS !< T ANALVSKS. ,;,
!{(./•) riiiicl ioiiom iiilc^iîim riilioiialom v;ii'ial)ilis j\ iii UMjiialioiicm
T)2 — i{i($); Disserf., lîciliii, i.Sjo.
/''. Schotlky. — Sur la représentation conform(; des surfaces planes plu-
sieurs fois connexes; Dissert., Berlin, 187). Sur la représentation conforme
(les surfaces planes plusieurs fois connexes; Crelle, 1877, LXXXIII.
G. Ilettner. — Sur la réduction aux intégrales hyperelliptiques d'une
certaine classe de diiïérentielles algébriques; Dissert., Berlin, 1877. Sur
les équations algébriques entre deux variables qui admettent un faisceau
de transformations en elles-mêmes rationnelles et réversibles; Goett.
Nachr., 1880.
O. Valentiii. — De œquatione algebrica quœ est inter duas variabiles
in quamdani formam canonicam transformata; Dissert., Berlin, 1879.
F. Kôttev. — Application des fonctions abéliennes à un problème de
Statique, etc.; Crelle, 188;'), GUI.
E.-B. Christoffel. — Démonstration algébrique du théorème sur le
nombre des intégrales linéairement indépendantes de première espèce;
Annali cli Mat., n^ série; 1880, X.
HUITIEME SECTION.
REPRÉSENTATION SOUS FORME INVARIANTE.
//. Weber. — Théorie des fonctions abéliennes d'espèce 3; Berlin, Rei-
mer, 187G. Remarques sur cet écrit dans le Journal de Crelle, 1879,
LXXXVIII. Sur certains cas d'exception dans la théorie des fonctions abé-
liennes; Math. Ann., 1877, XIII.
L. Kraus. — Note sur un groupe spécial extraordinaire sur des courbes
algébriques; Math. Ann., 1879, XVI.
M. Noether. — Sur la représentation invariante des fonctions algé-
briques; Math. Ann., 1880, XVII. Note sur les courbes normales pour
p = !j.^ 0, 7 ; Math. Ann., i885, XXVI. Développement rationnel des opéra-
tions dans la théorie des fonctions algébriques; Math. Ann., i883, XXIII.
Sur la tliéorie des différentielles et des fonctions abéliennes; Math. Ann.,
XXXVII, première Partie : expressions différentielles; deuxième Partie :
fonctions, 1890. {Sitzungsberichte dErlangen, 1884 et 188G).
H.-A. Schwarz, — Sur les équations algébriques entre deux variables
qui admettent un faisceau de transformations en elles-mêmes rationnelles
et réversibles; Crelle, 1875, LXXXVII.
G. Ilettner. — Sur les équations algébriques entre deux variables qui
\\}, PUEJMIÈKIî PAimii.
admettenl un fiiisccau de iransformations en elles-mêmes rationnelles et
réversibles; Goett. Nachr., 1880.
F. Klein. — Sur la théorie de Ricmann des fonctions algébriques et de
leurs intégrales ; Jjei|)zig, 1S89..
M. NoetJier. — Sur les courbes algébriques qui admettent un faisceau de
transformations univoques en elles-mêmes; Math. Ann., 1882, XX. Suite
au Mémoire précédent; Math. A un., 1882, XXI.
//. Poincaré. — Sur un théorème de M. Vnch?,] Acta Math.^ 1884, VII.
A. Hurwitz. — Sur les figures algébriques qui admettent une transfor-
mation univoque en elles-mêmes; Goett. Nachr., 1887; Math. Ann.,
XXXII. Sur les figures algébriques et leurs transformations univoques en
elles-mêmes ; il/a^/i. yln/i., 1892, XLI,
E . Picard. — Mémoire sur la théorie des fonctions algébriques de deux
variables indépendantes (Mémoire couronné en 1888); Liouville, 4* série,
1889, V. Sur les transformations irrationnelles des courbes algébriques en
elles-mêmes; Bulletin de la Soc. math, de France, 1893, XXI.
E.-B. Christoffel. — Sur la forme canonique des intégrales de première
espèce de Riemann ; Annali di Matematica; 1878, 9,^ série, IX.
F. Klein. — Sur les fonctions sigma hyperclliptiqucs; Math. Ann.,
1886, XXVII. Pour la théorie des fonctions hyperclliptiqucs d'un nombre
quelconque de variables; Goett. NacJir., 1887. Sur les fonctions sigma
hyperclliptiqucs ; Math. Ann., 1888, XXXII. Sur les covariants irrationnels;
Goett. Nachr.., 1888. Pour la théorie des fonctions abélieniics; ihid., 1889.
Pour la théorie des fonctions abéliennes; Math. Ann., 1889, XXXVI. —
Formes principales sur la surface de Riemann; Comptes rendus, 1889. —
Des fonctions thêta sur la surface générale de Riemann; Comptes rendus,
1889. — Note dans les Proceedings of the London Math. Soc, 1889.
Leçons sur les surfaces de Riemann; autographiées; Goettingen, i*^' cahier,
1 891-1892; 2*^ cahier, 1892.
Klein-Fricke. — Fonctions modulaires elliptiques, t. II, 1892.
G. Pick. — Pour la théorie des fonctions elliptiques; Math. Ann., 1886,
XXVIII. Pour la théorie des fonctions abéliennes; .]/a//i. ^l//«., 1886, XXIX.
//. Burkhardt. — Essais sur la théorie des fonctions sigma hypercllip-
tiqucs; Math. Ann., 1888, XXXII. Esquisse d'une systématique générale
des fonctions hyperelliptiques du premier ordre (d'après les leçons de
F. Klein); Math. Ann., 1889, XXXV.
Brioschi : Rendiconti de l'Académie des Lincei, 1886-1890; Goett.
Nachr., 1890. Wiltheiss : Math. Ann., XXIX-XXXVIII, 1886-1890;
Goett. Nachr.. 1889. Krazcr .-Math. Ann., 1888. XXXIH. Pascal : Goett.
COMPTKS UHNDUS KT ANAI.YSKS. i/,{
INaclir., iSSS, iSScj; Amuili <li iM;il., •>,'• si'-iic, Wll, XVIII. (Ksî(ond : Dis-
scil., ICrlaii^on, iS()(). Whilc : Disscrl., (jocHiiij^fMi, i^!)f. IVirtin/fc/-
iMonalsIiclïo de N'ioiinc, iHyi ; IMalli. Ami., i8()r, XL.
NEUVIÈME SECTION.
FONCTIONS ABÉLIENNES PROPREMENT DITES-
J. l'/ilcAer, i83(). Gôpel : Grelle, XXXV. G. Rosen/iaiii : i\lém. des
sav. étr. publié en i85i; Lettre à Jaeobi, Crelle, i8:î4, XL, 1849.
A. W^eierstrass : 1849, clc. /. Steiner : i8f)7,. O. liesse : i863.
Ch. If ermite. — Sur la théorie de la transformation des fonctions abé-
liennes; Comptes rendus^ i855, XL.
B. Rieniann. — Théorie des fonctions abéliennes; Crelle, iSjj, LIV;
Œuvres, i'^ éd., p. 81. Pour la théorie des fonctions abéliennes dans le
cas de/? = 3; Œuvres, p. 456; leçon de 1862.
F. Pryni. — Nouvelle théorie des fonctions ultra-elliptiques; Denk-
schrifte de l'Acad. de Vienne, i8G3, XXIV ; première Partie, jusqu'au
§ 17. Theoria nova functionum ultraell.; Dissert., Berlin, i863; a*^ éd. de
la Nouvelle théorie, etc. avec des remarques nouvelles, Berlin, i885.
G. Rock. — Habilitationschrift, t863. Sur les tangentes doubles, etc.;
Crelle, 1864, LXVI.
A . Clebsch. — Sur l'application des fonctions abéliennes à la Géométrie ;
Crelle, LXIII, LXIV.
L. Kônigsherger. — Sur la transformation des fonctions abéliennes du
premier ordre; Crelle, LXIV, LXV.
*S. Aronhold. — Sur la dépendance des 28 tangentes doubles d'une
courbe générale du quatrième Aq,^vô,\ Monats. de V Acad. de Berlin, 1864.
/. Thomae. — La transformation générale des fonctions thêta; Dissert.
Gottingen, 1864. Détermination de <^log3r(o,. . .,0) par les modules de
classes; Crelle, i863, LXVI.
B. Riemann. — Sur l'annulation des fonctions 3r; Crelle, iSGS, LXV.
A. Brill. — Sur les courbes, etc. (/; = •>. ); Crelle, i865, LXV.
E. Prynx. — Pour la théorie des fonctions sur les surfaces à deux
i&mWels; DenkscJirifte de la Naturforsch. Geselhch. de Suisse, 1866,
XXII.
L. Kroneckcr. — Sur les formes bilinéaires; Monats. de VAcad. de
Berlin, 18GG; Crelle, LXVIII, leçon de i8()4-
i44 PUKIVIIKIIK PAiniH.
y1. Clebsch ci P. 6'o/Y/a/i. — Tlicoric; des fonctions Jiljclicimes ; Leipzig;,
J . Tlioniae. — Quelques théorèmes sur VAnalysis siLiis dos surfaces
de Riemann; Zeitsclirift fil?^ Matli. und Phys., 1867, XII.
M. Heiioch. — De functionum abelianarum periodis; Dissert., Berlin,
A. Cayley. — Note sur l'alf^orithmc des tangentes doubles d'une courbe
du quatrième ordre; C relie, 1867, LXVIIl.
R. Sturni. — Recherches sur le réseau de surfaces du second ordre;
C relie, 1868, LXX.
C.-F. Geiser. — Sur les tangentes doubles d'une courbe plane du qua-
trième ordre; Math. Ann., 1868, I. — Sur les théorèmes de Steiner
relatifs aux tangentes doubles des courbes du quatrième ordre; Crelle,
1870, LXXII. Voy. aussi W. Frahm : Remarque, etc.. Math. Ann., VII;
E. Toeplitz : Sur un réseau de surfaces, etc., Math. Ann., XI.
A. Clebsch. — Sur la théorie des formes binaires du sixième ordre et la
tripartition des fonctions elliptiques; Abhandlungen de la Gesell. der
W. de Gôttingen. 1869, XIV.
C. Jordan. — Traité des substitutions et des équations algébriques;
Paris, 1870. (Extrait : sur les équations de la division, etc.; Math. Ann.,
I, 18G9.)
A. Clebsch. — Sur la connexion d'une classe de représentations de sur-
faces et la dimidiation des fonctions abéliennes; Math. Ann., 1870, III.
L. Fuchs. — Sur la forme des arguments des fonctions thêta; Crelle,
1871, LXXIII.
/. Thomae. — Essai sur la théorie des fonctions abéliennes; Crelle,
1872, LXXV. Représentation des quotients de deux fonctions tliêta, etc.;
Math. Ann., VI, XVIII.
W. Godt. — Sur le connexe du premier ordre et de seconde classe;
Dissert., Gôttingen, 1873. Voy. Clebsch-Lindemann, Leçons sur la Géo-
métrie, i""^ éd., sixième et septième Parties. Leipzig, 1876.
A. Pringsheini. — Pour la transformation du second degré des fonctions
hyperelliptiques du premier ordre; Math. Ann., 1870, IX.
//. Weber. — Théorie des fonctions abéliennes d'espèce trois; Berlin,
1876. Remis à la Soc. de Gôttingen en 1874; remarques dans le Journal
de Crelle, 1879, LXXXVIIL
/. Thomae. — Réunion de formules qui servent dans l'application des
C()I\IPTI<:S URNDUS \i\ ANALYSliS. 146
loiulions (.'lliplitiucs et (h's foiiclioiis de Kosciiliaiii ; Halle, iHjii. Sur une
certaine classe de fonctions abéliennes; Halle, 1877.
.1. I*rt'/i i^slici'm . — Pour la lliéorie des fonctions li ypeiclliptiqucs, en
pail icuiicr du Iroisièine ordre; {p = 4)> Malh. Ann., 1H77, XH.
A. Cayîey. — Sur les fonctions tlièla doubh^s et leur raj)|)ort avec une
surface du quati'iènîe dei;i'é à seize points doubles : Crelle, 1877, LXXXIH.
Autres reclicrchcs sur les fonctions thêta doubles; Crelle, 1877, LXXXHl.
C.-W. Bovcliardl. — Sur la re|)résentation de la surface de Kummcr
du qualriènie ordre avec seize points doubles au moyen de la relation
biquadratique de Gopel entre quatre fonctions thêta de deux variables;
Crelle, 1877, LXXXIII.
A. Cayley. — Sur la surface du quatrième degré à seize points doubles;
Crelle, LXXXIV, XGIV.
H. Weber. — Sur la surface de Kummer du quatrième ordre avec
seize points doubles et sa relation avec les fonctions thêta de deux variables ;
Crelle, 1877, LXXXIV.
K. Rolin. — Transformation des fonctions hyperelliptiques /? = 2, etc.;
Math. Ann., 1879, XV.
F. Brioschi. — La relation de Gopel pour les fonctions hyperelliptiques
d'ordre quelconques; Annali di Mat., 1881, X.
F. Klein. — Sur les configurations, etc.; Math. Ann., i885, XXVIL
P. Domsch. — Représentation des surfaces du quatrième ordre à conique
double, etc.; Dissert., Leipzig, i885.
E. Reichardt. —Représentation de la surface de Kummer, etc.; Nova
acta Leopoldina, 1867, L, et Math. Ann., XXVIIL
L, S chleier mâcher. — Sur les fonctions thêta à deux variables; Sit-
zungsberichte de la Société dErlangen, 1886, XVIIL
E . Picard. — Sur les intégrales de différentielles totales, etc. ; Liouville,
4* série, i885, L Mémoire sur la théorie des fonctions algébriques de deux
variables, etc.; ihid., 1888, V.
E. Pascal. — Annali di Mat., X\ III et XIX.
W. Wirtinger. — Goett. Nachr., 1889; Monatshefte de Vienne, 1890, 1;
Math. Ann., i89[, XL.
F. Schottky. — Sur les relations entre les seize fonctions thêta de deux
variables; Crelle, 1889, GV.
F. Caspary. — Sur les deux formes, etc.; Comptes rendus, 1891.
Bidl. des Sciences matlicm., 2' série, l. XI\. (Juiilel iSijS.) 11
i46 PlUiMIÈlUi: PAUTlIi.
C. Ilumbert. — Théorie générale des surfaces liyperellipliques ; Liou-
ville; 4^ série, 189!}, IX.
//. Weber. — Sur certains cas d'exccplion dans la lliéorie des fonctions
abéliennes; Ma^/i. Ann,, 1877, XIII.
A. Cayley. — Mémoire sur les fonctions thêta doubles; Crelle,
1877, LXXXV.
//. Weber. — Sur la théorie de la transformation des fonctions thêta,
en particulier de trois variables; Annale di Mat., 1^ série, 1878, IX.
— Application des fonctions thêta de deux variables, etc.; Math. Ann.,
1878, XIV.
Caspary. — Crelle, 1881, XCIV.
M. Noether. — Sur les transformations uni-bivoques; Sitzungsberichte
de la Société d'Erlangen, 1878, X. Sur une classe de doubles plans repré-
sentables sur le plan simple; Math. Ann., 1888, XXXIII. Sur la théorie
des fonctions thêta de quatre arguments; Math. Ann., 1878^ XIV.
E. de Paolls. — Transformation plane double du troisième ordre du
premier genre et son application aux courbes du quatrième ordre; Mé-
moi?'es de VAcad. des Lincei; 1878, 3^ série, II.
F. Schottky. — Abrégé d'une théorie des fonctions abéliennes de trois
variables; Leipzig, 1880.
A. Cayley. — Sur les fonctions thêta triples; Crelle, 1878, LXXXVII.
Algorithme pour les caractéristiques des fonctions thêla triples; ibid.,
1878, LXXXVII.
C.-W. Borchardt. — Remarque sur le précédent Mémoire (de Cayley);
ibid., 1878, LXXXVII.
A. Cayley. — Sur les fonctions thêta triples; ibid., LXXXVII.
M. Noether. — Sur les équations du huitième degré et leur rôle dans
la théorie des courbes du quatrième degré; Math. Ann., 1879, ^^•
A. Cayley. — Sur l'addition dans les fonctions thêta doubles; Crelle,
1878, LXXXVIII. — Philosophical Transactions; 1879, CLXXI.
H.-B. Forsyth. — Mémoire sur les fonctions thêta, en particulier sur
les fonctions de deux variables; ibid., 1881, GLXXIII.
C. Jordan. — Mémoire sur les caractéristiques des fonctions thêta;
Journal de l'Ecole Polytechnique, 1879, XLVP Cahier.
II. Stahl. — Le théorème d'addition des fonctions thêta de p arguments;
Crelle, 1879, LXXXVIII.
COMPTAS lUÎNOUS \l\ ANALYSKS. 147
.1/. j\oct/i('r. — Sur les (-araclérislifjiKîs des ronflioiis ihrta; Sitzanf^a-
hericlitc de la Snriéfc d'Iirlaiiî^en, iHjç), XI.
//, Slahl. — I Jcmonshal ion (11111 llK'orèinc, de Uii'iiiaiin sur les carac-
téristiques (les fondions I hèla : Crclle, 1879, LXXXVIII.
M. Noctiicr. — Pour la lliroric des fond ions tlicla d'un nombre arhi-
iraiio d'ari;uments; Math, .{un., 1879, XVI.
L. Kraics. — Note relalise aux ^rouj)Cs spéciaux extraordinaires sur
les courbes alj^ébriqucs; Math. Ann., i<S79, XVI.
//. Stalil . — Pour la solution du problème d'inversion de Jacobi; Crelle,
1880, LXXXIX.
G. Fî'obenius. — Sur le théorème d'addition des fonctions thêta de
plusieurs variables; C relie, 1880, LXXXIX,
M. Noetlier. — Sur la représentation invariante des fonctions algé-
briques; Math. Ann., 1880, XVII.
F. Prym. — Recherches sur la formule des thêta de Riemann et sa
théorie des caractéristiques. Leipzig, 1889..
A. Krazer. — Théorie des séries thêta doublement infinies fondée sur
la formule des thêta de Riemann; Leipzig, 1882. — Sur les fonctions thêta
dont les caractéristiques sont formées avec des tiers de nombres entiers^;
Math. Ann., i883, XXII.
Schleicher. — Représentation et inversion des quotients de thêta dont
les caractéristiques sont formées avec des tiers de nombres entiers; Bay-
reuth, 1880.
Sievert. — Essais, etc. Festschrift pour le jubilé de la i5o^ année de
l'Université d'Erlangen; Niirnberg, 1898.
A. Cayley. — Sur les bitangentes à une quartique plane; Crelle, 1882,
i883,XGIV.'^
A. Anieseder. — Etude géométrique des courbes planes du quatrième
ordre, relativement à leurs coniques tangentes. Sitzunpçsberichte de
VAcad. de Vienne, 1882, i88j.
G. Frobenius. — Sur les groupes de caractéristiques des fonctions
thêta; Crelle, i883, XGVI. — Sur les fonctions thêta de plusieurs
variables ; ibid.
H. Weber. — Sur le groupe de Galois de l'équation du 28*^ degré dont
dépendent les tangentes doubles à une ronrbr du quatrième ordre; Math.
Ann., i883.
O. Stai/dc. — Sur hi re|)résentalion jiaranK'f rique du rapjiort des fonc-
i48 PUKMli<:Kli PAUTlIi:.
lions tliéta de deux \ariables; Matk. /inn., i88/|. Sur les caracléris-
liques algébriques des fonctions thèla liyperelliptiques; Math. Ann.,
i88i, XXV.
G. Frobenius. — Sur la relation (Mitre les 'JtS tangentes doubles d'une
courbe plane du quatrième ordre; C relie, i885, XGIX.
F. Klein. — Sur les fonctions sigma hyperelliptiqucs; Matk. Ann.,
1886, XXVJI; 1888, XXXII.
//. Burkardt. — Passai, etc.; ibid., 1888.
G HiiTubert. — Application de la théorie des fonctions fuchsiennes à
l'étude des courbes algébriques; Liouville, \'^ série, 1886, II.
M. Noether. — Sur le problème d'inversion dans la théorie des fonctions
abéliennes; MatJi. Ann., i886, XXVIII.
F. Schottky. — Pour la théorie des fonctions abéliennes de quatre
variables; Crelle, 188O, Cil. Sur les fonctions spéciales abéliennes de qua-
trième rang; ibid., 1887, GUI.
K. Bobek. — Sur les courbes du quatrième ordre, d'espèce 2, leurs
systèmes de coniques tangentes et leurs doubles tangentes; Denkschrifte
de VAcad. de Vienne, 1887, LUI.
G. Frobenius. — Sur les fonctions de Jacobi de trois variables; Crelle,
1888, GV.
A. V. BraunniûJil. — Sur le groupe de Gopel des caractéristiques des
fonctions thêta /?"p'*% formées avec des tiers de nombres entiers; Math.
Ann., 1888, XXXII; Sitz. de la Société d'Erlangen, 1886, XVIII; yl6Aa/iâ?/.
de VAcad. de Bavière, 1887; Math. Ann., 1890, XXXVII.
M. Noether. — Pour la théorie des courbes tangentes aux courbes
planes du quatrième ordre; Abhandl. de VAcad. de Bavière, 1889, XVII.
F. Schottky. — Etude algébrique sur les fonctions thêta de trois argu-
ments; Crelle, 1889, GV.
H. Burkhardt. — Esquisse d'une systématique générale des fonctions
hyperelliptiqucs du premier ordre; d'après les leçons de F. Klein; Math.
Ann., 1889, XXXV.
F. Klein. — Pour la théorie des fonctions abéliennes; Math. Ann.,
1889, XXXVI. Leçon (autogr.) sur les surfaces de Riemann; deuxième
Partie, Goeltingen, 1892.
G. Rohn. — Sur les coniques tangentes et les tangentes doubles de la
courbe générale du quatrième ordre; Crelle, 1890, GMI.
W. Weiss. — Sur une théorie algébrique des faisceaux de courbes tau-
COMPTES RENDUS KT ANALYSES. 149
gcntcs non adjointes qui appartiennent ù une eourbe algébrique; Sitzungs-
berichte de rAcad. de Vienne, iScjo; Société Math, de Prague, iBcj'i;
Sitz. de Vienne, i«Sg3,
W. F. Osgood. — four la théorie des fonctions abélicnnes relatives à
la figure algébrique j"" = R(:r); Dissert., Erlangen, 1890.
F. Schottky. — Sur les équations caractéristiques de surfaces planes
symétriques et les fonctions abélicnnes correspondantes ; Crelle, 1890, CVI.
— Théories des fonctions elliptico-hyperelliptiques de quatre arguments;
C relie, 1891, CVIII.
/. Thoniae. — Sur les fonctions thêta, dont les arguments sont égaux
à un système de tiers de périodes; Zeitschrift fur Math. undPhys., 1891.
E, Pascal. — Représentation géométrique des caractéristiques de
genre 3 et de genre 4 et leurs groupes de substitutions; Annali di Mat.
2* série, 1892, XX.
//. Stahl. — Sur une formule générale pour la résolution du problème
d'inversion de Jacobi; Crelle, 1898, CXI,
H .-D. Thomson. — Systèmes de coupures hyperelliptiques et coordi-
nation des caractéristiques algébriques et transcendantes de fonctions
thêta; Amer. Journal, iSgS, XV.
DIXIEME SECTION.
CORRESPONDANCES ALGÉBRIQUES ET GROUPES DISTINGUÉS.
Cayley. — Note sur les correspondances de deux points sur une
courbe; Cotnptes rendus, 1866, LXII; Œuvres, V, n° 877; Proceedings of
the London Math. Soc, 1866, I; Œuvres, VI; n° 385. Second Mémoire
sur les courbes qui satisfont à des conditions données; le principe de
correspondance ; P/^iV. Trans., 1886, CLVIII; OEuvreSyN\.,n° Wt.
H.-G. Zeuthen. — Nouvelle démonstration du théorème sur les séries
de points correspondants sur deux courbes; Math. Ann., 1870, III.
Nouvelle démonstration du principe de correspondance de Gayley et Brill,
et méthode de détermination des coïncidences de correspondances algé-
briques sur une courbe d'un genre quelconque; Math. Ann., 1891, XL.
Brill. — Sur deux problèmes d'élimination de la théorie des courbes
qui satisfont à des conditions données; Goett. Nadir., 1870. Sur la cor-
respondance des systèmes de points sur une courbe; ibid., 1871. Pour
la théorie de l'élimination et des courbes algébriques; Math. Ann.,
1871, IV. Sur deux problèmes de contact; ibid., 1871, IV. Sur l'éli-
mination, dans certains systèmes d'équations; 1-871, V. Sur la correspon-
dance des systèmes de points sur une courbe; ibid., 1872, VI.
i5o PIIKMIERE rAUTIR.
1. /)/•/// cl .1/. Xoethcr. — Sur les Ovulions algébriques, cir.; Math.
Afin.. 1871. \ II.
A.Drill. — Sur la formule do rorrospondnnro: //;/r/.. \II. Sur les
correspondances algébriques; ihid., \\\l. \\\\ I.
-1. Clcbscli. — Leçons sur la déoniétrie; Leip/.ig. iSjO.
Lindcmann. — Extrait d'une seconde Kitre concernanl l'application
des intégrales abélienncs à la Géométrie tles courbes jdanes. adressée à
M. llermite; CrcIIc, XXWIV.
//. Schubert. — Calcul de la Géométrie énumérati\e: Leipzig, 1879,
A. Ifunvitz. — Mémoires de 188G et 1887 {voir plus bas).
A*. Bohck. — Sur le principe de correspondance généralise; Sitz. de
VAcad. de Vienne. 1886.
G. Castelnuoeo. — Une application de la Géométrie énumérative aux
courbes algébriques; Rendic. du Cercle Math, de Païenne, 1888, IIL
Nombre des espaces qui coupent plusieurs droites dans un espace à n di-
mensions; Rendic. de VAcad. des Lincei, 1889. Nombre des involutions
rationnelles portées par une courbe de genre donné; ii)id., 1889.
L. Kronecker. — Sur le nombre des classes dilTérentes de formes qua-
dratiques de déterminant négatif; C relie. 1859, LVII.
R. Dedekind. — Lettre à Borchardt sur la théorie des fonctions modu-
laires elliptiques; ibid.. 1877, LXXXllL
F. Klein. — Pour la théorie des fondions modulaires elliptiques; Sitz.
de l'Acad. de Munich. 1879; -^^f^flf- Ann.. X\ II. Sur les formes nor-
males en nombre infini des intégrales elliptiques de première espèce;
Sitz. de l'Acad. de Munich. 1880; Moih. Ann.. XVII. Nouvelles re-
cherches sur les fonctions modulaires elliptiques des plus petites dimen-
sions ; Berichte de Leipzig. i885.
W. Fiedler. — Sur une classe particulière de fonctions modulaires
irrationnelles des fonctions elliptiques; Dissert. Leipzig. 1886.
Friedrich. — Les équations modulaires des modules de Galois de la
deuxième à la cinquième dimension: Leipzig. 1886.
/. Gicrster. — Sur les relations entre les nombres de classes des formes
quadratiques binaires de déterminant négatif; Math. Ann.. 1880, X\ IL
F. Klein. — Leçons sur les fonctions modulaires elliptiques, rédigées
par R. Fricke. 2 vol.; Leipzig, i89o-i89>.
A. Jlurivitz. — Sur la théorie des équations modulaires: Goett. \achr.,
i883. — Sur les relations entre le< n(>uibre«^ de elas?e> de* formes quadra-
Le Rapport de M. L. Henneberg, dont il nous reste à parler,
concerne le développement de la théorie des travures simples et
les principaux problèmes que pose cette théorie.
La théorie toute récente des travures réticulaires ofTre un
exemple intéressant de développement que peut prendre une théo-
rie sous l'inspiration de nécessités pratiques. Depuis longtemps
déjà l'art du constructeur a substitué, aux maçonneries lourdes et
massives de l'ancien temps, des charpentes plus sveltes et plus
légères en bois et surtout en tiges de fer. Ces dernières joignent
à l'avantage d'une grande résistance sous un faible volume celui
d'un façonnage commode. Ces tiges interviennent uniquement par
les tensions ou compressions longitudinales qu'elles supportent
et qu'elles se transmettent les unes aux autres sous les efforts
extérieurs auxquels leur ensemble se trouve soumis.
Calculer la longueur et la disposition qu'il convient de donner
aux tiges de cet ensemble, en vue d'un but à atteindre, se rendre
compte des propriétés générales de leur configuration et enfin
déternjiner les tractions ou les compressions qu'elles subissent,
tels sont les problèmes fondamentaux de cette théorie.
Dans une première approximation, on peut regarder les tiges
comme inextensibles. Le problème revêt alors une forme notable-
ment plus simple.
L'hjpothèse contraire conduirait à un des chapitres les plus
difficiles de la théorie de l'Elasticité; elle a été moins étudiée,
et donne en tous les cas des résultats bien moins élégants et
jusqu'ici moins intéressants pour le mathématicien pur. Aussi
l'auteur s'en tient-il au cas de la rigidité parfaite. Il convient
peut-être de rappeler que bien souvent l'hypothèse de tiges non
extensibles laisserait indéterminée la question de la distribution
i52 PREMIÈRE PARTIE.
des tensions, preuve évidente de la nécessité qu'il j a de recourir
alors à l'élasticité.
Dans cet article, consacré à un résumé des travaux publiés sur
les travures réticulaires, l'auteur rappelle d'abord les premiers
écrits de Ritter et surtout ceux de Culmann dont la Statique
graphique a été le berceau de la théorie nouvelle.
Au commencement de ce siècle, Mobius et Chasles ont, comme
on sait, mis au jour une doctrine particulièrement féconde, que
Plunker a développée ensuite dans sa Théorie des complexes.
Nous voulons parler de la réciprocité polaire qui naît du
complexe linéaire. Cette doctrine abstraite, où l'on admirait sur-
tout des rapports ingénieux et nouveaux entre les figures de l'es-
pace, s'est tout à coup trouvée avoir un rôle pratique à remplir, et,
pour lui assigner ce rôle, il a suffi d'un théorème de Maxwell
convenablement interprété, peu de temps après sa découverte,
par Cremona.
Le théorème de Maxwell est le suivant :
Si Von fait agir des forces représentées en grandeur par les
lignes d^ une figure, entre les extrémités des lignes correspon-
dantes de la figure réciproque, les points de cette figure sont
en équilibre sur V influence de ces forces.
Par figures réciproques Maxwell entendait la projection, sur
le plan d'un parallèle, des arêtes de deux polyèdres polaires réci-
proques l'un de l'autre par rapport à un paraboloïde de révolu-
tion.
Mais Cremona remarqua qu'il suffisait de faire tourner l'une
des deux figures d'un angle de 90" autour de l'axe de révolution,
pour que les deux figures deviennent les projections de deux po-
lyèdres polaires réciproques l'un de l'autre par rapport à un com-
plexe linéaire, ayant comme axe central l'axe de révolution du
paraboloïde.
Cremona a développé sa belle remarque dans un petit livre plein
d'intérêt, publié en français en i885 (').
(•) Cremona, Les figures réciproques en Statique graphique; Paris, Gan-
thicr-ViJIars.
r.OMPTKs lUîNons irr anai-vsks. ivi
M. Jlanck a fail observer que le |)aral)ol()ï(l(' do Maxwell p(nii-
rnlt rire renij)lae(' par une siiilaee ([iieleoncpie de révoliilioii du
second dei;r('.
La nolion de Iraviire a élé j^c-néraliséc par M. Molir, puis par
M. Fœppl qui a élendu celte notion au cas de l'espace.
L'auleur passe en revue les travaux qui ont été publiés sur la
configuration des travures, il rappelle que le nombre n des nœuds
et le nombre /// des tiges sont liés par la relation
m = 'i/i — 3 ;
il en rappelle diverses conséquences. La détermination des ten-
sions dans une travure donnée a été l'objet des premières re-
cherches de Ritter et de Culmann. Leurs deux méthodes sup-
posent qu'on peut pratiquer dans la travure des sections ne
i^encontrant chacune que trois tiges; celte hypothèse suffit dans
beaucoup de cas; mais enfin il était désirable de résoudre le cas
général. M. Saviotli a fait un premier pas vers la solution et
indiqué une méthode de fausse position qui s'applique parfaite-
ment dans les exemples qu^il a traités. C'est l'auleur même de l'ar-
ticle que nous analysons, ]\L Henneberg, qui a donné la première
solution complète; M. MuUer-Breslau en a donné une autre
depuis.
Les travures dans l'espace ont été moins étudiées. L'auteur cite
à ce propos les travaux de MM. Fœppl, MuUer-Breslau et Griibler.
G. K.
i5i PHEMlkUE PARTIE.
MELANGES.
PROPOSITION TOUT A FAIT ÉLÉMENTAIRE, A SUBSTITUER AU LEMME
DE CAUCHY DANS LA THÉORIE GÉNÉRALE DES FONCTIONS;
Par m. Cil. MÉRAY,
Professeur à la Faculté des Sciences de Dijon.
1. A.11 nombre des théorèmes qui ont un caractère absolument
vital pour toute l'Analyse, il faut ranger, en première ligne selon
moi, ceux qui font dépendre la convergence initiale des dévelop-
pements par la formule de Tajlor, des fonctions composées, in-
tégrales, implicites, de la seule possession (ou à peu près) de la
même propriété par celles intervenant comme données dans les
opérations génératrices de ces diverses fonctions. Si l'on veut se
reporter, en particulier, aux n"^ 247% 301*, 307*, 362* et sui-
vants de mes Leçons nouvelles sur V yinalyse, etc. (*), où je les
ai repris et méthodiquement enchaînés, on constatera immédiate-
ment que leur point d'appui essentiel, commun à tous, est le
lemme suivant, dont le principe est dû à Cauchj (-) :
S i la fonction f{x, y, . . .) est olotrope dans les aires limitées
Sx, Sj, ..., avec les olomètres o^, 8^, ... (89*), (139*), et
si Von représente par rjc, ry^ . . . des quantités positives in-
férieures à 8;^, 8j, . . . respectivement f par M une limite supé-
rieure de mody(jr,y, . . .) pour toutes valeurs de x^ y^ ...
tombant dans ces aires accrues de zones additionnelles dont
les épaisseurs sont comprises entre rx-, ry^ , . . d^ une part et
o^^ùy^ ... d^ autre part (181*), on a, dans tout Vintérieur
des mêmes aires et pour toutes valeurs des indices de différen-
tiationp^ q^ . . ., V inégalité
(,) mod/(/^7,...)(^, j., . . .) < M ^^7^^ '-^^ ' ' ' (1S^*>
(') Paris, iSy'i, GauLliier-Villars et fils. Les numéros de renvoi aiïcctés d'aslé-
ris(jues viseront ici la prennicre Partie de cet Ouvrage.
(') Briot et BouQUKT, Tlicoiie des fonctions doublement périodiques^ etc.
i859, p. 4.').
I
Mf^:i>AN(iF>S.
laj
L;i (li'inonsiiiilion linhlliiclle met enjeu des considéralions hicn
(l('l()urnée.s et disparates, hien e()inj)liqiiées en somme, [)nisfjir('llc
impose des références aux propriétés des intégrales définies
(mêmes multiples), à celles de l'exponentielle imaginaire ou
plutôt des lignes trij^onométriques auxquelles on continue à
ramener cette fonction, etc. ('). Tenant, au contraire, «adonner
à ce lemme une assiette peu étendue et parfaitement délimitée, à
le dégager notamment de la moindre allusion spéciale à l'Analyse
infinitésimale ou à la monographie des transcendantes, pour
|)ouvoir ensuite fonder sur lui, avec netteté et en pleine sécurité,
toutes les parties de la théorie générale des fonctions, j'en ai
donné deux démonstrations (s'appliquant du moins à un fait équi-
valent) qui sont tirées exclusivement des principes courants de
l'Algèbre proprement dite. La dernière, publiée en 1891 dansée
Recueil, puis reproduite au n'' 130*, est d'une brièveté, les moyens
mis en action sont d'une simplicité qui la rendent très supérieure
à l'autre datant de 1872 {Noiw. Précis d' Analyse injiniiési-
male^ p. 80); on peut néanmoins lui reprocher encore un de ces
tours de main, une de ces considérations peu directes, (jui sont
acceptés sans doute parce qu'ils réussissent, mais qui prouvent
les choses sans les éclairer, et qui, pour ce motif, sont de véri-
tables difformités dans les raisonnements où ils se mêlent.
2. Il me semble impossible de faire mieux, si du moins on veut
conserver à ce lemme Vexacte étendue de l'énoncé ci-dessus, et
continuer à le placer tout entier au seuil de la théorie des fonc-
tions. Mais, si l'on prend garde que la formule (i), considérée
comme garantie de la convergence des développements fondamen-
taux mentionnés tout à l'heure, doit son efficacité à sa structure
propre exclusivement, point du tout à cette circonstance parti-
culière que la lettre M y représente une limite supérieure de
mod/(.r, j/, . . .), plus ou moins rapprocliée de son véritable
maximum, on présumera la possibilité d'instituer une démons-
tration plus élémentaire encore, au prix de quelque sacrifice con-
senti sur la petitesse de M. Je viens précisément d'y réussir en
(') BuiOT CL liuLQUET, loc Cit. — K. l'icAUD, TiaiLc d'Analyse, t. II, p. 208,
1S92. — Etc.
i56
PREMIÈRE PARTIE.
procédant comme je le fais dans le numéro suivant, où la modi-
fication apportée à l'énoncé du n" 1 est indiquée par des caractères
saillants.
11 est bien vrai, dois-je ajouter, que, dans la discussion des dé-
veloppements dont j'ai parlé, la substitution de la formule
(2, inf.) à la formule (i), procédant immédiatement des idées de
Gauclij, diminue les valeurs minimums des rayons de conver-
gence sur lesquels on peut compter pour ces séries; mais la chose
est sans importance, parce que, dans toutes lés théories et même
dans la monographie des fonctions, le point capital est que
V existence de quelque groupe de rayons de convergence soit
assurée, nullement que les valeurs minimums considérées pour
ceux-ci soient plus grandes ou plus petites (202*), (302*, VI).
Au surplus, et par rapport à leurs maximums effectifs dans
chaque cas particulier, les valeurs obtenues pour ces rayons en
partant de la formule (i), sont généralement si petites, qu'on ne
peut pas les considérer comme en fournissant une approximation,
même très grossière. Quand il arrive, par exemple, que ces rayons
sont illimités, la formule en question ne le dit jamais.
3. Si la fonction f{x ^ y ^ . . .) est olotrope dans les aires limi-
tées S^c, Sj, . . . avec les olomètres 8.^, 8^, ... (89*), (139*),
et si Von représente par /'^, /'^-, . . . des quantités positives in-
férieures à Oj;, 0^, ... respectivement, puis par X cne con-
stante POSITIVE CONVENABLEMENT CHOISIE, on «_, dans tout V inté-
rieur des mêmes aires et pour toutes valeurs des indices de
différentiation p^ q-, . • . , l^ inégalité
(2)
n\oàf^P>n,-){x,y, . . .)< o^l,
l .'2. . .p 1.9,
1. Soient
(3) F(^,j, ...)= ^ («,,,,,,,... ^'"^''...),
la somme d^ une série entière admettant 3^, o^, . . . pour /ayons
de convergence, et 3^, 3'^, ..., 0'^, 3'^., ... des quantités posi-
tives donnant
(4)
^' ^ ^''
'^x < '^x
Ov,
MfaANGIiS. 15;
Poui- toi/ f es valeurs de x^ y, ... renip lissant les conditions
on a
(G) mo(lF(/'.'/--)(j7,j, ...)<
1.2.../) 1.9,
formule où a désigne une certaine constante positive.
L'hjpotliùsc admise et les inégalités (4) assurant la convergence
de la série (3), de celle aussi des modules de ses termes, pour
iY\oàx = ù"^, modjK^oJ^, ... (114*), la variante a,„,„^...ô7'o^". . .
où ^m,n,... = iïiod<2,„^„ ..., cst infiniment petite, et en particulier
finie. Quels que soient les indices m^ n, . . . , on a donc
„ y'iny'n ^^ „
^m,n,...^x Oj ... <^ et,
où a représente quelque quantité positive convenable; on a, en
d'autres termes.
Quand les conditions (5) sont remplies, on en conclut
mod D'^v^;::'(a,„,„,...ic'«7« . . .)
= [ni(m — !)...( /n — p -H i)][n{n — i)...]{n —q-\- i)]. . .a,„^„^,..(mod^)"^-P(modj^)«-'7.
Oj. Oy ...
^ 1.1... P \.l...q (/? H- l)(/? 4- 2) . . . (/? -h I 4- /n — p —
I)
^"^ o",^ ô;y i.^i...{ni-p)
iq -^-i).. .(q -hi-hn — q — i) / o'^\"''f' / Oy-V'-^
^ i.-2...{n-q) [o'J [YyJ
Il en résulte (lo7*, 3")
modF(/^•7.•••'(:r,J, ...)<^ [mod D(g'J.;::;'(a,„,„,...a:'"jK« • • •)]
^ \.i...p \. ■?.... q ^[{ l>^\){ p-\-'x)...( p-\-\-\-\\\ — \)
^''~al^^ W' -^L 1.2... m
X
1 . 2 . . . n
,58 PUEMIÈKE PARTIE.
La somme qui figure dans ce dernier membre, el qui doit être
étendue à toutes les combinaisons de valeurs nulles et positives des
entiers m, n, . . . , est évidemment celle d'une progression géomé-
trique nyunlp + i raisons égales à .,? (< i), q -i- i raisons égales
a'
à -Z (<^ i)^ ... ; elle a donc pour valeur
et la substitution de cette expression dans l'inégalité précédente
conduit immédiatement à la formule (6) qu'il s'agissait d'établir.
II. L'exactitude de notre énoncé peut être affirmée quand
les dimensions des aires S^, Sj, . . . (89*) sont inférieures à
des quantités positives o^, 8'^, ..., limitées par les inégalités
(7) s;^ < 0^ — /';r, ^>-<0j — 'v, —
A cause de ces conditions, et en posant
(8) rx-^o'x^'ox, r^.4-o;.= s;'.,
on a évidemment les inégalités (4). Si, de plus, on nomme Xq^
yo, . . . des valeurs initiales des variables prises à volonté dans
les aires considérées, puis si, à partir d'elles, on développe
/(^,y, . . .) par la formule de Taylor, on trouvera
série entière en ^ — ^07 r — Jo, • • •? admettant 0^, o^, ... pour
rayons de convergence, et les inégalités
mod(;r — a7o)< o^-, niod(a7 — ^0) < Oyî
subsistent tant que x^ y, ... restent intérieures aux mêmes aires.
On obtiendra donc immédiatement l'inégalité (2) dans le cas
qui nous occupe, en appliquant la formule (6) à la série (9), en
ayant égard aux égalités (8), et en posant
III. Notre proposition est vraie, quelles que soient les di-
mensions des aires S^, Sj, ....
Si 0'., 0'., . . . représentent des quantités positives satisfaisant
MELANGES. 159
aux inc^alllt'S (^), 011 peut cvidcmmcnl subdiviser les aires S^,
Sj, ... en des nonihres limités de fragments dont les dimensions
sont inCérienres à 0',, ponr la première, à 0' pour la seconde,
à . . . , et les combinaisons d'une subdivision de S^c, avec une sub-
division de Sj, avec . . . sont aussi en nombre limité N.
Comme notre énoncé s'applicjue à chacune de ces diverses com-
binaisons (H), sauf l'adoption successive, pour la constante J^^
de certaines valeurs convenables X', X" ^ . . ., X^^\ il s'appliquera
évidemment aussi aux aires considérées tout entières, en attri-
buant à c.l> une valeur quelconque supérieure à toutes celles-ci.
4. Cette simplification du lemme de Cauchy, qui déjà facilite
considérablement sa démonstration, offre un intérêt doctrinal
peut-être encore plus grand. Elle dégage elTectiveinent de toute
considération spéciale, de tout artifice, elle rattache étroitement
aux principes mêmes de l'existence des séries entières, ren-
fermés dans le théorème fondamental d'Abel (114*), sa partie
capitale, celle qui lie, d'une manière si remarquable et si nette,
les grandeurs relatives des modules des dérivées d'une fonction
olotrope, à leurs indices de difTérentiations et aux olomètres de
celle-ci. En outre , et si cette entreprise n'avait pas perdu irrévo-
cablement tout intérêt, elle permettrait évidemment d'exposer la
théorie des fonctions réelles, en laissant absolument de côté les
allusions aux quantités imaginaires dont elle semblait ne pouvoir
se passer; c'est la justification de ce que j'ai avancé dans la pré-
face de mes Leçons (p. xviii).
A la vérité, elle ne s'applique pas à l'autre partie du lemme,
consistant à dire que, dans la formule (2), la valeur de la con-
stante A> peut être abaissée jusqu'à la quantité M figurant dans la
formule (i), partie qui, si elle n'est pas essentielle, comme je l'ai
dit, n'en prête pas moins un appui indispensable à d'autres théo-
rèmes importants (133*), (201*), (273* et siiiv.)^ (où l'on re-
marquera que l'intervention des quantités imaginaires est en
général inéluctable). Mais, une fois assis sur la formule (2), les
principes généraux delà théorie des fonctions fournissent, pour le
point restant ainsi en souffrance, une démonstration facile et sur-
tout très directe; c'est ce que je ferai voir dans une autre occasion.
iGo BULLETIN BIBLIOGUAPIIIQUE.
BULLETIN BIBLIOGUAIMIIQUE.
OslwalcVs Klassiker der exakten Wissenschaften. N°* 06, V>1 et fiO.
Jn-8°, cart. Leipzig, Engclmann.
IS" 56. Die Gesctze der Ueberkaltung u. Gefrierpunktserniedrigung. 2. Ab-
handlungcn von Ch. Blagden. (1788). Hcrausgeg. von A. J. v. Oeltingen /19 p.
80 pf. — 57. Abhandlungcn iibcr Thermomclrie von Fahrenheit, Réaumur,
Celsius. 1724, 1730-1733, 1742. Hcrausgeg. von A. J. v. Oeltingen. i4o p. avec
r7 fig. 2 m. 40 pf.
DixoN (A.-C). — The Elementary Properties of the Elllptic Func-
ilons, with Examples. In-8°, i4o p. London, Macmillan. 5 sh.
KuNZE (C.-L.-A.). — Das geoinetrische Figurenspiel fur Kinder u.
Erwachsene. \(f édition. In-12, 8 p. avec 20 planches et 7 petites planches.
Wcimar, Bolilau. (Dans un étui). 1 m.
Zermiîlo (E.). — Uiitersuchungen zur Variations-Rechnung. (Dissert.)
Gr. in-8", 97 p. avec 8 fig. Berlin, Mayer ci Muller. 2 m. 5o pf.
ZiWET (A.). — An Elementary Treatise on Theoretical Méchantes.
Part 3. Kinetics. ln-8°. London, Macmillan. 8 sh. G d.
ScIlLESL^GER (L.). — Handbuch der Théorie der linearen Differential-
gleichungen. (En 2 volumes.) Tome IL Gr. in-8", xx-486 p. Leipzig,
Teubner. iG m.
Hermann v. Helmiioltz. — Gedàchtnissrede. Yon AV. v. Bczold. Avec
portrait d'après Lenbach. Gr. in-8°, 3i p. Leipzig, Barth. 1 m.
BuRR VAN Bleck (E.). — Zur Keltenbruchentwickelang Lanié'scher
und dhnlicher Intégrale. Inauguraldiss. In-4°, 91 p. Gottingen.
DuMONT (F.). — Essai d'une théorie élémentaire des suif aces du
troisième ordre. T. II. In-8", 90 p. Annecy, impr. Depollier et G'*".
Glauner (Th.). — Ueber den Verlauf der Potentialfunctionen ini
Baume. Inauguraldiss. In-8'', 62 p. Gottingen.
Lie (S,). — Untersuchungen i'iber unendliche continuirliche Grup-
pen. In-8°, 108 p. Leipzig, Hirzel. 5 m.
COiMPTKS KIîNUUS \iV ANALYSES. iGi
COMPTES UKNDUS ET ANALYSES.
WTRHR. — LiîiiRiujcii i)i;ii Algebra, in zwoi Biinden. Ersior Band,
\vi-()35 j). in-8"; Uraunschwoig, Vicvvcg und Sohn; i8(j5.
Ce Traité (V Algèbre ne peut manquer d'avoir un grand succès;
rcxcellent géomètre qui en est l'auteur s'est illustré par d'im-
portantes rcchcrclies d'Algèbre et d'Analyse; nous avons essayé
naguère de dire les rares mérites de son Traité des fonctions
elliptiques : ces mérites se retrouvent ici, peut-être avec un souci
plus grand de la pédagogie, car c'est véritablement un Lelirbuchj
un livre où l'on pût apprendre l'Algèbre, que M. Weber a voulu
écrire, et il y a pleinement réussi. Son goût pour la concision '
n'est que la recliercbe de la simplicité dans la pensée et d'une
forme de langage adéquate à cette pensée; il ne dk jamais rien
que d'essentiel, mais il a grand soin de ne rien omettre qui soit
essentiel; dans le fond et dans la forme, son livre est véritable-
ment clair.
C'est l'habitude en Allemagne, dans les livres de cette nature,
que de reprendre les choses au début; il serait intéressant de sa-
voir si celte habitude correspond à une forme d'esprit, à un cer-
tain goût logique, ou si elle dépend de l'organisation de l'ensei-
gnement dans les gymnases et dans les universités; quoi qu'il en
soit, M. Weber n'y manque pas et il a mis au début quelques
pages d'introduction sur le concept de nombre, en se plaçant au
point de vue de M. Dedekind. Le reste est divisé en trois Livres :
les fondements, les racines, les grandeurs algébriques.
L Le premier Livre débute par les opérations sur les polynômes ;
mais, dès la multiplication, on reconnaît la tendance de l'Ouvrage;
c'est là que l'auteur montre que le produit de deux polynômes,
dont chacun a ses coefficients entiers sans autre commun diviseur
(|uc l'unité, est un polynôme de la même nature, et c'est là d'ail-
leurs la véritable place de cette proposition si simple et si impor-
tante. Notons encore, dans ces commencements, le problème de
rinlerpolalion, pour le cas où les valeurs données du polynom<*
lîull. des Sciences inatiu'in., 2' scrio, i. \I\, (Août 189').) i.i
iG> PHRIMIKIIH PAimi-:.
(le dcgrc' Il (jiio l'on cliciclie correspondent aux valeurs o, i , 2,..., 11
delà variable, placé immédialemenl après la formule du binôme,
ainsi que l'étude rapide des progressions arithmétiques d'ordre
supérieur. I^e Chapitre suivant contient toutes les propositions
essentielles sur les déterminants et les équations linéaires.
Après avoir défini les racines d'une écjuation algébrique, à
coefficients réels ou imaginaires, l'auteur montre algébriquement,
en supposant successivement n =: 1 et n impair, que toute équa-
tion de la forme
x"- — a -\- bi
a une racine réelle ou imaginaire; il donne ensuite la résolution
trigonométrique de ces équations, et applique ces résultats à la
résolution des équalions du second, du troisième et du quatrième
degré; il aborde alors le théorème fondamental de l'^Vlgèbre, qu'il
établit d'après le procédé bien connu qui consiste à montrer que
le module du premier membre de l'équation proposée ne peut
avoir d'autre minimum que zéro; il va sans dire que la démon-
stration est présentée de manière à ne laisser place à aucune objec-
tion qui concerne la rigueur; il reproduit ensuite, en la simpli-
fiant d'après une remarque de M. Dedekind, la démonstration de
M. Lipschitz ('), qui fournit un moyen plus pratique pour cal-
culer effectivement les racines d'une équation donnée. On remar-
quera aussi la forme précise et la démonstration simple donnée
pour cette proposition : les racines d'une équation varient d'une
façon continue avec les coefficients. Étant donnée une équation
dont le premier membre, pour un système de valeurs numériques
attribuées aux coefficients a^, . , ., a,n peut se mettre sous la forme
f{x) = ix - ayj- {x — bf{x — c)y,
où a, b^ 6', . . . sont des nombres réels ou imaginaires différents,
on peut fixer deux nombres positifs s, p assez petits pour que, si
l'on décrit autour des points a^ 6, c, . . . des cercles de rayon 0,
toute équation de la forme
/(^)-Ho(.r) = o,
{')\o\v Bulletin, ■>.' série, l. IV, p. 385.
f:()MPTI':S UKNDUS in analyses. i63
où p(./') <*sl^ '111 polynôme* de, (lci;i'('; /f — i dont les coofficlcnls ont
dos modules moindres (jne £, ;iil, j)r(';c,is('ni(;i)I, a, [j, y,. .. racines
dans les cercles (jiii ont respectivement pour centres les points
((, />, r,. . . M. Weber traite ensuite des fonctions symétriques.
Après avoir montré comment on pouvait les calculer au moyen
des formules de Newton, il établit, par la méthode de Cauchy et
par celle de Gauss, le ihéorème fondamental sur la possibilité
d'exprimer, et cela d'une seule façon, toute fonction symétrique
entière à coefficients entiers de n variables, en fonction entière à
coefficients entiers des fonctions symétriques élémentaires de ces
n variables; il s'arrête un instant sur les discriminants, et la for-
mation du discriminant de l'équation du quatrième degré lui four-
nit l'occasion d'introduire les deux invariants de la forme biqua-
dratique; il traite de l'élimination, établit les propositions
fondamentales sur la divisibilité et la décomposition des fonctions
de plusieurs variables, expose la transformation de Tschirnhausen
pour l'appliquer à la résolution des équations du troisième et du
quatrième degré et à la réduction de l'équation du cinquième
degré. Le Chapitre suivant est consacré aux transformations
linéaires. Après avoir exposé brièvement la décomposition en
carrés d'une forme quadratique et la loi de l'inertie, M. Weber
passe aux formes binaires pour montrer la formation des covariants
d'une forme
au moyen de sommes de produits de facteurs tels que œ — a,;^',
y-p — y-q'-i il donne ensuite, pour la forme cubique^ l'invariant et les
covariants fondamentaux en montrant de la façon la plus simple
que tout autre co variant entier de la forme s'exprime en fonction
entière de l'invariant et des covariants fondamentaux. Il traite des
mêmes questions pour la forme biquadratique, mais en se bor-
nant à démontrer que tous les invariants s'expriment au moyen
des invariants fondamentaux.
Un Chapitre spécial est consacré à la forme particulière sous
laquelle M. Hermite a traité de la transformation de Tschirnhausen.
Rappelons en quelques mots le point essentiel des recherches de
M. Hermite, qui remontent à i85y. Considérant une équation
i04 piUiMiKiU!; PAiniH.
cL posant
Fo •— «0^ H '
•1 cil
Fi = rt,,^- -hrti^TH J
' Il
■• 1
n — T
F„_2 = «0^""'+ ^1-2^" +• • '^ <^ln-\^
une transformation de Tschirnhausen peut se mettre sous la
forme
y = t,i-^ Fo -I- ^«-3 Fi -h . . . + ^0 F„_2,
OÙ io, fn- ' ' y tn-2 sont des coefficients arbitraires; la transfor-
mation est préparée de manière que le coefficient de jk'^"^ dans
Féqualion transformée en j- soit nul; les autres coefficients de
cette équation seront des fonctions de ««, at,. . . , a^, to, - • • tn-2 ;
ces fonctions sont des invariants simultanés des deux poljnomes
ao a?" + «1 x'^-'^ -4- . . . -T- «/i,
1 I • 2
Cette belle proposition s'applique très simplement à la transfor-
mation et à la résolution des équations du troisième degré. Cette
même transformation permet d'introduire la forme quadratique
en ^0) ^M •••> ^11-2 d'une part, en «o? <^i, •••? ^f^n de l'autre, à laquelle
M. Sjlvester a donné le nom de Bézoutiant : elle n'est autre
chose que la somme des carrés des racines de l'équation en y, et
M. Weber montrera plus lard, dans le cas où les quantités «,, <:/2..-,
ttn sont réelles, comment la décomposition en carrés de cette
forme (en /«j ^<, • • -, tn-\) permet de calculer le nombre de racines
réelles de l'équation proposée. Pour le moment, il fait, de la
considération de cette forme, une belle application à la réduction
de l'équation générale du cinquième degré à la forme normale
(Klein)
^5 +l5^* — lOY-32-h Z-Ç- = o,
et cela sans introduire d'autre irrationnalité que la racine carrée du
discriminant de cette équation.
II, La deuxième Partie se rapporte à la résolution numérique
COMPTAS UFNDUS HT ANALYSES. i65
des ('finalloiis ; cc\i\ (|iii ;ntnriil, TAI^rhi'o (''prouveront, quelque
plaisir à voir avec (|uclle ampleur iM. Wcber développe celle belle
lliéorie, qu'ils re«;rcllenl d'avoir vu disparaître de nos programmes
d'ensei^nemenl.
Les iormules préeédemmenl obtenues [)0ur les équations du Iroi-
sième el du qualrième degré permellenl d'abord de reconnaîlre
sur les coefficienls de ees écpialions le nombre des racines réelles.
La considération du Px'zoulianl conduil en général, comme on l'a
déjà dit, à la solution du même problème : l'auleur développe avec
détails celle dernière métbode. Les siiiles de Slurm permellenl,
plus généralemenl, de trouver le nombre de racines distinctes
comprises entre deux nombres donnés; l'un des premier exemples
d'une suite de Slurm que donne l'auteur, avant même d'avoir
expliqué comment la recberche du plus grand commun diviseur
entre un polynôme et sa dérivée permet d'obtenir une pareille
suite, est Tourni par le premier membre d'une équation aux iné-
galités séculaires mise sous forme de déterminant el les mi-
neurs principaux de ce déterminant. M. Weber développe aussi
la méthode de M. Hermile, en la rattachant à la transformation
de Tschirnhausen : il donne quelques indications sur ces carac-
téristiques de Kronecker, qui fournissent l'extension du théorème
de Sturm aux équations à plusieurs inconnues, et rattache à celte
nolion la première des trois démonstrations que Gauss a données
du théorème fondamental de l'Algèbre. Pour ce qui est de la
séparation des racines, il développe successivement les théorèmes
de Budan, de Newton, de Descartes et compare géométriquement
les différents critériums par une méthode que l'on doit à M. Klein ;
il passe ensuite à la recherche des limites des racines, au théo-
rème de Rolle, et aux intéressantes propositions que l'on doit à
Laguerre touchant la séparation des racines d'une équation qui
n'a pas de racines imaginaires. Le calcul numérique des racines
(interpolation, méthodes de Newton, de Daniel Bernoulli, de
Grade) est traité avec soin; signalons encore, dans le même ordre
d'idées, l'exposition d'une méthode due à Gauss pour la recherche
des racines réelles ou imaginaires d'une équation trinôme.
Un Chapitre spécial est consacré aux fractions continues; l'au-
teur a l'occasion d'y aborder de belles théories arithmétiques :
l'équivalence des noYnbres irrationnels, les irrationnelles du
iGG PRRINIIEUE PARTIE.
second degré, la réducLion de ces irralionnelles, les lois de leur
développement en fractions continues, l'équation de l*ell et, par
occasion, les formes cpiadratiques binaires à coeflicients entiers ;
à la fin de ce Chapitre, il traite ra[)idement de la recherche des
racines rationnelles et, plus généralement, des diviseurs rationnels
d'un polynôme à coefficients entiers. Un autre Chapitre se rapporte
aux équations binômes, traitées tout d'abord au point de vue de
la pure Algèbre, indépendamment delà représentation Irigonomé-
triquc de leurs racines; la théorie de ces équations est alors paral-
lèle à celle des congruences binômes, en Arithmétique, et c'est
j)our l'auteur l'occasion d'exposer cette dernière théorie. La théorie
de la division des arcs se rattache immédiatement à celle de
l'équation binôme, quand on considère l'expression trigonomé-
triquc des racines; dans les équations de la division, la considé-
ration du produit des racines fournit immédiatement les égalités
« — 1
2 - Il cos =±1
n
n
2 2 II sin =±\/n,
qui servent de base à la démonstration d'Eisenstein de la loi de
réciprocité des restes quadratiques.
III. C'est le troisième Livre, consacré aux nombres algébriques,
qui constitue la partie la plus originale et la plus intéressante du
Volume. L'auteur y a exposé, tout d'abord, la théorie de Galois
et il faut reconnaître cjue, de ce point de vue, les choses s'éclai-
rent singulièrement. Outre que la considération du groupe de
Galois fait évanouir, dans les propositions indispensables de la
théorie des substitutions, toute dillérence entre les cas où Ton a
affaire à des variables indépendantes et celui où Ton a affaire aux
racines d'une équation déterminée, la plupart des questions qui
se présentent, dans cette belle et difficile théorie, s'engendrent
en quelque sorte d'une façon nécessaire, et l'on n'aborde guère
un problème qu'au moment même où le lecteur se le pose de lui-
même ; lorsqu'on est arrivé à exposer ainsi un ensemble de pro-
positions, il semble qu'on puisse être assuré de s'être vraiment
placé au point de vue qui domine la théorie.
COAlPTIiS KIwNDUS \i\ ANAl.VSKS. 1G7
I/;uil(Mir, corïiinc les LciKlaiiccs j^é 11 (M'aies de; son IJvro pouvaient
le l'aire prévoir, a pris pour j)oinl, de (l(^parL la nolioii de corps.
Rappelons que M. I)e(l(dvind appelle ainsi un ensemble de nom-
bres tel que loul nombre obtenu en ajoutant, multipliant ou divi-
sant deux nombres de eet ensemble, appartienne encore à l'en-
semble. Il esl elair (pu^ tout corps contient l'ensemble des nom-
bres rationnels proprement dits. Un corps peut d'ailleurs aussi
contenir des variables indéterminées; il contient alors, parmi ses
éléments, toutes les fonctions rationnelles de ces variables dont
les coefficients sont les éléments purement numériques du corps;
mais il doit être bien entendu que les variables doivent alors
garder leur caractère, être toujours représentées par des lettres.
Un diviseur Q' d'un corps lî est un corps dont tous les éléments
sont contenus dans 0. Quoique Ivronecker se soit placé à un
point de vue différent, dont ce n'est pas le lieu de discuter ici
les avantages, il est bien évident que la notion de corps et celle
de domaine de rationnalité, sont équivalentes. Tous les éléments
d'un corps sont dits rationnels dans ce corps. On peut considérer
des polynômes dont les coefficients appartiennent à un corps, et
les notions d'irréductibilité, de décomposition en facteurs pre-
miers, reçoivent une extension facile et immédiate. Si a est une
racine d'une équation dans Q, c'est-à-dire d'une équation
F(.r) = o dont les coefficients appartiennent au corps Q, le corps
Q(a), obtenu par l'adjonction de a à Q, contiendra, outre les élé-
ments de Q, toutes les fonctions rationnelles de a dont les coeffi-
cients sont des éléments de Q, fonctions qui peuvent être réduites
facilement à des polynômes de degré n — i, si l'équation, irré-
ductible dans Q, que vérifie a est de degré n\ n est le degré du
corps Q(a).
Galois a montré comment l'adjonction de racines a, p, y, ...
d'équations
(ï) A(.r) = o, 13(^) = o, C(.r) = o, ...,
dont on suppose seulement que les coefficients appartiennent à
12, et que toutes les racines soient inégales entre elles, revient à
l'adjonction d'une seule racine d'une équation convenablement
choisie. Ce n'est pas la démonstration même de Galois que rap-
r()8 PHEAIIÈKf' PAimii.
porlc M. Weber; ayant formé, comme Galois, l'éf|ualion
au moyen d'une foncLion rationnelle ç de a, [i, y, ..., telle que
l'on n'ait pas
à moins d'avoir
en supposant que a', P', y', . . . soient des racines respectives
des équations (i), dési<^nons par ?, Ç', f, ... les racines nécessai-
rement distinctes de l'équation F(?) = o ; ces racines correspon-
dront manifestement aux divers arrangements que l'on peut dé-
duire de l'arrangement a, p, y, . • • , en prenant pour a, p, y, . . .
les diverses racines respectives des équations (i) ; si maintenant
0(a, p,y, ...) est une fonction rationnelle de a, p, y, ..., en
remplaçant, dans ©(a, j3, y, . . .), a, j^, y, . . . , par ces divers arran-
gements, on obtiendra une suite de quantités
0 0' 0"
distinctes ou non, qui correspondront manifestement aux ra-
cines ^, ^', Ç", . . . ; il suffît maintenant de se reporter à la formule
d'interpolation de Lagrange pour voir que le polynôme en /,
qui est symétrique par rapport aux racines de l'équation F(/) = o
et dont les coefficients appartiennent, par conséquent, à Q, fournit
l'expression rationnelle de 0 en fonction de ?, puisque l'on a
évidemment
0 =
F'(0
Le même mode de raisonnement sera employé dans divers cas.
Si F(^) = o est une équation irréductible dans 0, dont les ra-
cines soient a, a,, . . . , a,;.,, les corps l^(a), Û(a,), . . . , Ù[%,i_^)
sont dits conjugués; un élément primitif dans Q(a) est une
fonction rationnelle de a qui prend n valeurs distinctes quand on
y remplace a par a, a,, . . ., y.,i_^ ; cbaque élément de i.i(^.) s'ex-
COMPTMS UIÎN'DUS \VV ANALYSES. i(i.,
primo rai ioiiiicllrnicnl au iiioy(;n de irmiporic (|ii('l (;l<''mcnL pii-
inilif. Un (''l(''in('iil imprmiil i( [j de; il(a) est une lonclion ration-
nelle (le a (pi 1 ne j)ren(l, clans les mêmes conditions, que //, valeurs,
n^ étant plus j)elil, (pn^ // ; //, est néccssaircincnt un diviseur de //,
et le corps i^(i^) est un diviscmi* de ii{y.) d(; degré — ; inversement,
tout corj)s <pii divise; ii(a) et (pii eontient il, peut être obtenu par
l'adjonction à il d'un élément imprimitif de Û(a). Un corps il(a),
qui ne contient pas d'autres éléments imprimitifs que les éléments
de 0 est dit prinni if. Si l^'(^') =z o est une équation dans 12, irré-
ductible ou non, mais à racines distinctes a, a,, ..., a„i_i, le
corps ll(a, a, , ao, . . . , '^-m-s ) est le coi'ps de Galois de cette équa-
tion. Le corps de Galois peut être obtenu par l'adjonction à 0
d'une fonction rationnelle de a, a,, . .., a„i_, qui prend 1.2. . ./^i
valeurs distinctes quand on y permute a, a,, . . ., a„^_,, de toutes
les façons possibles; si p est un élément primitif du corps de Ga-
lois, p est une fonction rationnelle de a, a,, . . ., a„,_, ; inverse-
ment, ces quantités sont des fonctions rationnelles de p; l'équa-
tion {/'réductible que vérifie p est une équation no///iale,
c'est-à-dire une équation irréductible telle que toutes ses racines
s'expriment rationnellement au moyen de l'une d'elles; c'est une
résolvante de Galois de l'équation F(^) = o. Le corps de Galois
est normal, c'est-à-dire qu'il est identique à tous ses conjugués.
Si l'on désigne par p, p,, . . ., ^p-\ les racines de la résolvante, en
la supposant de degré y?, les racines a, a,, 7.0, . . . , y.m-\ de F(.r)
sont toutes des fonctions rationnelles de l'une quelconque p^ des
racines de la résolvante; si, dans ces fonctions rationnelles, on
remplace p^ par p^,, on retrouve les mêmes racines a, a,, . . . , y.,n_\
rangées dans un même ordre; en d'autres termes, à toute substi-
tution [oa, ^(,) du corps de Galois correspond une substitution
des éléments a, a<, ..., a,„_<. Toute substitution (o^, p^) équi-
vaut à une substitution Çp,pc) de l'élément p^, convenablement
clioisi, à l'élément p; inversement, toute substitution (0, o^) peut
être mise sous la forme (p^, p/,) où l'un des élémenls p^, p6 est
arbitraire, l'autre étant déterminé par celui-là et par p^; les p sub-
stitutions des éléments a, a,, . . ., a,„_, que l'on obtient en expri-
mant rationnellement ces quantités au moyen de p, et en rempla-
I70 PREMIÈRE I^MiTlE.
çanl successivement p par p, p,, ..., p/; i , formoiiL un groupe;
c'est le groupe de Galois de l'équation F(jc) = o, groupe dont
les éléments correspondent manifestement aux/>> substitutions
(p,9)^ (p, Pi), •••, (p^9p-i)
du corps de Galois. Toute équation rationnelle dans Q entre a,
a,, ..., c/.„i_f subsiste quand on efï'ectue, sur ces quantités, une
substitution du groupe de Galois; toute fonction rationnelle dans
Q de a, a, , . . . , y.,„_i , qui garde la même valeur quand on efTectue
sur a, a,, ...,a/„_, une substitution quelconque du groupe de
Galois, est un élément de 0; inversement, un groupe de substi-
tutions qui jouit de ces propriétés, coïncide avec le groupe de
Galois. Le degré p du groupe de Galois est un diviseur de
I.2.3.../7Z; le quotient est le degré d'aj/'ect de l'équation
F(;r) = o; si ce degré est i, l'équation est sans alTect; telle est
l'équation générale de degré m dans le corps formé par les fonc-
tions rationnelles à coefficients entiers de ces coefficients, regardés
comme des variables : le groupe de Galois est alors identique au
groupe symétrique des racines. Le problème de la résolution de
l'équation F(^) = o consistera à augmenter son alTect par Tad-
jonction à Q de quantités algébriques convenables. On reconnaît
de suite que l'équation F(^) = o est réductible ou non, suivant
que son groupe de Galois est transitif ou non, et le caractère
nécessaire de la notion de transitivité apparaît ainsi clairement.
De même, pour la notion de primitivité et d^imprimitivité rela-
tive à un groupe de substitutions : si l'on considère une équation
irréductible f{^) = o à racines a, a, , . . . , fy.n-\ et dont le groupe
de Galois est par conséquent transitif, l'existence d'un élément
imprimitif 6 dans le corps i^(a), prenant seulement /• valeurs
quand on remplace a par a, a,, . . ., a//_,, montre clairement la
possibilité de séparer ces racines en ■!>■=- suites de /• éléments,
telles qu'une substitution quelconque du groupe de Galois ne
fasse jamais que permuter les éléments de l'une de ces suites, ou
remplacer en bloc une suite par une autre; en d'autres termes, le
groupe de Galois est imprimitif; et le corps imprimitif iî(a), du
/i "''"'' degré, par l'adjonction à Ù du corps du i'"^'"*" degré Q'=: 1^(6),
COMPir-lS HMNDUS K\ AiNALVSMS. 171
est raïucnr à un (:orj)s il'(a) du /•"""" dog^rc';. Invcrsemcnl, l;i pri-
millvilr ou rimprlinil ivlU; du j^roupc de Galois permet de cou-
(dure à la piimiLivllé ou à rinij)rirnitlvilé du eorp.sl}(a).
il est naturel maintenant d'i'tudier le rôle d'un sous-groupe ou
diviseur du groupe de (ialois. Désignons par
le corps de Galois d'une équation de degré n, par P le groupe de
Galois de cette équation supposé de degré /;, par tt = i , ?:,,
TTo, . . . , T:p_i les substitutions de ce groupe ; soit enfin Q un sous-
groupe de l\ de degré q^ c'est-à-dire contenant q substitutions;
on pourra décomposer P en j suites de substitutions que l'on
peut représenter symboliquement par
Q, Q711, QTia, ..., Quy.
■1)
chaque substitution contenue dans Qtt,, par exemple, étant ob-
tenue parla composition, avecT:,, d'une substitution de Q; / = —
1
est l'indice du diviseur Q par rapport à P. A chaque diviseur Q
de P correspond une fonction rationnelle (dans 0) de a, a,, . . .,
'y-m-i qui garde la même valeur quand on y effeetue les substitu-
tions de Q, et non quand on y effectue une autre substitution de
P; cette fonction appartient au sous-groupe Q; inversement,
chaque fonction rationnelle W (dans ù) de a, a^, ... , a„i_< appar-
tient à un diviseur déterminé Q de P; en y effectuant les substi-
tutions contenues dans le symbole Qt:,, elle prend une autre va-
leur Wiy la même pour toutes ces substitutions; de même aux.
substitutions Q'hTo, • . • , Q'^y-i correspondent les valeurs ^'2? • • • i
^Py_, ; le groupe de substitutions comprises dans P qui conservent
à ^\ sa valeur peut être représenté par le symbole tt"' Q'^,; les
groupes
sont des sous-groupes conjugués : les quantités Wi, W^^ . . ., ^l'y-»
sontdes racines d'une équation irréductible dans ù de degréy,
et toute fonction rationnelle (dans Q) de a,, a^, ..., ^m-i, qui
reste invariable par les substitutions du groupe Q, s'exprime ra-
tionnellement au moyen de ^F : c'est le célèbre théorème de La-
lyi PREMIKKE PARTIE.
grange; on adjoignant à 12 la fonction W^ le groupe du corps N se
réduit à Q.
Si les différents groupes -n:"* Qtt, conjugués de Q, sont Iden-
tiques, les quantités M*, M^< , ..., Wj-i s'expriment rationnelle-
ment au moyen de Tune d'elles et 0(^F) est un corps normal;
Q est alors un diviseur normal (sous-groupe distingue; ou inva-
riant); si enfin Q n'est pas un diviseur normal, le plus grand
commun diviseur des sous-groupes conjugués t:"'^-, c'est-à-dire
le groupe formé par les substitutions communes à ces groupes,
est certainement normal. Un groupe normal, qui n'a pas d'autre
diviseur normal que lui-même, est dit simple.
Si les groupes conjugués t:"' Qtt n'ont pas d'autre substitution
commune que la substitution identique, le corps de Galois coïn-
cide avec le corps 0(W, Wf, . . . , Wy_< ), et l'équation, irréductible
dans Q, cp(i) = o, dont les racines sont W^ W^, . . ., ^'y_4, admet
les mêmes résolvantes de Galois que l'équation proposée F(^):=o ;
la résolution de l'équation 'xi(^) = o entraîne la résolution com-
plète de l'équation ¥(x) =^ o, dont l'équation cp(/) = o est une
résolvante totale. Au contraire, si les sous-groupes conjugués
Tî"^ Qti ont un plus grand commun diviseur R de degré ;■, l'ad-
jonction des racines de l'équation C5(/) == o au corps Ù permet
seulement de décomposer en facteurs de degré r la résolvante de
Galois de l'équation primitive, dont l'équation o{l) = o est une
résolvante partielle. On peut dire encore, en général, que le
degré du groupe de Galois de l'équation o(^) = o est égal à l'in-
dice ^ de R par rapport à P.
Le problème de la résolution d'une équation peut se poser
maintenant comme il suit : adjoindre au corps ù des quantités
algébriques les plus simples, de façon à rendre possible la décom-
position de la résolvante de Galois ou l'abaissement du groupe de
Galois dans le nouveau corps, qui peut être représenté par l^(î),
£ étant une racine d'une certaine équation irréductible dans ù; si
l'on désigne par g(^t) = o la résolvante de Galois de l'équation
proposée, par^,(^,£) un facteur de i^(^), irréductible dans ^(s),
et si les racines de l'équation ^', (^,£) = o sont o, p,, ...,p^^_,,
les substitutions
COMPTES UKNDUS l- 1 ANALYSES. 173
loiiiKMil lin s()iis-i;i()ii|)(î (^, (Tlndic'O /' |);ir ia|)[)()rl au j^'^roiipc de
(ialois V'j si M^ csl une roncliou (jui .ippailicnnc au f^rou[)0 (J>,
M' s'exprimera raliounclicmer)!, au moyen de £, et le eorps (2(^F)
sera un divis(uir de ^^(s); le degré de ti(s) ou le degré de réc|ua-
liou il réduclihle dans il (|ue vérifie e sera donc un multiple de/;
si ee degré est égal à /, c'est que £ est une fonction rationnelle
de W, ou si l'on veut un élément du corps de Galois Û(p), ou
encore, suivant le langage de Kronecker, une irrationnalité natu-
relle de l'équation proposée.
Il reste à compléter, en se plaçant toujours au point de vue des
diviseurs du groupe de Galois, les résultats déjà obtenus dans le
cas où ee groupe est imprimitif. Supposons que l'équation proposée
soitirréductible dansQ, de degré /i et que ses n racines puissent être
disposées dans s lignes de /• éléments, telles qu'une substitution
du groupe de Galois permute les éléments d'une ligne, ou, en bloc,
les éléments d'une ligne avec les éléments d'une autre ligne. Les
substitutions qui ne font que permuter les éléments des lignes
constituent un diviseur normal Q du groupe de Galois P; le
groupe Q dont nous désignerons l'indice par y est d'ailleurs in-
Iransitif. Si W est une fonction qui appartienne à Q, l'équation
proposée, par l'adjonction de W, peut se décomposer en s facteurs
du r"^'"^' degré. W est racine d'une résolvance partielle du yi'-™'-
degré, qui est une équation normale. Dans le corps normal Q(W),
les groupes de Galois des équations obtenues en égalant à zéro
les s facteurs sont les mêmes; j est d'ailleurs un multiple de s.
Inversement un groupe transitif ne peut avoir un diviseur normal
intransitif (autre que la substitution identique) sans être impri-
mitif. Finalement, on arrive à la proposition suivante : une équa-
tion irréductible/(.r) = o, si elle devient réductible par l'adjonc-
tion d'une racine d'une équation normale du y'^'"^ degré, se
décompose alors en facteurs irréductibles de même degré et de
même groupe. Le nombre de ces facteurs est un diviseur de j,
et, par conséquent, est égal à y, si j est premier.
Nous avons essayé de résumer fidèlement cette exposition de la
théorie générale, en laissant toutefois de côté quelques proposi-
tions élémentaires^ de la théorie des substitutions (décomposition
en transpositions, en cycles, groupe symétrique, groupe alterné,
propriétés des groupes transitifs qui contiennent une transj)osi-
174 PREMIÈRE PARTIK.
lion, un cycle de Irols clémenls, etc.), proj^osllioiis qu'il faul
bien placer quelque parL, et dont les unes étaient immédiatement
indispensables, tandis que les autres seront utilisées dans la suite.
INous résumerons plus brièvement les applications, quel qu'en soit
l'intérêt.
M. Webcr traite d'abord des équations générales du troisième
et du quatrième degré, puis des équations abéliennes, dont la
résolution se ramène à la résolution d'équations cycliques^ la ré-
solution d'une équation cyclique dépend de la résolution d'autres
équations cycliques dont les degrés sont les facteurs premiers du
degré de l'équation proposée. D'un autre côté, la résolvante
de Lagrange permet de ramener la résolution des équations cy-
cliques à la résolution des équations de la forme
xf^= A.
La belle théorie de la division du cercle, dont on ne saurait dire
si elle est plus intéressante par les résultats qui lui sont propres,
ou par le rôle essentiel qu'elle a joué dans la genèse de la théorie
générale des équations algébriques, fait l'objet d'un Chapitre
spécial : ce Chapitre se termine par quelques indications sur la
théorie des nombres entiers (complexes) dans le corps R-(a)
formé par l'adjonction au corps des nombres rationnels propre-
ment dits d'une racine de l'une des équations
^2 -+- I = o, .r2 -+- .2? -h I = o.
M. Weber traite ensuite de la résolution des équations par ra-
dicaux, ou, ce qui revient au même, au moyen d'une chaîne d'é-
quations cycliques de degré premier. Il désigne sous le nom
ô^équalions métacyclirjues les équations dont on peut ainsi ob-
tenir la résolution complète. Pour qu'une équation soit mélacy-
clique, il faut et il sufiît, d'après la théorie générale, qu'il y ait
une chaîne de groupes
P T^ P
1 , 11, l 2' • ' -1
tels que chacun soit un diviseur normal de celui qui le précède,
le premier étant le groupe de Galois de l'équation, tandis que le
dernier se réduit à la substitution identique. Etendant quelque
peu le sens donné à ce mot par Rronecker, l'autour désigne sous
COMPTI-S UIÙNDUS \'/\ ANALYSES. 17.0
le nom (l<* ^i-oupr nirldcyclû/iic loiil ^Toii[)C P pcrmetlanl de
(li'lcrmincr une siiilc
I*, 1*1, 1*2, . • • , I ,
dans liKjncllc, (U)innic lonl à l'Iicnrc, clia(|ii(; f^roiij)c est un divi-
seur noinial do c(dul qui le précède, mais d'indice premier par rap-
port à lui. Une équation irréductible est métac3'cli(|uc lorsque,
j)ai' l'adjonction successive de racines d'équations cycliques, une
de ses racines finit par devenir rationnelle.
Pour une é(juation générale de degré supérieur à 4> le groupe
allerné est simple^ il en résulte qu'une pareille équation ne peut
être résolue par radicaux. 11 convient de rapprocher de cette cé-
lèbre {proposition, la suivante : Pour chaque degré premier, il y a
une infinité d'équations à coefficients entiers qui n'ont pas d'afïbcl.
r^e {problème de la résolution par radicaux conduit à poser le pro-
blème de la résolution par radicaux réels et l'on reconnaît ainsi
le caractère général de la circonstance qui se présente dans le cas
irréductible de l'équation du troisième degré.
Les équations métacjcliques de degré premier offrent un in-
térêt tout particulier : ici intervient la notion des groupes méta-
cjcliques dans le sens de Kronecker, groupes auxquels M. Weber
donne le nom de groupes linéaires. Si Xz est une racine d'une
équation de degré premier z^ et si l'on convient de supposer
oc -' = oc ~^
quand on a z' ^ zi^moàn), l'ensemble des substitutions qui chan-
gent une racine Xz en une autre racine XazJrb-) ^^ désignant par r/,
b (les entiers dont le premier n'est pas divisible par /i, forment
un groupe, c'est un groupe linéaire. Galols a montré que le
groupe d'une équation métacycllque de degré premier est linéaire ;
inversement, toute équation irréductible de degré premier dont
le groupe est linéaire est une équation métacycllque. Si l'on sup-
pose, dans la définition du groupe linéaire, que a ne puisse
|)rendre que les valeurs qui soient des restes quadratiques de /?,
on obtient, au lieu du groupe linéaire, le groupe ml-métacyclique
de Kronecker. Une intéressante application de cette théorie, que
nous ne pouvons qu'Indiquer, est faite aux équations du cinquième
degré.
ijG PREMIÈRE PARTIE.
J.cs lois si simples relatives aux cqualions mélacycliques de
degré premier permettent d'aborder le problème de la formation
de toutes les équations mélaejcliques de degré premier donné, et
la construction de leurs racines. On sait que Kronecker a entiè-
rement résolu ce problème, qu'Abel avait posé et sur lequel il
avait laissé (piclques indications. M. Weber en reprend l'étude,
par un procédé très intéressant, qu'il avait fait connaître récem-
ment dans les SiLzungsberichte de la Société pour le développe-
ment des Sciences naturelles, de Marburg.
C'est ici que se termine le premier Volume de l'Algèbre de
M. Weber; d'après l'annonce placée sur la couverture, le second
Volume contiendra la théorie générale des groupes finis et son
application à divers problèmes particuliers ; il se terminera par la
théorie des nombres algébriques. J. T.
PiETRO RlCCARDl. — Saggio di una bibliografia euclidea. Gr. in-4%
Bologna, Gamborini et Parmcgiaiii; 1887-1893.
Le patient et savant auteur de la Bibliographie galiléenne a
réuni, sous le titre qui précède, trois importants Mémoires insé-
rés dans le Recueil de L^ Académie de Bologne (1887, 1888 et
1893), et dont l'objet est de présenter la série chronologique et
le classement méthodique des éditions, traductions, imitations et
paraphrases d'Euclide, ainsi que des divers travaux imprimés con-
cernant le vieux géomètre grec. De 1842 à 1890, M. Riccardi a
bien noté quinze cents volumes, et il ne se vante pas d'être com-
plet. Quel bibliographe véritable peut avoir cette prétention? Il
n'en est pas moins certain que son œuvre est des plus utiles; que
si son premier Mémoire présentait des lacunes sensibles, elles sont
largement comblées dans les suivants; qu'enfin les recherches en-
treprises ou provoquées par M. Riccardi ont abouti à l'éclaircis-
sement de nombre de questions obscures et au redressement d'er-
reurs multiples.
Toutefois, l'œuvre n'est pas dès maintenant achevée, et elle
oflre encore aux chercheurs bien des problèmes à résoudre.
La bibliographie du xvi'^ siècle et celle du commencement du
COMPTES IIRNDUS \i\ ANALYSES. 177
\\ II'' csl, (Ml cfVol un vri'llahlc chaos, par suiU; des hahlludcs de la
librairie d'alors, l'oiii- écouler les stocks et pour profiter des cé-
Irhres l'oires de, Fraiicfoi-l, où se dallaient les affaires pour les
()u\rai;cs neufs, on rajeunissait les vieilles éditions en refaisant
l(^s feuillets de i\[\'c. avec une autre date, souvent même avec wn
aulre nom de libraire ou même un autre nom de ville, à la suite
d'arrangements réciproques. Dans ces conditions, on n'est pour
ainsi dire jamais sûr que telle indication bibliographique soit
inexacte; d'un aulre côté, comme il n'est pas aisé de confronter
les exemplaires appartenant à des bibliothèques différentes, il est
souvent difficile d'affirmer l'identité réelle de deux éditions pré-
sentant des dates différentes, avec une même composition typo-
graphique.
Je prends pour exemple le volume in-folio : Textus de SpJiœra
lohannis de Sacrobosco ciun additione, etc. et Geometria Eu-
clidis Mcgarensis (en réalité, il s'agit de la Géométrie dcBoèce).
M. Riccardi en cite une édition de Paris, i5oo [Per impressoreni
WoJfgangiun IJopylium), une à Venise (-iSe/va)^ i5oi, d'autres
à Paris, chez Henri Estienne, 1007, i5ii, i5i6, 1019, chez Si-
mon Colinœus, 1021, id3i, i532, 1 534, d'autres enfin à Venise,
i52j, i53i, 1559. Dans le précieux Répertoire des Ouvrages
pédagogiques du xyi*^ siècle, Paris, 1886, que M. Riccardi n'a
pas utilisé, les éditions sont en partie sous le titre complet, en
partie seulement sous la rubrique Sphera, parce que le dépouil-
lement n'a pas été correctement fait; je relève en outre une édition
à Paris, chez Simon Colinœus, de i538, plus six autres in-folio
douteuses, Paris, 1494? 149^? i534 (R. Calderius); Venise, i5o8
(Piubœus), i5i8 (Giunta); Leipzig, 1509. (Il y a de fait une
autre édition in-folio de la sphère de Sacrobosco, à Paris, chez
J. Petit, i5o8 et i5i5, bien distincte de la précédente, en ce qu'elle
ne contient pas la Géométrie de Boèce, mais le* commentaire de
Giruelo et les questions de Pierre d'Ailly.)
On voit, pour la bibliographie de ce seul Volume, combien il y
aurait encore de recherches à faire, si l'on voulait reconnaître le
nombre d'éditions réellement distinctes.
Or, s'il ne s'agissait que de la reproduction du texte de Sacro-
hosco ou de Boèce, l'intérêt de la question serait minime; mais
ces textes sont accompagnés de commentaires du wT siècle (en
Bull, des Sciences malliéin., i' série, t. \l\. (Août 189.;.) i3
178 PHIixMIElU* PAKTIE.
/fiarlicullcr de Lcfcvrc d'ElapIcs), et il serait utile, au point de vue
lii6Jtori(|uc, d'en apprécier la valeur.
Mais on se trouve dans un cercle vicieux, puisque pour pouvoir
faire^ sans trop de perte de temps, des recherches fructueuses sur
un suj-cl de ce genre, il faudrait une bonne bibliographie et que
celle-ci fait défaut.
Or, il -en sera toujours ainsi tant qu'on n'entreprendra pas de
bibllograpliies [)ar siècles ou autres périodes déterminées, et que
pour les |)remières de ces périodes on ne s'appuiera pas sur des
descriptions exactes et complètes d'exemplaires avec indication
de la bibliothèque où ils se trouvent. Les modèles, donnés par Je
prince 13oncompagni dans son BuUettino, devraient d'ailleurs être
adoptés, car la minutie des détails dans lesquels ils entrent, inu-
tile à la vérité pour les temps modernes, est essentielle pour les
premiers âges d«e la librairie.
Qu'il me soit permis d'exprimer ici un autre desideratum; il y
aurait lieu, en France comme en Italie, de suivre rigoureusement
la règle ordinairement suivie maintenant en Allemagne, de ne pas
changer, d'après les habitudes de la langue où l'on écrit, les pré-
noms des auteurs pas plus que leurs noms. Les Italiens peuvent nous
reprocher de dire Galilée et Bonaventure Cavalieri, par exemple,
mais il est aussi choquant pour nous de lire dans un index Pietro
Fermât ou Pietro Ramus ('). Au moins M. Riccardi n'a-t-il pas
été jusqu'à supprimer les H initiales, comme on l'a fait parfois en
Italie, ce qui enlève précisément toute utilité aux index pour les
pavs étrangers. Paul Tajnjnehy.
WOLDKMAR WOIGT. — KOMPENDIUM DEU TIIEORETISCIIEN PhYSIK, ill ZWCi
Biindcn. Erslcr Baiid : Mechcuàk starrcr luid nichtstarrer Kôrper. — nV7/'-
melclire (Compcndium de l^hysiquc lliéoriciuc, en deux volumes. Premier
volume : Mécanique des corps solides ou non. Théorie de la chaleur).
Leipzig, Veit et C'^ in-8", x-Gio p.; 1895.
M. Woldemar Woigt, professeur de Physique mathématique à
(•) Il serait même convenable de conserver les formes latines pour les auteurs
qui ont écrit en latin, en imprimant leurs noms en italique, par exemple, pour
les distinguer.
coMni':s iu<:ni)Us i<:t analyses. i;.,
rUnivcrsilc (le Gœllingiic, s'csl j)roposc (Je réunir, dans le coml
espace de deux volumes, les lliéories les mieux acquises de la V\\y-
si(|ue mallicmali(jue. La première, la plus grave difficulté d'un
|)arcil projet, c'est évidemment de trouver une rèji;lc précise, cpii
permette de choisir entre les innombrables recherches dont la
Phjsi(jue mathémati([ue fait l'objet, celles qui doivent être ex-
posées et celles, beaucoup plus nombreuses, qui doivent être
passées sous silence. M. Woigt s'est arrêté à la règle suivante :
laisser de coté tous les problèmes spéciaux et, en particulier, tous
ceux qui ont un intérêt purement mathématique, pour ne traiter
que les problèmes qui ont un intérêt général au point de vue de
la Physique.
Cette règle, sévèrement appliquée, élague un nombre considé-
rable de questions qui, assurément, ne sont pas dépourvues d'in-
térêt, mais qui, en somme, ne sont pas, pour le physicien, de
première utilité; on ne peut que la trouver très sage.
Peut-être certains lecteurs s'étonneront-ils de voir, dans ce
Compendîiim, l'étude des corps cristallisés tenir, dans la plupart
des questions, le premier rang et les propriétés des corps iso-
tropes se présenter comme des cas particuliers. A coup sûr, nul ne
contestera que la stricte logique ne donne raison à M. Woigt.
Mais, d'autre part, on rappellera que l'ouvrage a, avant tout, un
but pratique; qu'il est destiné à fournir au physicien les éléments
théoriques qui lui servent constamment, et que, sauf en Optique,
le physicien a plus souvent affaire aux corps isotropes qu'aux corps
cristallisés. Sera-t-il permis de faire observer à ces esprits cha-
grins, s'il en est, que l'appréciation du degré d'importance d'un
problème est chose subjective; que l'opinion d'un physicien peut,
sur ce point, différer de l'opinion d'un autre; qu'elle s'inspirera,
en général, des recherches qui ont surtout occupé ce physicien,
des questions qui l'ont particulièrement passionné ; que M. Woigt,
dont la vie a été consacrée aux études les plus minutieuses et les
plus difficiles de physique cristalhne, a bien le droit de professer,
touchant l'importance des problèmes concernant les corps cristal-
lisés, des idées différentes de celles qui sont communément
acceptées.
D'ailleurs, si le physicien, qui demande seulement un traité de
i8o PU 11 RI I EU K PAUTIH.
IMiysifjiic llicoiicjiic le plus coiiiL cL le [)lii.s condensé possible, se
plaignait de la place un peu large occupée dans le Compendiuni
j)ar les équations relatives aux corps cristallisés, il serait bientôt
contredit par Flioinme de science, qui s'intéresse surtout aux idées
de l'auteur, et (|ui est heureux de trouver, dans ce livre, un ré-
sumé succinct de travaux publiés par M. Woigt dans des recueils
souvent difficiles à consulter. 11 nous est arrivé, autrefois, de
donner une tliéorie de la pjro et de la piézo-électricité, dont les
principaux résultats avaient été trouvés, depuis plusieurs années,
par le professeur de Gœttingue; ce plagiat involontaire nous eût
été épargné par le Compcndium, où la théorie des phénomènes
pjro-électriques est développée à titre d'exemple de la notion de
potentiel.
Parmi les Chapitres consacrés aux cor])s cristallisés, il en est
un qui nous semble particulièrement utile et conforme au but
pratique du livre : c'est celui où l'auteur examine la symétrie des
divers systèmes cristallins et montre quelle réduction les éléments
de symétrie propres à chaque système apportent au nombre des
coefficients indépendants des diverses formes de fonctions que
Ton peut avoir à traiter en Physique. Tous ceux qui se sont
occupés de physique cristalline savent combien les erreurs se
glissent aisément dans les réductions de ce genre; ils seront heu-
reux d'en trouver ici les résultats établis d'avance par des méthodes
s lires.
M. Woigt ayant eu surtout pour but d'exposer les théorèmes
généraux et les équations fondamentales de la Physique mathéma-
tique, on ne trouve guère, dans son Compendiiim, de discussion
touchant les principes physiques des théories ou les hypothèses
sur lesquelles elles reposent; on y lit, par exemple, d'une part,
la théorie de l'élasticité fondée sur l'attraction moléculaire, d'autre
part, la théorie qui regarde les tensions comme de simples forces
de liaisons^ mais, nulle part, on ne trouve les raisons qui militent
pour ou contre l'adoption de l'une ou de l'autre théorie; de même,
la tension superficielle est introduite dans l'étude de la capillarité
sans aucun examen des hypothèses qui ont conduit à la considérer;
sans doute, le lecteur comprendra qu'un Compcndium ne sau-
rait accorder une large place à des discussions presque philoso-
COMPTAS lU^NDUS lîT ANALYSES. i«i
|)lii(|ii('s; loiildois, le pli) sicicii r('^rcll(îra [)iir(()i.s <l<; nu pas
li()n\(M-, dans \c livre dont nous rendons complc, au moins une
cs(piiss(; de certaines de ces discussions.
l'cuL-t'Iic rc^rcLleia-l-il aussi (pie certaines parties du livre
aient uik; touiMiui'e trop i^énérale et trop abstraite; il é|)rouv(;ra
siiilout ce sentiment en étudiant les applications de la Thermo-
d)'nami(pic; sans doute, les théorèmes généraux de Gibljs sur les
systèmes formés dey> composants distribués en n phases mettent,
dans beaucoup de questions de Chimie, un ordre admirable; ce-
pendant, une étude complète du passage de l'état liquide à l'état
gazeux, ou de la dissociation dans un système qui renferme des
gaz parfaits, intéresserait peut-être davantage un plus grand
nombre de lecteurs.
Ces légères critiques ne doivent pas étonner^ ni tromper sur
notre pensée; il serait bien étrange qu'un physicien soit, pendant
six cents pages, toujours d'accord avec un autre; mais nous avons
pensé qu'en montrant le peu que nous trouvions à reprendre
dans le livre de M. Woigt et le caractère tout subjectif des quel-
ques reproches que nous nous sommes permis de formuler, nous
marquerions, mieux que par de longs éloges, toute l'estime que
nous avons pour cet Ouvrage et toute l'utilité que nous lui attri-
buons.
A ces quelques remarques joignons seulement la liste des
Chapitres traités dans ce premier Volume :
Inlroduciion. — Lois physiques et constantes, unités et di-
mensions.
PiiEMiEiii': Partie. — Mécanique des corps solides.
Chapitre I. — Mouvement d'un point matériel.
Chapitre II. — Mouvement d'un système de points matériels
(ce Chapitre contient la théorie cinétique des gaz).
Chapitre III . — Mouvement des corps solides (ce Chapitre
contient la théorie des systèmes cycliques et la théorie électro-
dynamique de Maxwell, la théorie moléculaire de Félaslicité,
l'élude de la synu'lrie rrislalline).
i82 PRIiJMlÈllE PAinili.
CJiapilre IV . — Les fonctions poLcnlicllcs (ce Gliapilie eon-
lienl la ihéorie moléculaire de la pyro et de la piézo-élcclricilé).
Deuxième Partie. — Mécanique des corps non solides.
Chapilre /. — lujualions fondamentales de l'équilibre et du
mouvement des corps non solides.
Chapitre II. — Hjdroslaliquc (ce Chapitre contient la théorie
de la capillarité et la théorie de l'équilibre électrique sur les
corps conducteurs).
Chapilre III. — Dynamique des fluides parfaits (ce Chapitre
renferme la théorie de la conductibilité calorifique et élastique).
Chapitre IV. — Elasticité et acoustique.
Chapitre V. — Frottement interne et elastische Nacliwir-
kiing.
Troisième Partie. — Théorie de la chaleur.
Chapitre I . — Transformations thermomécaniques.
Chapitre II. — Transformations thermochimiques.
P. DuHEM.
La Géométrie analytique d'Auguste Comte. Nouvelle édition précédée do
la Géométrie de Descartes, i vol. in-8", 112-598 p., 3 pi. Paris, Louis Balil;
Rio de Janeiro. F. Briguict, 189.1.
La Géométrie analytique d'Auguste Comte, parue en i843,
était devenue excessivement rare. Les adeptes du Positivisme, ré-
pandus sous des latitudes très diverses, accueilleront sans doute
avec faveur cette œuvre de leur Maître, à laquelle il semble avoir
attaché quelque prix : cette réédition excitera ailleurs une curio-
sité qui ne peut guère manquer d'en assurer le succès. J. T.
'■■ri3C»i'
iMt-lLANCiKS. 18}
MELANGES.
RÉPONSE AUX REMARQUES DE M. CANTOR (•);
Pau 1\I. II. -G. ZKUTIIEN.
J'accepte volontiers la traduction donnée par M. Canlor des
paroles que j'avais citées en allemand, et les explications suivantes
de M. Gantor me montrent que, dans la mienne, je m'étais rendu
coupable d'un malentendu. J'avais trop fixé mon attention sur ce
qui est toujours pour moi V essentiel àd^ns la phrase de M. Canlor,
savoir les rapports présumes des quatre premiers Livres d'Apollo-
nius avec les lecteurs qui ne voulaient savoir que le strict néces-
saire pour résoudre le problème Délique. Le renvoi de ces lecteurs
aux coniques d'Apollonius, et la supposition qu'un tel lecteur
arrivât au bout du Livre IV, caractérisent selon moi assez mal le
riche continu de ces livres pour me permettre de dire encore que
les remarques de M. Cantor en voilent les plus grandes beautés.
Qu'on se rappelle que le mot souligné, opposé à la prétention de
donner le contenu nu {nackte Inhalt), n'était qu'une réplique à
une remarque dont l'adresse n'était pas douteuse pour moi.
Si j'ai cru qu'il ne fallait pas négliger entièrement mes expli-
cations de la Géométrie supérieure des anciens et mes contributions
à en faire voir la portée, les hypothèses que j'y ai fondées ne sont
nullement mes seuls motifs de cet espoir. Je fais ici cette remarque
parce que, à côté de sa correction de ma traduction, M. Gantor
s'occupe exclusivement de deux de ces hypothèses. Il y oppose
quelques faits historiques, auxquels je crois avoir eu tous les
égards possibles en formant ces hypothèses (-).
Quant à la dernière de ces hypothèses, celle que M. Gantor
appelle la grande pièce de résistance de mes Coniques dans V anti-
quité^ je n'ai pas parlé, dans mon précédent article, de ma resti-
(•) Voir Bulletin, t. XIX, p. 64 et suiv.
( = ) Je n'oublierai jamais ce que je dois à cet égard à réminent historien des
INIathematiqucs qui est à présent mon adversaire : j'ai toujours eu recours à ses
Leçons pour éviter d'oublier les égards historiques dans mes explications mathé-
matiques.
i8i PUEMlÈIUv PAin IH.
liition des lieux à liois cl à c|MaLrc droites. C'csl Apollonius qui
caractérise la porlce de son troisième Livre en parlant de ces pro-
blèmes. En remarquant, de mon coté, que les trois derniers théo-
rèmes de ce Livre contiennent de fait la démonstration (ju'une
conique quelconque est un lieu à trois droil.es, je rappelle seule-
ment un fait, que, du reste, j'aurais pu mentionner d'une manière
plus précise : ce sont les démonstrations de ces théorèmes qui
contiennent cette propriété d'une conique quelconque. On la
trouve de fait, mais non pas énoncée formellement, dans l'édi-
tion Ileiberg, t. I, p. l\/\'i^ ligne lo; p. 44^, 1. 2-3; p. 448, L 24-20.
Ma restitution du lieu à quatre droites contient trop de détails
pour que je puisse émettre la prétention d'y avoir surmonté toutes
les difficultés de la manière la plus plausible. J'attends donc avec
M. Cantor, et peut-être plus impatiemment que le célèbre histo-
rien, que d'autres connaisseurs de la Géométrie ancienne s'oc-
cupent de la même question.
COMPTHS UKXDUS V/V ANALVSI-IS. i8'
coMTTKs iu:ni)us i:t analyses.
JORDAN (C). — Cours d'Analysk a i/fuioLi-: PoLVTRnixrQiii:; 'i" édition.
Tome 11 : Calcul intégral, i vol. in-8", XVI11-G27 p. Paris, Gauthicr-Villais
et fils; 1894.
Nous avons dit rcceniment (') clans quel sens M. C. Jordan
avait, en publiant la seconde édition de son Cours d'Analyse,
modifié l'exposition des principes; le Calcul intégral est natu-
rellement modifié dans le même sens, et l'auteur a mis tous ses
soins à préciser les concepts et les énoncés, en leur laissant toute
la généralité ou toute la largeur possibles : il suffira de signaler,
dans cet ordre d'idées, la façon nouvelle dont Tauteur a présenté
la notion d'intégrale définie simple ou multiple, dans le cas des
limites finies ou infinies, les conditions sous lesquelles on peut in-
tégrer ou différencier sous le signe f, modifier l'ordre des intégra-
tions, etc.
La théorie du potentiel a été augmentée des propriétés fonda-
mentales des fonctions harmoniques qui se déduisent immédiate-
ment du théorème de Green. Le principe de Dirichlet est établi
dans le cas simple où la surface limite est une sphère. On notera,
dans le Chapitre relatif aux séries de Fourier, l'extension que
l'auteur donne au second théorème de la moyenne, et encore,
dans le Chapitre sur les intégrales complexes, diverses additions
intéressantes, qui concernent notamment le cas où les extrémités
du chemin d'intégration sont des points critiques, et le théorème
relatif à l'existence de n racines infiniment petites de l'équation
en z
f{z, W, V, W, . . .) = G,
dont le premier membre est une fonction analytique régulière
pour ;; = o, « ;= o, ç -.= o^ . . ., telle que
f{z, 0,0,0, ...)
(') Bulletin, t. XVII, p. i49-
Bull, des Sciences mathéni., 2" série, t. XIX. (Septembre iSgô.)
i86 ruEMiÈur: pautir.
conlicnnc z" on l'acLciir. On rcniiir(jiicra aussi, dans ce mcmc
Cfiapilro, une tendance plus accenluée à allrlhuer un rôle ini-
porlantaux s(;ries enlièrcs dans la consLiliilion de Tidée de fonc-
tion d'une varial)l<i complexe. Mais la inodificalion la |)lus pro-
fonde de l'Ouvrage conceine la llx'oricî d(!S fonctions (dlipliqnes
et celle des fonctions abélienncs. Avec nn art (pTon ne peut
manquer d'admirer, M. G. Jordan est j)arvenu à exposer en
deux cents paires les points les plus essentiels de la lliéorie des
fonctions elliptiques. Nous croyons utile de résumer rapidement
l'ordre qu'il a adopté : le lecteur sera ainsi renseigné sur la richesse
et la variété des sujets qu'a traités M. Jordan.
Quelques pages sont d'abord consacrées à la notion de période
(périodes primitives, réseau des péiicules, iin|)Ossil)ilité d'une
fonction analytique uniforme ayant plus de deux périodes, etc.),
puis à la décom[)osition en substitutions élémentaires d'une substi-
tution linéaire à coefficients entiers. I^'auteur introduit ensuite la
notion de ce qu'il appelle le triangle principal : si :>.0,, 2Q25
2Q:i sont trois périodes primitives liées par la relation
2l2i+ 2 122+ '2123= o;
si l'on considère un triangle MNP dont les cotés, parcourus
dans un sens convenable, représentent respectivement ces périodes,
ce triangle sera dit principal s'il n'a jias d'angle obtus. Le tri-
angle symétrique de MNP par rapport à l'un des sommets repré-
sente, de la même façon, les trois j)ériodes j)rimitives — 2Q,,
— P,Qo, — 2II3; c'est encore un triangle principal; il n'y a que
ces deux triangles qui soient princi[)au\ si les trois angles sont
aigus; si l'un d'eux est droit, il y a deux autres triangles prin-
cipaux; l'importance du triangle principal consiste en ce qu'il
fournit les périodes primitives de module minimum et, par suite
aussi, le moyen de choisir les deux périodes primitives, généra-
trices du réseau, de façon que, dans leur ra[)porl, le coefficient de i
soit le plus grand possible.
Après avoir établi les théorèmes généraux sur les fonctions dou-
blement périodiques, l'auteur introduit, comme M. Weierstrass,
les fonctions iit^ "Çu, pu dont il développe les propriétés élé-
mentaires.
COMPTAS UIi:NM)US IVY ANALYSES. 187
P;ii'IanL cnsiiilc de I ccjiialioii <liir(';r(;nLicllc;
{Èï ^ '""^ ^" - ^"
où Ton sn|)j)()sc ^2} A':i donnes de façon (ju(; le second membre
ail ses trois racines <",, Cy, e-^ iné<;alcs, il élablil qu'elle est vé-
rifiée par une fonclion m('romor|)he de //, en admettant les pro-
positions de la lliéorie des équalionsdilIVirentielles dont il a besoin;
il est ensjiite aisé, comme on sait, de (b'inonlrer que cette fonc-
tion est doublcmenl périodique et d'établir les pro|)riétés relatives
aux pôles; mais Fintérét de la démonstration de M. Jordan con-
siste à montrer d'une façon très simple comment les trois périodes
auxquelles il est conduit forment un triangle principal et
comment le coefiicient de /, dans le rapport des deux premières,
est positif. 11 étudie dans le même oidre d'idées le cas où les trois
racines e,, Co, e^ sont réelles et celui où, l'une étant réelle, les
deux autres sont imaginaires conjuguées, puis les cas particu-
liers où le triangle principal est isoscèle et rectangle, ou équila-
téral.
Après avoir exposé les divers moyens de représenter une fonc-
tion elliptique qui admet les mêmes périodes que J3w, il établit les
propriétés fondamentales relatives à l'addition et à la multiplica-
tion. Un paragraphe intéressant tiailc de la détermination des
quantités
et, en particulier, de celles de ces quantités qui correspondent aux
périodes principales. Il passe ensuite à l'étude des cofonctions et
de leurs quotients, et, en particulier, des fonctions classiques
snz/, en;/, dn;^, puis à l'étude des fonctions 2^, introduites a
priori; il insiste sur le moyen pratique d'exécuter les calculs re-
latifs aux fonctions elliptiques. Il traite des fonctions de seconde
et de troisième espèce, des développements en séries trigonomé-
triques, des dérivées prises par rapport aux périodes et aux inva-
riants ^0, ^3; l'étude de la fonction J(t) fournit un exemple bien
net de fonction modulaire ; M. Jordan étudie aussi l'elî'et des sub-
i88 PRliMlEUr: PARTIE.
stilnlions élcmentaires sur les produits
n —- 00
Cpi(x)= /-I^'"'^ J[j[(H-r/2^),
n — <*>
n - 1
_ . n = 00
n = 1
La division est Irailée avec détails pour la fonction pu. L'auteur
montre comment le problème dépend de la division des périodes;
il développe les réductions successives de ce dernier problème, et
montre enfin comment sa résolution dépend de la résolution des
équations modulaires. Abordant ensuite le problème de la trans-
formation, il traite, toujours pour la fonction j)i/, de la transfor-
mation du second ordre et de la transformation d'ordre impair et
montre, en particulier, d'après M. Kiepers, comment le produit
n
,0 ^- l^Wl
lorsque n est premier à 3, est le cube d'une fonction rationnelle et
symétrique de
2Wi ^(jii (n — i)wi
P ' P y P~ — ?
n n n
et développe les conséquences de cette proposition pour la forma-
lion des équations modulaires. ]1 consacre quelques pages à la
multiplication complexe et termine cet important Chapitre en
traitant de l'intégration des différentielles abéliennes de genre i;
il donne à ce propos quelques développements sur la méthode de
M. Bruns pour l'intégration des différentielles elliptiques
où X est un polynôme du quatrième degré, sur l'intégration de
Téquation d'Euler, et les polygones de Poncelet.
MÉLANGES. 189
r.(^ (iliapilic sur les Inlégralos abélieiines ne fij^iirail pas dans la
prcniiiTC ('cliLioii.
[j'aiilcur |)arl. (TurK; rclalion alj^chriqiif iiT<';(liiclil)lc pr('j)aréc
au mojcn de liansfonnalions hiralionncllcs ou liomograpliiqucs
de manière à en sitn[)Ii(ier le jilus possible les singularités : il in-
troduit le système de coupures canoniques que M. Lùroth a appris
à former. Il expose ensuite la conception de la surface de Riemann
et les propositions essentielles relatives à la connexité, aux sys-
tèmes de coupures, aux lignes équivalentes ; définit les intégrales
abéliennes et leurs périodes (premières et deuxièmes périodes
cycliques, et périodes polaires), démontre le théorème d'Abel,
traite de la réduction des intégrales abéliennes et enfin du pio-
blème de Tinversion.
En résumé, celte seconde édition constitue à bien des égards
un Livre nouveau, et c'est ce qu'il importe de faire savoir au
lecteur. Quant au mérite de ce Livre, aux services qu'il ne peut
manquer de rendre tant aux étudiants qu'à leurs maîtres, le nom
de l'auteur nous dispense assurément d'en rien dire. J. T.
MELANGES.
NOTICE SUR CAYLEY (');
Far m. BRIOSCHI.
J'ai le pénible devoir d'annoncer à l'Académie la perte de son
illustre Associé étranger, Arthur Cayley ; je crois être l'interprète
des sentiments de l'Assemblée et de tous ceux qui cultivent les
Sciences mathématiques, en adjoignant cette Notice sur la vie et
les œuvres du grand mathématicien anglais.
Arthur Cayley naquit le 16 août 1821 à Richmond , dans le
comté de Surrey. Sou père était associé dans la maison de com-
(') KxUiiil (les AlLi dclla reale Acadcmia dci Lincci.
I
iQo PREMIÈHIi: PAHTIIÎ.
mcrcc Tliornton, Mclvillc cl(^ajlcj, cominorçanls à Pctcrsboiirg.
Arlhur eiil deux frrres, l'un mort en bas â^^^o, l'autre très versé
dans la lilléralure italienne et traducteur de Dante.
En l'année iH:>a), la famille Cavlej al)andonna la lUissie et élut
domicile à Blacklicath, près Londres. Là, Arthur commença ses
études dans une école privée, puis fui envoyé, à l'âge de quatorze
ans, au King^s Collège de Londres pour les continuer. Le direc-
teur (lu collège remarqua bien vite les aptitudes extraordinaires
du nouvel élève ])0ur les études mathématiques, et conseilla à son
père de lui faire abandonner la carrière du commerce pour suivre
les cours de l'Université de Cambridge; le conseil fut aussitôt
suivi, et Arthur fut admis extraordinairement au Trinity Collège
à l'âge de dix-sept ans. Il en sortit en 1842, après avoir obtenu
les grades les plus élevés dans les études classiques et mathéma-
tiques. Un de ses biographes mentionne que Gajley ne brilla pas
parmi les jeunes gens les plus habiles en gymnastique; il fut
pourtant, durant de longues années, l'un des membres les plus
actifs du Club alpin.
Les brillants succès de Cayley lui valurent le rare honneur
d'être élu fellow au Trinity Collège, en cette môme année
1 84'^ ; mais il ne pu t occuper cette position que pendant quelques
années, car il ne voulut pas entrer dans les ordres sacrés. Une
nécessité impérieuse obligea alors Cayley à choisir une carrière
plus rémunératrice que celle des Mathématiques; et, en effet,
après avoir rapidement obtenu le titre de inaster, il entra dans
l'étude de M^ Cristie, notaire à Londres. On raconte qu'en pos-
tulant sa charge, Cayley ne souffla |)as mot de sa brillante carrière
universitaire; aussi M*^ Cristie fut-il profondément étonné quand
il connut la véritable situation du candidat. Cayley devint bientôt
l'élève favori de l'étude Cristie, et vit enfin sa position financière
solidement établie. Il resta dans cette étude pendant quatorze ans,
de 1849 ^ i8C3; et il n'est pas superflu de remarquer que la partie
de l'œuvre scientifique de Cavley, conçue dans cette période,
suffirait seule à rendre son nom impérissable.
En l'année i863, une femme intelligente et généreuse, lady
Sadler, laissa en mourant une certaine somme pour fonder, à
l'Université de Cambridge, une chaire, dont le titulaire devait
enseigner les Mathématiques pures et appliquées et contribuer
MÉLANGliS. 191
;mx prc)j;i('s de ccMlc Sciciicc. L'Uiiivci silc sVîniprcssa (ruHrir
cvMc cUiùvc à (liiylcy, (|iii FiliésiUi pas à ahandouiicr la j)OsiLion
|)Iiis lucrative (jii'il avail à Londres pour S(; consacrer ('OfDpIclc-
nuMil aux Malhcinalicjucs. il se maria en [H67) et vint liahiler, à
Cambridge, une maison modeste, mais agiéahie; (piel(pies-uns
(l'cnlie nous l'y visitèrent et reçurent l'accueil le plus corcJial.
Il mourut le .>.6 du mois de juin, aj)rès avoir souflert (pielquc
lcm[)s d'une maladie de vessie, laissant une veuve et deux (ils qui
l'avaient constamment entouré de leur allection. Les plus grandes
institutions scientifiques anglaises se (iient représenter à ses ob-
sèques par leurs maîtres les plus éminents.
Le mol de prédilection de Ca^ley : Poilus esse quam viderij
donne une juste idée de ses qualités morales; mais, pour juger
de ses rapports avec les autres géomètres, on ne peut donner
de meilleur témoignage que les paroles prononcées par INL lier-
mite à l'Académie des Sciences, pendant la séance du 4 fé-
vrier :
(( J'ai eu une part dans quelques-unes des recherches de
Gajiej; les mêmes cjuestions nous avaient rapprochés au com-
mencement de notre carrière, et le souvenir me restera à jamais
de sa bonté, de sa grande simplicité, de son entier dévouement
à la Science. Je joins ce souvenir, qui m'est bien cher, à mes
douloureux regrets, à l'hommage que j'adresse à sa mémoire. »
L'œuvre scientifique de Gajlej est si prodigieuse, si vaste, qu'il
est difficile de la résumer. Elle se compose de 800 Mémoires et
d'un Livre sur la Théorie des fonctions elliptiques. Les Collée-
ted niatlieniatlcal Papers, le plus digne monument que le Con-
seil de l'Université de Cambridge puisse élever à la mémoire de
l'illustre géomètre, se composent déjà de sept Volumes, et cinq
nouveaux Volumes seront encore nécessaires pour rassembler
tous les écrits de Cajlej.
Bien que Cayley soit revenu souvent sur ses pas pour traiter
les mêmes questions, il n'y a pas de dilTérences dans la méthode
et la forme de ses divers écrits, et les résultats obtenus par cette
méthode et celte forme si personnelles en démontrent la singu-
lière puissance. Il est donc nécessaire de faire une classification
avant de procéder à l'examen des différents travaux.
192 PUHMIKUF. l'AUTIF.
La classification la plus commode me paraît être la suivante :
Mémoires se rapporlaul : i" à la théorie des formes; 2" à la théorie
des fonctions ellipticpies et hvjierelliptlcpies ; 3" aux recherches
géométriques; 4" à la Mécanique rationnelle.
Quelques petits travaux d'analyse sur les intc'grales définies et
l'intégration des équations échappent à cette classification; mais
leur importance n'est pas comparable à celle des travaux compris
dans les quatre classes établies plus haut.
La première classe s'étend à tous les travaux de Cajley sur les
déterminants, sur les transformations linéaires, sur les hjperdé-
terminants et, en général, sur toutes les questions réunies sous le
titre : Théorie des formes. Le premier travail de Gajiej est de
l'année 1841, il était encore élève au Trlnity Collège. Le titre,
Sur un théorème de Géométrie de position, est géométrique,
mais le théorème est relatif à la multiplication des déterminants,
et la recherche géométrique de la relation entre les distances de
cinq points dans l'espace est une application de ce théorème. On
voit déjà apparaître dans ce travail de jeunesse la forme élégante
et symétrique qui est le caractère prédominant de toutes les
œuvres de Gaylej.
La théorie des déterminants occupa à plusieurs reprises l'esprit
de Cajiej; il fit, le premier, connaître les propriétés de cette
classe de déterminants, à laquelle il donna le nom de détermi-
nants gauches et symétriques gauches, et il appliqua avec
beaucoup de succès ces propriétés au problème de la transforma-
tion d'une forme quadratique en elle-même par des substitutions
linéaires.
Les deux Mémoires des années i845 et 1846, portant le titre
Sur la théorie des substitutions linéaires, publiés d'abord dans
le Journal de Mathématiques, de Cambridge, et reproduits dans
le Journal de C relie, sous le titre : Mémoire sur les hyperdé-
terminants, renferment les principes de ces recherches sur les
propriétés invariantes de certaines fonctions algébriques qui ont
tant agrandi le domaine de l'Algèbre et qui firent écrire au pro-
fesseur Salmon : « C'est dans cette découverte de Cavlej que se
trouve l'origine de la nouvelle Algèbre. »
Quand Salmon exprimait ce jugement si conforme à la vérité,
on n'avait pas encore étendu le concept d invariance à d'autres
MELANGES. i<)\
ItiMiiclK's (le r \ii;il)'.so; lions pouvons dire ;m joindlim (|ii<' j)rc^(jii('
tous les |)roi;ics faits en Anal^'sc diiiis l;i sncondc inoilié de ee sièele
sont dus à rc^xlcnsion doiiiiéc ù ec coiiccpL.
Diiiis ecs deux Mémoires, Cajlcy ra[)|)cllc (|iic Boole avait déjà
reeoimii l'invarianee du discriminant et avait calculé, pour la
])rcmiérc fois, Tinvariant cubicpie d'une forme l)iquadratique ; et
((ue, en outre, liesse avait établi certaines propriétés invariantes
de la forme cubique ternaire.
La tliéorie des hjperdéterminants attira à plusieurs reprises
l'attention de Cajley ; mais c'est |)lus spécialement en l'année
i854 qne, par ses œuvres et celles d'autres géomètres, la théorie
des formes acquit le caractère d'une discipline spéciale.
Gaylej adopta les dénominations de covariants et à^ invariants
introduits en Algèbre par Sylvester, établit pour la première fois,
en i854, les équations dKférentielles qui doivent vérifier ces
formes algébriques, et commença, en cette même année, cette
série de Mémoires ayant pour titre commun : Sur les quan-
tiqiies , qui constituent à eux seuls un véritable Traité de la
question.
La part qui appartient aux deux éminents géomètres Sylvester
et Hermite, dans la création d'une théorie si féconde, et les tra-
vaux contemporains de Salmon et d'AronlioId, et les contributions
des autres géomètres, sont exposés avec beaucoup de soin et
d'érudition dans une publication récente; il serait trop long
de revenir sur ee thème. Il me paraît utile d'ajouter une seule
observation : les travaux de Gayley et de Sylvester pendant cette
période portent les traces des nombreuses communications ver-
bales que se firent les deux jeunes mathématiciens, résidant l'un
et l'autre à Londres; aussi est-il malaisé de reconnaître, dans
chaque cas, celui des deux qui a eu la première inspiration. Les
découvertes de la loi de réciprocité, de l'invariant du dixième
ordre des quantiques, du critérium relatif aux racines réelles et
imaginaires, déterminé par les invariants, et des covariants asso-
ciés, sont dues intégralement à Hermite.
La théorie fondée, son application aux différents problèmes
d'Algèbre ne se fit pas attendre. Le problème de l'élimination,
celui des fonctions symétriques, des fonctions de Sturm, et,
enfin, le problème plus important de la transformation des
194 PRILMIÈRR PAUTIE.
cqualions allircrent vile l'altcnlion de Cajlcy el des autres géo-
mètres.
Ce fut en i858 qu'IIermitc fit connaître la forinule générale
de transformation des équations algébriques, par lacjuelle les
coefficients de l'équation transformée résultent des invariants de
l'équation primitive. Cajiev, adoptant cette formule, l'appliqua
avec le |)lus grand succès aux équations d'ordre trois, quatre et
cinq, d'abord d^ns quatre Mémoires ayant pour titre .* Su/- la
transformai LOR de TscJiirnausen, puis dans un autre : Sur la
transformation de Jerrard.
Le problème de la détermination du nombre des invariants et
des covariants indépendants fut l'objet de longues méditations
de la part de Gaylej, et, bien ({n'il n'ait pas réussi à le résoudre
dans toute sa généralité, ses recherches Sur la répartition des
nombres ont une grande valeur. Ce problème lui tenait tellement au
cœur que, lorsque Gordan eut démontré que le nombre de ces inva-
riants était fini et les eut calculés pour les formes des premiers
degrés, Gajlej communiqua ce résultat important à l'Association
britannique réunie à Edimbourg en 1871, et lui consacra son neu-
vième Mémoire sur les quantiques; |)lus récemment, en i88c), les
travaux de Hilberl sur le môme sujet Tamenèrent à s'en occuper
de nouveau, dans le Tome XXXIV des Matliematisclie Annalen.
La formule d'élimination, relative au résullaiit de deux formes
binaires, qui porte maintenant en Analyse le nom de Cayley, a
son importance comme résultat; mais elle a acquis une plus
grande importance à la suite de l'œuvre de Gordan. en conduisant
au calcul du résultant en fonction des invariants simidtanés.
La nouvelle Algèbre, créée particulièrement par l'œuvre de
Gajley, a pris possession de tant de branches des IMathématiques
que, si l'activité de son génie se fût arrêtée là, l'admiration des
géomètres lui serait déjà due.
Mais la théorie des fonctions elliptiques d'abord, ])uis celles
des fonctions liypcrelliptiques lui doivent une nouvelle lumière.
Les premiers travaux de Gayley sur les fonctions elliptiques,
et spécialement sur l'équation dififérentielle de Jacobi pour la
transformation, bien que remarquables, ne portent pas autant
son empreinte originale que le Mémoire de i858 ayant pour titre :
Sur quelques formules pour la transformation des fondions el-
MfiLANGKS. i(j->
/infi(/f/('s. \\rc l;i (('•Irhrc I ransformiil ion duo à II(;nnil(! ol avec
les loiinulcs rcMjrcniK'cs (l;ms ccl, ('cril, Ions les éléincnls ponr lo
|);»ss;i^<' (le rinh'j^ralc de Jucohi cl d'Alj(d à vaiWc de Wclcrslrass
sont délerniiiK's. La liansfornialion des fondions ellipliqncs (il
pins (Tniic fois l'objet des elï'orls de (]ayl(!y, el k ses premiers
iMénioires, pnbliés dans les Philosop/ucal Jranscœlions eu iH^/j-
i8j8, fonlsnile de pins récents, cpie l'on tronve dans les Tomes IX
et X de V American Journal of Mdlliematlcs (1807-1 88(S). Il
prit le i;erme >\(^ ses Iravanx dans la formnio de transformation
de Jacobi et, avec nne habileté de calenl qni Ini était partienlière,
il présenta les écpialions modniaires sons nne nonvelle forme,
et révéla la [)ropriété de certaines conrbes de pouvoir être repré-
sentées.
Pendant riiivcr de l'année 1882, Gaylej fut prié de donner une sé-
rie de leçons à l'université Jolins Ilopkins, de Baltimore; il accepta
et développa à un nouveau point de vue la théorie des fonctions
abéliennes de Clebsch et Jordan, publiée en 18GG; on trouve ces
leçons rassemblées dans les Tomes V et VII de V American
Journal. C'est, à mon avis, un des travaux les plus médités
de Cayley, bien qu'une notation un peu compliquée en rende
l'étude difficile.
Cavley tira de l'étude des propriétés des fonctions iheta la ma-
tière d'une série de Mémoires. 11 commença, en i 877, avec un tra-
vail Sur les fonctions thêta doubles en relation avec une surface
à 16 /lœuds; pendant les années 1879, 1880, je distinguerai, dans
les Pliilosophical Transactions, l'important Mémoire Sur les
fonctions thêta doubles singulières, et dans deux Volumes du
Journal de Mathématiques , de Borchardt, le travail Sur les
fonctions thêta doubles et triples.
Ce qui prédomine dans ces écrits, c'est la façon originale dont
Gaylej envisage les divers aspects des problèmes qu'il traite. C'est
là un très grand mérite, et pourtant cette originalité même est
cause que ces travaux n'ont pas eu une induence correspondante
sur le dévelopj)ement normal des Mathématiques.
Je n'ai pas l'intention d'énumérer toute l'œuvre de Cayley sur
les fonctions elliptiques et hyperelli[)tiques ; mais, en restant dans
les limites (|ui me sont permises, je ne dois pas oublier de ciler
196 PREiMIÈRH PARTIR.
riinique Ouvrage qu'il ait publié : Trcalise of clUplic Func-
tions, édile en 187G. [I adopta dans ee livre les notations de
Jacobi et exposa les difTérentes parties de celte théorie difficile
avec une clarté singulière et une grande rigueur de démonstra-
tion; il fut par là très utile à ceux qui voulaient s'initier à cette
théorie. En publiant son Livre, dix ans avant le grand Traité
d'Halphen, Cayley donna un exemple excellent.
En examinant les sept Volumes des MatJiematical Papet's déjà
publiés et les travaux de Gajlej qui fourniront la matière des cinq
autres, il apparaît clairement que les problèmes de Géométrie
exercèrent sur lui une grande attraction. On pourrait dire de lui,
comme de quelques autres parmi les plus éminents géomètres,
qu'à chaque progrès réalisé en Analyse correspond un progrès en
Géométrie, et réciproquement. C'est pourquoi il lui arrivait de
revenir à plusieurs reprises sur les mêmes questions géomé-
triques; il les traitait à nouveau lorsque les découvertes en Ana-
lyse faites, soit par lui, soit par d'autres, lui fournissaient un
instrument plus puissant pour les résoudre.
En l'année i844^ il publia un premier Mémoire Sur les courbes
planes du troisième ordre, bientôt suivi d'un autre en i845;
plusieurs propriétés nouvelles de ces courbes y sont démontrées,
mais la méthode de recherche est indirecte. L'étude des formes
cubiques ternaires, la découverte de leurs invariants, covariants,
contrevariants offraient un moyen de pénétrer plus avant dans la
connaissance des propriétés de ces courbes. Cayley, reprenant
cette étude dans son beau Mémoire des Philosopliical Transac-
tions, de la Société royale de Londres, en i856, y laissa des traces
durables; dans ce Mémoire apparaît pour la première fois la
courbe qui porte son nom.
Le Mémoire de 184-, Recherches sur V élimination et la théo-
rie des courbes, auquel fit suite un autre en 1864 et avec le même
titre, sont un exemple de l'intérêt que portait Cayley aux progrès
de la théorie des formes et de la théorie des êtres géométriques.
Lui-même l'affirme par ces paroles : (( Mon but a été de donner
une idée précise des théorèmes à démontrer, pour former une
théorie toute analytique des polaires réciproques; je n'ai fait
qu'avancer ces théorèmes (sans chercher à les démontrer) pour
MfU.ANT, F.S. i(,7
faire \(»ir 1<mii' Iinisoii ;i\<'<- i:i iIm'oimc (le l'(''liimii;il ion cl MVfc celle
des Im |)ci(l(lciinm;ii)ls ; rcsl à celle dciiilèi-e, (lu j);irlieiilicr, fju'll
faiil elc., el(". »
Les rcclicrclies de. ('nylcy sur les tangentes doubles d'une quar-
liqiie, sont pn'eédc^es par le Mémoire de i859 Sur 1rs tan fientes
doubles cVuiic courbe plane. Déjà le nombre des tangentes avait
élé déterminé j^ar IMncker et Jacobi ; et Jïesse avait déterminé
l'équation du i/j'" degré donnant les points de contact de la quar-
tique avec ses tangentes doubles, quand le travail magislral de
Salmon en i858 : On tlie double tangents to plane curies posa
la solution du problème sur d'autres bases. Le Mémoire ci-dessus
mentionné de Cavley traite la question dans toute sa généralité,
en suivant les traces de Salmon; et, avec une habileté de calcul
incomparable, il donna la solution complète du problème pour
une courbe de degré quelconque. Peut-être ce Mémoire n'est-il
pas assez connu et apprécié; il contribua d'ailleurs lui-même à ce
résultat en abandonnant la méthode [)récédenle dans ses Mémoires
de 1882 et i883 : On tlie bitangents of a plane quartic^ pour
reprendre la méthode particulière aux quartiques, indiquée par
Riemann et développée plus tard par Weber.
Les singularités des courbes planes, les correspondances de
points, la classification des courbes dans l'espace, sont les sujets
de différents Mémoires de Gajley '- les principaux sont justement
examinés dans une récente publication due à Brill et Nœther.
Dans son Mémoire de 1849, ^^^^ ^^^ plans tangents triples
des surfaces du troisième ordre., Caylej donna les principes de
ses recherches répétées sur les propriétés géométriques des sur-
faces. La représentation des 45 plans tangents triples, contenue
dans ce Mémoire, sert d'introduction à tous les travaux sur la
matière, spécialement en Angleterre, et, après les travaux de Sal-
mon sur la Théorie des surfaces réciproques, et de Cajlej lui-
même dans son grand travail de 1869, A Menioir on cubic sur-
faces., on peut dire que dans le champ analytique le sujet est
épuisé.
La surface de Steiner, qui a fait l'objet d'importants travaux
de Rummer, Weierstrass, Gremona et Schroter; la surface du
quatrième ordre, qui porte le nom de Kummer; la surface de
l'onde, qui a des rapports avec la précédente, occupèrent (Cavley
198 PREMIERH PARTIE.
à plusieurs ropris(îs, cl loiil pnrijculièrcmcnl cctlo dernière. La
recherche de l'équalion des lignes de courl)ure de la surface de
l'onde fil le ihrine d'un de ses écrits de jeunesse, et aussi celui
d'un de ses derniers iravaux, que j'ai eu la bonne fortune de pu-
blier en 1892 dans les AiinaLi di Matemallca.
11 consacra trois Mémoires à la Théorie j^énérale des cpiartiques
doués de nœuds, pendant les années 1869-1870.
L'œuvre de Caylej sur la Théorie des surfaces, se rapportant
soit à l'étude des singularités, soit à celle de surfaces particu-
lières, telles que les surfaces gauches, contribua, avec un des tra-
vaux les plus estimés de Gremona, à leur classification. Il fut
amené, par la théorie des formes, à faire des recherches originales
sur les surfaces développables.
Le problème des polygones inscrits ou circonscrits à une
conique, auquel Cajiey consacra dix ou douze courtes Notes,
reçut de lui une nouvelle solution, dont la valeur fut accrue par
la polémique qu'elle créa avec Poncelet. Enfin, nous devons citer
dans cet ordre d'idées deux Mémoires Sur la représentation géo-
métrique de certaines intégrales.
Il n'y a aucune partie de la Géométrie où l'activité de Gajlej
n'ait pénétré, et où il n'ait laissé de traces de son génie. Nous
devons ajouter à nos nombreuses citations des Iravaux sur la Géo-
métrie de position, sur la Géométrie à plusieurs dimensions, sur
la Géométrie non euclidienne, sur la Géométrie de Gauss, et
d'autres encore.
Mais, quand on porte son attention vers les travaux de Gajley
sur la Dvnamique et la Mécanique céleste, on est de plus en plus
émerveillé de son activité infatigable. Tout d'abord, il rendit un
signalé service à la théorie de la Mécanicpic rationnelle avec ses
deux excellentes Communications: On tlie récent progress of
theorical Dynamics faites à la réunion de l'Association britan-
nique, l'une en 1807, l'autre en 1862. La |)remière, débutant avec
la Mécanique analytique de Lagrange, suit pas à pas, et avec
quelle clarté d'exposition et quelle rigueur de citations, les rapides
progrès (lu'a vu faire la première moitié de ce siècle dans la Dyna-
mique, avec Poisson, Jacobi, llamilton, Bertrand, Bour et les
autres; et c'est encore le meilleur écrit que pourra lire quelqu'un
([ui veut s'initier à cette étude.
MfiLANGKS. I.,,,
(îiivlcN ('liiil (iMiilaiil plus piN'p.'irr i'i ces ('MimIos liislDi'ifjiins
MU il ;iv;nl ;i('(|iiis (1rs s;i jctmcssc mic i;r;iii(l(' ciiIIiiit (hiris ('cLU;
|»;irli(* (les M;il lu' in;il Kjiics, cl ;i\;iil en plus d'iiuc ()Cc;jsM)n (h; Irai-
Icr (les pi"()l)l(''mcs (le Dynariiupic. Dans soti prcimcr Iravai! : Oli
tlic mol ion of fold I ion <\f a solid hody, il applupic pour la prc-
iin(''rc fois à ce |)r()l)l(''in(; les clc'^anlcs ionnulcs d Oliudes l»o(ln-
j;ncs. l'.u i(S^(), ii;iioraiil la dccouvcrlc rc'îccnlc de Jacohi, il liaiLa
i\c nouveau le prohIcMiic de la rotation du corps solide autour
d'un poinl li\e, en adinctiant cpie roriqnn; (Jes cof)rdonn(':es soil
ce poiiil lui-iiuMue; et par rintroduction de deux fonctions spé-
ciales, faciles à inlerpr(''lei" j^éométriquernenl , il ramena le pro-
blème, dans le cas pailieiilier d'une fonction des forces nidles, à
deux quadratuies-, et il donna à la solution toute sa généralitié
par la variation des constantes arhilrair'cs.
Après quelques moindres écrits sur la ihéorie de la f^une de
ITansen, sur la solution du problème des trois corps de Jacobi
et llamilton, Caylej, par ses importants Mémoires de i85c) et
1862 : On ihepiobleni of dist urbecl elllptic motion; — On ihe
developmenl of llie disturbing function in ilie Lunar Tlieory-
Disturbing Function in tlie Lunar and tJie Plancly théories.
— On the secular accélération of tlie Moons mean motion,
établit les principes de cette série de travaux sur l'A.stronomie et
la Mécanique céleste qui le rendit célèbre parmi les astronomes,
et lui valut, en 1866, la nomination de membre du Board of
Visitors de l'observatoire de Greenwich.
Dans tout cela, comme dans toute l'œuvre de Gajlej, deux qua-
lités sont dominantes : d'abord, la connaissance exacte de tout ce
qui était publié sur ces questions; puis, une façon très originale
de présenter soit ses solutions, soit celles des autres. Ainsi, pour
indiquer un premier exemple de l'étude consciencieuse qu'il fai-
sait des travaux d'autrui, ce (ïit lui qui reconnut l'omission d'un
facteur dans certaines formules de la théorie de la Lune de Plana,
omission qui causa une certaine discordance entre les travaux de
Pontécoulant et ceux de Delaunaj.
L'attraction d'un ellipsoïde sur un point intérieur, problème
traité à plusieurs reprises par Cajiej, est un second exenq)le
digne d'être noté. Cinq de ses écrits sur la question sont consa-
crés aux solutions de Legendre, Jacobi, Laplace, Gauss et Ko-
9.00 PUEMIÈUI': PAUTIH.
drigiies; puis il donna une solution nouvelle où I (iude de Finlc'-
j^rale délinie tri[)le, allachée au |)roblènie, occupe une place
importa nie.
Gayley fut jugé par son élève préféré, Glaislier, « le plus grand
algébriste vivant », et ce jugement fut approuvé par^ l'illustre géo-
mètre Salmon, qui fut son collaborateur.
Le rapide examen que j'ai fait de la majeure partie de son
œuvre m'a laissé la vive impression de la grande influence qu'elle
eut sur les progrès des Mathématiques ; et mon opinion est que
le nom d'Arthur Ca^'lej restera dans l'histoire de la Science parmi
ceux des plus perspicaces et des plus féconds innovateurs dans
des branches multiples. Et il serait injuste de refuser, à ces
innovateurs du milieu du siècle, une partie de l'honneur des
découvertes actuelles.
La grande estime que j'ai toujours éprouvée pour le génie de
Cajlej m'a conduit à écrire ces pages, que vous jugerez peut-être
dignes d'élre dédiées à sa mémoire.
COMPTHS KIÎNDUS HT ANALYSES. v.oi
COMPTES UKNDUS ET AiNALVSES.
SCIII.ESINGRR (ï..). — HwDnucir di:ii tiirorie niîa ijnearfîn Difkrfn-
Ti VL(.LKi(:iir\c;i:N; in zwci Hiindcr : Hrsl(3r Haiul. xx-iHC p. Iii-S". I^cipzig,
Toiibner, iHy').
Le but de M. Schlesinger est de présenter au Lecteur un Taljlcau
d'ensemble de la lli('orie des équations difTérentielles linéaires,
dans Télat où elle est parvenue aujourd'hui, trente ans environ
après la publication du premier Mémoire de M. Fuclis. 11 semble
bien inutile d'insister sur les services que rendent de pareils
livres, lorsque les auteurs sont maîtres de leur sujet et qu'ils le
traitent avec une entière conscience. Ajouterai-je que la possibilité
et l'incontestable opportunité d'un tel Ouvrage, sur un sujet qui,
il ja cinquante ans, aurait semblé très particulier, est une preuve
réjouissante de l'activité scientifique de notre époque?
Le Livre de M. Schlesinger s'ouvre par une intéressante Intro-
duction historique où l'auteur résume clairement les diverses
phases par lesquelles a passé le problème de l'intégration et de
l'étude des équations différentielles; les points essentiels de cette
histoire sont bien mis en lumière et le rôle de chacun y semble
apprécié avec une pleine justice.
C'est les théories générales qui sont l'objet propre de ce pre-
mier Volume^ on j rencontrera sans doute quelques applications;
mais les recherches relatives aux équations différentielles linéaires
dont les coefficients ou les intégrales jouissent de propriétés par-
ticulières seront exposées dans le second Volume, comme aussi
celles qui dépendent de la théorie des groupes de substitutions.
L'auteur établit d'abord l'existence des intégrales, montre
comment les points singuliers de ces intégrales sont les points où
les coefficients de l'équation différentielle, en supposant que le
premier soit égal à un, cessent d'étie des fonctions régulières et
définit les systèmes fondamentaux d'intégrales. Il passe ensuite à
ce qu'il nomme les tliêories formelles; les unes concernent les
analogies avec la théorie des équations algébriques : théorème de
M. A[)|)cll sur les fonctions rationnelles des éléments d'un svstème
Butt. des Sciences nialhcm., 2' scric, l. \I\. (Oclobrc iSyâ.') jj
202 PUKiMIÈUE PARTIH.
fondamental el de leurs dérivres (jui se reproduisent multipliées
par un facteur constant, (jiiand on substitue à ces éléments ceux
d'un autre système fondamental; reclierclie des solutions com-
munes à deux équations diOférentielles linéaires, extension de l'al-
gorithme d'Euclide; décomposition en fadeurs symboliques du
premier membre d'une équation dinérentielle linéaire; réduction
d'une équation didérentielle linéaire dont on connaît des inté-
grales particulières; les autres se rapportent à la théorie des
équations adjointes, à l'intégration des équations didérentielles
avec second membre, enfin à la notion de l'irréductibilité d'après
M. Frobenius. En supposant que, dans une région (E) du plan,
où les intégrales de l'équation sont régulières en chaque point,
les coefficients de l'équation satisfassent à certaines conditions
déterminées, qui se conservent quand on différencie ces coeffi-
cients ou qu'on effectue sur eux des opérations rationnelles, l'é-
quation est irréductible dans (E) quand elle n'a aucune solution
commune avec une équation différentielle linéaire d'ordre moindre,
dont les coefficients, dans (E), satisfont aux mêmes conditions;
autrement elle est réductible. Cette notion conduit à des proposi-
tions analogues à celles qui concernent les équations algébriques;
mais il y a une diflerence essentielle, parce que chaque intégrale
d'une équation réductible ne satisfait pas nécessairement à une
équation irréductible d'ordre moindre. Le cas où la condition im-
posée aux coefficients dans (E) est d'être univoques est particu-
lièrement intéressant : le nombre des branches linéairement indé-
pendantes de chaque solution particulière est alors égal à l'ordre
de l'équation, si elle est irréductible. 11 est clair que, si (E) est
simplement connexe, l'équation (à coefficients univoques) est ré-
ductible : il en est de même si (E) est doublement connexe, ainsi
qu'il résultera de l'étude de Véqaation fondamentale, que
M. Schlesinger va maintenant aborder.
Lorsque, dans une région doublement connexe où les coefficients
sont uniformes, la variable décrit un contour simple U, les élé-
ments j^i, JK2» •••) y'n d'un système fondamental sont remplacés
par des fonctions linéaires à coefficients constants de ces mêmes
éléments; en d'autres termes, ])arcourir le contour U revient à
effectuer sur les fonctions j^,, y-^, . . ., jn une substitution linéaire
(a/y); Téquation fondamentale relative au contour U est, comme
COMPTFS [{FNDUS I-:t ANALVSKS. w^
on sali, 1 ('■(jiialioii ru (o donloii ol)Licnr I(^ premier membre en
remplaçant, dans le (Irlcrniinanl du //'""'" ordre
1^/7 K
1rs éléments a// do la diagonale principale par clu — o). On y est
encore amené en considérant la relation à coefficients constants
qui doit exister entre les n-\-i sointions v^ Op, O^p, ..., fj«r, 0"(('),
dont la j)remicre est l'intégrale générale, et les autres ce que
devient cette intégrale générale quand on décrit le contour U une
fois, deux fois, .. ., n fois. L'existence de solutions communes à
deux équations difFérentielles linéaires se traduit par l'existence
d'un facteur commun aux deux équations fondamentales corres-
pondantes.
Quand les racines de l'équation fondamentale sont simples, il
existe un système fondamental canonique composé d'éléments
ifi , 11-2, . . ., ihi, tels que l'on ait
en désignant toujours par ^m ce que devient la fonction m quand
on décrit U et par w^ une racine simple de l'équation fondamen-
tale. A une racine multiple (o« de l'équation fondamentale corres-
pond un groupe de solutions, qui se reproduisent, à une substitu-
tion linéaire près, quand on décrit U; ces solutions se décomposent
en sous-groupes, comme l'a montré M. Hamburger.
Les nombres des éléments d'un sous-groupe peuvent s'ob-
tenir de diverses façons ; ils dépendent, par exemple, des diviseurs
élémentaires du premier membre de l'équation fondamentale;
quoi qu'il en soit, la considération de l'équation fondamentale
conduit dans tous les cas à constituer un système fondamental ca-
nonique, formé par la réunion des éléments de tous les sous-
groupes, et les propriétés que l'on vient de rappeler conduisent,
dans le cas où le domaine considéré est formé par les environs
d'un point singulier a, à mettre sous une forme analytique simple
les éléments de ce système fondamental ; ainsi les éléments d'un
sous-groupe pourront se mettre sous la forme
«1= (a:- — a)'a'Ln(^),
M2=(^— rt)''«f'^2t(^) + '1^22(^)l0gC^ — «)1,
(.r — ^/;'„[.^„,,(^)+.;/,„2(x)iog(.r — rt)+...4->>,;,.;,(.r)iog'"-'(r — rt)],
v>.o4 PREMIÈRE PARTIE.
où cliaciine des fondions •} est la somme de deux séries entières l'une
en :r — a, l'auti'e en Lorsque Loulcs les fonctions <h qui fi-
fj^urent dans une intégrale ne contiennent qu'un nombre limité de
termes en > on dit que le point a est un point de détermi-
nation pour l'intégrale, qui est dite elle-même déterminée en
ce point. Alors, en modifiant d'un nombre entier convenable l'ex-
posant ra-, on peut s'arranger pour que toutes les fonctions d»
soient des séries entières en ^ — a, dont l'une au moins contienne
un terme indépendant de ^ — <2; si r^ est la valeur modifiée de /'«,
on dit alors que l'intégrale considérée appartient à l'exposant z*^.
On sait que l'un des premiers et fondamentaux résultats obtenus
par M. Fuchs a été de reconnaître la forme des équations difTéren-
tielles linéaires pour lesquelles toutes les intégrales sont déter-
minées en un point singulier; si ce point singulier est le point o,
l'équation peut s'écrire
x'^ V ,i{x)y^'^^ -^ x'^-'^ P„_i(x)jK'«-i^-f-. . .H- \\{x)y = o,
où Vn (^), r*//_i (^), • . -, Po(-^) sont des séries entières en x^ dont
la première ne s'annule pas pour ^ = o; c'est là ce que M. Fro-
benius a appelé X-à forme normale ; on peut, si l'on veut, supposer
P„(^)=i I. On obtient la fonction caractéristique de l'équation
difTérentielle linéaire en remplaçant^ par^P; et la considération
de cette fonction caractéristique conduit naturellement à la no-
tion de ^équation déterminante. Inversement, quand l'équation
a la forme normale, ses intégrales sont déterminées au point
;r = o. La démonstration que développe M. Schlesinger est due à
M. Frobenius. [^'auteur étudie ensuite les liens entre l'équation
fondamentale et l'équation déterminante, la constitution des
sous-groupes d'intégrales de M. Hamburger, les critérium pour
l'existence ou la non-existence des termes logarithmiques dans
les intégrales; la forme des intégrales dans les environs du point
à l'infini, ou d'un point d'embranchement algébrique pour les
coefficients.
Les équations dififérentielles linéaires pour lesquelles les coeffi-
cients sont des fonctions rationnelles de x (') et dont les inté-
(') La supposition que ces coefficients sont des fonctions algébriques n'est pas
plus générale.
COMPTES KHNDUS HT ANALYSES. 2o5
j;ral<'s soiil pitrioiil {lélcrmiiHM'S odVcnt un inL(';r('!l, parliculicr (jui
esl iniiiiifcslc ; on a juslemcnt attribue \v, nom de M. Fuelis à la
classe formée par ees équations. Une propriété intéressante des
intégrales de ees équations el rcdalive à la façon dont elles se
comportent sur le cercle de convergence a été mise en évidence
par ^J. Tliomi'.
Quand on se donne les points sin^niliers d'une é(juation de
M. Fuclis, ainsi que les racines des équations déterminantes cor-
respondantes, racines qui, toutefois, doivent vérifier une certaine
relation, on peut construire l'équation différentielle linéaire, qui
comporte d'ailleurs un certain nombre de coefficients arbitraires;
on est amené ainsi à étudier, en particulier, le cas de un ou deux
points singuliers; le cas d'une équation différentielle du second
ordre à deux points singuliers amène à la célèbre équation de
Gauss, à laquelle M. Scblesinger consacre un important Cha-
pitre.
Si, dans le cas où le point singulier que l'on considère est un
point de détermination, les méthodes de M. Fuchs permettent, et
cela par des procédés purement algébriques, d'obtenir un système
fondamental canonique et de reconnaître comment il se comporte
quand on fait le tour du point singulier, il n'en est plus de même
quand on a affaire à un point d'indétermination, même en suppo-
sant toujours que, aux environs de ce point, les coefficients aient
le caractère de fonctions rationnelles; alors, ainsi que l'observe
l'auteur, on rencontre les mêmes difficultés que lorsqu'on veut
étudier les intégrales à l'intérieur d'une couronne circulaire, et la
détermination des éléments du système canonique repose sur des
procédés d'une nature transcendante, qui permettent le calcul de
ces éléments avec une approximation indéfinie, mais qui ne four-
nissent pas, en gêné/ al, de renseignements sur la façon dont se
comporte le système quand on fait le tour de la couronne.
L'un de ces procédés conduit à la résolution d'un système infini
d'équations linéaires et M. Helge von Koch a montré le parti qu'on
pouvait tirer des déterminants infinis pour atteindre ce résultat.
Un autre procédé, auquel se rattachent des résultats impor-
tants, est dû à M. Hambiirger. Dans des cas particuliers, il arrive
que le point singulier est un point de détermination pour certaines
intégrales particulières, tout en étant un point d'indétermination
9,00
puEiMiÈnK PAUTin:.
|)oiir rinlégrale générale ; on ))cnl cLi'e rcnsclj^né sur ces intégrales
parliculières.
L'étude des solutions d'une équation difTérentielle linéaire au-
tour du point oo, quand l'équation déterminante relative à ce
point est de degré zéro, ou, si l'on veut, quand ce point n'est un
point de détermination pour aucune solution, conduit à quelques
notions importantes. L'é(juation différentielle linéaire étant mise
alors sous la forme
(A) y^^
?lvX^) + Q.-l(^.)]y''-''+--.-^[^r.(.r)-r-Qo(^)]r = 0,
OÙ fxx(^) est une fonction entière en x de degré au plus égal à Ax,
tandis que les Q sont des séries entières en - qui s'annulent pour
,x = oo, on dit que cette équation est de rang x 4- i .
L'équation différentielle linéaire
obtenue en supprimant dans les coefficients les termes qui
s'annulent pour^ = oo, et dont les solutions sont manifestement
des fonctions transcendantes entières, est l'objet d'une étude par-
ticulière; l'équation
G« H- A„_, C«-i -h...-{-An = o,
où A//_x, est, en général, le coefficient de jc'^'^dans c5Xx(^), est dite
équation caracté/'istique (A), par extension du cas des équations
linéaires à coefficients constants, équations qui se déduisent du
t^'pe (al,) en supposant x=:o ( * ). L'auteur montre comment, pour
(') A propos de l'étude de cette équation que nous ne pouvons que mentionner
dans cette rapide analyse, il convient de faire connaître à ceux de nos lecteurs qui
voudront étudier le Livre de M. Schlesinger une inexactitude qui s'est glissée
dans le passage dont nous parlons; cette inexactitude, M. Schlesinger a bien
voulu nous la signaler; nous espérons calmer les scrupules bien honorables qu'il
montre en publiant sa lettre :
«... Dans le n° 95 (p. 34 1 et suivantes) on suppose essentiellement que le
développement
w= C„-{-C/; + C/;^-h...
est convergent. Si cela n'a pas lieu, la détermination des fonctions tv-^, v-^, z-^ est
pourtant possible de la manière indiquée, mais alors les z-^ ne représentent pas
COMPTKS HKNDUS KT ANALYSES. 707
CCS ('(lUiilioiis (rXa)^ 011 |)('iil patNCiiir ;'i iiii syslriiK; f()ii(I;nii('iil;il
(le soltil ions, dos soliilioiis, dans le cas ^/■néral ( A ), cnlicnL coininc:
farUuirs dans les iulr^ialcs noriHdlcs on srrics norntalcs de
M. Thonu", le mol iV in Ir ivraies cLanl rcs(;rv{; au cas où les séruts
normales, (|ni salislonL ronnellemcnL à l'éqnalion difïéreriLicllc,
sont convcr^enlcîs.
On sait reconnaître le cas particulièrement intéressant où l'équa-
tion (A) aduK^t II intég^rales normales; on montre encore que
l'étude d'une écjuation did'érentielle linéaire de rang x peut être
ramenée à l'élude d'une équation dilïérentielle linéaire de rang un,
cas auquel l'équation (-1.) est à coelïicients constants.
Le problème de l'intégration d'une équation dilFérentielle à
coefficients rationnels peut se poser dans les termes suivants :
partant d'un système fondamental de solutions, système défini en
un point, on suit un chemin déterminé quelconque, assujetti seu-
lement à ne passer par aucun point singulier : définir le système
fondamental avec lequel on arrive à l'extrémité du chemin. C'est,
à coup sûr, un problème qui occupera encore longtemps les
géomètres; il comporte toutefois des solutions partielles que
M. Schlesinger développe à la (in de ce premier Volume. Après
avoir montré comment le problème dépend de la détermination et
de la composition de certaines substitutions linéaires, il développe
divers modes de représentation des intégrales d^une équation dif-
férentielle linéaire qui s'appliquent le long d'un chemin quel-
conque, sans qu'on soit obligé de passer par le procédé tout
théorique du prolongement des séries entières. L'un de ces modes
de représentation, qui est dû à M. Fuchs, est particulièrement re-
marquable ; il permet d'obtenir l'intégrale générale sous forme
d'une série convergente dont les termes s'obtiennent au moyen
d'intégrations répétées, effectuées sur des fonctions rationnelles et
fournit, lorsque le chemin décrit par la variable est fermé, des ren-
seignements sur les coefficients de l'équation fondamentale cor-
immédiatement des solutions de l'équation (cAd), il faut, pour obtenir de telles
solutions, multiplier les ^-^ par certaines fonctions holonnorphes. C'est ce que j'ai
négligé dédire explicitement. De plus il faut ajouter dans l'équation (iG) (p. 34->)
au coefficient de u le terme
2o8 PREMIÈRE PARTIE.
respondanlc. jM. Paul Giinllier a développé les cnlciils pour une
éfpiation du second ordre et pour un anneau circulaire à l'inlérieur
du(|uel il n'j a pas de points singuliers. Un autre mode de repré-
sentation des intégrales, (|ui conduit à quelf|ues résultats imj)or-
lants, notamment pour les écpiations de rang un, repose sur la con-
sidération de la transformée de Laplace. Enfin, les dernières
pages du Livre sont consacrées à l'élude des substitutions fonda-
mentales et des invariants fondamentaux. J. T.
MELANGES.
SUR L'ÉQUATION D'EULER ;
Par m. V. JAMET.
Nous désignons ainsi, avec M. Darboux {^Leçons sur la théorie
des surfaces^ t. Il, p. 54) l'équation aux dérivées partielles du
second ordre
, (^-z dz , dz
^ ^ ^ -^ ' dx dy dx <^y
dans laquelle a, b désignent des constantes, et nous nous pro-
posons de faire connaître, sous forme explicite, l'intégrale de cette
équation assujettie à devenir identique à une fonction donnée de
l'une quelco.nque des deux variables, quand on donne à l'autre
une valeur déterminée. Nous rappellerons d'abord que toute
expression de la forme
/
(x — 0Ly>{ y — a)^ f{oi) dx
est une intégrale de cette équation, pourvu que le contour, fermé
ou non, suivant lequel on elTectue l'intégration^ ne dépende ni de
a: ni dey. Plus généralement l'expression
(2) A -f- l{T — i)l'{y — a)'^/(a) <Ya -h j (x — oc)'^{y — ocY' 0(01.) doL,
M fa AN G H s. voç,
où A (l(''^ii;ii(' une comsImiiIc, cl où les riciix i ti l('t;i;il(S soiil cal-
(Milt'cs I(^ loiii; (le deux comIoiiis dillV-rculs, rcniplissniil l'iiii et
l'iiiihc la (M)ii(llli()n cl-dcssiis, rsL tiiic iiih'^rah; de Trciiialion (i).
Oi", MOUS voulons formel' une lnl(;^ralc (jui, ponr .x ■= .X(^ devienne
i(lenli(|ne à une l'onelion donnée dey, soil *h{y)] et qui, pour
y =y() devienne i(lenli(jue à une f'onelion donnée de .r, soit F(.r).
Mais nous devons supposer aussi F(xo)= ^t(yo) 5 car, si l'on
désiijne l'intégrale cherchée par 0(^,y), on doit trouver
0(^0, Jo) = ^(^o) et 0(:ro,7o) = ^I'(j»'o)-
Soit donc A la valeur su|)j)Osée connue, de 0(^o^ ^o); c'est là le
sens que nous attribuerons à la lettre A, dans la formule (2). Nous
supposerons aussi que les deux constantes j^o, yo sont did'érentes,
et que, considérées comme des quantités complexes, elles sont
représentées par deux points distincts, M, N. Nous poserons
/(a)= ^-^^ cp(a)= '-^ ,
et nous supposerons la première intégrale calculée le long d'un
contour fermé simple, contenant le point JM et non le point N, et
tel que la fonction F(^), supposée holomorphe dans le voisi-
nage du point ^0) soit également holomorphe dans tout ce contour,
et par conséquent développable en une série entière par rapport
à X — Xq, savoir
A + Ai(^ — ^0)+ A2(a7 — ^o)^ + - • •+ A„(a7 — :ro)"H-
Nous définissons d'une manière analogue le contour relatif à la
deuxième intégrale, et nous supposons que le développement cor-
respondant de la fonction ^^{y) est le suivant
A + B, ( j -jKo)+ Bo(y -70)'- + . . .+ B,,(jK -yo)" -+-....
Pour rappeler ces hvpothèses, nous désignons la première des
deux intégrales par le symbole / , la deuxième parle symbole / ,
et l'intégrale (2) se présente alors sous la forme
(o /,A^ \ a- r {oo-c^)''{y-<^Yg{^^)d^-^ . r {x-7.y>{y-:x.Yh{:L)d:L ^
9.10 IMMLMlf^UK PAUTlIî.
Si, clans celle expression, on lail ^ = .ro, cl si Ton suppose
que la fonction i,' (a) est holoniorplic à l'inléj-ienr du conlour re-
latiCà la [)remière intégrale, celle-ci devicnl nulle; et l'expression
(y, bis) se réduit à
Nous préciserons davantage encore la forme de nos contours, en
disant que ce sont des cercles décrits des points ^o et )'o comme
centres, avec des rayons assez petits pour que toutes les condi-
tions énoncées ci-dessus soient remplies. Alors le rap|)ort^^ —
ayant un module moindre que l'unité, le second membre de l'éga-
lité ci-dessus sera développable en une série ordonnée par rapport
aux puissances entières et croissantes de ce rapport, savoir
et le problème sera résolu, en ce qui concerne la détermination de
la fonction A(a), si l'on peut déterminer celle-ci de telle sorte que
l'on ait, quel que soit /i,
i .2.3. . .n f / - -- x"
Mais, sous la réserve des hypothèses faites au sujet de la fonc-
tion /i{ol), l'intégrale qui figure dans cette égalité sera égale à
2 7rV— I /i'"~'Hro) ,r lin , N
(ionnule de Cauchy),
l .1.3. . .71 — I
et l'on conclura
1.2.3.. .n — i ■i-\J—i a{a — \){a — 2)...{a — n-^\)
Si donc il existe une fonction h{y.) remplissant les conditions
MfiL.\N(Ji:S. 91 1
(In j)i()l)Iùin(', elle S(M-;i ('^alc à la sornliic (riiiic sniic t'iilirif, savou-
ra
(3) A + 2-"
(— i)/^-^' (/? + [)! I^^,^i(a— jo)/^
,7-/Zrr a(a — i){a — 2)...{a—p)
pourvu (jiic celle-ci soil convergenle à rinléricur d'un cercle (1<''-
cril (lu point )^o comme cenire. Or je dis (ju'elle est convergente
pour toute valeur de a, intérieure au contour circulaire suivant
lequel nous calculons la deuxième intégrale de la formule (2 bis).
En ellet, soit a' une imaginaire représentée par un point intérieur
au même cercle, mais (elle que le module de a' — y^ soit supérieur
au module de a — Jq. La série
est absolument convergente, et il en est de même de la série
p := 00
(4) 2 (/^ + i)B;.+i(a'-7o)^
formée avec les dérivées de ses termes, par rapport à a'. Mais on
obtient les termes de la série (3) en multipliant ceux de la série (4),
respectivement, par ceux de la série suivante
(5) _! yV,) '■^■^■■■p ("l^zî]",
^ p = 0
et ceux-ci ne croissent pas au delà de toute limite quand p est de
plus en plus grand. En effet, le terme général de cette série s'ob-
tient en multipliant le terme précédent par le facteur
(6) ^P_i=Zî,
P — a a — jo
dont le module a pour limite un nombre inférieur à i, savoir
mou -; — =^— •
a —70
Il s'ensuit que la série (5) est convergente; que, par conséquent,
212 l'KEMlÈUK PAUÏIE,
ses termes Lendcnl vers /.rro. Donc ils ne erolssenl pas an delà de
toute limite; doue la séi'ie (3) est eonverj^ente.
On déteimineia de mènie la fonel.ion ,i,'(a); mais on observera
que la démonstration précédente n'est valable que si le facteur
— - — est (ini pour toute valeur entière de n, c'est-à-dire si a n'est
jP — a ' '^ '
pas égal à un nombre entier positif. Toutefois, si, dans ce cas, la
fonction ^ était un poljnome entier, de degré a — i, la même
méthode serait applicable, et l'on trouverait, pour l'expression
de A, un polynôme entier, de degré a — i, dont le dévelop-
pement serait encore donné par la formule (3), à condition que
la limite supérieure du signe ^ y soit remplacée par a — i. Si b
était aussi un nombre entier positif, et F(^) un polynôme entier
de degré b — i, la fonction ^(a) serait de même un polynôme de
degré b — i . Plus généralement, supposons que, dans le voisinage
du point j^07 lî^ fonction <ï> soit développable par la série de Taylor,
et adoptons, pour son développement, la forme suivante
*"(ro)
(7) { +-^\>-7o)^ + ...
*^«K7o)
— (r— Jo)^H 1 — - / iy — t)^^h^^-^^Ut)dt.
.a -^ i .>..3. . .a J , ^
1,2.3
Si b n'est pas un nombre entier positif, nous désignerons par 9,
l'intégrale de l'équation (i) qui, poury ^nj'-o se réduit à F(.r), et
qui, pour^ = ^o est égale au second membre de l'égalité précé-
dente, diminué du terme complémentaire et de celui qui le pré-
cède. Nous observerons que, dans le cas actuel, Téquation (i)
admet l'intégrale suivante
/
^ 'yy — tY{T — 1)'> ^^^Hj)dt
.; 0
et nous en conclurons que la fonction
Oi
( o-o — JKo /' 1 . 2 . 3 ... a
i
1.2.3'"
IVll^.rANGKS. 'Ai3
csl imc iiil('t;i';il(' de rccjiialloii (i), r(;iii|)lissanl loiilcs l(!s Cdiidi-
hoiis (lu ni()l)lriii('.
Si l(\s nombres ((, cl A son!, Tiin cl raiili-o, enlicrs et posiLiTs,
nous adjoindrons, an dévcloppcnicnl, précédent do la fonction
<!>()■), le développcnicnl suivant de la (onctiorï F
(8) ' w)
i.'2. 3. . .6 1 .'2.3. . .6»/..
Aux seconds membres des formules (7) et (8) supprimons les
termes com[)lémentaires et ceux qui les précèdent immédiatement,
et soient <I>, (^y) et F, (^x) les poljnonies obtenus. Soit aussi 0, l'in-
tégrale de l'équation (i) qui, pour x = Xq^ devient égale à <I>i {y) et
qui, pour y = j'(, devient égale à F^{x). L'intégrale cherchée
sera, dans le cas actuel,
(^0 — JKo)* 1.2. 3... a (70 — ^0)'* J.2.3...6
^^ {y — tYix — tf
• i \ Y — t i"^ V ^ — i- ) ^ , .s , V j
-^iS>0«î
RAPPORT SUR LES PROGRÈS DE LA THÉORIE DES INVARIANTS
PROJEGTIFS;
Pau m. Fr. MEVEH (de Claustiial).
Traduction anncitce par II. FEHR.
DEUXIÈME PARTIE
(Suite).
B. — Irrationalité des formes.
La question des formes irrationnelles a^été soulevée dès les
débuts de notre théorie et particulièrement sous l'influence de la
Géométrie; mais ce n'est que tout récemment que l'on a été con-
duit à une introduction systématique des covariants irrationnels,
et Ton ne possède, sur ce sujet, encore aucune théorie complète.
Au point de vue historique, on constate deux directions. D'un
côté, la prati([uc a donné lieu à des recherches sur les formes
canoniques invariantes. D'autre part, on a soulevé le problème
inverse, (jui consiste à déterminer les formes qui auraient comme
formes invariantes une ou plusieurs formes données; il s'agit,
dans ce cas, de fixer le nombre de ces formes primitives et les
équations dont elles dépendent.
Il est vrai que ce second problème n'a été traité que pour
quelques cas isolés. Il constitue cependant un complément in-
dispensable à la théorie des invariants rationnels et de leurs sy-
zjgies, et semble, par conséquent, avoir quelque avenir.
a. — Canonisation des formes.
Les bases (') se retrouvent déjà dans les premiers développe-
ments de la théorie des formes. Caylej et Svlvester (-) mon-
trèrent que les formes binaires pouvaient être représentées à
l'aide de puissances d'expressions linéaires x — a, les a étant les
racines de simples covariants (canonisanls).
Plus tard, Gundelfinger (^) a traité cette question d'une ma-
nière tout à fait générale, en ayant recours à l'analyse. Il parvint
ainsi à introduire, dans la théorie des invariants, une série de
théorèmes tirés de la théorie des équations diflerentielles.
Rosanes ('•) avait déjà étudié la canonisation d'une forme bi-
naire f,i, pour examiner ensuite, au point de vue géométrique,
(') Nous avons pu réduire ce paragraphe aux points les plus essentiels, vu que
ce Chapitre est traité en détail dans les Ouvrages de Clebsch, Salmon, Bruno,
GORDAN.
(') Voir l'extension qu'en a donné Le Paige, Belg. B., (3), H, p. 4o-53 : C.
R., XCII, p. io48-9, iio3-5; XCIII, p. -264-265 et 509-512. 1S81: C. B., XCIV,
p. 3i, 69, 424; Tor. Atti, XVII, p. 299-820, 1882; Boni. Ace. P. N. XXXV, p. 54-
84, 140-145 ; Lisboa Jovn. de Sciencias math., IX, i883.
(^) Gott. Nachr., p. ii5-i2i; i883 et avec plus de détails dans le /. /. Math.,
C, p. 4*3-424. — Consulter la remarque de IIilbert, Math. Ann., XXX, p. i5.
(*) Journ. f. Math., LXXV, p. 172-176, 1878; LXXVI, p. 3i2-33o, 1878; Math.
Ann., VI, p. 264-3 12; 1873. — Nous reviendrons sur celte question en parlant de
la théorie de 1' Vpolarité, Ch. II, D. b.
Mr'M.ANGRS. 2r'>
le (Ms nitis i;«'ii('ral de n foniKis y,^. Les r('.siill;ils ()])l('iiiis sont en
liaison Irrs ('lioilc \\\cc. la llu'oiic des poiv^oiics cl des polyèdres
polaii'cs.
De son colé, lleje (') a élé conduit à des résultats analogues
en suivant une lout autre voie; il a, en outre (^), indicjué une
i;('nér;disalion de la reinarf|ue (I<î Sylvester, d'après laquelle nne
lornie cubique (piahMMiaire peut être représenlée à l'aide d'une
somme de cinq cubes. Le Rapporteur a dévelopj)é (^), avec beau-
coup de détails, les relations qui existent entre le point de vue de
Rosanes et celui de Reyc, en montrant, en particulier, comment
la représentation canonique dans des domaines d'ordre supérienr
peut, à Taide de la théorie des fonctions symétriques, être ra-
menée à des cas plus simples.
Quant aux formes binaires, nous avons encore à mentionner le
Mémoire récent de G. Rauer ( '• ) sur la forme canonique des
formes /o/^; puis un travail de Hilbert(^), qui donne un critère
permettant de reconnaître si une forme donnée est une puissance
entière d'une autre forme binaire.
On doit encore (*') à Hilbert un principe, d'après lequel la
présence des irrationalités est nettement mise en rebef : on
cherche les formes cpv (d'ordre v), dont le composé (d'un ordre
suffisamment élevé) avec/ (d'ordre pair) ne diffère de cette der-
nière que par un facteur constant X; cette quantité \ est un inva-
riant irrationnel de /, tandis que les formes cp se présentent comme
covariants irrationnels.
La théorie des équations et la transformation de Tschirnhausen
ont également donné naissance à un grand nombre de formes
(') Journ. f. Math., LXXII, p. 293-826; 1870.
(') Journ. f. Math., LXXVIIl, p. \\l\-\ii et p. 123-129; 1874.— Foi/- les remar-
ques historiques dans la biographie de Clebsch Math, yln/i., VII, p. 17.
(') Apolaritàt und rationale Carven, Tubinfjuc, i883.
(*) Miinch. Ber., p. 3-2o, 1892.
(*) Math. Ami., XXVII, p. i58-iGo; 1886. Au point de vue de la nnéLhodc, voir
plus loin II C. b. d. — Maisano avait déjà (i883) examiné les cas simples dans le
Rom. Ace. L., (3), VII, p. 23i-233.
(«) Leipz. Ber.; i885, p. 427-!Î38; Math. Ann., XXVIII, p. 38i-''/|G. — Dans le
Journ. de Math., (4), IV, p. 249-256, 1886, Hilbert a montré que son principe
pouvait être étendu aux domaines ternaire et quaternaire.
2iO PREMIÈRE PARTIE.
canoniques. Nous signalerons ici sculcnienl le Mémoire de Biill ( ^ )
qui donne j)oiir lcsy« deux formes très remarquables.
Il nous l'cslc à considérer la représentation canonique caracté-
ristique des formes (déllnics) d'ordre /z, à variables et à coeffi-
cients réels, et conservant le même signe, indépendamment des
valeurs réelles attribuées aux variables. Aux cas bien connus
ni=:9., tn étant quelconque, et in=^i^ n étant quelconque,
Hilbert (-) a ajouté le suivant n = 4, i^i = 3, auquel correspond
une représentation (à l'aide de trois paramètres arbitraires) sous
la forme d'une somme de trois carrés. De plus, l'auteur a prouvé
que, pour toute autre combinaison des nombres m et /i, la repré-
sentation en somme de carrés est impossible.
b. — Retour des covariants aux formes primitives. Invariants et covariants
irrationnels.
Dans la théorie des nombres, on est parvenu à grouper les
types non éqttivalents de formes quadratiques binaires a[)parte-
nant à un déterminant donné ^ ce sont des Ijpes tels qu'il est
impossible de passer de l'un des types à un autre par une substi-
tution linéaire (à coefficients entiers). Ce problème n'a pas été
sans influence sur les premiers développements de la théorie des
invariants, car, lorsque Hermite('') se proposa d'en faire l'exten-
sion aux formes binaires d'ordre supérieur, il se vit obligé de
développer d'abord les méthodes de la théorie des formes.
D'un autre côté, la Géométrie conduisit à des problèmes ana-
logues. Le premier exemple, et en même temps le plus remar-
quable^ est donné par la cubique plane Cz'=^ o, admettant une
courbe covariante H3=o. Hesse découvrit non seulement cette
(') Math. Ann., XX, p. 33o-3j7; 1882. Ce sonl les formes :
x^-\- '2px''-]-2,qx--\- !\rx^ -\-Zx'+2px -\- q et x''-\- ax' -\- bx^ -,- ex- -{-i.
Voir encore, pour la représentation canonique de /,. :
Maschke, Gott. Nach.; 1887, p. 42i-4-^4; Math. A/in., XXX, p. 496-5i5; Bom.
Ace. L. li., (4), IV, p. i8i-i84; i884; Biuosciii, Acta Math., XII, p. 83-ioi; 1888;
LiNDEMAN^N, Math. Aiui., XX[, p. 71-109; BoLZA, Math. Ann., XXX, 478-493-
(-) Math. Ann., XXXIt, p. 332-35o; 1880.
(') Voir, en particulier, le Journ. fiir Matli., XL, XLI; i85o, i85i.
Mftl.AN(;i<S. 217
(l(MMiicro, mais 11 parvint encore à monlrer qiio réciprorjucnnont,
H:i clanl suppose donné, il y avait trois coiirl)es corres|)ondantcs.
IMais ce ne dit (jik; plus lard que l'on approfondit ces (jiicstions
au point de vue de la théorie d(;s formes.
Dans le domaine binaire, il y a un [)rol)lèmc qui, |)ar ses nom-
breuses a[)plications géométriques, a pris quelque importance.
C'est celui qui consiste à déterminer les tjpes non équivalents de
faisceaux de formes y„ H- A c^/, admettant comme déterminant fonc-
tionnel une forme donnée f2{n-\) d'ordre ^(/i — i). Brill (*) a
montré le premier que ce problème admet un nombre fini de
solutions, c'est-à-dire qu'il n'existe aucune relation entre les coef-
ficients àe f2[n-\)'
Si le cas /^ = 3, avec deux solutions, n'offrait pas de diffi-
cultés (-), il en fut tout autrement pour n = 4? conduisant à cinq
solutions (^). L'équation du cinquième ordre, dont celles-ci dé-
pendent, a été examinée par Steplianos (^•), tandis que Brill ('') a
étudié ces cinq faisceaux, particulièrement dans leurs relations
avec les équations du sixième ordre. D'un autre côté, le Rappor-
teur [^) s'est occupé des liens qui rattachent ces faisceaux à la
théorie des courbes rationnelles planes C/, et Ce, puis à la théorie
des cubiques dans l'espace. Il a même été le premier à donner la
solution (') du cas général, solution qui a été confirmée ensuite,
à l'aide d'autres méthodes, par Steplianos (^) et Schubert (^).
Enfin, Hilbert parvint ('*^), en s'appujant sur le principe signalé
dans le paragraphe précédent, à déterminer l'équation donnant
( ') Math. Ann., XX, p. 33o-357; 1882. Voir l'exposé qu'en donne le Rapporteur,
Apolaritàt. . . , p. 820.
(*) Voir, par exemple, Caporali, A'ap. Rend., XXII, p. 95-114; i883.
(') Dans les Math. Ann., XXI, p. 71-109, Lindemann examine le cas parti-
culier dans lequel le déterminant fonctionnel se confond avec le hessien de f^.
{*) C. R., XCIII, p. 993-997; 1881. C'est l'extrait d'un Mémoire plus considé-
rable couronné par l'Académie et publié dans les Sav. étrangers; i883.
(^) Math. Ann, XX, p. 33o-357; 1882.
(«) Apolaritàt.. .; i883.
(») Loc. cit., p. 391. Pour un déterminant fonctionnel donné d'ordre 2n, il y a
—-r-, — ' . faisceaux de formes/,..,.
(•) Thèse, r4 pages; 1884.
(9) Acta. Math., VIII, p. 97-117; 1886.
(•0) Leipz. Der., p. 1 12-122, 1887; Math. Ann., XXXIII, p. 217-236.
Bull, des Sciences mathém., 2" série, l. XIX. Octobre 1896 ) 16
•ii8 PREMIÈRE PARTIE.
les solutions du problème et à traiter la question analogue relative
au faisceau de formes correspondant à un discriminant donné {*).
Ce dernier problème, dans le cas de deux variables indépen-
dantes, a été résolu, d'une façon remarquable, par Hurwitz Ç^), à
l'aide des métbodes de la théorie des fonctions. Gela revient,
selon cet éminent géomètre, à chercher les surfaces de B.iemann
admettant des points de ramification [Verzweigungspunkte)
donnés. Ses résultats renferment, comme cas particuliers, ceux
qui avaient été obtenus précédemment.
Dans les travaux récents sur la résolution des équations de
degré supérieur, on rencontre un problème inverse assez remar-
quable (■^); il s'agit, si l'on suppose les formes d'un sjstème com-
plet affectées de valeurs numériques fixes (compatibles), d'éta-
blir les équations dont dépend la détermination de la forme
primitive.
L'introduction des formes irrationnelles dans la théorie des
fonctions elliptiques et abéliennes, a fortement contribué au dé-
veloppement de cette branche. On sait, ainsi que l'a bien re-
marqué Klein (''), que l'intégrale elliptique de i'® espèce peut
admettre une infinité de formes canoniques, suivant les dimen-
sions de l'espace dans lequel on considère la courbe elliptique
normale. Le modale de l'intégrale est alors un invariant irra-
tionnel de cette courbe.
Dans l'étude des genres /? == 2 et /? = 3, on se trouve en pré-
sence de méthodes très diverses (^). Si, pour le second cas, on se
borne à la courbe normale la plus simple, à une quartique plane
(') Math. A/ifi., XXXI, p. 482-492; 1888.
(^) Math. Ann., XXXIX, p. 1-61; 1891. Ce Mémoire conLient, ca outre, de
nombreux renseignements bibliographiques. Consulter aussi Frobemus, Journ.
fur Math., CVI, p, 125-189; 1890.
Ce genre de problème inverse, examiné au point de vue de la théorie des fonc-
tions, a été présenté, avec une remarquable clarté d'exposition par Picard dans
son Traité d'Analyse .f t. II, Chap. VI; 1892. Le Mémoire de Hurwitz se trouve
cité à la p. 482. n. K.
(3) Voir par exemple le traité de Klein, Vorlesiingen iiber das Ikosaeder,
et les travaux de Klein et de Gordan cités plus haut ( I. B. b. ).
(<) Math. Ann., XVII, p. i33-i38; 1880. Leipz. Abh., p. 339-899; i885. Con-
sulter PiCK,y]/ai/i. ^n/i., XXVIII, p. 3o9-3i8; 1887; Wiener Ber., iuin 1888, 7 pages;
et mars 1889, 28 pages.
Pour ce qui est du genre p = 2, nous renvoyons surtout aux travaux de
MÉLANGIÎS. 7.i(j
(],, les iiiU'gralcs et les fonctions (") correspondantes se modificni
dans leur caractère suivant le domaine d(; rationalité (jiie l'on a
pris pour hase. Klein (') a fait voir (pie les fornnes invariantes
d(Mil on fait usage dans ce cas [)ossèdent, en général, la propriété
des combinants. Toutes ces reclierclies ont, en même temps,
})ermis d'enregistrer des progrès dans la théorie géométrique (^)
des C4.
C. - Opérations symboliques et invariantes.
Nous arrivons maintenant au domaine plus étroit qui a trait
aux opérations dont on fait usage dans la théorie des invariants.
Celles-ci se répartissent en deux grandes classes, en opérations
symboliques et en opérations réelles; ces dernières se composent
d'opérations dilTérentielles effectuées sur les formes, tandis que
les premières appartiennent à l'Algèbre. En effet, on reconnaît
facilement que le principe qui est à la base de ces méthodes sym-
boliques se confond avec celui des nombres idéaux introduit
dans la Science d'une manière générale par Kummer.
a. — Méthode symbolique et représentation graphique.
a. Ecole allemande. — La méthode symbolique (^), introduite
par Glebsch et Aronhold, et développée ensuite par Gordan et
ses élèves, a atteint un certain degré de perfection. Elle a princi-
palement pour but de ramener la théorie des invariants des formes
d'un degré quelconque à celle de formes linéaires.
Dans l'Introduction, nous avons déjà tracé à grands traits
Klein, Burkhardt et Wiltheiss, publiés dans les Math. Ann. à partir du
t. XXVII.
Quant au genre /? = 3, consulter Pick, Math. Ann., XXIX, p. ^S^-i'ji) Klein,
Gôtt. Nachr.j p. 191-194; i888; Math. Ann., XXXVI, p. i-83; Wiltheiss, Math.
Ann., XXXVIII, p. 1-28, et les Mémoires de Pascal dans les Annali di Math.,
2» série, XVII, XVIII; 1889, 1890.
(') Gott. Nach., p. 191-194; 1888. Voir encore Wirtinger, Math. Ann., XL,
36i-4i2; 1892.
(^) A ce sujet, on peut consulter Frobenius, Journ. fiXr Math., IC, p. 275-3 1^,
t. cm, p. 189-183 ; 1888.
(') Le lecteur, désireux de s'initier rapidement à ces méthodes, pourra con-
sulter les Vorlesungen de Gordan, t. II, I" Partie.
220 PREMIÈRE PARTIE.
les bases sur lesquelles reposent les méthodes adoptées par les
géomètres allemands. Après avoir démontré le lliéorème fonda-
mental d'après lequel toute forme Invariante peut être représentée
à l'aide d'un produit symbolique, Ciebsch (^ ) étendit son théorème
à un système de formes contenant nn certain nombre de formes
linéaires. Au point de vue scientifique, l'emploi des symboles n'a
cependant été justifié que plus tard, grâce à nne proposition gé-
nérale démontrée (-) par Gordan pour les formes binaires, par
Study pour les formes ternaires, et par Pascal pour les formes à
n variables.
Nous avons indiqué plus haut (IP Partie, A, ci){^) comment la
méthode symbolique se rattache à la notion des réductants, et à
celle des systèmes complets, relativement complets ou prolongés,
notions introduites par Gordan. On doit à ce dernier encore un
principe de translation symbolique {Uebertragungsprincip){'*) :
si, pour une forme /"= aj, on suppose connu le système des inva-
riants et covariants (5, de degré m — i par rapport aux coefficients,
et tel que toute autre formation soit exprimable linéairement au
moyen des cp, le principe en question permet de passer au système
correspondant de degré m.
Tout récemment (^), Strohest parvenu à simplifier, d'une façon
remarquable, la méthode svmbolique de Ciebsch et Aronhold.
Son procédé revient, au point de vue pratique, à rendre le plus
petit possible le nombre des facteurs symboliques dont se com-
pose un invariant. L'introduction des symboles fondamentaux lui
(') Jouni. fiir Math., LIX. p. i-G:^; iSHi ; Bbiaere Fornien, § 12. Voir aussi
les démonstrations de Daiil Zeuthen Tiddskr., 4" série, IV, p. i54-i58; de
Gordan Vorlesungen, II, § 9, et celle de Study, Methoden, § 5.
Consulter encore Clebsgh, Gottinger Abh., XVII, p. 1-62; 1872 et Math. Ann.,
II, p. 1-8; Waelscii, Math. Ann., XXXVII, p. i4i-i52; Study, Leipz. Ber.y
p. 172; 1890 et une remarque par Gordan, Programni. (Appendice).
(^) Vorlesungen de Gordan, II, n° 117. — Study, Math. Ann., XXX, p. 120-
126 et Methoden, § 6. — Pascal, Batt. G., XXVI, p. 33-38, io2-io3; Rom. Ace.
L. Rend., 4* série, IV, p. 1 19-124; Rom. A. L. Mém., 4* série, V, p. 376-387.
(') Voir Bulletin, XIX^, p. 87 et suivantes.
(♦) Math. Ann., I, p. 90-101; 1869; XVII, p. 217-234, Chap. I; 1880.— Ne pas
confondre ce principe avec celui qu'a donné Clebscii, et que l'on trouvera, par
exemple, dans Clebsch-Lindemann, t. I, p. 274 (ou dans l'édition française,
t. I, p. 342).
(') Math. Ann., XXXVI, p 262-3o3, § 7; 1890.
m(i:langrs. 221
permet de donner des expressions 1res simples pour les cova-
rianls et les péninvarianls.
La méthode s^niholicpic peut également s'étendre aux formes
à plusieurs séries de variables soumises à des substitutions difFé-
rentes. Parmi ces formes les plus importantes sont les combinants.
Stroh a donné ('), pour ces derniers, une représentation symbo-
lique qui permit à Study (-) d'étendre les résultats aux combinants
de formes qui, à coté des variables x^ contiennent encore les va-
riables contragrédientes u.
On parviendra d'une façon analogue aux invariants et covariants
des formes plus compliquées de l'espèce y-i'ci'^ • • . , dans lesquelles
figurent les différentes séries des ^, Ç, .... Gordan (^) a donné,
pour le domaine binaire, une représentation symbolique ne con-
tenant qu'un seul symbole.
Rappelons enfin, pour terminer, que les principaux symboles
de la théorie des groupes de transformations d'après Lie, le ,/!^f"
de la transformation infinitésimale et le (X^X^) [Klammeraus-
druck) ont été adaptés avec succès par Study au domaine plus
spécial des transformations projectives (^).
j^. Ecole anglaise. — Si les méthodes signalées dans le para-
graphe précédent possèdent, dans leur ensemble, un caractère
uniforme, celles que l'on rencontre actuellement chez les auteurs
anglais ( ^ ) présentent des tendances très diverses. On peut les exa-
miner à trois points de vue différents : d'abord on constate l'in-
troduction de représentations graphiques dans le but de faciliter
l'étude des expressions de la théorie des formes, puis, inverse-
ment, le fait que notre domaine peut être considéré comme une
branche de l'Algèbre (universelle) des matrices, enfin, le lien
(') Math. Ann., XXII, p. 393-4o5; i883.
Une méthode analogue a été suivie par Capelli pour les formes quadratiques
à deux séries binaires {Datt. G. XVII, p. 69-148; 1879), et par Le Paige pour des
formes muUilincaircs {Belg. Bull., 3® série, II, p. 4o-53 ; 1881).
(') Voir son Traité Metlioden, etc., II, § 13.
(•^) Math. Ann., XXXTII, p. 372-889; 1889.
(*) Methoden, II, § 15.
(*) Dans ses derniers travaux, Cayley qui avait cependant créé la représenta-
tion symbolique, préféra faire usage des sources et des fonctions génératrices.
222 PUEMIÈHIi PARTIE.
symbolique qui ralLachc les péninvarianls à l'étude des fonctions
symétriques.
En 1 878, Sylvester ( ' ) a fait voir que, dans la théorie atomique,
les formules de constitution présentent une grande analogie avec
la représentation symbolique des invariants et covarianls binaires.
Si l'on envisage les éléments chimiques comme des formes binaires,
par exemple,
la valence correspondant à l'ordre de la forme, on voit que les
combinaisons saturées correspondent aux invariants et les com-
binaisons 7ion saturées aux covarianls. Ainsi, dans le premier
cas, on a
2O = {00'y, H20 = {ho)(h'o).
En représentant alors, comme en Chimie, les éléments par des
points et les liaisons (Aa-, etc.) par des droites, on possédera une
image de la représentation symbolique des invariants binaires.
Sylvester en a tiré des applications très curieuses, concernant la
loi de réciprocité d'Hermite et les formes associées de Clebsch.
Il est évident qu'une pareille représentation graphique est
sujette à de nombreuses modifications. Ainsi, on peut faire usage
de l'expression d'un invariant binaire en fonction des différences
des racines; c'est une somme (symétrique) de produits tels que
{Xi— CC2)^{Xi — Xz)^{X2— X^)! .. .{Xa-i — Xn)',
où les exposants sont ^ o, les degrés en ^, , X2-, . . . ^ Xn étant tous
égaux. On représentera chaque x par un point et chaque difl'é-
rence xi — x^ par une ligne joignant Xi à Xh- On aurait, par
exemple, pour
{Xi— x,_y{Xi— X'^YiXx— X^)(^X.i— X!,){X^ — X^){Xi— Xz),
un carré avec deux côtés opposés doubles et deux diagonales.
(') Ann. J., t. I, p. 63-125; 1878. Voir dans le même Recueil les remarques de
Clifford, p. 126-129 cl de Malet, p. 277-282.
Clifford a étendu ce procédé aux formes binaires linéaires par rapport à plu-
sieurs séries de variables. Lond. M. S. Proc, X, p. 124-129, 214-221; 1879. Voir
aussi p. 204-214 une Note de Spottiswoodc.
MÉLANGHS. v.23
Il s(î présente alors une cjiicslion iinporlante, celle de la réduc-
lil)ilil('- (le l'li)ia<;c ('). Pelcrsen ("-)eii fail usaj:;c pour (l(;monlrcr
un ihcorèriK* de (iordan d'aprrs lequel^ poiii" iiiic forme donnée,
le nombre des produits ci-dessus est fini, tout autre produit pou-
vant être déduit de ceux-ci par une multiplication; de plus, il
parvient même à déterminer ces produits.
Quant à la théorie des invariants, considérée comme cas parti-
culier de l'Algèbre des grandeurs extensives, nous nous bornerons
à indiquer un exemple. Etant données deux formes binaires bili-
néaires
? = ^H^ljl -+- ^12-2^172-+- ^21^271 + ^22^272,
on peut former le second composé {Ueberschiebung)^ qui
reste invariant même pour des substitutions indépendantes effec-
tuées sur les deux séries de variables, en faisant le produit y*cp,
ces unités x^^ Xo, yt-, y^-, étant soumises aux conditions
xi = xl =y\ =yl = o, xix.2 = — XiXi= yiy2 = — fifi^ r.
On obtient, en effet,
{f^Y-= «11^22— «12^21 — «21 ^12+ «22^11.
La généralisation n'offre aucune difficulté. On trouve des dé-
veloppements, sur ce sujet, dans Clifford (/oc. cit.)^ bien que
le germe de celte théorie se présente déjà dans l'œuvre de Grass-
mann [^).
Nous passons maintenant à la représentation symbolique des
invariants binaires basée sur la théorie des fonctions symétriques.
La source Go d'un covariant de f,i est, comme on sait, une
forme isobare par rapport aux coefficients «o» <^i5 <^2) • • • 5 elle
vérifie l'équation différentielle
c)Go ôCq _ (9Go
12 = «0 -; h 2 ai -; h 3 a2 -; h . . . = o.
aai da=> oa^
(') Consulter Bucuheim, Loiid. M. S. Proc.^ XVII, p. 80-106, et Kempe, p. 107-
121; 1886, t. XXIV, p. 97-118; 1893.
(') Acta Math., XV, p. 198-220; 1891.
(') Voir par exemple, un exposé dans la biographie de Grassmann, Math. Jnn,,
XIV, p. 9 cl suivanlcs.
224 PHEMlÈUIi PARTIE.
Par suite, Gq restera une pareille source pour toute (orme fn+i^
/n+2-, ' • • d'un ordre plus élevé. On désigne alors Go sous le nom
de péni/ii^ariant (semi-mwairianl) de la série prolongée des va-
leurs «0, a,, cioy .... Gcs péninvariants sont indépendants de
l'ordre n de la forme fondamentale; c'est là une proposition fon-
damentale que l'on doit à Mac-Mahon (* ). Il en résulte une parti-
tion symbolique, procédé que l'on retrouve dans les principes
que Sjlvester a placés à la base d'une Algèbre universelle (^).
Gette méthode a permis à Gayley (loc. cit.) d'établir pour les
péninvariants la fonction génératrice
xJ
{l — X^){] — X^). . .(i — xJ)
dans le développement de laquelle le coefficient de œ"^ indique le
nombre des péninvariants de degré j et de poids (P, et linéaire-
ment indépendants.
En suivant une marche analogue, Mac-Mahon (loc. cit.) est
parvenu à la fonction génératrice des perpétuants, c'est-à-dire
des péninvariants qui ne sont pas fonction entière et rationnelle
de péninvariants de degré moindre. Gette fonction prend la forme
simple
3727-1 — I
2.3.4. ..y
Gajlej et Mac-Mahon ont calculé, d'après cela, des tables très
étendues pour les péninvariants, les perpétuants et leurs syzygies.
{') Am. /., VII, p. 26-47; i884- Consulter Cayley, môme Recueil, p. 1-25,
59-73 et Quart. /., XX, p. 2i2-2i3; iS8^.
(*) Am. /., t. V, p. 79-137, VI, p. 270-286; i883 et dans le t. IV, un Mémoire de
Peirge, p. 97-229; 1881.
MfiLANGIiS.
V.2J
SUR LA RÉALISATION PHYSIQUE DU MOUVEMENT D'UN CORPS PESANT
DE RÉVOLUTION FIXÉ PAR UN POINT DE SON AXE;
Pau IM. G. KOENIGS,
Professeur adjoint à la bacullc des Sciences de Paris.
Le problème d'un corps de révolution pesant, mobile autour
d'un jioint de son axe est depuis longtemps classique et l'on s'est
eirorcé d'en reproduire le plus exactement possible les circon-
stances au mojen de divers appareils.
Un des plus répandus consiste en un anneau fixé à l'extrémité
d'une tige OA; le tore AB a son axe dans le prolongement de OA
Vis- I.
y
et se trouve maintenu par deux crapaudines placées en A et B et
dans lesquelles s'engagent les extrémités de l'axe. On imprime
au tore une rotation rapide autour de son axe, par rapport à
l'anneau et c'est par le mouvement de ce sj'stème, le point O étant
maintenu fixe et la tige OA tournant librement autour de O, que
l'on prétend représenter et illustrer en une expérience le mouve-
ment d'un corps de révolution fixé par un point de son axe.
En réalité, on a affaire à un problème bien plus compliqué et
dès lors l'on doit se proposer de chercher quelles sont les con-
ditions dans lesquelles on se rapproche le mieux des hypothèses
qui servent de base aux calculs. C'est ce problème que nous nous
proposons de résoudre.
226 PUEMIEUlî PARTIE.
Prenons OB pour axe Oz; Oy sera la perpendiculaire à O^ con-
tenue dans le plan de l'anneau (assimilable à cause de sa minceur
à une figure plane) ^ enfin Ox sera perpendiculaire au plan de
l'anneau. Le trièdre Oxyz sera mobile par rapport à des axes
fixes Oxi, Oyi, 0^4 dont le dernier vertical et dirigé vers le bas.
Nous appelons 9, (p, <h les angles d'Euler qui fixent la position du
trièdre mobile par rapport au trièdre fixe, enfin <I> sera l'angle d'un
rayon tracé sur le tore avec l'axe Ox, en sorte que <!>'= -^ re-
présente la vitesse du tore autour de son axe.
Appelons A le moment d'inertie du tore par rapport à l'un quel-
conque des axes issus de O perpendiculairement à O^, par C le
moment d'inertie autour de l'axe O^ de révolution, enfin appe-
lons A^, B', C les moments d'inertie de l'anneau et de la tige OA
par rapport aux axes Oœ, Oy, Oz, qui sont les axes principaux
relatifs au point O.
La force vive totale du tore, de la tige OA et de l'anneau sera
2T = A(/?2+ ^2) + C(r + <i)')2+ A>2+ B'^2-f- G'/'2,
oii l'on a
/) = tj;'sincpsinO + G'coscp,
g = (];' coscp sinO — 0' sin cp,
/' = y cosO -f- cp'.
Dans l'état actuel des choses, A' étant différent de B' et la diffé-
rence A' — B' étant très loin d'être négligeable, le problème se
trouve particulièrement compliqué et n'est môme pas rigoureuse-
ment soluble. Un moyen de s'en tirer serait de rendre la masse
de l'anneau négligeable vis-à-vis de celle du tore, mais cela n'est pas
réalisable.
Il est un autre procédé qui rend, au contraire, le problème
parfaitement accessible et qui permet de réaliser rigoureusement
le mouvement qu'il s'agit de représenter.
Imaginons qu'on ait fixé dans le plan zOx un anneau pareil au
premier, celui qui résulterait du premier par une rotation de 90°
autour de O^. Dans la cliappe bi-annulaire ainsi réalisée l'ellip-
soïde d'inertie est de révolution autour de O^. On a, il est vrai,
augmenté le poids de la chappc, mais je me propose de prouver
Mf^:LANGIi;S. 9/;- 7
que cette aiigmcnlalioîi de poids est profltahlo cl (jiic, graf^c ;i cetle
nouvelle (lisj)osilion, /V/./v ( ) :; r.s7 <initnê dUiii niouvcnienL syn-
chrone à vflui (T un solide de ï'évoluLÎonJixé pai' un point de son
(U'c et dans Idjucl on négligerait la masse de la citappe de sup-
port. Le fall est, on le voit, entièrement analogue à celui (jul réduit
la théorie du pendule comj)osé à celle du pendule siniple synchrone.
Reprenons, en eflet, l'expression de la force vive; l'IijpoLlièsc
A'=: B' la réduit à la forme
2T = (A + A')(/?2+ ^2) + G (r-h <î>')2-{- GV2,
landisquc, si / désigne la distance du point O au centre de gravité G
(situé sur O:;) de l'ensemble des corps mobiles, on a pour la
fonction des forces
U = P/cosO,
P étant le poids total du tore, de la chappe et de la tige OA.
En tenant compte des formules qui donnent /?, q^ /', nous au-
rons pour la force vive totale
2T = ( A + A')(t];'2 sin2e + 0'2)+ C(cp'+ -V cosO + <ï>')2-f- G'(cp'-f- -y cosO)^.
Nous écrirons d'abord l'intégrale des forces vives
(A + A')'(4;'2sin20 + e'2)
4- G(cp'+ ^' cosO -I- *')^-i- ^'(t'+ ^' cosO)2 = 2P/ cosO + Ao,
et puis les équations de Lagrange
dt\ô^')~''' dt\â^)~''' dt\dY/~~'''
Les deux premières donnent
(1) cp'H- (];' cosO -4- *'= a,
(2) cp'-4-6'cOsO = P,
où a, ^ désignent deux constantes. En conséquence,
est une constante, ce qui prouve que le tore conserve sa vitesse de
rotation initiale dans la chappe.
L'équation relative à 'V donne alors, en tenant compte des équa-
228 PHEMIÈUE PAUÏIE.
lions (i) cl (2)
(3) (A + A')^'sin20 4-(Ga-t- G'p)cosO = Y = const.,
tandis que i'équalion des forces vives devient
(4 ) (A + A')[f 2 sin20 + 0'2] = 2P/ cosO + li,
OÙ h est une constante arbitraire.
Or, les équations (2), (3) et (4) correspondent visiblement au
mouvement du trièdre Oxyz qui se produirait dans le cas d'un
corps de révolution autour de O^ pour lequel (A + A') serait le
moment d'inertie autour d'un axe équalorial quelconque.
Ainsi le mouvement de Oz et de tout le trièdre Oxyz sera bien
synchrone a celui qui se produirait dans un cas théorique où la
masse de la cliappe serait négligée (*).
SUR LA PRÉCESSION DANS LE MOUVEMENT D'UN CORPS PESANT
DE RÉVOLUTION FIXÉ PAR UN POINT DE SON AXE;
Par m. J. HADAMARD.
Le mouvement d'un corps pesant de révolution fixé par un
point sur son axe dépend, comme on sait, des formules sui-
vantes :
Soient a le cosinus de l'angle que fait l'axe du corps avec la
verticale, cp l'angle du plan vertical qui contient l'axe avec un ver-
tical fixe, on a
(1) ~ = v/R(w), ^{u)=:{\—u''~){\u-\-ix) — {n'—nuy-,
(') Je ferai observer que l'emploi d'une chappe formée de deux anneaux à
angle droit permet de réduire l'épaisseur de chacun de ces anneaux, qui pourront
être chacun moins lourd que ne doit l'être un anneau emploj^é isolément. Notre
procédé n'a donc pas pour effet de doubler le poids de la chappe. Il est certain
qu'une très grande augmentation du poids entraînerait la nécessité, pour cer-
taines expériences, d'une grande vitesse de rotation du tore. Mais on peut aisé-
ment éluder cet inconvénient.
après quoi, 'j csl, doiiiu'' par
/ X r f^' — /'" ,
(■■••) <p= 7 -.--«*'"•
fiCS nonil)rc.s X, [ji, /?,, /?/ sont conslanls avec X >> o ; le polynôme
I{ (//) a deux racines a, j^ comprises entre — i cL -1- i , et une troi-
sième Y, entre — oo et — i .
Le paramètre a oseille périodicpiemcnt entre a et p.
Quant à l'angle es, il varie toujours dans le même sens, si la
quantité — n'est pas comprise entre a et p; mais, dans le cas con-
traire, il est alternativement croissant et décroissant. H y a dès
lors lieu de se demander si cet angle ne pourrait pas aussi varier
périodiquement, auquel cas le lieu de l'axe du corps serait un cône
fermé ne comprenant pas la verticale.
On sait qu'il n'en est rien et que la variation totale de o, cor-
respondant à une période d^ oscillation de w, est différente
de o et de même signe que la variation élémentaire de cet
angle au moment oit u atteint la plus grande de ses deux va-
leurs limites.
Mais, à ma connaissance, ce fait n'a pu être démontré jusqu'ici
que par une discussion assez approfondie de fonctions elliptiques
(voir le Traité d'Halphen).
Le raisonnement suivant conduit, au contraire, très simplement
au même résultat.
Soit, pour fixer les idées, a << ^ : la variation considérée est le
double de l'intégrale
/*' /i' — nu dit
le radical étant pris avec le signe -f-, puisque la variation corres-
pondante de t doit être positive.
Or, je dis que l'on obtient la même valeur en prenant l'inté-
grale entre les limites — oo et y (toujours avec le signe -f- devant
le radical).
Pour le démontrer, on intégrera la fonction sous le signe / le
long d'un double contour : un contour extérieur constitué par
23o PREMIKMH l»AHTIE.
une très grande circonférence et un lacet parlant fie — a: et y
revenant après avoir entouré le point y; un contour Intérieur en-
tonrant les points a, p.
La fonction à intégrer est uniforme dans l'aire ainsi délimitée
(le radical étant pris avec le signe +, sur le contour ap, au-des-
sous de Taxe réel, et sur le contour — coy, au-dessus du même
axe). L'intégrale est donc donnée par la somme des résidus relatifs
aux points i et — i .
Or, si la quantité — = A* est comprise entre a et p, ou plus gé-
néralement si elle est comprise entre — i et H- i , ces deux résidus
sont égaux et de signes contraires. Désignant en effet par £ l'un
des nombres zh i , on a
R(£) = _(,i'_/i£)2 et \/R(J)=±i{n''- nt);
le signe étant le même pour £ =-|- i et pour £ = — i (car, dans
les conditions où nous nous sommes placés, l'argument de ^K(£)
est£-? et, d'autre part, n' — n et /i' -\- n sont de signes diffé-
rents j. 11 en résulte pour le résidu correspondant la valeur
n — nz
L'intégrale le long du double contour est donc nulle et la varia-
tion de cp peut s'obtenir par l'intégrale
/,
n — nu ,
du
(i- a2)v/K(w)
prise entre — co et y. Or ceci supprime toute difficulté, car cette
/i'
nouvelle intégrale, dans le cas où — est compris entre — i et + i,
a tous ses éléments du même signe, celui de — 7i'^ ce qui fournit
la conclusion demandée.
HULLF/riN lUIJLIOiiHAIMlIQUK. .;.3i
BULLETIN JUnLKXiKAlMIlQUE.
OttI'] (A.)- — GrenzhercicJie iincl FlnclicnsliXcke kleinsteii Fldchen-
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In-8°, 23 )). Bordeaux, impr. Gounouilhou.
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Weber (II.)- — Lehrbuch der Algehra. (En 2 volumes). Tome I. Gr.
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COMPTAS KIINDTS IIT AN A LV S T. S.
COMI^TKS IU:M)IJS KT WAf.^SKS.
ir Hmii. IIAïïNTZSCIIEL. Ohorloliror iin diM- III IUniIscIiiiIc zii Merlin. — Su -
DiK\ ri:iu:H du: IIkdlction i)i:u i*oTi:NTiVi.Gi.i:i(;iiux(; aijf (m.wofinmciii:
DiFFiîiiKNTiAUiLKiciiuxGKN. Eiiî Anlians^ zu llcinc's Ilaiulbiicli (Jcr KulîoI-
funclionen. Berlin, Goorg Hoinicr, 1893.
Il s'agit d'une rôduclion de l'rquation AV = o à des cqualioiis
(IKTérenliclIcs ordinaires, indiquée jiar IM. Wangerin (') pour cer-
tains corps de révolution. L'auteur généralise les résultats de
M. Wangerin, et obtient des méridiennes du seizième ordre au lieu
du quatrième. INIaisson objet principal est l'élude de ces é(|ualioris
différentielles auxquelles conduit la réduction précitée, la façon
dont elles se raltacbent à des tjpes d'équations connues : équalion
de Lamé, équation de Bessel, et d'autres considérées ])ar Heine
dans son Handbuch der Kagelfunctionen .
Toutes ces équations peuvent par des transformations simples
se ramener à la forme
O et 'h étant des fonctions rationnelles entières de degrés respecti-
vement s et 5 — 2.
L'auteur cherche aussi des développements en série des inté-
grales de ces équations aux environs des points singuliers et dans
quels cas ces intégrales se ramènent à des transcendantes plus
simples.
Une équation analogue à celle de Laplace, à savoir l'équation
AV ^^
à laquelle on est conduit dans la théorie analytique de la chaleur,
a été ramenée par Heine, dans le cas des corps de révolution du
(") Wangerin, Réduction der Potentialgleichung fiir gavisse Rotations-
korper au/ eine gewohnliche Difjerentlalgleichung. {Preis.<icliriften der fur-
stlich JablonoivoskVschen Gesellschaftder li'/ssenscha/ten, nMS; Leipzig, 1875).
RulL des Sciences niathéni., -x" série, t. XI\. (Novembre i8ç)j.) 17
234 PUEMIËHE PAUTIH.
second déféré, à une éqiialion difl'érenliellc qu'il intègre par les
fonctions cylindriques.
Cette équation est de la forme, ou tout au moins peut être
ramenée à la forme générale indiquée plus haut.
C'est cette équation que M. llaentzschel étudie dans la dernière
partie de son travail, d'après les mêmes principes qu'il a appliqués
aux précédentes. 11 répond ainsi à un desideratum exprimé par
Heine lui-même dans son llandbucli cler Kugelfunctionen.
E. CiVHEJX.
HERMANN GRASSMAN'S gesammelte mathematische und physikalische
Werke, aiif Veranlassung der iVlathematisch-Physischen Klasse der Kgl.
Sâchsischen Gesellschaft der VVissenscliaften und imtcr MiUvirkung der
Herren Liiroth, Study, Jiistus Grassmann. Hermann Grassmann der jun-
gere, Scheffers, herausgegeben von Friedrich Engel. Erstes Bandes erster
Theil : Die Aiisdelinungslelire von i844 n-'td die geometrische Analyse.
I vol. in-8", xu-435 p. Leipzig, Teubncr, 1894.
Grassmann appartient au petit groupe d'hommes dont la pensée
n'a été bien comprise qu'après eux, et qui étaient destinés à une
gloire posthume. 11 y aura toujours, sans doute, des hommes qui
ne seront point compris de leur vivant, et il convient de les plaindre
dans tous les cas; mais ils peuvent se consoler en relisant l'his-
toire des illustres méconnus, d'autant plus sûrement qu'en ren-
voyant la réalisation de leurs espérances à un temps qu'ils ne ver-
ront pas, ils sont certains de ne pas connaître de déception. C'est
ainsi que l'injustice qui a frappé quelques grands hommes sert à
adoucir beaucoup d'amertumes.
L'injustice dont Grassmann a été victime n'a d'ailleurs pas été
complète : l'importance de ses idées a été comprise par quelques-
uns de ses contemporains (non des moindres) et il a formé \\\\
petit groupe de disciples : il était plutôt de ceux que l'on connaît,
mais que l'on ne lit guère, ou que l'on a toujours l'intention de
lire plus tard, et, en fait, quelques-unes de ses idées, et même de
ses expressions, se sont répandues peu à peu, et sont descendues
jusque dans l'enseignement élémentaire, sans que tous ceux qui
se les sont assimilées aient toujours bien su quelle en était la vé-
CO.MPTMS HKNDUS K T ANAKVSKS. vi>
rilal)i(î origine. Il conviciil de dire ;mssi (jiic Grassmarm n ('cii-
vail pas |)()tir la foule, si laiil, (;sL ([ue ce mol puisse s'appliquer à
l'cnseinhle des malInMiiaheiens : Grassmann ne voulait s'adresser
(pi'aux inallitMualK.K'iis (pu sont philosophes; on en Irouve à eoup
sur, luais, s ils soûl raies, plus raies eiicoiM; soiil ceux (pu ne sé-
parent pas la IMiilosophie d(\s Malhéniali(pies et qui philosophent
en faisant des Mathématiques; tel était Grassmann, et ce mélang(î
du lanf;ai;e philosophique et de faits géométriques dont la valeur
n'est d'ailleurs pas contestable, est fait pour dérouter plus d'un
lecteur de bonne volonté : c'est toujours le générai que Grassmann
a en vue, et il le dépouille si bien de tout attribut particulier qu'il
lui laisse à peine de quoi exister. Dans des Notes très intéres-
santes, les savants éditeurs ont montré comment Grassmann
avait, parfois, dépassé le but et comment, si l'on voulait se tenir
sur un terrain solide, il convenait, pour préciser l'objet propre de
la Géométrie, sous sa forme la plus abstraite et la plus générale,
d'avoir recours aux conceptions de M. Soplius Lie. JjCS vues de
Grassmann, pour avoir été incomplètes, n'en restent pas moins sin-
gulièrement profondes et c'est un juste hommage que les éditeurs
rendent à sa mémoire en entreprenant cette belle édition de ses
œuvres complètes. C'est M. F. Klein qui s'est fait le promoteur
de ce travail : on sait assez combien ce géomètre, à qui Ton
doit tant de résultats définitifs et précis, se plaît lui-même aux
vues d'ensemble et aux conceptions philosophiques; on trouvera
naturel qu'il ait pris en main la cause de Grassmann. Les éditeurs
ont mis tous leurs soins à établir le texte, en signalant toutes
celles des divergences, soit entre les diverses éditions, soit avec
les manuscrits, qui en valaient la peine; de plus, ils se sont
efforcés de le rendre plus lisible parla disposition typographique;
ce n'est pas un mince service rendu au lecteur.
La Première Partie du premier Volume contient V Aiis-
dehnungslehre^ conforme à l'édition de 1844 et la Geometrische
Analyse. Chacun sait que c'est dans le premier de ces Ouvrages
que Grassmann a exposé ses idées sur le sens des opérations à
dénomination arithmétique, et qu'il a montré comment ces opé-
rations pouvaient être transportées dans le domaine de la Géo-
métrie de façon à renouveler cette science.
(hiaiil à la (h'onicl rischc Analyse, c'est, an rond, coinnie le
■iM) PHHiVHKUI- PAMTIi:.
remarquent les éditeurs, une suite do V AuadelinungsleJire,
puisqu'elle contient la théorie du produit intérieur, et diverses
applications à la Mécanique, qui devaient évidemment prendre
place dans la seconde Partie de V A usdehnun gslehre . En fait, elle
a été écrite pour répondre à une question mise au concours par
la J ahlonowskV sche Gesellschaft pour l'année i845. Celte ques-
tion se rapportait à une lettre de Leibniz à Huj'gens, oii l'il-
lustre philosophe mathématicien expose des vues très profondes
sur un symbolisme destiné à figurer abstraitement la position des
éléments géométriques, et susceptible, à ce qu'il croyait, d'être
assez développé pour se substituer à la description et à la figura-
tion des objets réels : du mémo coup, Leibniz touche aux hypo-
thèses fondamentales de la Géométrie. Sans doute, le travail de
Grassmann ne pouvait répondre que d'une façon particulière aux
questions si vastes que Leibniz avait soulevées ; c'était toutefois une
réponse, et dont la valeur intrinsèque était incontestable. Mobius
crut devoir résumer quelques-uns des résultats essentiels auxquels
Grassmann était parvenu, dans un langage plus concret, et qui
put être saisi facilement par tous les mathématiciens; sa Note a
été reproduite à la fin du Tome I de ses Œuvres.
Cette édition des OEuvres de Grassmann fait le plus grand
honneur à la piété de ceux qui l'ont entreprise : elle rendra d'in-
contestables services à tous ceux qu'inléresse la Philosophie de
la Science, où Grassmann a pénétré profondément, et l'histoire
du développement des idées mathématiques, où son influence
semble indéniable. J- T.
BACHMANN (P.). — Zahlentheorie. Versuch einer Gesammtdarstellung
Du:sKR WissExsGnAFT IN mREN Hâuptheilex. Zwoiter Thcil : Die mialy-
tisclie Zahlentheorie. i vol. in-8°, xviii-494 p. Leipzig; Teubner, 1894.
Nous avons parlé récemment (') de la première Partie de la
Zahlentheorie de M. Bachmann. La seconde Partie, que nous
annonçons aujourd'hui, ne peut manquer d'être bien accueillie :
(') Voir r.ulletin, t. XVH,. p. iS.
COMPÏIiS HRXDUS IIT ANALYSES. ^37
rintt'rêl propre des sujets (|ui y sont liailcs, la farou doiil Ils sont
reliés et développés assurent à ce voluine de nondji-eiix lecteurs :
sa |)ul)llcali()ii, (railleurs, comble uik; lacune. I^es recherches rpril
résume, et doiil plusieurs sont parmi les plus belles (pi'il y ait en
INÎathématicpies, n'avaient ^uère été rassemblées, etil semble bien,
après la lecture du livre de M. Bachmann, cpie le t(;mps était venu
de le faire.
L'auteur s'est d'ailleurs limité : d'une part, il est resté dans le
domaine du nombre entier réel^ d'autre part, sauf sur un point
très particulier, il a laissé de côté les applications de la théorie
des fonctions elliptiques à la théorie des nombres : ces appli-
cations, comme il le dit lui-même, doivent trouver leur place
dans un ouvrage spécial; on peut souhaiter que M. Bachmann
nous donne bientôt ce nouveau livre. Quoi qu'il en soit, la matière
de celui-ci est assez riche.
Après avoir rappelé quelques notions élémentaires sur les séries
et produits infinis, l'auteur établit quelques-uns des résultats
qui ont leur origine dans la généralisation de l'identité d'Euler
n = <x>
ou dans les recherches du mêmeEuler sur la partition des nombres.
Ces deux premiers Chapitres, où l'on ne rencontre guère que des
propositions faciles et d'une rare élégance, sont bien faits pour
introduire le lecteur dans un sujet, qui va s'élever de suite, avec
les recherches célèbres de Lejeune-Dirichlet sur les séries de la
forme
« = 00
2d /TîTp'
n-l
sur l'infinité de nombres premiers contenus dans toute pro-
gression arithmétique dont le premier terme et la raison sont des
nombres entiers premiers entre eux, enfin sur le nombre de
classes des formes quadratiques d'un déterminant donné D. Pour
transformer l'expression de ce nombre de classes, où figure la
'238 PUKMIÈKIi: PAUTIK.
soiiniKî (le lii scnc
n --' 00
1)\ I
1
— ?
n / n
il est nécessaire d'avoir à sa disposition l'expression des sommes
connues sons le nom de sommes de Gauss. A ces sommes,
M. Bachmann consacre un intéressant Chapitre, où il résume les
diverses méthodes que l'on possède pour les évaluer, et où il
indique en particulier comment elles se relient à la transformation
des fonctions elliptiques. Revenant ensuite à la théorie des formes
quadratiques, il reprend la question du nombre de classes, déve-
loppe la notion de l'espèce, et donne finalement l'extension aux
formes quadratiques du théorème sur l'infinité de nombres pre-
miers contenus dans une progression géométrique.
L'ensemble des belles théories que l'on vient d'énumérer con-
stitue la première ])artie du livre de M. Bachmann ; le reste va être
consacré au développement de questions, dont quelques-unes,
comme la recherche de la valeur moyenne d'une fonction numé-
rique, ont déjà été posées incidemment, en sorte que le lecteur,
lorsqu'il pénètre dans ce nouvel ordre de recherches, le soupçonne
déjà et sait qu'il est nécessaire d'en poursuivre l'étude. Il déve-
loppe tout d'abord les principales conséquences du lieu bien
connu entre les deux formules
/,•=.
relatives à deux fonctions numériques /(/^), F(/i), et où [i.(/i)
désigne zéro lorsque ii est divisible par le carré d'un nombre
premier autre que un, l'unité lorsque n est égal à i, et, dans les
autres cas, l'unité alFectée du signe -\- ou du signe — suivant que
les facteurs premiers de n sont en nombre pair ou impair. On trou-
vera là de curieuses relations, dues pour la plupart à MM. Lipschitz,
Cesàro, G. Gantor^ signalons en outre l'élude de la fonction de
Riemann
:,.v,= V_i
ji — \
COMPTAS lUîNDUS KT ANALYSES. 73.,
cL (Ml paiiicnlloi', ht (onuiilo
y, /n
oM, (^/, /;/ (h'si^ncn I dc^s culicis j)().mIi1.s cl où ^(.s, ^/,/y/) esL lu
sominc (le la s(îric c()iivcr<;(îiil('
A- = 00
(Icllc fornuilc, qui csL due à M. llurvvit/, conLleiU eonime cas par-
ticulier (<7 = m = i) une proposition bien connue de Riemann ; elle
conduit à d'intéressantes conclusions relatives aux fonctions qui
interviennent dans la détermination du nombre de classes de
formes quadratiques de déterminant donné.
M. Bachmann aborde ensuite la question du nombre de nombres
premiers inférieurs à une limite donnée : il développe les re-
cherches de MM. Mertens et Tchebychef, ainsi que celles de
Riemann. 11 analyse aussi dans une Note placée à la fin du volume
un intéressant travail de M. A. l^illz sur le même sujet.
Le dernier Chapitre de son livre est consacré aux valeurs
moyennes et asymptotiques des fonctions numériques : on y trou-
vera les résultats fondamentaux que l'on doit à Dirichlet et bon
nombre d'autres propositions obtenues en poursuivant la voie
qu'a ouverte cet illustre géomètre. Signalons en particulier la solu-
tion, d'après M. Lipschitz, de ce problème. En désignant par
y(^i,^2) ...j^v) iiiie fonction homogène entière, à coefficients
entiers des variables .r, , ^2, . . . , ^v et par c, , Co, . . . , c^ des fonc-
tions homogènes des mêmes variables, telles que l'égalité et les
inégalités
Ci>0, C2>0, .... C,. > O,
OÙ m désigne un nombre entier, n'admettant qu'un nombre
fini z>(m) de solutions en nombres entiers jc, , JC2, . . . , ^v sans autre
commun diviseur que l'unité, trouver une expression asymplo-
lique de '^{tn). La théorie des formes quadratiques fournit de
belles applications du résultat obtenu par M. Lipschitz.
7..,o
PHEiMlEUE PAUTlIi:.
Il convicnl d'ajouter quo le livre de M. Bachmann, composé
avec un grand soin, de manière à bien mettre en lumière la suite
des idées, et le lien entre des questions dont la connexité surprend
tout d'abord le lecteur, est plein de renseignements bibliogra-
phiques et historiques, qui en augmentent encore la valeur.
J.T.
MELANGES
SUR QUELQUES NOUVEAUX MÉCANISMES : PROJECTEUR, ELLIPSOGRAPHE,
ELLIPSOIDOGRAPHE ET HYPERBOLOGRAPHE;
Par m. N. DELAUNAY.
1. Thfîorème. — Lorsque deux points M et N {fig. i) d'un
losange articulé ABGD situés à égales distances du sommet D
parcourent une droite fixe Ox et que le sommet B décrit une
courbe quelconque, le sommet D décrit la projection orthogo-
nale rabattue sur le plan de la trajectoire du point B.
Fi!
Prolongeons les côtés BA et BC jusqu'à l'intersection avec la
droite O^ aux points.PetQ. Quatre points P, M, N, Q, qui sont,
dans une position particulière du losange, en h'gne droite, sont
COMPTES HI'NDUS ET ANALYSES.
241
constamment en ligne droite. Donc
BP = liQ = const.,
MO = ND = consl.
Les triangles PBQ et MDN sont semblables et leurs hauteurs
SB et SD sont proportionnelles aux côtés. Donc on a
SB
SD
PB
MD
COIlSt.
En considérant les perpendiculaires SB et SD à la droite Ox
comme les ordonnées et la droite Ox comme l'axe des abscisses,
on voit que les abscisses des points D et B sont égales et que le
SB
rapport ^y; ^^^ ordonnées est constant. Or, la même correspon-
dance existe entre les coordonnées d'un point B {^/Ig- 2) et celles
de sa projection. Donc le point D décrit la projection de la tra-
jectoire du point B. Ce qu'il fallait démontrer.
L'angle de projection a est défini par la formule
SD MD
^"^"=SB=^ PB-
J'appelle projecteur un mécanisme qui se compose d'un lo-
sange articulé ABGD, dont les points M et N équidistants du
Fig. 2.
sommet D sont contraints de parcourir une droite fixe, soit à
l'aide d'une rainure, soit à l'aide d'un mécanisme de Hartou celui
de M. Peaucellier.
i!\).
PREINlIÈIUi PAKTlIi
2. Ellipsographe. — Je iioinine ainsi un |)rojecteur, donl le
point B déerit un cercle au moyen d'une li^'e pW {/îg- 3) tournant
Fig. 3.
^,.-.
B^
— P :
^
<
>•
X ^ 1
autour d'un centre fixe p. Dans ce mécanisme, le point D décrit
la projeclion du cercle, c'est-à-dire une ellipse. Le grand axe de
l'ellipse est égal au diamètre du cercle. La longueur o du petit
axe est définie par la formule
•2B/?
MD
PB
En variant les distances DM et DN, on varie l'excentricité de
l'ellipse.
En ne variant que la longueur de la tige p^^, on obtient une
série des ellipses semblables.
3. Ellipsoïdo graphe. — Je nomme ainsi un mécanisme (^g. 4)
qui se compose de deux ellipsographes. Le support MN du pre-
mier ellipsographe peut tourner avitour d'un axe vertical fixe Od.
On voit facilement que le point B reste sur la surface d'une sphère.
Chaque méridien de cette sphère S se transforme au mojen de
l'ellipsographe en une ellipse et toutes ces ellipses forment un
ellipsoïde de gyration E. Donc le point D parcourt cet ellipsoïde
de gyration E. Un second ellipsographe transforme chaque paral-
lèle de l'ellipsoïde E en une ellipse et toutes ces ellipses forment
un ellipsoïde à trois axes H, parce que dans le second ellipso-
graphe, aucune constante ne varie, à Texception du ravon du
cercle (Iccril pai- le poiiil I), cl, piir conscfniciil , l(!S ellipses liori-
/.oiilalcs décrites par l(^ poiiil, I*, ('laiil, senihlables entre elles et
a\aiit (le grands axes égaux anx diamètres des parallèles d(; l'ellij)-
soïdc E, peuvent être considérées comme des sections parallèles
d'un ellipsoïde à trois axes.
Pour que le second ellipsographe puisse transformer toutes les
parallèles de l'ellipsoïde E, il faut que le support hh puisse avoir
un mouvement dans lequel tous ses points parcourent des droites
verticales.
On peut le faire à l'aide de deux guides en aiguille ab et a' b' ^
qui percent le support hh. Mais on le ferait mieux avec les méca-
nismes de Hart, en suivant la méthode bien connue de M. Darboux.
Ainsi le point P de l'ellipsoïdographe parcourt la surface d'un
ellipsoïde à trois axes.
Il se présente ici une difficulté dans la construction de la char-
nière D portant quatre tiges situées dans des plans dilTérents.
Pour surmonter celte difficulté, il faut prolonger les tiges AD el
(^D, comme c'est indi(|ué sur la fit:'. .'), el construire un losange
•244 PUEMIÈIU: PARTIE.
de ces prolongations Dp et Dq et de liges p/{ et qk. En articulant
à la charnière D, une tige Du que nous faisons passer à travers
un manchon ee articulé à la charnière k, nous obtenons un point n
(pii reste toujours sur la même verticale que D, à une distance
constante du point D.
Fig. 5.
A . C
Lorsque le point D parcourt un ellipsoïde de gyration E, le
point ;z parcourt un ellipsoïde identique, mais placé plus bas, et
c'est ce dernier ellipsoïde qui sera transformé par l'ellipsographe
horizontal, dont les tiges / et f i^fig- 4) doivent être articulées
à la cheville n.
A. Hyperbolograplie. — Je nomme ainsi un mécanisme com-
posé d'un losange articulé ABCD {Jig. G), dont les deux som-
mets A cl G parcourent une rainure rcctilignc Oy. Deux tiges
CM = AM < CD
sont articulées entre elles au point M, qui parcourt une rainure
recti ligne o8.
Soient O l'origine et Oy l'axe des ordonnées. Désignons par
{x' y y') les coordonnées du point M et par (^, y) celles du
point D. Soient
CD = m,
tango OX = A-,
On ;i
ou
Mi:LAN(ii-:s.
x'-^= /i2— CI*2= ,i2_(,;j2_^î^^
Fis. 0.
•245
OU
L'équalion de la droite OS est
En portant ici la valeur de x' tirée de (1), on a
y'
ou enfin
X'
nV^—n-^ k^{m^—n-^)
— I
ce qui est l'équation d'un hyperbole ayant 80 pour l'asymptote.
Donc le point D décrit une branche de l'hyperbole. Le point B
décrit l'autre branche à cause de la symétrie.
Par cet appareil, un trait recliligne, fait par le point M, est
transformé en un mouvement hyperbolique de deux points D et
B, qui viennent aux sommets de l'hyperbole, lorsque le point M
vient en O.
PUIÙMIKUK PAKTIK.
RAPPORT SUR LES PROGRÈS DE LA THÉORIE DES INVARIANTS
PROJEGTIFS;
l'Aiî M. Fit. MKYFK (di: Clausthal).
Traduction annotée par II, FKIIIi.
DEUXIÈME PARTIE.
(suite. )
b. — Opérations invariantes non symboliques.
Nous passerons en revue les principales opérations difiéren-
lielles effectuées sur les formes invariantes dans le but d'en dé-
duire de nouvelles formes. Le cas particulièrement important o\i
une pareille opération conduit à la valeur zéro, sera traité plus
loin (llj c, b, Ç); il en est de même des opérations différentielles
effectuées sur les réciprocants et les péninvarianls (ÏI, G, ca et
II, B, a). Ces opérations, par leur nature même, ou du moins sous
une certaine modification (^), possèdent la propriété de V inva-
riance, c'est-à-dire que le résultat est le même, que l'on effectue
d'abord l'opération pour soumettre ensuite les variables à une
substitution linéaire, ou que l'on procède inversement.
D'après leur développement historique, ces procédés se répar-
tissent en ceux qui se rapportent soit aux variables, soit aux coef-
ficients de la forme, soit enfin aux coefficients de la substitution;
ces trois espèces de grandeur peuvent cependant être considérées,
d'une façon commune, comme coefficients de formes linéaires.
Il nous est impossible, dans les limites que nous nous sommes
imposées, d'approfondir la signification de ces opérations, ainsi
que leurs relations mutuelles; nous renverrons, à cet effet, au
(') Study, Methoden, etc., p. 170. Voir aussi LiK-SciiKFFERJi, Vorlcsiingcn
liber cont. Gruppcn, Leipzig, 1S93.
MfiLANGKS. '4;
'Vniiii' (le SIikIn cl ;iii\ \ (nlcsuni^cn (l. IL i "" Pailic ) de (lor-
(lai)
a. l/opérdtiof} dAronliold. — On iciinil en «général sous ce
iioFii loiilcs les ()|)('r;ili()iis de l;i forme
I).7-2
à
\cs Pi, fji étant soumis aux mêmes substitutions et constituant pai*
ce fait deux séries cogrédientes de variables.
Considérons d'abord le cas dans lequel les p et q sont les va-
riables ordinaires (ponctuelles) de la forme : c'est le cas que l'on
désigne généralement sous le nom d'opération polaire.
L'opération polaire a pénétré de bonne heure dans la Géométrie
projective et en est même devenue la base ('). Dans la théorie des
formes, par contre, elle n'occupe une place importante que depuis
que l'on est parvenu à montrer que toutes les autres opérations
différentielles peuvent non seulement se ramener à l'opération
polaire, mais que l'on peut, de plus, les exprimer algébriquement
sous forme explicite en fonction de celle-ci.
Considérons en premier lieu les développements en séries (2)
qui ont pour but de réduire des formes à plusieurs séries cogré-
dientes de variables, à d'autres formes d'un nombre moindre de
séries. Gordan et Clebsch furent les premiers à examiner de
pareilles réductions (•^). Clebsch ('•)et Capelli (^) ont traité le
problème général à deux points de vue différents; mais c'est à
Capelli {^) que revient le mérite d'avoir placé l'opération polaire
comme fondement de toute la théorie des formes. Ce point de vue
se fait déjà jour dans son Mémoire de 1882, dans lequel il se pro-
pose la recherche du nombre de covariants indépendants d'un
(') Voir par exemple Thieme, Math. Ann., XXVIII, p. i33-i5i; 1887.
(^) Voir plus loin le paragraphe II, C, 6, 0.
(^) Gordan, Maf/i. Ann., V, p. 9,5-122; 1872.— Clebsch, Binare Formen,%~.
(*) Gôttinger Abh., XVII, p. 1-G2 ; 1872.
{') Les indications bibliographiques sont données plus loin, p. 250,
(■■■) Consulter son rélt'l>rc Mémoire Fonflaniend. etc.. i8S>,
•248 PREMIKKR PAIITIH.
ordre cl d'iin degré donnés et appartenant à nn système déformes
données.
Plus tard ( ' ), Capelli prend comme point de départ n séries de
V variables homogènes (:r,, ^2? • "j ^v)) (jKi 5^2, •••î.Xv), •••, pour
étudier les relations qui existent entre les N = /?2 opérations
élémentaires D^^, T>xy, ^xz-, • • -, Dj^r, I^jj, f^es N opérations
étant prises dans un ordre quelconque D,, D2, ..., D.^, l'auteur
montre que toute forme F des D peut être ramenée à l'expres-
sion
F= y GDa.Dai...DÏ>'.
^^ 1 2 N
Il examine ensuite le problème général qui consiste à détermi-
ner l'opération la plus générale F qui peut être permutée avec
toute autre opération de même espèce (en particuh'er avec chaque
opération élémentaire); l'auteur fait voir que F doit être une
fonction symétrique de n séries de variables et être exprimable
au moyen des /z opérations simples; celles-ci sont linéairement
indépendantes et doivent admettre chacune la propriété de la per-
mutabilité.
11 y a lieu de rappeler ici que l'opération polaire joue égale-
ment un rôle fondamental important dans la méthode symbolique
de Gordan (^ ).
Nous arrivons maintenant à Vopération d'AronJiold, effectuée
sur les colonnes des coefficients (/>/), (^z), (/•/), • . • d'une trans-
formation linéaire (ponctuelle). Cette opération se rattache très
étroitement à l'opération polaire. En effet, Aronhold a établi cette
proposition générale que les coefficients de la transformée déve-
loppée suivant les nouvelles variables, étaient des polaires de la
forme primitive, 11 en résulte, comme Ta fait voir Gram (-), que
(') Capelli a réuni ses difTérentes recherches sur ce sujet, dans les il/a^A. ^/j/î.,
XXXVII, p. 1-87; 1891. Voir encore Nap. Rend., XXV, p. i34-i44; 1886. Même
Recueil, 2» série, I, p. iio-ti5, 286-242; 1887. Atti Ji. Ace. Nap., 2" série, I, 17
pages. Math. Ann., XXÏX, p. 83i-888; 1887.
(') Voir ses Vorlesungen, II, § 2, et pour le domaine ternaire les Math. Ann.,
XVII, p. 217-234; 1880. Consulter aussi Pascal, Napoli Rend., 2' série, I, p. 200-
207; 1887.
(') Math. Ann., VII, p. 280-240; 187'!.
Mf<:i.ANr,]':s. .>ff,
Ton ()l)li(Mil le sjslcnic dos n(n — i) (*) écjiialions (lifTércnlicllcs
caractcrisliqucs d'un invarliml .) d'une série de formes de n varia-
l)les, en écrivant celui-ci au niojen des coefficienls transformés,
.1 (ItîvenanL ainsi .1,, (;l en éf^alant à zéro le résultat des o[)érMtioris
polaires l)/n/(/> ^ c/)-, elfectuées sur J,.
Pour les formes binaires, Bruno (-) a donné un procédé per-
mettant d'obtenir directement ce s^/slème d'équations différen-
tielles.
L'opération d'Aronhold modifiée
^i>a=^ai'
où les ai et les bi correspondent aux coefficients de deux formes
fn et On est également d'un usage fréquent. On a déjà eu recours
à cette opération au début de notre théorie, pour étendre la no-
tion et la formation de l'invariant J d'une forme fn à plusieurs
formes/,,, ^„,
Ce procédé a été appliqué aux formes linéaires par Clebsch (3),
qui l'a établi comme base de sa méthode symbolique. Tant que les
b sont indépendants des a, l'opération D^^J =: DJ peut être répé-
tée sans difficulté; on déduira D-J de DJ, comme on a obtenu DJ
à l'aide de J, etc.
IMais s'il existe entre a et b une relation (covarlante) quel-
conque, il faut avoir recours aux formules récurrentes établies
par Gordan(*), ou, ce qui théoriquement est préférable, il faut
faire usage de certains développements en série.
Gordan se sert aussi de l'opération d'Aronhold pour la forma-
tion des combinants (loc. cit., §6); J sera un combinant de /et co,
dès que DJ est identiquement nul, et réciproquement. L'extension
à plus de deux formes ne présente aucune difficulté.
Mais s'il existe une relation entre les formes/*, C5, ..., on se trouve,
(') Les n autres équations qui figurent dans le iMémoire d'Aronhold indiquent
simplement que les invariants sont homogènes et isobares par rapport aux coef-
ficients de la forme primilivo.
(') Consulter sa Théorie des formes binaires (1876); traduction allemande
par Walter et Nœther (1881).
(') On en trouve un exposé dans les Vorlesungen, Clebsch-Lixdemann, I
p. i83 et suivantes.
(*) Vorlesungen de Gordan, II, § 5.
/h(l(. des Sciences matliéni., i" série, l. \I\. (Novcmlnc 189,').) iS
i5o PKIÎMIËUE PAUTIL:.
pour le moment, en présence d'un cas dont l'élude est encore
incomplète.
On ne s'est encore occupé que d'un cas spécial dans les do-
maines binaire et ternaire. Ce cas, très important en Géométrie,
est celui d'une forme/ et de son covariant cp et tel que l'on ait
D/=cp, Dcp = M/,
M étant un facteur constant (*).
Le procédé que l'on suit pour la formation des éjectants n'est
qu'un cas particulier de l'opération d'Aronhold; il a pris une
place importante dans la formation des systèmes invariants (2).
Gordan (^) a appliqué cette méthode aux équations différentielles
de l'invariant J d'une forme binaire pour leur donner une inter-
prétation dans la théorie des formes; il arrive au théorème sui-
vant :
Le {n — ly^'me composé {Ueberschiebung) de la forme primi-
tive avec le premier évectani de J est identiquement nul, tan-
dis que le n^^^^ composé reproduit V invariant {à un facteur
numérique près).
Réciproquement, cette propriété permet d'établir immédiate-
ment les équations différentielles.
^. Le procédé de la composition et V opération Q. — C'est
sur la composition des covariants {UebeiscJiiebungsprocess)
que repose toute la partie pratique de la théorie des formes.
D'une manière générale, les composés peuvent être définis
comme des formations invariantes simultanées de deux ou plu-
sieurs formes d'un nombre quelconque de séries de variables et
linéaires par rapport à chaque série de variables.
Nous traiterons cette question très brièvement, vu qu'elle est
exposée avec beaucoup de clarté dans le Traité de Gordan.
Soient ¥n{oc) et <ï>v(w) deux formes se correspondant par dua-
(«) Loc. cit., p. 74- Voir aussi Gundelfinger, Math. Ann., IV, p. 164-168;
1871.
(') Loc. cit., p. 128. Consulter Study, Methoden, etc., p. 4' et 49-
(') Loc. cit., p. 129 et suivantes. Pour les formes ternaires, voir le Traité de
Study, p. 170 et suivantes.
.Mf:iw\N(iHS. iM
lih'. On |)(MjL ccrire, simaiil l;i iioliilioii .s> iiiholKjiKî^
lues k'''"^'' pof (lires sont, vu iiitrodiiisanl deux nouvelles séries
de vari;il)les(j') el (r), (('[. 'V/('. et ^"^'t^, et le /r'"'"* composé (\gV
avec 4* sera représcnlr par l'expression
( F, cï» )/.• = a'^ -A- u'-\a a. yc.
On serait arrivé à la même forme en efifectuant sur
V^\>=ia[\.ul
k transpositions [Fallungen)^ c'est-à-dire, d'après Gordan (^),
que le k'^"^^ composé de deux formes
résulte de k transpositions du produit F4>.
On procède d'une manière analogue dans le domaine ternaire
pour trois formes à variables cogrédientes (^), (y), (^) :
F„=«^., Gp=65', \\^=c'L.
L'expression
(F, G, H/^ = (rt6c)^«2.-^'-^5'.-^c?-^
sera encore le A*'^'"« compose.
\j opération Q se lie très étroitement au procédé de la compo-
sition. Elle est représentée, pour le domaine ternaire, par l'expres-
sion
r>3 d^ (^3
12 = \ h .
dxx dyj_ dz-^ dx^ dj^s àz\ ôx^ dy^ dz^
d^ d^ â^
dxi dfz àzi dx-i 4x, dzj, dx^ dy-i dzi
Effectuée sur un produit a'^lf^cl (réel ou symbolique), elle
donne
npq{abc)a'J,-^ b'I'Ul-^ ,
(') Vorlesungen, t. II, p. 33. Voir, pour le domaine ternaire, Gordan, Math.
Ann., XVIÎ, p. ^17-233; 1881.
202 PREMIKHl!: PARTIE,
et après k opérations, on ol)tient
n\ p\ q^
{n — k)\{p — k)\{q — ky^ ^ - > ^
On a donc le thcorcmc fondamental suivant (') :
U opération ù^ effectuée sur un produit a^b'^cl est équiva-
lente^ à un facteur numérique près ^ au procédé de la transpo-
sition, et répétée k fois^ elle conduit à une expression équi-
valent au k^f"^^^ composé.
Au procédé de la composition viennent se rattacher, d'après
Gordan (-), des développements analogues à ceux que nous avons
signalés pour l'opération polaire.
Nous indiquerons comme exemples de composés (2), le déter-
minant fonctionnel (*) de m formes (à m variables homogènes),
et le hessien (^), qui n'est que le cas particulier où les m formes
correspondent aux m dérivées partielles d'une même forme.
Nous avons avons déjà eu l'occasion (^) de signaler les travaux
que Gordan, Mertens et Hilbert ont consacrés à l'opération 0. Il
ressort de ces recherches qu'une réitération de l'opération Q effec-
tuée sur une forme quelconque, homogène et isobare par rapport
aux coefficients, conduit à un invariant de la forme primitive.
Le cas où le composé est nul est particulièrement important.
On sait, en effet, qu'il constitue la base de la théorie de l'apola-
rité et qu'il se rattache également aux combinants [voir II D, b).
D'autre part, ce cas prend, depuis quelque temps, une place
importante dans la théorie des équations différentielles. A cet
(') Voir clans le Vorlesungen de Gordan (t. 11, p. 22-23) une démonstration
qui se prête à une généralisation immédiate. ConsulLcr aussi Vivanti, Pal. Rend.,
IV, p. 261-268; 1890.
(2) Vorlesungen, II, § 3. 3Iath. Ann., XVII, p. 217-234; 1881.
(') Quant à l'importance que prend la composition des covarianls dans la
Théorie des Syzygies, voir les Mémoires de Strou, que nous avons signalés plus
haut [Bulletin, XI.\, p. io5, notes (') et {*)].
(«) Nous parlerons plus loin des relations entre déterminants fonctionnels
(II, D, 6).
(') Les formes dont le hessien est identiquement nul se trouvent mentionnées
à la fin du Rapport, II, D, d.
(«) Voir le Bulletin. XIX^, p. 94.
MELANGES. V.33
ollct, nous renvoyons le IccLcnc nn\ intéressantes reclicrclies de
Waclscli (•), (!(! Ililhcil, (•-) et de. Vvinn (^). Pick (^•), et plus
hnd Klein ('), ;iv;ii(Mil (Tailleurs, déjà en i<S8-, fait usage d'un
procédé analogue pour ramener l'équation différentielle de Lamé
à une forme normale.
V. Si{hsfi(f/fi()/i (le coefficients différentiels non homo-
gènes. — Les travaux que nous venons de citer montrent qu'il
est souvent très avantageux de ramener une équation différen-
tielle à une forme (homogène) normale au sens de la théorie des
invariants. Réciproquement, dans beaucoup de cas, en particulier
s'il s'agit de la formation des équations différentielles pour des
invariants, il J a lieu de donner à la forme primitive et à ses coef-
ficients différentiels une expression non homogène.
Soit
f—a^x^^i \ a^x"'-'^ -{-...-{- an
une forme binaire.
Si l'on forme la suite
/o-/, J'- ndx' '^''~' n{n-i)dF^' '"' '^''-' n\ d^^'
il en résulte, d'après Bruno (^'), le théorème important qui suit :
Si dans la source Co d^an covariant d d^ une forme f., on
remplace les coefficients ai par les fi, la source Cq se trouvera
transformée en G.
On peut facilement étendre ce procédé à un système de
formes.
(') Prag. Math. Ges., p. 78-99; 1892.
(') Dissert. Konigsberg, i885. Math. Ann., XXX, p. 15-29, 1887; XXVIII, p.
381-446.
(') Bull. Soc. Math, XVI, p. 85-ioo; 1888. Foi> aussi Hirsch, Dissertation;
Konigsberg, 1892.
(M Wien. Der., 19 p.; juillet 1887. Math. Ann., XXXVIII, p. 189-143 ; 1891.
Voir aussi Halphen, Traité des fonctions elliptiques, II; 1888 et Bôsciier-Got-
TiNGER, Preisarbeit, Cli. II; 1891.
(») Gôtt. Nachr., p. 85-76; mars 1890. Math. Ann., XXXVIII, p. i'|4-i52.
(*) C. B., XC, p. i2o3-i2o5. Journ. fiir Math., XC, p. 18G-188. Ann. J., III,
p. 154-164. Math. Ann., XVIII, p. 280-288; 1881.
754 PUIilMIÈUli: PAHTIE.
Cette propriété renferme, comme l'a fait observer Hilbert ('),
la source commune d'une série de métliodcs isolées employées
antérieurement. Ainsi, elle contient le procédé de Ca^'lej pour la
détermination des coefficients de G obtenus à l'aide de la source
Co, la méthode de Roberts pour le calcul des sources, puis elle
donne aussi les équations difTércntielies de Cajley pour les inva-
riants et les covariants.
11 résulte de ce mode de représentation que de toute relation
entre invariants et covariants d'un système de formes, on pourra
déduire une équation différentielle. Hilbert en a donné une série
d'applications fort remarquables (-); il a, en particulier, été con-
duit à faire une extension de la notion de covariant à celle de semi-
co variant [péninvariant).
On retrouve dans les travaux de Perrin (^), sur les systèmes
associés, des recherches analogues pour le domaine ternaire et
pour ceux d'ordre supérieur.
0. Développement en série. — Particularisons la formule que
Capelli a établie pour la relation entre l'opération Q et l'opération
polaire, en prenant seulement deux séries de deux variables, et
appliquons la à une forme y (.2; J% y"). On obtiendra la formule
qui a permis à Glebsch et Gordan (^) de donner le développement
de la formey'(^,y) suivant les puissances de {xy) = ^j j'o — *^2jK« j
à savoir :
OÙ les opérations A, D, Q. ont la signification suivante :
Qf=~-^ ^^/ à\f
àf
ày-2
ma \àxi dyo dyi dx-i
On voit immédiatement qu'en répétant l'opération 1, on par-
(') Dissert., Konigsberg, i885. Math. Ann., X\X, p. iS-ag; 18S7. Brioschi,
Math. Ann., XXIX, p. 3i7-33o; 1880.
(*) Math. Ann., XXX; loc. cit., p. 21 et suiv.
{') Bull. Soc. Math., XVI, p. 82-100; 1888.
{*) Clebsch. Binàrc Formen, § 7. Gordan, Vorlesungen, II, p. 23.
mi'!:langiî:s. iVj
\i('ii(li'a ;"i (l(*s formes coiiLenaiiL seulcmenl ^, et Xj et que Ton
pourra ("erirc le développcmcril de la manière suivante :
II. /^= \"\^"/-h 0Ci(:ry) A"-' D" ' <>/+ a2(r7)2 A" 2 D"--2f22/ + . . . ,
le (hMiiier leriiu^ ('lant eelui en Q'"/*, puisque 0"*"^^^ est identique-
ment nul. (]e développement de /suivant les puissances de {^y)y
dans lequel les coefficients sont des polaires de fonctions en ^, est
uniforme^ en ce sens (ju'll n'existe pas d'autre développement
dans lequel les coefOcients jouissent de cette propriété. En intro-
duisant la notation symbolique, on pourra écrire ce développe-
ment soit à l'aide du procédé de la composition, soit à l'aide de
celui de la transposition (').
La signification théorique du développement en série n'olïre
aucune difficulté, car il suffît de remarquer que la forme /des
deux séries de variables cogrédientes peut ainsi, quant au système
de ses formations invariantes, être entièrement remplacée parla
suite des n -^ i formes élémentaires (^covariants élémentaires^
d'après Gordan), qui ne dépendra plus que d'une série de va-
riables.
De la même manière, il a été obtenu (2) des développements
pour des formes renfermant deux séries ternaires, quaternaires, etc.
de variables.
Dans les travaux de Gordan (3), cette méthode de développe-
ment en série est un moyen très puissant pour le calcul symbo-
lique. Nous mentionnerons, par exemple, le procédé conduisant
aux covariants indépendants (ou asyzygétiques) de degré donné
et appartenant à une forme donnée; la représentation des cova-
riants à l'aide des racines de la forme primitive; la démonstration
de la loi de réciprocité, due à Hermite, ainsi que celle du théorème
fondamental de la méthode symbolique, d'après lequel tout cova-
riant peut être représenté à l'aide d'un ensemble de produits sym-
boliques.
(') Gordan, Vorlesungen, II, § 7.
(») Voir Clebsch, Gôtt. Abh., XVII, en particulier p. 22, et Gordan, Math.
Afin., V, p. 9,3-122; 1872. Consulter aussi Forsyth, Quart. J., XXIIl, p. io2-i38
(188S), et Mertens, Wien. Ber., XCVIII, p. 691-789; 1889.
(') Il en est de même des travaux de Study dans le domaine ternaire. Dans
les Mess., 1" série, XIX, p. 91-96, 1889. Baker a donné un exposé très original,
(le la méthode de Gordan.
256 PUIiMIÉKE PAUTIH.
Capclli (^) a repris les résultais obtenus j)ar Clebsch elGordan
pour les étendre au développement en série d'une forme contenant
plusieurs séries cogrédientcs de n variables. On lui doit, sur ce
sujet, plusieurs Mémoires très remarquables, dont les théorèmes
appartiennent aussi bien à la théorie abstraite de l'opération po-
laire qu'à la théorie des formes.
En prenant, dans le domaine ternaire, le cas particulier où la
forme contient seulement les variables x et leurs contragrédientes
z/, on se trouve ramené à la théorie des connexes, d'après
Clebsch (-). Ces connexes f avaient déjà, en 1872, été étudiés
directement par Gordan (^). Dans son Traité ('•), Sludj a su en
donner un exposé très simple; il a examiné spécialement les con-
nexes conjugués f Q^ g (selon la dénomination de Rosanes) (^),
et qui sont tels que leur invariant simultané est nul; il est, en
outre, parvenu à établir une interprétation géométrique de ces
développements en série, en faisant d'abord une étude appro-
fondie des multiplicités représentées par les coefficients de substi-
tutions.
£. Substitution de coefficients difiérentiels homogènes. —
Si dans une forme F (^), on remplace les variables x par les dé-
rivées premières d'une forme G [u) à variables cogrédientcs, on
obtient, d'après Sjlvester (^), un invariant simultané de F et de G.
Et en particulier, si F est un covariant et G un contrevariant, ce
procédé fournira un nouveau contrevariant.
Plus récemment, Sylvester(') a indiqué un autre principe per-
mettant d'obtenir une troisième fonne invariante à l'aide de deux
formes invariantes données. Celui-ci mérite d'être signalé, vu la
(') Batt. G., XVIII, p. 17-34; 1880. Fondamenti; 1882. Rend. Pal., I, p. 1-6;
1886. Math. Ann., XXXVII, p. 1-87; 1891. Rend. Ace. L., VII, p. 161-167; 1891
et. p. 3-9; 1892. — Napoli Rind., 2* série, VII, p. 29-38, i55-i62; 1898; Batt. G.,
p. 376-380; 1894. ^
(^) Gott. Nachr., p. 429-449; 1872. Math. Ann., VI, p. 2o5-2i5; 1872. Voir
Clebsch et Gordan, Math. Ann., I, p. 359-400; 1869.
{') Math. Ann., V, p. g5-i22, en particulier §§ 4, 5.
{') Voir plus loin le § II, D, b.
(») Methoden, II, § 12.
(") Voir Introduction, Bulletin, XVIII^, p. 184.
(') J.fiir Math., LXXXV, p. 89-114; 1878.
MELANGES. 9.57
iclalioii siniplo fjiii existe enlrc* \c <^\'ou\)C, de sn])sliluLlon des va-
riables a: et celui (lui eu rc'snlh; poiii" les eoeffieients de la forme.
Vai efret, ]()i'S(jue la lorine est représeiilée à l'îiide des coefficients
préparcs {^), on voit facilement cjue deux sabstliutlons réci-
proques des X entraînent deux substitutions réciproques des
coefficients a. Cetle méthode s'étend également aux sources des
formes F et G.
Sylvester démontre la proposition successivement pour les do-
maines binaire, ternaire,. . . ., tandis que Lipscliitz (-) en donne
une démonstration directe d'après laquelle de deux substitutions
inverses (transponirte) d'une espèce, il résulte deux substitu-
tions inverses de l'autre espèce.
Study (^) a étendu ce théorème aux connexes et il en a déduit
une série de conséquences qui montrent que le principe de dua-
lité forme le noyau de la question.
Ç. Equations différentielles. — Dans l'Introduction, nous
avons mentionné la part qu'ont prise Aronhold, Sylvester, Cayley,
Brioschi, Betti, à la formation des équations différentielles des
invariants d'une ou de plusieurs formes données. Les progrès
réalisés pendant cette nouvelle période se rattachent surtout à la
signification même de ces équations, à leurs relations mutuelles,
et aux réductions qui en résultent.
Dans ce domaine, nous signalons le beau Mémoire de For-
syth (*), dans lequel l'auteur examine le problème à un point de
vue général, en partant de la méthode des substitutions infinité-
simales inaugurée par Lie. Il parvient à donner les équations
différentielles des invariants d'une forme qui, outre les va-
riables X et leurs contragrédientes w, contient encore les sous-
déterminants /?//(, /?iA/, ... du système.
Si l'on se place au point de vue de la théorie de Lie, le fait que
les n^ équations différentielles d'Aronhold constituent, d'après
(') Ces coefficients préparés se présentent d'ailleurs déjà chez Clebsch, Gott.,
Abh., XVII, p. i4; 1872.
(0 Ann., /., I, p. 336-346; 1878. — Le Paige, Math. Ann., XV, p. 206-210,
(') Methoden, p. 36 et suivantes. — Consulter aussi Hurwitz, Math. Ann.,
XLV, p. 38i-4o4; 1894.
(*) Lond. Proc, XIX, p. 24-46; 1888. — Capelli se sert d'une méthode ana-
logue dans ses Fondamenti.
258 puKMiEnF, PAirrip:.
Glebscli, un système com[)Ict, prend inimédialemenl la significa-
tion suivante :
Tandis que les équations différentielles d'un invariant
expriment que ce dernier admet toutes les substitutions infi-
nitésimales des variables [ou des coefficients)^ la propriété du
système complet signifie que les substitutions forment un
groupe.
Study(') a poursuivi cet ordre d'idées en se limitant toutefois
aux invariants projectifs et a fait voir quelle est, dans la théorie
des formes, la signification (symbolique ou non symbolique) de
certains groupes d'équations différentielles. Dans le domaine bi-
naire cette question avait déjà été résolue par Gordan (-).
Nous abordons maintenant le problème qui consiste à chercher
le nombre minimum des équations indépendantes auquel peut
être réduit le système des n^ équations diff'érentielles. Kronecker
ramène la question à une proposition de la théorie des substitu-
tions et montre (^) que ce nombre est égal à deux. Il a, en
outre ('), donné une autre méthode de réduction, en décompo-
sant la substitution linéaire générale en une série de substitutions
plus simples, équivalentes à la première (^). 11 parvient ainsi à
in — 2 systèmes simples de décompositions, auxquelles corres-
pondent 7.11 — 2 équations différentielles qui remplacent les
n- équations d'Aronhold. Pour les invariants absolus, il faut y
joindre encore une équation.
Pour terminer ce paragraphe, il convient de faire remarquer
que l'importance des équations différentielles auxquelles satisfont
les invariants, abstraction faite des facilités qu'elles présentent
dans la pratique pour la formation de ces derniers, repose essen-
tiellement sur le fait que pendant longtemps elles constituèrent la
(') 3Jeehoden..., II, § 18.
(^) Fof'/- plus haut p. 25o, la fin du § II, C. b, a.
(,3) Berl. Ber., p. 5o4; 1889.
(*) Berl. Ber., p. 349-362, 479-5o5, 6o3-6i4; 1889. — Les travaux que Deruyts
a publiés sur celte question seront mentionnés plus loin, II, D. — Kronecker fait
remarquer que ses équations ont été obtenues sans l'intervention d'une méthode
symbolique. Il en est de même du système donné par b'orsylh.
( ') Pour les domaines ternaires et quaternaires, consulter aussi ^^ iiite, Ann. J .,
XIV, p. 274-282; 1892.
seule méthode jj;6iu'rale permctlanl, de résoudre, par voie; non
s]'//iho/i(/N(% la pliipnrl des proMrmcs de la lliéoric des formes.
Bien (pu; la niélliode des lonnes canoin(pi(!S soil é^'^aleiucnt non
synil)oli(|U(^, il faut eependarit, pour l'élahlir, avoir recours aux
équations dillérentielles (').
c. — Appendice.
a. Généralisations. Transfoî'mations (Tordre supérieur. —
Pour terminer ce Chapitre, nous examinerons brièvement deux
cas de g;énéralisation. L'un a pour objet les transformations
rationnelles non linéaires des variables, tandis que l'autre cor-
respond au groupe prolongé de celles-ci, c'est-à-dire qu'il
appartient à la théorie des invariants différentiels.
Les transformations rationnelles d'ordre supérieur, étudiées
au point de vue de la théorie des formes, n'ont été traitées d'une
façon complète que dans le domaine binaire (^). Quant à la trans-
formation de Tschirnhausen et la modification importante intro-
duite par Hermite, nous en avons déjà fait mention au début de
ce Rapport (^).
C'est à Gordan que revient le mérite d'avoir montré ('*) que la
théorie des invariants binaires, dans les transformations ration-
nelles, pouvait être ramenée à celle des invariants projectifs. Il
est bien entendu qu'il ne s'agit ici que d'invariants relatifs, les
invariants absolus étant exclus.
Les transformations d'ordre supérieur ont pour but d'attribuer
(') Examiner aussi la méthode non symbolique adoptée par Mertexs, Wien.
Ber., XCVIII, p. 691-789; 1889.
Par contre, les dernières recherches de FIilbert prennent de plus en plus un
caractère arithmétique.
(') Pour le cas des systèmes associés, voir, plus haut, (p. 98), IP partie, A, c.
(') Bulletin, XV^IIIj, p. 190. — Ajoutons, pour compléter^ que Brioschi donna
immédialement les équations différentielles auxquelles doivent satisfaire les coef-
ficients de la transformée; Atti Ist. Lomb., I, p. 281; i858. — Consulter aussi
Klein, Vorlesungen Uber das Jkosaeder, IP partie, Chap. II, §§ 5, 6; i884; ainsi
que les récents mémoires de Brioschi : vJ/a^A. Ann., XXIX, p. 827-330; 1887;
Annali di Mat. (2), XVI, p. 181-189, 329-884; 1888; Lond. M. S. Proc, XX,
p. i27-i3r ; 1889.
(*) Journ. fiir Math., LXXI, p. i64-i94; 1870. — On trouvera dans les Math.
Ann. (III, p. 359-861; 1871) un exemple de transformation quadratique d'une
forme biquadratique, calculé par Cayley.
loir ausî^i Cleb-sch, Gott. AbJi., XV, p. o')-99; 1870.
26o PHIiMIKUl^: PARTIIÎ.
aux équations certaines propriétés d'invariance (*). Dans certains
cas particuliers, il est possible, d'après Clebsch (-), de revenir
directement aux transformations linéaires. Par exem[)le, il en est
ainsi pour la transformation cubique d'une forme j^j; Torelli (^)
explique ce fait par la présence d'une identité entre trois formes
cubiques quelconques et dans laquelle les coefficients sont des
covariants linéaires.
Clebsch (^•) a étudié les transformations d'ordre supérieur
effectuées sur des formes binaires en les mettant en rapport avec
des transformations linéaires d'un espace à plusieurs dimensions,
et il obtient ainsi, pour les premières, une interprétation géomé-
trique fort simple.
Dans le domaine à n variables les transformations uniformes
d'ordre supérieur ont été soumises à un examen très approfondi
par Maurer (5). Ce dernier a surtout pris pour but la recherche
des équations différentielles des invariants afin de les mettre en
parallèle avec le système des n- équations d'Aronhold. D'après
l'auteur, les propriétés de ces formes spéciales, qui reposent sur
(') En particulier, on se proposera, d'après Hermite, d'obtenir pour la trans-
formée \xwe^ forme-type, dans laquelle les coefficients sont des invariants. Mais
les conditions qui en résultent pour la transformation n'ont pas encore été étu-
diées d'une manière générale.
(0 Gott. Abh., XV, p. 65-99; 1870.
(^) Atti. Ace. P. Nap., XVIII, p. 2i5-225; et Pal. Rend., II, p. 1G5-171; 18883
(0 Gott. Naehr., p. 335-345; 1871; Math. Atin., IV, p. 284-3:^5; 1871.
Clebsch fait une étude approfondie de la transformation quadratique de l'équa-
tion du cinquième ordre. Consulter l'exposé qu'il en donne dans C lebsch-Linde-
maiiîi, t. II, l, 3* partie, n° XI. — Voir aussi Spottiswoode : Rom. Ace. L. (3),
VII, p. 218-223 ; i883; Lond. Proc, XVI, p. 148-17 1 ; i8S5; ainsi que Pittarelli :
Rom,. Ace. L. Rend. (4), I, p. 327-331, p. 374-38i; i885.
D'une manière analogue, on introduira pour les équations des 5® et 6" ordres
des transformations cubiques. Mais il serait à désirer que ces équations fussent
encore étudiées au point de vue des relations existant entre les groupes de trans-
formations.
(^) Joiirn. fiir Math., CVII, p. 89-116; 1890. — C'est une généralisation di-
recte du Mémoire de Maurer signalé à la fin de la première Partie de ce Rapport
(I, B, b); Bulletin, XVIII,, p. Sog et 3o8.
II est bien entendu que ces transformations doivent contenir au moins un
paramètre arbitraire.
Quant à la théorie algébrique et géométrique des transformations uniformes de
deux variables, telle qu'elle résulte de Travaux de Riemann, Cremona, Clifford,
Noether, Rosanes, Brill, voir, par exemple, Clebseh-Lindemann, I, 4* Partie, IX;
NoETHER, Math. Ann., XXIII, p. 3ii-358; 1887; et Berl. Ber.^ p. i-5; 1888.
IMr':LANGli:S. vCi
les rolalions (alg('])riqucs) crilro coofficienls, n'oni, encore été
éliidiées, au [)()inl, (le vue (i(^ la iIk'oikî des m vaiiaiiLs, (jik; dans
ccrlains cas |);»rliciiliers. C'est ce qui forme le point de départ do
cet important Mémoii'C dans lequel JNJaurer envisage la (jiicstion
d'une manière tout à fait générale.
p. f/nvr/'ia/ffs du groupe projcctif prolongé {^). [Rêcipro-
cants cf. i/wariants différentiels.) — J.,a théorie des récipro-
cants a été fondée par Sylvester (^) en i885 et, depuis, elle a
reçu un grand développement grâce aux Travaux de ce dernier,
auxquels sont venus se joindre ceux de Hammond, Mac Mahon,
Leudcsdorf, Elliot, Forsyth, Rogers, Berrj et Perrin.
L'étude des invariants différentiels (•'), qui forme une partie
importante de cette théorie, avait déjà, en 1878 et en 1880, élé
abordée avec succès par Halphen (*), tandis que, d'autre part, les
recherches antérieures de Lie sur la même question (^) sont d'une
généralité telle, qu'elles renferment, comme simples cas particu-
liers, toute une série de théorèmes et de méthodes employées par
les auteurs anglais.
Toutefois, il y a lieu d'ajouter que la Science aurait réalisé des
progrès plus rapides, si Halphen et les géomètres anglais avaient
accordé une plus large ])lace aux idées fondamentales de Lie, qui,
(') D'après les restrictions que nous avons dû nous imposer, ce paragraphe et
les suivants sont forcément traités d'une manière incomplète. Ainsi, devant nous
limiter aux méthodes qui se rattachent directement à la théorie ordinaire des
invariants, nous ne pouvons pas tenir compte des Travaux de Lie, Halphen,
Appell, Brioschi, Vessiot et d'autres, sur les invariants des équations difTéren-
lielles.
(•') Mess., XV, p. 74-76, 88-92; Comptes rendus, CI,, p. 1042-6, mo-i, p. 1225-9,
p. 1460-4. — Dans son ensemble, cette théorie a été exposée par Sylvester dans
son Cours publié par Flammond dans le Am. /., t. VIII, p. 196-260; t. IX, p. 1-37,
ii3~i6i, 297-352; t. X, p. 1-16; 1887.
(') Les invariants différentiels appartiennent au groupe projectif général, et
les rëciprocants peuvent se rattacher à un sous-gi-oupc. — D'après la termino-
logie de Sylvester le mot réciprocant indiquait, au début, un simple échange des
variables.
{*) 1878, Thèse pour le doctorat; 1880^ Éc. Polyt., Méni. prés. (2), XXVIII,
Soi p.; (i88o-i884).
FoiV aussi les Travaux antérieurs, Comptes rendus, LWXl^ p. io53; 1875;
Journ. de Math. (3), II, 1876.
(') Consulter par exemple les Math. Ann., XXIV, p. 337-378; iS8'|, Lie-
Kngel, t. I, Ch. 25, et Ln:-ScnEFFERS, Ch. 2;{,
262 PRKMIKHK PARTIK.
de son côlé,ne parut pas altacher une grande importance à ces
théories spéciales (*).
Sjlvester établit la théorie des réciprocanls binaires en partant
d'une propriété de Vexpression de SchwarzÇ^) :
y^.r^—'^y
'^y'i
2
- J
dans laquelle r, , JK27 .X3 sont les dérivées successives dey prises
par rapport à la variable indépendante x.
C'est à Mac Mahon (^) que revient le mérite d'avoir su établir
la multiplicité des opérations diflerentielles auxquelles on peut
soumettre ces réciprocants.
Perrin (^) parvint alors sans difficulté à étendre sa théorie des
résidus (^) aux réciprocants, tandis qu'Elliot fit l'extension de la
théorie de Sjlvester au cas de n variables (^). On doit également
à Elliot le système complet des équations différentielles caracté-
ristiques pour le cas de trois variables, ainsi que l'étude ('), dans
le domaine ternaire, des réciprocants du groupe linéaire général.
De son côté, Forsyth C^) a examiné le cas particulier où seulement
deux variables (dépendantes) sont soumises à une transformation
linéaire générale.
Hammond [''^) a consacré une étude approfondie à certains ré-
ciprocants intégrables et en a donné des applications géomé-
triques.
(') Une étude comparative des relations mutuelles entre ces théories serait
d'un grand intérêt. Lie lui-même compare, à plusieurs reprises, ses résultats à
ceux qu'ont oblenus d'autres géomètres, notamment Halphen. Ainsi, consulter les
Math. Ann., t. XXXII, p. 212-281 (ou A'onv. Archiv, i883); t. XXIV, p. 5^9;
t. XXV^ p. 74; Leipz. Ber., p. 83-88; 1887; Am. J., XI, p. 182-186; Lie-Engel, I,
p. 552-553; Leipz. Ber., p. 267; 189 1.
(^) Voir plus haut, P Partie, b. {BuUetin,\YlU,, p. 298.) — Cette expression
se présente déjà dans les Travaux de Lagrange.
{') Lond. Proc, XVIII, p. 61-88; 1887; XIX, p. 112-128; 1888. — Consulter
aussi Elliot, Lond. Phil. Trans., CLXXXI, p. ig-âi; 1890.
{*) C. B., Cil, p. 351-353; 1886.
(^) Voir plus haut, IP partie, A, d. {Bulletin, XIX^, p. io'|-ioJ.)
(«) Lond. Proc, XVII, p. 172-196; 188G; XVIII, p. 142-16', ; XIX, p. 6-23, 377-405;
XX, p. i3i-i6o; Mess. y XI\, p. 7-14; 1889.
(') Lond. Proc., XX, p. i3i-i6o; 1889.
(») Lond. Phil. Trans., CLXXX, p. 71-118; 1S89.
(') Lond. Proc., XVII, p. i28-i38; 1S86.
AlIiLANGKS. i(13
Poiii- les six piciniers degrés, Mac-Malion a étudié ('), à Tiiidc
d'une roiiclioH L;(''ii('r;il ric.o, les l'ccipnu'.iwls /}('//jrf.f/r/nts, (:'(;.sL-ù-
diic C(Mi\ (jui ne peuvent être représentés en fonelion lin('';iire et
enlicîre par d'autres réciproeants de degré et de poids moindres.
()uanl aux léc'iprocauts mâles, ils ont été l'ohjet d(3 plusieurs
eoniinunicahous de l^eudesdorf (-) ; en parlieuliei", ee géomètre
fail voir (|u'une fonction donnée de y^ , y2^ y-.]-, • . . est un récij)ro-
canl mèl(''.
llogers (^) a (ait une extension remarquable de la notion de
réciprocant, et il a étudié spécialement les invariants différentiels
d'une certaine transformation quadratique qui se présente dans la
transformation par rayons vecteurs réciproques.
Aux travaux de Rogers sur les réciprocants homo graphiques
se rattache un Mémoire de Forsyth (^*) sur le système complet
de ces derniers. Ces réciprocants jouent un rôle particulière
meut intéressant dans la théorie des équations diderentielles
linéaires (^).
V. Les invariants différentiels dans la théorie des surfaces.
Paramètres différentiels. — La théorie projective des propriétés
de la courbure des surfaces n'a pas encore été approfondie. A part
un certain nombre d'importantes remarques que l'on trouve dans
le beau Traité de Darboux (^), et les théorèmes obtenus par
Mehmke (^) à l'aide de la méthode de Grassmann et développés
par Sylvester et ses disciples (^), il n'y a guère à signaler que le
(') Lond. Proc, XVII, p. iSg-iSi; 1886.
Pour ce qui concerne les réciprocants simultanés se rapportant à plusieurs sé-
ries de variables, voir les recherches de Bi-:nRY, Quart. J., XXII, p. 260-288;
XXIII, 289-816; 1889. ~ Quant aux réciprocants simultanés, voir erky, Quart.
J., t. XXII, p. 260-288; t. XXIII, p. 289-816; 1889.
(') Lond. Froc, XVII, p. 197-219, 829-348; XVIII, p. 285-262; 1887.
Voir aussi Ghiffiths, Ed. Times, LI, p. 187-149; 1889.
(^) Lond. Proc, XVII, p. 220-281, 344-354; XVIII, p. i8o-i4i; XX, p. 161-179;
Mess., 2« série, XVIII, p. i58-i58; 1889.
(*) Mess., 2« série, XVII, p. 154-192; 1888,
(«) Forsyth, Lond. Pliil. Trans., p. 877-489; 1888, et p. 71-118; 1889.
(*) Leçons sur la théorie générale des surfaces, Paris, I, 1887; II, 1889; III,
1894; IV, 1895. Voir en particulier, t. I, L. I, §§ 23 et suiv., et L. II.
(' ) 5c/t/om. Z., XXXVI, p. 56-6o, 206-218; 1891. Voir encore Bœcklex, Mittei-
lungen, 1893, et Schlom. Z., p. 186-189; 1892.
(') Consulter Elliot, Lond. Proc., XVII, p. 172-196; 188G.
264 PREMIËKIÎ PARTIR.
travail fondamental de Voss (' ). L^auteur étudie, an point de vue
de leur invariance projective, les principales grandeurs qui se
présentent dans la théorie de la courbure; en outre, il aborde éga-
lement l'étude d'invariants différentiels plus généraux qui résultent
d'une transformation quelconque.
Jja théorie des surfaces repose sur la transformation de cer-
taines formes différentielles binaires, parmi lesquelles nous citons
le carré de l'élément linéaire de la surface,
A = ds' = e dii*- H- if du dv + g c/p-,
et l'expression B obtenue en divisant la précédente par le ra^'on
de courbure o,
ds*'
B = -^ = E da'^ -\-iF du dv H- G ^f ^
(?, y, g^ E, F, G étant, selon la notation de Gauss, les grandeurs
fondamentales de première et de deuxième espèces. Bel-
trami (-) fut le premier qui examina les propriétés invariantes
résultant de ces transformations; on lui doit l'introduction des
paramètres différentiels (') qui jouent un rôle si important dans
la théorie générale des surfaces ('•).
(') Math. Ami., XXXIX, p. 179-256; 1891.
(^) Le premier Mémoire de Beltrami remonte à l'année i865, Giorn. di Mat.,
IL Consulter encore les Mem. Ace. di Bologna, 2^ série, VIII; 1869. Ann. di
Mat., 2« série, I, p. 829; 1867. Math. Ann., I; 1869. H. F.
(') Voir, dans le Traité de Darboux, le Chapiti^e que l'auteur consacre aux
paramètres diflérentiels au début de son intéressant exposé de la déformation des
surfaces (t. III, p. 193-217). H. F.
(^) Malgré le grand intérêt de la question, nous devons nous borner à joindre
aux noms précédents ceux de de Riemann, Christoffel, Weingarten, Halphen, Lie,
Ricci, Knoblauch, Frobenius, Tresse, etc.
Consulter aussi le Traité élémentaire de Knoblauch, Einleitung in die allg.
Théorie der kruminen Flàchen, Ch. III, Leipzig, 1888 et ses Mémoires, dans le
Journ. fiXr Math., CIII, p. 25-89, 1888; t. CXI, p. 277-289, 32g-343, 1893; t. CXV,
p. i85-2oo, 1895.
ipc^r»'
COMPTKS in-:NM)US i;r yXNALYSHS. 765
\
COMPTKS ULNDUS Wï ANALYSES.
P. IIAAG. — Cours di: Calcul difféulxtikl i:t intkgum.; i vol. in-H",
vn-G9'2 p., 1893. — Cours dk Mécamqui: rationnemj:; i vol. iii-H',
viii-53>. p. V'"' Cil. Diinod. Paris, 189^.
On trouvera, dans ces deux Ouvrages, la reproduction déve-
loppée des Cours professés par M. flaag à l'Ecole des Ponts et
Chaussées. Les lecteurs ne manqueront pas d'apprécier le talent
avec lequel M. Haa{^ a su exposer d'une manière simple et rigou-
reuse les théories les plus importantes de l'Analyse et de la Mé-
canique rationnelle. 11 préfère, lorsque cela est possible, l'ex-
position géométrique; l'emploi systématique des quantités
géométriques rend cette exposition claire, rigoureuse et élé-
gante. Dans le Cours d'Analyse, qu'il a voulu très élémentaire, il
a su faire sa place à la théorie des fonctions et l'on y trouvera
même les propriétés fondamentales des fonctions elliptiques. Le
Cours de Mécanique est divisé en deux Parties, dont la première
se rapporte à la Cinématique, et la seconde, sous le titre Étude
des forces^ comprend à la fois la Dynamique et la Statique, que
l'auteur tient à ne pas séparer. L'exposition des principes de 1^
Dynamique est faite d'une façon intéressante et philosophique.
J. T.
GINO LORIA. — Le scienze ébatte nell' antica grecia. Libre II : Il pe-
rioclo aiireo délia geometria greca. 236 p. gr. in-4°. JModena, 1895.
Dans le numéro du Bulletin de janvier 1894, j'ai déjà rendu
compte de la première Partie de l'important Ouvrage historique
entrepris par M. Gino Loria, et j'ai signalé les qualités remarqua-
bles dont le savant professeur de Gênes a su donner une preuve
éclatante. Le second Livre, qui vient de paraître, mériterait des
éloges encore plus grands; je me contenterai de regretter que
nous soyons bien loin de posséder en France une exposition aussi
complète, aussi claire et aussi judicieuse des travaux géométriques
Bull, des Sciences malhém., 2' série, L. .\I\. (Décembre 1895.) 19
^GG PU KM IK M H PAirriH.
d'iuiclide, (rArcliimède cl d'Apollonius, pour ne pas parler des
mathématiciens secondaires de la même période.
Ceux de nos lecteurs cjui ont [)ris quelque intérêt au débat
récemment intervenu ici même, entre MM. Zcutlien et Cantor,
pourront notamment trouver, dans le Livre de M. J^oria, un com-
promis très acceptable, je crois, entre les deux thèses opposées
sur le caractère des progrès réalisés par le géomètre de Perge dans
la théorie des coniques. Faisant un départ très net entre les hypo-
thèses, d'ailleurs annoncées comme telles, du savant danois et
les résultats historiques mis en lumière par ce dernier, M. Loria
a formulé, sur les premières, des réserves fort sages; il a, au con-
traire, adopté la plupart des seconds. Son histoire de la période
cVor, comme il l'appelle, est donc à lire, même après la seconde
édition du t. I des Vorlesungen de M. Cantor; ce n'est pas là,
bien entendu, une critique que j'adresse à ce dernier travail pour
lequel on connaît mon admiration; mais, en matière d'érudition,
les nouveaux venus peuvent toujours prendre l'avantage.
Je n'ai pas, au reste, l'intention de faire ici une analyse détaillée
du Livre de M. Loria; je me contenterai de signaler, comme par-
ticulièrement neuf, l'intéressant Appendice consacré aux restitu-
tions et divinations des écrits perdus des Anciens; je n'ai pas da-
vantage à signaler cette fois, comme pour le premier Livre, quel-
ques légères inadvertances de rédaction; j'en profiterai donc
pour essayer de combattre une erreur accréditée que M. Loria, je
crois bien, ne partage point, mais qui apparaît dans deux des cita-
tions mises en note (p. 117):
« Après vingt siècles de travaux et de découvertes, écrivait
Libri dans son Histoire des Sciences mathématiques en Italie
(t. I, p. 3i), les intelligences les plus puissantes viennent encore
échouer contre la synthèse difficile du Traité des Spirales d'Ar-
chimèdc. »
Si Libri n'eût été qu'un célèbre érudit, s'il ne s'était pas fait
remarquer par des travaux de mathématique pure, une assertion
aussi étrange ne mériterait pas d'être relevée; en tout cas, on ne
doit y voir qu'une preuve topique de la singulière légèreté avec
laquelle, trop souvent, Libri a abusé de l'autorité qu'il s'était
acquise pour imposer une opinion préjugée, sans réelle étude de
COMPTKS lUiiNDUS HT ANALYSES. 267
la qucsllon. Personne aujoiirtriuii, [)oiir ainsi dire, ne lll Arclii-
niècle, cl Libri n'avait cerlainenieni pas essayé de le faire; c'est la
seule conclusion à tirer du passage que je viens de citer.
En faisant abstraction des formes tecliniques du langage mathé-
matique des /Vnciens, le géomètre de Syracuse déroute et rebute
au premier abord parce ([ue sa tournure habituelle de démonstra-
tion est la réduction à l'absurde, même en dehors de sa méthode
des quadratures et pour des questions qu'il aurait pu sans peine
traiter directement. 11 semble avoir eu, à cet égard, un pli d'esprit
particulier et il faut certainement s'y faire; mais ce point une fois
gagné, je ne crois pas qu'on puisse accuser Archimède d'obscurité,
même dans son Traité des Spirales; et j'estime que qui voudra
sérieusement le comparer à Apollonius, lui accordera au moins la
supériorité sous le rapport de l'ordonnance de l'exposition; le
fait est d'ailleurs assez naturel, puisque les livres des Coniques
ne représentent pas, comme les écrits d'Archimède, un travail
complètement original.
L'opinion émise par Libri n'a pas, au reste, été inventée par
lui; il a simplement adopté, en le revêtant d'une formule hyper-
bolique, un préjugé mis en circulation, je crois, par Fonlenelle,
dans V Histoire de l'Académie des Sciences pour Vannée 1704
(p. 42 de l'édition de 1722), à propos d'un Mémoire de Varignon,
à savoir que les géomètres modernes, malgré leurs efforts,
n'étaient pas parvenus à trouver le fin mot des démonstrations du
Traité des Spirales.
(( Elles sont si longues et si difficiles à embrasser que, comme
on l'a pu voir dans la Préface de V Analyse des infiniment petits^
M. BouUlau a avoué qu'il ne les avait jamais bien entendues, et
que Viète les a injustement soupçonnées de paralogisme, parce
qu'il n'avait pu non plus parvenir à les bien entendre. »
Passe pour Boulliau, qui n'était pas certainement un géomètre
di primo cartello^ mais pour lequel on ne doit pas cependant
exagérer la portée de l'aveu ingénu consigné dans la Préface de
son Traité De lineis spiralibus ; quant à Viète, je vais y revenir
tout à l'heure; mais je dois remarquer qu'aucun des grands ma-
thématiciens du xvii^ siècle, c'est-à-dire du temps où l'on étudiait
réellement Archimède, aucun de ceux qui ont appliqué ses mé-
9.68 PUiï.MIÈKK PARTIE.
thodes el en oui tiré de nouveaux procédés, ni les Hujgens, ni
les Pascal, ni les Roberval, ni les Fermât, ne se sont jamais
plaints de l'obscnrité d'Arcliimède, et ce sont les seuls témoins
dont l'autorité serait valable.
Que le marquis de Tllôpital, au(juel renvoie Fontenelle, ait fait
ressortir les longueurs et les embarras des démonstrations d'Ar-
cliimède en regard de la brièveté des calculs leibniziens, rîen
n'est plus justifiable; mais il s'est gardé d'accentuer cette compa-
raison comme l'a fait le Secrétaire de l'Académie (*).
C'est à ce dernier donc qu'incombe la responsabilité de l'asser-
tion relative à Viète, qu'il n'avait évidemment pas lu, sans quoi il
l'eût trouvé sans doute encore plus difficile à comprendre qu'Ar-
chimède.
Le passage de Viète visé par L'Hôpital se trouve au reste dans
le Supplementum Geometriœ (page 240 de l'édition elzévir).
Mais, pour en reconnaître le véritable sens, il faut voir tout
d'abord comment il est amené.
Dans l'écrit en question, publié vers 1692, Viète développe
une idée déjà indiquée dans Vlsagoge de 1091 (n° 25). Il de-
mande qu'on admette, dans la pratique de la Géométrie, au même
titre que les constructions avec la règle et le compas, l'insertion
entre deux lignes [droites et circulaires) données d'un segment
de longueur donnée d'une droite passant par un point donné.
M. Loria (p. 2o4) rappelle que Newton a fait la même propo-
sition, et il est incontestable qu'au point de vue graphique la
solution par simple tâtonnement du problème en question est
souvent bien plus aisée et bien plus exacte que, par exemple, la
détermination du point d'intersection de deux droites ou que le
tracé d'un cercle de grand rajon. Avant Newton, dans le Supple-
mentum Geometriœ, Viète avait montré que l'on peut de la
sorte résoudre graphiquement toutes les équations du troisième
et du quatrième degré.
Or, dans son préambule, pour justifier son postulat, il s'appuie
sur l'exemple des Anciens : ce postulat revient au fond à l'emploi
(') Ainsi pour \ ièle, L'Hôpital dit seulement ; « S'ils (les Anciens) n'ont pas
été loin, s'ils ont marché par de longs circuits, du moins, quoiqu'on dise Viette,
ils ne se sont point égarés ».
COMPTES HHNDUS lî T ANALYSKS. .a(h.»
(le la conclioïdc de Nic()mc(l(^ ; il a <'l(; im[)li(;ilemenl {idinis pai
Archiincdc (*). Invoquant ainsi l'anlorilé dn géonirlrc do Syra-
cuse, Vicie est conduit à faire remarquer (jue ce (|iril propose est
en fait une construction |)lus simple que le tracé de la parabole
ou de la spirale, ('paiement postulés par Archimède pour la solu-
tion de problèmes solides ou autres. Vient alors, tout à fait inci-
demment, le passage incriminé par Kontenelle comme contenant
une accusation de paralogisme contre Archimède.
Je vais essayer d'en donner une traduction aussi fidèle (pie pos-
sible.
(c Quant à cette autre proposition d'Arcliimède, de trouver, en
menant une tangente à la spirale, une ligne droite de longueur
égale à la circonférence du cercle, il y a là un point sur lequel
l'accord n'est pas fait {satis non constat). En réalité, Archimède
construit une droite qui est plus grande que le périmètre de tout
polygone inscrit au cercle et plus petite que le périmètre de tout
polygone circonscrit. Mais s'ensuit-il qu'elle soit égale à la cir-
conférence? Il }' a un angle (l'angle mixti ligne de la circonférence
et du diamètre, d'après Euclide, Ilf, i6) qui est plus petit que
tout angle obtus et plus grand que tout angle aigu.
» S'ensuit-il que cet angle soit droit? Si la conclusion d'Archi-
mède est vraie, celle d'Euclide est fausse. Mais cette question
sera mieux disculée après l'exposition de l'analyse des sections
angulaires. »
Évidemment, en lisant aujourd'hui ce passage isolément, on peut
s'y tromper; du temps de Fontenelle, l'étude de Viète était déjà
abandonnée et l'erreur également aisée. Mais les géomètres aux-
quels Viète s'adressait ne devaient guère s'y méprendre; il n'y a
là de fait qu'une allusion ironique à la célèbre dispute sur l'angle
de contact. Or sur celte question, l'opinion de Viète ne doit don-
(') Le fait avait été relevé par Pappus comme une incorrection. M. Loria, en
le discutant (p. 207), conclut, avec Oppermann et Zeuthen, qu'Archimède de-
vait admettre de fait le même postulat que Viète, et qu'il aurait même été pré-
cédé par Hippocratc de Chios; je ne regarde pas la démonstration comme faite,
s'il s'agit du point de vue théorique; au point de vue \>\\vGn\ex\l pratique, il est
incontestable, an contraire, que les Anciens ont dû de très bonne heure employer
le procédé dont il s'agit.
270 PHKMIËUH PAHTIH.
lier lieu à aucun doule. Si nous n'avons plus le véritable original
de son Traité des Sections angulaires, il s'est expliqué aussi
clairement que possible dans le Liber octavuSy publié un an après
le S upplementuni.
Vièle (p. 386) est pour Pelletier contre Clavius; il soutient
expressément que l'angle du demi-cercle est droit, que l'angle de
contact est nul. Le reproche de paralogisme est donc lancé, non
pas contre Archimèdcj non pas même contre Euclide (car Vièle
soupçonne une interpolation), mais contre le jésuite romain, avec
lequel le géomètre français a d'ailleurs maille à partir pour une
toute autre question, celle du Calendrier grégorien.
Le même Liber octavus contient par surcroît des preuves aussi
claires que possible que Viète a fait une étude spéciale du Traité
des Spirales d'Arcliimède et qu'il professe la plus grande admira-
tion pour cet Ouvrage (p. 335); il recommande particulièrement
l'emploi pratique de la spirale dans les constructions et s'attache
à montrer comment on peut, par une opération graphique très
simple, tracer une tangente avec une approximation qui, théori-
quement, peut être aussi grande que l'on veut (p. 396); enfin,
il développe précisément la démonstration d'Arcliimède sur la
rectification de la circonférence au mojen du tracé de la tangente
et fait suivre cette démonstration (p. 391) d'un scholie spécial
pour écarter l'objection mentionnée dans le Supplément uni et
pour montrer que la conclusion est exacte, malgré Euclide ou plu-
tôt malgré l'opinion des Euclidiens [adversus Euclidem, Eucli-
deorumve sententium).
Je crois qu'il est inutile d'insister davantage; il est certain dé-
sormais que l'assertion de Fontenelle sur Viète est précisément le
contrepied de la vérité historique.
Il n'en est pas moins remarquable que le mot ironique de Viète
est peut-être un des plus profonds qui aient été dits sur la méthode
apagogique. Avec tout son appareil compliqué, cette méthode
n'en repose pas moins sur un postulat qui, au fond, est le même
que celui du calcul infinitésimal.
Qu'on dise avec Archimède {Sph. et. Cyl., lemme o) que, si
deux quantités (lignes, aires ou volumes) sont inégales, leur diffé-
rence, répétée un nombre de fois suffisant, peut surpasser toute
grandeur donnée de même espèce; que l'on dise, comme L'Hôpi-
COMPTES KKNDUS I-T ANALYSIiS. v.71
l;»l, par oxcinplo, (juc deux (|uanllt(''.s sont il^oiirciiscmcnl égales,
lorsque leur (IKlVrcncc csl dcmontn'îc plus petite (jue toute (juan-
til(' donnée, la j)roposition est réellement identique de part (.'t
d'autre. Et, pour rétablir un aecord apparent entre Archimède et
Euclide, il ne suffit pas, comme on le fait encore parfois, de re-
prendre la formule déjà adoptée au wi*^ siècle par Cardan et Foix-
Candale, à savoir que l'angle mixtiligne est hélérof^ène avec
l'angle mixtiligne. Dire qu'au contraire la ligne circulaire est lio-
nwgène (') avec les périmètres des polygones inscrits et circon-
scrits, c'est, en elTet, au fond le recours de Clavius, mais cette for-
mule suppose une définition de l'homogénéité que l'on ne peut
obtenir sans cercle vicieux.
Le postulat d'Arcliimède, tel que nous l'avons rappelé, exige
impérieusement que les démonstrations d'Euclide (HI, 16) soient
complétées par les conclusions :
« Puisque Tangle du demi-cercle est plus grand que tout angle
aigu, il est rigoureusement droit.
» Puisque l'angle de contact est plus petit que tout angle aigu,
il est rigoureusement nul (comme angle). »
C'est là la thèse de Viète, et elle est digne de l'homme qui, le
premier, a su représenter, par une forme algébrique illimitée,
le rapport de la circonférence au diamètre. Paul Tannery.
(') Viéte {Isagoge, n° 28) explique, par l'hétérogénéité de la circonféreace du
cercle et du diamètre, que leur rapport ne puisse être fourni par une équation
algébrique.
27'2 PHEMIÈKH PAirriK.
MELANGES.
SUR LA DÉTERMINATION DU GENRE D'UNE CERTAINE CATÉGORIE
D'INTÉGRALES ABÉLIENNES ET QUELQUES APPLICATIONS;
Par m. .1. DOLBNIA.
1. La délerminalion du genre des équations algébriques bi-
nômes est indiquée, d'une manière très détaillée, dans l'Ouvrage
de MM. Appell et Goursat : Théorie des fonctions algébriques
et de leurs intégrales^ ^^94 (0- La règle de la détermination
du genre est donnée, dans cet Ouvrage, après la formule de
Riemann concernant toutes les équations algébriques dont les
points critiques, ainsi que leur nature, sont connus d'avance. Il
existe cependant une quantité de questions intéressantes pour la
solution desquelles des recherches spéciales sont nécessaires in-
dépendamment de la théorie générale de Riemann. Ces recherches
sont indispensables dans tous les cas où il faut connaître non seule-
ment le genre de l'intégrale abélienne, mais aussi où il faut déter-
miner toutes les intégrales de première espèce dépendant de l'é-
quation algébrique binôme donnée. Prenons l'intégrale
■ -■r„. ^^
J "\l{x — a)'^{x—b)'^...{x — lj>-
Remarquons d'abord qu'on peut toujours supposer
OÙ k est un nombre entier; en outre supposons toujours que
a, p, Y» • ' '1 ''
sont tous inférieurs à m, car autrement J ne sera pas une inté-
grale de première espèce. Nommons 1 le genre de l'intégrale, le
(') P. 236-248.
MELANGES. 273
nomhic des inh'i^riili's iiidcpondanlcs (l<* l.i foiiiir
(I) h,=
-=/
n% m — I ,
conservant une valeur finie sur louLe la surface de la sphère.
Dans celle formule ¥x est une fonclion entière que nous
pouvons disposer à volonté. Nous lui donnerons telle ou telle
forme dans le but d'obtenir l'intégrale partout finie. Si, par
exemple, il se trouve que
a /< = / 1 //i -f- a I , [i n = Â 2 /fi -r- ^ i , 7 'i = /^ 3 "i^ + Ti > • • -i
où
^1, 1^1, Yi, •••,
sont tous moindres que m, nous avons
_ r F.T().r
'" — / m/ ^^^
J {j- — ay^^ix — ùy'-^{x — c/'z. .. \/(x — (7.)^....(.r — ly
Si Ton prend
Fx = xi'{x ^ay^{x — by'2{x — cy'^ . ..,
nous aurons
r xi' f)x
J <l(x — a)^^{x — b)'^^.
s;j{x — ay■^^{x — bp^...{x— /)>M
Il est clair que, donnant à p une valeur convenable, l'intégrale 1,„
conserve une valeur finie pour toute la surface de la sphère.
4. Nommons, comme toujours par
le plus grand nombre entier contenu dans la fraction jr • Posons
encore dans la formule (1)
^ — Pa ]l — fl . . . , }i — Ri-
m (ji m q-i ni qi '
— > — , . . . , Rl sonl des fractions irréductibles. vSi n = i les in-
7i 72 7/
274 PUEiMIËIUÎ PARTIE.
légralcs indépendariles de la première espèce se dclerminent par
la formule
xP dx
f
\/{x — a)^(.r — b)^(x — c)y...{x — l)>^
par conséquent, en nommant le nombre des intégrales indépen-
dantes de la première espèce par
nous avons
qi q-i qi
= 3A-i-E^-E^-...-E-^.
N3
q\ q> qt
enfin
'2
1 i-\
/=1
?<■
qt qt
9.
N.._,^(m-,)A-.-E^"^-'^^^-El:^-lll^-..-E^"^-'^^^-
qi qi qi
Par conséquent
i l = nt —\
(2) ^- (m-t){mk--2) y y e^.
Calculons
Nous avons
qi qi qt
^/ ~ qi qi'
(m — ^)p^ _ ^ , (/n. — i)/;,- /-^-i
où /•,, / ;.5 • • • 1 'w-t sont les plus petits résidus positifs suivant le
module qi. Par conséquent
m( m — i) Pi _ ^ n-^ /'i-h. . .-h r,n-i _
• — — o -t- f
■^ qi qi
1
MfaANGMS.
vu posiinl
MOUS ;uoi)>
^= 77/ \0>^ — ^)Pi- 7/1^ m;
^'^ 1 1 Zà qi
i = \
La lorimile (.^) dcLcrinlnc le genre de l'inLcgrale
/Ox
"\/{x — a)'^{x —-
bf...{x—l)»^
3. Exemple l. — Définir le genre de Tintégrale
A=r, "- (.).
J y{x — a){x — bY{x — cY
Ici nous aurons
1- ^= I , ,
„i = {] I - Hl — l El — l El — l
par conséquent
, / 5 — () -T- T 5 — 3 -f- I ■) — '2 H- I \
N = ,„_j(^^ + ^ + — ï ) = '
Exemple 11. — Définir le genre de l'intégrale
ùx
v/( 37 — aY{x — b{x — c)
Ici nous aurons
(0-
,;j ^ ' /. ^ , /^ = I , El =, El ^l-
par conséquent
N = , _ . w i^liti ^ L^Ltl -^ L=4^ I = , .
4 4
Exemple lU. — Définir le genre de l'intégrale
dx
c =
/
'V{x — ay^{x — b)"'-^
•270
C) Appell et Goursat, Théorie des fonctions algébriques etc., p. 245.
( ') Loc. cit.
276 prh.mieiuî: parti i:.
Ici nous aurons
m = /// , / = I ,
{m — I ) ( ni — •! )
j>\ 7. p-i _ m — a
<lx m f/i m
N =
III
m — I ) a — ni -\- \ ( m — i ) ( ///. — a ) — /// -
m ni
]-
I. La méthode indiquée amène non seulement à la détermina-
tion du genre de l'intégrale, mais présente aussi le moyen pour
obtenir toutes les intégrales indépendantes les plus simples de la
première espèce, ce qui est indispensable dans tous les cas où,
d'après la nature du problème, il faut faire V inversion de l'inté-
grale. Pour expliquer la théorie, résolvons quelques problèmes qui
par eux-mêmes ont un certain intérêt.
T. Trouver les conditions suivant lesquelles l'intégrale
ùx
h
v/( X — a){x — b f'{x — c f
ne s'exprime que par des logarithmes. Le genre de l'intégrale,
comme nous l'avons trouvé, est égal à l'unité; par conséquent
l'intégrale est elliptique. Pour l'exprimer par les fonctions ellip-
tiques de Weierslrass, il faut trouver l'argument de la première
espèce. De toutes les intégrales du type
r F j' ô.r
\i.=
f
V[{x - a){x — by^ix — cy^Y'
il faut choisir l'intégrale conservant partout la valeur finie, c'est-
à-dire n'ayant pas les points critiques logarithmiques. Il est fa-
cile de se convaincre que l'intégrale cherchée ne pourra être
trouvée que dans le cas unique A' = 5. Nous avons
F X dx
J {.r - b)(x — c)2v/(.r - cyZx — by*{x — ay
(x — hy(>{x — ry'^
ou
. _ , Fx dx
' o ■ —
En prenant
F X ={x — ù){x — c ;-,
M fU. ANGES,
nous ;mr»)iis r;iri;iiin('iil de l:i |H('niiri"(; esp<l'Ce
277
''\fy
^{x — c)-"»(.r — b)''{x — af
Ayant rcla «mi vue, présentons l'intégrale donnée sous la forme
r y(^x—a)Hx—b)
A = I dx.
J \/{x — c)'^{x — b)'*{x — a}^
Posons
alors
X — (l ^= —
y
=-/
y{a — b)y-\-\dy
OU
A = —
y y\(^a — c) y ^ \\'\{a — b ) y -^ , |v
yy^ày
j
y^a-by^{a-cf J '(/(^+a)3(j-+-py.
a — c-
OU
a — h '
6/23.35
^>r.
Déterminons^ pai' l'équation différentielle
(^k\^ 2^.3'
Oz
(7-+-'^;Hj + P)*,
ainsi que par la condition que y a son infini pour z z=z o. Il est
facile de prouver par la substitution immédiate que
y = \iop^z — ;3,
ô 2
par conséquent
donc
/r -^ i^ = '2/>:; y/^-.^S
'y '2^3.5 r pz dz
7.0 V^ (a — 6j2(
1 20
'278 PUH.MFÈKH PAiniK.
donc
(jopz
ou enfin
=- log I (/? ^ — /> Co )( /> 3 — /> a c, )^' (pz — py. c,, )^ j
rr «I — 1
p =r «I — 1
Si Zq= ^— est une partie commensiirable d'une période, Tinté-
grale A s'exprime par des logarithmes.
5. 11. Trouver les conditions où l'intégrale
J y^x — a){^x — b){x — c)'
ne s'exprime que par des logarithmes. Le genre de Fintégrale,
comme nous l'avons trouvé, est égala l'unité; par conséquent l'in-
tégrale est elliptique. Cherchons l'argument de la première espèce.
Il est facile de se convaincre qu'il n'existe que l'intégrale unique
_ r Vxùx
'~ J l/[{x-a){x-b){x-cy-\^
satisfaisant à la condition demandée. En prenant
F(^)= X — c,
nous aurons
dx
1
/
\/{x — ay^{x — b)^{x — cy^
Présentons par conséquent B sous la forme
\/{x — a){x — b)
\/{x — cf{x — ay^{x —~byi
'-.Il
dx.
C) Bulletin des Sciences niathén\aliqucs, iiovonibrc 189.3.
.MI^:LANGh:S.
Kn posant
1
7
m)us avcMis
B —
r sl{a-b)y + x
J
OU
^ yy\^a-b)y-^yY\{a-c)y-^-xY
"= v/3(«-
'ïi r /j. -»- p
-b){a-cf 1 ;/,.^.8
'-*79
dy.
Délcrminons y par l'écpiation diflerenlielle
ainsi que par la condilion quejy a son infini pour ^ = o. Alors
y = i^p-^z-^,
2(P-a)
alors
ou
p z=i/ ip^z ^ pz ,
f = 1/ — I
Si ^^0 est une partie commensurable de la période, Tintégrale
dx
B =
fi
\^{x — a){x — b){x — c)'^
ne s'exprime que par des logarithmes.
(). ÎIT. Parmi les nombreuses intégrales étudiées par Euler se
trouve l'intégrale
s,.8o PRRMIÈHH PAUTIF.
où X esl une fonction rationnelle de x" et \/ a + bx'^ ('). L'inté-
grale la plus intéressante de ce t^pe esl
dz
Par la substitution
J zy
cette intégrale se réduit à la forme
Posant ici
nous aurons
Le genre de cette intégrale est égal à zéro (n°3). Il esl facile de
la réduire aux logarithmes. En effet
En posant
\/7T7 = "•
nous avons
/ = -^
U"— I
On
c= / —^
7. IV. Dans les exemples suivants, avant de traiter le genre de
l'intégrale il faut faire la substitution. Prenons l'intégrale
dx
^ = /l^
,/■•' — n ){x^ — b )
Posons
.2-3 = y ;
nous aurons
(') Jnstit. Calculi inlegr., Vol. quarlum, p. i2-i3; l'ctrepoli, i84;"»-
MÉLANCiRS. 7.8i
Si Ton pose
J' == « + T '
m((*i;ralr sr icdmi;! ;i la lornie
dz
D,= f .^
Une autre intégrale indépendanle de la première espèee sera
-/
dz
v/^(3-H ni){z -^ iif{z-\-pY
Ainsi l'intégrale traitée est du second genre; par copséquent
elle ne peut être réduite aux elliptiques.
V. Examinons le genre de l'intégrale
„ . X dx
E =
E= fr,=À
a){x'* — b)
En posant
x' — t,
nous avons
le genre de l'intégrale est égal à l'unité; l'intégrale s'exprime par
des fonctions elliptiques.
Les exemples cités expliquent suffisamment l'esprit de la mé-
thode.
Butl. des Sciences mathém., 2' série, t. XÏX. (Décembre iSgS.) 20
9.«:>.
l>HEMIÈin<: PAKTIK.
NOUVELLE DÉMONSTRATION DES THÉORÈMES SUR LES POINTS
D'INFLEXION DE L'HERPOLHODIE;
Pau iM. g. MANNOUHY.
L IIEHPOI.IIODIK 1)1-: POINSOT NA PAS DE l'OIMS D IM-LEXIOX.
1. Dans la démonstration très élémentaire que nous allons
donner du théorème nommé ci-dessus, nous em()loierons quelques
notions d'Algèbre vectorielle. Ainsi, nous représenterons par aop,
ou simplement par a (toujours souligné) un vecteur dont la lon-
gueur est donnée par a (non souligné) et la direction par OP.
Nous introduirons deux produits vectoriels. L'un de ces pro-
duits, que nous désignerons par cos7^(a, P), n'est autre que le pro-
duit interne de Grassmann.
Il est égal au — 5a[^ du calcul des quaternions, et désigne
le produit des longueurs dès vecteurs avec le cosinus de leur
angle. L.'autre produit dont nous ferons usage, et qui sera désigné
par sin7^(a, [j) est lui-même un vecleur, qui est égal au produit
des longueurs a et j3 avec le sinus de l'angle, et qui est mené nor-
malement au plan (a. [j) du coté d'où l'on voit la rotation de a vers
[i dans l'angle (a, Jj) dans un sens positif; il est identique au
produit externe de Grassmann, et à l'expression Va[^ des qua-
ternions.
Nous n'aurons besoin d'appliquer aucune autre propriété de
ces expressions que leur propriété fondamentale, c'est-à-dire la
propriété distributive des produits algébriques, exprimée par les
relations
P(a,-f-a2,P)=P(a,,p) + P(a2,g),
où P désigne un produit quelconque et où -{- est le signe de l'addi-
tion vectorielle, c'est-à-dire comme Taddifion des forces dans le
parallélogramme des forces.
Mfti.ANCilîS /H3
Ces sim|)I<'s nolioiis siiriiscnl pour siinplinci* Inr^^ciiiciil le Iriii-
Icmcnl (le l:i .Mt''(Nini(|ii(' (''IcMiicnhiiic cl, il sv.v;\ il à soiiliiiilci' (|u\;ll('S
fussciil iiiiplojcos plus «^énéralciiiciiL. Il csl, jiish; de, ilwc (|ii(; nous
les avons (Miiprimtccs à M. D.-J. RorLevveg, rccleiir de l'Uni versih*
(rAnislordain, (jui fait soiivonl iisaj^o de ces produits dans l'ensci-
i;nenienl de la Mécanicjue.
i2. Soient P, Q, U les inomenls principaux d'iiK^iie d'un corps
libre fixé en O, rangés d(; sorte que Ton ait l* > Q >> U ; OX, OY,
OZ les axes principaux d'inertie; OA.= (o =/;<,,. -j- Y()> ~i~ '03 l'jJxe
instantané de rotation, et 0B= to z= p^y^.-^ Yo) + 'o^ l'accélération
première de la rotation, c'esl-à-dire la vitesse à la fois relative et
absolue du point A.
Les équations du mouvement prennent donc la forme
• Q - H
P = — T> — 7'-'
^ M ( */ = — 7^- 'P
P
H
—
p
Q
P
—
0
K P''
Par conséquent,
\ Vp^ = const. = A,
V P2^2= const. == B,
le signe !ÎI indiquant la somme des trois (onctions obtenues par
la permutation circulaire de P, Q, \\, de /;, q, r (ou de X,
Y, Z).
L'axe d'impulsion 01 = iiiP/?(j^, est constant en longueur et en
direction, parce que la vitesse relative de son extrémité 1
est égale et opposée à la vitesse d'entraînement du même [)oint
i84 PREMIÈRE PARTIE.
L'invariahililé du cos^((o, OI) = SP/?-= A inonlre donc que
le point A décrit une courbe plane normale à 01, à une distance
de l'origine écale à -^ • C'est riicrpolliodie de Poinsot.
^ ^ y/H ^
{]. Soit maintenant OC = o^ l'accélération seconde de la rota-
tion, c'est-à-dire la vitesse absolue du point B. Celle-ci est com-
posée de sa vitesse d'entraînement sin^((.), (.)) et de sa vitesse rela-
tive au corps mobile ^ ( jt ) ' don(;
df /Or
w = sm7,( w, w) + ^ (^ ■£ )
v:^ • v^ o — 1^ •
dt /o.v
v-i/ I^-t-Q — R .P — Q + R
Zi^r p rcj
0.»
4. Si l'herpolhodie avait un point d'inflexion^ oj aurait la
même direction que w, on, ce qui revient au même, le volume du
parallélipipède construit sur to, to et to se réduirait à zéro. L'her-
polhodie étant une courbe plane, la condition nécessaire et suffi-
sante pour l'existence d'un point d'inflexion est donc
r^/ • P -+- O - R .p_Q+_Rx ^ . -1
/ o = cos7t[w, sin7î(oj, w)]
M \
/ v/ .P-f-Q— R .J' — Q-^-R ••
( =2dV' — p — '^ '^ — p ■^'^'^'"^
Les termes S — iqqrr peuvent s'écrire
^IT I] - ^î'(»^ - ï^)n^ - Q) = ^4Sf ^^ - ^^'^- !• -^ Q -i- R),
de sorte que la formule ('>.) revient à celle-ci :
, w^ r . p _4_ o — R
\ +4^^^~^^'^-^"^^"^^^]-
MÉLAN(JES. 7.85
O. Les inoincnl^ |»ii ii(i|);iii\ (rincrlic soiil dos nonihrcs positifs
assnjollis à l;i coiMlillon (iiic la soiniix; (1<! doux (rentre etix nr,
nciil surpasser le Iroisirme, doue Ions les termes de / sont posi-
lifs. De plus, ils ne piMiveiil s'aniuder à la fois, sauf lorsfjiK; deux
des quantités />, (/ et /• sont o, ee (jui entraînerait/^ = r/ :^ /• =::= o,
de sorte que la rolation serait invarial)le. Done riierpoliiodie de
Poinsot n'a j)as de points d'inflexion.
(). liemarquc. — La fonction / peut être simplifiée beaucoup
par l'introduction des valeurs (i) :
J — ^^ \F 7 j:^.2j> ^ Q2p
_ A y(P + Q-R)(P-Q)2
" PQR ^ 1^ ^ ^ '
la condition devient donc, après division par un facteur constant,
fini et différent de zéro :
(4) o^F^y"'-'^-;;H'--'^>W.
IL
l'herpoliiodie en général.
7. On sait que le problème est susceptible d'extension, quand
on définit l'herpolhodie comme le lieu des points de contact d'une
surface de second degré, fixée par son centre, avec un plan fixe,
sur lequel elle roule sans glisser. Dans ce cas général, l'herpolbo-
die peut présenter des poinls d'inflexion et nous démontrerons
que la fonction F nous fournit le moyen de les reconnaître d'une
manière rapide et de retrouver ainsi les résultats connus.
n est facile à vérifier que les calculs du Cliap. I subsistent,
quand nous remplaçons A par l'unité et supposons que SP/>2= i
soit l'équation donnée de la surface et o n^ -— la distance de son
centre au plan fixe.
>B6 PKIÙMIÈHE PAUTIi:.
Seulement, les (jiianlités P, Q et H ne.sonl plus assiijellies à
aucune condition, sauf celle d'être réelles et non pas négatives à
la fois. Donc il faut cliercher les maxima et ininima de F.
8. Prenons la dérivée de F par rapport au temps :
_4_(_I> + Q + K)(Q-R)2(P_Q)Q,y2j
- pQ^ 2j-(P-QH-R)Qry2
_^^prjr(V-Q)(Q-R)(n-V)
PQH (>.B-A^F).
Une valeur maximum ou minimum de F correspond donc avec
y> =z o, ^ = o ou avec r = o.
On trouve :
Pour p =:- o,
Pour g =i o^
F.= lil^^>(B-P)rn-B,,
Pour r =: o,
9. Remplaçons les équations 2CP/?'--- i et SP-/?2z=B par les
suivantes :
(5) ^•2Q(p_Q)_ ,.2R(R _ p) ^_ p_B,
(6) /•2R(Q _ H) -/?2 P( i> _ Q^ ^ Q _ B,
(7) y>-2p(R_p)_^2Q(Q_R)^R_R,
et examinons les trois types de la surface de deuxième degré :
1" Ellipsoïde ; P > Q > R > o.
et' B>P : L'équation (5) prouve qu'il n'y a pas de solution
réelle.
0. P >> B >• Q : Pour /; = o, r/ ci /• deviennent imaginaires,
mais ^ et /• s'annuleronl allcrnali\ement. I^a fonction F, qui resle
M EL AN G lis. -287
loiijoiirs ri'cllc et liiiic, doll «loue osciller cnlrcî les valeurs V.j cl
I'',, <{(ii soiil posillvcs loiilcs les deux; doue il n'y a [)as de points
irinllexion.
c. Q > H > 1^ '• Ici /• reste didchcMit de zéro, p el r/ s'annulent
alleinalivcmenl. F reste enlre F^ et Fo î 1' i ^ 'c sij^nc de
— P + Q+ l{,
Fo <^'St positif, donc il n'j a inflexion fjue lorsque l^^Q-f-R,
c'est-à-dire si a = —=j b ^^ --= > c = — = sont les demi-axes de la
/P v/Q /K
surface
<:/. Il ^ B ^ o : pas de solution réelle ;
2" Ilyperboloïde à une nappe : P ^ Q ^ o ^ R.
a. B > P : F oscille entre F, et F2; F, est négatif, Fo a le signe
de
P-Q + R,
donc il y a inflexion si P — O + I^ ^ O1 c'est-à-dire a =:-—:,
b — r —^ , C = étant les demi-axes :
v/Q v/- H
a'- b^ c-
b. P >> B >> Q : F reste entre F, et F3, qui sont négatifs tons
les deux; il n'y a pas d'inflexion.
c. Q ^ B >> o : pas de solution réelle ;
3" Ilyperboloïde à deux nappes .• P > o >> Q > R.
a. B^P : F reste entre Fo et F3 ; F2 a le signe opposé
de 1^ — Q + R, F3 est négatif, donc il y a inflexion quand
P — O -h R <C o, c'est-à-dire a = -— > b = — -^ c = . étant
^ v/P y/- Q /- K
les demi-axes :
b. l* >> B >> o : pas de solution réelle.
s>8.S PRFIMIKUE PARTIi:.
iO. Remarque.. — Quand il se prcscnlo un point d'inflexion,
la formule (4) peut nous fournir sa distance au pied D de la per-
pendiculaire sur le plan fixe.
Soit A le rayon vecteur d'un poini de Tlierpolliodie par rapport
àD.
Des relations
X«=V/„_'^,
on conclut
/>2B(P — Q)(R- V) ^_BX2QR- (B — Q)(B- R),
,^2B(Q— R)(P _Q)=_BX2RP_(B — R)(B — P),
r2B(R— P)(Q — R):=— BX2PQ — (B — P)(B — Q).
Substituant en (4), il vient
^^ ^ p ^ I Y (P + Q-R)(P-Q)
B2(P_Qj(Q_K)(R_Pj^ R
X[X*B2PQR2+X2BR(B — R)(QB-4-PB — 2PQ)
+ (B-P)(B-Q)(B-R)2].
Le coefficient de \^ s'annule et l'on obtient, en efl'ectuant les
calculs
(8) / + (B-P)(B-Q)(B-R) .pQ(p,_Q,^
^' . ^ BPQR(P — Q)(Q — R)(R-P) ^^ ^^
=_X2(.B-ZP)- (B-P)(B-Q)(B-R)
^ K-^^ -» ; BPQR
Le rayon vecteur du point d'inflexion sera donc
(B-P)(B-Q)(B-R)SP
BPQR(2B — ZP) *^ ^'
(') Voir enlre autres G. -II. Halphen, Traité des fonctions elliptiques,
T' partie, p. (n et suivantes.
FIN DK LA FM^KMnblK PARTIK IH TOMK X»\.
TAliLKS '^'^
DKS
M\riKKi:s i:t noms d'altkuus.
ro.Mh: \l\: 189."). - l'lti;,MII':UK l'AUTIK.
TAHLK ALl>llAI}iyrfaUK
DES MATIKUES.
COMPTES RENDUS ET ANALYSES.
H.\ciiMANN (P.)- — Zahlentheorie. Versuch eincr gesammldarstcllung
dieser Wissenschaft in ihren Haiipteilen 236- 340
Comte (Auguste). — La Géométrie analytique 182
OuRÈGE (H.). — Elemente der Théorie der Functionen einer complexen
veriinderlichen Grosse /'^"T^'
Grassmann (Hermann). — Gesammelte iiiathematische ini physika-
lischen Werke 20 '1-206
Gylden (Hugo). — Traité analytique des orbites absolues des huit pla-
nètes principales 58-6^
Haag (P.). — Cours de Calcul diirérentiel et intégral 265
Hœntschel (D' Emile). — Studien uber die Réduction der Potentiai-
gleichung auf gewohnliche DifTerentialgleichungen 2.:!3-23f
Henry (Charles). — Abrégé de la théorie des fonctions elliptiques... 1 20-121
Jahresbericht der deutschen Matheinatiker Vereinigung 129-153
Jordan (C). — Cours d'Analyse de l'École Polytechnique i85- 189
Lie (Sophus). — Vorlesungen iiber continuerlichen Gruppen 7-24
L0RIA (GiNo). — Le Scienze esatte nell'antica Gracia 265-271
Lucas (Ed.). — Récréations mathématiques 57-58
ALvNNUEiM. — Principes et développements de Géométrie cinématique.. 85-86
MiLHAUD ( G.). — Leçons sur les origines de la Science grecque 5-7
OoAGNE (M, d'). — Le calcul simplifié par les procédés mécaniques et
graphiques 33-34
RiCARDi (Pietro). — Saggio di una bibliographia Ëuclidea. . . 176-178
ScHLEsiNGER. — Handbuch der Théorie der lincarcn Diiïcrcntialglei-
(!hungi!n 201-20S
\\ EBER. — Lehrbuch der Algebra i()i-i76
Woigt ( Woldemar). — Kompendium der ihcorctischcr Physik 178-18^
Bull, des Sciences inaLliém., 2' série, l. XIX. (Décembre 1895.) t
.24* PHKMir-UF PAUTIi:.
MÉLANGES.
BoREL ( É.milk). — Hemarquc sur l'intégralion des équations linéaires
aux dérivées partielles 122-126
Bulletin dibliograpiiique 7 '"7^» 1 1 1-112, 160, 281 -2.32
Brioschi. — Notice sur Cauchy 189-200
Cantor (Moritz). — M. Zeuthen et sa Géométrie supérieure de l'an-
tiquité 64-69
Delaunay (N.). — Sur quelques nouveaux mécanismes : projecteur,
ellipsographe, ellipsoïdographe et liyperbolographc 2/10-245
Delassus ( Etienne). — Quelques remarques sur les intégrales partielles. 37-56
DoLBNiA (J.). — Sur la résolution algébrique des équations de degré
premier 27-32
DoLBNiA (J.). — Sur la détermination du genre dune certaine catégorie
d'intégrales abéliennes et quelques applications 272-282
/dx
^^ 76-84
V/ x' ^ px^-^ q
GoURSAT (Ed.). — Sur le problème de l'inversion de Jacobi 24-26
Hadamard (J.). — Sur l'expression du produit i .2.3. . .( /? — 1) par une
fonction entière 69-71
Hadamard (J.). — Sur la précession dans le mouvement d'un corps
pesant de révolution, fixé par un point de son axe 228-280
Jamet (V.). — Sur l'équation d'Euler 2o8-2i3
IiŒNiGs (G.). — Sur la réalisation physique du mouvement d'un corps
pesant de révolution, fixé par un point de son axe 225-228
Le Roux. — Sur les intégrales analytiques de l'équation -— = ;.— •••• 127-128
Mannoury (G.). — Nouvelle démonstration du théorème sur les points
d'inflexion de l'herpolhodie 282-288
MÉRAY (Ch.). — Proposition tout à fait élémentaire à substituer au
lemme de Cauchy dans la théorie générale des fonctions i54-i59
Meyer (Fr.). — Rapport sur les progrès de la théorie des invariants
j 87-110
projectifs 218-224
( 246-264
Zeuthen (H. -G.). — liéponse aux remarques de M. Cantor 188-184
FIX I)K LA TABr.K DK LA P R K Alli: UK PAHTIl-: 1)1 TOMI": XIN,.
D
21631 Paris. - Iiiipriuierie GAUTIHER-VILLARS ET FILS, quai des Grands-AuKuslins, 55.
BULLETIN
DES
SCIENCES MATHÉMATIQUES.
A V I S.
Toutes les communicalions doivent être adressées à M. Darbouj:, Membre
de rinstitul, rue Gay-Lussac, 36, Paris.
lUBLlOTIIEOUE \)K L'ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES,
PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DU MINISTÈRE DE LINSTIIUCTION PUBLIQUE.
BULLETIN
DES
SCIENCES MATHÉMATIQUES,
RÉDIGÉ PAU MM. GASTON DARBOUX ET JULES TANNERY,
AVEC LA COLLADOriATIO?* DE
MM. en. ANDllK, BELTRAMI, BOUGAIEFF, BROCARD, BRUNEL,
COURSAT, en. HENRY, G. KŒNIGS, LAISANT, LAMPE, LESPIAULT, S. LIE, MANSION,
A. MARRE, MOLK, POTOCKI, RADAU, RAYET, RAFFY,
S. RIXDI, SAUVAGE, SCROUTE, P. TANNERY, ED. WEYR, ZEUTHEN, ETC.,
Sous la direction de la Commission des Hautes Études.
PllBLIC.VriOX FONDÉE M 1870 PAR MM. G. DAROOIJX ET J. HOÏEL
ET CONTINUÉE DE 1876 A 1886 PAR MM. G. DARBOUX, J. IlOUEL ET J. TANNERY.
DEUXIEME SÉRIE.
TOME XIX. — ANNÉE 1895.
(tome XXIX DE LA COLLECTION.)
SECONDE PARTIE.
PARIS,
GAUTIIIER-VILLARS ET FILS, IMPRIMEURS-LIBRAIRES
DU BUREAU DES LONGITUDES, DE l'ÉCOLE POLYTECHNIQUE,
Quai des Grands-Aiigustins, 55.
1895
J
imillI':tin ^
MES
SCII^i^CES MATHÉMATIQUES.
SECONDE PARTIE.
REVUE DES PUBLICATIONS ACADÉMIQUES
ET PÉRIODIQUES.
ANNALES DK LA SociKTK sciKNTiFioiE DK BRUXELLES. Quatorzième année,
1S89-1890. Paris. Gauliiier-Villars, 1890 (A, première Partie; B, seconde
Partie).
Mansion (P.). — Généralisalion de la formule approximative de
W. Snell el Ozanain. (A, 4^)-
On a, avec une erreur toujours de même sens,
dt Zt
L
Mansion {P.). — Sur le ihéorème fondamental de l'Analjse algé-
brique. (A, 4^^)-
Les démonslralions de ce théorème, qui établissent l'existence d'une racine
et prouvent en même temps que cette racine varie continûment avec les coeffi-
cients, peuvent recevoir une forme purement arithmétique.
D'Ocagne. — Sur la théorie des coordonnées parallèles. (A, 4;-
5o).
Soient P un point, - un plan, OABC un tétraèdre de référence; a Pinter-
section de OA avec le plan PBC, b l'intersection de OB avec le plan PAC,
c l'interserlion de OC avec PAB, a, Ji, y les intersections de - avec OA, OB,
G SECONDE PAirriE.
oc. On peut prendre pour coordonnées de I' i-l - :
(!•)
^ Oa
Au
Ob
Or
(^)
I A a
" =— =r 7=^-'
A Oa
1 Cv
W —L
V Oy
X, [X, V étant trois paramètres constants. On trouve pour condition que P soit,
dans T,
iix -\-vy-^wz-\-\ — o.
Si l'on fait X = OA, [Jl = — OB, v = — OC et si le plan ABC est à l'infini,
a:, jK, z deviennent les coordonnées cartésiennes du point P, m, v, v les coor-
données plûckériennes du plan. Si )v = — -^— - j [j. = — --— , v = — -— ; , et si O
OA OB OC
s'éloigne à l'infini, x^y, z deviennent les coordonnées parallèles du point;
u, V, w les coordonnées parallèles du plan. Le système corrélatif du système
cartésien est donc le système des coordonnées parallèles du plan; le système
pliickérien a pour corrélatif celui des coordonnées parallèles du point.
Gilbert [Pli.). — Stir quelques formules d'un usage généra) dans
la Physique mathématique. (B, 1-28).
Une formule fort simple, due à Ostrogradsky, permet de transformer une
intégrale étendue à tous les éléments d'un volume en une autre étendue aux
éléments de la surface qui enveloppe ce volume, et réciproquement. L'emploi
de cette formule est très utile dans plusieurs questions de Physique mathéma-
tique et de Mécanique.
La formule correspondante, en coordonnées curvilignes orthogonales, obtenue
par M. Gilbert a, par sa généralité, une portée plus grande et, le plus souvent,
elle conduit à des solutions faciles et élégantes. M. Gilbert l'applique, en par-
ticulier, à la résolution en coordonnées curvilignes du problème des tempéra-
tures variables dans un milieu isotrope, à la démonstration du théorème de
Green, à la détermination des équations aux dérivées partielles du mouvement
des fluides et à celle des équations de l'équilibre intérieur et du mouvement
des milieux élastiques, dans le même système de coordonnées.
Plusieurs formules importantes, notamment deux formules employées par
Gauss dans la théorie des phénomènes capillaires pour réduire les intégrales
sextuples à des intégrales quadruples, dérivent également de la formule d'Ostro-
gradsky généralisée par M. Gilbert.
lAL de Salvert, dans le premier Chapitre de son Mémoire sur la recherche la
plus générale d'un système orthogonal triplement isotherme {Annales de la
Société scientifique de Bruxelles, t. XIII, 2* Partie; 1889), a donné directe-
ment, avant JNI. Gilbert, l'équation du mouvement de la chaleur en coordonnées
quelconques.
Gilbert [Pli,). — Sur Fherpolhodie de Poinsot et sur un appareil
de MM. Darboux et Kœnigs. (A, 4^-43; B, 25-34)-
Historique des recherches récentes sur l'hcrpolbodic; démonstration simple
du théorème de MM. Hess et de Sparrc. sur la non-existence de points d'in-
UKVUH DES l'UBLICATIONS. 7
llcMiiii cl (le rchi'ousscinciiL dans ccLlc courljc; (Icsciipi ion d'iin appareil pcr-
meUaiil do dccrirc cette courbe remarqual)lc et d'un aiilic appareil apparenté
aviM' (-(diii-là.
Mdiisio/} (/^). — Sur les postulais cl les axiomes (rj^^uclid*;.
(B, 35-45).
Après los (Irlinilii)iis du F. ivre I des Elenienls cVFucllde, on trouve, dans la
plupart des manuscrits et des éditions de ce Livre célèbre, quinze propositions
ranimées sous deux titres distincts : Postulats et Notions communes ou
axiomes. L'auteur soutiict ces propositions à un cxannen critique au point de
vue do leur aullienticilé. \'oici ses conclusions : i' Les meilleurs manuscrits des
E/c/nen/s contiennent les six postulats et les neuf axiomes; 2° Tout le monde
admet que les (rois premiers postulats (les postulats de construction) sont
dignes d'Iiuclide et peuvent lui être attribués; 3" Il en est de même des trois
autres (/(. Tous les ani;les droits sont égaux; 5. Deux droites se rencontrent
si la somme des angles intérieurs d'un même côté est moindre que deux droits;
6. Deux droites ne peuvent enfermer un espace). Euclide a reconnu pratique-
ment la nécessité de recourir à ces postulats pour le postulat 5, parce qu'il ne
pouvait le démontrer; pour ^ et G, parce qu'il devait éviter la Géométrie sphé-
rique; 4" 'es axiomes i à 9 forment un ensemble logique de propositions toutes
étroitement apparentées les unes aux autres, qu'Euclide n'aura pas voulu sé-
parer les unes des autres.
En résumé, les six postulats et les neuf axiomes peuvent être attribués à
Euclide.
Mansion {P.)- — Analyse des Recherches du P. Saccheri, S. J.,
sur le postulatum d'Eucbde. (A, 43-45, Sg:^ B, 46-59).
Historique des premières recherches sur la Géométrie non euclidienne (Lo-
batchefsky, Bolyai, Gauss, Riemann, De Tilly, Beîtrami). Possibilité de dé-
duire la Géométrie euclidienne de la proposition relative au carré de l'hypoté-
nuse dans un triangle rectangle. Enfin analyse de l'Ouvrage intitulé : Euclides
ab omni nœvo vindicatus, Auctore H. Saccherio, S.-J. Mediolani, MDCCXXXIII,
dont Beîtrami a donné un aperçu dans la séance du 17 mars 1889 de la R. Acca-
demia dei Nuovi Lincei (t. V, i'''' semestre, 44^-448 )• Saccheri a cru démon-
trer le postulatum d'Euclide, mais au fond, ce qu'il a établi avec rigueur, ce
sont les premiers principes delà Géométrie lobatchefskienne et les premières
propriétés de l'équidistance d'une droite, étudiées plus tard par Lamarle,
De Tilly, Frischauf.
De Sahert. — Mémoire sur la recherche la plus générale d'un
système orlhogonal triplemenl isotherme (B, i 2 1-283).
Mansion {P.). — Rapport. (A, 5o-58).
Suite du Mémoire dont les deux premiers Chapitres ont été analysés anté-
rieurement. L'auteur établit d'abord les équations aux dérivées partielles d'un
système triplement orthogonal quelconque, dues à Lamé. Dans l'une de ces
équations entrent six dérivées partielles. L'auteur traite complètement les
SliCONDIi PAKTIH.
cas où deux de ces dérivées sont idciiLiquciiicnt nulles, ce qui correspond
à l'existence d'une famille de surfaces dévcloppables dans le systènne triple-
ment isotherme étudié.
Dans le Chapitre suivant, IM. de Salvert entame la solution générale de la
question, en déterminant, en fonction des coordonnées curvilif^nes, les trois
premiers invariants différentiels relatifs à ces coordonnées. Il fait dépendre
cette détermination de l'intégration d'une équation différentielle du cin-
quième ordre, savoir :
I)
Du Du]
Il effectue cette intégration et conduit la solution jusque, exclusivement, à la
détermination de l'expression des coordonnées rectiligncs, en fonction des
coordonnées curvilignes.
L'exposition de iM. de Salvert est parfois un peu longue, mais, en revanche,
elle est très claire.
De Sparre. — Sur Je pendule de Foucault. (B, 2(S/î-368).
Les résultats de ce Mémoire ont été présentés sous une forme un peu diffé-
rente, le G octobre 1890, à l'Académie des Sciences de Paris, et ont fait l'objet
d'un Rapport de M. Hesal, le i3 avril 1891 {Comptes rendus, CXII, p. 769).
M. Gilbert a aussi analysé la seconde Partie du Mémoire dans le tome XVdes
Annales de la Société scientifique, i" Partie, p. 1-2.
Dans la première Partie, l'auteur étudie le mouvement du pendule de Fou-
cault dans le vide. II faut d'abord observer qu'il est nécessaire de tenir compte,
dans V établissement des équations du pendule de Foucault, des termes en lù^,
carré de la vitesse angulaire de rotation de la Terre, bien que Ton puisse les
négliger dans les résultats. Cela tient à ce que les équations qui déterminent
soit l'angle d'écart 0 du pendule, soit son azimut 9, appartiennent à une caté-
gorie d'intégrales singulières. Il cherche ensuite ces équations du mouvement
en tenant compte des termes en w* et des causes perturbatrices secondaires
(attraction de la Lune, variation de l'attraction terrestre, quand le pendule se
déplace). Enfin, il intègre approximativement ces équations; il prouve que l'on
peut prendre, comme lorsqu'on ne tient pas compte de la rotation de la Terre,
2T étant la durée de la dcmi-oscillalion.
Dans la seconde Partie, l'auteur traite du mouven)cnt du pendule de Foucault
dans l'air. Il s'occupe d'abord du mouvement du pendule ordinaire, avec oscilla-
tions d'amplitude quelconque, en supposant la résistance de l'air proportionnelle
au carré de la vitesse. Il établit l'équation du mouvement, la ramène à une
équation linéaire du premier ordre qu'il intègre, et obtient le temps en fonc-
tion de l'angle du pendule avec la verticale sous forme d'une intégrale assez
compliquée. Il en déduit, avec l'approximation cherchée : 1° l'angle du pen-
dule avec la verticale, au com,niencemcnt d'une oscillation d'ordre donné;
2° la durée d'une oscillation de rang quelconque. Il arrive ainsi à la conséquence
très simple que la résistance de l'air diminue la durée de la première oscilla-
KHVUK DKS l'UlU.ICATlONS.
t iiii) siiii|)l(' «le la (|ikiii( ilr
^'^vVf-
y l'tant un cocfficicnl qui (h'-pcnd de la masse pendulaire, 0^, l'écarL initial.
M. de .S[)arrc aborde ensuite le pr(ddème plus compliqué du pendule de Kou-
eaull. u II considère d'altord le moin niicnl de la piojeclioii du pendule réel
sur le plan (ielif, ([u'il a ajjpelé plan d'oscil/filion, cX fait voir que ce mouve-
ment est donné par le [treinier problème qu'il a résolu. Il étudie ensuite l'in-
flueuce de la résislaïue de lair sur le plan d'oscillation lui-même, dont il faut
déterminer la vitesse moyenne autoui- du pendule,, pendant une oscillation de
rang donn('. Plusieurs causes compliquent le problème : telles sont la diminu-
tion progressive de l'amplitude d'oscillation à chaque va-et-vient du pendule,
l'existence d'intét;rales singulières, dans lesquelles une erreur de l'ordre de m'
dans certains termes produit une erreur de l'ordre de oj dans le résultat, la pré-
sence du tcmi)s comme facteur dans des termes d'abord petits, qui peuvent
ensuite croître considérablement. Cependant, l'auteur, à force de discussions
patientes et en s'aidant de toutes les circonstances favorables, réussit à passer
à travers les difficultés et à prouver (juc la vitesse de rotation du plan d'oscil-
lation, dans l'air, ne diiïére de ce qu'elle serait dans le vide, les circonstances
initiales étant les mêmes, que par des termes de l'ordre de yw, c'est-à-dire
très petits » (Gilbert). Le Mémoire est terminé par quelques applications nu-
mériques.
MATIIESIS, lUÎCUEIL MVTIIÉMATIQLE A l'uSAGE DES ÉCOLES Sl'ÉCIAF^ES ET DES
ÉTABLISSEMENTS d'ixstruction MOYENNE, publié par P. Mû/isiofi et /. Neu-
berg, Gand, Hosle; Paris, Gatithier-Villars, 1890.
Tome X, 1890.
Lucas (Ed.). — Sur quelques questions de signe en Géométrie
analytique. (5-8).
Distinction analytique des deux modes de croisement de deux droites dans
l'espace (droites qui ne sont ni parallèles, ni concurrentes) et autres questions
de signe analogues. Comparez Duhamel, Mécanique, Introduction. Chap. II.
Sej'vais (CL). — Etude géoniétri([ue sur la cissoïde et de la stro-
plioïde (g-i4)-
Résumé original des principales propriétés de ces courbes célèbres.
Carra/a (B.). — Extraction de la racine carrée par la méthode
des deux moyennes. (i5-i()).
10 SECONDE PATITIE.
Catalan {E-)- — Sur le dévcloppcmcnl, on fraction conliniie,
dcy/N. (17).
t
Si
N = a^^Og= a^b^— a.^Oj = . . ., 9.a^ = a^-h b^^, la^^ a^-\- b^^ ...,
on a
pour n = oc. Si a^ est une rétlulLc d'ordre p de la fraction continue égale ù
v/N, «,, «j, «3, . , . en sont les réduites d'ordre 2p, [\p, Hp, . . . , p étant supposé
multiple du nombre des quotients incomplets de la période de la fraction
continue.
Cesdro {E.). — Sur une question de limites. (25-28).
Démonstration de la règle de l'Hospital pour les fonctions de variable
entière, et applications. Voici l'énoncé de cette règle qui devrait s'appeler
plutôt règle de Cesàro : « Si pour n entier croissant indéfiniment, «„ et 6„
tendent vers zéro, on a
,. a„ .. «_ — a..^.
um -r^ = lim
*„ ^„ — ^„^,
pourvu que la seconde limite existe. »
Mansion (P.)- — Grelle ou Brocard. ( 28-80 ).
Crelle a trouvé, en 1816, la propriété fondamentale des points appelés points
de Brocard par M. Neuberg, à qui l'on doit aussi la dénomination de point de
Leînoine pour le point de rencontre des médianes antiparallélcs. CrclIe ayant
abandonné la Géométrie, tandis que ]MM. Lemoinc et Brocard ont considéra-
blement enrichi la Géométrie du triangle, il est juste de maintenir les
deux désignations : points de Brocard, point de Lemoine.
Mandart {H-)- — Sur un groupe de trois paraboles. (3o-33).
Contril)ution à la géométrie du triangle. Chacune des paraboles considérées
est l'enveloppe d'une droite rencontrant, à des distances égales de deux des
sommets d'un triangle, les côtés de ce triangle cjui passent par le troisième
sommet.
Le Paige {€.). — La formule d'Ozanam est due à Snell (3/|-36).
La formule approximative
-, 3 ^
2rt
qui lie les côtés b, c, a = \/b'-+- c^ d'un triangle rectangle à l'angle B opposé
au plus petit côté, ou plutôt la construction correspondante, est due à W. SneM
{Cyclometricus. 1G21). Klle lui est expressément allribuéc par A. Girard
{Table des sinus, i^h.Cy), cl aussi par Huygens {De circuli magnitudine inventa.
UEVUri: DKS publications. i(
i(i.V| ), (|iii indiivc (lue I.i loiiiuilc (loriiic I uii j(»ii is une v;il(;iii' lio|» ixlilc
|io(ir |{.
De L()nLich(n)i/)S [Cl.). — Sur le Lclracdrc orllioccnlriquo. (/Î9-
Le Irlraèdre orl liorcnliiciiic csl celui donl les hauteurs se coupent nn un
point appelé ortlwccntre. L'auteur en rappelle les propriélcs dc'jà connues et
en éludic de nouvelles par l'analyse. Il clierchc la valeur du carré d'une arête,
la plus courte distance de deux arêtes opposées, l'aire d'une face, le volume du
tétraèilre, la sphère conju;;uéo, la sphère circonscrite, les deux sphères des
douze points, etc.
DeKVulf [E.). — Sur les coniques osctilalriccs. (55-58).
ICtude d'une transformation où les points correspondants M, IM' sont sur une
droite passant par un point fixe O et où, de plus, M et IM' forment sur le
rayon commun O.MiM' des ponctuelles projectivcs dont les points doubles se
confondent en O.
Peano (G.). — Les propositions du cinquième livre d'EucIide
réduites en formules. (73-75).
Lucas (Ed.). — Sur les nombres parfaits. (74-76).
Propriétés diverses, parmi lesquelles nous distinguons celle-ci : Tout nombre
parfait pair, autre que 6 et /19G, est terminé par iG, 28, 36, 56 ou 76.
Casey (J-)- — Complément de la théorie des polygones harmo-
niques. (96-1 14)-
Addition à la Géométrie élémentaire récente, publiée dans Mathesis, t. IX;
p. 5-70.
Fiilirmann {IV.). — Sur un nouveau cercle associé à un triangle.
(io5-i 1 1).
Les bissectrices d'un triangle ABC rencontrent le cercle circonscrit en
trois points, dont les symétriques par rapport aux côtés correspondants sont
Aj, B,, Cj. La circonférence passant par A,, B^, C, a de nombreuses propriétés
étudiées par M. Fùhrmann,
Bergmans (C). — Théorèmes sur la parabole, (i iG-i 17).
Lucas (Ed.). — Critérium pour la formule de Paoli. (129-132).
Catalan (E.). — Remarques sur une Note de M. Lucas. (197-
•99)-
i5t SIÎCONDIi: l\\HTIK.
Cdldliin (/i".). — Sur l'analyse indéL(Mnilncc du premier dcigré.
(:^'.>>o-2'^.:>,, •x\\-'?.\\\^ 2'j^)-'A'j()).
M. Catalan simplifie cl complèlc un procédé nouveau indiqué i)ar Lucas,
pour trouver le nombre exact des soluli(»ns non néj^atives de l'équation indé-
terminée nx H- by = c.
Se/'vais (CL). — Sur la révcrsibililé de la Iransformalion linéaire.
(i3:>.-i/>7).
Démonstration simple plus complète que celle que l'auteur a donnée dans
A/at/icsis, t. IX, p. 267-268, 1889; t. VII, p. 90-91, 1887.
Cesâro {/^.). — Sur la développanle de la ehaîneLLe. (i38).
'l'outc développante de chaînette rencontre, sous un angle constant, une
infinité de circonférences égales ayant leurs centres sur une droite.
Peano {G.). — Sur l'inLerversion des dérivations partielles. (i53-
i54).
Démonstration du théorème suivant : « Si /^ .(,r, j)') existe aux environs de
x=zx^, y=y^ et est continue pour x — x^, y — y^ al s\ f {x, y^) existe
aux environs de x — x^, alors /"^f,r„, y^) existe aussi et l'on a
1^'autcur part de
fly ( ^0 + ^h ro + A- ) = /^'^. (^„, yo ) + a,
relation qu'il intègre par rapport à h, de o à h; la relation nouvelle obtenue
est intégrée ensuite de o à A. On divise par A% on cherche la limite des résultats
obtenus pour A- = o; ensuite, on divise le nouveau résultat par h, et l'on fait
h = o. On peut aussi partir de la double inégalité
/n et M étant des constantes.
Denys (A.). — Sur l'ennéagone régulier. (i():>-i ()4).
Cesâro {E.). — Sur l'emploi des coordonnées barjcenlriques.
Dans cet article remarquable, IM. Cesâro emploie simultanément les coor-
données cartésiennes et les coordonnées barycenlriques. Un point M, mobile
dans un plan, est regardé comme le barycentrc de trois masses variables appli-
quées aux sommets d'un triangle fondamental. L'auteur rapporte la figure aux
axes de la conique d'inertie du triangle considéré. L'emploi simultané de ces
deux genres de coordonnées lui permet de trouver d'une manière naturelle un
HKVUK DKS PUHI.ICATIONS. i3
j^r.md iioiiilnf (le I liinrcriics ;mricii> on imuNCiiiix icl.ilils ,i la (iéomclric fin
lri;mj;l('. Il Linl si^iialoi' en j)arl iciilifi-, c.omiiK; rime des (•(ms(':(Hiciir(îs de ccllr
(•ludi' la siiivanlr : « I.rs ('IimiumiIs i\[\c l'on a piis l'Iiahiludc dr. notnrner rcmar-
t/i/(i/>/cs uc sdiil pas tels par (Mix-mrnics, mais l)i(Mi par les iclalions (ju'ils (tril
rnirc eux. On peni a|)pli(|ncr lonic profjosilion, relalivo aux liaisons d'nn
syslènic (iuelron(|no d'élcnicnls, à lonl autre systrine dont, les éléineuls pr(';-
sciitcnt les inrnics liaisons ». Les avantages de la iiK'tliodr de M. Cesàro pro-
viennenl de la liheilé <|U(; l'on a de d(''()Iacer l'orif^irie et d'orienler les axes avce,
une rerlaine latilndc dans le plan. Il faiil observer loul(;fois (juc relie libellé
n'existe pas en CéonK'trie inlinilt-siinale, où l'on eni[)loic les coordonnées
inlrinsè(|Mes o el s.
(ic/in {/^')' — Siirfiicc cl volume du tore, (iç^o-kjj).
Del lie {A.). — A pt-opos d'im proldènic! sur le billard circulaire.
(2I7-2I()).
Solution, par les formes projcclivcs, du problème suivant : Quelle route doit
suivre une bille, sur un billard circulaire, pour revenir au point de départ,
après deux réllexions successives. Hibliof;rapliie de la question.
Mansioii (P.). — Paradoxe, (2'>►'^-•>t!>>/|)•
On peut inscrire, dans un cylindre droit à base circulaire, un polyèdre à
facettes indélinimenl décroissantes dont l'aire ait telle limite que l'on veut, ou
n'ait pas de limite [D'après Peano, Salla definizione delV area d'una super-
ficie (/?. Accadeniia dei Auovi Lincei, (4)? VI, A, p. ^i^\-5~) et Schwarz,
{G. Mathematische Abandlungen, II, p. 3o8-3io, 369-870)].
Laisant (A.). — Sur la Iransformalion par ravons vecteurs réci-
proques. (:2 24-''i'^)o).
Propriétés générales de la transformation délinie par la relation symétrique
F(r, /•, ) = o, entre les rayons vecteurs /• = OM, f\=: OM^ de deux points M,
iM,, de deux courbes correspondantes, O, M et M, étant en ligne droite. Cas où
I I
/• + r, = 2 a, !
a I- r\ a'
Lucas [Ed.). — Sur les diflérents systèmes de numération. (24-3-
Kxlrait de la Théorie des tionibres de laiiteur.
Poulain (A.). — Sur quelques séries de points remarquables dans
le triangle. ( 246-20 1).
Points dont les coordonnées barycenlri(|ues sont [)roportionnelles aux mèmc-
puissances des sinus, ou cosinus, ou tangentes des angli'< du triangle, ou de leur-
dilVt'i'cnccs, cic.
li SECONDK PAirnii.
Lac de Bosredon ( V.). — Délcrmlnalion des foyers, des direc-
trices et des axes dans les coniques, d'après la conception de
Pliickcr. (265-275).
Heclierche des foyers en les regardant comme les points d'où l'on peut mener
il la conique deux tangentes ayant ±: v^ — i pour coefficients de direction. La
directrice est la polaire du foyer; les axes, les droites joignant les foyers deux
à deux. L'article est élémentaire.
Notes mathématiques ^ bibliographie, questions résolues, ques-
tions proposées, questions d'examen, rectifications (passim).
Table des matières. (280-288).
Supplément.
Vlgarlé {E ,). — Esquisse historique sur la marche du dévelop-
pement de la Géométrie du triangle. (25 pages).
Extrait du Congrès de Paris de l'Association française pour l'avancement des
Sciences (1889). Cette Notice très soignée, où l'on rend pleine justice aux
géomètres qui se sont occupés de Géométrie récente avant ]\LM. Lemoine,
Brocard et Neuberg (Crelle, Nagel, Grèbe, etc.), est suivie: 1° d'une bibliogra-
phie contenant les travaux omis dans la Notice publiée par M. Lemoine en
i885; 2° d'une liste des travaux publiés sur la Géométrie récente depuis i885.
Géométrie élémentaire récente, par J. Casey, professeur à l'Uni-
versité catholique d'Irlande; traduit de l'anglais par Fr. Fa-
l[sse; avec une préface deM. J. ISeuberg. Gand, Hoste; Paris,
Gaiithier-Villars et fds, 1890. (80 p. gr. in-S"" avec 33 figures
dans le texte).
Ce petit volume contient la traduction du Chapitre supplémentaire de
A Sequel to Euclid de Casey (traduction (|ui a été publiée dans Mathesis en
1S89) avec un appendice inédit (qui a paru dans Mathesis aussi en 1890). Voici le
titre des Chapitres de cet opuscule qui contient, sous une forme condensée, les
principaux résultats de la Géométrie récente dans le plan.
1. l^oints isogonaux, isotomiques; antiparallèles, symédianes. 2, Deux figures
directement semblables. 3. Cercles de Lemoine, de Tuckcr et de Taylor. 4-5. Trois
figures semblables. Cercle de Brocard. Cercle des neuf points. 6 et 8. Polygones
liarnjoniques. 7. Figures associées. L'Ouvrage contient d'innombrables exercices.
La préface signale les principaux promoteurs de la Géométrie récente, Neuberg
excepté.
MKVlll<: mis ITinJCATIONS. i5
ACr.V iMATlIlvMATICA
Tomo \IV; 1890-91
Juvl. — Sur f|uol(jiics figures fondamentales de la Géoméirie
projeclivc.
I. Conformcmcnl ;mx idées de v. Slaudt {Géométrie cler Lage), M. .lucl
(Miei'clio do ([uelle naliiro est l'ensemble ( cliainc à deux dimensions) des fioinls
(]ui eorrespondenl aux points réels d'un [)lan par une projection imaginaire.
I! trouve que les droites réelles de ces points sont les bitangcntes d'une sur-
face réglée réelle de troisième classe.
Quatre points quelconques d'un plan imaginaire peuvent être transformés
simultanément en quatre points réels. Il faut pour cela, en général, deux pro-
jections; il en faut trois, si l'on exige que les centres de projection soient réels.
On peut aussi considérer les projections de points imaginaires conjugués. On
est ainsi conduit à la conception de chaînes « orthogonales », telles que cha-
cune d'elles donne par projection des points imaginaires conjugués deux à
deux, quand l'autre donne des points réels.
II. Aux projections d'un plan sur lui-même s'opposent les symmétralités,
qui sont, au fond, des projections suivies de la transformation de chaque point
en son conjugué.
M. JucI cherche quels sont, dans une projection ou une symmétralité, les
éléments réels qui se transforment en éléments réels et les chaînes qui se con-
servent.
Une projection imaginaire peut-elle être transformée linéairement en une
réelle? Cela ne se peut pas ou se peut d'une double infinité de façons essen-
tiellement distinctes, c'est-à-dire ne dérivant pas l'une de l'autre par une pro-
jection réelle.
Bascilke (JV.). — Sur l'intégration des équations différentielles
du premier ordre où ne figure pas la variable indépendante.
iJriot et Bouquet ont déterminé les conditions nécessaires et suffisantes pour
que l'équation difïérentielle algébrique
du\
^•) -^("'^0^'
ait son intégrale uniforme. On peut arriver au même résultat par une méthode
fondée, comme celle de INI. Hermite, sur la considération du genre.
I. En même temps que la fonction uniforme w vérifiant l'équation (i), intro-
duisons une seconde fonction uniforme t^ liée à la première par une relation
algébrique
(a) F(«, V) = o.
La fonction v sera aussi liée à sa dérivée algébriquement. Moyennant une
i6
SliCONDK PAini K.
transfonnalion linéaire, on pcnt toujours supposer : i" (pie ré(|uaLion {?.)
contient des tcrnnes du plus haut degré en v; 2° (|ue le point infini sur l'axe
des V est quelconque au point de vue des tangentes menées par ce point à la
courbe (2); 3" ((ue v, considéré connme fonction de u, est uniforme sur la sur-
face de Riernann correspondante à l'équation (i). Dès lors, l'étude des points
singuliers montre que le genre de la courbe (2) est plus petit que 2. Le pro-
blème primitif peut d'ailleurs être considéré comme un cas particulier de
... , . . du
celui-n, en prenant pour v la tonction -— •
Cl ^
II. Réciproquement, si l'équation (2) est de genre plus petit que 2, elle peut
être vérifiée par des fonctions uniformes d'un même paramètre, telles que
chacune d'elles soit liée algébriquement à sa dérivée. Pour le démontrer, con-
sidérons une relation de la forme
(3)
p{x)
où gix), /i{x), p{x) sont des polj-nomes et R(^) un polynôme du qua-
trième degré au plus. Étant donnée sur le plan de u une surface de Riemann
à ni feuillets et 2 m points de ramification, on peut toujours trouver une
fonction x de u définie par une équation de la forme (3) et uniforme sur cette
surface.
Dès lors, étant donnée l'équation (2) dont le genre est supposé égal à i, la
surface de Riemann correspondante jouissant des propriétés demandées, la
fonction x peut être formée et v sera rationnel en x et ^\\{x), d'où l'on lire
la conclusion annoncée.
III. Les considérations précédentes permettent d'obtenir les conditions d'uni-
formité sous une forme difi'érente de celle que donnent Briot et Rouquet. L'au-
teur démontre directement l'équivalence des deux résultats, puis il étudie
spécialement certaines équations à intégrales uniformes.
Aowales/x'i (S.). — Sur une propriété du s^'slènie (.l'équalions
clifTérenlielles qui définit la rotation d'un corps solide autour
d'un point fixe.
L'intégrale générale ne peut pas être donnée par des fondions uniformes du
temps sans autres points singuliers que dos pô!( s, du moins si les trois mo-
ments principaux d'inertie sont distincts.
Si, en effet, dans cette hypothèse, on cherche à développer en séries les fonc-
tions inconnues, le pôle étant t — o, les premiers coefficients sont complète-
ment déterminés et le déterminant des équations qui donnent les coefficients
suivants ne s'annule pas pour cinq valeurs de l'indice; d'où résulte qu'on ne
peut obtenir par cette voie une solution contenant cinq constantes arbitraires.
Quand deux moments principaux sont égaux, on ne trouve d'intégrale gé-
nérale uniforme que dans les cas connus (y compris, bien entendu, le cas nou-
veau signalé précédemment par INI'"* Fvowalewski ).
CasoiaLi (/^'.). — iMesuie de la courbure des surfaces suivant
l'idée commune. Ses rapports avec les mesures de courbure
gaussicnne et moyenne.
UEVUF DKS PUIU.ICATIONS. ,7
Ci'S (l(Mi\ (Icinirrcs |)rrsotiliMil cIimciiik; l'inconvc'-iiiciil de pouvoir s'iitiimlci-
s.ins (|ii(" l;i surface cesse d'èlre couri)!' au point considéré.
Il n'en csl pas de mt'^ni(> de l'expression C = - ( — + rrr;)» laquelle ne peut
s'aiimiler que pour II = 11'— 00, de sorle qu'une siirfiice pour hujuejle C serait
nul en tous les [)oints serait nécessairement un plan.
Géoniélri([uenieul, cette expression peut être définie ainsi : faisons tourner
autour du point consiih'-ré O un fil OP, de longueur constante très petite <7,et f|ui
reste tendu sur la surface. Sur ce même fil, prenons une longueur 00 égale à
l'angle (|ue fait la normale en P avec la normale en O. La quantité C n'est
autre que la limite du rapport de l'aire décrite par OQ à l'aire décrite par OP.
ScJicffers (G.). — Détermination d'une classe de groupes de
transformation de contact dans l'espace à trois dimensions.
La recherche de tous les groupes de transformations de contact dans l'espace
à trois dimensions paraissant assez compliquée, IM. Scheffers s'est proposé de
déterminer ceux de ces groupes qui conservent une famille d'équations aux
dérivées partielles (en excluant ceux de ces groupes qui sont réductibles,
c'est-à-dire peuvent se ramener à des groupes purement ponctuels). On peut
toujours supposer que cette famille soit composée de plans parallèles x^ — const.
Le problème revient alors au problème plan, car, parmi les transformations
infinitésimales du groupe, on peut admettre que trois au plus (désignées par la
notation C-/; i = i, 2, 3) contiennent un terme en -—-- Les autres (appelées
A./) forment un groupe plan. Or, il n'existe que trois types de pareils groupes,
lesquels ont respectivement 6, 7 et 10 paramètres. Aux deux premiers types
correspondent, dans le problème actuel, deux nouveaux types dépourvus de
transformations C^. et six types comprenant des C^. Enfin, le groupe plan à
10 paramètres donne quatre nouveaux types. Les groupes trouvés sont d'ailleurs
irréductibles (au sens indiqué plus haut) et véritablement distincts les uns
des autres.
Kirchhoff (G.). — Preuve de l'existence d'un potentiel qui admet
des valeurs données sur la limite de l'espace considéré, dans le
cas où cette limite n'est pas une surface partout convexe.
Il s'agit, au fond, de la méthode de C. Neumann pour la résolution du pro-
blème de Dirichlet, méthode que KirchhofT avait trouvée de son côté et dont
l'exposition est simplifiée sur certains points.
Sylvester (/.)• — Solution funiculaire du « problème de l'ai-
guille » de Buffon dans sa forme la plus générale.
Dans le problème de l'aiguille tel qu'il fut posé originairement par BufTon,
on donne une série de parallèles équidistantes ainsi qu'une aiguille de lon-
gueur inférieure à la distance de deux parallèles consécutives, et l'on cherche
la probabilité pour que l'aiguille, projetée au hasard sur le plan des parallèles,
rencontre une de ces droites. La solution se généralise au cas où l'aiguille est
Bull, des Sciences mathém., 2" série, t. XIX. (Février 1895.) R.i
i8 SECONDE PAIITIE.
remplacée par une figure plane quelconque cl conduit au llicorcme de Barbier :
« La probabilité chercliéc est donnée par le quotient de la longueur d'un fil
tendu autour de la (igure (autrement dit du périmètre de celle-ci, si elle est
convexe) par la circonférence inscrite à deux parallèles consécutives. »
Considérons maintenant « + i figures planes invariablement liées les unes
aux autres (le cas de deux figures a été étudié par Czubcr) et prenons la pro-
babilité cherchée pour i quelconque de ces figures, probabilité qui peut être
prise conjonctivement ou disjonctivement. Soient /;, la somme des probabilités
conjonctives, ts- la somme des probabilités disjonctives pour toutes les com-
binaisons i à i de nos n -f- 1 figures. On a les relations
i — \
(2) /^n+,= 2] ^-^)"''^"
qui, dans chaque cas de figure, permettent d'obtenir des formules de récurrence
donnant les probabilités cherchées.
Pour trois ligures, onze cas sont à distinguer. Dans le problème relatif à
deux aiguilles, figurées par des segments de droites formant un système inva-
riable, les trois cas généraux sont : A. Les deux lignes se coupent; B. Les pro-
longements des deux lignes se coupent; C. L'une des lignes coupe le prolon-
gement de l'autre.
Schrœter (JJ-)- — Sur les huit points d'Intersection de trois sur-
faces du second ordre.
M. Schrœter rapproche la proposition de Buchheim : « Dans un octogone
inscrit à une cubique ou à une biquadratique gauche, si, par chaque série de
trois sommets consécutifs, on mène un plan, les intersections des plans opposés
sont quatre génératrices d'un même hyperboloïde », de la conclusion analogue
obtenue par M. Zeuthen relativement à un système de huit points associés et
donne une démonstration commune aux deux théorèmes.
Hurwitz (A.). — Sur les séries de puissances entièrement
convergentes à coefficients rationnels avec des zéros prescrits à
l'avance.
« On peut remplacer un développement de Taylor quelconque par un déve-
loppement à coefficients rationnels sans changer les zéros (en appelant nombre
rationnel le quotient de deux entiers réels ou imaginaires). Si le développe-
ment primitif est réel, on peut s'arranger pour que le nouveau développement
le soit aussi. »
Car le développement du logarithme de la fonction peut toujours être trans-
formé en un développement rationnel par l'addition d'une série convergente
dans tout le plan.
En particulier, « tout nombre est racine (et racine unique) d'une équation
dont le premier membre est à coefficients rationnels. »
REVUR DRS PUBLICATIONS. 19
mihcrt (/>.) cl I/iUivi/z (//•)• — ^"^' '^^ équations de Dioplianle
(rospècc nulle.
Soit
rô(|u;ili()ii d'une courbe de genre o et de degré n ù eoefficicnls rnlionncls.
M. Nolhcr a indi(iué, au tome XXIII des Math. Annalen, une rnéLliode qui
perniel déformer par des opérations rationnelles les adjointes de la courl)e(i).
Kn utilisant les premiers membres de trois de ces adjointes j)our opérer une
transformation birationnclle, on fait correspondre à la courbe donnée une autre
d'onlrc n — 2. Continuant ainsi, on arrive à une droite ou à une conique sui-
vant que n est ou non impair.
Dans le premier cas, il y a toujours une infinité de solutions rationnelles
auxquelles correspondent des solutions rationnelles de l'équation proposée. A
ces dernières peuvent venir s'ajouter d'autres en nombre fini, correspondant à des
points singuliers.
Si l'on arrive à une conique, on peut écrire cette dernière (à l'aide d'opéra-
tions rationnelles) sous la forme
a^x\ -t- a^x\-\- a^x\ = 0,
et l'on voit par des opérations arithmétiques connues si cette équation admet
ou non des solutions rationnelles. S'il n'y en a aucune, l'équation proposée
n'admet tout au plus que des solutions singulières en nombre fini. Sinon, on
est ramené au premier cas.
PJiraginén {E .). — Remarques sur la théorie de la représentation
conforme.
M. Phragmén élucide plusieurs points de cette théorie :
1° Une fonction u harmonique d'un côté d'une droite et qui s'annule sur
cette droite est continuable au delà. La démonstration de Harnaek est rem-
placée par une autre plus rigoureuse et très élémentaire;
2° On peut appliquer la théorie de la représentation conforme à la démons-
tration de l'existence des fonctions fuchsiennes et kleinéennes;
3° La démonstration de Schliifli relative à la possibilité de la représentation
d'un polygone sur un demi-plan est mise à l'abri de toute objection.
Brioschi (F.). — Les invariants des équations diflérentielles
linéaires.
Une équation linéaire d'ordre n a n — 2 invariants fondamentaux. La partie
linéaire de ces invariants se calcule aisément. Le calcul de la partie non linéaire
se simplifie par comparaison avec un type spécial d'équations dont les intégrales
peuvent s'exprimer par des formes binaires à coefficients constants de deux argu-
ments ^,, Ej, solutions d'une équation du deuxième ordre. Une équation du
,^ième oi'dre appartient à cette classe si tous ses invariants fondamentaux sont
20 SECONDK PARTIE.
nuls. Si les invariants de rang impair sont seuls nuls, l'équation est identique
à son adjointe.
M. Brioschi étudie ensuite le problème posé par Ilalplien : « Rechercher si
les intégrales d'une équation d'ordre n vérifient une relation homogène
d'ordre m », pour les cas suivants : n = Z, m = 3; n = [\^ m = "2 (cas traités
par Halphen); « = 3, m = 4; /i = 5, m = 2.
Berger (A.). — Recherches sur les nombres et les fonctions de
Bernoulli.
I. Les fonctions de Bernoulli cp(^,/w) (où z est la variable, m un entier)
sont définies sans ambiguïté par les conditions
^" {z, ni-\-i) = ^' {z, m) (m^o),
^{z, o) = o
cp(o, m) = o (m ^o),
9(1, i) = 1
cp (i, m) = 0 ( m ^ 2 ).
Quant aux nombres de Bernoulli B(m), ils sont donnés par
B{ni) = 9' (0, m -h i).
On déduit aisément de ces définitions les propriétés des fonctions bernoul-
liennes relatives à la sommation des puissances semblables des nombres entiers
e"" — [
consécutifs et leur rôle dans le développement de la fonction suivant les
^^ e" — I
puissances croissantes de v. Le développement en série trigonométrique des
fonctions bernoulliennes fournit d'ailleurs l'expression des nombres B comme
sommes des puissances réciproques des nombres entiers.
IL On peut former des suites analogues à la suite des nombres et des fonctions
de Bernoulli, mais où figure un entier A assujetti seulement à la condition
d'être ce que M. Kronecker appelle un discriminant fondamental. On arrive
ainsi, en particulier, aux conclusions suivantes :
L'expression
:JA V (-\ --
Â-=i
où A est positif et [ -r ) représente le symbole de Legendre généralisé, est ra-
tionnelle. Il en est de même de l'expression
et de la suivante :
k^"-
y/- A y /A'
1
{1-Ki)'" A^\k
k = l
pour X rationnel, s étant le signe de A.
Le Mémoire se termine par une bibliographie de In question.
UKVUK DKS PUHMCATIONS. 7i
l'cln'hych('(J' {P.). — Sur doux lliôorùmcs relatifs aux probabi-
lités.
IM. 'rrhcbychclV a détrioiitrc {.louriidl de Liouville, 2" série, L. XII) tiii
ihcorèine (|ui corilicnl comme cas parliculior le llicorèmc de [Urnoulli. Cer-
tains résultais i\w\ servent à la démonstration de ce tliéorèmc conduisent à la
conclusion suivante :
K Si les espérances mathématiques des quantités
sont toutes nulles, et si les espérances mathématiques de toutes leurs puis-
sances ne dépassent pas une limite finie quelconque, la probabilité que la
somme d'un nombre n de ces quantités, divisée par la racine carrée de la double
somme des espérances mathématiques de leurs carrés, sera comprise entre
deux limites quelconques t et t' se réduit à
sJtz J t
lorsque le nombre n devient infini. »
Hensel (A.). — Sur la représentation du déterminant d'un
système composé de deux autres systèmes.
« Etant donnés deux déterminants
d'ordre m, n respectivement, en multipliant chaque élément du premier par
chaque élément du second, on forme un tableau carré de i^mny éléments dont
le déterminant est égal à A"B'". »
Démonstration par la résolution d'équations linéaires.
Hacks (/.). — Sur le nombre de classes des formes quadratiques
proprement primitives qui appartiennent à un déterminant né-
gatif D = — g, où q est un nombre premier de la forme ^ii -\-?>.
Ce nombre de classes peut se mettre sous plusieurs formes, parmi lesquelles
[{x) désignent le plus grand entier contenu dans x'\
7-3
ou encore
où R est la somme des résidus quadratiques de q, R' la somme des non-
22 SECONDE PARTIE.
résidus. Dans le cas où q est de la forme 8/1-1-7, ^^" "^
H = <7f/, U'=ryp,
où p et p' sont respectivement les nombres des résidus inférieurs et supérieurs
à -• Si <7 a la forme 8/1 + 3, il faut écrire
2
2R'— H =^p, 2R — R'= 7p'.
Hacks («/•). — Quelques applicalions de la fonction (^).
On peut exprimer à l'aide de ce symbole (lequel est pris avec le même sens
que dans l'article précédent) le nombre des entiers inférieurs à ni-\-i et qui ne
sont divisibles par aucun carré. Si W^{m) désigne ce nombre, les propriétés
du symbole {x) donnent la relation
p = l
et des relations analogues pour les différents symboles W^{m).
Horn (/.). — Essai sur l'extension de la théorie de Fuchs des
équations différentielles linéaires aux équations linéaires aux
dérivées partielles.
Il s'agit des systèmes complets de trois équations linéaires du second ordre
à deux variables indépendantes.
Quels sont les types de pareils systèmes ayant leurs intégrales régulières?
M. Horn en trouve deux et en tire les conclusions correspondantes pour les
systèmes d'équations aux difTérenticlles totales.
Hertz {H.). — Sur les équations fondamentales de l'électrodjna-
mique pour les corps en mouvement.
Ce Mémoire sert de complément à un précédent travail ( Wiedemann's
Annalen, p. 877; 1890) relatif aux phénomènes électromagnétiques dans les
corps en repos. Comme dans celui-ci, on introduit les composantes L, M, N;
X, Y, Z des forces magnétiques et électriques, ainsi que les composantes J^,
OÏL, (Db; c\", '^,%', u, V, w des polarisations magnétiques et électriques et du
courant électrique, liées aux premières par des équations linéaires dont les
coefficients caractérisent les propriétés du milieu. Mais, cette fois, on est en
outre obligé de tenir compte de la vitesse du milieu au point considéré, vitesse
dont les composantes sont a, p, y. On admet (hypothèse d'ailleurs très arbi-
traire) que cette vitesse est aussi celle de l'éther au même point, moyennant
quoi on peut écrire entre les variables précédemment définies des équations
difTérentielles qui, bien entendu, diffèrent des équations précédemment obtenues
par des termes contenant a, [3, y et leurs dérivées. La forme de ces équations
ne suppose rien sur la fixité ou le mouvement des axes de coordonnées, de
sorte que les phénomènes électromagnétiques ne dépendent que du mouvement
UFVUE DKS PUBLICATIONS. 23
relatif (les milieux ca préscDec. De plus, les diverses causes agissantes ne
peuvent donner de vitesse relative à rélcclricité vraie, c'est-à-dire à la quantité
f\Tt\Ox Oy Oz )
On déduit de ces formules les équations de l'induction dans les circuits fer-
més. Une élude spéciale est faite de la variation [)roduite au contact de
deux sul)slanc(>s dilVérenles. Puis vient le calcul des forces pondéromotriccs
qui résullont d'un élal él<'(tromaf;néli(|U(: et électrodynamique déterminé.
On arrive ainsi à des résultats didéronts des formules connues, mais dont la
vérilicalion cxpérimenlalc serait difficile, car les termes sur les(|uels portent
les divergences n'entreraient en jeu que dans les cas où les phénomènes élec-
triques produiraient des déformations appréciables.
Hadamard.
MATHEMATISGHE ANNALEN, publiées par F. Klein, W. Dyck et A. Mayer.
Tome XXXV; 1890 (i).
Harnack (A.). — Contribution à la théorie de l'intégrale de
Cauclij. (1-18).
Ce Mémoire a été publié en i885, dans les Berichte der k. Sachs. Ges. cl.
Wiss. Si la fonction a+ iv d'une variable complexes a sur le contour limitant
une région plane à connexion simple ou multiple des valeurs fournies par l'ex-
pression U -H iV, l'intégrale de Cauchy
—r- I dz.
prise le long du contour limite décrit dans le sens positif, fournit la valeur de
la fonction en tout point z =^ x -\- iy = pe'"- intérieur à la région considérée.
L'auteur étudie les relations qui existent entre les fonctions U et Y. Il monlre
ensuite comment on peut former une fonction u satisfaisant dans une région
donnée à la relation
ô- u ô- u
1- -T — ■ = 0,
dx' ôy^
et possédant sur le contour limite des valeurs données par l'expression U,
lorsque U admet une fonction conjuguée V satisfaisant aux conditions déter-
minées précédemment. Il examine, en terminant, le cas oi!i le contour limite est
convexe, cas dans lequel la convergence des développements obtenus s'établit
immédiatement.
Harnack (A.), — Démonstration de l'existence dans la théorie
du potentiel sur le plan et dans l'espace. (ig-4o).
(') Voir Bulletin, tome précédent.
24
SECONDE PART
Ce Mémoire a été publié en 1886, clans les BericJite der k. Sachs. Ces. cl.
Wiss. L'aiilcur, ayant en vue la démonstralion de l'existence d'une fonction
luirnionique ou potentielle, c'est-à-dire d'une fonction satisfaisant à l'équation
^"11 = 0,
dans une région déterminée et ayant, sur le contour limite de cette région, des
valeurs données, considère tout d'abord le problème dans le plan en ayant
soin de donner à sa démonstration une forme qui puisse être étendue au cas de
trois ou de plus de trois variables. Ce travail constitue un développement in-
téressant des travaux de Cbristoffel {A/inali cli Matetn., t. I^) et de Schwarz
(/. de d'elle, t. LXX); il a d'ailleurs été publié par l'auteur à la suite du
travail sur l'intégrale de Cauchj-, cité plus baut, où la question se présentait
naturellement; il se rattacbe directement au programme connu de Schwarz
{Prog. der eidgen. polytechn. Schule, 1869-1870).
Harnack (A.). — Sur la représentation d'une fonction quel-
conque par les fonctions de Fourier-Bessel. (41-62).
Ce Mémoire a été publié en 1887, dans les Berichte de?' k. Sachs. Ges. d.
Wiss. En s'appuyant sur les travaux de Cauchy, de Sturm et de Liouville,
Hankel, dans son Mémoire sur quelques applications du calcul des résidus
de Cauchy {J. de Crelle, t. LXXXIX) et dans son Traité des fonctions sphé-
riques (L II, p. 216) est arrivé à énoncer le problème de la représentation dans
un intervalle fini d'une fonction réelle quelconque par des séries infinies sous
la forme suivante :
<( Une fonction f{x) peut être représentée par une série de la forme
[
f{x) Q{\,x)g{x) dx
2;e(X,^) ^
X / [Ç){\x)Yg{x)dx
où % prend toutes les valeurs fournies parles racines d'une équation transcen-
dante cî(X) 3= o, toutes ces racines étant simples et réelles, dans le cas où les
cinq conditions suivantes sont satisfaites, »
1° Pour toute valeur réelle de a, l'intégrale complexe
/
(^ — a)nj(x;)
dz.
prise le long d'une circonférence de rayon infini est nulle. Alors, on a le déve-
loppement
e(a, 3;) _ Y (■)()>. 3;)
îD ( a ) ~ ^ (a — À ) cj' ( À ) '
h
c'est-à-dire que la fonction 0(a, .r) est développable en une série infinie, au
nioyen des fonctions 0()i, x).
■i.° Cette série doit être uniforménicnl convergente.
UIÎVUK DES PUBLICATIONS. i5
3" Il r.iiil piiiivoir (l(''l('i-iniiH'i- une l'oiiclioii ,i,'(x) Icllc <|uc
/ ^■i{'k,x) (r){iJ.,a:) ff{x)du;
«^0
oL cf;aIo à zrro lorsque X cl \j. sont deux liicincs distincles (1(; rcfjiiation
n(X) = o cl que, pour X = [x, celle inlégrale est différente de zéro.
4° L'intégrale
/
X
i-){ot.^ x) g{x) Cfi{x) dx
0
ne peut être nulle pour toutes les valeurs réelles, quelles qu'elles soient, que
l'on altrihue à a, sans que la l'onction ^{x) soit nulle, du moins en général,
c'cst-à-tlire (|ue, dans tout intervalle, si petit qu'il soit, il csL nécessaire ({ue la
valeur moyenne de ^ soit zéro. Si ^{x) est continue, sa valeur est la con-
stante zéro.
b° La série écrite comme développement de f{x) doit être uniformément
convergente.
Heine a appliqué cette proposition au développement d'une fonction en
série de fonctions trigonométriques et de fonctions cylindriques de première
espèce du second et du troisième ordre, mais il n'a pas examiné si la cinquième
condition était remplie. L'auteur se propose ici de combler cette lacune en
suivant une marche analogue à celle employée par Liouville dans ses deux
Mémoires Sur le développement des fonctions ou parties de fonctions en
séries dont les divers ternies sont assujettis à satisfaire à une même équa-
tion différentielle du second ordre, contenant un paramètre variable {J. de
Liouville, p. iG et p. 4^8 ).
Von Gall. — Les sjzjgants irréductibles d'une forme binaire du
sixième ordre qui relativement aux coefficients sont de degré
supérieur au neuvième. (63-8 1).
Dans le tome VII de VAmerican Journal of Mathematics, Hammond a
donné les syzygants irréductibles de la forme binaire «^ qui contiennent les
coefficients jusqu'au neuvième degré. Stéphanos, dans le tome XGVI des Comptes
rendus, montra comment, à l'aide de théorèmes généraux connus relatifs aux
formes gauches, on peut former un nombre illimité de syzygants relativement
simples, dès que l'on a exprimé au moyen des formes fondamentales les pre-
mières et les secondes transvections des formes paires. Stéphanos a donné en-
suite toute une série de résultats dont quelques-uns étaient d'ailleurs connus
déjà et a montré comment on pouvait parvenir à des syzygants fondamentaux
plus complexes. L'auteur, en appliquant et en étendant la méthode et les pro-
cédés de Stéphanos, en passant directement des relations simples à celles d'un
ordre plus élevé et en appliquant le procédé d'AronhoId, l'opération ô, a réussi
à déterminer dans le grand nombre de syzygants que l'on obtient, ceux qui
sont irréductibles.
Les résultats donnés par Sylvester, dans le tome IV de VAmerican Journal,
doivent en certains points être corrigés. Le travail contient tous les résultats et
les procédés de calcul lorsqu'ils diffèrent de <eux de Stéphanos.
26 SECONDE PARTIE.
End (W .\ — Recherches algéhriques sur les surfaces ayant une
courbe en commun. (82-90).
Ce Mémoire est un rcsunic de la clisscrLalion inaugurale de l'auteur (T'm-
bingue, 1887). L'auleur s'est proposé d'étendre les théorèmes de Bézout, de
Jacobi et de Clebscli aux fonctions de trois variables ffui s'annulent pour un
nombre /inl de système de valeurs des variables en même temps que pour un
système infini de valeurs, ou, en s'exprimant géométriquement au cas de trois
surfaces (|ui ont une courbe en commun. La généralisation se fait facilement
en partant de certains résultats dus à INutber et relatifs aux courbes gauches
(^Abh. cl. Berl. Akad. d. Wiss., 1882).
Stàckel (Paul). — Une propriété caractéristique des surfaces
dont l'élément linéaire ds est donné par la formule
(91-104).
Les surfaces qui admettent un élément linéaire de la forme indiquée ont été
d'abord étudiées par Liouville [ Sur quelques cas particuliers où les équations
du mouvement d'un point peuvent s'intégrer {Journal de Liouville, t. XI
et XII)] et ont fait depuis, comme on le sait, l'objet de nombreux travaux. On
sait que le mouvement d'un point sur une surface d'élément linéaire donné
revient, lorsqu'il existe une fonction des forces n(<7,, q^), à la détermination
d'une solution complète d'une équation aux dérivées partielles de Ilamilton.
L'auteur se demande ici quelles sont les équations de Ilamilton qui se pré-
sentent ainsi et qui se prêtent à la séparation des variables. Il montre que les
surfaces de Liouville ont la propriété caractéristique que pour un choix con-
venable de la fonction des forces, l'équation de Ilamilton répondant à l'élément
linéaire de ces surfaces, se prête toujours à la séparation des variables, il existe
toujours des transformations de la forme
qui transforment cette équation en lui donnant la forme
qui répond précisément à une surface de Liouville dont l'élément linéaire est
fourni
ds'=[y.[p^) + 'k {p, )] ( dp] + dp: ).
Kôpcke (Alfred). — Complément au Mémoire intitulé : Sur une
fonction continue à oscillations dans tout intervalle et
admettant partout une dérivée (MatJi. Ann., t. XXXIV).
(104-109).
Les résultats donnés dans le Mémoire indiqué étaient justes, mais une partie
du raisonnement doit être modifiée.
HRVUH niiS PUBLICATIONS. ^7
Pelerscn [JiiKns). — Sur \(\ nombre fini du syslème de formels
d'une loiiMc rondanieiilale hinaire. (i lo-i \'.>.).
IlilltcMia (IriMoiilrr dans le loiuc. WMIF, p. '.>'.>.3, des Matliematische Annalcn,
que le système d'invarianls d'une forme fondamctiLale linéaire était fini et
Caylcy, dans le tome \\\IV, a simplifié la démonsiralion et appliqué ses rai-
sonnements au système de covariants. La démonstration de Cayley contient une
erreur que sii^nale l'auteur ; il montre comment on peut modifier la démonstra-
tion de Ililbert et rap|)li(Hior aux demi-invariants.
Werner {flermann). — Détermination des y^lus grands sous-
groupes appartenant au groupe projectif qui laisse invariable
une équation du second degré à n variables, (i i3-i6o).
Un faisceau de transformations
Xi = f-{x^,...,x,/,a^,...,a^), {i = i, ...,n),
relatif aux variables ^,, ..., x^ constitue, d'après Lie, un groupe fini continu
de transformations, lorsque deux transformations du faisceau, efTectuées suc-
cessivement, conduisent à une transformation appartenant au faisceau. Les
quantités a^, ..., a^ sont les paramétres du groupe et un groupe présentant r
paramètres essentiels est appelé groupe à /• termes.
Une transformation est infinitésimale lorsqu'elle est de la forme
xi=Xi-{-^^{x^, ...,xj ôt, (i = 1, ...,n),
où Bt est une quantité infiniment petite. Cette transformation appliquée à une
fonction / donne
f{x\,...,x;,)=/{x,,...,xj+(^l,^]ôt,
et l'on pose
1
comme symbole de la transformation infinitésimale.
Des substitutions infinitésimales en nombre /•
àf
""'f^l^'-Â (=' = ■'•••''•)
sont dites indépendantes, quand il est impossible de déterminer r constantes
c,, ..., c^ en sorte que l'expression
c,X,/-i-...-+-c,X3/
soit identiquement nulle.
Lorsque les transformations d'un groupe à /• termes peuvent être arrangées
par couples de transformations inverses, le groupe contient la transformation
identique et /• transformations infinitésimales indépendantes. Les transforma-
28 SECONDE PARTIE.
lions finies résultent de la répétition faite un nonnbre infini de fois de trans-
formations infinitésimales. Si X,/, ..,, X^/ sont des transformations infini-
tésimales indépendantes d'un groupe à /-termes, on a entre les expressions X/
des relations de la forme
//
ôx.
7=1 ' .y = 1
(X,, XJ = X,[X,(/)] - XJX..(/)] = 2! [X.(^;v) - X.(M] £ =- 2] ^.- ^'Z'
où les quantités c-^, sont des constantes numériques.
Inversement, si l'on a entre /• transformations infinitésimales X,/, ..., X^/
les relations précédentes, les fonctions X/ engendrent un groupe de transfor-
mations à /• termes fini et continu.
Si deux groupes à /■ termes X,/, . . ., X^/ et Y,/, . . ., Y^/ correspondent à
un même système de constantes c-.^,, on dit que les deux groupes sont égale-
ment composés ou qu'ils sont hoioédriques et isomorphes.
Deux sous-groupes à m termes d'un groupe à r termes sont congrus lorsque
l'on peut les transformer l'un dans l'autre par une transformation du groupe
à r termes. Si une équation <^{x^, ,..,a7„) = o admet une transformation infi-
nitésimale
-f = I.^S:
àf
« = i
on a Xcp = o seulement lorsque cp = o.
Lie a montré l'importance des sous-groupes d'ordre le plus élevé et a déter-
miné ces sous-groupes pour le groupe projectif général à n variables.
L'auteur s'occupe ici de la construction des plus grands sous-groupes pour
le groupe projectif à n variables qui laisse invariable une équation du second
degré à déterminant différent de zéro. Le résultat de ces recherches est con-
tenu dans le théorème suivant :
« Le groupe projectif continu relatif à un espace du second degré à détermi-
nant difierent de zéro détaché dans l'espace à n dimensions ne possède, si /i = 4
r • .1 1 , " ( " — I )
ou SI n > 5, aucun sous-groupe continu possédant plus de h- i para-
mètres. Tout sous-groupe supérieur est caractérisé par ce fait qu'il laisse in-
variable un point déterminé de Fj. Il n'y a que dans le cas de }i = 4 et de n = 7,
qu'existe un second type de sous-groupes supérieurs qui sont caractérisés par
le fait que, pour eux existe un espace plan d'ordre supérieur de F^ qui reste
invariable ».
Pour /i = 3 et /i = 7, il existe des sous-groupes possédant un paramètre de
plus et ces sous-groupes sont caractérisés encore par le fait que pour eux un
espace plan d'ordre supérieur de F^ reste invariable.
Schur [Friedrich). — Nouvel exposé de la théorie des groupes
finis de transformations. (161 -197).
Exposé très simple et très net de la théorie de Lie dans ses parties fonda-
mentales. Lie a reproché à l'auteur d'avoir parfois altéré sa manière de voir;
nous croyons que l'étude de ce travail peut cependant être faite avec fruit; les
théorèmes s'y détachent et leur ensemble conslilue un tout des plus homo-
gènes.
lUîVUIi: DKS PUBLICATIONS. 29
Pmrkhardt {Heinricli). — Fondcmcnls d'une lliéoric générale
des fonctions liyperelliplirjues du premier ordre (d'après les
leçons de F. i\leiii). (i()S-'>,()()).
Dans les hérons faites ;\ rilnivcrsiLc de floLtinj^cn pendant le scnricstrc d'hiver
1S87-S8, V. Klein s'était proposé d'étendre aux ("onclions liyperelliptiques du
premier ordre une série de considérations qui se sont montrées des plus utiles
dans la théorie des fonctions cllipti(|ucs. C'est cet ensemble de recherches que
i'aulcur expose, a|)rès avoir, comme nous l'indique INT. V. Klein dans une Note,
mis en ordre, revu et disposé pour la publication les leçons de son maître.
Une introduction conticn( tout d'abord une série de notions empruntées à la
théorie dos intégrales, puis vient une classification des fonctions hyperellip-
tiqucs, en tout point analogue à celle qui se présente dans l'étude des fonctions
elliptiques (division en échelons). L'auteur passe ensuite à l'application des
principes développés précédemment à des problèmes plus spéciaux, en particu-
lier, à la question de la division et de la transformation. L'exposé des points
de vue généraux, des propriétés fondamentales et de la méthode proprement
dite a surtout été mis en lumière. Le développement des particularités est ré-
servé pour des Mémoires ultérieurs qui trouveront ainsi dans ces fondements
une base solide.
Les fonctions thêta n'ont pas ici été introduites. La théorie des fonctions
hyperelliptiques, pour être faite d'une façon complète, nécessiterait peut-être
l'introduction de ces fonctions, mais on rencontre alors des difficultés sérieuses
et si l'auteur avait voulu les surmonter il aurait dû donner à son travail un
caractère tout différent de celui qu'il voulait lui conserver.
PringsJieim [Alfred). — Théorie générale de la divergence et
de la convergence des séries à termes positifs. (29^-394).
C'est à Cauchy {Analyse algébrique, 182 1) que l'on doit les premiers crité-
riums de divergence ou de convergence des séries infinies à termes positifs. Ces
critériums, tout aussi bien que ceux qui sont plus précis et qui ont été plus
tard formulés par Raabe, Duhamel, de Morgan, Bertrand, Bonnet et Plucker
ne peuvent être considérés que comme des critériums spéciaux; ils reposent
tous, en efl'et, simplement sur la comparaison du /i'^™* terme de la série avec
le terme d'une série particulière à'', n^, /^(log/i)^, C'est Kummer qui a le
premier établi des critériums de caractère général permettant de déterminer
la façon dont se comporte la série 'La^ à l'aide de certaines relations entre le
terme a„ de la série et une certaine fonction positive ^{x) soumise à des con-
ditions des plus restreintes. Dini {Annali deW Univers. Tosc, t. IX, 1867) est
parvenu à généraliser le principal critérium de Kummer et aussi à établir
d'autres types de critériums généraux, comprenant comme cas particuliers les
critériums spéciaux cités précédemment. Paul du Bois Reymond a retrouvé les
principaux résultats de Dini [Neue Théorie der Convergenz und Divergenz
von Reihen mit positiven Gleidern {Journal de Crelle, t. LXXVI, p. Gi, iS-yS,
et Comptes rendus, 2* semestre, p. 941, 1888)] et a essayé de donner une vé-
ritable théorie mathématique de l'étude de la convergence et de la divergence.
Les recherches de Du Bois Reymond contiennent quelques erreurs; d'autre part,
l'auteur estime que ses travaux laissent au point de vue de la méthode quelque
chose à désirer, les résultats pouvant être obtenus d'une façon plus simple et
3o SliCONDR PAUTIK.
plus logique; il csl arrivé (rnulrc part à des llicorcmos plus précis et plus nels
où les critériums de convergence cl de divergence se ra[)prochent davantage et
qu'il expose ici lout au long. Le Mémoire contient une séri(i de renseignements
bibliographiques des plus utiles et une discussion serrée des difTérenles propo-
sitions aux(|u('!l('s sont arrivés les auteurs (jui ont traité de la convergence et
de la divergence des séries. Nous ne pouvons analyser un tel travail : nous
devons y renvoyer tous ceux qu'intéresse l'étude de la convergence et de la di-
vergence des séries.
StaJil, ( IVlUielm). — Sur une représentation nouvelle dti résul-
tant de deux formes du même ordre. (395-4oo).
Bézout a montré comment on peut représenter le résultant de deux formes
linéaires d'ordre ii par un déterminant à n* éléments. L'auteur montre comment
on peut mettre ce résultant sous la forme d'un déterminant à {n — i)' éléments
seulement. Il considère d'abord pour plus de simplicité deux formes du qua-
trième ordre, il montre quelle est la nature des éléments qui apparaissent dans
le déterminant d'ordre 3 auquel il arrive alors; puis il étend immédiatement
ses résultats au cas général.
Vries {Jean de). — Sur une espèce de configurations régulières.
(401-422).
Kantor a montré {Sitzb. d. Wiener Akad... t. LXX) que p «y-gones complets
dont les sommets sont situés sur q droites issues d'un point constituent une
configuration spéciale possédant des propriétés remarquables. Jung {Ann. di
Mateni.^ t. XII^) a été conduit par des considérations statiques à attribuer aux
points et aux droites de cette configuration des symboles qui mettaient nette-
ment en évidence la régularité de la configuration et permettaient en outre de
la décomposer en configurations plus simples et de môme nature. L'auteur
donne dans ce Mémoire la démonstration de l'existence de ces configurations et
applique la notation de Jung à des décompositions nouvelles analogues à celles
qu'il a déjà rencontrées dans les configurations polyédrales {Math. Ann.^
t. XXXIV, p. 227).
Killing [TVilhelm). — Extension de la notion d'invariant des
groupes des transformations. (423-432).
Étant donné un groupe, toute fonction entre les coordonnées d'un ou de plu-
sieurs points d'un espace à 11 dimensions qui n'est altérée par aucune
transformation du groupe peut, d'une façon générale, être appelée un inva-
riant. Avec cette définition, tout groupe possède des invariants.
Signalons, en particulier, l'application que fait l'auteur de ses résultats
(p. 430) aux géométries Euclidiennes et non Euclidiennes. Les conclusions de
deTilly, qui veut fonder la théorie de l'espace sur la notion de distance, ne ré-
sultent pas nécessairement de cette notion et les raisonnements de de Tilly
contiennent implicitement un appel à l'évidence.
WiltJieiss [Ed.). — Une opération d'espèce particulière qui
fournit des covariants. (433-45o).
IIRVUR DFS PURLICATIONS. 3i
Oiiolcpios rciuarqiios sur les cciualions aux th-rivces i)arlicllcs (lui se pré-
scnlcnl dans la lli(W)rio dos fonctions thùla hypcrclliptiqucs ont conduit l'auteur
à considérer une ()|)('ra( ion pari ieulièri; dt'duile eouuiie il suit de |V)p(-ration o
de Aronliolil.
On appli(iue le procédé de Aronliold, relatif à uni- fonction contenant les va-
riables \\, c^ à un covariaut où les variables sont «,, itj, puis, l'opération une
fois elVeclnée, on égale les deux couples de variables v,, v.^ et u^, u^.
L'auteur représente par 5 cette opération, et il montre qu'il existe des
opérations 6 qui, appli(|uées à une série de covarianls, fournissent des cova-
t'=: Il
riants de ménne nature et que, \n)\\v obtenir tous les covariants, il suffit d'avoir
recours à un nombre restreint de formes et non i)as à toutes les formes du
système complet.
Le Mémoire ne contient qu'une première Partie relative aux covariants d'une
forme du sixième ordre.
llligcns {E')' — Stir la définition des nombres irrationnels.
Bertini [E .). — Sur un théorème de Netto. (4>j6)-
L'auteur montre comment on peut déduire d'un théorème qu'il a donné dans
le tome XXXIV (p. 44?) des Math. Anii. un théorème dû à Netto {Acta mat.,
t. VII, p. ici) relatif aux intersections des courbes.
Weber {H.). — Paul du Bois-Reymond.
Paul du Bois-Reymond, né à Berlin le 2 décembre i83i, mort à Fribourg
le 7 avril 1889, est bien connu par ses recherches sur les équations aux dérivées
partielles, sur la série de Fourier et sur la théorie des fonctions.
IL Weber donne une Notice nécrologique qui est suivie de la liste des publi-
cations de P. du Bois-Beymond. Celte liste contient quelques Mémoires d'His-
toire naturelle (du Bois-Reymond devait d'abord être médecin) et une série
de publications mathématiques.
PocJiJiammer {L.). — Sur une intégrale à double circuit. (47O"
494)-
L'auteur considère l'intégrale ff{u) du prise le long d'une ligne qui tourne
autour de deux points de ramification/? et q et est décrite comme il suit :
La courbe part d'un point c ordinaire, tourne autour du point q dans le
sens positif, puis autour du point />> dans le même sens, ensuite et dans la direc-
tion négative autour du point q et dans la même direction, autour du point/?.
A un tel chemin correspond une intégrale à double circuit {mit doppelteni
Umlauf). Les fonctions /(u) considérées peuvent être mises sous la forme
f{u) = {ii-pr'^{u-qy-^'^{u),
où 'j est une fonction univoque de u dans le voisinage des points p et q. Si
l'intégrale / /( w ) c/«, lorsqu elle a un sens, satisfait à une équation diflé-
3-2 SECONDE PARTIE.
rentielle liiiéaiic homogène, l'inlégralc considtTc ici peut (Hrc subslituéc à
r'I
l'intégrale / f{u)du dans les cas où cette intégrale n'a plus de sens, par
suite de la façon dont se comporte la fonction f{u) dans le voisinage des
points des discontinuités u = p et u = q. Il est alors possible de remédier à
certains défauts que présente presque toujours l'emploi des intégrales définies
pour la représentation de la solution des équations difTérentielIes linéaires.
L'auteur examine aussi le cas d'une fonction
une portion du contour comprenant le point p et l'autre toutes les singularités
de la fonction F(w), ce contour étant d'ailleurs encore décrit comme dans le
cas précédent.
L'auteur applique ses résultats à l'équation différentielle de la série hyper-
géométrique où les intégrales à double circuit permettent de donner une solu-
tion générale; les intégrales définies employées d'ordinaire ne peuvent être
appliquées dans le cas où il y aurait divergence, mais elles sont remplacées
par des intégrales à double circuit ayant toujours un sens déterminé.
Pochhaminer {L.). — Sur la ihéorie des intégrales eiilériennes.
(495-526).
L'emploi des intégrales à double circuit étudiées dans le Mémoire précédent
est ici appliquée aux intégrales eulériennes. En ce qui concerne les intégrales
de première espèce, que l'auteur représente par le symbole E(«, b), où
l'auteur considère l'intégrale
(è^{a,b)= ji— uY-'{u—i)''-'du,
où il s'agit d'une intégrale à double circuit relativement aux deux points o et i
et la relation entre les deux fonctions est donnée par la formule
05''' {a, b) — — \ sin-rt b\n~bE{a,b).
Relativement à la fonction T{a), l'auteur est conduit à considérer l'intégrale
r(a) = / e''^"-' du,
où l'intégrale est prise le long d'une ligne partant de — qc venant jusque dans
le voisinage du point o, qui tourne autour du point o et s'éloigne à l'infini
dans la direction négative de l'axe réel. La relation entre les fonctions F (a) et
r(rt) est donnée par la formule
r (a) = 21 sinT: aT {a).
L'auteur applique de nouveau les résultais qu'il obtient à la série hyper-
géométrique.
in:vur: diîs piiiiMCATiONS. 33
Sc/i('i/iflics (yi.)- — Sui' mic classe spéciale de cfonfignralion
Iracéc sm* les roiiibcs iioiinalcs elliplicjucs du //""'•■ ordre. (-^^-7-
Dans les Gotlinger Nachriclitcn, l'aulcur a montré l'cxislcncc sur les courbes
<hi troisième ordre de configuralions «i, formées de cycles de polygones alterna-
livemenl inscrits et circonscrits. Il y a de telles configurations en nombre in-
lii)i sur les courbes du troisième ordre. Si l'on exprime les coordonnées de la
courbe générale C, en fonctions elliptiques d'un paramètre u et en sorte que
îf = o corresponde ù un point d'inflexion, les points de la configuration ont,
en général, des arguments qui sont avec une quelconque des périodes j)riini-
lives de la courbe dans un rapport rationnel.
Il y avait encore à examiner ce qui se passe dans le cas d'exception. C'est ce
que fait ici l'auteur. De plus, il généralise ses conclusions qui peuvent être
étendues aux courbes normales elliptiques du /i'*™^ ordre, c'est-à-dire aux
courbes tracées dans l'espace à /t — i dimensions et dont les coordonnées homo-
gènes x^, X,, . . ., ^„_, sont données par les formules
px^= \U <i(u — a-),
avec les conditions
p^„_,= Nn a (« — /?,.),
Sa = Zb,..= Zn.
La détermination des arguments répondant aux points des configurations qui
se présentent alors est fournie par des équations linéaires. En général, le déter-
minant de ces équations est difTérent de zéro. S'il est égal à zéro, on est dans le
cas d'exception. Alors encore existent des configurations que l'auteur déter-
mine. Ces recherches sont en relation avec les études de Kantor et de J. de Vries
sur les configurations.
Scheeffer [Ludwig). — Théorie des maxima d'une fonction de
deux variables. (041-576).
Ce Mémoire a été publié en 1886, dans les Berichte der k. Sachs. G. de?' W.,
par A. Mayer, d'après les manuscrits laissés par l'auteur. Les résultats inté-
ressants qu'il contient ont conduit la rédaction des Matheniatische Annalen
à la reproduire ici.
Krausse {Martin). — Sur le développement des fonctions
doublement périodiques de troisième espèce en séries trigono-
métriques. (Quatrième Mémoire.) (377-587).
Dans trois autres Mémoires parus dans les tomes XXX, XXXIl et XXXIIÏ
des Matheniatische Annalen, l'auteur a montré que la question du développe-
ment en séries trigonométriques des fonctions elliptiques de troisième espèce
se ramène à l'expression sous cette même forme des fonctions
.^„(/np-h ma, m-) ^^ ■^^{v — a)
^^{v,-.) ?:.{v — b)^.^{oiv,ni-)
Bull, des Sciences mat/ieni., 2" série, t. XIX. (Février i8(}.').)
3^ SliCONDlî: 1»AUTIR.
Hclalivciricnt à la jncniirre forme le proltièinc a été résolu de diiïérenle.s
façons; l'aiileiir s'oeciipe ici des fondions de; la seeondc forme et parvient à les
développer, soiL indiieclemenl par rinlroduelion de fondions dues à Appcll,
soit directement et ii retrouve alors des résultats dus en [)arlie à Appell.
Korhine {A.). — Sur les Cartes géographiques. (588-6o4).
Honnet {Journal de Lioiiville, t. XVII, 1852) a montré que, si l'on veut re-
présenter une sphère sur le plan en imposant la condition générale que le rap-
port de deux régions correspondantes soit constant et la condition })articulière
que les méridiens et les parallèles sur la Carte soient perpendiculaires entre
eux, on est conduit à la considération d'une équation aux dérivées partielles
du second ordre.
L'intégration de cette équation n'a pas été donnée. L'auteur en reprend ici
l'étude après l'avoir mise sous la forme
/• t
1 =0.
Tome XXVI, 1890.
Klein {F.). — Sur la théorie des fonctions abéliennes. (i-83).
Dans le tome XXXII des Mathematische Annalen, l'auteur a présenté un
résumé de ses recherches sur les fonctions hyperelliptiques d'un nombre quel-
conque de variables ; il a depuis exposé dans ses leçons la théorie des fonctions
abéliennes et il est parvenu à donner, en ce qui concerne ces fonctions et en
partant de l'étude de la forme algébrique qui sert à les déterminer, une défi-
nition des fonctions thêta et un résumé de leurs propriétés en tout point ana-
logue à ce qui a été fait pour les fonctions hyperelliptiques. Aucune difficulté
ne s'est présentée dans les questions où les modules de la forme algébrique
considérée étaient supposés donnés ; mais, si l'on considère les modules comme
variables, il a été nécessaire de limiter la question au cas de p = Z. De là ré-
sulte la division du présent Mémoire en deux Parties. Dans la première, il
s'agit des fonctions abéliennes générales; dans la seconde on n'examine que le
cas de /? = 3. Les principaux résultats contenus dans ce Travail d'ensemble
ont été publiés déjà par l'auteur, en particulier dans les Gottinger Aachri-
cliten : Sur les covariants irrationnels (Mars 1888) et Sur la théorie des
fonctions abéliennes, I et II (Mars et Mai 1889), dans les Comptes rendus :
Formes principales sur les surfaces de Biemann (Janvier 1889); Des fonc-
tions thêta sur la surface générale de Riemann (Février 1889) et dans une
Note des Proc. of the London Math. Soc. de Février 1889.
Nous ne pouvons songer à donner ici une idée de l'ensemble des résultats
condensés par l'auteur dans ces quatre-vingts pages. Tous ceux qui ont quelque
idée des travaux de M. Klein, tous ceux qui connaissent la manière toute par-
ticulière avec laquelle il sait rendre simples et presque évidents les faits ma-
thématiques les plus complexes au premier abord sont heureux de voir se
poursuivre ces publications où l'auteur se dépasse à chaque pas et sait toujours
trouver du nouveau.
Ul'VlIb: mis PIIUIJCATIONS. 3)
P()chfi(un!)irr {!..). — Sur riWjiialion (lifîcrcnliclK; Iiii(';iii<; du
second oi'drt; à (M)cfli(;icnls liii(';iircs. (S'|-()()).
L'c(Iiiation cliircrcnliellc linéaire (rivulcr {Instituliones Calculi integralis,
t. Il, î:^ 1()3G), inisr sous forme normale
d'y , .(Iv
a deux inléi,'rales Condamentales (|ui peuvent èlre mises, en général, sons la
lorme
\ / r;" •■///'■• (i — uY'i "--^ du
\\ (a, p — a ) y^,
el
]<. ( a — p -,- 1 , 1 — a ) J^
où E(a,6) représente l'intégrale enlérienne de première espèce [dont le sym-
bole est pris d'ordinaire sous la forme B(a, ô)]. Mais, pour que les deux inté-
grales aient un sens, il faut que les parties réelles de a et de p — a soient
comprises entre o et r. Spitzer, dans ses Études sur les équations différen-
tielles linéaires, a déjà montré comment on pouvait ramener le cas général au
cas où les conditions énoncées précédemment sont satisfaites; les calculs sont
longs et pénibles.
L'auteur applique à la question précédente une méthode semblable à celle
qu'il a proposée dans le tome précédent des Mathematische Annalen (p. 47''
et 495), en particulier pour l'équation diiïcrentielle du second ordre de la série
hypergéométrique. Dans sa méthode, les deux intégrales fondamentales se
présentent au même titre et sont mises sous forme d'intégrales définies prises
le long d'une courbe partant de — oo, entourant les points o et ,27 et revenant
à — X.
Wolffing [Ernst), — Sur les covariants hessiens d'une fonction
entière et rationnelle de formes ternaires. (100-120).
Brill {Math. Ann., t. XIII, p. lyS) a montré que le covariant hessien d'une
forme ternaire peut être obtenu en ordonnant cette forme suivant les puis-
sances des variables servant à établir l'homogénéité et en exprimant le hessien
à l'aide des transvections des formes binaires qui se présentent alors comme
coefficients. Cette méthode a été utile dans plusieurs cas, par exemple dans
l'étude des singularités des courbes. L'auteur a été conduit à se poser alors le
problème général suivant : « Si l'on se donne une forme ternaire composée
rationnellement avec des formes ternaires, par exemple un produit de deux ou
de plusieurs formes, quelle est la nature de la hessienne correspondante?
Cette hessienne est en tout cas un covariant simultané des formes données et
il y a lieu alors de l'exprimer en fonction des invariants et des covariants
contenus dans le système complet des formes fondamentales. La solution du
problème général peut être donnée même pour des formes d'ordre supérieur
dont le système complet n'est pas connu; elle est contenue dans quatre for-
mules fondamentales établies dans le § l du Mémoire. L'auteur examine ensuite
36 SECONDE PARTI K.
quelques cas particuliers cL complèlc alors la solution pour pouvoir en faire
(les applications nombreuses et importantes exposées sous forme géométrique.
Il retrouve au milieu de propositions nouvelles renoncé de propositions dues
en partie à Salrnon, en partie à Clehsch-Lindcmann. Il étudie en terminant
certaines singularités des courbes relativement auxquelles la liessiennc se com-
porte d'une façon anormale, par exemple dans le cas où la courbe considérée
présente deux branches tangentes entre elles, les courbures des deux branches
étant égales et de sens contraires, dans le cas où il y a un point d'ondulation,
ou trois branches tangentes entre elles, ou encore deux points de rcbroussc-
mcnt ayant la même tangente.
Eherhard ( F.). — Un théorème de topologie. (i2i-i33).
Steiner s'est occupé {Journal de Crelle, t. I) de la détermination du
nombre des régions que déterminent dans le plan ou dans l'espace un nombre
déterminé de lignes ou de circonférences, de plans ou de sphères. La question
a été reprise depuis par Roberts dans les Proceed. of the London Math. Soc,
t. XIX. L'auteur examine le cas d'un espace d'un nombre quelconque de
dimensions. Il retrouve, en particulier, une proposition relative aux polyèdres
tracés dans l'espace à n dimensions qui a déjà été donnée par Stringham
{American J. of Math., t. III : Figures régulières dans l'espace à n dimen-
sions)', par Biermann {Berichte d. Wiener Ak. d. W., t. XC : Sur les corps
réguliers de dimensions supérieures); par Hoppe {Grunert's Arc, t. LXVII)
et par Schlcgel {Nova Acta Leop. Car. Acad. d. Naturf., t. XLIV). (Depuis
encore cette proposition a été retrouvée par Poincaré). Le théorème qui
constitue une généralisation du théorème d'Euler est énoncé de la manière
suivante : « Dans un polyèdre situé dans l'espace à p dimensions déterminé
par des espaces linéaires, le nombre des régions limites de dimension impaire
diminué du nombre des régions limites de dimension paire est égal à o ou
à 2 suivant que p est pair ou impair». Il est peut être préférable de donner à
la proposition une forme applicable au cas où p est quelconque et où n'appa-
raît pas, suivant l'expression de Listing, un 2 mystérieux. En désignant par E^
le nombre des régions limites de dimension /•, on a la relation
^^C-i^E,-!,
pourvu que l'on pose E = i. Il n'y a plus alors à distinguer entre le cas de
p pair et de p impair. »
IViltheiss {Ed.). — Une opération d'espèce particulière qui
fournit des covariants. (i34-i53).
Seconde Partie du Mémoire commencé dans le volume précédent. L'auteur
applique ici le procédé déduit du procédé 6 de Aronhold et qu'il désigne
par à la formation des covariants simultanés de deux formes cubiques.
u = V
Il avait été conduit à cette opération par l'étude des équations aux dérivées
partielles qui se rencontrent dans la théorie des fonctions thêta à deux va-
RKVUK DES PUBLICATIONS. 3;
rial)lcs. II munlrc coiiuucnL le dévcloppcinciil. en série des foncUons llicLa
paires ù deux variables se ramène h un calcul des plus simples.
Sfroh (/>'.). — R<'m;u'(|nc sur le Mciiiolrc de von (jall rclaLil" aux.
syzji^nnts ("oiulaniciiLaiix de deux formes binaires l)i([uadrali(]ues
sinuiltanées. (i54-i5G).
Ilanuuond avait énoncé la proposition que tout syzygant fondamental irré-
ductible doit contenir une combinaison binaire des formes fondamentales. Dans
le tome \\\IV (p. 332) des Mathemalisclie Annalen, von Gall avait donné
un exemple qui paraissait en contradiction avec ce théorème, mais il n'était
pas démontré que la méthode de von Gall fournissait tous les syzygants et on
pouvait croire qu'une autre méthode donnerait relativement aux formes du
quatrième ordre des syzygants répondant à l'énoncé de Ilammond. L'auteur
montre que cela est impossible : il n'existe aucun syzygant fondamental con-
tenant le terme D-. Le théorème de Hammond n'est donc pas général.
Peano (G.). — Sur une courbe qui remplit toute une aire plane.
(i5--i6()).
Dans cette Note, l'auteur détermine deux fonctions a; et y, uniformes et con-
tinues d'une variable réelle t, qui, lorsque t varie de o à i, prennent tous les
couples de valeurs satisfaisant aux inégalités o^o^^i et oSyS-i.
Killing [Willielm). — La composition des groupes de transfor-
mation finis et continus. (Quatrième Partie. Fin), (i 61-189).
Suite des Mémoires publiés dans le même journal (t. XXXI, p. 252-290;
t. XXXIII, p. j-48; t. XXXIV, p. 57-122).
Mascilke (^Heinricli). — Sur une configuration remarquable de
droites dans l'espace. (igo-2i5).
On peut définir une droite de Tespace par six paramètres p entre lesquels
existe une relation homogène du second degré ou encore, comme l'a fait Klein
{Matli. Ann., t. XXVIII, p. 20G), par des coordonnées surabondantes x^^, ...,
x^ en nombre égal à 7 satisfaisant aux équations
2^.=: o, SxJ = o.
La condition nécessaire et suffisante pour que deux droites x' . x" se ren-
contrent est donnée par l'expression
T. ' "
11X^X^=0.
On peut toujours ramener une équation linéaire homogène entre les 7 coor-
données X,
Va.:c,.= 0,
à être telle (juc la somme Sa^ soit nulle; on appelle -aj l'invariant du co
m-
38 secOxNdiî: PAirriK.
picxc et Sa. p. l'invariant simultané de deux complexes dont les équations sont
supposées mises sous forme normale.
Une droite définie par les coordonnées a?,,, . . ., x^ fournit, si l'on cfTectue sur
ces coordonnées une p(;rmulation (juelcon<iue, un nombre total de droites égal
à 7! On obtient une conliguration particulière contenant un bien moins grand
nombre de droites en supposant que deux triplais de trois coordonnées des
droites soient respectivement égaux. Les valeurs des coordonnées sont alors
3, )., >., )., [X, IX, ix,
où >v et ;x sont racines de l'équation
Z'-h Z -ir ■! = 0
et le nombre des droites se réduit alors à
3!"l! = '^''
C'est la configuration constituée par l'ensemble de ces droites qu'étudie l'au-
teur : rencontre des droites entre elles, points de rencontre, plans fondamen-
taux, combinaisons de droites, de points et de plans définis par la configura-
tion, etc.
Study {E.). — Stir les points d'intersection des courbes algé-
briques. (216-229).
Olivier a donné dans le Journal de Crelle (t. 70, p. i5G, et t. 71, p. i) une
série de théorèmes sur les courbes algébriques qui sont des cas particuliers de
la proposition générale suivante :
Si, sur une courbe algébrique G" d'ordre n, on considère quatre groupes de
points rt, b, y, 0 tels que a cl b sont résiduels relativement à y et ô, en sorte
que les points des couples (a, y), (a, S), {b, y), {b, 8) constituent chacun un
système complet de points d'intersection de C" relativement avec C, C'",
C"'i, Cl, les groupes de points c/, c, j3, a suivant lesquels se rencontrent en
dehors des points déjà considérés les courbes C^ et C'"i, G"' et C'i, G' et G'",
G^ et G'"i sont situés sur une courbe G"i dont l'ordre est déterminé par les
relations
/ + /,= /?« + /?/, = n -h /?,.
Ce théorème n'est pas nouveau. Il est contenu dans les recherches de Brill
et Nôther (Math. Anii., t. XII, p. 278). C'est ce que montre ici l'auteur. Il
donne ensuite des applications telles que celles d'Olivier.
Brill (A.). — Sur les courbes rationnelles et les surfaces réglées.
(230-238).
Ce Mémoire a été publié d'abord dans les Sitzb. der k. bayr. Akad. d. W.,
i885. Si n— 2 est divisible par 3, à toute courbe gauche rationnelle C„ d'ordre n
correspond une courbe gauche déterminée de classe p — — — iIn» '"' cor-
UFVUR DI'IS PUULICA FIONS. 39
rcspoiul nniv()(|iioiH(nil, on soiLo <iiic cliacuii de ses plans ilDsculuLion passe par
le point (lo C„ (|ui lui est conjugué. Si n — i ou bien n est divisible par 3, il y
a un système siniplcinont infini dans le premier cas, doublement infini dans
\c second de eourbcs gauches de classe égale respectivement à — - et à — qui
O ô
jouissent de la nième propriété. La courbe gauche générale rationnelle d'ordre n
peut élre engendrée par l'intersection de plans correspondant h trois courbes
rationnelles entre les(iuelles existe une correspondance univoque et qui sont
, , n , . n — '.'. /? H- I , . /? — I n — 2
(le classe — ou bien — ,: et — - — ou bien — - — et — ^ —
Le nombre des constantes distinctes contenues dans la surface gauche ra-
tionnelle d'ordre n est égal à (\n -h i, etc.
Killing (IVilhelm). — Détermination des plus grands sous-
grouges des groupes de transformation finis. (289-254).
Lie a remarqué depuis longtemps que la détermination de tous les sous-
groupes ne dépend que de la composition du groupe et que, par suite, la con-
naissance des quantités c,^p suffit pour fournir les sous-groupcs. Il y a donc
lieu de se proposer de déduire de la connaissance de ces quantités c les diffé-
rents sous-groupes sans avoir recours à la formation explicite du groupe
correspondant. L'auteur, en partant de ces remarques, arrive à des propositions
telles que les suivantes :
« Tout groupe à r termes de rang un contient des sous-groupes à /• — i termes;
et même, si un groupe à /• termes se décompose et que l'un des groupes de
décomposition soit de rang un, le groupe donné contient toujours des sous-
groupes à /' — I termes.
» Si un des plus grands sous-groupes d'un groupe donné contient une transfor-
mation de caractère général, il contient aussi toutes les transformations con-
tenues dans les groupes et qui sont permutables avec cette transformation. »
Ilammoncl [James). — Une démonstration simple de l'existence
d'invariants irréductibles des degrés 20 et 3o pour la forme
binaire du septième ordre. ( 255-26 1).
L'auteur considère la forme particulière
(a, o, o, 0, o, /, o, o){x, yY;
il est alors facile de calculer un invariant irréductible du 2o« ordre, 1^,0= ^*/"«
La même forme permet aussi de démontrer l'existence d'un \^^ (von Gall a
montré qu'il y a deux invariants irréductibles de degré 20 et un de degré 3o).
L'auteur donne alors la fonction génératrice des covariants de la forme binaire
du 7* ordre.
Stroh [Emil). — Sur la représentation symbolique des sjzygants
fondamentaux d'une forme binaire du sixième ordre et sur une
extension de la symbolique de Glebsch. (262-3o3).
Tcrrin et Stephanos ( C //., l. XCVI). Hammond {Amer. J. of Math.,
40 SECONDE PARTIE.
t. VII) et von Gall {Math. Atin., t. XXXV) ont élabli l'existence de io!\ syzy-
gants irréductibles de la forme binaire du 6" ordre. L'auteur établit ici que ces
2o4 syzygants sont exprimables à l'aide de ii syzygants élémentaires.
Dans la seconde Partie du Mémoire, l'auteur développe une extension de la
symbolique de Clebscli qui permet de faire rentrer dans le domaine de la mé-
thode symbolique les travaux récents de Cayley, de Mac-.Mahon, etc., sur les
semi-invariants et les perpétuants. Les covariants et en particulier les semi-
invariants peuvent alors s'exprimer sous forme de puissances simples de sym-
boles fondamentaux.
Rogel [Franz). — Sur la détermination du noml)rc des nombres
premiers inférieurs à un nombre donné. (3o4-3i5).
Remarques sur une formule donnée par l'auteur dans les Arch. d. Math,
und Phys. (t. VII^, p. 38i; 1889). Transformations diverses de la formule.
Rosancs (/.). — Sur un système d'équations linéaires qui se pré-
sente relativement aux courbes planes du troisième ordre. (3 16-
3.8).
Si l'on forme avec les symboles a^\ a^\ a^, p, | p, | P3 de deux formes ternaires
cubiques indéterminées (de deux courbes) C3 et F^ et avec les variables
11^ I u^ I M, l'expression P = (apa)% en écrivant que l'on a identiquement P^o,
on est conduit à dix équations bilinéaires relativement aux coefficients de C3
et de Fj. L'auteur montre que le système d'équations admet des solutions
constituant au moins un groupe à deux termes. En général, le groupe n'est
pas d'ordre supérieur. L'ensemble des triplets de points détachés sur une courbe
du troisième ordre par une droite variable constitue un groupe à huit termes
seulement.
Pour des courbes spéciales C3 il se présente des particularités.
Brill (A.). — Sur les correspondances algébriques. Deuxième
Mémoire. Groupes spéciaux de points sur une courbe algé-
brique. (32i-36o).
D'après le théorème de Riemann-Roch, toute courbe adjointe d'ordre n — 3,
qui détache sur une courbe d'ordre n un groupe spécial, rencontre cette courbe
en des points constituant un groupe spécial qui appartient à un faisceau dont
la dimension est déterminée par le nombre des points du premier groupe et
par la dimension de leur faisceau. Brill et Nother {Math. Anii., t. VII) ont
donné au théorème le nom de Riemann et de Roch pour rappeler que c'est à
ces deux mathématiciens que sont ducs les propositions fondamentales qui ont
conduit au théorème.
En ce qui concerne les groupes spéciaux situés sur une courbe générale on
se contente de montrer d'ordinaire leur existence à l'aide de Ténumération des
constantes que contiennent les équations d'où ils dépendent. Mais cela peut
fort bien conduire à des résultats faux; aussi, l'auteur s'est proposé dans ce
Mémoire de montrer comment on peut eflectivement trouver le nombre des
solutions communes au système d'équations desquelles dépend la question des
groupes spéciaux.
UKVUI<: DKS PUBLICATIONS. 4i
Lo probli'iiie pioposc peut cHre énuticc coinnic il suit :
« Soit une courbe alf^ébrique f{x, y) — o du /i'*"'« ordre et de genre p à
points multiples quelconques mais où les tangentes sont toutefois distinctes;
soit, de plus, une série linéaire d'ordre cci*— i de courbes adjointes (passant
a — I fois par chaque point a — uple)
a, '■?, ( ^y ) H- «u ?. ( ^r ) + • • • + «p ?p {xy)- o.
On doit déterminer sur la courbe / un groupe Gr de R points tels que les
courbes du faisceau qui y passent constituent encore un système de dimen-
sion q, où
^ > P - I — H, K - P.
Les équations
«,?.(-^^^'fc)-+-aa?.(^iri) + ---+ap9p(-2^;r)i)=Q (^- = ',2, ...,R)
sont alors telles que
/• = ,7 — ( P — I — R )
d'entre elles sont une conséquence des autres, c'est-à-dire que les déterminants
d'ordre R^r + i de la matrice formée avec les éléments cp doivent tous être
nuls.
Il y a lieu de voir alors : i" combien on peut encore prendre arbitrairement
des points xy, c'est-à-dire combien d'équations restent effectivement indépen-
dantes, et ensuite, 2° de déterminer le nombre des systèmes de points que l'on
peut encore ajouter à ce premier ensemble pris d'une façon quelconque, en
sorte que les équations considérées ne cessent pas d'être satisfaites.
Relativement à la première question, l'auteur montre que, en égalant à zéro
les déterminants en question, on est conduit à un nombre d'équations indépen-
dantes égal à
/•[P -(R — /•-}-i) + i]= /-(^-M).
Il semble donc que le problème admet toujours des solutions si /■( </ -h 1) ^ R,
mais cette conclusion ne serait pas juste : elle n'est pas valable par exemple dans
le cas où
R = 3, <7 = 2, /• = I.
Le théorème de Riemann-Roch fournit une autre condition {Cf. § 9 du Mé-
moire de Brill et Noether) qui conduit à exclure de tels cas.
Si l'on se borne au cas des courbes adjointes d'ordre n — 3, on a P = /> et
le théorème de Riemann-Roch donne alors
(R-Q)=2(r-^),
et l'on a lorsque p est pair
R= — -0, /•= - -,, ^z:.,,
et lorsque p est impair,
R ^ -i- -' , r == ^
2
7 = 1.
Hull. des Sciences mnthéni., 2' série, t. XIX. (>fars 189,5.) R.4
i'i
SECOND K PAUTIIî.
On est alors amené à tic terminer le nonihre des ^Toupes G^ de Q = %p — 2 — K
points qui correspondent à un point pris arbitrairement et sont tels que les
courbes adjointes qui passent par ces points constituent un ensemble à /■ di-
mensions. Si l'on prend d'une part /• points et d'autre part un point (<y — i)
d'une façon arbitraire, à tout groupe (j\x , qui répond, comme groupe spécial
ayant la propriété énoncée, aux /- points, correspond seulement un groupe G^ qui
contient le point dont il a été question, puisque les H -f- 1 points déterminent
une courbe d'ordre n — 3, et inversement. On a donc à déterminer certains
points a;,y,, . . . , .Toyo où Q est égal à ^^^ — hi ou à -i—
équations
pour lesquels les
a,?,(^,r.)-l----+ ap9p(a7.y.)= o (/ = 1, 2, ..., Q)
soient satisfaites, en outre que chacune d'elles soit une conséquence des Q —
autres.
Il faut alors que, en même temps que les équations
subsistent, les déterminants d'ordre Q de la matrice
9p(Xpy,.)
soient tous nuls. Le problème ainsi posé peut être traité et a été traité par
l'auteur d'une façon purement algébrique.
Brill (^.)- — Sommation d'une certaine série finie. (36 1-370).
Cette Note constitue un appendice au Mémoire précédent dans lequel l'au-
teur a rassemblé certaines formules et certains développements qui auraient
alourdi le travail principal. Il s'agit surtout de la somme
i:<-K"';^")(!)'
Burkhardt [Ileitunch). — Reclierclies relatives aux fonctions
modulaires hjperelliptiques. Première Partie. (371-434)-
Dans l'exposé des leçons de F. Klein que l'auteur a publiées {Math. Ann.,
t. XXXV, p. 198), l'auteur a montré comment la théorie des fonctions hyperel-
liptiques du premier ordre pouvait être présentée nettement et clairement; il
se propose dans une suite de Mémoires d'établir la puissance de la méthode
en traitant une série de problèmes spéciaux que les méthodes antérieures per-
mettaient à peine d'attaquer.
Meyer [Franz). — Sur des propriétés de divisibilité des fonctions
entières de dérivées d'ordre supérieur. (435-452).
URVUR DKS PUBLICATIONS. îi
,]/(']■('/• [Ff(f/i z). — Sur (les rcliilions ;ilj^(';l)riqiic.s (;nlr(; l(;.s coci-
ficiciils (lu (l(''\('l()|)|)cin('nl (\v dillV'renliollo.s d'ordre; sup(';rioiii'.
^turni {llu(lolf). — l{,iuinicralioii dos coiigrucnccs de rayons
du second ordre à lignes focales ou lignes singulières. (4^7-
Dans le iMcnioirc (juil a public en i8G(), dans les Abliandlungen der Aka-
demie der Wissenscliaften zu Berlin, Kummer a cnumcré les congruences du
deuxième ordre à lignes focales et sans lignes focales. L'auteur a rencontré
des congruences à lignes focales qui ne figurent pas dans le travail de Kun^imer
et il a été ainsi conduit à faire une revision de ces congruences dont il donne
rapidement les conclusions.
Les congruences du second ordre se divisent en trois espèces :
\. Tous les rayons de la congruence rencontrent une seule et même courbe
gauclie deux fois.
IL Tous les rayons de la congruence rencontrent deux courbes dilTérentes
chacune une fois.
IIL Une seule ligne singulière est rencontrée par tous les rayons de la con-
gruence et en général une fois seulement.
L'espèce I ne contient que la congruence formée par les sécantes doubles de
la courbe gauche du quatrième ordre et de première espèce.
L'espèce II offre deux cas : i° les lignes singulières sont deux coniques qui
ont deux points en commun; la congruence est de quatrième classe; 2" une des
lignes singulières est une droite, l'autre est une courbe d'ordre 11 qui ren-
contre Il — 2 fois la droite; la congruence est de n'*™' classe.
Ces deux cas ont été reconnus et étudiés par Kummer. Il n'en est plus de
même en ce qui concerne le troisième cas.
L'auteur distingue trois cas distincts qui contiennent des variétés que l'on
peut distinguer. Les trois cas principaux sont ceux :
III, où la ligne singulière est une droite;
III,^ où la ligne singulière n'est pas droite et où de chacun de ses points
part un buisson de rayons appartenant à la congruence;
III3 où la ligne singulière n'est pas droite et où de chacun de ses points part
un cône du second degré appartenant à la congruence.
Rilbert [Dcwid). — Sur la théorie des formes algébriques. (47'^>-
534).
Théorème 1. — Étant donné un nombre quelconque de formes de n variables
X,, a:,, ..., a7„ que l'on représente par F,, F^, ..., F„, il existe toujours un
nombre ni tel que ton le forme de la série peut être représentée par la formule
F = A,F,-+-AJ',-i-...4-A„,F„.,
oii A,, Aj, ..., A,„ sont des formes convenablement choisies des mêmes // va-
riables.
44 SKCONDK PAUTIH.
Théorème II. — Si l'on considère une série illimitée de formes F,, F,, F,, . . . ù
coefficients entiers et d'ordres quelconques des n variables homogènes ar,, a:,, . . . ,
a:,,, il existe toujours un nombre m tel que toute forme de la série peut être re-
présentée par la formule
F = A,F,+ A,F,-f-...+ A,„F„..
où A,, Aj, ..., A,„ sont des formes à coefficients entiers des mêmes n variables.
Théorème 111. — Si un système d'équations est de la forme
F„X,-|-F,,\, + .. + F,,,.' X„.i = o (i r^i,2, ..., m),
la détermination des relations qui existent entre les solutions d'un tel système
conduit à un second système d'équations de même forme; du second système
dérivé résulte de même un troisième système dérivé et ainsi de suite. En tout
cas il y a une limite pour les opérations successives, le «'*"« système d'équa-
tions dérivées n'admet pas de solution.
Théorème IV. — Le nombre des conditions linéairement indépendantes
auxquelles les coefficients d'une forme d'ordre R doivent satisfaire pour qu'elle
soit congruente à zéro relativement aux formes considérées comme modules
(F,, I'\, ..., F^) est fourni par l'expression
x(.)=x.^.„('.>-..c:)^...^x.(,7
^^ Zo' Zi» • • • 1 Là ^O"^*- certains nombres entiers particuliers au module
(F',, F,, ..., F,,, ). La fonction entière x(^^) ^^ degré d relativement à R
s'appelle \a fonction caractéristique du module (F,, F^, ..., F,,J.
Théorème V. — Si l'on donne un système de formes fondamentales à un
nombre quelconque de variables qui sont soumises toutes aux mêmes transfor-
mations linéaires, ou par groupes à des transformations linéaires différentes, il
existe toujours un nombre fini d'invariants entiers et rationnels au moyen
desquels on peut exprimer sous forme entière et rationnelle tout autre inva-
riant entier et rationnel.
London [Franz). — Sur les figures polaires des courbes planes
du troisième ordre. (524-584)«
L'auteur s'est proposé de résoudre le problème de la représentation d'une
forme cubique ternaire au moyen d'une somme de cubes de formes linéaires et
de la représentation simultanée de plusieurs formes cubiques ternaires au
moyen de sommes de cube*. Il établit comment on peut déterminer les formes
linéaires et quel est le nombre de ces formes telles que la forme cubique donnée
puisse s'exprimer linéairement au moyen de leurs cubes, et, dans les cas de
plusieurs formes cubiques ternaires, il donne le minimum de formes linéaires
qu'il faut introduire. La question est d'aspect purement algébrique: le travail a
cependant un caractère géométrique qu'il doit aux remarques suivantes. Soit
la forme cubique
f{xxx):= "La-f^iX^x^Xi ( /, /., / = I, 2, 3),
IU':VUI': DKS PUHIMCATIONS. \5
oii les coeffioients a ne cliangciil pas de* valeur si on penmile leurs indices, el,
p formes linéaires
si l'on peut déterminer /> constantes A- (i =: I, 2, ..., p) telles que
f{xxx)~- :ùk.n.{x)\
les p droites n-{x) ~ o constituent un /> — gonc parliculier relatif à la
courbe C, représentée par l'équation / = o. Un tel p — gone s'appelle p — gone
polaire de la courbe C^. La question revient donc à la détermination et à la
construction des figures polaires d'une ou de plusieurs courbes du troisième
ordre. Comme exemple des résultats obtenus par l'auteur citons les deux sui-
vants :
AlU premier abord deux courbes C, paraissent devoir admettre un nombre
fini de pentagones polaires. II n'en est rien, pour qu'un tel pentagone existe il
faut et il suffit qu'un certain invariant s'annule.
Deux Cj ont en commun 00^ hexagones polaires.
London [Franz). — Constriiclions linéaires du neuvième point
d'intersection des deux courbes du troisième ordre. (SSS-Sgô).
Application des résultats obtenus dans le Mémoire précédent à la solution
simple du problème énoncé dans le titre. L'auteur donne quatre constructions
différentes.
White (U.S.). — Sur deux formes covariantes de la théorie des
fonctions abéliennes relatives aux courbes sans singularités d'in-
tersection de deux surfaces. (547-601).
Soit une courbe gauche formant l'intersection complète de deux surfaces de
l'espace à trois dimensions; en employant la terminologie de Klein on a la
proposition suivante : sur la courbe gauche considérée les coordonnées homo-
gènes -S,, z^, Zj, z^ constituent un système complet. L'auteur arrive en partant
de ce théorème à établir l'existence de deux covariants, dont l'un est une géné-
ralisation d'une expression rencontrée par Pick {Math. Ann., t. XXIX) et
l'autre un facteur qui s'est présenté à Klein dans ses Recherches sur la théorie
des fonctions abéliennes contenues dans le présent Volume.
Schrôder [Ernst). — Une correction au premier volume de mon
algèbre de la logique. (601).
Miss Ladd {Studies in Logic, i883) avait déjà donné un résultat que l'auteur
avait donné comme nouveau, p. 671 de son Ouvrage.
r®^
46 SECONDE PAUTIE.
JOURNAL DE L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE (•).
LX" Cahier, 1890.
Andiade. — Sur le mouvement d'un corps soumis à l'atlraclion
newtonienne de deux corps fixes. (3-57).
Ce problème a été pour la première fois ramené aux quadratures par Euler,
puis repris par Lagrange, par Legendre et par Jacobi, qui y appliqua sa théorie
des systèmes canoniques.
La plus grande partie du travail de INL Andrade est consacrée à l'inversion
des quadratures auxquelles Euler a ramené le problème; c'est là un nouvel
exemple d'inversion dans les fonctions elliptiques.
Dans ce problème de Mécanique l'auteur a rencontré des analogies intéres-
santes. Lorsqu'un mobile décrit une section conique sous l'influence de l'at-
traction newtonienne d'un centre fixe, on sait que le signe de la constante de
l'intégrale des forces vives suffit pour décider si la trajectoire reste ou non
confinée dans une région limitée de l'espace. Toutefois ceci n'est exact que si
la constante des aires n'est pas nulle. S'il n'en est pas ainsi, il peut arriver que,
quel que soit le signe de la constante des forces vives, le mobile vienne se
réunir au centre fixe. En sorte que, dans la combinaison de l'intégrale des
forces vives et de celle des aires réside le critérium de la limitation ou de la
non-limitation de la trajectoire.
Or AL Andrade fait voir que le même critérium subsiste dans le cas de deux
masses fixes.
Il cherche en outre si cette propriété persiste dans le cas de 71 corps en ligne
droite. Lorsque la constante h de l'intégrale des forces vives est négative, cette
seule intégrale établit que la trajectoire est limitée. Sans élucider complète-
ment le cas de /t > 0, l'auteur démontre, en dehors de toute recherche d'inté-
gration, le théorème suivant : ,
« Si la constante des forces vives est positive et si, de plus, la constante des
aires n'est pas nulle, on peut fixer une limite inférieure et permanente à l'é-
tendue des oscillations de la projection du mobile sur l'axe qui porte les
masses fixes. »
M. Andrade étudie encore le cas où le mobile peut être considéré comme sa-
tellite de l'une des deux masses fixes M'. Dans le cas où la constante des aires
est nulle, on peut encore avoir, comme dans le cas général, un mouvement du
mobile où celui-ci reste dans le voisinage de M'; mais, contrairement à ce qui
se passe pour les satellites du système planétaire, ce voisinage peut s'exagérer
de manière à produire des singularités assez inattendues. C'est ainsi qu'on peut
trouver des dates de passage, suffisamment éloignées, aussi voisines Tune de
l'autre qu'on le désire; c'est ainsi que le rayon vecteur allant de la masse M' à
son satellite peut ne pas toujours tourner dans le même sens. L'existence d'un
(') \ on Bulletin, t. XV,. p. 101,
KEVUE DES PUBLICATIONS. 47
isalcllitc, au sens ordinaire du mot, duns le cas oij la conslaulc des aires est
nulle, doit donc ôtre regardée comme exceptionnelle.
Mannlieim. — Sur le déplacement d'une figure de forme inva-
riable dont tous les plans passent par des points fixes. (7J-88).
Le problème que résout M. Mannheim est de trouver directement les condi-
tions de déplacement d'une (igure de grandeur invariable, conditions telles que
tous les plans de l'espace, en nombre infini, liés à cette figure et entraînés
avec elle, passent par des points fixes.
L'auteur commence l'étude directe du déplacement par ces propositions :
1° Si l'on suppose que tous les plans d'une figure mobile de grandeur inva-
riable passent par des points fixes, leurs enveloppes sont des cônes de révolu-
tion dont les axes sont parallèles;
2° Si le déplacement d'une telle figure est possible, on l'obtient en la liant à
un cylindre de révolution mobile (C) qui roule sur un cylindre fixe situé dans
son intérieur, dont la section droite a un rayon moitié du rayon de section
droite de (C), et qui glisse dans la direction de son axe de façon qu'un plan
lié au cylindre mobile passe par un point fixe.
Les déplacements dont il est question paraissent au premier abord impossibles.
M. Mannheim montre cependant qu'ils ne le sont pas et parvient directement
à plusieurs manières de déplacer une figure invariable de telle sorte que tous les
plans qui lui sont invariablement liés passent par des points fixes. C'est à cet
objet que répond, entre autres, le théorème suivant :
« Si un trièdre de grandeur invariable se déplace de façon que deux de ses
faces restent tangentes à des cônes de révolution dont les axes sont parallèles
et que la troisième face passe par un point fixe, un plan quelconque entraîné
avec ce trièdre passe toujours par un point fixe. »
En terminant, M. Mannheim fait remarquer que si, inversement, on rend
mobiles les données du déplacement par rapport à la figure de grandeur inva-
riable devenue fixe, tous les points entraînés décrivent des lignes planes.
De là, par réciprocité, découlent des solutions indirectes de la question
posée au début.
Picard. — Sur la détermination des intégrales de certaines équa-
tions aux dérivées partielles du second ordre par leurs valeurs
le long d'un contour fermé. (89-1 o5).
Les équations dont s'occupe AL Picard sont les équations linéaires de la
forme
dx^ dx Oy ôy ôx ôy
les coefficients dépendant seulement de x et y.
'>\ l'on envisage uniquement la région du plan où l'on a
B^— AC<o,
i8
SECONDE PARTIE.
une intégrale de l'équalioii (E), conlinue ainsi que ses dérivées partielles des
deux premiers ordres à l'intérieur d'un contour fermé, est déterminée par ses
valeurs sur ce contour, pourvu que celui-ci soit suffisamment petit. L'auteur
approfondit ce théorème, déjà établi p;ir lui {Journal de Mathématiques, 1890),
dans l'hypothèse où les coefficients A, B, ..., V sont des fonctions analytiques
de X et y.
Dans ce cas particulier, toute intégrale, continue ainsi que ses deux dérivées
partielles des deux premiers ordres dans la région considérée du plan, est-elle
aussi une fonction analytique? M. Picard montre qu'il en est bien ainsi, en
faisant usage de la méthode des approximations successives. Ce résultat montre
bien la dilVérence de nature des intégrales de l'équation (E) suivant le signe
de B^— AC. C'est ainsi que les intégrales de l'équation
ô^u d'u
= o
sont des fonctions analytiques, tandis qu'il n'eu est pas nécessairement de
même des intégrales de l'équation
d-u d^u _
dx^ ây ~
M. Picard examine ensuite le cas où il n'y a pas de terme en u, c'est-à-dire
où F = 0. Alors, dans la région du plan où l'on a
B^— AC <o,
il n'y a qu'une intégrale continue ainsi que ses dérivées des deux premiers
ordres prenant une succession de valeurs sur un contour fermé. Cette intégrale
peut être rigoureusement obtenue par des approximations successives, grâce à
l'emploi du procédé alterné de Sch\Yarz.
La proposition énoncée pour le cas où F est identiquement nul subsiste en-
core si F est de signe contraire à A et C.
Laurent. — Mémoire sur les fonctions entières, (i 07-1 36).
Le but de ce Mémoire est surtout de perfectionner la théorie de l'élimination.
En ce qui concerne les systèmes de deux équations, l'auteur rappelle une mé-
thode simple qu'il a déjà publiée, méthode qui, convenablement modifiée,
donne celle de Cauchy et beaucoup d'autres. En ce qui touche aux systèmes
de plus de deux équations, il indique plusieurs moyens nouveaux pour former
la résultante et calculer les solutions communes quel qu'en soit le nombre. Pour
plus de trois équations, cette méthode conduirait à des calculs très pénibles;
mais M. Laurent en donne une autre qui peut être considérée comme la géné-
ralisation de la méthode de Cauchy-Cayley et qui permet, sinon de développer
la résultante, du moins de la représcnler symboliquement par le discriminant
d'une fonction du second degré homogène que l'on peut écrire sous forme de
déterminant.
L'auteur discute complètement la nature des solutions communes, et donne
les conditions d'existence d'une solution par une méthode purement algébrique,
qui n'est pas fondée sur des considérations infinitésimales, c'est-à-dire qui ne
suppose pas les solutions variables et tendant les unes vers les autres.
URVUI^: DliS PUBLICATIONS. 49
Au cours de son Iravail, M. Laureiit esL coiiduiL à une formule d'iuler[)oIa-
lioa qui est une généralisation de la formule de Layrange, et qui permet de
construire une fonction de plusieurs variables prenant des valeurs données pour
les valeurs des variables (pii amiulcnt des polynômes en nouibre égal à celui
des variables.
Poincarê. — Notice sur Halphen. (i3^-iGi).
LXP Cahier, 1891.
Léauté. — Du mouvement troublé des moteurs, consécutif à une
perturbation brusque. Nouvelle méthode graphique pour l'é-
tude complète de ce mouvement. (i-33).
Le mouvement troublé d'un moteur est celui qui succède à une perturbation
brusque de la résistance ou de la puissance. La vitesse alors se modifie, et si
la machine est pourvue d'un régulateur, ce régulateur entre en action et un
nouvel état de régime se rétablit. Mais ce résultat n'est pas obtenu instantané-
ment et une période d'oscillations de la vitesse existe entre les deux états d'é-
quilibre.
L'étude de ce mouvement troublé est fondamentale, et il est nécessaire, si
l'on veut avoir une sécurité absolue, de savoir déterminer tous les éléments de
la plus forte période de trouble à laquelle on est exposé, c'est-à-dire de savoir
calculer la durée qu'elle aura, les oscillations qui la constituent, les plus
grands écarts de vitesse qu'elle présentera.
La métUode analytique conduisant à des formules compliquées, AL Léauté
préfère recourir à des tracés graphiques. Il définit et étudie certaines lignes
utiles à considérer dans l'étude des perturbations de régime.
L'état d'une machine hydraulique en mouvement à un moment donné est dé-
fini par trois quantités : 1° la vitesse N (nombre de tours par minute que fait
l'arbre principal); 2° la résistance R qu'il faut vaincre; Z° l'ouverture A de la
vanne d'admission.
Si l'on prend pour abscisses les ouvertures de vanne et pour ordonnées les
vitesses de régime correspondantes, on obtient, pour chaque valeur de la ré-
sistance R, une suite de points formant une ligne. Ces lignes, M. Léauté les
appelle lignes de régime. Leur équation peut être déduite de la connaissance
des rendements. Soit /• le rendement, qui est une fonction connue de la vitesse N
et de l'ouverture de vanne A, et soit rn la quantité de fluide qui traverse le
moteur en une minute, quantité qui est également une fonction connue de A
et de N. Les lignes de régime sont données par l'équation
où c est une constante et R le paramètre dont la valeur particulière détermine
chacune d'elles.
On peut tracer aisément, en prenant A et N pour coordonnées, les lignes le
long desquelles cj et — sont respectivement constants. Les premières sont ap-
:)o
SliCONDE PAUTIE.
pelées par M. Léaulé lignes de dépense constante, les secondes lignes d'effort
constant. Dans une planche annexée à son Mémoire, l'auteur montre comment
on peut disposer l'épure pour le tracé de ces diverses lignes de régime, de dé-
pense constante, d'eflort constant, ainsi que des lignes de rendement qui re-
présentent la manière dont varie le rendement /■ en fonction de la vitesse N pour
diflercntcs ouvertures d'admission A. Il discute l'allure affectée par ces diverses
lignes dans les divers cas qui se présentent dans la pratique, suivant la nature
du moteur
Ces conceptions géométriques vont servir à l'étude graphique du mouvement
troublé. Le régime de la machine étant brusquement altéré, la résistance prend
une nouvelle valeur cR. Soit A^ l'ouverture qu'il faudrait donner à la vanne
pour que, sous l'influence de la résistance R, la machine puisse prendre et
conserver sa vitesse moyenne de régime ^Ts, et soit A la caractéristique ciné-
matique de la machine, c'est-à-dire le nombre de tours qu'elle décrit en vertu
de la seule inertie si, pendant la marche uniforme, on supprime brusque-
ment l'arrivée du fluide moteur sans modifier les résistances. Soient enfin A
et N l'ouverture de la vanne et la vitesse à un moment quelconque, et R le pa-
ramètre de la ligne de régime correspondant à l'état A, N. L'état de la machine
est, à ce moment, défini par la résistance cR_ et la position du point ayant pour
coordonnées A et N. Quant au chemin total >v décrit par la machine, il est lié
à la vitesse par l'équation
R
(0
2A M
11
d\.
La connaissance du mouvement de la machine exige que l'on puisse déter-
miner la suite des valeurs que prennent N, A et )v. Si la machine est pourvue
d'un appareil de régulation à action indirecte, cet appareil déplace la vanne
dans un sens ou dans l'autre dès que la vitesse sort de la zone de régime.
Les états successifs de la machine pendant les périodes d'action des régula-
teurs sont déterminés par l'équation générale (i) combinée à l'équation rfA = o.
Les vitesses relatives de fermeture et d'ouverture du vannage étant des con-
stantes, l'intégration des équations du mouvement dépend en définitive de la
seule fonction
R_ _
A ~'
_N_
= T.
il est utile par suite de tracer sur l'épure les trajectoires le long desquelles
cette fonction T conserve une même valeur. Ce tracé s'effectue immédiatement
quand on connaît les lignes de régime.
Ces trajectoires étant supposées tracées, l'auteur examine alors comment on
peut déterminer le mouvement de la machine dans la zone de régime et en
dehors de cette zone.
Pour bien faire saisir sa méthode graphique, ISL Lcauté l'applique à l'un des
exemples les plus compliqués et les moins abordables à la méthode analytique
que l'on puisse rencontrer, celui d'une turbine qui peut être alternativement
noyée et dénoyée, et pour laquelle la résistance varie du simple au double et
inversement.
KHVUK DHS PUBLICATIONS. ^f
Aulonne. — Sur la lliéorie des équations tllflérenlielles du pre-
mier ordre et du premier degré. (3 5-1 :>/>>).
l'oiir l'analyse de ce IMoiiioirc, voir ci-après, au cahier suivanl.
LXII" Cahier, iSq-î.
Phillips. — Disposilion propre à rendre le [)endule isochrone.
(-35).
Mémoire posthume de M. Phillips retrouvé dans les papiers qu'il a laissés.
Godefroy. — Sur les rayons de courbure de certaines courbes et
surfaces et en particulier des courbes et surfaces de Lamé. (Sy-
46).
Les problèmes que traite l'auteur sont les suivants :
1° Recherche du rayon de courbure des courbes ax"^-\- by'^-h c = o;
2° Rayon de courbure des courbes de Lamé et de leurs développées;
3" Rayons de courbure principaux des surfaces de Lamé;
4° Rayons de courbure principaux des surfaces z^ =/{x)-i- ^{y), / gI y
étant des fonctions continues quelconques.
Autonne. — Sur la théorie des équations différentielles du pre-
mier ordre et du premier degré. (47-180).
Les équations différentielles dont s'occupe IM. Autonne sont de la forme
U{\,r,)d\-^^{\,-r,)clr, = o,
où M et N sont des fonctions rationnelles. Si l'on introduit des variables ho-
mogènes, x^, x^, a7j, et qu'on fasse usage de la notation symbolique
( X dx ) , = 37,^ dx^ — x^ dx^,
l'équation devient
S.P.(jcrfj7).= 0,
P- étant une forme ternaire d'ordre m en x^\ ni est la dimension de l'équation
différentielle.
M. Darboux a montré que, pour de telles équations, la connaissance de l'in-
tégrale générale dépend de celles dun nombre suffisant d'intégrales particu-
lières algébriques.
Abordant la question par une autre voie, M. Autonne cherche à mettre à
profit : 1° les relations qui existent entre les intégrales et certaines courbes
tracées sur des surfaces unicursales; 2° l'existence dans l'équation de singula-
rités soit ordinaires (points critiques)^ soit exceptionnelles ( points y;o/yc/7'-
tiques et hypercritiques).
Le mode de représentation de l'équation par une surface dont l'auteur fait
usage présente l'avantage suivant : les courbes qui représentent les intégrales
52
SECONDE PARTIE.
jouissent d'une propriéfé qui reste toujours la même quelle que soit l'équation
diiïérentielle, à savoir que la tangente à l'une quelconque de ces courbes fait
partie d'un complexe linéaire toujours le môme (complexe capital). M. Au-
tonne appelle intégrante toute courbe dont les tangentes sont situées sur ce
complexe.
Il démontre que toute équation du premier ordre
^^(tT,, /?)= o,
cit\
où F est un polynôme en \, -rj, p, peut être considérée comme donnant les in-
tégrantes sur une certaine surface algébrique ci', qui même est unicursale, et sa
figure dans F au premier degré. Réciproquement, la détermination des inté-
grantes entraîne l'intégration d'une équation du premier ordre; celle-ci est du
premier degré lorsque la surface § est unicursale.
Les coordonnées homogènes z-{j = i, 2, 3,4) d'un point z de cT sont,
lorsque 5^ est unicursale, données par les relations
pz.= cp.(a7,,^,,a;,),
où p est un facteur de proportionnalité et cp- une forme ternaire. La relation
infinitésimale qui caractérise les courbes intégrantes est
(z dz) =
dz. dz„
dz.
z.
Les intégrantes de F se trouvent donc représentées sur le plan lieu des
points X de coordonnées .r- ( i = i, 2, 3 ) par les intégrales de l'équation du pre-
mier ordre et du premier degré (équation réglementaire)
{<s d'-jfi) —
{xdx)^ (xdx)^
121 .22
{xdx)^
{x dx)^
( X dx )j
{x dx)^
Tl3
—
?3,
?3,
9„
0
d?i
?..
?o
9.,
dX:
•
= 0,
Toute équation difTérentielle du premier ordre et du premier degré peut être
considérée comme une réglementaire. La connaissance des intégrantes sur la
surface unicursale F entraîne celle des intégrales de la réglementaire. C'est là
le principe de la méthode de M. Autonne.
Abandonnant la classification des équations d'après leur dimension, l'auteur
les classe d'après l'ordre de la surface <^ ou, ce qui l'cvient au même, d'après
l'ordi-e des formes cp , suivant qu'elles sont linéaires, quadratiques, cubiques, etc.
Dans la première Partie de son Mémoire, il établit les fondements de sa mé-
thode. Si dans une équation du premier ordre
F[x^, x^, x^, {x dx)^, {x dx)^, {x dx)^] = o,
on remplace {x dx)- par la coordonnée u- d'une droite variable u, on obtient
un connexe L dont les courbes de coïncidence sont précisément les intégrales
de l'équation difTérentielle. M. Autonne donne des formules qui établissent une
correspondance birationuelle entre les points d'une surface algébrique J et les
UHVUH DKS PUBLICATIONS. ",1
('l(^iuoiits (lu connexe !.. II élaMit les relations qui lient l'ordre de J à l'ordre
ei ;\ la classe de I'" et il démontre (jn'aux intégrales du connexe corres[)ondent
l)icn sur I'' l(>s conrhes intégrantes, dette première Partie se termine par l'in-
Irodiiclion des é(jualions difl'ércnt ielles réglomenlaires et l'identification des
deux problèmes suivants : recherche des intéf^rantes sur les surfaces unicur-
sales, et intégration de rè(|uation P = I.-P-(ccdx)-=o.
La seconde Partie, purement géométricjue, est consacrée au problème des
intégrantes. Le principal artifice employé pour la solution est la transformation
des surfaces, birationnelle et régulière, c'est-à-dire changeant les intégrantes
en d'autres intégrantes. L'auteur indique les conditions générales de /-e^M/ariVe
et construit toutes les substitutions régulières linéaires.
II fait alors la théorie géométrique des intégrales. Par chaque point d'une
surface algébrique ne passe qu'une intégrante; les points nodaux par lesquels
il peut en passer plus d'une sont en général en nombre fini sur la surface,
mais quelquefois il peut exister toute une courbe nodule, et dans ce cas la re-
cherche des intégrantes est beaucoup plus facile.
Sur les plans, les quadriques, les cubatiques gauches, l'emploi d'une substi-
tution régulière linéaire convenable permet de trouver les intégrantes par des
procédés élémentaires. Pour le plan et la quadrique, on n'a besoin d'effectuer
que des quadratures. Pour la cubatique gauche, on est ramené à une équation
de Riccati, à moins que la droite double de la cubatique ou bien la directrice
rectiligne des génératrices ne soit rcctiligne, auquel cas on est ramené sim-
plement aux quadratures.
La seconde Partie se termine par une étude détaillée des intégrantes sur une
cubatique ayant une ligne nodale. On est alors ramené, pour trouver ces in-
tégrantes, à intégrer une équation différentielle P de dimension 2 ou i.
Dans la troisième Partie, M. Autonne introduit la notion de points polycri-
tiques et hypercritiques. On sait que si l'équation différentielle P = o est de
dimension m, il y a dans le plan m^-]-m-hi points critiques par lesquels
peut passer plus d'une intégrale. En ces points, P = "L-k-dx.^ s'annule indé-
pendamment des difTérentielles dx-. L'auteur dit qu'un point (x,, x^, x ) est
polycrilique d'ordre a, si en ce point P, rfP, rf^P, ..., c/"-' P s'annulent
indépendamment des diflerentielles dx-^ d^x-, ..., d''x-. Si a = i, le point est
monocritique, dicritique si a = 2, etc. Enfin, si en un point dicritique, les
courbes du réseau ont un point double, le point dicritique devient hyper-
critique.
Tous ces points se trouvent en connexion étroite avec les points nodaux de
la surface rT et aussi avec les points fondamentaux des formes ternaires cp.. Les
points fondamentaux sont en général dicritiques pour la réglementaire.
Ces préliminaires posés, l'auteur passe à l'étude des réglementaires obtenues
en opérant sur les formes ternaires 9. d'ordre i, 2, 3. Si cet ordre est /, la di-
mension de la réglementaire est m — 2{l — 1).
Il insiste peu sur les formes linéaires (/ = i) qui ne donnent rien d'inté-
ressant, car dans ce cas les intégrales sont des droites courantes et sur les
formes quadratiques (/ = 2), cas qui a été étudié à fond par M. Darboux. Mais
il fait une longue étude du cas 1 = 3 lorsque la surface unicursale J est cuba-
tique, ce qui entraîne l'existence de six points fondamentaux. La dimension de
la réglementaire est m = 4- La présence sur la surface ÉF d'une ligne nodale est
révélée soit par l'abaissement de la dimension, soit par l'apparition d'un point
Iricritique. \oici même un théorème qui ne suppose pas que l'équation diffé-
5\ SECONOr. PAUTIli:.
reiiliclle est la réglcmenlairc ([iii provient des »]iialie formes cubiques ternaires
à six points fondamentaux.
La dimension étant 3, l'existence de tiois points dicritiques permet de ra-
mener l'intégration à colle d'une équation de dimension ■2; un quatrième point
dicritique ramène à une éqtiation de Riccati ; un cinquième ramène aux qua-
dratures. Il faut toutefois que le quatrième ou le cinquième dicritique ne soit
pas sur les côtés du triangle formé par les trois premiers.
L'auteur termine son INIémoire par diverses applications des résultats géomé-
triques établis dans la seconde Partie. Celte mélbode lui permet d'intégrer des
équations pour lesquelles les métbodes d'intégration dues à INL Darboux ne
réussissent pas, les intégrales particulières algébriques n'étant pas en nombre
suffisant.
Liouville (Jî-)- — Sur une équation difTérentiellr du premier
ordre. (181-186).
L'équation diflerentielle
-j- -h{m^x^-+- 3m^x^-h 3m^x -h- mj y'-h 3 (/?,a7 + «Jy'= o
est intégrable s'il existe entre les constantes qu'elle contient les relations
n- ( m,«, — 3mj/iJ ^- 2 ni^nl = o,
sauf dans deux cas exceptionnels.
L'intégration se fait par les fonctions hyperelliptiques ou elliptiques si l'é-
quation numérique
/«, — /i ( 5 // — 3 ) /?■ = o
donne pour h des valeurs rationnelles.
Une première exception se présente lorsque n^ est nul. Alors on ne connaît
pas le moyen d'intégrer l'équation diiïérentielle.
3
La seconde exception répond au cas où /<== -• L équation proposée se ramène
à l'équation de Riccati :
dx _ ?>n^x'-
d\ ~ -2
-{- n^x — /;/,-!- w?,V + /.
^i^tl^SS
HKVDK DMS PUinjCATIONS. V,
lin: QUAUriiiKLY .lOUKNAL or pi ri«: axd appmrd Mvtiik.matics, odilod hy
N.-M. Forrers. A. Caylcy, J.-\V.-L. Glaishcr, A.-K. Korsylli ( ' ).
Tome XXIV; icSgo.
Baker [If. -F.). — Application des formules de Wcierstrass aux
formes binaires bicjuadratiquescl aux formes cubiques ternaires.
(.-;io).
Le principal objet de ce travail est l'application des formes algébriques, qui
se présentent dans la théorie de Weierstrass, à la théorie chîs formes cubiques
ternaires et des formes binaires du quatrième ordre. Les formes données par
Weierstrass paraissent avoir des rapports plus étroits avec la théorie des inva-
riants que celles de Jacobi.
Dixoii (A.-C). — Sur les cubiques gauches. (3i-54).
Etude géométrique intéressante des cubiques gauches. L'auteur se préoccupe
surtout des analogies avec la théorie des coniques. Les propriétés métriques
sont relatives surtout aux quatre surfaces de révolution du second degré qui
passent par une cubique gauche donnée, et analogues aux propriétés focales
des coniques. Les propriétés descriptives sont les analogues des propriétés d'une
conique relativement aux pôles et aux polaires.
Tayloî^ (II. -AI.). — Sur le centre d'une courbe algébrique. (55-
63).
L'auteur appelle ainsi le point fixe qui est le centre des moyennes distances
des points de contact de la courbe avec les tangentes parallèles à une direction
fixe. Ce point jouit des propriétés suivantes : i" toutes les courbes qui ont les
mêmes asymptotes ont le même centre; 2" le centre d'une courbe est le centre
des moyennes distances des points d'intersection des asymptotes prises deux à
deux; 3° le centre est aussi le centre des moyennes distances des foyers. Les
deux premières propriétés résultent de ce que les coordonnées du centre ne
dépendent que des coefficients des termes de degré n ou n — i; la dernière pro-
priété s'établit aisément au moyen de l'équation tangentielle.
Karl Pearson. — Sur la flexion d'une poutre pesante, soumise à
une charge continue. (63- 1 10).
AskwilJi {E.-IL). — Sur les groupes de substitutions que Ton
peut former avec 3, 4, 5, 6 et 7 lettres, (i i 1-167).
(M Voir Bulletin, XVIIT^, p. 67.
5G SECONDE PAHTIK.
I. 'auteur donne d'abord un certain nombre de propositions générales sur la
théorie des groupes, dont quelques-unes se trouvent déjà dans le Cours d'Al-
gèbre supérieure de Scrrct, dont les autres paraissent nouvelles. Dans la se-
conde partie du Mémoire, il forme par une méthode uniforme tous les groupes
de 3, 4> ^, 6, 7 lettres.
L'auteur ne se préoccupe pas de former les fonctions qui admettent un groupe
donné.
Dixon (A.-C). — Sur les fonctions doublement périodiques
provenant de la courbe œ^ +JK'^ — 3xy=: i . (i 6^-233).
Soit u ~ I l'intégrale de première espèce attachée à la courbe
x^-\-y^ — "^ xy -\~i ~. 0. Les coordonnées x et y sont des fonctions uniformes
doublement périodiques de w, ^=snw, y=cna. L'auteur refait la théorie
générale des fonctions doublement périodiques en partant de ce point de vue;
il est bien clair que les formules ne peuvent diflerer que par la notation des
formules habituelles.
lliidson [Edmoiid-CliristopJier). — Sur un développement en
série. (233-245).
Il s'agit du développement de (n-a;)-*'; l'auleur applique une formule don-
nant la somme des produits t k t des n premiers nombres. On arrive à la for-
mule finale
où tous les cocfficicnls sont commensurables.
Mac-Mahon [P. -A.). — Un théorème dans le calcul des opéra-
tions des équations linéaires aux dérivées partielles. (246-25o).
Théorème sur certains opérateurs linéaires et leurs combinaisons.
Jeffery [Henry-Al.). — Sur l'identité des nœuds d'une courbe
nodale du quatrième ordre avec ceux des courbes contrevariantes
du quatrième et du sixième degré. (200-256).
Soient U, S, T la quartiquc primitive et les deux contrevariants du quatrième
et du sixième ordre. Si la courbe U = o a un point double en C, les deux
courbes S = o, T = o ont le même point double avec les mêmes tangentes,
chaque tangente en ce point est une tangente d'inflexion pour T. L'auteur
fait l'application de cette propriété générale aux quartiques bicirculaires et
aux quartiques trinodales.
Bouth (^E.-J.). — Note sur l'intersection d'une courbe avec une
ligne droite. (25--259).
In-IVIIK I)1«S PUBLICATIONS. U-j
S(»inil .r,, X ^y ..., ./•„ Ii's al)S(iss(;s des points de rencontre d'une couihe de
d(';;rr // avec une parallèle y = m ù l'axe des .x. On trouve irnrnédiatemctit la
r»'liiliitn !./•-= — f rt^-+- c/, )'), c/, et «, (-tant deux coefficients constants; on (u
doduil par des dillerentialions successives une suite de reiaticjus
v^ (fx yr\ d'x yry d^x
2-7;^==-^<" 2-;/j^="' 2-^<r"°' "•'
qui p(Mivent s'inlerpr(''ter iïéornélri([uem(Mit. Appelons p le rayon de courbure
en un des points d'intersection, 9 l'angle de la tangente avec la sécante va-
riable, 0 l'angle du dianiètrc de la parabole osculatrice avec la tangente; les
i'ornuiles précédentes peuvent s'écrire
\^ V^ I V^ cote» --h Cf)tO
> COt'J =— rt„, > — . = o, > '—. = o.
^^ ^ psin'o jLaà p-sin'cp
La seconde formule, appliciuée à une cubi(iue, conduit à des résultats inté-
ressants.
Caylcy. — Une transformation dans la théorie des fonctions cl-
liptiqties. (209-262).
Démonstration algébrique de la formule
pu=—^ ^ '. ^'' ', ou 11= 1 ^
attribuée à Weicrstrass {voir Halphen, Fonctions elliptiques, t. II, p. Sâg).
Askwitli [E.-H.). — Sur les groupes de substitutions de huit
lettres. ( 263-33 1).
Tableau de tous ces groupes. L'auteur trouve 167 groupes de substitutions
déplaçant toutes les lettres.
Jleawood[P.-J.). — Théorème des cartes coloriées. (332-338).
Remarques au sujet de ce théorème, dont on ne possède, paraît-il, aucune dé-
monstration : on peut colorier avec quatre couleurs diirércntes toutes les sub-
divisions de la carte d'un pays, de manière que les provinces contiguës soient
coloriées d'une façon diU'ércnte.
Bakei' (/>.-yi.). — Sur le centre d'une courbe algébrique, (338-
33ç>).
Remarques au sujet de l'article de M. Taylor (p. 55-6o de ce Volume).
Chrce [C .). — Sur les vibrations longitudinales d'une barre allo-
Iropicjue, possédant un axe de symétrie. (34o-358).
Bull, des Sciences niuLlieni., i" série, t. \I\. (Mars i8(jj.) R.5
58
SECONDE PARTIE.
Frank Morlcy. — Sur la ciii('inaLifjiic d'un triangle de forme
consLanLe et de grandeur variable. (.');j9-3()()).
l'^lant donne; un triangle qui reste scrjihliihlc ;i liii-incMiic tont en changeant
de giandciir et de position dans son plan, un point est dit invaiiahlcrnent lié
à ce triangle, s'il forme avec le triangle donné une figure qui reste semblable
à eile-inèrue. L'auteur se propose d'éludior les trajectoires des points liés à un
triangle et les enveloppes des courbes liées au même triangle, pour une loi de
déplacement connue. On est conduit ainsi à dillérentes généralisations des
théorèmes connus de Cinémati(jue propi'cnjcnt dite.
Stleltjcs {T.-J.). — Sur quehjues intégrales définies et letir dé-
veloppement en fractions continues. (3^0-38^).
L'auteur considère d'abord l'intégrale
^ 0
(cosM + a sin;/ )'" si n" «<?-•''" du =/( m, n),
où m et n sont des nombres entiers positifs. Des formules connues
I cos pu e~-^" du =^ > / sinpue~^" du = — ,
on déduit d'abord sans difficulté que /{m, n) est une fonction rationnelle
\
de X, /(/»,/0 = I -2.3. ..«—•? où le dénominateur II a l'une des valeurs sui-
vantes
B =z{x--h 2'-){x'-h fi-)...[x'-h{ni -^ n)-],
B —{x--h i-'){x--hy-). . .[x' + {m + ny],
suivant que m H- n est pair ou impair. Quant au numérateur A, M. Stielljes
montre qu'on peut le définir de la manière la plus simple au moyen d'une
fraction continue. On obtient des résultats analogues pour l'intégrale
( cos hu -i- a s'in h u )'" sin h" u e"'" du.
M. Stielljes développe ensuite en fractions continues l'intégrale
s\nh(au) s\nh (bu) _^
sin/i(c'w)
et d'autres intégrales plus compliquées.
du,
SJiarpe [IL-J.). — Note sur les polynômes de Legendre. (383-
38G).
Dans son traité des Fonctions de Laplace, Todhunter a donné la formule
approchée
lUiVUK DKS PU m J CATIONS. 59
|>(Hir di-'^ Viilriiis lirs ^landcs de n. l/;i iil riir (|(; celle Nolfî s'esl, [ii'()|)os(; de
reclierclier |»uni' (inelles viileiirs de 0 r('(|ii;il i(»ri |)i'ee(''d<'iile donne mie V(''ril;d)Ie
ii|)|>i°o\inialini). Il se sert |)oiir celii de ['(-(Hiiit ion dillÏTcnt ielli; ;i l;i(|n(dle, s;ilis-
fiiil le |tol\nonie 1*,^, don! il clicrclie une solnlion oidonnd'C suivant les puis-
San CCS de
Toino \XV; iS(ji .
IlomerslKiDi Cox. — Applicjuioii de V Aiisdehnungslehre de
Grassiuaiin aux propricLcs des cercles, (i-*"!).
Caylcy. — Sur les groupes de subsliuilions de 2, 3, 4^ ^j ^>> 7
et 8 lettres. (71-88; i3()-i55).
I/illustrc géomclre donne, sous une forme condensée, le taMcau de tous ces
groupes de substitutions, obtenus par Serret et par M, Aslvwitli.
Workman ( JV.-P.). — Tliéorie des singularités des surfaces de
révolution. (89-103).
Quand on fait tourner une courbe plane autour d'un axe situé dans son plan,
la surface de révolution oljtcnue présente en général des singularilcs provenant
des singularités de la méridienne, et des points de rencontre de cette méridienne
avec Taxe. L'auteur ramène toutes les singularités possibles à huit singularités
élémentaires tlistinctes, et donne des exemples de cliacune d'elles.
Cayley. — Sur le problème des contacts. (104-127)-
Le problème de mener un cercle tangent à trois cercles donnés se décompose
en réalité en quatre problèmes admettant chacun deux solutions. Après avoir
rappelé la construction géométrique donnée par Newton dans les Principes,
qui revient à chercher rinterseclion de deux hyperboles ayant un foyer commun,
M. Cayley donne une solution analytique et développe complètement les équa-
tions.
Mathews [G.-B.). — Sur la classification des fonctions sjmé-
tri(pies. (i 2^-i36).
Appelons ultra-leriiaire une fonction symétriciue des racines d'une équation
dont le terme général a''[d'/y... ne contient que des exposants supérieurs à 3.
Toute fonction ultra-ternaire satisfait à deux équations linéaires aux dérivées
partielles et, inversement, toute solution de ce système est une fonction ultra-
ternaire. II existe un théorème analogue pour les fonctions uUra-septenaires.
Dr un gaie ( W.-E.). — Les concomitants des formes ternaires.
(i55-i8i).
Extension aux formes ternaiies des résultats obtenus par M. llermite pour
Go secondh: partie.
les furriics binaires dans son Mémoire Sur la Ihéorie des foncAions homogènes
à deux indëlerniinces {Cambridge and Dublin Malkemalical Journal,
vol. IX).
Ui/liani Wallon. — Sur les vitesses des rayons conjugués dans
un crisLuI hiaxc cl leur inclinaison, (i 82-1 85).
Morley (/'•)• — J^a Géométrie covariante du triangle. (186-19- ).
lîepréscntons les trois sommets d'un triangle par trois c|iianlil('-s imaginaires
^j, z.,, z^, suivant la mélliode habituelle* ces trois ([nanlités sont racines d'une
é(|uation du troisième ordre U = az^-h ^bz'^-\- Scz -\- d = o. Les racines d'un
covariant quelcoïKjue de la forme binaire U représentent des points ayant avec
les trois sommets du triangle des l'clations qui se conservent j'ur une transfor-
mation circulaire. Ainsi les points-racines du covariant du second degré sont
deux points tels ([u'une transformation par rayons vecteurs récipro({ues, ayant
pour pôle un de ces points, remplace les trois sommets du triangle proposé
par les trois sommets d'un triangle équilatéral. L'article de M. Morley se
rattache d'une part aux travaux de Deltrami sur les formes cubiques et de Iviein
sur l'icosaèdre, d'autre part aux rechcrclies récentes sur la géométrie du
triangle de Casey, Neuberg, Brocard, etc.
SlLcIljes. — ISotc sur quelques fractions continues. (198-200).
Développement en fraction continue de
/ a i \ / a 3
■2 :\J \ 2 Z|
Perolt {'L). — Les formules d'interpolation de Gauss pour
/i =zi ■jj 8 et 9. (200-202).
Tableau dos racines des polynômes de Lcgendre P,,^, pour les valeurs
n = -j, 8, 9; ces racines sont calculées avec 16 décimales. L'auteur donne aussi
les coeflicients qui se présentent dans l'application de la formule de Gauss avec
le même nombre de décimales.
Cayley. — Sur la transformalion ortliomorpliique. (oo3-226).
On sait que la transformation délinic par la relation .27, -f- /;>', = 'o{x -\- iy)
fait correspondre aux droites ^ = C, y = C une famille de courbes orthogo-
nales et isothermes dans le plan (^,, j^, ). Si l'on se donne une courbe S de l'un
de ces systèmes et la courbe S' infiniment voisine du même S3'slème, des con-
sidérations géométriques montrent cjne le sysLèmc orthogonal est complètement
délerminé. AL Cayley donne la solution analvlicpie suivante de ce problème.
Supposons la courbe S représenlée par les deux équations x^^= p., j\^^ q. p
et (j étant des fonctions réelles de la variable indépendante 6, et la courbe voi-
sine S' par les équations x^^= p -\- yP, y, = (J -t- yQ, où y est inliniment petit
MMVllI-: |)I':S IMIIMJCATIONS. r.r
cl on I' cl () sitiil ;nis>i des fixicl ions de 0. I ►«'•liTiiiiiiniis une fond ion 0 /(tv)
ii.ir r<'-(|iiiil ion
(<l f(>iii|tl.i(;(Mis dans p c\ (/ \,\ v;u-i;d)I(' 0 \y,w f (<>v) — f { .x -\- iy) ; \n fonriion
d'nnc vaiiid)l(' ("onipli-xe .r, -I- /j' -'/> -\- if/ = 'c,{x -\- iy ) n'-pond à hi (|ncslioti.
I/anhMu- rcpfoduil anssi uni' solution diiïri'enlf; diu; ci iMcyc'r { JiKdi^iirdldissc.r-
Uition: iS-()), puis il s"oC( iipc du piohiriiM; de la icpii'ScnlaLion conforiiK; d'une
aiiH' sinipIcnitMil connexe sur un eorele, doni, il donne des exemples simples.
Max MciiuJL — Sur la g'cnéralisalion d'un ihéorcinc de Gauss oL
son applicalior). ( :^'>.--'2.)()).
Démonsiralion d'un iJK'orème énoncé par Scliering dans les Proceedings de
r Académie de Berlin (ui juin 1S76) :
Soit m un nombre entier et n. un nombre entier impair premier avec in\ en
remplaçant chaque nombre de la suile
n ■' I
/7J, 2/;?, o/?i, ..., m,
par son plus petit résidu suivant le module /?., on obtient, dans un certain
ordre, les nombres de la suite
y . <• 3 (• /i — I ,.
'2
■2
ou c. = ±:i; on a la relation
C
■2 ^
( — j désignant le symbole de Lcgendre généralisé par Jacobi.
Biggin[T.). — Stir les coordonnées biangiilaires, et une exten-
sion de ce, système de coordonnées à l'espace à trois dimen-
sions. (237-208).
Dyson (F.-JV.). — ]^cs potentiels d'ellipsoïdes de densité va-
riable. (209-288).
A/athews [G.-B.). — Sur les formes binaires quadratiques à coef-
ficients complexes. (289-800).
L'auteur étudie les relations qui existent entre le groupe de substitutions
linéaires^ = -<> où a, 3 y 0 sont des nombres entiers complexes tels
que ao — |îy =: r, et la théorie de la rédurlion des formes binaires quadratiques
a coefficients complexes. Les résultats sont à rapprocher de ceux de M. Hianehi
{Mathematische Anncden, t. XWVIII, p. .n.)) cl de M. Picard {Malhcma-
tischc Aiinalen, t. XXXIX, p. i\-?.).
=
1 +
T
, +
r
; -+-
; +
••
1
2"
+
I
3''
+
I
5^'
H- •
l
+ ■
I
1 1
6-4 SrXOiM)!' PAHTin:.
Piaf /s (C). — Sur coîMairics classrs (rinv;iri;uiL.s, associés aux
('(liialioiis (llf^(;l'('llLi<;II(^s linéaires. (.)Oo-.).)5).
!']lii(lc <lcs soiTii-inv.iriiiiiLs, rchilifs ;iii ras où l'on iriiill iplir la fonclion in-
coiiiuic par une foncLion de x, cL aii cas où l'on (•,lian;,'(; la varialde indcpendanle.
Henry (^I/.) cl Je Ifci'y. — Sur ccrlaincs propriétés arialo<^ues des
quadrilatères et [)cntaèdres inscrits et circonscrits. (336-347)-
Glaislier (J.-ÏJ^.-L.). — Sur les sommes des inverses des puis-
sances des nombres premiers. (3/î 7-362).
Soient
s,
tt ë
tous les nombres entiers figurant dans S„ et les nombres premiers seulement
dans i]„. On sait (|ue les sommes S,^ s'expriment d'une façon simple au mo^en
des nombres de BcrnouIIi. M. Glaislier donne une formule permettant d'ex-
primer 2,^ au nio^'cn des sommes successives S„, S^,,, S^,,, .. .
-„=^1"8S„- ^logS,,,- ■3logS3„- ^10-83,,+ ^logS,,.-...;
les seuls nombres ^, 3, 5, 6, 7, ... que l'on rencontre dans le second membre
sont ceux qui n'admetlenl aucun diviseur carré, et le signe de chaque terme est
H- ou — , suivant que le nombre des fai'tcurs premiers est pair ou impair. Cette
formule se déduit de la formule élémentaire
^y» 2 /y» "î /y» i
I . . »X/ iX/ *A^
— log (r — .2: ) = J" + — + 3- -+-/-+••• 1
d'où l'on tire, d'après un théorème de IMobius,
a: =— log(i — x)+ - log(i — xO^ ô Iog(i — x')-{-
Il suffit d'y faire successivement x = — > %;-> -r-> ••• et d'ajouter, pour obtenir
le résultat de !\I. Glaislier. L'auteur donne le tableau des valeurs de 2,, avec
24 décimales, jusqu'à n =80.
Glaislier [J .-W.-L.). — Calcul du loi^aritlime li vperbolicjue de 7:,
avec 3i décimales. (362-368).
iM. Glaislier se sert de la formule
{■?.-)■'" ■?:'" 3"' 5-" 7^«
":>(:>//)! " 2-" — i 3-"'— I j-"'— I 7-"'— I
UKVUF. l)i:S PIIMIJCATIONS. 63
où W osl le //'*'"*' noniUro de Hcnioiilli. Il piriul siicressi vomcnl n — 5, n = ii,
cl trouve (les n'-snlhils cnncfirdiiiils, (|ui siiiit aussi (l'arrord avec uu résulLat
oltlfiiii i>;ii' i;iil( T, (|iii avail oilriilé l<)f,"îr avec 35 décimales.
(ildislicr (,/.-//'.-/>.). — Siii- les séries
I r I I T
- -h- h7 1 1 h
91" 3" 5" 7" II"
(3r.9->:>).
Valeurs approoliécs dos sommes des inverses des puissances de nombres pre-
miers, (h'puis 2 jusqu'il x. Applications de la fornjule de liicmann, qui donne
le nombre des nombres premiers inférieurs à x, au moyen du logarithme in-
tégral.
Glaisher [J.-W.-L.). — Sur les séries
I I I I
3/i -ju y/i ,,//
(375-383).
Chaque terme de la série a le signe ±, suivant que le nombre premier qui
figure au dénominateur h^ 3, ou i(mod4)) I-'Cs sommes s'expriment au moyen
des logarithmes des nombres d'EuIer et de Bernoulli.
Glaisliei' [J.-W.-L.). — Addition ati Mémoire sur le calcul du
logarithme hyperbolique de tt. (384)-
L'auteur rappelle qu'il avait déjà calculé ce logarithme avec l\?> décimales
{Proceedings of tlie London Matheinatical Society, vol. XIV^).
Tome XXVI; 1893.
Cayley. — Note sur l'équation aux dérivées partielles
Rr-+-Ss-+- T^-r-U(52— r^)— V = o.
(1-5).
Lorsque l'un des deux systèmes de caractéristiques admet deux combinaisons
intégrables u et v, le premier membre de l'équation proposée est égal, à un
lactcur près, au déterminant fonctionnel ., :-; on en déduit donc une in-
D(a;,y)'
légrale première u=f{v).
Richmond i^IIerbert-W.). — Les quartiques cuspidales. (5-2C)).
L'équation de toute quartique cuspidale peut s'écrire, avec un triangle de
référence convenablement choisi,
(L) ^y^+ x^zy = {y + ax){y + b.r) . . .{y + fx),
64 SECONOn PAKTIE.
où l'on a
« + ô + cH-c/+e-+-/— o;
les six droilcsy + ax = o, y -f- hx = o, ... sont les six tani^cnlcs menées à la
quartiquc du point de rebrousscment. Cette fornne de l'équation (K) permet de
déterminer très aisément les tangentes doubles et les coniques qui louchent la
quartique en quatre points. La discussion du nombre des tangentes doubles
réelles conduit l'auteur à distinguer les quartiques en quatre catégories. Les
derniers paragraphes sont consacrés à l'étude directe de certaines jiropriétés des
bitangentes, propriétés qui ont été établies déjà pour la quartique générale. Cet
article constitue un excellent exercice de Géométrie analytitjue à deux dimen-
sions.
MatJiews [G .-B .). — Sur le développement des coordonnées d'un
point d'une courbe gauche suivant les puissances de l'arc. (2^-
3o).
Il s'agit du problème classique où l'on se donne la courbure et la torsion en
fonction de l'arc. L'auteur établit des formules de récurrence commodes pour
le calcul des coefficients successifs.
Dyson (F.-JV.). — Note sur les spliériques harmoniques. (3o-
32).
Soit U„ un polynôme homogène de degré n en x,y, z;
V = U„ —^ ^"^'l^,,-^ TT ^T7 ^V'U,.-...
2 {-2/1 — 1) " 2.'|(i/i — l)(2/i — 3)
est une solution de l'équation de Laplace.
Glaisher [J.-ÎV.-L.). — Sur les séries
I I I I I
P ~ 5^ ^ 7^ ^ 'i i^ "~ 73^ ~^
(33-47).
Glaisher {^J .-W .-L.). — Sur les séries
I I I I I
•2 5 7 II 1 3
(48-65).
L'auteur applique dans ces deux articles les mêmes procédés que dans un
précédent travail {Quarterly Journal, t. XXV, p. 375-383).
Cayley. — Sur les semi-invariants. (GG-Gc)).
Un semi-invariant ne peut pas toujours s'obtenir par une simple dérivation
au movcn d'une forme do, même étendue cl d'un dei;ré inférieur d'une unité.
REVUK DES PUBMCATIONS. G5
E(hv(ir<l('S {/).). — l\I()iiv(Mii('r)l sl;il)l(; (Tiii) li(|iii(l(' visf|iifMJx,
(hms l('(|ii('l lin ('lll|)S()ï(l(î (;.sl, lorcu' (\v, loiinicr aulour (1(; son axe
principal. (7*>-7^^)-
yis/i^\/'//i (h.//.) — Sur les i;r()iip('S do suhslilulions (pic Ton
peut r()!'mcr avec neuf IcUrcs. ('j()-i:>S).
IJumiriMlion de tous ces groupes. Ou trouve IrcuLc-dcux groupes IransiLifs.
Ldchlaii (/?.)• — ^"^* ^^^ systèmes coaxal de cercles. (129-144)-
ForsytJi ÎA.-R.) — Note sur une application conforme spéciale.
(145-148).
Kludc de la correspondance entre les points de deux plans, définie par la
relation
c^y
Taylor [H. -M.). — Coniques orthogonales, (i 48-1 55).
lîechcrche des coniques qui coupent orthogonalcmcnt une conique donnée
aux quatre points de rencontre.
Beniiet {G.-T.). — Note sur l'article précédent. (i55-i57).
Étude du même problème à un point de vue plus général, en rapportant les
deux coniques orthogonales à leur triangle conjugué coinnnun.
Edwardes {D.). — Mouvement produit dans un liquide visqueux
par un cylindre animé d'un mouvement de rotation. (157-168).
Cayley. — Sur les réciproquants et les invariants difTérentiels.
(169-194; 289-807).
Résumé des principaux résultats dus à Halphen et à Sylvester. iM. Cayley
fait remarquer que l'invariant différentiel connu sous le nom de dérivée sc/uvar-
zienne s'était déjà présenté à Lagrange dans un Mémoire sur la construction
des cartes géographiques {OEiivres complètes, t. IV, p.65i). La notion d'inva-
riant diirérenticl se trouve expliquée très nettement dans un Mémoire d'Ampère
{Journal de l'École Polytechnique, t. VII, p. lôi-igi).
Cayley. — Sur les invariants de Pfafi'. (i95-2o5).
Démonstration des propriétés d'invariance, dans les cas les plus simples, de
n = 2 , 3 , 4 .
lllrlLinoiid (^llerbert-W.). — Une construclion pour le polygone
régulier de dix-sept cotés. (206-207).
GG secondf: pautir.
Soient OA, on deux rayons recLangulaircs d'un cercle; on prend sur OH un
point I tel ([ue 01 = —r-i puis sur 0;V un point I'] tel que OIE = — -- • Sur le
I 4
prolongement de AO, on prend un point V tel que VAV — ^5". Le cercle décrit
sur AF comme diamètre rencontre OB en un point K, et le cercle décrit de E
comme centre avec EK pour rayon rencontre OA en deux points NjCtN,. Soient
P, et Pj les points qui se projettent en N^etN^; les arcs AP^ et AP^ sont égaux
respectivement aux /, et aux /, de la circonférence.
Dlxon (yi.-C). — Sur l'cquaLidn générale des quadriqncs dou-
blement tangentes à deux quadriques données, (ao'j-^i i).
Si l'on rapporte les deux quadriques données à leur tétraèdre conjugué
commun, les paramètres dont dépend la quadrique variable peuvent s'exprimer
au moyen de fonctions elliptiques.
Dixon (A.-C). — Extension d'un théorème de Géométrie plane.
('2 1 2-2 1 4).
Si l'on mène à une conique deux séries de n tangentes, les n{n — i) points
communs à deux tangentes d'une même série sont sur une courbe de degré
n — r, et ces n{n — r) points, ainsi que les 2n points de contact, sont sur une
courbe de degré n. Ce théorème se démontre aisément si l'on prend léquation
de la conique sous la forme j^— xz = o, et si l'on prend pour coordonnées
d'un point les paramètres des deux lan[]entes que l'on peut mener de ce point
à la conique.
Taylor (^H.-]\L). — Qtiadriques orthogonales. (214-224)-
Recherche des quadriques qui coupent orthogonaicment la quadrique
ax'' -T- t>y^-h c z--\- cl = o,
en tous les points de la ligne d'intersection. Il y a un grand nombre de cas
particuliers à considérer.
Artemas Martin. — Sur les puissances de nombres entiers dont
la somme est égale à une même puissance d'un certain nombre.
(220-227).
Exemples d'une méthode assez rapide pour obtenir des solutions en nombres
entiers de l'équation
rt"+ ^"H-. ..+ e" — h".
Les nombres /t, a, n étant pris arbitrairement {h'>a), on cherche le plus
grand nombre b tel que b"'^h" — a", puis le plus grand nombre c tel que
c"^ h"— a"— 0'% etc.
Taylor (^J.-Il.). — Une preuve euclidienne de Tcxtenslon, due à
M. Casej, du théorème de Plolémée. (228-231).
HKVUF l)I<S PU H M CATIONS. 67
I )';i|irrs |(> I Ii(''()iriii(' de rioh'-tm'c, si un ((ii;i(liil;il('i'0 osL inscrit fl;ms nno r.w-
ronlVrciKM', le produil des <lia;;<)n;il('S (^sL éf^Jil à la somme; des prodiiils di;s
cùlt'S ()|)|)()S(''S. (lonsich'i'ons ((iiairo ccM'cIrs lanf^cnls au coiclt* conside'-r»' anx
(|Malr(' sonnncls du (luadiilalrrc ; si l'on r('ni|>lacc, dans la rclaLion |)i(';c(-dcnle,
la distance* de deux sommets du (luadiilalcic par la lonj^neiir de la tanf^ente
commune anx deux cercles correspondants, ou a l'exlcnsion de M. Casey. La
diMMonsl r.ilion de iM. 'J'aylor, préscnlée à la manière des anciens, ne falL ajjpel
qu'aux éléments.
F(nvc('lt (Miss). — Nolc sur le mouvement des solides dans un
li(juide. (i>,3 1-2;)^).
Pcrcival-F/'Ost. — Klcclrincalion des eondncteurs. Emploi des
coordonnées bipolaires et d'autres mélliodes. (258-2'jo).
Eriwardes {D.). — Les tensions dans un solide élastique indéfini,
avec une cavité ellipsoïdale, dues à certains déplacements su-
perficiels. (2-0-2^(8).
Caydey. — Noie sur les fonctions lacunaires. (2^9-281).
Explication du sens précis que l'on doit aLlacher à ce mot de fonction lacu-
naire.
Cayley. — Note sur la théorie de l'ortliomorpliose. (282-288).
L'équation de toute courbe plane peut être mise sous la forme
':^{x -\- iy) -{- 'o{x — iy) = o.
La solution de ce problème, dont les rapports avec le problème de Dirichlet
sont évidents, est ramenée par M. Cayley à une certaine éciuation aux diirérences.
Maddisson (Isabci). — Sur certains facteurs dans les discrimi-
nants des équations en c et en/:>, et leur relation avec les points
fixes de la famille de courbes. (3o--32i).
S()\i f{x, y, c) — o une famille de courbes algébriques dépendant d'un para-
mètre c; en égalant à zéro le discriminant de cette équation en c, on obtient
une équation qui peut s'écrire sous forme abrégée E]\^C'= o, où E = o, N = o,
C = o représentent respectivement l'enveloppe, le lieu des points doubles et le
lieu des points de rebroussement. Si l'on forme l'éciualion dillerentielle
tl>(a:, 7, p) = o
de la famille de courbes considérée, le discriminant de l'équation eny?peut de
même s'écrire ECT-, T = o étant l'équation du tac-locas, c'est-à-dire du lieu
des points par lesquels passent deux courbes distinctes de la famille, tangentes
I une à l'autre, i^orsque les courbes passent par des points (ixes, les discrimi-
68 SECONOR PARTIR.
nanis peuvent, eontenir des f;ictciir'S liiK-aires représcmfant rli^s firoilcs joignant
ces points fixes. INIiss Maddisson montre par des exemples comment, dans cer-
tains cas, ces lif^ties dioites doivent être considérées comme faisant partie de
l'enveloppe, et, dans d'autres cas, du tac-locus.
Carey [F. -S.). — Notes sur la division du cercle. (320-3^i).
La plus grande partie de ce travail est consacrée à l'étude des périodes des
racines de I équation — ^ o, p étant un nombre premier.
X — I
Cole (F.-N.). — Liste des groupes de substitutioDs de neuf
lettres. (372-388).
ACTA MATHEMATICA.
Tome XV; 1891 (i).
Mittag-Lejjler {G .). — Sur la représentation analytique des in-
tégrales et des invariants d'une éc[uatlon différentielle linéaire
et homogène. (i-33).
Une équation difTérentieile linéaire et homogène à coefficients uniformes
étant donnée, quelle substitution subiront ses intégrales lorsque la variable
décrira un contour fermé, situé à l'intérieur d'une couronne circulaire déter-
minée, laquelle est sup|)osée ne comprendre aucun des points singuliers (quel-
conques d'ailleurs) de l'équation?
Pour résoudre ce problème, on cherche une transformation dans laquelle la
valeur initiale soit représentée par o, la même valeur retrouvée après descrip-
tion du contour fermé correspondant à une autre valeur t^ de la nouvelle va-
riable, située dans le domaine de convergence des séries qui représentent les
intégrales. Désignons alors par
Yk (A- = o, I, 2, ..., « — i)
(où ti est l'ordre de l'équation) l'intégrale dans le développement de laquelle
(suivant les puissances de la variable) un seul des n premiers coefficients est
différent de zéro, le A'^'"", ce coefficient étant égal à A! et soit y'/^ l'intégrale
qui jouit des mêmes propriétés pour la valeur finale: on aura évidemment
où Cj;.- est la valeur delà dérivée i'^'"^ ^^ Yu lorsque la variable prend cette va-
leur finale. Les équations (i) définissent la substitution cherchée S, sauf à tenir
compte, ce qui est facile, du changement de variable qui a été opéré.
(•) Voir Bulletin, t. XIX^, p. i5.
IU<:VUI< DI'IS PUBLICATIONS. fiç)
r/crnicre transformai ion (coiiipiriianl, comme (;;is parlinilicr ccîIIc de
M. l'oiiicarc). — x^ Olaiit la valeur iiiiliale de la variable donnée, on fera
t =
(I)
TU
— I
7W
X x-î/'
— 1 +1
X.,
h étant choisi siifnsamment petit, les séries intégrales seront convergentes
pour ^ <i, et la valeur x^ retrouvée correspondra à la valeur
t = t.=
// — r
Bien enlcndu, les invariants de la substitution S, c'est-à-dire les coefficients
de l'équation en s correspondante, sont indépendants de x^. Comme on peut dé-
velopper les quantités qui y figurent suivant les puissances de x^, les ex-
pressions des invariants qu'on en déduit se réduiront à leurs premiers termes.
Seconde transformation (méthode de M. Hamburger). — Posaat
la valeur finale correspondra à x — 2/7:.
Mais, dans celte méthode de M. Hamburger, la valeur 2^7: peut ne pas être
comprise dans le cercle de convergence des séries intégrales. M. iMittag-Lefdcr
tourne la difficulté en divisant le cercle de rayon | x^l en / parties égales et
calculant successivement les l substitutions (i) correspondant aux passages de
"2 i ~ . \ i~
la valeur t := o à la valeur t = — — ; de celle-ci à x := —j- -, et ainsi de suite.
La composition de ces substitutions fournit évidemment le résultat cherché.
Le Mémoire se termine par l'étude, faite d'après les mêmes principes, du cas
où plusieurs points singuliers sont en ligne droite.
Cassel (G.). — Sur un problème de représentation conforme.
(33-45).
Considérons un domaine U limité d'une part par des segments de l'axe réel,
d'autre part par des cercles, en nombre infini, ayant leurs centres sur cet axe,
sans points communs et ne s'éloignant pas indéfiniment. On peut trouver une
représentation conforme d'un pareil domaine sur un demi-plan.
A cet effet, soit \,^{u) la substitution linéaire résultant de deux inversions
successives, l'une par rapport au |x'«°'^ cercle, l'autre par rapport à Taxe réel.
En combinant de toutes les façons possibles les substitutions A.^^ on obtient un
groupe. Les différents domaines transformés de U par les substitutions de ce
groupe n'ont aucune partie commune. On en déduit que les diamètres des
cercles transformés des cercles donnés par les mêmes substitutions forment
une série absolument convergente. Il eu est par suite de même du produit
u — a . , ... / I . • • ,
T-j OU u est la variable, a cl 0 désignant successivement les trans-
it — t<
ri
70 SIîCONDIi; PAUTI K.
formés, par les difr/Tonlrs sni)sLitiilions fin groupe, des points (rinlerseelion
d'un cercle (lomu; ap[);irl.cnaiit à la S('iie avec Taxe f(''el. F.e carré de ce produit
réalise la rcpréseuLalion conforme clit;r(li('e. Il rcslc inall('r(' par les suhslilu-
lions du j;r()U[)e cL présente plusieurs autres [iropriétés analyticjues intéressantes.
Kowalewski (J/'"^ S.). — Sur un lliéorcmc de M. Bnins. (45-53).
Ce théorème est le suivant :
« Une surface fermée S étant donnée, il existe une fonction u satisfaisant à
l'équation
s'annulant ainsi que ses dérivées premières en tout point de S et développahle
en série de Tuyior autour d'un point régulier quelconcjue de cette surface. »
Pour le démontrer, considérons les points de l'espace comme définis par leur
distance normale s à la surface et les coordonnées curvilignes u^ v du pied de
cette normale. La surface donnée correspond à 5 = o.
D'ailleurs réquatiou (i), écrite dans ce nouveau système de coordonnées, est
de la forme
Q. h *I> = 0
Os'
(oii *ï> ne contient plus — -\ et a d'ailleurs ses coefficients développables au-
\ Os' )
tour de chaque point de S. D'après le théorème fondamental de M"'^ Kowa-
Icwski, il existe donc une intégrale U développahle dans les mêmes conditions
et s'annulant pour 5 ^ o, si û n'est ni nul ni infini. Or on trouve
E, F, G étant les coefficients de Gauss, ^^i^-, les rayons de courbure principaux.
KocJi (II. von). — Sur une applicalion des délerniinants infinis
à la lliéorie des équations difFérentielles linéaires. (53-G5).
L'emploi des déternunants infinis permet d'étendre la théorie de M. Fuchs
au cas où les intégrales ne sont pas régulières.
Il faut alors considérer une intégrale de la forme y = > ^-^ jc?+'', où )v est un
À
entier variant de — ce à + x. En écrivant (|ue cette expression satisfait à l'é-
quation linéaire donnée, dont l'ordre est n, on a les équations en nombre infini
(0 ffrn-^ 2^ 'i',u'A?)ffK=(^ (/« = 0, ±1, ±2, ...,=iix; )v 7f m).
X
Les t|^,„^ ont pour dénominateur 9(0 -h m), où cp est un certain polynôme de
degré n.
Le déterminant inlini des é(iualioiis (1) est convergent pour toutes les valeurs
lU'VUK l)i:S I'IJ|{|J CATIONS. 71
(le 0 (|iii ne soiil iMciiH's (r.mciiiH; des ('•(lualions
( .' ) cp ( p -I- m)~ o { fn ~ o, zt i , -± 2, . . . , ± ce).
Il (li-nnil une certaine fonrlioti il de p, fonction périodique et ne présentant
([lie des discontinuités p()laii'<'S correspondant aux racines des é(|nalions (2),
l.i(|uclle est par cons(''(|Ucnt de forme tiif<onornétri(jue.
Kn siipposaiiL (|tu' r('(|ual ion c5(p)= o ail toutes ses racines inégales et mèrnc;
incon^rucules (ne dillV-i-aut pas par des nombres entiers); que les résidus cor-
rospondanls de ii ( p ) soient tous dillerenls de o; en(in, que cette fonction £i(p)
ail // /éros iii("oni;ruciils, on obtient le développement en série de toutes les
solutions, chacun des zéros de ii(p) correspondant à une intégrale de la forme
tlonnée ci-dessus.
Gyldèn (// ). — Nouvelles recherches sur les séries employées
dans les théories des [)lanrtes. (65-H)()).
M. Gyldèn a étudié dans un précédent IMémoire une équation diiïérentielle du
second ordre qui se présente fréquemment en iMécani({ue céleste. Cette équa-
tion devient linéaire par la suppression d'un terme du troisième degré en la
fonction inconnue. iMais cette suppression n'est pas toujours légitime, même
comme première approximation.
L'équation peut être prise sous la forme
(0 ^ +(^-?.)p-?3p^--2]T<-cos[(,-a,)c^-B,]
i
OÙ les quantités ,3., a-, ... sont très petites de l'ordre des forces perturbatrices.
Eu négligeant le terme en p% on serait conduit à écrire l'intégrale
(2) p = xcos[([ — c)t' — r]-4-y ^^ -cos[(i— cr.)t^ — B.],
■^" jjj — 2 (jj- + Ci
i
(en désignant par ç une constante convenablement choisie et par x, F des con-
stantes arbitraires). Or, si une ou plusieurs des quantités [i^ — 20-.+ a^ de-
viennent très petites d'un ordre supérieur aux quantités primitives, l'expression
de p se piésente sous forme infinie, ce qui uiontre que la suppression opérée
n'était pas justifiée.
1. Pour tenir compte du terme en p% réduisant, pour simplifier, le second
membre de l'équation (i) à un seul terme, on posera
P = Po+I^^
avec
p^= XCOS/+ '/..cosf,
/. = (i-7)P-B,
R étant la nouvelle fonction inconnue. La fonction p„ dépendra des indéter-
minées x,,çet l'on cherchera à calculer ces paramètres de manière que l'équa-
tion en U ne contienne pas de terme en eosy ni en cos/",. On trouve pour /.,
7?. SECOND l< PARTIE.
une éi|uati()n du Irnisiènic âc^ré qui pcrrnclira de l'exprimer en fonction des
P, y, G-, .... Les formules ainsi ohleniics monlrenL en |)arLiciilier ([iic pour
Jj, — 2JH-a^— o, le piiiamèLre y., |)r(ii(l iiih; valeur hicii (h'-lerminéc, au lieu
que si l'on n'envisaj^eail pas le lerine en xj, on verrait intervenir un teinic
non périodi(|ue, d'où résulterait rinstahilité du système.
Pour obtenir le développement de p, l'auteur se sert du principe suivant :
Soit F := () une équation dillérenticlle déterminant la fonction inconnue .27. En
posant a? = jK + ô, on est lihrc de décomposer arbilrairenient Je preiuier
membre de Péquation liansformcic en deux parties qu'on égaiera séparément à
zéro. On pourra alors, en simplifiant le plus possible la première équation, en
tirer jKs après quoi l'on cherchera à obtenir z par la seconde équation, et c'est
une nouvelle décomposition de l'équation primitive en deux parties qui fournira
la seconde approximation.
On obtient ainsi un développement en série que l'on simplifie par un change-
ment convenable de variable et de fonction, où la nouvelle variable u passe
par les valeurs o, 2-^,41^, ... en même temps (jue l'ancienne.
2. Les équations qui figurent dans la partie précédente peuvent s'intégrer à
Paille des fonctions cllipti([ues. On est conduit en effet à mettre l'inconnue
sous la forme G cos/, + II sin/, et à introduire la quantité G^+IP=t,-. Or
on trouve qu'une variable x;, liée linéairement a Tj^ peut être considérée, en pre-
mière approximation, comme dépendant elliptiquement du temps. Si ensuite
on veut apporter à cette valeur de z la correction nécessaire, on est conduit à
une équation linéaire qui s'intègre encore par les fonctions elliptiques, en par-
tant de la remarque suivante : Soit
(3) \=f{x,a,b)
l'intégrale supposée connue de l'équation
<4) g =.,>.),
on aura
èO^'^v.
et si, dans le facteur 9' (Y), on remplace ^' par son expression connue (3),
l'équation (5) deviendra une équation linéaire en — • Or Péquation qui se
Ou
présente dans la question actuelle est précisément de cette dernière forme (5),
et on a ainsi une intégrale. L'autre intégrale en résulte d'après les méthodes
ordinaires.
Les solutions asymptotiques, c'est-à-dire celles où certains arguments tendent
vers des limites déterminées, au lieu de varier périodiquement, se distinguent
par ce fait que les fonctions ellipliciues sont remplacées par des exponentielles.
Mais ces exponentielles peuvent ne figurer qu'en apparence et être introduites
par la méthode d'intégration, laquelle, dans ce cas, ne doit plus être appliquée
sous cette forme. On constate en efiet que les approximations cessent de con-
verger.
3. Les fonctions elliptiques peuvent aussi être introduites à Paidc d'un argu-
HEVUK DKS PUBLICATIONS. j!}
iiit'iil H dont la dirivi'c osl liée à z. Vnv la fclalion sinH - /siri'f on snljsLiliif;
un nouNcI ai'i^iinicnL -^ (|ui csl. une ("onclion clliitliiiuc de v.
\. l\t'|)r(Mianl rr(|nati()u donnée cL y remplaçant, p par p.^n- W, on peut délcr-
niiner p^, par ré(|nation (i) privi'ede scconrl ineird)re
Celle-ci est manifeslcinent une éffuaLion elliptique. Si alors on passe à la
seconde équation, l'équation en H, on peut, en première approximation, consi-
dérer son second membre comme connu, moyennant quoi on a à intégrer une
équation de Lamé. De la forme des expressions obtenues on déduit la conver-
gence des séries qui ont ces expressions pour termes et qui entrent dans l'in-
tégrale de l'équation complète. Si dans la série des approximations successives,
on trouve des termes non trigonométriques, on les détruira comme il est in-
diqué dans le Mémoire précédent, Die intermédiare Dahn des Mondes {Acla
Mathematica, t. VII).
Catalan (^.)- — Stir la courlnire des surfaces. (i(ji-ic)3).
La définition de la courbure proposée par M. Casorati {Acta Mathematica,
t. XIV') présente cet inconvénient de conduire à la môme expression pour une
surface à courbures opposées que pour une surface à courbures de même sens.
RI. Catalan en propose une autre, fondée sur la considération de l'aire de la
portion de surface interceptée par un plan parallèle au plan tangent.
Peterseii (/•)• — Théorie des graphes réguhers. (ig3-22o).
La théorie des invariants conduit {voir Hilbert, Math. Ann., t. XXXIII) à
considérer les produits de la forme
qui sont du même degré par rapport à chacune des variables x^. A tout pareil
produit on peut faire correspondre un tracé ou graphe dans lequel les x sont
représentés par autant de points, les facteurs binômes du produit (i) par des
lignes joignant ces points et comptées avec un degré de multiplicité égal à
l'exposant correspondant. Ce graphe devra par conséquent être régulier, c'est-
à-dire qu'en chaque point aboutiront le même nombre de lignes. Le nombre
des points est dit Vordre du graphe (en théorie des invariants c'est l'ordre de
la forme donnée); le nombre constant des lignes aboutissant en chaque point
en est le degré [correspondant au degré de l'invariant (i)].
Le produit (i) sera décomposable en facteurs de même forme si le graphe
peut être considéré comme résultant de la superposition de deux graphes
partiels (également nommés /ac^e?^/'^) de même ordre, mais de degré moindre.
Le problème important est la recherche des graphes primitifs, c'est-à-dire non
décomposables en facteurs.
1. Tout graphe de degré pair est décomposable en facteurs du second
degré.
On démontre d'abord la proposition pour le degré 4, en remarquant que le
Dull. des Sciences mathém., 2* série, t. XiX. (Avril 189.').) H, G
74 SECONDE PARTIE.
fçraplio peut cire décril d'un seul trait continu et pi'cnant l'ensemble des lignes
de rang pair, puis l'ensemble des lif^nes de ran^' impair. Puis on passe au cas
général par les deux propositions : i" En remplaçant les lignes ab^ cd d'un
graphe par les deux ac, bd, le nouveau graphe est décomposable en facteur du
second degré si l'ancien l'est; :>" tous les graphes du même ordre et du même
degré se déduisent les uns des autres par l'opération précédente.
1. Au contraire il existe des graphes primitifs de degré impair aussi élevé
qu'on veut si l'ordre est pris suffisamment grand. Mais si l'ordre (qui est né-
cessairement pair) est limité et donné, par exemple, égal à 2/?, le degré d'un
, ...» , , . > 2 /i ^ •
graphe primitij ne peut être supérieur a -^ — \-\. Ceci se voit en prenant
dans le graphe un nombre a, aussi grand que possible, de lignes n'ayant aucune
extrémité commune. On reconnaît alors : i" que ad ^; 2° que si y. = n — a,
le graphe consiste en un facteur de degré 2X -+- 1 au plus et en facteurs du se-
cond degré : d'où le résultat en question.
Il est probable que les graphes primitifs de degré impair doivent tous ren-
fermer àQ% feuilles, c'est-à-dire des parties ne communiquant avec le reste que
par une seule ligne. La proposition est démontrée seulement pour les graphes
de degré 3, à l'aide des chaînes, c'est-à-dire de chemins prolongés aussi long-
temps qu'on n'est pas arrêté par le manque de lignes disponibles. Ces chaînes
sont en nombre égal à la moitié de l'ordre. Elles ne peuvent être toutes com-
posées d'un nombre pair de lignes si le graphe est primitif. Les mêmes consi-
dérations permettent de construire directement tous les graphes primitifs du
troisième degré.
Range {C). — Sur le calcul numérique de l'argument des fonc-
tions cycliques, hyperboliques et elliptiques. (221-248).
(i) f{u)=a,,-ha^u-haji^-{-...
étant une fonction quelconque développable en série, si l'on sait calculer// -|
en fonction de f{u), ou pourra, en répétant ce calcul, trouver la valeur de u
qui correspond à une valeur donnée de/. Si, par exemple, «, est supposé dif-
férent de o, u sera manifestement la limite de — /( r;; ) ~ '^'o h puisque l'on a
(2) 2"[^/(^,)-rï„j = r/,//-i-./,-^
-I-.
C'est au fond la méthode d'Archimède pour le calcul de -::.
M. Runge modifie ce calcul de manière à obtenir une approximation bien
plus rapide. Il suffit, pour cela, de combiner linéairement les équations ob-
tenues en remplaçant successivement n par o, i, 2, . . ., /i dans la formule (2),
de manière à faire disparaître les termes en i/\ .... u''+\ Les multiplicateurs
sont les coefficients du polynôme
(x — 2^) {x — 2') .r — 2"+'
r('^)= — — : — 'zr- ■•• — — zT->
rkvuiî: ors publications. 75
cl l'on voit que rcrrcnr rommisc n'est |)Iiis (le l'ordre 'If^ - > mnis âc l'ordre
(le — j r-> cl cela dans l'Iiypollièse la plus défavorable, celle où la convergence
de la série (i) est très Icnlc. Hicn entendu, si certains coefficients a sont nuls,
on n'a |)as besoin d'annuler les termes correspondants de la combinaison
linéaire, ot on peut en profiler i)()ur annuler des termes plus éloi^^nés encore et
serrer davantage l'approximation, en changeant l'expression du [)olynôme 9 (a;).
C'est ce qui arrive, en particulier, pour les fonctions paires ou impaires.
I/auteur applique cette méthode au calcul :
1° D'un arc sinus. En particulier, la longueur approchée d'un arc Alî du
premier quadrant et dont le sinus est représenté par la longueur AG est
AH H- r(AD — AC). Pour le calcul de tt, Archimède, par le moyen du poly-
gone (le 96 C()tés, n'était arrivé qu'à la quatrième décimale. La méthode actuelle
pcrniet, sans employer les polygones suivants, d'arriver à la seizième;
2° D'une fonction hyperbolique inverse;
3° D'une intégrale elliptique de première espèce. On a une difficulté à vaincre,
qui est le calcul d'une limite supérieure du coefficient de dans l'erreur
^ ^ ntn +■ 1)
2 2
commise.
iM. Runge donne une table des coefficients de ^{x) pour les premières
valeurs de n. En général, le calcul de o{x) dépend de l'expression
ce qui permet de donner une formule générale pour les coefficients demandés.
KnoblaucJi (/.)• — ^^^^ ^^ signification géométrique des équations
fondamentales de la théorie des surfaces. (249-208).
Les relations différentielles du troisième ordre relatives à une surface et
indépendantes des coordonnées peuvent s'écrire à l'aide des quantités suivantes :
1° les rayons de courbure principaux p,, p^, ou, ce qui revient au même, les
courbures principales /',, r./, 2° les courbures principales de la première nappe
de la développée, introduites par leur somme H, et leur produit K ; 3° les
mêmes quantités relatives à la seconde nappe; 4° les courbures géodésiques g^,
gj des lignes de courbure. Les deux dernières formules de M. Godazzi s'écri-
vent ainsi
r]gA^\g.-iK(r^-r^)] + 1<^A>\~ rj^{ri-h gi) - 0,
'igd^\g.-^yA'\- f\)] ^i^2i'\- f\yi''l-^ gl) = o,
et permettent de cliasscr II,, H^ des expressions obtenues.
Pour les équations du quatrième ordre, il faut introduire les dérivées ^ r
(où i,k = i,2) de la courbure géodésique g^ par rapport à l'arc de ligne de
courbure d'indice k.
Par exemple, l'équation qui caractérise les surfaces à représentation sphérique
isotherme est
7G SECONDIî: PAUTIIi.
et celle des surfaces à lignes de courbure planes dans un système :
Stenbei^g {E .-A.). — Sur la forme générale des intégrales uni-
formes des équations dinerentielles linéaires à coefficients
doublement périodiques. (259-279).
Les intégrales, supposées uniformes, d'une équation linéaire à coefficients
doublement périodiques se partagent, comme on sait, en groupes tels que la
substitution S résultant de l'addition d'une période à la variable indépendante
ne déplace que les intégrales d'un même groupe. On obtient sous une forme
assez simple l'expression générale de ces intégrales en procédant par induction.
Pour simplifier, nous pouvons supposer que l'équation donnée P„, d'ordre n,
ne renferme qu'un seul groupe d'intégrales puisque toute équation se décom-
pose en facteurs jouissant de cette propriété. L'équation P„ admettant néces-
sairement une intégrale doublement périodique de seconde espèce y,, si l'on
substitue à la fonction y une autre inconnue u donnée par la relation
.Ja
(i) y=y,Judx,
la fonction u satisfera à une équation P„_, de la même classe, mais d'ordre
moindre. Si nous supposons que les formes générales cherchées aient été
trouvées pour les équations d'ordre n — i, la formule (i) fera connaître ces
mêmes formes pour les intégrales cherchées.
Il est à remarquer que les fonctions u ne sont pas absolument quelconques
parmi celles qui sont susceptibles de vérifier une équation P„_,. Elles doivent
être telles que les intégrales (1) soient uniformes.
En procédant ainsi, on arrive aux conclusions suivantes :
Les intégrales d'un niême groupe ont la forme
ou
y.n = 9 ( ^-^ ) [ -^m,, -+- ^.n,, 9. ( «Z- ) + • • • + -^„,,,„-, '■?,„-. ( ^ ) "^ r ,n ( ^ )] ^
1° 9(^) est doublement périodique de seconde espèce;
2° o^{x), ..., 9„j(^) sont doublement périodiques de première espèce;
3° Les quantités \^ ,^ sont des polynômes entiers du{[i. — v)"'""^ degré par
q' ( X X )
rapport aux variables x et <^ ■= — '--■ De plus, il existe m {m — i)
constantes a.^ ^ et b,^ .^ telles que les m {m — i) équations du système
ô
soient des identités.
UKVUli: DIÎS PUBLICATIONS. 77
Applicnlion est faite à ré(|ii.ili(>n du Iroisiùinc ordre.
Sur une Iransccndanlc rcmarcjuahlc Irouvdc par M. FrcdJiolrn.
Extrait d'une lettre de M. Mitta^-Lcfflcr à M. Poincaré. ('>79-
i>.8i).
\a\ loncLioli de x
V a''x''\
v = o
dévcloppablc dans le cercle de rayon i, est finie cl continue ainsi que toutes
ses dérivées sur ce cercle. Néanmoins elle admet ce cercle comme ligne sin
gulière et ne peut être prolongée analytiquemcnt au delà.
Appell {P')' — Sur des équations difTérentielles linéaires trans-
formables en elles-mêmes par un changement de fonction et de
variable. (281 -3 16).
M. Appell prend comme point de départ les travaux de M. Kœnigs, relatifs
aux équations fonctionnelles du type /[9(c)] = 4'[/(-^)]> ^^ ?(-2) est une
fonction donnée holomorphe autour d'un certain point a; qui vérifie l'équation
cp(x) = ^ et l'inégalité \o'{x)\ <i. La plus importante de ces équations est
(0 /[?(-)] =a/(^),
laquelle n'admet de solution holomorphe ou méromorphc que si a est égal à
une puissance entière de o{x), auquel cas la solution est une puissance d'une
certaine fonction holomorphe B(z), nulle au point x.
M. Appell commence par étudier l'équation plus générale
(2) /[?(^)] = ;^/(^)-^(^),
oîi 6 et CI sont deux fonctions holomorphes autour du points, la première vé-
rifiant la condition |<^(:r)| <i. La solution est manifestement fournie parla
série convergente
ao
(3) f^{z) = ^<^{z)^{z^)...^{zjT3{z,,),
n = 0
où 5,= 9 (s), ..., z,^= '^(^„_,).
Cette solution est unique si l'on n'a pas
(^) ■Hx) = ['^'ix)]".
Cela posé, soif
(•T ) —, — — U/(z) = n
78 SECONDE PAUTIH.
une équation linéaire du second ordre privée de second terme. Cette équation
reprendra la même forme lorsqu'on remplacera z par 9(2) et u par m y/'-f ( * ) ,
si l'on a
(6) /[9(^).l = ^./(^)+ • 4,^>. ' '
Or, cette équation, en y considérant 9 comme donné et / comme inconnu,
est de la forme (2) et l'on peut en former la solution f^{z). L'é(juation (5)
correspondante admettra deux solutions holomorphcs que le cliangCFuciit de va-
riable considéré conservera à un facteur constant près, d'où l'on déduit aisé-
ment que ces solutions seront de la forme '■ — — •
sjn'iz)
En reportant dans l'équation (5), on voit : 1° que n a les valeurs o, i;
2° que fAz) = —=-- -r-;-? ce qui se vérifie directement.
4 13 " 2 n
Mais la fonction /j (^) n'est pas la seule qui satisfasse à l'équation fonction-
nelle, car la condition (4) est vérifiée avec n = 2. L'équation (G) admet, par
suite, la solution générale
/(.,=/,(.) -H a [|i^J
(a, constante arbitraire). L'équation linéaire correspondant à cette nouvelle
valeur de f(z) admet la solution ^ , où /• est une quelconque des ra-
cines de l'équation fondamentale /■(/• — i) = a.
Ces résultats peuvent s'énoncer ainsi : L'équation (5) est susceptible d^être
transformée, par' un changement de variable et de fonction, en une équation
à coefficients constants. Ceci pouvait se prévoir a priori en remarquant que
notre équation peut se former quand l'on donne la seule fonction B(;r), à
chaque valeur de laquelle correspondent (comme l'a montré M. Kœnigs) une
infinité de fonctions ^{z). Notre équation (5) admet donc, non pas une, mais
un nombre infini de transformations en elle-même; et c'est à cela que tient,
au fond, son équivalence avec une équation à coefficients constants.
Cette conclusion s'étend aux équations du troisième ordre : toute équation
du troisième ordre qui jouit de la propriété indiquée devient, par la transfor-
mation
" = W^V '"'=> = "''
une équation à coefficients constants. L'hypothèse '^{z) = —^ ^conduit à
l'intégration de l'équation
dUi , r 1 il'
d^-^'[—z-r^'\" = "'
déjà traitée par Halphen.
Pour arriver au même but relativement aux équations d'ordre supérieur, il
suffit d'appliquer la théorie des invariants différentiels d'Halphen. Chaque in-
variant devra, par le changement de ;; en cp (z), se retrouver multiplié par une
uevuiî: niiS puhmcations. 79
|>uiss;inrr de 'f'(c.)- H '"'I «loue et;;!! à iiik; piiissaiico <l<; .r marquée; j);u' son
poids. On voit alors (|uc la Corme: can()ni<|uc d'HalpIicn csl h cocfficicnls con-
staiils.
La mrlhodc précédente peut s'appli(|uci' à certaines catcf,'orics d'équations
non linéaires.
Mcllin {IJj')' — l\)ur la ihcoric des cqualions (lifn'rcnlicllcs
linéaires du premier ordre. (3i^-38/î)-
Ce Mémoire est le complément de deux travaux précédents du même auteur,
l'un intitulé Zur Théorie cler Gainniafunction (même recueil, t. V'III), où
la fonction
(.) F(.)^a,'''^-V-''"~'r- («>")
1 (^ — ^.)...I {Z — Z„)
est décomposée en une fonction entière et une somme de fractions simples qui
satisfont chacune à une é(|uation fonctionnelle déterminée, généralisant ainsi le
résultat connu relatif à la fonction T; l'autre, Ueber einen Zusammenliang
zwischen gewissen linearen Dijfferential und Differenzengleichungen (même
Recueil, t. IX), où est montrée l'importance que présente la fonction F pour
l'étude des équations différentielles de la forme
et dont l'équation hypergéométrique n'est qu'un cas particulier.
1. Lorsque, la partie réelle de z restant finie, la partie imaginaire croît indé-
finiment dans un sens ou dans l'autre, la fonction (i) est comparable au pro-
duit d'une puissance de z par une puissance de T{z). Ce résultat subsiste
lorsque la fonction F(^) est multipliée par un produit de facteurs trigonomé-
triques de la forme sinir {^z — c).
D'ailleurs, il est clair que le produit ainsi obtenu satisfait à l'équation fonc-
tionnelle
(3) F(^ + .) = r(c)F(c),
où r(s) est la fraction rationnelle
(z-z,)...{z-z,„)
(4)
(-« Z^) . . .{z Z,i)
1. Inversement, toute solution de l'équation fonctionnelle (3) est égale au
produit de ¥ {z) par une fonction périodique.
Imposons en outre à notre solution la condition de se comporter régulière-
ment dans une certaine bande verticale et de ne pas croître indéfiniment
(lorsque z s'éloigne indéfiniment dans cette bande) plus vite qu'une puissance
de ^. Il y a impossibilité à cela si ni < /<, et aussi, lorsque m = /?, à moins
que a ne soit réel et positif, auquel cas la solution est F(.s).
8o SliCONDE PARTIR.
Dans le cas de tu > //, la solulion générale est donnée par
Lsin-(^ -^ 6-, ) sinz(- — c ) J
(5) { r /v A,
X
I sifi — ï^ - r; > siii — fr: — <.
, , , ... , ni— n
ou p esl le plus grand nombre impair contenu dans -l-i.
3. Envisageons maintenant l'équation non homogène
(6) Fiz-hi) = viz)F{z)-S{z),
où s(^) est une autre fonction rationnelle de même dénominateur que r{z),
avec un numérateur de degré moindre. 11 suffit évidemment d'en trouver une
solution particulière, si l'on sait intégrer l'équation (4).
Or, cette solution est fournie par l'une ou l'autre des séries
s(.) -^ '^'-^^'^
jLév{z)v{z-i-i)...v{z -h..v )
V =0
',(-) = — s(^ — i) — ^ s(^ — V — i) r(^ — i) r(; — 2)...r(:; — v),
V;=l
dont la première est convergente si lim r(c)>i, la seconde si lim r(2)<i.
;• = 00 Z zz: as
Les deux séries convergent si lim r(;3) =i, avec
V. = Z^-{-Zç,...-\-Z,i Z^ — Z^. . . *'ni^ — ''
moyennant, du moins, l'hypothèse, vérifiée dans les applications, que s{z) soit
au plus de degré m — 2.
Reste le cas de lim r(^) = i, x<— i. Mais dans le cas plus général lim v{z) ^ i,
^ zi: 00 G =z 00
X < o, il existe une solution de la forme \ S(^, a), où
a
a représentant successivement toutes les racines du numérateur de r(^); le
nombre [x étant l'ordre de multiplicité de la racine a, les A des constantes
convenablement choisies et les g des polynômes entiers en z. Le cas de
lim r(^) =: I se distingue du cas de lim r(^)>i par le fait que l'on peut
z = co G := 00
trouver une solution de ce type pour l'équation homogène correspondant à
s{z) = o, ce qui est impossible si lim r (^) > i.
Z:=. 00
Les solutions ainsi trouvées satisfont d'ailleurs à des conditions de régularité
analogues à celles que nous avons indiquées plus haut.
4. Soit maintenant l'équation différent ici le (2) où <7,„ est essentiellement
UKVUE \)\IS PUBLICATIONS. 8i
supposé /(). Si />„, (>sl cj^mIoiiumiL (liiïcTCDt de o, le clKin^M-inciiL de a: ou — rern-
placc l'iMiualion pai- une antre de mèinc forme. Les points singuliers sonl o, --o
et a = —-•> quanliléque Ton peut supposer réelle el positive, nrioycnnanL rnul-
liplicati(»n de la variable indépcndanlc par une constante convenable. Les in-
tégrales sont régulières autour de chaque point singulier. On forme facilement
les é(|uations fondamentales déterminantes rj— p)=o au pointe et r, (p— i) = o
au point ce. (^uant à celle du point a, elle est simplement
( 7 ) p ( p — I ) . . . ( p — //? -I- •>) ( P + --^ + 0 = 0»
avec
',' -j>
o... a...
, :;,„ étant les racines de r^C^;) et ^', , . . . , z'„i celles de r, (s).
Cela posé, l'intégrale
(8) / yx-clx,
où X est réel, satisfait, en vertu de réquation difTcrentielle donnée, à la relation
(9)
-, ( ^ ) / yx-^ dx = \\{z) / yx--' dx — x'-' s„ ( ^, .r ) ,
où Sg est un polynôme entier en z, x, y et les dérivées de y jusqu'à l'ordre
m — I.
Prenons pour y la solution r, qui, au point a, correspond à la dernière ra-
cine — y. — I de l'équation (7), en supposant que % ait sa partie réelle néga-
tive [condition nécessaire pour que l'intégrale (8) soit finie] et soit différent
des nombres — t, — 2, . . . , — m -\-i (pour que la racine — /. — i de l'équation
déterminante soit simple). La quantité s^{z,a) est nulle, quel que soit z.
Ceci se voit directement si la partie réelle de x est au plus égale à — m.
Dans le cas contraire, on reconnaît que, si l'on développe l'expression s^{z,x)
suivant les puissances croissantes de a — x, l'exposant du terme le moins élevé
ne peut être zéro, à cause des hypothèses faites sur ;r. La quantité s^{z,a),
étant forcément finie à cause de l'équation (9), est donc nulle. L'intégrale (8),
pour X = a, considérée comme fonction de z, satisfait, par suite, à une équa-
tion fonctionnelle du type étudié au n° 2, et l'on peut lui appliquer les conclu-
sions établies en cet endroit, de sorte que
T.^-' dx =Ca^ T{z-z,)...Y{z-z )
V\z-z\)...V{z-z',n)
Supposons, au contraire, b„^ = o. L'équation n'admet plus que deux points sin-
guliers, .27 = o et X = x; mais ce dernier est singularité essentielle. On peut
néanmoins former le polynôme r, (-G),dont le degré /i est alors moindre que m.
r„ ( 5 )
<l»(c) étant l'expression (5) formée à l'aide de la fonction rationnelle ■" »
1", V - )
82 SECONDE PAUTIE.
l'intégrale
(M.) ^{x) = jx '^^{z)dz,
prise le long d'une droite verticale indéfinie, a un sens si cette droite est suffi-
samment éloignée dans le sens positif, et ne dépend pas de la position de cette
verticale, ^(.a;) est une solution de L'équation (2) et n'est d'ailleurs pas iden-
tiquement nulle [du moins, tant que *1»(^) ne l'est pas elle-même], ainsi qu'on
/"» ce
s'en assure en développant 9(^) en série. D'ailleurs, l'intégrale / ':^(x)x'-~'^dx
est elle-même une expression 4>(^).
Inversement, toute solution de l'équation (2) satisfaisant à la condition
lim x^ y = o, quel que soit k, est telle que l'intégrale / yx'-'-' dx soit une
expression <I>(5). On en conclut que les p solutions indépendantes de l'équa-
tion fournies par la méthode précédente sont les seules qui satisfassent à ladite
condition.
THE MESSENGER OF MATHEMATICS, edited by J.-W.-L. Glaisher. Lon-
don and Cambridge, Macmillan and G" (•)•
Tome XX; 1890-1891.
Mannheiîïi. — Sur les normales aux coniques. (1-2).
M. Mannheim remarque que toute conique et sa polaire réciproque par rap-
port à une circonférence de centre 0 ont les mômes normales issues de O. De
ce théorème, qui est presque évident, l'auteur déduit un certain nombre de
conséquences intéressantes. Par exemple, Laguerre avait établi qu'il y a seule-
ment quatre coniques normales à quatre droites concourantes Oa, Oè, Oc, Oc?,
quand on se donne le point m où la conique est normale à l'une de ces droites.
M. Mannheim complète la proposition en montrant que deux de ces courbes
sont homothétiques, par rapport à O, à deux courbes polaires réciproques par
rapport à une circonférence de centre 0, et les deux autres sont inversement
homothétiques à celles-ci par rapport à 0.
Ilammond (/.). — Euclide et la loi associative. (3-4).
Euclide a-t-il considéré la loi associative pour la multiplication de trois
nombres a, b, c comme un théorème susceptible d'être démontré? M. Hammond
regarde les propositions 17, 18 et 19 du 7* livre des Éléments comme une vé-
ritable démonstration de cette loi.
Gi'eenhill [A.-G .). — Sur les lignes de Sumner dans les Cartes
de Mercator et les Cartes stéréograpliiques. (/j-si).
C) Voir Bulletin, XVIII,, p. 53.
lUîVUIÎ ORS PUIU.ICATIONS. 83
On appelle ainsi les lif^ncs de la Carie qui sonl les lieux des points [)Our
liS(iucls le Soleil est, à un certain instant, à la môme hauteur, c'est-ù-dirc les
i niaises des cordes de la sphère terrestre. M. Grcenhill étudie la forme de ces
courbes sur la Carte de Mcrcator.
Karl Pearson. — Sur les expériences de Wolilcr sur les forces
alternées. (>. i-^^).
Altaii Cuiiiûnglunn. — Sur la recherche des fadeurs. (37-4-^).
La recherche directe des diviseurs d'un non^ibre entier est une opération très
longue, dès que ce nombre est un peu grand. On a cherché à abréger l'opéra-
tion par l'usage des Tables de carrés, dont l'emploi est basé sur l'identité
N = \Y = ( A + B) ( A — li ) = A'^— \\\
où X = Ah-D, y = a — B. L'auteur montre comment on peut encore diminuer
les essais, en cherchant a priori, d'après le nombre des chiffres de N, les
nombres de chiffres possibles pour A^ et B*.
MannJieim. — Sur une parabole liée à une conique par certaines
propriétés remarquables. (4 5-48).
Étude des propriétés de la parabole qui est l'enveloppe des droites menées
par chacun des points M d'une droite fixe D perpendiculairement à la polaire
du point M par rapport à une conique.
Diirnside (fV-)- — Sur les surfaces dont toutes les lignes de
courbure sont planes. (49-54)-
Exposition d'une méthode facile pour retrouver l'équation de ces surfaces,
basée sur la représentation sphérique et l'emploi des variables symétriques do
Bonnet.
Segar [HugJi W.). — Quelques inégalités. (54-09).
Généralisation des résultats contenus dans le Tome XIX du Journal.
Cayley. — Note sur Féquation modulaire de Schlaffl pour la
transformation du troisième ordre. (59-60).
M. Cayley montre comment on peut déduire l'équation de Schlaffl de l'équa-
tion modulaire ordinaire.
Burnside (Jl-)- — Sur l'équation différentielle des sphéro-
coniques confocales. (Go-63).
Considérons l'intersection d'une sphère de rayon un avec des quadriques homo-
n fi
focales conccnlri(iues à la sphère; si Ton pose a = lang - e'r, î^ — tang - e-'r, 0
84 SECONDE PARTIE.
et cp désignant la colaliludc et la longitude, l'équation différentielle des courbes
précédentes est précisément l'équation d'Kuler
(i-a'^)(i-A-a'^') (,_;i'^(,_A-[i'^) ^ ' ' ' ^
Cayicy. — Note sur les racines neuvièmes de l'unité. (63).
Soient «, b, c les trois racines de l'équation x^ — ■ix h- i = o; on a
a^b-\-b-c-\-c^a = 6, ab- -\- bc^ -\- ca"- — — a, {a — b){b — c){c — a) = — 9.
Toute fonction rationnelle de «, b, c qui est invariable par la permutation cir-
culaire {abc) a donc une valeur rationnelle.
Burnslde ( W.). — Sur une propriété des courbes planes iso-
thermes. (64-68).
Soit u une fonction finie et continue à l'intérieur d'une aire A, limitée par
un contour C. Si cette fonction u vérifie l'équation de Laplace ^u = o, on sait
qu'elle est complètement déterminée à l'intérieur de C, quand on se donne la
succession des valeurs qu'elle prend le long de C. M. Burnside établit une re-
lation entre le nombre des maximums et des minimums de u le long de C et
le nombre des points doubles des courbes u = const.
Cayley. — Sur les deux invariants d'une forme doublement qua-
dratique (68-69).
La fonction
z'^{ax'^-\- 2hxy-\- g' y^) + •?. z w {li' x'' + 2 b xy -^ f y-) -\- iv- {g x- -\- if'xy-hcy'^)^
considérée successivement comme fonction de {x, y) et de {z^w) possède
deux discriminants U, V. Ces formes du quatrième ordre U et V ont les mêmes
invariants du second et du troisième ordre; ]M. Cayley donne le développement
de ces deux invariants.
Mathews (G.-B.). — Les déterminants irréguliers. (^0-74)-
Démonstration de théorèmes énoncés par Gauss (art. 306 des Disquisitiones
arithmeticœ).
Cayley. — Sur un cas particulier de l'équation différentielle du
troisième ordre de Rummer. ("5-79).
Étude d'une solution particulière rationnelle de l'équation de Kummer.
Dixoii (A.-C). — Sur la somme des cubes des coefficients dans
un certain développement par la formule du binôme. (79-80).
Il s'agit de la somme des cubes des coefficients dans le développement de
(1 — x)'", chacun des coefficients étant pris avec son signe. Cette somme est re-
URVUIÎ ORS PUBLICATIONS. 85
l>i("'sciil(H' |»;ir riiil('f;r;il(' doiiMe
4
^ ^ / / sin^"0 siii^"9 sin^"(0 -i- -f ) <:/0 (/'f ;
ou trouve ainsi (ju ollo csl égale a ( — 0" "7 — tg" '
Uoyd 1' (in lier (ll.-W.). — Sur la règle de clc'rivalion d'Arbogasl.
(8i-8ia).
Uoyd Tanner (//.-//'.). — Sur Thisloire de la règle d'Arbogasl.
(83- 10.).
Ces deux arlicles sont cnlièrcmcnt une exposition de la règle d'Arbogast, et
une reproduction des passages des principaux auteurs relatifs à cette règle.
JoJinston [J.-P.). — Sur les congruences de droites. (io2-io3).
Démonstration du théorème fondamental, que toute congruencc de droites
est formée des tangentes doubles d'une certaine surface.
Mac-Mahon {P. -A.). — Théorie des parlilions parfaites des
nombres et compositions des nombres composés. (io3-i 19).
L'auteur appelle partition parfaite d'un nombre entier toute partition qui
contient une partition et une seule de tout nombre inférieur. Un nombre com-
posé {niultipartite) est l'assemblage de plusieurs nombres distincts, représentant
des quantités différentes; on le représente par un symbole tel que (aj^y). II
existe entre le nombre des partitions parfaites et le nombre des compositions
d'un nombre composé des relations curieuses; nous citerons la suivante : « Le
nombre a^b^c'^... — i possède autant de partitions parfaites que le nombre
(a|jy. ..) possède de compositions. »
Cayley. — Correction à la Note sur l'équation modulaire de
Sclilâffl pour la transformation du troisième ordre. (120).
Glaisher (J.-ll .-L.). — Théorème relatif aux sommes des
puissances paires des nombres entiers. (120-128).
Si l'on pose S„=: i"+ -i" -h 0" + . . .+ i", on a
|==A,S,„_,+ A,S,„_, + ...-r-A,„_,S, + A,„(S„+i),
Aj, A^, . . ., A^„ étant des coefficients numériques, qui s'expriment assez simple-
niciil au moyen des nombres de Bcrnoulli.
Glaislicr (J.-ll .-L.). — llelations récurrentes renfermant les
sommes des j)uissances des diviseurs, (i 29-1 35; i j--i8i).
86
SECONDE PARTIE.
Énoncé de relations curieuses entre les sommes des puissances successives des
diviseurs d'un même nombre /?. La démonstration a été communiquée par l'au-
teur à la Société Mathématique de Londres.
Cayley. — Note sur l'involutant de deux matrices binaires. (i36-
.37).
Etant données deux matrices M = 7 —^ M = ;— ^ — ~ et leurs produits
\c,d\
\c',d'\
MM'
on appelle involutant l'un ou l'autre des déterminants
1:=
i a a' X
G 0 h' B
0 c c' G
1 cl cl' D
I. =
I a' Cl A,
o // h B,
0 c' c C,
1 cl' cl D,
M. Cayley montre directement que ces deux déterminants ont la même valeur.
Cayley. — Sur une identité algébrique relative aux six coor-
données d'une droite. (i38-i4o).
Soient {a,b,c^f, g, h) et (a', b' , c', /', g\h') les coordonnées de deux
droites qui se coupent et (A, B, C, F, G, H) les coordonnées d'une troisième
droite qui rencontre les deux premières; cette nouvelle droite doit être située
dans le plan des deux premières, ou passer par leur point commun. A cette re-
marque se rattache une identité intéressante entre les dix-huit coordonnées des
trois lignes droites.
Segar (fl.-JV.). — Un théorème sur les déterminants. (i4'-
142).
Soit/(0 uiï polynôme entier de degré n; on a
t t t'
'^ TU) ^ 7U) ^ 7Vf)
Y)'
fin
1
D^
t
t
— D^
fin fin
t'
TTn
t'
Un
n: n — \: n
! /î — 9 !
2!
[finr-
le déterminant renfermant n lignes et ?i colonnes.
Segar (fI.-JJ\). — Sur la sommation de certaines séries. (142-
i44).
RHVUIÎ DKS PUBLICATIONS. 87
• f • Il ' • '
Somiimlion de scncs toiles (iiic 1 1 1-..., //,, 11 , u. , . .
ii^n^ "Jt^ ll^tl^ '
ihinl les teiiiies d'iine série n'CuircnLc, où la rclalioii rondainciiLale csl, de la
lonne ;/„ , — a it,, ^- f/„ , , - o.
/>u/-/fsi(/(' (//.). — Sur un cas du mouvement d'un lluidc. (i/î4-
■ 45).
Burnside (H.). — Note sur le théorème d'addition pour les
fonctions hyperboliques. (i4;")-i 4^^)-
Démonstration géométrique, analogue à la démonstration clcmentairc de la
Trigonométrie ordinaire.
Burnside ( Jl .). — Correction à la Note précédente. (i48).
L'auteur avait dit, dans un article précédent, que les lignes de courbure de
la surface
z{z — a){z — 0) -h {z — 0)x'-{-{z —a)y^= o
étaient des ellipses; il fait remarquer ici que ce sont des cercles.
Cayley. — Sur la notion de courbe plane d'un ordre donné.
(i48-i5o).
Cayley. — Sur répitrochoïde. (i5o-i58).
Lorsqu'une courbe plane C roule sans glisser sur une droite, soit Q le point
de contact à un instant donné, et A le centre de courbure de C relatif au
point Q; tout point du cercle décrit sur QA comme diamètre a sa trajectoire
qui présente un point d'inflexion. M. Cayley applique cette remarque au cas où
la roulette C est une conique; il démontre, en particulier, que» lorsqu'une
hyperbole roule sans glisser sur une droite, la courbe décrite par le sommet de
cette hyperbole présente des points d'inflexion.
Ilammoiid (/.). — Quelques formules d'Arithmétique. (i58-i63;
182-190).
Formules relatives aux nombres et à la somme des diviseurs d'un nombre
entier.
Burnside ( W.). — Sur une propriété des substitutions linéaires.
(iG3-i66).
Toute transformation résultant de deux transformations par rayons vecteurs
réciproques peut être définie par une substitution linéaire cfl'ectuée sur une va-
• 1 I I , az -^ b ,
nahlc complexe z = -• Inversement, lorsque a, b, c, d sont réels et vé-
c ^- + cl
rifienl la relation ad — bc ~ \, la transformation précédente peut cire rem-
88 SECONDE PARTIE.
placée, d'une infinité de manières, par deux inversions successives, par rapport
à deux cercles ayant leurs centres sur l'axe réel.
Drlll (/.). — Sur l'application de la métliode des polaires réci-
proques aux théorèmes de Statique, (i 66-1 71).
L'auteur applique la méthode de représentation des quantités imaginaires
qu'il a donnée antérieurement {Messenger, septembre 1887), à la transforma-
tion des théorèmes de Statique. Ce procédé revient au fond à une transforma-
tion par polaires réciproques, relativement à un cercle de rayon un.
GlaisJier (J.-ÎV.-J.). — Note sur la somme des puissances des
nombres pairs et impairs. (172-176).
De la formule
COt^ = 2^57*— -.-, 2'X' — — ; 9JX^ — . . .,
X i\ Z| ! 6 !
on déduit que le coefficient de x-"" dans le produit sin/,\r cota? est
^- ')' [(or-hi)! ^ '^ T! (■>/•-!)! •■'-'" (2,-) ! ^'J-
D'ailleurs, on trouve directement que ce coefficient est égal à {—^Y-, r,>
( 2 /■ ) !
multiplié par
2[22'--r- 4='-H-...-|- (A-— 2)='-] + A-'^»-,
OU par
2[i=''+ 3='- + ...+ (A-— 2)^'-] + Â-=S
suivant que k est pair ou impair. En égalant ces deux valeurs du coefficient,
on trouve une expression de la somme
l2r_j_ 32r_^ ,.+ ^-2r q^, 2^'' + 4^'' + . . . ^- A-^»- ;
on remarquera que l'expression est la même dans les deux cas, de A- pair et
de k impair. Il n'en est plus de même, si l'on considère des sommes de puissances
impaires.
GlaisJier (J.-JF.-L.). — Sur les fonctions elliptiques de r, K.
(191-192).
Tome XXI; 1 891 -1892.
Sylvester. — Sur les séries arithmétiques. (1-19; 87-120; i9'^).
Cet important travail, qu'il serait difficile d'analyser, part de propriétés tout
à fait élémentaires pour arriver à la difficile question de la détermination des
nombres premiers inférieurs à une limite donnée. On y retrouve à chaque pas
l'esprit si profondément original de l'illustre géomètre.
IIHVUR DES PUHMCATIONH, 89
Jkousc />(/// [ Il .-//.). — IJik; Iiv|)()|1»("'S(; rclalivo à l;i naliuc de
rélluT cl il la «^raviu''. (y.()-'>4)-
/iurnsidc (H .). — Sui' la forme des ("oiii'hes fcrnK'fs de la lioi-
s i c ni c (• I a ssc . ( :>. ')-•>.() ) .
II résulle delà discussion (^irune courbe fermée de troisième rhisse esl. formée
d'une courbe à trois rebroussements, analogue à une liypocycloïde, ou d'une
pareille courbe, entourée d'une ovale.
liiirnside (IV.). — Notes d'Aloèbre. {'a()-'2H).
La première Note est relative au jacohicn de (\cii\ formes ((uadrati(|ues u el v
d'une variable .r; on a
fA' àuY » .^ ^
u-, ^ -^ ) = kW'^ B iiv -h C v^,
ôx Ox }
A, H, C étant des constantes. Dans la seconde Note, l'auteur résout d'une façon
simple le système d'équations
rt..r, + rt.x.H-. . .4- «„x., a,x,-^. . .-\- a„x„ ax,-^-...-\-a„,x„
x^ x^ x„
Richmond {H.- II.) — Note sur la somme de (onctions de quan-
tités qui sont en progression arithmétique. (29-34)-
Extension des théorèmes de M. Glaisher sur les sommes des puissances des
nombres entiers. L'auteur considère les sommes
<t>(o) +*(2) H- *(4) +...+ *!> (n),
où *!> est une fonction entière de /?, et des sommes analogues.
Rouse Bail (W.-IV.). — Les nombres de IMersenne. (34-4o;
121).
Résumé des résultats obtenus jusqu'à présent.
Pujisawa (/?.)• — Note sur une formule relative aux spliériques
h a r m o n i ( j u es . ( 4 o-4 i ) •
Démonstration simple de la formule
/ / PJiSinO^Ot/'^ =r — î ,
T
OÙ P,^ représente le coefficient de a" dans le développement de
y I — 2 OL cos6 -f- a'
Aiiderson . — Note sur récjuilibre d'une surface fermée, sous
Faction de forces normales. (42-43).
Hall, des Sciences nialkém., 2' série, t. \IX. (Avril i8(),').) R.-
90 SECONDE PARTIE.
Etanl donnt'^c une surfycc fermée, si l'en désigne j);(r m nn élémenl d'aire de
cette surface, et par p,, p, les rayons de courbure principaux, on connaît trois
systènnes de forces normales, sous l'action desquelles la surface est en équilibre :
1* F = [jLw; 2° F = [jLoW 1 ) < Bertrand); 3° F= - — (Joubert). L'auteur
\P. PJ P.p2
de cette Note montre comment ces trois expressions de F peuvent se déduire
par un procédé uniforme de la première. Le même procédé appliqué à la der-
nière expression ne donne pas de théorème nouveau.
liogers (L.-J.). — Note sur les fonctions propres à représenter
une su])stitulion d'un nombre premier de lettres. (44"47)-
L'auteur prouve par des exemples que les conditions trouvées par AL Ilermite
ne sont pas toujours indépendantes.
Glaisher (J.-W.-L.). — Expression de la somme des cubes des
diviseurs d'un nombre au moyen des partitions des nombres
inférieurs. (47-48).
Glaisher (J.-W.-L.). — Relations récurrentes entre les sommes
des puissances des diviseurs d'un nombre. (49-64)-
Suite du Mémoire du Volume précédent.
GlaisJier (/.- W.-L.). — Expressions des fonctions symétriques
de ï, G, E, au moyen de q. (65-69).
Anderson (A.). — Sur les centres de pression. (69-^6).
Méthode élémentaire pour déterminer le centre de pression d'un triangle,
d'un quadrilatère, d'un polygone régulier, d'un cercle, d'un demi-cercle, etc.
Richmond [H.-W.). — La somme des cubes des coefficients de
(■-a^r"- (77-78)-
Démonstration delà formule de M. Dixon {Messenger, t. XX, p. 79).
Campbell [J.-E.). — Note sur la transformation simultanée de
deux formes quadratiques. (^8-83).
Étude algébrique de la réduction simultanée de deux formes quadratiques
à n variables à des sommes de carrés. Discussion de l'équation en À, et inter-
prétation géométrique dans le cas de trois et de quatre variables.
Biirnside ( W.). — Deux Notes sur la fonction pu de Weierstrass.
(84-87).
La première Note est relative à la formule d'addition. Dans la seconde Note,
l'auteur donne une démonstration nouvelle d'une formule due à Klein, qui
KHVUI': OKS PUIHJCATIONS. 91
iltMiiu' Il xprossiiMi (le 0//. (|u;iiiil mi (losc
"' dz
/ ■ r
où .V csl m\(^ fonction (Mitirrc de z du (iti.ilricMK" (lrf;r(''.
(ihdshci' {'/.- Il .-L.). — Note sur une ronimlc de rcciirrtîiicc pour
'y{ff). (i •.>.■>.- 1 .Ho).
Cnylcy. --- Noie sui" iinc idciiliu''. (i.) i -f .^)9.).
SoiL i2 - (x,, ;)', )'^(.r^, )'^ )" (-2^.11 y ,Y' {^i- jvj" . • • vinc forme liomogrno, et d<"
degré A, H, C, I), ... par iap[)orL à plusieurs couples de variables sépai'émenl
( -^i^ ."»',), ( .r^, j\ ), Soit }7 — r/.r, dy^ — dy^ dx^ ; on a
( A 23 + H Ti + cTô ) i2 — o,
quand on remplace les variables (.r,,j»'J, (a;^, yj, (.r,, j'J par {x,y).
Cayley. — Sur In non-existence d'un groupe spécial de points.
Il n'existe pas de groupe de ^e/)^ points, tels que toute cubique passant par
ces sept points passe aussi par un hniiième point fixe.
Cayley. — Sur la formule de Waringpour la somme des m''''"^^
puissances des racines d'une équation. (i33-i3'j).
M. Cayley établit un rapprochement curieux entre la formule de NA'aring et
la formule de Lagrange, donnant le développement d'une racine de l'équation
X = u -\- f{x).
Brill(J.). — Une propriété de l'équation de la chaleur. (137-139).
S\ /{x^ y, z, t) est une solution de l'équation
âV /d'Y â'\ à'V\
()t \0x' f)z' ôy\i
l'expression
-^ \ ^ t t t J
est aussi une soIutif)n.
Lloyd Taiincr (H.-U.). — Sur les racines carrés de l'unité pour
un module premier. ( 1 39-1 44)-
Détermination des fonctions A+BxH-Cx'+...+D.rP-% qui sont — ±1 (mod/?)
pour les valeurs i, 2, ..., p — 1 de x. L'auteur donne le Tableau de ces fonc-
tions pour les valeurs p = 3, 5, 7.
92 SliCONDK PAUTIK.
Se<:*'ar [II.-]].). — Sur la sominalion de certaines séries. (i4^^-
'4:).
Sommation des séries
V
Il II II Z-^ 1i 11 7/
u , u .,, .... u ^.,, ... étant les termes d une série récurientc. où la relation
r ' T'y' 1 ' ' r 1 f * '
fondamentale est u^ — ^",.+, -i- <^■'/,.^.a == o.
Segar (//.-]}.). — wSiir tïn Lli<'^orèine relalif aux délerminanls,
(lu à Jacobi. (i/|H-i5").
Propositions diverses relatives aux déterminants dont les éléments sont des
fonctions symétricjues entières de /• lettres.
Campbell [J.-Ii.). — Sur le nombre maximum de points arbi-
traires que l'on peut prendre pour points doubles d'une courbe,
ou d'une surface, de degré quelconque. (i58-iG/î).
Discussion de cas singuliers. Par exemple, il n'existe pas de courbe du qua-
trième ordre avec cinq points doubles. Cependant, si l'on se donne cinq points
arbitrairement, on peut former léquation d'une courbe du quatrième degré
admettant ces cinq points comme points doubles; le premier membre est le
carré du premier membre de l'éciuation qui représente la conique passant par
ces cinq points.
Burnside ( ]V .). — Sur l'application du théorème d'A.bel aux in-
tégrales eliiptiqnes de première espèce. (164-170).
M. Burnside prend pour courbe fixe la courbe
ax'-v- o.bx + c
>-=:
Kx'^-\- 1 ^x 4- C
et pour courbe variable l'hyperbole y{ni'x-\-n') — mx-\-n. L'application du
théorème d'Abel à l'intégrale de première espèce conduit facilement à des re-
lations connues entre les fonctions elliptiques de quatre arguments i/,, u^., w^, w^,
tels que «, + u.^-V- u ^-r- u^ o.
Burnside {]V.). — Sur la transforma lion linéaire de la diOéren-
tielle elliptique. (170-176).
Étude des substitutions linéaires qui changent en ellcs-mème une didVren-
tielle elliptique de première espèce, ou qui la ramènent à Tune des formes de
Legendre, de ^^eierstrass ou de Ricmann.
Segar [IL- [F.). — Sur le déterminant multinomial. (177-188).
Quand on ordonne suivant les puissances croissantes de x un produit tel que
UEVUF. nrs purmcations.
y^
{(i -h n .r \- ff. -f' -h . . .)" , !<' ('Hcriiciciil \,. de x^, se pit'sculc sous foinif «ruii
(l(''tcrr)iiiiiinl à /• coloiuirs, (|ti(' l'aiilciir propose (l'apprlci' niullinomial ; il <;ii
l'ail (livcisrs applications ù des (Icvcloppcriiciils coniuis.
AUdii (Umnin i^luini . — Siii' le cercle; des pieds des pCM-peiidleii-
laires et Taxe oil IioiumiI r;il (riiii ([iiadi'i hilère eojnplcîl. (i88-
IvNLcnsioii an (|iia(lrilaL("'ic coinplcl de (iMcl(|n(s-unL'S des propriétés du cercle
des nenlpoinls irun triangle.
Si'Si'ar [U.-W.). — Noie sur quelques remarquables séries de
nombres. (i()i).
Les deux séries en question ?/,, n^, ..., ?/„ et v^, v.^, ..., t'„ sont formées rcs-
pcclivcment des plus petits noiiibi"es entiers rjui vérifient les inégalités
^ -'^ ^ • • • j
"i "3 ".
^1 <^., ^,
- < ' < - < . . . ,
^2 ^, ^.
avec les conditions ;/, — i, u^= 2 et <^, = 1, c^^ == 3. On a les expressions géné-
rales de u.. et de ç..
II.. =
v'.. =
y .) + I ( ^ -h v> \ V 3 — 1 / T — \ •■'
^
V/.5
3 + V 5
•^ V' ••) ^
(Mn
qui permettent de vérifier les relations récurrentes
SITZUNGSBEIUCUTE dku Ko.mglich iMua'ssiS(:iM:.N Akvdilmik dku Wisskn-
SCIIAFTKN Zi; BliULIN.
2^ semestre 1890 ( ' ).
kronccker i^L.). — Sur les systèmes orthogonaux (suite). (Goi-
607).
Dans le t. 3Î du Journal de Crelte, .M. Caviev a établi la formule célèbre
(') Voir Bulletin, WII^, p. 99.
94 SECONDIÎ PARTIR.
qui permet d'exprimer rationnellement les cléments des systèmes orthogonaux
d'ordre n en fonction de variables indépendantes. INI. Kronecker se
2 *^
propose de rechercher si l'on peut déduire de ce théorème, qui concerne les
sysLcmes orthogonaux en général, une représentation des systèmes orthogonaux
symétriques. A cet ellet il reprend les recherches générales de M. Gayley;
mais, au lieu d'étudier les propriétés d'un système de /i^ quantités déterminées
c-^ (f, A" =: 1 , 2, ...,/«) vérifiant les équations caractéristiques de l'orthogonalité
I
i = 1
C.,:C,
{g, h = 1, 2, ...,n),
il étudie, plus généralement, les propriétés d'un système de «^quantités indé-
■ ■ . . . , , , , , n. . , Ai(n + 1)
term.inees, (v.^, envisage suivant le système de modules M dont les
éléments sont
V.-I
g, h^i, -2,
g<h
, n
)■
Ce point de vue auquel M. Kronecker et aussi M. I\etto se sont placés à di-
verses reprises dans leurs publications les plus récentes offre de grands avan-
tages et permet de compléter facilement les belles recherches de M. Cayley.
Désignons par {w'u^) le système réciproque du système (tv-;. ); soit u une
indéterminée; posons
(/, A- = I, 2, ..., n);
w,
MO,
désignons par {u'ij^) le système réciproque du système (w,;. ) et par U le déter-
minant I U;f. I (t, A" = I, 2, . . . , /i) ; posons ensuite
Il =zn liz=. n
=P,k = ^ «,7. "a/. — « ( ",A + «A.)' 9a = ^ "/u "aa — " ( ",A + "a-,- )
ll = \ h = l
^a= 8.A-"("/A+"/ci)-
On a alors pour ^ = i, 2,
quables
\ i, k
/, A-
, n et pour h = i, 2, .... n, les relations remar-
i,fc
'^S^'
=^^«'aa»'1>'-?,a»
/, A
?,;.
= y]'n;.«'i/?.A
(î, A- = 1, 2, ..., /?),
dont on voit bien l'importance en observant qu'elles sont identiques au théo-
rème suivant :
« Les substitutions
A = n
^ ^^A-^A= T] «A.-^:^
(i
I, 2,
■n)
A-i
A-l
HKVl]|<: DKS PUBLICATIONS. 95
Ir.in^rormcul les foiincs (IuikIimI i(|ii(s cl hilinraircs
rospcclivoiiK'iil eu
^ ^a y, Xu y^ "^^k r. yu » ^^ ?. J r .• - " •^. H r ^ - " ^^ ) •
/, A- f, Â' i. A-
Los subsliliilions iiidicuiées montrciiL (jue les variables x cl x sont lices pour
// = 1, 2, ..., /?-, par les relations
^/.= ^ if'ikiWi^k^ ^h= ^ Uki^'hi^k^ (^ /«: = I, 2, .. ., /i),
I. A t, A-
(loni on déduit, en s'appuyaiit sur ce que les deux formes 2. 9ik^i^k ^^
', A-
y, 9ik^i^k ^'tant toutes deux transformées dans la même forme 7 "î^aJK.yu
j. A- t, k
sont nécessairement égales,
/, A". /•, s i, Ar, /•, \
{i, Â-, /•, .9 = I, 2, ..., //).
Les identités (i) et (2) jointes aux suivantes
; — « i — « iz^ n i^n
( 3 ) ^ w,,. w'ik = V (v;, ,• tv,^ = o,,j , V jf^,, u'ii, = 2] «A/ «^1 = ^Uk
{h, k = 1, 2, ..., n),
qui expriment la réciprocité des systèmes ((V,j) et (w^/^. ), (w,^^) et (m}/;^.), con-
tiennent toutes les propriétés des systèmes orthogonaux. Les deux premières
identités (i) suffisent pour simplifier et compléter les résultats de M. Cayley.
En effet, les équations
9,k = 2] "'-'' "'^'' "" ^«t i^' = y] '^7. "kh — " ( ^^A H- «A , ) = ^ {i, k = i, 2, ..., n
h=l h-A
montrent f(ue le système des /i^ quantités
— «»> — --^./i (i, A- = 1, 2, ...,/0
est un système orthogonal, et comme on a supposé qu'il existait un sys-
tème (m') réciproque à (u), c'est-à-dire que le déterminant U était dijférent
de zéro, on voit sans peine que les équations
{ \ ) •l.^ = .^^_ -= 0 .^ — u ( h\,^ + «'/., ) = o ( i", A- = 1 , 2, . . . , /O ,
9fi
SECONDE PARTIE,
caractérisent elles aussi i'orllioL'onalilt'' du syslriiic des n^ quantités — -■ [En
u
efTet, les deux premières équations (i) montrent que le sVstrme d'équations (4)
est entièrement étjuivalent au système d'équations
h:=n
h = n
'/*= y^ «^.7.'^/.— 2,;"'= V ",,.Wi,,-?«(w.^. + M^,)=o {i,k=j,2, ...,n)
//-i
/, = \
Or ces équations (4) ne sont vérifiées que si après avoir choisi arbitrairement
— ^ variables arbitraires t-^ {i<Ck; i, A" = i, 2, ..., n), on donne aux
variables u' les valeurs
uuii — - j uuik = t;,., uiî/à = — ^ik ( i < A" ; f, /r = r , 2, 3, . . . , n ).
Si donc on forme, à l'aide du système (w.^) réciproque à ce système (w//,),
le système des n^ nombres
(i, A' = I, 2, ..., /?.),
on obtient le système orthogonal le plus général possible, pour lequel U n'est
pas nul.
De même on obtient tous les systèmes orthogonaux (c-^) d'un domaine de
rationalité déterminé pour lescjuels le déterminant | c-j^H- S^j(.| {i, /{= i, "2, ...,/0
est différent de zéro, et on n'obtient que de tels systèmes, si l'on choisit, dans
le domaine de rationalité, des systèmes {t-^) pour lesquels
^••-^
^^ =
(i< A; «, A- = I, 2, ..., n),
puis, que l'on forme le système réciproque (///,) et enfin que l'on pose
c,f, = t'ik— 5,;. ( i, A- = 1 , 2, . . . , /? ).
Mais parmi les systèmes orthogonaux (c-^) à déterminant [c-^.-f- o-j | différent
de zéro, il n'y en a aucun, sauf le système unité, qui soit symétrique; car
si (c.;,) est symétrique, (c-j.+ ô.^.) l'est aussi, donc aussi son réciproque {t-^);
on a donc
I
t^ii— -' "ik— -ki
t-, ~ t.. = o:
donc t'i/^= 2 0^n, donc c -^ = S.j,.
Ainsi les systèmes symétriques orthogonaux représentés par M. Lipscliitz
ne sont pas compris parmi les systèmes ortliogonaux considérés par
M. Cayley.
Kronecker [L.). — Sur les systèmes orlhogonaiix (suite). (691-
Soient r,j ( /, A = i, 2, . . ., «) des indéterminées; V^z^lt'.^l leur déterminant
HHVUE DliS PUBLICATIONS. 97
\["'\ \["'\ ••■ 1'"^ iiiiiKMiis, (l'ordre {n — /n), ()l)lciuis en preiuiiil la dérivée
de V par rapport à //i des indélertninécs v^,', Al. Kroiiccker tnonlre (juc l'on peut
loiijoiirs rnt'ltre ces mineurs sous la foririe
y(/) _Mv;/)N'
{wfy
( rnodd v-,, v-^, v-^ H- v^- ) , ( A --. 1 , 2, .'5, . . . ),
, /j (// H- 1) . , / i, k
les (|iiantiles t»--, v-^.+ v^j-
• Si y est une indéler-
où, lors(juc n — / esl |)air. les W'/) sont des grandeurs entières du domaine
loruié par les éléments K\t., tandis (|ue, pour n — / imj)air, on a WyJ =z o.
Soit ( M[/"') le système de ituxlules dont les éléments sont W ("-*), \V("'"^ ... et
: I , 2 , . . . , n'
i < A-
minée, si o,^ désigne comme toujours le nombre i ou le nombre o suivant «lue
i — k ou que i < A", enfin si V(t^) représente le déterminant
k,ii+ ^S.^1 (i, A- - I, 2, ..., n),
on peut AémonlYCY i\\\Q suivant le système de modules ( M'j,"~"''') le développe-
ment, par rapport aux puissances croissantes de v, du déterminant ^ {v)
, ■ , 1 1 ■ ()\{v)
commence par v"-^'>'-, tandis que celui de chacun des mineurs —y- — - commence
par p"-=;^-' ou par une puissance supérieure de v.
La forme bilinéaire
V ^\ ô\ {v) , ,
àv,,,^
V(tO
<)v.-
-Xiyk
i,k
est la réciproque de la formule bilinéaire / = /^ ( — + '^<i ) -^i T'a ! nous la
/, A-
désignerons parrec(/). Dès lors il résulte du théorème précédent que l'on a,
suivant le système de modules ( iM[,"~'^'''', v^ la congruence
(5)
[( ^^''/«' )^ H- ( \\i'"M' + • • • ] rec
V
5a)-^,ri
Ov,
Xi y le
\ ( f. A" = 1 , 2 , . . . , /< ) , {m := n — 2 [JL ) .
Ceci posé, remplaçons les indéterminées v-^. par des grandeurs entières d'un
domaine de rationalité et prenons dans ce domaine un système de modules
(N', N", .. ) qui soit contenu dans chacun des éléments du système de mo-
dules (MI,'"'), et suivant lequel la somme
(\v'/«')^+ {W'',"'^y-h...
ne soit pas congrue à zéro. La congruence (5) subsiste alors suivant le système
de modules {v, N', N", ...) et l'on reconnaît que la forme bilinéaire du second
membre de cette congruence est une forme bilinéaire symétrique.
Si nous remplaçons les indéterminées v,^ par des (juanlités réelles déterminées
T.j, pour lesquelles on ait
SA
{i, A r.^1. 2.
A),
OB
SECONDR PARTIE.
cL pour lesquelles, en outre, le développement, suivant les puissances croissantes
de V, du déterminant |t-^+ t" ô,J (i, k = i, -?, ..., n), commence eirectivcmcnt
par V"', on voit immédiatement que tous les éléments du système de modules
(M[,'"') sont nuls. IJonc, d'après le théorème général démontré plus haut, le
développement de chacun des mineurs du premier ordre du déterminant
\'^,k~^ ^ ^ik\ ('i k='^} 2, ..., n), commence par p'"-' ou par une puissance su-
périeure de p.
Prenons enfin pour les éléments du système de modules ( N', N", . . . ) les quan-
tités
\Y(m-2)^ YV(m_4)^
(i, /c = I, 2, . . ., n, i<k),
elles-mêmes, qui toutes s'annulent pour v-^= x-^ {i, A = i, 2, . .., n), et faisons
enfin tendre ç vers zéro. Alors la congruence (5) prise suivant le système de
modules (f, N', N", ...) se réduit à l'égalité
lim rec
(^)
'm
<^ii< ^i rk
(\V/«))^ + (W('«))^-+-.
tI[
dW[
ni-i
ÔV:
àVn.
■Wiy'ic
{i, k = i, 2, . . ., n), {m = n — 2 [x ) ,
où, dans le second membre, on suppose les n- indéterminées v,,. remplacées
par les n^ nombres réels x.^.. Ce second membre étant une fonction bilinéaire
symétrique, on voit que la réciproque de la forme bilinéaire
l ^ "^ik^in +^ ^kXk ( î, A- = 1 , 2, . . . , ;0,
/. /.• /■•
c'est-à-dire du faisceau formé par une forme bilinéaire alternée à coefficients
réels et la forme symétrique /^^^yi, tend, lorsque ç^ tend vers zéro, vers
k
une forme symétrique bilinéaire à coefficients réels et finis.
On peut généraliser ce théorème et démontrer que, si
/ = 2]^'t^'^^' f'^^^iuri^k (i,A-= 1,2, ...,«)
i,k
i,k
sont deux formes bilinéaires conjuguées à coefficients réels et telles que
le déterminant de la forme symétrique f + f soit différent de zéro, la
réciproque de la forme bilinéaire
tend, lorsque w tend vers -i, vers une forme symétrique à coefficients
réels et finis.
Ces théorèmes n'ont un sens que si les déterminants des formes alternées
bilinéaires
y^^^.k^.yi' ^(/— /') (/./>■ = 1, 2, ..., /?)
i,k
REVUE DES PUIUJCATIONS. 99
voiii iiul>. Si <u'.s (It'lcrminanls n'claiciil pas nuls, tous les cocfficiciils des lé-
l'iproiitics tlos formes hiliiiéaires
I, k k
s'annuleraient en ellet, lorsque k> tend vers zéro et w vers — r.
Nous avons vu dans une Noie précédente que les systèmes symétriques
orthogonaux ne sont pas compris parmi les systèmes orthogonaux représentés
par M. Cayley. Il est d'autant plus intéressant de se rendre compte que, en
suivant le mode de représentation des systèmes orthogonaux de M. Cayley, on
peut cependant tendre vers des systèmes orthogonaux symétriques. Voici
comment :
Dans le mode de représentation de M. Cayley, le système formé par les
éléments
'-Gik^\^iu (i, k ^-.1,2, ...,n)
est le réciprocjue d'un S3^stème d'éléments
qui vérifient les relations
donc aussi le réciproque d'un système d'éléments
^+5.^. {i, k = 1,2, ...,n)
qui vérifient les relations
'^u = ^y '^ih + '^ki ='<J ( i, A- = 1 , 2, . . . , 71 ).
Or les éléments d'un système réciproque à un système considéré pouvant être
envisagés comme les dérivées logaritlimiqiies du déterminant du système con-
sidéré, prises par rapport aux éléments de ce déterminant, ne restent certai-
nement pas tous finis lorsque ce déterminant devient nul. Lorsqu'on tend vers
moins
des systèmes (-c-^H — o-A à déterminant nul, il faut donc qu'une au
des n^ grandeurs — croisse au delà de toute limite.
Ceci posé, convenons de passer à la limite des systèmes ( — -f- ù-A qui vé-
rifient les relations
T-- = O, T-^. = T^. . — O ( i, />■ = t , 2. . . . , n ),
en donnant aux n' grandeurs t-j, des valeurs (inics pf)ur lesquelles le détermi-
nant I -z^f. I soit nul, et en faisant diminuer t^ jusqu'à zéro. Alors, d'après l'avant-
dernier théorème démontré dans la Note actuelle, le système réciproque tendra
vers un système symétrique i - c^H — o,^ J à élénients finis, à déterminant nul.
et le système des n- éléments c,^ obtenu par ce procédé sera à la fois orthogonal
ef symétrique.
100 SKCONDE PAUTIH.
Kronecker (^L.). — Sur les systèmes orl,lio<^onaii\ (siiile). (87')-
885).
Soient z^^ [i, A =i,i, . . . , n ) un sysLènic de «' varial)lcs réelles et ^,,^ des
I I 11 ■/. , /'( /i + 0 , . , ,. .
valeurs de ees variables vendu ni les -^ ■- e(iualions de condition
2
C.. C/., = 5.;, [g, h = i.2, ...,n; g<h).
i—l
Dans la variété d'ordre /i' des systèmes (z-^), les systèmes (Ç-^^) forment alors
. , , j, , n(n — i) . , ,
une variété d ordre qui représente les systèmes orthogonaux consti-
tués par n^ éléments réels.
Cette variété d'ordre '■ se compose de deux parties séparées pour
l'une desquelles le déterminant des systèmes orthogonaux est égal à + i, tandis
que pour l'autre ce déterminant est égal à — i. Nous représenterons la première
par (Cî/c), la seconde par (CZt)- ^^^ deux parties séparées se correspondent
d'ailleurs univoquement puisque par la substitution C7a- = — ^t/i {k = i, "2, ..., n)
on obtient tous les systèmes {Kj/^) à l'aide des systèmes (î^|^. )•
Il est facile de s'assurer que, pour chaque système {^u), le déterminant
I ^Ji--^ '^ih 1 ih k = }, 2, ..., n) est nul; il en résulte que la variété d'ordre
que Ton a désignée par (Ç^/^.)j ^^ comprend que des systèmes orthogonaux ne
pouvant être représentés par les formules de AI. Cayley.
Il y a, au contraire, des systèmes (s//,) pour lesquels le déterminant
I CÎa+ ^ik I (^7 k = i, 2, . . ., n) n'est pas nul, et les systèmes (î^//^.) pour lesquels
ce déterminant est nul forment une variété d'ordre inférieur à — ^ -• Les
2
systèmes (Ç^/^.) peuvent donc, en général, être représentés par les formules de
M. Cayley. En effectuant cette représentation, M. Kronecker démontre que la
variété d'ordre que l'on a désignée par (C/},. ) est irréductible; il en
est donc de même de la variété {tji^) qui lui correspond univoquemenl.
Désignons par x.^. (i£ï<A:<«),— — variables réelles indépendantes, et
posons X,, = x.^^ = . , .= 'c^^^= 0; x^.=: — x,^.. Si l'on fait correspondre les deux
variétés ( î;^}. ) et ( x.^^ ) lorsque les systèmes ( Ç^v^.-f- û,j ) et ( - x.^^. + - o.^ ) sont réci-
proques, ces deux variétés (s^/^.) et (x-^), dont la seconde est plane, se corres-
pondent univoquement d'après une Note précédente. Il en résulte que l'irréduc-
tibilité de la variété (C//^) est une conséquence de l'irréductibilité de la variété
plane (x-J.
Au point zéi'O de la variété plane (x-^) correspond le point unité Ae la va-
riété (^/"^. ). Aux points de la variété {'^'l/^) pour lesquels le déterminant
1 ^//, + 0,1 I est nul, ne correspondent pas de points de la variété plane ("^/it)
RF.VUH DE':^ PUHLICATIONS. loi
situer il ilisi.iiicc liiiic du [loiril zcfo de celle v;iri(''l('- |)l;iiie. Si \\n\ pose
"a— ?'^ik
{i, k — i,-A, ..., n; p> ()),
et si l'on (lésii^ne p;n- variété s plii'iùjue Vd variélé formé par les systèmes (t^^)
pour lesquels p a la inèiiu; valeiii-, on peut énoucer de la manière suivante le
dernier résultat obtenu dans la Note précédente sur les systèmes orlhof^onaux :
Pour// impair, la variété (!^^/.) <jiii corresj)()nd à la vari(';té sphéri(jiie d'ordre
n ( n — \)
tend, lorsque p croît indéliniment, vers la variété (î^//,.) formée par les systèmes
symétriques orthogonaux (Ç//^). Pour n pair, ce mèm(; fait n'a lieu que pour
la variété ( C//, ) <li'' correspond à la variété d'ordre — — 2,
qui est caractérisée par la condition que le déterminant | x-^. j (/, k= i, 2, ..., n)
soit égal à zéro.
I.a variété des systèmes symétriques orthogonaux étant, comme nous l'avons
vu dans une Communication précédente, d'ordre inférieur à celui des variétés
correspondantes i'^;,,), on retrouve plus d'une fois les mêmes systèmes symé-
triques orthogonaux (C/a) en parcourant une lois seulement la variété limite
correspondante (t-j. ).
Envisageons maintenant le système de modules IM dont les éléments sont les
n{n + \)
quantités
^ «V^^/u (5> h =^1,2, ...,n; g<h).
i—\
r. - , /i ( // -h I ) . ,
Ce système est de rang — ; il ne contient aucun système premier de
modules de rang inférieur. Suivant le système de modules M, le système des n^
indéterminées tv-^. {i,U — i, 2, ..., n) est un système orthogonal. Si M' est
le système de modules dont les éléments sont
1
i = l
w-w.
{g, h = 1,2, ...,n; gS/i),
les deux systèmes AI et M' sont entièrement équivalents, c'est-à-dire que chaque
élément du système M est congru à zéro modulis M', et que chaque élément du
système IM' est congru à zéro modulis M. Le système M, et par suite aussi le
système M', ne contient pas d'autre système premier de modules de rang
T03t SECONDE PAKTIE,
n(n-\-i)
ijue les deux systc^mes
(7)
(s;
où W désigne le déterminant | iv-,. \ du système des n' indéterminées (v-j. Kn com-
posant les deux systèmes (7) et (S), on oi)tient un système de modules qui est
contenu dans le système
Ces diverses propriétés des systèmes M donnent une vue plus complète de la
question qui nous occupe que nous ne l'obtiendrions en étudiant directement
les systèmes (C,a) vérifiant les équations caractéristiques de l'orthogonalité des
systèmes
i — n
1 = 1
cette dernière étude est d'ailleurs contenue dans l'étude générale des systèmes .M.
Plus généralement encore, on peut démontrer que les deux systèmes qui
comprennent les systèmes précédents IM et INI',
{g, h =!,■?. /?),
où les quantités u et v sont 2/1^ indéterminées quelconques, sont eux aussi
équivalents.
iM. Kronecker établit ici deux équivalences qui sont l'extension des formules
de M. Cayley permettant de représenter les systèmes orthogonaux, à des
systèmes qui ne sont orthogonaux que suivant un système de modules donnés.
En désignant par U et V les deux déterminants des rr indéterminées m-j. et
des n^ indéterminées v-^, par (U,^) le système adjoint au système ( m ■;), et enfin
par (V-,.) le système adjoint au système (^,n), de sorte que l'on a
lUiVUI- I)i:S PUBLICATIONS. loi
les ticiix t''([iii\ iilfiicf's dont nous j);irloiis sont les snivarilos :
{[)) ( ]^ ",^'^/.-".i-«u' ^a-VU,, joo(o,;.-t.,^.-c^,,, v-,-\V,^, UV-i),
Kt voici coiniiuMil l'or» moiitic <]ii'clles donnent effcctivemenL la généralisation
à des systèmes orthogonaux suivant un nnodulc donné, du mode de représen-
tation de iM. Caylcy pour les systèmes orthogonaux. Soient : a-^ {i, A =i, a ..., n)
dos grandeurs entières d'un domaine naturel de rationalité telles que le système
(«a— 2,i) {i, /<• = !, 2, ..., n),
soit orthogonal, moditlis ( [j.', [jl", ...); les éléments du système de modules
( ijl', [x", ...) font, par hypothèse, partie du domaine naturel de rationalité con-
sidéré. Les congruences caractéristiques pour qu'il en soit ainsi sont
h = n
^ «.;.«u. — «.A — «A. = o ( '"odd [J-S lJ-"> • • • ) ( /, A- = 1 , 2, . . . , n ) ,
ou, si l'on veut
li=zn
2] ^/..«M — «a — «A. =^ o ( modd ;x', ;x", . . . ) ( i, /v = i , 2, . . . , n ).
Ii = \
Si le déterminant A = |rt-n| du système {a^i) est en outre, modulis ( ;j.', a", ...),
un diviseur de l'unité, c'est-à-dire s'il existe une grandeur entière B du domaine
naturel de rationalité considéré tel que l'on ait AB e£3 i (moddjx', [x", . ,.), on
déduit de l'équivalence (9), en y posant
^,A= ^'^ik (^/'' = 11 2, ..., n),
la congruence
( 1 1 ) 8 .^. — BA ■^. — BAj^.,- ^ o ( modd ix', a", . . . ) ,
dans laquelle (A,j) est le système adjoint au système («,;.). Si, d'autre part,
les éléments 6,^. d'un système (è-^. ) appartiennent au domaine naturel de ra-
tionalité considéré, et vérifient les congruences
^,A — ^-A — ^Ai ^ o ( ï"f>tltl p.', -x", . . . ) ( i, A- = 1 , 2, . . . , /O,
et, s'il existe une quantité A de ce domaine naturel de rationalité telle que
l'on ait
AB=i (modd (x', [x", . . .),
on déduit de l'équivalence (10), en y posant
«.A= I-'Va (/, A = I, 2, ..., n),
io4 SECONDE PARTIE.
la congruence
(.2) 2] '^Tî,,,An,,-AI{,,-ABt,=.o (ino(I(l;x',ix", ...),
dans laquelle (H,;) esL le syslème adjoint an systènrie [b-f.).
On obtient donc tous les systèmes orthogonaux, suivant le système quel-
conque de modules considérés (|x',]x", ...)
(«,fc— 2a) (^ ^" = 1,2, ..., /?,),
pour lesquels le déterminant |«,j^. ' est un diviseur de l'unité, modulis ix', ]x' , ,..,
en envisageant successiven)eut tous les systèmes {b-j^) dont les éléments véri-
fient les congruences
5,A— ^a— ^,== o ( f'ioddjj.', [x", . . .),
et dont le déterminant B est un diviseur de l'unité, modulis jjl', [x", ..., auquel
correspond donc un nombre A, tel que l'on ait
AB E^ I ( modd p.', ]x" , . . .);
puis en formant les systèmes ( B,;. ) adjoints à ces systèmes {b-^); et, en posant
enfin
«.,= AB.;..
En eiïet, la congruence (12) montre que les systèmes ainsi formés sont ortho-
gonaux, modulis [x', [x", ..., et la congruence (11), montre qu'il n'existe pas
d'autres systèmes orthogonaux, modulis [x', [x", ..., que les systèmes ainsi
formés.
Kronecker {L.). — Sur les systèmes orlliogonaiix (fin). (io63-
1080).
Les recherches générales contenues dans les Communications précédentes de
IVI. Kronecker sur les systèmes orthogonaux, nous amènent à reconnaître la
nécessité d'une généralisation du mode de représentation de ces systèmes
donné par M. Cayley. Si, en eflet, nous appliquons le dernier résultat obtenu
par M. FCronecker, au cas particulier où le système de modules ([x', [x", ...) se
réduit à un nombre entier [x. nous voyons qu'il est possible, ou non, de
trouver par la méthode de M. Cayley les systèmes d'entiers {w■^.) tels que l'on ait
Z^^'^gi^ui-^su (iiiodtx) (o', /i =,, 2, ...,/0,
suivant que le déterminant hv-^-i- ô-^.] est ou n'est pas premier relatif à ix.
Ainsi, le nombre de systèmes orthogonaux modulo [x, qui ne peuvent pas
être représentés par la méthode de INI. Cayley est à ceux qui peuvent être re-
présentés par cette niéthodc dans un rapport fini.
En étudiant la composition des systèmes orthogonaux, on voit d'ailleurs direc-
tement qu'il n'y a pas lieu de distinguer le cas où le déterminant hv-^-|-ô^| est
RRVUK DIÎS iniHMCATlONS. lo")
nul (In f;is on il ne !'»>>( |);is. l'nnrlr liiirc voii, oliscrvons rl";ij»()r(! (|iic, si l'on
tlt'si^^nc |i.ir l^^'^'l/^^ l't'It'nK ii I du s\s|ini(' it-ciproc] ne au syslrnic (//,i) «jui cor-
rrs|tiiiiil .1 rcicnicnl itf^, si l'on pose donc
du...
»'c<' "a = — :r7.— ^- {s;, h, i, /> ~ i,^, .. ., n ),
tous les syslèmcs orthogonaux (Ç//?) poui- lesquels le cléLerniinanl [ -^l^' + ^.i 1
est diiïérenl de zéro peuvent ùtre mis sous la fornie
(i3) — 5a + 2 rec ( T .^ H- S, J ( /, A- = i, 2, . . . , «),
tandis que les systèmes orthogonaux pour lesquels ce déterminant est nul ne
peuvent pas être mis sous cette forme. Ceci posé, soit (<7/^-') un système ortho-
gonal particulier choisi parmi les systèmes (î^/Jn'); l'ensemble des systèmes or-
thogonaux à déterminant positif peut être représenté i)ar la formule de
composition (C/t')('^<l-0' ^^■' ^' '^" compose seulement avec (<j'^"^.') ceux des
systèmes {^^^J) qui peuvent être mis sous la forme (i3), on peut fort bien ob-
tenir des systèmes composés ne pouvant pas être mis sous cette forme (i3);
tout dépend du choix du système particulier («y/^)- Dès lors, on voit bien nette-
ment qu'il n'est pas naturel de séparer essentiellement les recherches concer-
nant les systèmes orthogonaux à déterminant positif, pour lesquels le déter-
minant U/X^+ô^jtl 6St nul, de celles concernant les systèmes orthogonaux à
déterminant positif pour lesquels le déterminant |Cl^'+ S .^ | n'est pas nul.
Il faut donc généraliser le mode de représentation des systèmes orthogonaux
de M. Cayley. Les remarques que nous venons de faire au sujet de la compo-
sition des systèmes vont nous servir de guide dans cette généralisation.
Composons les deux systèmes
[— 5,t -f- 2 rec (— T .;. -^ 5,^. )] , ( c-^ ) ,
où (c-^.) est un système orthogonal quelconque à déterminant -f-i; nous ob-
tiendrons un système orthogonal (F^) à déterminant -+- 1, dépendant de — '^
variables x-^^. Comme il résulte d'une Communication précédente de IM. Kro-
necker sur les systèmes orthogonaux, qu'il ne peut y avoir de variété d'ordre
; de quantités F^,,. pour lesquelles on ait à la fois
^ ^si ^lu = 5„;„ 1 F,.,. 1=1, I F,^. -h 6, J = o , {g-,h,i,k =1,2, ...,n),
1 = 1
on voit que, tant (jue les quantités t^. (/<X) restent variables, le
déterminant |F.^h- ô .^ | est nécessairement différent de zéro. On peut donc, en
envisageant les 'z^^{i<:^k) comme des variables, appliquer au système orthogonal
(F^^.) le mode de représentation de M. Cayley, et l'on a ainsi
r'a = — 5^. -H 2 rec ( /.;. H- 6,^ ) ( /, A = r , 2, . . . , « ) :
Bull, des Sciences niatkéin., 2" série, t. \l\. ( \\ril iSç).).) H. 8
io6 shcondiî: pautik.
les qiianlilés/^ sont des f<)n(M.ions rationnelles des /i' quantilcs !<',; cl véri/ieul
les équations
fik-^fu= O (t, A- =: I, 2, ...,/7).
Mais les quantités F.^. sont clies-ménries des fonctions rationnelles des quan-
n ( n — I ) . , ,
tites c.^ et des — — ■ variables x^^^ {i < A ) puisque l'on a
(•-1) l-S,,4-2rec(-x,,+ 5,J](c,,) = (F,,) {i,k = i,2, ...,n).
Donc les f^^ sont fonctions rationnelles des c-^ et t^^.
En observant que, pour i, k = i, 2, . . ., n, le système
— 5 .^. + 2 rec ( T,.^. -4- 5 .^ )
est le réciproque du systènne
— o.^-h2rec(-T.j+3;.J,
on déduit immédiatement des équations (i4)
. ., \ (Ca) = [-5a+2rec(T.,+ o,,)](F,,)
( = [- 2a+ 2 rec (t.,4- 0,,)] [- 6 .,+ 2 rec (/,,+ 0, J]
Ainsi tout système orthogonal (c,j) à déterminant +1 peut être envisagé
comme le composé d'un système [— 5^.^ + 2 rec ( t^-^ -t- 8 .^ )] formé à l'aide des
n{n — I ) . , , . , ,
variables indéterminées T.^(f< A) et d'un système
[-o.^H-2 rcc(/,.^+o,J]
formé à l'aide de fonctions rationnelles f-f. des mêmes variables indéter-
minées T-^et des éléments du système (c,j) lui-même. On a d'ailleurs T^-i-T^. = o,
fik~^/ki—^- I' résulte de ces équations (lô ) que, tandis que les f-^ appartiennent
au domaine de rationalité (c-j.x^), les c-^. appartiennent au domaine de ra-
tionalité (/,fc,T.^.) ii,k = i, ■2,...,n).
En adjoignant les variables x.^ (î < A ) aux quantités données,
on peut donc représenter sans exception tous les systèmes orthogonaux. Ce
fait est une confirmation nouvelle des théories fondamentales exposées par
M. Kronecker dans sa célèbre Festschrift.
Ceci posé, observons que les équations (i5) ont encore lieu lorsqu'on rem-
place les indéterminées x.^. par des quantités déterminées quelconques, telles
toutefois que les dénominateurs qui paraissent dans les équations précédentes
ne soient pas nuls. Il faut et il suffit pour cela que l'on choisisse ces quantités
déterminées de manière que les deux déterminants
ha+2.^I, |F,;.4-6,J (i, A- = ,,0,...,,,)
ne soient pas nuls, ce qui est toujours possible pour un syslcmc quelconque (c,^)
donné.
On voit ainsi que l'on obtient tous les systèmes orthogonaux, à déterminant
-i-i, faisant partie d'un domaine de rationalité donné, et ces systèmes seulement,
RKVllK ni:s PUBLICATIONS. 107
III 1 ((mi»ii>;)iil (le loulcs les iiiiiiiirics possililcs deux à (leii.i: les i}sL('.ines
[— 6.^ H- i rcc ( a.^ -I- c,^ ) | (/,/.= 1 , :i, ..., /j),
où les qiiaïUilôs a-^^ sont des graiulcurs (jiiciconqucs du doinyinc de ralionalilc";
donné, lollcs que tx■^. + a^.— o.
Ce mode de généralion des systèmes orllio^'ouaux est également applicable
aux syslèinos orthogonaux suivant un module ou suivant un système de mo-
dules donné. 11 nous fournit la généralisation cherclice du mode de représenta-
tion des systèmes orthogonaux de M. Cayley. On retombe sur les systèmes or-
thogonaux de M. Cayley, en jncnant tous les a.j de l'un des deux systèmes que
l'on compose
[— o,^ + •■> rec ( t.-^ + S,. J] {i, k = i, -i, . . ., n),
chaque fois égaux à zéro. Mais alors, comme nous l'avons vu, la généralité du
mode de représentation des systèmes orthogonaux se perd; les systèmes ortho-
gonaux symétriques, par exemple, ne peuvent plus être représentés.
M. Kronecker fait suivre ces considérations générales de l'exposé d'une mé-
thode qui diffère essentiellement de celle de M. Cayley et qui, pour des éléments
réels, permet de représenter, sans exception, les systèmes orthogonaux à l'aide
, n(n — 0 . /^ -11 1 • 1 ' . • , , • . •
de — ^^ paramclres. Cette méthode repose sur des considérations deja in-
diquées dans les Monatsberichte de l'Académie de Berlin, en 1873.
Il établit ensuite (« — 1) équations aux dérivées partielles qui caractérisent
complètement les invariants des transformations orthogonales, à déterminant
-l-i, d'un système quelconque donné de N formes de dimensions v^, v.^, ..., Vu,
Désignons par
7i( c''V \
un quelconque de ces invariants. On peut écrire ces {n — \) équations aux dé-
rivées partielles
{p, -M)C),^^i^...,^,,._i,...,^,.
= X^^''--^'^^r-
1 /;,•+!, ..■,/'„
^^plW...,pn
d^( C''7' )
où /• prend successivement les valeurs /•= 2, 3, . . ., n. Les sommations indiquées
sont à effectuer par rapport aux indices q, p^, p,, ••i Pu- ^° dans les deux
membres par rapport k q, de q = i, 2, . . . jusqu'à q =:N; 2° dans le premier
membre de la /•'*"* équation (/• = 2,3, ..., n), de manière que, pour chaque
valeur de q, p^ prenne toutes les valeurs entières positives et que /?,, . . ., /?r_,»
/^r+t» ••■,/''„ Prennent toutes les valeurs entières positives y compris 7.éro, telles
que
/?,-f- /;, + ... + /?„= v^\
io8 SliCONDIi: rAUTIH.
3° dans les seconds membres des mûmes {n — i) cqualions, de manit-ie que p\
prenne toutes les valeurs entières positives et que p^, p^, ..., /?„ prennent
toutes les valeurs entières positives y compris zéro, telles cjue
/?, + />, + ...-!-/?„= v,^.
On observera que le second membre de la /•'*"• équation (/• = 2, 3, . . ., n) se
déduit du premier membre en y permutant les indices i et /•.
Pour caractériser les invariants des transformations linéaires ^e'/îem/e*, à dé-
terminant + 1, il suffit d'ajouter à ces (/? — i) équations aux dérivées partielles
la condition que dans chacune de ces {n — i) équations les deux membres
aient une valeur égale à zéro.
Dans le cas particulier où N = i, on retombe sur les théorèmes déjà dé-
montrés par M. Lipschilz et qui ont servi de point de départ aux recherches
plus générales de M. Kroncckcr. Ainsi les invariants 2 des transformations or-
thogonales de la forme quadratique
sont entièrement caractérisés par les {n — i) équations aux dérivées partielles
h^= n
\r^ f à3 âH \ ( â^ du \
11"'' 5::;. - "•■'■ 5^) = ""U^ - S^)
A— 1
{r = 2,3, ...,,7).
Il est un autre cas particulier qui est très intéressant; c'est celui où les
formes du système considéré sont linéaires et où N = n. Soient alors
^ i^ik^k (i = i,2, ...,n)
ces n formes. Les {n — 1) équations aux dérivées partielles qui caraclérisenl les
invariants 2 des transformations orthogonales de ce système de formes sont
k ~ n k = n
\-i d3 \^ d^ , o x
2- "" à»;:; = 1 "'■ 5ir: c- = ,,.,,...,,>).
k=l k-l
Ces invariants 3 forment une variété d ordre n^ -: et ils peuvent
2
. , r ■ , n(n-{-i) . ...
être exprimes en fonction des invarianls particuliers
/i = n
^ ",;. «/>;. ( ?, A- = 1 , 5 n; i^/.).
_ « ( /? H- I ) . . . , . - , . , r
Ces invariants particuliers sont aussi des invariants des translor-
2
mations orthogonales à déterminant — i. Il existe toutefois des invariants (jui
ne sont invariants que pour les transformations orthogonales à déterminant -4-1.
par exemple le déterminant |f/-J (/, A = 1, 2, . . ., n) du système de fonctions.
REVUE DES PUBLICATIONS. 109
A /■oncc/iCr (/..). — Sur la llicoric des fondions cilipliqucs. (ioy.5-
Dans une C.f^mmunicalioii prcccdcnlc (' ), Kroneckcr a démonlrc que la série
à double entrée
scr
('o^ + '^o"'> at; + T(V, V,iV) = ^
(7-1 m }v -h {t -h n)w
in , Il
où les notalions sont celles des formules (5i) à (Oo) de cette Communication,
peut être représentée à l'aide de la fonction impaire 2r, de Jacobi par l'ex-
pression
/(g„+cr)t^4-(T„H-T)(V w\
2 To // 71 /
■ ■ ~ x^'
qu'il désigne par fonction Atropos des quatre quantités z^v-^t^w, <sv-\-'zw, v, w,
La série à double entrée, plus générale que la précédente
Y^ (^(y ^ rn)v — {-z -\- n)iv e'("+")'^»~-('^+"'^''''l^"' — e'('^+")'o-(»+'«)f!'I^'^'
^^ {:j -\- ni)v -i- {t -^ n)w 2 ( ci + /?i ) ( x + /O
//; , Il
où (c7Ô,x^), (!Jo,0 sont deux systèmes (cr^^jxj, peut être représentée par la
somme
2ZVT^i I ser ( (7 ç» H- X ly , ^0 ç^ + x'^jv, i^, w ) c/t^,
7<i X()
ser ( a ç» + X (V, a,, i^ H- x^ w, v^, w ) t/x^
de deux intégrales de la série qui représente la fonction Atropos; dans l'une
de ces intégrales c'est g-^, dans l'autre c'est x^, qui est la variable d'intégration.
Cette même série à double entrée peut d'ailleurs aussi être mise sous la
forme
. Y^ , , . , ( a' H- m ) p H- ( x' + /i ) H-"
III, Il
où e — -f- 1 ou — I, suivant les conventions faites sur la variable w., de sorte
que l'on peut envisager cette dernière série comme une généralisation de la
fonction Atropos et, par suite, de la fonction 2r^ de Jacobi.
La démontration de cette belle proposition repose sur la convergence des
séries ser^ et ser, envisagées dans une Communication précédente, et sur la
convergence de la série
^y* y, [ç;(c7';— a;)]'+? c(nT-mz)2T.i
I + P [( < + '^i ) ^ + {< + n)wy-^i
p ^ 2 m. Il
(') Bulletin, t. XVII,, p. 55, formule (Go), iScjS.
Bull, des Sciences mathéni., 9." série, l. XL\. (Mai i8(j5.) H. y
,,,, SECONDIi l'AUTlK.
(lui résiille clle-mùmc de la convergence de la série
p =: 00
2-1 jL^ [(cr„+»Ov'-+-('c„-h«)tv]'-?'
0^2 m , Il
qui a été élablie par Eisenslcin dans le Tome 35 du Journal de Crclle
(p. iGG).
Kroiiecker (/>.)• — Sur la composition d'un syslèmc de //-
quantités avec lui-même. (1081-1088).
Soient ^JV ( t, A" = i, 2, • • -, «) /«' variables indéterminées et ^i{/, les /i»
éléments du ^système obtenu en composant r fois avec lui-même le système
des ;i= variables indéterminées z\]l, de sorte que l'on ait, pour ^ = 1,2,...,/-
et pour chacun des n» systèmes d'indices {i, k)
h=n
h = i
En désignant par z^'', le nombre S,,, où 5. , = i, 8,^,=.o pourr^Â-, on a, plus
généralement, pour chacun des n^ systèmes d'indices (/, A) et en désignant
par l et par m l'un quelconque des nombres o, i, 2, ...
h =z m
Jl+in) __ V -<'' '>'",'
-i,k — ^ "iJi-hJr
h = \
Si rec(« ,) représente l'élément qui correspond à l'élément «,,,. dans le
système réciproque du système formé par les n^ éléments «• „ on a, en donnant
à chacun des indices h et A- une quelconque des valeurs 1, 2, ..., /?,
y a rcc ( a,- ,. ) = S, ^;
/ = i
on a aussi, en désignant par adj(«,,) Télément adjoint à l'élément a,, dans le
système formé par les iV- éléments «,,, et par |«,J le déterminant de ces n^
éléments, . . , 1 / \
adj(a._t) = I«,-,t|rcc(rt,^i).
Dans son beau Mémoire sur les diverses séries de Sturm inséré dans les
Monatsbevichte de l'Académie de Berlin pour février i863, Kronecker a
montré que pour chacun des n' systèmes d'indices {i, k = i, 2, ...,n),\ elc-
pouvait être représenté par la série entière en z-\
/•= 00
V' -('"^ r — '!'■"
UKVUli Dits PUBLICATIONS
1 1 1
(litnl les rocflicicnls sont précisément les élémetils des syslèines résiillaiit de \n
«OUI position, rt'pélée i, >,...,/•,... fois, du système (-sj;*/), {i, /\ = t , 9., . . ., /i),
avec lni-inémc.
Cela revient h dire (juc la série
r — Q Lj, /i .1
dont les cocflicienls 7 zYJ.x'i y'i sont des formes bilinéàires des deux systèmes
de n variables x\, x'., . . . , x\^ et y\i y\, • • •■, j'^i est la forme réciproque de la
forme bilinéaire
k :=n i = n fi = n
- y] ^^Xk - ^ 2] '''■'^•' ^'^'''
A—l i=l A=l
De ce théorème on peut déduire la condition nécessaire et suffisante pour
que, en composant un certain nombre de fois avec lui-même un système (^/^/^)
dont les n^ éléments ^[^l {i, k = 1, 2, ..., ?i) font partie d'un domaine naturel
de rationalité et dont le déterminant n'est pas nul, on obtienne à nouveau le
système d'où l'on est parti.
Il faut et il suffit que la forme réciproque de la forme bilinéaire
(i, k = 1, 2, ..., n)
soit le quotient d'une fonction entière de z par un binôme de la former' — r,
où V est un entier quelconque.
A l'aide de cette proposition on peut former tous les systèmes
(î;;.;;), {i, A- = 1,2, ..., n),
qui, combinés v fois avec eux-mêmes, donnent le système-unité
(S,A.), {i, A=r, 2, ...,;0.
On s'appuie, à cet effet, sur une propriété des formes bilinéàires de laquelle il
résulic que z''— i n'ayant pas de racine double, tous les éléments Ç[).' peuvent
être mis sous la forme
/i=n
où les deux systèmes (c, ,J, (c'ij^) sont des systèmes réciproques. Le nombre de
fois V qu'il faut combiner un système {^[j^) avec lui-même pour obtenir le
système-unité (0^ ^) est le plus petit entier i> tel que l'on ait à la fois
Z'.
Z 1 r= , ,
K - 1 ,
,(.;» SECONDE PARTIE.
Z , Z^, ..., Z,^ élanL les n (luanLités qui paraisscnl dans les W relations
li = n
correspondant aux n"" éléments du système {^\]l) considéré.
Kroncckcr établit plus généralement la condition nécessaire et suffisante
pour qu'en composant avec lui-même, un certain nombre de fois, un système
(î;^.*^) dont le déterminant n'est pas congru à zéro suivant un système premier
de modules donnés, on obtienne un système congru, suivant ce système pre-
mier de modules, au système d'oîi l'on est parti.
Pour qu'il en soit ainsi, il faut et il suffit que l'on puisse déterminer un
entierv tel que le produit du binôme z''—i par la forme réciproque de la forme
bilinéaire
z^x,y,-Y, ^\]>iy^ ( /, A- = I, 2, . . . , n)
A-=:0 /, A-
soit une fonction de z congrue à une fonction entière de z, suivant le système
premier de modules donnés.
Envisageons, par exemple, le système
(C,,+ ,,fc) (/t, A = O, I, ..., /7? -i),
formé par les m= coefficients entiers c,,^, j. de la partie indépendante de z dans
la forme bilinéaire
A- = »î — 1 kz=m — l fc = m — 1
- ^ ^A^'a- ^ ^A-,rA — ^m-, ^ C,„^iJ'j,
k = Q Azrzl A=0
dont le déterminant est
de sorte que, pour r < m, on ait
c^ ^ = 0^ n. (A- = 0, I, . . ., /?î — i).
En désignant par v le plus petit entier pour lequel 5^—1 est divisible par V{z),
il résulte du théorème démontré, que le système de nombres entiers
(Ca-+,,a) i^h A=o, I, ..., m-.)
composé V fois avec lui-même engendre le système-unité
(S.j), (/, A- = i, 2, ..., ;;0-
Kronecker désigne ce système d'entiers (r,,^,^) sous le nom de système-unitc
impropre, appartenant à l'exposant v.
Kronecker {L.). — Hcchiclion algébrique des faisceaux de formes
l)ilinéaires. (i 225-1 p.Sy).
I
REVUIî DKS PUnLICATIONS. ii3
Soioiil iIiMix lonclions liiliiu-iiircs
t^(.r,, .r,, ..., .r,; j,, y,. ..., y,}
(les deux syslcincs do variables x,, ..., x,; y,, y,, ..., y,. Envisageons le
faisceau de formes bilinéaires
U'^ H- V']i,
où n et V sont deux indéterminées.
Si T est le plus grand nombre entier tel que l'un au moins des déterminants
d'ordre t formés par les coefficients de la forme uif -h v^ soit différent de zéro,
on aura, entre les /' dérivées partielles de la fonction w^ -h V'\i, prises par rap-
port aux variables x^, x.^, . . ., x^, r—x relations linéaires indépendantes dont
les coefficients sont des fonctions homogènes entières des indéterminées m, V,
et de même entre les s dérivées partielles de cette fonction wl^ + v^^, prises
par rapport aux variables jk,, y^, . . ., y^. on aura s — i relations linéaires indé-
pendantes dont les coefficients sont aussi des fonctions homogènes entières des
indéterminées u, v.
Si l'on choisit ces relations linéaires indépendantes de manière que les di-
mensions de chacune d'entre elles par rapport aux indéterminées u, v^ soient
aussi petites que possible, les nombres m,, m^, ..., />î^_-, /m,, ni^, ..., rn^_^ qui
mesurent ces dimensions ne changent pas lorsque l'on effectue une transforma-
tion linéaire quelconque simultanée des deux formes 9 et «l^ ; ce sont donc des
invariants du système de formes bilinéaires [9, <]>].
Soient —r, -^ : ••• les valeurs du rapport — pour lesquelles tous les déter-
minants d'ordre x formés à l'aide des coefficients de la forme uo + v^ s'an-
nulent; ce sont aussi des invariants du système de formes bilinéaires [9, 4']-
Enfin, pour [x = i, 2, . . ., x, désignons par /[i le nombre qui indique combien
de fois le facteur w(^(') — t^a(') est contenu dans tous les déterminants d'ordre [x;
ces nombres l\j, sont également des invariants du système de formes bilinéaires
En posant, pour k = i, 2, . . . , /• — x ; ). = i , 2, . . . , s — x; 1-1 = 1, 2, . . ., x,
o m^ + I =: fl^.^^,
on a donc une suite d'invariants du système de formes bilinéaires [9, 4^], c'est-
à-dire de nombres qui ne changent pas lorsqu'on transforme simultanément
les deux formes 9 et 4* de ce système par une substitution linéaire quelconque;
ces invariants sont
n\,n'l,...; n',, tu, .••; ...; n'^, f)'!^,
Kronecker démontre que ces invariants forment le système complet des in-
variants du système de formes bilinéaires [9, 4-]. A cet efi'et, il s'appuie sur
ii4 SECONDE rAHTIE.
les propriétés de la forme réduite à laquelle on j)euL ramener LouL système de
formes bilinéaires.
M. Wcierstrass avait déjà montré (') qu'un faisceau de formes bilinéaires
^ («a,A+ v^ik)^^yk ih /'" = I, 2, ..., /•),
/, A-
dont le déterminant est différent de zéro, peut cire ramené par une transfor-
mation linéaire, à la forme
2] [(u + wC')v)<i>'j;^'+vVj;^*] ([j, v = j, 2, ...),
où U et V sont des indéterminées et oîj *I>|j^\ U*|]^* sont les formes bilinéaires
déterminées des nouvelles variables X, Y, savoir
<' = 2]^^i^x:l^-' [^ = o,-i,2, ...,e;i>-.; A-f-X = e;^>-.L
A-.X
4 jjL — ^ -V,-,(JL ïX^f;,' L '^ — 0, I, 2, . . . , Cp, — 2 , A + A — C,;, — 2 J,
tl>!];^' = o^ pour e*M ' = I .
Kronecker étend ce théorème au cas où le déterminant du faisceau
est nul ; il suffit alors de remplacer par zéro, dans les formules de M. Weierstrass,
pour chaque indice v déterminé, tous les X et tous les Y dont le premier indice est
ÊM* — I, ainsi que la quantité (vM correspondante.
Soit t un paramètre quelconque satisfaisant à l'unique condition que, si l'on
envisage tous ceux des déterminants mineurs différents de zéro que Ton peut
former à l'aide du système dont les éléments sont
d'{uo -\- v^) . . , .
à:c, ôy, « = .,^,.. ■,'•■- A- = .,.,. ....):
ils soient encore différents de zéro pour tu+ v = o. Substituons aux deux
systèmes de variables x, y deux nouveaux systèmes de variables X, Y liés
linéairement aux premiers. Les deux formes bilinéaires cp et <^ se transformeront
en deux formes
y [i^^^-i>S:'+^i-;i:i (^,v=,,2,...),
(J., V
^\-u:')<^:^-\-^i:] (!x,v = i, 2....),
[X,V
(') Monalsberichle, mai i868; mars 187.^1.
UEVUIi DHS PUIiLICATIONS. ii5
m7=Vxï:|,v-' [Ah->. = .;I'-2; /• = .,,.,..., ei;--.!.
A-, X
(le sorte (|iie le sysLèmc [9, <î>) est transformé en un système réduit [«I>, M*] rjiio
l'on [)iMil envisager comme composé de systèmes élémentaires de formes
En distinguant les systèmes élémentaires de formes où le nombre des va-
riables de chacun des deux systèmes X et Y est le même de ceux où il n'est
pas le même et, dans ce dernier cas, en distinguant à nouveau les systèmes élé-
mentaires de formes où le nombre des variables du système X est supérieur
d'une unité à celui du nombre des variables du système Y, des systèmes élé-
mentaires de formes où le nombre des variables du système X est inférieur d'une
unité à celui du nombre des variables du système Y, Kroneckcr prouve que
le système réduit [4>, W] est entièrement caractérisé par le nombre de variables
qui paraissent dans chacun des systèmes élémentaires de formes, par la valeur
de t que l'on a choisie arbitrairement, avec la restriction dont il a été parlé
plus haut, et par les valeurs des rapports —5 — ;;? ••••
Revenant ensuite aux systèmes quelconques de formes bilinéaires [9, 4^],
Kronecker montre que deux systèmes de formes [9, ^^'Ji [?'? ^'] qui ont les
mêmes invariants
u u
kO „o „() . ..0 „o ,,0 .
I II ' " . in
iiy, iiiy ...; n.^, ii-i, . . .\ ...; n^, n-, ...,
se transforment en une seule et même forme réduite [*I>, W], pourvu que l'on
prenne pour t la même valeur dans les deux réductions. Le théorème annoncé
est ainsi démontré : ces invariants forment le système complet des invariants
du système de formes bilinéaires [9, 4^].
La méthode suivie par Kronecker lui permet de démontrer facilement plu-
sieurs théorèmes concernant les invariants des formes bilinéaires. Ainsi l'on
voit immédiatement que le nombre n des invariants d'un système quelconque
de formes bilinéaires [cp, 4*] est égal au nombre total r -\- s des variables x
et y. La différence entre le nombre des invariants /i" et des invariants n° est
égale à la différence entre le nombre /• des variables x et le nombre s des va-
riables jk- Si l'on range les invariants t^ suivant les valeurs croissantes de [j.,
aucun de ces invariants n''est plus grand que la moyenne arithmétique des deux
invariants entre lesquels il est situé.
L'étude des invariants d'un faisceau bilinéaire uz> -+- vCj> est comprise dans
celle qui précède. Il suffit de remarquer que deux systèmes de formes bili-
néaires [9, ^], [azi -\- b^, cz> -h d<\i], où a, b, c, d sont des nombres quel-
conques dont le déterminant est différent de zéro, correspondent à un seul
élément du faisceau bilinéaire, pour s'assurer que les invariants cararléris-
uO SECONDE PARTIE.
liqucs du fiiisrcau bilincairc uz^-i-if^ sont, d'une part, les invariants n du
système de formes bilinéaires [z>, (]^] et, d'autre part, les expressions
( u' v'" - a'" v' ) ( u" v^'') — ni-') v') \^ -h h •- )'
Dans le cas particulier où le nombre des rapports — > -^j ••• est plus petit que
quatre, il n'y a pas de nombres fî^'); les seuls invariants du système de formes
bilinéaires sont alors les nombres n.
Dans le cas général, les invariants Q. et /i déterminent entièrement les formes
binaires
{\] — \Y'v.\''^ViÇ JJ (U-VaC'))V" (}Xr=l, 2, ...).
(V=:4,5, ...)
(/> = I, 2, ...)■
Kionecker {L.). — Réduction algébrique des faisceaux de formes
quadratiques. (iS-yO-i 388).
Dans les Monatsberichte de mai i868, Kronecker a démontré que tout
faisceau de formes quadratiques de n variables
u-o{x^, x^, ..., x„)-h (^<^(^„ ce,, ..., xj,
dont le déterminant est nul, peut être transformé par des substitutions linéaires
en un faisceau de la forme
(')
{iik; i, A- =1, 2, ...),
où Xg, X,, . . . sont des fonctions linéaires et homogènes, indépendantes les unes
des autres, des variables x^, x.,, ..., ^,^, dont les coefficients font partie du
même domaine de rationalité que les coefficients de la forme quadratique, et
où les coefficients a^ ^., p- ^ font aussi partie du même domaine de rationalité. Le
déterminant de tout faisceau de la forme (i) est d'ailleurs égal à zéro.
Kronecker complète maintenant ce théorème, eu démontrant qu'à tout
faisceau de formes quadratiques dont le déterminant est nul,
V ( ua.^ H- vb^i^ ) jc, x^ ( î, A- = 1 , 2, . . . . /? ),
i,k
on peut faire correspondre un ou plusieurs faisceaux (F) de la forme
/' = M^
V {u\\V, + v\^;P)\j,^yx^ (7 = 1.2. ...,L),
c'est-à-dire de la forme même du premier terme du faisceau (i). tels que si
IIRVUK DES PUBLICATIONS. 117
IDn M)iislr.iil Icui' soinnic du raiscciiii coiisidiTt', on oliliciiiic iiit faiscoiiii
à (UiiM'iniMaiit
I f( A^_,, -)- i^ n,,_,. I {g, h ^i, ■?.,..., M)
«.lilVcronl de /cro.
Les coefficients des fondions linéaires homogènes X des // variables x,,
x^, ..., .r„ et les coefficients A ,,, R„ ,, font partie du même domaine de ra-
tionalité que les éléments a,n, b^^. Les nombres L et M,, M,^, ..., Ml sont en-
tièrement déterminés dans chaque cas particulier.
On déduit facilement de ce théorème plusieurs conséquences importantes con-
cernant les faisceaux de formes quadratiques de n variables.
Les dérivées partielles prises par rapport à x^, x^, ..., x„ de la fonction
V {ua-^-\- vb,^)x,x^ {i, k = i, 2, . . ., n),
i, /.-
sont liées par L relations indépendantes, où L est précisément le nombre de
formes (F) du type considéré qu'il faut soustraire de la forme donnée
/, A-
pour obtenir une forme à déterminant différent de zéro. Les coefficients de
ces L relations linéaires indépendantes contiennent les indéterminées a et t^;
les dimensions de ces coefficients sont respectivement les nombres M,, IM^, ....
Ml qui indiquent de combien de termes est formée chacune des L forojcs bili-
néaires précédentes (F).
Si /• est le l'ang du système de coefficients ua-,.+ vb-^ (i, k = i, 2, ..., n),
les nombres /■, L, M, M,, ..., Ml sont liés par la relation
/• -f-L = M + M, + .. .+ Ml.
J. M.
NOUVELLES ANNALES de Matiié.matiques, rédigées par MiM. Cii. Buisse
et E. Bouché (^). — 3' série.
Tome XII, 1893.
Saint-Germain (A. de). — [R7^] (-) Extrait d'une lettre à
M. Rouché : Note sur le problème de Mécanique donné à l'a-
grégation en 1892. (5- 19).
(') Voir Bulletin, XVII, p. 204.
{') Les indications entre crochets sont celles de Vlnclcx du Répertoire biblio-
graphique des Sciences mathématiques.
ii8 SliCONDE PAllTIE.
Mouvement d'un point qui se meut sur une suifiice polie sous l'aelion d'une
force tangente à cette surface et dérivant d'un potentiel. Propriétés géomé-
triques.
Correspondance. — [LMO/y] M. Servais: ConstrucLion d'une pa-
rabole, connaissant un point, le diamètre passant par ce point
et le centre de courbure correspondant, (nj-'io).
Lemoine {I^-)- — [Ivl^] Une règle d'analogies dans le triangle
et la spécification de certaines analogies à une transformation
dite transfoi-mation continue. (2o-3()).
Cette transformation résulte de la substitution de — A, - — 1>, tî — C à A,
B, C dans une formule F (A, B, C) = o entre les éléments d'un triangle. C'est
ce que l'auteur appelle la transformation continue en A. L'article contient une
étude approfondie de ces transformations, et de nombreux exemples. Ces
transformations peuvent donner des formules nouvelles ou des éléments nou-
veaux, ou bien reproduire les résultats déjà acquis; c'est ce que montre une
discussion très complète. En terminant, l'auteur fait ressortir que la trans-
formation continue peut aussi s'appliquer au tétraèdre.
A-GRÉCiATlON DES SciENCES MATHÉMATIQUES (Co.XCOUKS DE iSyS).
— Enoncés des compositions. (36-37).
Hainhert {G.). — [M' 3c] Sur l'orientation des systèmes de
droites. (37-6/1, i23-i36).
Laguerre et M. Humbert lui-même ont déjà fait connaître des propositions
relatives aux directions des systèmes de droites dans un plan, dont on déduit
de nombreuses conséquences. Dans ce Mémoire, M. Humbert se propose de dé-
montrer un principe très général auquel peuvent se rattacher toutes ces pro-
priétés; l'énoncé de ce principe ne saurait être reproduit dans cette analyse,
sous peine de le rendre obscur en essayant de le condenser. Nous nous bornons
à indiquer les divisions principales de l'étude de M. Humbert. I. Théorèmes
fondamentaux. — II. Orientation de certains systèmes de tangentes. — III. Ap-
plication à l'hypocycloïde à trois rebroussements. — IV. Lieu des foyers d'un
faisceau tangenticl de courbes planes. — V. Lieu dos foyers d'un faisceau tan-
gentiel de coniques. — VI. Propriétés des foyers des courbes appartenant à un
faisceau tangcntiel. — VIL Extension à l'espace.
CarvaUo (^.). — [R ir/] Théorèmes de Mécanique. (65-72).
Applications fort intéressantes de la géométrie des vecteurs, et de la méthode
de Grassmann. Toutes les propositions dont il s'agit peuvent être représentées
symboliquement par la règle de multiplication des polynômes algébriques, bien
qu'elles semblent, a priori, de nature très différente,
Dc^vulf {General E.). ~ [V \i)h] Noie de Géométrie. (72-74V
lŒVUIi: DKS PUIUJCATIONS. nO
Cfinslrucl ion (ruiic |);ir;ili(»l(', loiidcc sur un llirorcinc (jui u des coiisc(|iicii(:cs
cl (les appliciilioiis nuriihiciiscs.
Gcranl. — | ^sï ^ ^H '^"' ''^ Géoni('tri(3 non euclidienne, (jl-'^l)-
l/;ml(Mir |)rciul pour base de son éLude l'Ii^pollièsc (jnedans tous les triangles
la somme des anj^les csL inférieure à deux angles droits. Il arrive ainsi à
établir un ensemble de formules dans lesquelles les fonctions liyperbc)li(jiics
jouent un rôle important.
Godcfroy (/?•)• — |M'8/] Gonslriiclion des centres de courbure
de certaines courbes. ((STi-cScS).
Généralisation d'une construction connue du centre de courbure des co-
niques.
Ainigues {I^-)- — [l)3Z>a] Le reste de la série de Taylor. (88-
Démonstration d'une proposition de M. Darboux, relative à une fonction de
variable imaginaire, déduite de l'intégrale curviligne qui exprime le reste, dans
la métbode de Caucliy,
Weill{M.). — [M' 8e] Propriétés d'une classe de courbes. (93-
95).
Sur les tangentes à la courbe y" = xf aux points où elle est coupée par une
droite.
Concours d'admission a l'École Centrale en 1892 (Deuxième
session). — Enoncés des compositions (96-99).
Genty i^E .). — [L-iZ>] Solution^ par Ja Géométrie vectorielle,
du problème de Mathématiques spéciales donné au Concours
d'agrégation des Sciences mathématiques en 1892. (99-106).
Problème relatif à l'ellipsoïde, et auquel les méthodes de la Géométrie vec-
torielle s'appliquent de la façon la plus heureuse.
Godefroy {R.)- — [L' !<:/] Théorèmes sur les coniques (applica-
tions de la méthode des polaires réciproques). (io()-i 16).
Iltudc de la transformation d'une conique par polaires réciproques, en pre-
nant un cercle pour conique auxiliaire. Les résultats obtenus conduisent à d"é-
légants théorèmes sur les sections coniques.
W'oroiitzoff. — [A3/>] Sur les fonctions symétriques. (1 \i')-\\>'i).
Nombreuses formules concernant les fonctions symétriques des racines de
deux équations.
l'iO
SECONDE PAUTlIi.
Godefroy (fi.). — [L'ilrt] Dcmonslralion dini tlicorèmc de
Sleincr et d'un ihcorcmc de Newton. (i3--i ^i).
Ces deux ihéorèmcs sont les suivants : « i" Le point de concours des hau-
teurs de tout triaiij,'le circonscrit à la parabole est sur la directrice; 2" Le
centre de toute conique inscrite à un quadrilatère est sur la droite (jui joint
les milieux des diagonales.
yimigues {E.). — [D3/>] Application du calcul des résidus.
(142-148).
L'auteur s'est proposé d'étendre aux variables imaginaires une formule
donnée par M. Weierstrass pour les variables réelles, et de montrer qu'au
moyen de cette généralisation on peut trouver les coordonnées de certains
centres de gravité par le calcul des résidus.
Correspondance. — M. Soudée; M. Marchand : Sur un article de
M. Lemoine, relatif à la simplicité des constructions. (i48-
I 5i).
Bertrand (-/.)• — [^^] ^^i sujet d'un livre récent sur Auguste
Comte. (164-179).
Ce très intéressant article est extrait du Journal des savants. L'ouvrage
dont il s'agit a pour titre : Auguste Comte, fondateur du positivisme; sa
vie, sa doctrine, par le R. P. Gruber, S. J. (traduit de l'allemand). M. Ber-
trand s'est proposé, dit-il, de signaler quelques appréciations contestables,
acceptées par l'auteur. On comprendra que par sa nature même cet article se
refuse à une analyse sommaire.
Fouclié (Maurice). — [Al<7] Sur l'introduction des nombres
négatifs. (164-179).
Dans le programme d'Agrégation pour 1898, figure pour la première fois une
leçon intitulée : Première leçon d'Algèbre; Introduction des nombres néga-
tifs. C'est ce qui a déterminé M. Fouché à publier la leçon par laquelle, à
Sainte-Barbe, il ouvre depuis plusieurs année son Cours d'Algèbre. Il adopte la
méthode qui consiste à considérer d'emblée les nombres négatifs comme géné-
ralisation de l'idée de quantité, sans rien emprunter à la Géométrie ni aux
vérités d'ordre expérimental. Cette manière de voir, nous le savons, est très
en faveur aujourd'hui, mais nous serions bien étonné s'il ne se produisait pas
un jour une réaction à ce sujet, principalement en ce qui concerne le point
de vue pédagogique. Ne pouvant examiner ici une question sur laquelle on
discutera longtemps encore, nous nous bornerons à constater l'ordre et l'en-
chaînement de l'exposition présentée par M. Fouché. Ceux-là même qui ne
sont pas d'accord avec lui sur le point de départ liront avec grand intérêt
cette remarquable leçon, et trouveront à y gagner.
UHVUE DHS PUBLICATIONS. ivi
( i(Hîni.si'(»M)\>(:r.. — fL'lOA] iM . l^.-iN. lîarlsicn : Sur la coii-
>lrmli()ii (111110 païaholc. ( i -()- i (So ).
/u'Kcille {J •)' — I M'î^.A'J Siii" Mil mode de i^cricralion des coiirhos
anallai;mali(|iios. (i So-i S.>,).
Griirialisalion (\\\n n'sullat de M. Moulard sur les courbes anallagmaliqnes
consiilcrccs comme enveloppes de cercles.
Réveille {J.). — [Pie] Des figures homolhctiqiics qui ont une
droite homologue commune et dont une courlic passe par un
point fixe. (i(S3-i85).
DéLermination d'une courbe sur laquelle se trouvent les points homologues
du point fixe. Indication d'applications.
Mangeot {S.). — [M- la, ^^&'] ^^^ ^^^ plans tangents à cer-
taines surfaces algébriques. (i85-i88).
L'équation de la surface étant mise sous la forme a + 7' = o, M. Mangeot
ramène la détermination du plan tangent en un point M à celle des plans po-
laires de ce point par rapport aux deux surfaces a, a'.
N.-I. LoBATCHEFFSKY. — [^9] Articlc SUT la célcbration du cen-
tenaire de sa naissance. (188-191).
Michel (Z^-)- — [L^IS^] Transformation omaloïdale des qua-
driques. (192-224)-
L'auteur rappelle la définition des surfaces omaloides, étudiées notamment
par MM. Sylvester, Cremona et Picart (ce dernier les a aussi appelées i^/iic?^/--
sales) et qui jouissent de la propriété de pouvoir être représentées point par
point sur un plan. M. de Longchamps a montré que les quadriques à centre
sont des surfaces omaloïdes. C'est de ces surfaces que s'occupe INL Michel dans
le présent Mémoire, qui se divise en trois Parties : Transformation de l'ellip-
soïde, transformation de l'hyperboloïde à une nappe; transformation de l'iiy-
perboloïde à deux nappes.
Lé^>y [Lucien). — [Al«] Quelques observations sur une Pre-
mière leçon d' Algèbre. (220-228).
Discussion de quelques points d'un article de M. Fouché, publié précédem-
ment (voiV plus haut).
Carvallo {E.). — [R7/>] Sur les forces centrales. (228-2.31).
Application très simple de la méthode vectorielle à la détermination rie la
vitesse et de l'accélération.
iTjL SECONDK PAUTIli.
Concours i)'An\rrss[Oj\ a l'J^^cole Polytechnique eiv 189.3. —
Enoncés des compositions. (23i-333).
Bossiit {Louis). — [Tî2a] J:^lu(Jc de SluLicjiic physique. Calcul
des actions mutuelles des solides en contact. (aSp-aoG).
Ce Mémoire semble contenir des vues nouvelles concernant la théorie de
l'élasticité et la Mécanique des solides naturels. Nous donnons ici les titres de
quelques-unes des subdivisions les plus importantes : Hypothèses; étude d'un
faisceau de barres élastiques dans un même plan; transmission des pressions
dans les solides isotropes; décomposition d'une force suivant les barres d'une
gerbe; pression sur les surfaces d'appui; vues nouvelles à propos du solide
invariable.
Balitrand. — [K6^] Sur un système de coordonnées tangen-
tielles. (256-:>t86).
L'auteur s'est proposé d'établir un ensemble de formules permettant d'étu-
dier directement sur l'équation tangcntielle les propriétés d'une courbe. Il
commence par considérer les coordonnées tangenticlles polaires d'une droite,
en montrant comment on passe aux coordonnées ordinaires, et réciproque-
ment. Les formules fondamentales sont ensuite établies dans les deux systèmes;
puis il en fait application aux courbes algébriques, et retrouve ainsi un cer-
tain nombre de théorèmes importants connus, et quelques autres propositions
qui semblent nouvelles. On remarquera particulièrement la notion des courbes
anallaginatiques tangentielles. Enfin, l'article se termine par l'étude de
quelques courbes célèbres, représentées au moyen des équations simples
Cl . , > . ,
p — a'^,p=^-') p = ae'î, /?'" = «'" si n m '^ dans son système tangentiel po-
laire; et par quelques applications aux développées et à rh3'pocycloïde à trois
rcbroussemcnts.
Agrégation des Sciences mathématiques (Concours de iSgS). —
Enoncés des compositions. (286-289).
Concours d'admission a l'Ecole Normale supérieure en 1893. —
Enoncés des compositions. (290-291).
Saint-Germain [A. de). — [Oort] Sur une formule générale de
la mesure des volumes. (291-293).
Etude fort intéressante concernant la formule dite des trois niveaux.
Bioche {Cit.). — [M'oa] Sur les cubiques à point de rebrousse-
ment. (29,4-296).
Généralisation d'une propriété indiquée par Clcbsch dans ses Leçons de Géo-
métrie, et qui donne le point de rcbroussement comme limite dos points de
contact de tangentes successives.
HE VUE DES ITHMCATIONS. i/{
Iu\cillc (./.). - |l*Ir| I )<'s lii;iii"('S scml)l;il)lcm('nl \ ;iii;il)los
iiN.inl iiM ccnlrc pcnniincnl de sim ili( iidc, cl donl une coiiilx;
|);iss(' |);ii' MM poiiil (i\(,'. ( :^C)--i)()() ).
I^es considrral ions prcsenLées par INI. n(''\(Mll(' prriiiollcnL (\c r(''Soii(lrc irrirnô-
(lialcinciiL un assez, i^raiid nombre de qucsLions, panrïi lescjuelles nous repro-
duisons la suivanle, à Lilre d'exemple : L'onvelopj)C de l'asympLoLc d'une cis-
soïde (jui est langcnLe à un cercle fixe passant par son point de rcbroussenient
(Si une parabole.
Jablonski {/'J.). — [A3r/a] Dcmonstralion du thcorcmc de d'A-
Icinbcrl. (3o i-^of).
Celte nouvelle dcnionslration s'appuie sur un lemme que l'auteur démontre
en s'appuyant sur un théorème de Liouville relatif aux fonctions holomorplies.
Il déclare lui-même qu'il serait désirable qu'on pût établir ce lemme d'une ma-
nière plus élémentaire.
Laurent (//•)• — [B3(:/] Démonstration d'une formule cjui
donne, sous forme explicite, la résultante de plusieurs équa-
tions algébriques. (3o5-3io).
La recherche de la résultante, dit l'auteur, a jusqu'ici été subordonnée à la
théorie des fonctions symétriques. Dans son article, il fait au contraire dépendre
la théorie des fonctions symétriques de celle de l'élimination. Mais, n)ème dans
l'ancienne théorie, on n'était pas parvenu à mettre la résultante sous forme
explicite, ce à quoi il parvient; résultat fort important au point de vue théo-
rique, mais non pas dans la pratique, comme il le reconnaît lui-même
d'avance.
Laurent (//.). — [A3c] Pieconnaître si un polynôme à plusieurs
variables peut être décomposé en facteurs entiers. (3i5-32i).
Le titre indique le but que s'est proposé l'auteur, et qu'il atteint par un
calcul d'une extrême condensation, ne se prêtant pas à une analyse.
Concours d'admission a l'Ecole centrale en iSgS (Première ses-
sion). — Enoncés des compositions. (32 1-325).
Saint-Germain {A. de). — [RScy] Solution du problème de
Mécanique proposé au Concours d'agrégation de 1893. (320-
33o).
Mouvement d'une plaque pesante assujettie à des conditions déterminées.
Parisien (E.-A\). — [L'18c] Ecole navale (Concours de 1890)^
Solution de la question de Géométrie anal^'tique. (330-330).
Sui un système de parai>oles circonscrites à un triani;le.
I2/Î SECOND lî PART Mi.
D'Ocagne {Maurice). — [P1^] Sur une classe de Lransforma-
tion dans le triangle et noLammcnl sur cerlaine Iransformalion
quadratique birationnelle. (33^-352).
Cet arliclc se ratlachc à une précédente étude de l'auleur sur les cooi'don-
nées générales, publiée dans le mênrie recueil {voir XI3, p. 72). Il se divise de
la manière suivante : I. Généralités. — IL l'étude d'une transformation quadra-
tique birationnelle particulière. En terminant, M. d'Ocagne inrlique une con-
struction nouvelle, et très intéressante au point de vue pratique, d'une ellipse
dont on donne deux diamètres conjugués.
Concours d'admission a l'Ecole centrale en 1893 (Deuxième ses-
sion). — Enoncés des compositions. (352-355).
Laurent [If.). — [B3f/] Sur l'élimination. (355-359).
Complément d'un précédent article publié dans le même volume, p. 3o5-3i5
{voir plus baut); réponse à quelques oi)jections au devant desquelles va l'au-
teur, et correction d'une faute d'impression.
Sondât {P')' — [K6a] sur un système de coordonnées triangu-
laires. (36o-38-, 5o3-5i9).
Développement d'un système de coordonnées indiqué par Chasles dans sa
Géométrie supérieure (3* Section, Chap. XXIII, XXIV). Nous donnons les
principales divisions du Mémoire, qui sont les suivantes : Coordonnées du
point; coordonnées de la droite; équations de la droite; équations du point;
équations du cercle circonscrit au triangle de référence; équation de la co-
nique; cercle des neuf points; conique inscrite dans le triangle de référence;
cas de la parabole; conique circonscrite; construction de coniques par points
et tangentes. L'article se termine par un certain nombre de théorèmes et de
problèmes, élégamment traités par l'emploi des coordonnées dont il s'agit.
Cazaniian {André). ■ — [M' 5ca] Sur un lieu géométrique et ses
applications. (38--4o3).
L'auteur s'est proposé de rattacher les uns aux autres un certain nombre de
problèmes, qui paraissent au premier abord bien différents, et où l'on trouve
comme lieu une strophoïde droite ou oblique. Il part de la proposition géné-
rale suivante : A, B, C étant trois points fixes dans un plan, le lieu des points
INI tels que la bissectrice (intérieure ou extérieure) en I\I du triangle AMB
passe par O est une strophoïde ayant en O son point double. De là un grand
nombre d'applications immédiates et d'intéressantes applications, notamment
aux coniques homofocales.
J. S. — [L' 18c] Concours d'admission à l'Ecole centrale en 1892
(deuxième session); solution du problème de Géométrie analy-
tique. (4o3-/|07).
Famille de coniques satisfaisant à ccrlainos conditions données.
UMVIII-: l)l':S PLIJLICA l IONS. 17,5
Dclcns (/'•)• — I ^''"^^'l '**^"'" ""*' ,i;<'n<''i";ilisnl loii (riiii I li/or-riiH'
(lo Newton. ( ioj-ii i).
(le llu'-oirinr conrcM'iic, Ir cciitivî dos m()y<'nrirs <lisl;mrcs des iiilcrserLions
diiiie droiU' avec iiiie eoiiilx' alj;(''ltri(Hie. M. Delcns réicrid au cas où l'on rcin-
plaee la droite par une li^Mie d'ordic siipt'-iieur-.
liioche [Cil.). — [() i^/j Sur Irs .suifacos réglées (jui [)a.s.scnl par
une courbe. ( \ i ■>.-'î i ()).
Généralisation de diverses |)r()priélés des dévcloppahles (\n\. passent |)ar une
courbe. Cette ([ueslion a fait l'objet d'une coniMiiinieation à l'Acadériiie des
Sciences {Comptes rendus, t. C\, p. 5i5) et de plusieurs Notes présentées à
la Société mathématique de h'rance.
Jamel {V-)- — [llo/a] Sur une série fonctionnelle. (419-4^1).
Formation d'une fonction (lui est une intégrale de l'équation — — = F(x)y,
F(x) étant une fonction finie et continue dans une certaine région. L'auteur
cite le Mémoire de M. Picard sur les équations aux dérivées partielles {Jour-
nal de Mathématiques pures et appliquées, 4' série, t. VI) comme l'ayant
conduit à cette étude.
Mangeot (S.). — [B8rt] Sur le discriininant des formes cubiques
ternaires. (4'^i-4'^4)-
L'auteur arrive à la formation du discriminant par la considération des cu-
biques à point double.
Genly. — [L' 17a] Solution géométrique de la composition de
Mathématiques donnée au Concours d'admission à l'Ecole Po-
lytechnique en 1892. (425-426).
Sur une hyperbole équilatère et un cercle ; solution très simple, fondée sur
une propriété des droites qui coupent harmoniquemcnt deux coniques.
(vOiuiKSPOivDAiN'CE. — MM. Aiidibcrt, Farjon : Rectification d'une
solution du problème donné à l'Ecole Normale supérieure en
1892. — M. Réveille : Au sujet de la solution de la question
io3i, par M. Barisien. (426-428).
Maillard {S.). — [L' 10^] Note sur la parabole. (428-43o).
Construction d'une parabole, connaissant un point \, le diamètre AX et le
centre de courbure O en A.
Ihililrand. — [M'oca.^] Sur la strophoïde et la cissoïde. (i3o-
45 i).
lUiU. des Sciences mathc/n., '.* série, t. \1\. (Mai l'^f)).) H. 10
1-26 SECOiNDE PARTIE.
J^aiticle débule par une élude très complèlo, à la fois analytique et géomé-
trique, de la strophoïde, dont l'auteur donne de nombreuses propriétés. En
suivant une marche analogue, il en fait de même pour la cissoïde; à noter
cette proposition par laquelle il termine : il n'existe pas de quadrilatère com-
plet véritable inscrit dans la cissoïde.
BalUrancL — [L'G<7] Conslruclion du cercle oscillateur en im
point d'une lijperbole. (/j^i-4^^^)-
Par des considérations analytiques, INI. Balitrand arrive à une construction
géométrique assez simple, et étend sa méthode au cas de la parabole.
Carvallo [E .). — [R4a] Nouveau théorème de Mécanique. (454-
456).
L'auteur appelle image d'une force sur un plan le point où elle perce ce
plan, ce point ayant une masse égale à la projection de la force sur la normale
au plan; et image d'un système de forces sur un plan, le centre de gravité
des images des forces du système. Son théorème est le suivant : « Pour que
deux systèmes de forces soient équivalents, il faut et il suffit que, sur tout
plan, ils aient même image ».
Audibert. — [L' 18(i^[ïi] Concours d'admission à l'Ecole Centrale
en 1893 (Première session); solution de la question de Géo-
métrie analytique. (4Ô6-459).
Sur un faisceau d'hyperboles équilatères.
Concours général de 1891 (suite et fin). — Enoncés des compo-
sitions. (409-461).
Concours pour les bourses de licence en 1891 . — Enoncé. (46 1)-
Concours pour les bourses de licence Ex\ 1892. — Enoncé. (461-
Concours pour les bourses de licence en [89.3. — Enoncé, (462-
463).
Concours d'admission a l'Ecole spécivle militaire en 1893. —
Enoncés des compositions. (463-464).
Audibert. — [M-^oA] Concours d'admission à l'Ecole Normale
supérieure en 1893; solution. (464-468),
Questions diverse? relatives à une courbe gaurhe.
UHVUl!: DES PUBLICATIONS. 177
D'Ocdi^iu' [.]/((///•/<'<'). — [ \ J />, \',\\ Prublèmc dAl^rljrc rclalil"
à la Noinoi;ia|)ln('. {/\(^\)-iy^'))-
Considérai ions ali;(''l>ii(incs roliili\cs à la niétkodc des points isoj)lètlics,
«ItHelcjppéc |)ar l'anicnr dans sa Noinograpliic. Il s'est ici i>roposé d'examiner
surloni ("«Mlains cas simples.
Coivcouus 1) ADMISSION A l'Mcolk navalk KiN 1 89 1 . — Enonccs des
composl lions. (47^>-479)-
CoiNcouRS d'admission A l'Ecole navalk kjv i8().;.. — Eiioncés des
compositions. (479-482).
Concours d'admission a l'Ecole navale en 1890. — Enoncés des
compositions. (482-484)-
Ader {II-)- — [N-la] Sur les congrnences de droites et la cour-
bure des surfaces. (484-489).
Démonstration directe d'une propriété des congrnences de droites. Examen
des cas où toutes les droites sont normales à une surface.
Concours général de 1892. — Enoncés des compositions. (49^-
497)-
Concours d'admission a l'Ecole spéciale militaire en 189'^. —
Enoncés des compositions. (497-499)-
Agrégation des Sciences mathématiques (Concours de 1894). —
Programme des questions d'Analyse et de Mécanique d'oii sera
tiré le sujet d'une des compositions écrites; sujets de leçons.
(499-5o3).
Audibert. — [L' 18^/^] Concours d'admission à l'Ecole centrale
en 1893 (Deuxième session); solution de la question de Géo-
métrie analytique. (520-522).
Questions relatives à un système de coniques.
Exercices.
Questions proposées: 16i9 à 1654. (i*-2*).
Lez. — Solution de la fjueshon 138o. {•.>*-\*).
Questions de njaxiimim 'ui niiiiiniuin n^lalivc «'i l'ellipse.
1-28 SKCONDI^: PAKTIH.
Soudée. — Solution <lc la (jticsLion J0'2(). ( '|*-(]*j.
Tliéorùrnc rchilif à une srric.
Genty (^fL .). — Solulion de la (jikîsIiom 391'. (G*-()*).
l'roprit'lû du tcLraèdrc, cl de phins parallèles aux faces, menés par un puiiil
donne'.
Geilty {E-). — Solution de la question 482. (9*-if>*j-
Propriclc de trois points rernaniuahles du tétraèdre.
Juel. — Solution de la (juestion 793. (io*-i i*).
Recherche dans un i)lan de deux systèmes de neuf points conjugués.
Genly {E-)- — Solution de la question 9iG. (i i*-i4*).
Sur deux surfaces transformées l'une de l'autre par rapport à un pôle.
Genty {E.). — Solution de la question 1478. (i5*-i7*).
Lieu relatif à une quadricjue et à trois de ses plans diamétraux conjugués.
Juel. — Solution de la question Ji8i. (i7*-i8*).
Sur la théorie des cycles et des divisions iiomograpliiques.
BavLslen (E.-N.). — Solution de la question 153 i. (i8*-25*).
Lieu des foyers des coniques doublement tangentes à deux cercles.
Barisieii {E.-N.). — Solution de la question loil. {i^^-'a-j*).
Lieu des points tels que les quatre normales menées à une ellipse fornient
un faisceau liarmonique.
^1***. — Solution de la question loi7. (2-*-29*).
Propriété d'une ellipse et de deux diamètres conjugués.
Genty (E.). — Solution de la cjuestion 1586. (2(j*-3o*).
Propriétés de la trajectoire oblique des génératrices d'un cône.
Cesà/'o (E.) — Solution de la question 16!2G. (3o*-32*).
Théorème relatif à une série {voi/- plus haut).
Lemaire {J-). — Solution de la question 1G37. (33*-34*)-
Propriétés d'une droite rencontrant un limaçon de Pascal.
HliVUK DlîS PUBLICATIONS. 129
Lcnniirc (./.). — Solulioii de hi (nicslion lGf{8. (34*-3;')*).
Stir un cercle et un faisceau de cardioïdes.
Lcindirc {•/•)- — Solution de la (jiKîslion IG^îO. (SiV-o^*).
Sur une cardioïde cl un cercle.
Lcmairc (./.). — Soliilion de la question IGiO. (36*-4o*).
Lieu des foyers des coni([ues (jui touclienL deux droites fixes, cliucune en un
point fixe.
Sondât {II-)' — Solution de la question 1642. (4^^*)-
Sur une conique inscrite à un triangle.
Sondât (/^.). — Solution de la question 1G46. (4o*-42*).
Sur trois triangles homologiques par rapport à un axe.
Michel (P-)- — Solution de la question lGo3. (43*).
Propriété du cercle osculateur en un point d'une parabole.
A***. — Solution de la question 1649. (43*).
Lieux géométriques, dans l'espace, relatifs à l'ellipse.
Questions proposées : 1655 à 16o7. (52*-j3*).
Brocard (H-)- — Solution de la question 1569. (53*).
Note complémentaire concernant la Kreuzcurve.
Brocard (//•)• — Solution de la question 9o4. (54*-55*).
Lieu relatif à une parabole et une circonférence.
Barisieii {E.-N.). — Solution de la question 1419. (55*-58*).
Questions relatives à un triangle et aux parallèles aux côtés, menées par un
point P.
Borlelti {François). — Solution des questions 1411, 1431. (5cS*-
59*)-
Limite de - ( | + ( | H- . . . pou
/î I \/i -h 1/ \/î -h 2/ I '
r w — 00.
Barisien (E.-N.). — Solution de la question 1517. (6o*-()2*).
Propriété d'une parabole et d'une autre conique.
Huit, des Sciences niatliéni., 2"= série, t. Xl\. (Juin i8f|,).) R.n
i3o SECONDE PARTI E.
/iarisien {ll.-N.). — Soliilioii de I;i (jucslion 152o. (62*-G3*).
Propriété d'une ellipse et de deux diamètres eoiiju^'ués.
A. L.
SOCIETA REALE DI NVPOLI. HeNDICONTO DELL' AcCADEMIA DELLE ScIENZE FI-
siciiE E matematiche; Napoli, in-4°.
Année I, 1862.
Trudi {N.). — Stir l'enveloppe des cordes de grandetir conslanle
dans les courbes du 2'' ordre. (7-1 i).
Battagiini (G.). — Sur quelques propriélés des lignes du 2^ de-
gré. (24-32).
Relations entre une conique et un triangle.
Fergola {E .). — Sur la résolulion par séries des équations à
trois termes de degré quelconque. (39-54).
Battaglini {G.). — Sur les surfaces du 2"^ degré. (79-88).
Relation entre une quadrique et un tétraèdre.
Battaglini [G.). — Note sur les déterminanls. (101-112).
La somme des mineurs d'un ordre donné peut être exprimée par un autre
déterminant de même ordre.
Trudi (N.). — Sur une transformation des formes quadratiques.
(ii3-ii8).
Réduction à la forme canonique.
7)e Gasnaris [yi .). — llègle pour la résolution du problème de
Kepler. (i3i-i34).
Trudi (N.). — Sur quelques formules de développement. (i35-
i43).
Développement en série des fonctions rationnelles fractionnaires.
Trudi (N.). — Sur le procédé du plus grand diviseur commun
entre deux fonctions entières d'une variable. (i53-i6o).
ui':vi]i': Di'is lUJUiJCA i IONS. \\i
/idtld^lini {^(i .). — JNolc sin" (|ii(l(|ii('S (jiicsl ions de ( m'omk'-Iik;.
(i(iS-i7<S).
I.icii (les rciilics des coiiiiiucs circoiiscriLcs ou inscrites à tin (iiiadrilalcrc.
/>(flt(/i;/i/ii ((î .). — INolc cic Géométrie. (189-196).
I.icu (ios rciilros dos coiiiijucs circonscrilcs à un triangle et dont les lon-
i;ucurs dos axes satisfont à une certaine condition.
Ti-U(Ii [N.). — Etude sur une élimination singulière, avec aj)pli-
calion à la reclierche de la relation entre les éléments de deux
coniques, l'une inscrite, l'autre circonscrite à un polygone, et
aux théorèmes correspondants de Poncelet. (198-212).
De Gasparis {A,). — Sur la détermination des orbites plané-
taires. (215-219).
Batlaglini (^G.). — Sur les formes géométriques. (220-23o).
Relations métriques dans les formes fondamentales de première espèce.
Année II, i863.
De Gasparis {A.). — Sur une nouvelle équation à employer dans
la première approximation du calcul de l'orbite d'une planète.
(36-44).
De Gasparis {A.). — Sur un jugement de M. le professeur Bel-
lavitis. (45-47).
L'auteur soutient ici sa règle pour résoudre le problème de Kepler.
Ihitlagliiii (G.). — Sur une question de maxima et de minima.
(56-63).
Quadriques par huit points et dont le produit des carrés des axes est un
maximum ou un minimum.
Capocci (E.). — Observations originelles de Mars près de Top-
position d'octobre 1862. (64-65).
Baltaglini [G.). — Sur la dépendance équianharmonique. (88-
97 )•
C'est la projectivité.
i3';t SHCONDIi PAiniiî:.
Ihiltagtini [G.). — Sur la dépendance dn i'"" ordre, (i 9.'^-i p.C)).
C'esl encore la projeclivité, envisagée comme correspondance^ dans lafpielle
à tout point de l'une des formes correspond un élément et un seul de l'autre,
et qui ne diiïère naturellement de la dépendance équianharmonique. Ici l'au-
teur examine plus particulièrement le cas des formes superposées.
BattagUni (G.). — Sur les séries de courbes d'indice quel-
conque. (i49-i;^3).
BattagUni (G.). — Sur les involutions des divers ordres. (i58-
i6i).
Triidi (iV.). — Sur le critère des équimulliples employé par les
anciens géomètres dans la théorie des proportions. (235-239).
BattagUni (^G.). — Sur la dépendance duplo-harmonique. (240-
249)-
C'est une transformation quadratique birationnelle.
Fergola {E .). — Sur certaines propriétés des solutions entières
et positives de l'équation
ai -1- 2 ao + . . . -f- na,j = 11.
(262-268).
De Gasparis {A.). — Sur une équation qui a lieu dans la théorie
du mouvement parabolique des comètes. (293-299).
De Gasparis (A.). — Observations de la 5^ comète de i863.
(3oo-3oi).
Fergola {E.). — Éléments de l'orbite de la 5^^ comète de i863.
(3o2-3o3).
Année III, 1864.
BattagUni (G.)- — Sur les divisions homographiques imagi-
naires. (3^-47)-
La méthode employée par l'auteur est celle de déduire de certaines propriétés
sur la droite ponctuelle autant de propriétés sur le plan, par la subslilulion
de [A -f- l'v au paramétre du point.
B/ioschi (E.). — Sur une nouvelle formule dans le Calcul inté-
gral. (63-68).
lUîvUF. nns puinjcAïioNS. i33
liiilla^lini {(t.). — Sur les roiiufs Mnaircs du i''"cL du a'^ degré.
(7(il85).
Battaiilini {Cl .). — vSur les f()^m<^s hiiiaiics du 'V' degré. (109-
118).'
Trudi (yV.). — Sur un déterminant plus général que celui f(ue
Ton appelle détenuindnt des racines d'une équation, et sur
les fonctions symétriques complètes de ces racines. (i2i-i34).
Trudi (-^ .). — Sur le déterminant des constantes arbitraires qui
complètent les intégrales des équations linéaires, autant dilTé-
rentielles qu'aux dillérences finies. (i47-i54 et note : 175-177).
Battaglini (G.) — Sur les formes binaires cubiques. (i63-i74)-
Système de deux de ces formes.
Battaglini (G.). — Sur les formes binaires du 4'" degré. (201-
2l3).
Fergola {E .). — Observations de la planète Psychés et de la
comète découverte le 5 juillet par M. Tempel à Marseille. (218-
De Gasparis (A.). — Sur la détermination des orbites des étoiles
doubles. (210-228).
Battaglini (G.). — Sur les formes binaires biquadratiques.
(234-241).
Covariants associés à une forme biquadra tique.
De Gasparis (A.). — Observations de la 3*^^ comète de 1864 et de
la planète Isis. (242-248).
De Gasparis [A .). — Sur la détermination des orbites des étoiles
doubles par quatre observations. (247-262).
Fergola^E .). — Sur une proposition élémentaire de Calcul inté-
gral. (256-259).
Il est impossible de satisfaire à une nièuie équation différentielle d'ordre n
par deux intéi;rales dislinrlcs.
i34 SECONDE PAHTIE.
BatLagllnl {G.). — Sur les formes binaires biqiiadraLi([ues en
involullon. {^'.>X)?)-'à'J 'à) .
Batlagliiii [G .). — Sur les formes Ijiualres mixtes du 3'' et du
4*^ degré. {9.'è'À-9.ç)'.i) .
Année IV, i865.
De Gasparis (A.). — Sur la /j'' et le 5'' eomète de iHO/j. (23-24).
BalLagUni (G-). — Sur les formes géométriques de deuxième
espèce. (44-^7)-
Relations métriques.
De Gasparis (A.). — Observations de la plancie Alassalia. (78).
De Gasparis (A.). — Rotation d'un système variable de trois
masses qui vérifient la loi des aires. (107- 118, i5i-i62, 176-
180 et 223-225).
Fergola {E-)- — Détermination des erreurs constantes de l'équa-
torial de Merz à l'observatoire royal de Naples. (i 19-124)-
De Gasparis (A.). — Observations d'une nouvelle planète. (i48-
i5o).
De Gasparis {A.). — Notices et obscrvalions de la nouvelle pla-
nète Béatrix. (196-197).
De Gasparis {A.). — Sur une fonction qui présente le cas d'un
minimum dans le problème des trois corps. (297-301).
C'est la fonction
d dt .
dt d'-p '' *
y et g sont des constantes, c est la constante des aires, 9 l'angle que forme au
temps t l'interseclion du plan des masses et du plan invariable du système
avec une droite fixe située dans ce dernier plan.
Fergola{E .). — Observations et éléments de l'orbite de la pla-
nète Clios. (3i5-3i()).
De Gasparis (^i.). — Sur la détermination de l'orbite des deux
nouvelles planètes Clios et Béatrix. (326-336).
IUîVUIî: DHS publications. i3G
liai 1(1 Lilini {(i •)' — Sui' l(^s loiincs hiiiiiircs (l(;s (jiialrc; prcniKM's
(lc;;rés, apparlciiiiiil, à uik; Ioiiikî Icniaiiu; (jiiadralicjuc. (.>5i-
:i5;).
l/inilcur rnvisage le rapport (I(;s doiix variables d'une binaire, comme para-
nu'lri" (lo rèléincnt d'une forme ternaire (juadraUque.
De Gasparis {A,). — Autres rcclicrclics sur la rolation d'un sys-
Lcmc de trois masses qui vérifient la loi des aires. (3(3i-.>G8).
Battaglini^G.). — Sur une courbe de la 3'" classe et du /\^^ oy(\vq,.
(399-407).
Courbe dont rhypoeycloïde tricuspidale est un cas particulier.
Fergola (/>.)• — Recherche des éléments les plus probables de
l'orbite de Clios. [/\\/\-/\'io).
Année V, 1866.
De Gasparis (A.). — Observations de la comète de Tenipel. (18).
Battaglini (G.). — Sur les formes binaires des quatre premiers
degrés, appartenant à une forme ternaire quadratique. Note 11^".
(35-4.)-
Ricbiiii [R.). — Sur certaines formules relatives à des détermi-
nants. (109-1 I 5).
De Gasparis (A.). — Sur la rotation d'un système de trois
masses qui vérifient la loi des aires. Continuation des Notes
précédentes. ([ 16-121).
Battaglini (G.). — Sur les formes binaires des quatre premiers
ordres appartenant à une forme ternaire quadratique. NotelH^'.
(141-149).
De Gasparis [A.). — Mouvement d'un système de points maté-
riels situés dans un plan, autour du centre gravité, (i 53- 159).
IhUiaglini (G.). — Sur les systèmes de droites du r"^ ordre.
(,94-:..o8).
i36 SECONDE I^AHTIE.
JJatLa^lini^G .). — Observation sur une foimiilc rclalivc à Tclcc-
Iromctrc bifilaire. (:^65-26'J).
Palmieri {L.). — Sur la récurrence des étoiles filantes, en
août 18GG. {'.iÇ)'6-'2^/\) .
Battaglini (G.). — Sur les moments géométriques du i"" degré.
(341-352).
Etablissement de la théorie des moments sans aucune considération de force.
De Gasparis (A.). — Essai de quelques formules pour le calcul
de l'orbite de la planète Syhia. (4o3-4o7 et 433-43^).
Trudi {.IV.). — Sur un théorème pour le développement en série
des fonctions rationnelles fractionnaires. (446-454)-
Année VI, 1867.
De Gasparis (^1.). — Eléments elliptiques de l'orbite de la pla-
nète Syhia. (43-5 1).
De Gasparis (A.). — Seconde détermination de l'orbite de la
planète Sylvia. (73-83).
Palmieri (L.). — Sur l'éclipsé annulaire du G mars de cette
année. (85).
Battaglini (G.). — Sur les formes ternaires quadratiques. (io3-
106 et 3G5-3G7).
De Gasparis (A.). — Orbites de Syhia et de la première co-
mète de 18G7, observations de la deuxième comète de 18G7.
(i32-i3G).
Battaglini (G.). — Sur la Géométrie imaginaire de Lobat-
chewskj. (157-187).
De Gasparis (A.). — Sur le calcul de la valeur de la fonction
2:i^-(.76-.83).
ui<:vun: df.s publications. 137
Année VII, i8()8.
De Gasparis [A .) — Sui- (\cn\ llicor(''mcs relatifs aux déLcrini-
nauts à irois indices, cl sur une autre manière de former les
élrnuMils (Tiin (h'IcrMninanl à m indices. (ii(S-i2i).
Les iiuliccs des tenues peuveni èlrc fonm-s pjir les séries des indices des
termes d'une forme {x^x.^. . . x,^)'".
Année VIII, 18G9.
Dattagluii [G.). — Sur la composition des forces. ['ài-?)'à).
Baitagllni {G.). — Sur la théorie des moments. (87-94).
Battaglini {G.). — Sur les séries de systèmes de forces (i3o-
i38).
Dans ces trois Mémoires, l'auteur traite ces questions relatives à l'équilibre
des systèmes invariables, au point de vue de la Géométrie de Pliicker.
Année IX, (870. •
De Gaspains {A.). — Sur la planète Dice. (34-42)'
Battaglini [G .). — Sur le mouvement géométrique infinitésimal
d'un système rigide. (89-100).
Battaglini [G.). — Sur le mouvement géométrique fini d'un sys-
tème rigide. (i42-i5o).
En suivant toujours la Géométrie de Pliicker l'auteur étudie, dans ces deux
Mémoires, la Cinématique des systèmes invariables. Il donne aussi l'expression
des variations infinitésimales et des variations finies des coordonnées homo-
gènes d'un point.
Année X, 1871.
Nohile (A.). — Relation abrégée des observations faites pendant
l'éclipsé totale de Soleil du 22 décembre 1870. (3i-33).
Batlagllni (G.). — Sur la théorie des moments d'inertie. (02-
60.):
i38
SliCONDIi PAiniH
BalLaglini (^G .). — Sur le mouvcmenl d'un sjsLùmc de forme in-
variable. (io4-i 1 3 ).
L'auteur étudie dans ces deux Mémoires la Dynamique des systèmes inva-
riables par la même méthode appliquée dans les Mémoires précédents, à la
Statique et à la Cinématique, c'est-à-dire suivant les vues de Pluckcr.
De Gasparis {A .). — Orbite du planctoïdc 107 Camilla. (62-G3).
Fergola {E.). — Sur certaines oscilbitions diurnes des instru-
ments astronomiques et sur une cause probable de leur appa-
rence. (iGG-i^G).
De Gasparis {A.). — Sur le calcul des orbites des étoiles
doubles. (23i-233).
Année XI, 1872.
De Gasparis (A.). — Sur quelques pliénomènes spectraux vus
pendant l'éclipsé du 22 décembre 1870, et observés de nouveau
dans l'éclipsé du (2 décembre 18^1. (18-20).
• Année XII, 1873.
Fergola {E.). — Sur quelques valeurs de la latitude de Rome.
(58).
De Gasparis (A.) et Nohile (A.). — Comète de Tempel. Obser-
vations. (94-95).
Année XIII, 1874.
De Gasparis (A.) — Observations de la comète de Winncckc
faites à l'observatoire ro^yal de Naplcs. (48).
De Gasparis (A.). — Observations spectroscopiques sur la co-
mète de Coggia. (101-102).
Année XIV, 1875.
Sahatore-Dino (A^). — Quelques applications analytiques de
la méthode des caractéristiques. (9.5-102).
UIi:VUK l)i:S PUUMCATIONS. liy
'I riiilcmciil iiiial vl iiiiic de la iiK'lliodc de; (lliasles.
SdUiilorr-Piiio (^V. ). — Kcclificalion au Mémoire pr(;cc(k;nt.
(■■..,0).
D^O^îdio {I^')' — Sur quelques lieux et enveloppes du i'"' el du
:i*^" degré en Géoméirie projeclive. (i()3-ii4)-
I.icu\ cL enveloppes où entre la considéraLion de distances (ou d'angles).
L'auteur les traite en employant la définition projeclive de distance (ou d'an-
gle).
SaLvalore-Dlno (A^. )• — Sur les coniques circonscrites et sur
les coniques conjuguées à un triangle. (i3/|-i4')-
Enveloppe d'un système de coniques semblables et ayant l'une ou l'autre des
propriétés mentionnées dans le titre.
Nobilc (A.). — Essai d'une nouvelle méthode pour l'observation
des distances des étoiles multiples. (171-207).
Année XV, 187G.
Nobile {A.). — Sur les deux étoiles multiples i 268 i^ et a- Cou-
ronne. (2 1-3 i).
Battaglini (G.). — Sur Taffînité circulaire non euclidienne.
(219-224).
L'affinité circulaire n'est autre chose que la Kreisverwandschaft de Mobius,
et, par conséquent, ne diiïére pas de la transformation par rayons vecteurs ré-
ciproques. La propriété qui est envisagée ici comme caractéristique est celle
qu'aux cercles de l'un des plans correspondent des cercles dans l'autre. L'au-
teur établit les formules pour le cas oîi l'absolu est une conique quelconque
et donne la construction des points correspondants.
Année XVI, 1877.
De Gasparis (A.). — Autre solution numérique du problème
dit de Kepler. ( 1 7-2 1 ) .
Nobile {A.). — Observations du svstème 7^8 S (Trapèze d'Orion).
(75-88).
Ainaiizio (D.). — Sur le développement en série des racines
d'une équation algébrique quelconque. (i22-i38 et ifS-iStS).
i4o
SECONDE PAUTIE
Noblle {yl')' — Observations et réflexions sur les systèmes sui-
vants d'étoiles multiples : binaires 126.')^, C.)4^\ ^)'\ Lion;
triples 1998S, 2278S, 2323S, 2637!', 2'jo3!t]. (207-22()).
Année XVII, 1878.
Janni (V.). — Sur une formule de Waring. (27-31).
Démonstration de la formule qui donne l'expression de la somme des puis-
sances semblables des racines.
Bonolis {A.). — Détermination graphique des moments d'in-
flexion sur les appuis placés à différents niveaux d'une poutre
continue composée. (92-[o5).
Mollame (K. ) — Sur les coordonnées de la plus courte distance
entre deux droites, par rapporta trois axes oblicpies. ( 106-1 10).
Janni ( K-). — Sur la résolution des équations numériques. (i38-
i40-
ReNDICONTI DEL CiRCOLO MATEMATICO DI P.VLERMO, Jn-S".
T. III; 1889.
Bei'tini {E-)- — Sur les courbes fondamentales des systèmes li-
néaires de courbes planes algébriques. (5-2 i).
Soit S un système linéaire x*'- de courbes de genre p et d'ordre /?, dans
lecinel les points fondamentaux soient tout à fait indépendants, et soient r- les
multiples de ces points. On trouve aisément
^r}— «^ H- I — /> — a,
i: /• . = 3 /i — I H- /? — a.
Une courbe est appe]ée fondamentale lorsqu'elle n'est pas rencontrée en des
points variables par les courbes du S3^stème. L'auteur démontre plusieurs pro-
priétés de ces courbes, en particulier le théorème suivant :
« Tout gi'oupe de î O 1) courbes fondamentales est coordonné à un groupe
de i points fondamentaux. Chaque courbe du groupe a en tous les points du
groupe coordonné une même multiplicité 5, exception faite pour un de ces
points où sa multiplicité est s -h i ou s — i. En tous les points d'un groupe
non coordonné la courbe a une même multiplicité ît; ces nombres s et s sont
les mêmes pour toutes les courbes du groupe. »
KKVUK l)r:S PUBLICATIONS. i ,i
De ce I lit'orriMC. railleur ((('diiil le llK-orrriic de ÎNI. Crcrnoiiii :
n Si liii S} sLriiic li()mal()ï{li(|iie a a, poiiUs ('ondaiiictilaii x simples, y.^ doiihlcs, ,..,
Cl si ses courbes foiidamcnlales sont [i, droites, [i^ coiii(|ucs, ..., les nombres a
sont (''{;anx aux nombres [3 (pouvant aussi cUe pris dans un oïdie dinV-ient). »
Cicrbaldi {F.). — Un ihéorcmc sur la licssienne d'une forme bi-
naire. ('^/>, -:>J)).
Si lous les |)oinls d'une forme sont réels et distinets, sa liessicnne a tous ses
points imaginaires et ne prend (|nc des valeurs néf,'atives; si, tous les points
de la forme étant encore réels, il y en a de multiples, tout point /— "l'i* de la
forme est 2(;- — i)-"p'" pour la hessienne, qui n'a pas d'autres points réels et
ne prend que des valeurs négatives. Si la hessienne a tous ses points imagi-
naires et si elle est toujours positive, la forme a aussi tous ses points imagi-
naires.
Castelnuovo (G.). — Une application de la Géométrie énuméra-
tive aux courbes algébriques. (!^7-37).
Le nombre des espaces S^ (de /• dimensions) rencontrant en r -\- 2 points
une courbe Cp de genre p et d'ordre n appartenant à un espace S^^^^.,) est
/
n — /• — I \ f n — /■ — 3 \ / p\ / Il — ;• — 5 '
r -\- 2 j \ r ) \2/\ /" — 2
La méthode suivie par l'auteur pour établir ce théorème et les autres de
cette Note est fondée sur la considération successive des dégénérations d'une
courbe C^"*"^ en une C^ et en une droite qui la rencontre en un, deux, ...
points.
Voici un des autres théorèmes :
« Le nombre des espaces S,_, ayantes contacts simples avec une C;' de S^ est
Par une méthode semblable, l'auteur démontre aussi que :
Le nombre des espaces S,_, renfermant s rayons d'une surface réglée r^ de
S, est
' n — 5 + i\ (n — 5 — i\ , { p\ [ Il — 8 — 3'
s I ^ \ s — 2
>m'r-
-P\ . . / ' V . /V ._A
La Note se termine par la recherche du nombre des groupes communs à
deux involutions rationnelles sur une courbe de genre p.
Vivanli (G.). — Sur les fonctions analytiques. (38-4 1).
L'auteur indique un moyen par lequel on pourrait étudier une fonction ana-
lytique quelconque (pouvant aussi avoir un nombre infini de valeurs) à laide
de surfaces de lîiemann ayant un nombre fini de feuillets et de points de di-
ra ma lion.
l^'l
SECONDE PARTIE.
Foiiret (G.). — Sur (|iicl(|uc.s propriélcs involiillvcs des courbes
algébriques. (4^-48) [en français].
Élant données, dans un plan, deux droites cl deux courbes algébriques de
degrés quelconques, le produit des distances des points d'intersection des deux
courbes à l'une des droites reste dans un rapport constant avec le produit des
distances des mêmes [)oints à l'autre, lorsque les deux courbes varient sans
cesser de couper ces deux droites aux mêmes points.
Après avoir démontré ce théorème, l'auteur en déduit, en spécialisant les
deux courbes ou la position des droites (et, dans un seul cas, en appliquant la
transformation par rayons vecteurs réciproques), sept autres théorèmes dus à
didcrents auteurs.
Casorati (J-)- — Sur les asymptotes des courbes planes algé-
briques. (49-52).
Manière de déduire les équations des asymptotes de celles des tangentes au
fini, pour des points de contact simples ou multiples.
Âfaisa/io (G-). — La hessienne de la sextique binaire et le discri-
minant de la forme du huitième ordre. (SS-og).
Calcul des invariants de la hessienne en fonction des invariants de la sextique.
Calcul du discriminant de la forme du huitième ordre, lîelations entre les in-
variants de la hessienne.
Gerbaldi {F.). — Sur la hessienne du produit de deux formes
ternaires. (60-66).
Étant
les deux formes et
l'auteur démontre la formule
p■^{p-^y{\^\}'\}"y\]r''^'^^\^^'
-\-{n-i){p- i) /i' A,/f H- - w= nHp-2) ^\\,fj,,
donnée par Salmon sans démonstration. Dans cette foi-nuilc il est
(\^-{aa'bya'J!-'aT-'K-\ ^={abb'ya'.i'-U,r-b[r-',
où a, [j, A, n sont <lé(iiiis par
F„ =. ul\%"'-'- =.{aa'uya:r'- a'J."-\
i\,- idni"-'' = {bb'uyb!lrib[:'--.
HliVUE DIÎS PUBLICATIONS. i\:i
/>('///(//i/( (h.). — Noies pliysic'o-malhcmaliqiics. (^7-79).
L'oxpressioii rotnplèu; du polenlici d'un corps rnagn(';li(|uc sur soi-même csl
■f^ds^-^f^as,
où la seconde inlcgralion est élenduc h l'espace occupé par le corps, V est la
fonction potenlielle du corps et
, I / a^ [i^ y^
a, p, Y étant les conriposantcs du moment magnétique pour l'unilé de volume
et z^., X , X, les coeflicienls d'induction suivant les axes correspondant au
point {x, y, z). L'auteur résout une difficulté relative au signe de P, qui est in-
certain pour les corps diamagnétiques, la forme quadratique ^ étant alors né-
gative. Par la considération de la force que Maxwell appelle induction ma-
gnétique et dont les composantes sont
X = 4':ra — , Y = 41^3 — > Z = l^T.r —- >
âx ' c'y âz
il arrive à la conclusion que dans les corps diamagne'tiques P est toujours
négatif. Après en avoir déduit que l'équilibre d'induction diamagnétique serait
instable, il observe que ces résultats peu vraisemblables rendent plus probable
l'hypothèse de l'araday d'une polarisation de tout l'espace avec un coefficient
positif, hypothèse qui réduit l'induclion diamagnétique à une simple apparence.
Ensuite il ajoute deux observations relatives à la théorie de l'élasticité. La
première se rapporte au potentiel unitaire d'élasticité pour les milieux à iso-
tropie incomplète, ayant en tout point un axe distinct de direction donnée,
tandis que toute direction normale à celle-ci appartient à un autre axe in-
distinct ou indiiïérent. Soient a, ô, c, /, g, Ji les six composantes de déforma-
tion, c'est-à-dire
du , <)v àw
a—--, b—-—, c = _—,
ôx a y ôz
ôiv ()v du ôw , dv du
■^ ôy ôz ° âz âx ôx Oy
L'auteur, en employant les propriétés invariantives des expressions
a -\- b -{- c,
bc — f' -h ca — g^ -^' ab — /t%
abc H- "ifgh — af- — bg^— c/t%
et en supposant (|ue l'axe distinct soit parallèle à l'axe z^ trouve l'expression
suivante du potentiel unitaire
n = - \{a+ by-^-\^{a + b)c -\- -Cc'-\~D{k'— ab)-hE{/'-^ g'),
A, B, C, I), E étant des constantes. Si l'on in(!i(|ue par \^, X , ... les six
i44 SECONDE PARTIE.
composantes de pression, on a aussi
II=:^A'(X,+ Y^)^-l-B'(X,+ YJ+ic'Z5+D'(X}-X,Y^) + E'(Y5.+ Z5,),
où
AC-B' n 2A.-D
D'= ^, E'= ^, K = 2(7\G — B^)- CD.
L'autre observation se rapporte à la suffisance des équations
d\f I fô'b ô-c'
ôy Oz A \ <)z- ôy
\> ^^
g
'' ôz
ôx
ô'a
ôy ôz
ô'-b
ôz ôx
ô'c
_ i/ô'-c ô'a\ ô'-h
~ 2 \ ÔX' ÔZ" / ôxôy
\nr-a ô'b\
2\ôy' ôx'j
ô fôg ôh ôf\
ôx \ôx ôz ôx j^
ô /ôh ôf ôg\
ôy \ôz ôx ôy /
ôz \ ôx ôy ôz j '
ôx ôy
entre les six composantes d'une déformation possible. Ici cette suffisance est
établie par l'intégration directe.
Albeggiani [M.-L.). — Sur les lignes géodésiqiies tracées sur
certaines surfaces. (80-1 19).
L'auteur commence par l'exposition d'une méthode due à M. Darboux et qui
se résume dans le théorème suivant :
« Prenons l'équation aux dérivées partielles du premier ordre
fô^)V
r)B
r)f)
^r)B^
\'
^{
\Tv) ~
21
?
ou
ôv
H-
^(
V au ,
)
EG — i^^^
Toute solution de cette équation, posée égale à une constante, détermine une
famille de courbes parallèles. Si l'on a une solution contenant une constante
arbitraire a, l'équation de la ligne géodésiquc la plus générale est
et l'arc compris entre deux points de celte géodésiquc est égal à la difTérence
des valeurs de 0 en ces deux points.
L'auteur applique cette méthode aux surfaces qui admettent un glissement
infiniment petit sur elles-mêmes, de manière qu'une géodésiquc vienne coïn-
cider avec une géodésiquc infiniment voisine.
Lebon [E .). — Solution du problriue de Malfaiti (i'>.o-i3o, 1 pi.),
[en français].
UKVUK DKS PUliMCATIONS. M'î
Manulicini {A.). — Kliidc d'un (lépl.iccnicnl [)arLicuIior (rnnc
li^iirc de forme Invariable par des [)roeé(lés élémcnlaircs et pu-
rement géométri(jucs. (i3i-i/|/|) [en français].
Le ras étiidu'^ par l'auteur est celui d'une droite dont quatre points restent
sur quatre plans donnes (un point (|uelconque de cette droite décrit wnc (dlipse).
Il y ajoute l'étude du déplacement d'une figure dont les points décrivent des
ellipses.
Bcrzolari {L.). — Un nouveati théorème sur les involutions
planes. (i45-i59).
Le théorème se rapporte aux involutions planes ayant un point fondamental
r-uple, par lequel la courbe correspondante passe avec ;• — 3 branches.
Schoute (P. -H.). — Sur un théorème relatif à la hessiennc d'une
forme binaire. (160-164) [en français].
Autre démonstration du théorème donné par M. Gerbaldi dans ce même
Tome III; voir ci-dessus.
Visalli (P-)- — La transformation quadratique (2, 2). (165-170).
ZeutJien (H. -G.). — Extrait d'une lettre adressée à M. Guceia.
(,7,-78).
Sur le genre d'une courbe composée.
Castelnuovo (G.). — Sur certains groupes associés de points.
(Ï79-I92)-
Deux groupes, dont chacun est formé par 2/1 éléments d'une forme fonda-
mentale d'espèce n — i sont appelés associés lorsqu'il y a dans un espace S„_,
deux 7i-gones tels que le premier groupe soit projcctif au groupe des 2/^
sommets, et le second soit projectif au groupe des 2 n faces. Deux éléments dont
l'un correspond à un sommet et l'autre à la face opposée sont appelés homo-
logues.
Beltraini[E .). — Sur la fonction potentielle delà circonférence.
(193-209).
Cette fonction (la fonction potentielle newtonienne) est
1 rai
et la fonction appelée directe par Lamé est
v= '- r di,
Bull, des Sciences mathérn., 2' série, t. \L\. (Juin iSgS.) R.12
i40 SECONDE PARTIE.
où
r^ — x"-^ z'^ -h a' -1- ?. a x cos ^,
a étant le rayon de la circonférence, et | l'angle (|iie le rayon passant par le
point variable sur la circonférence fait avec l'axe des x négatives. Le point
soumis à l'action de la circonférence est supposé dans le plan xz.
L'auteur remarque que l'on a
cl
71
cm
7. p
"^c/o VP'sin^e -1- p'^cos^e
u
v=— I (i0i/p*sin-6 •-+- p'- cos-6,
étant 26 = ^ et p, p' la moindre et la plus grande distance du point à la circon-
férence. La première de ces deux relations montre que l'on a
R étant la moyenne arithmético-géométrique de p, p'. De cette même relation
on déduit, à cause de l'homogénéité,
du , du
M + p f- p --7=0.
op dp
Les deux composantes F , F,^' de la force newtonienne suivant p et p' sont
donc liées par la relation
pFç-f-p'Fç'=o.
Ayant posé
A-' = -^ , A-= =. I — k'\
P
et K, E étant les intégrales elliptiques connues, on a
■?. K 2 p' E
Il — — r ' ^ = —
Tip 7C
et
'^w 2 , , , ,^ ,,^
l)p TZ k' pp
du 2
-r-/- = — ; — r ( E — K ),
expressions que l'auteur applique à l'étude de la force dans le voisinage de la
circonférence, en faisant remarquer des particularités que présente la distribu-
tion étudiée, et par lesquelles elle se distingue remarquablement des distribu-
tions superficielles. Ensuite il démontre que les fonctions u et v satisfont aux
KlilVUK DRS PUBLICATIONS. M?
(■•((ualions iuix dérivées parlicllcs
â [ ,ôu\ ù ( ,ôu\
v^y^' -ôoj-^ ô^'V^' wr
() / I dv\_ à_/ j dv\
à9\W àp)~ Op'\pp' Jp'/'
dont la prcmicrc peut cire rédiiiLc à l'équalion de BorcliardL pour l'inverse de
la moyenne arilhmélico-géomélrique; et il établit directement cette première
équation, en montrant ([u'clle est une transformée de l'équation de Laplace
\=o.
La fonction potentielle d'une couche magnétique circulaire dont a est le
rayon, et dont le moment est constant et = i, est
U =-'i7C f
" au ,
âz
La fonction V associée à la U, c'est-à-dire telle que l'on ait
dW dU dV du
T- =.3;-;-' -r- =~~ ^ T'^
dx ùz dz dx
est
r'' Al,
a da\
r" du
l'auteur effectue sur cette expression de V une réduction par laquelle il arrive
à la forme connue
V = p'[2E +(A-^— 9)K].
Puis il reprend l'équation
È. ( JL ^\- A. Il- È^\
et montre que l'équation aux dérivées partielles
est satisfaite autant par w — u que par iv^v. Elle est satisfaite aussi par l'in-
verse de la moyenne aritlimético-géométrique des deux quantités p'— p et p'-f- p.
Enfin l'auteur montre que le théorème de Green, dans le cas des fonctions
potentielles symétriques autour d'un axe, prend la forme
, I rf du do\ -
o(x„,z^)= - I C3 -r u -^\x as.
V'.'^o' 0-» 2J y du du)
Guccia (G.-D.). — Liste des travaux mathématiques de Georges-
Henri Halphen (210-222) [en français].
V'ivniili (G.). — Observations sur les points singuliers essentiels.
(223-229).
iî8 SECONUIi PAKTIE.
L'auteur considère une fonclion uniforme f(z) ayant les propriélcs sui-
vantes :
a. Elle a une singularité essentielle à l'origine;
b. Dans le voisinage de l'origine elle n'a pas de pôle ni de point singulier à
droite de l'axe imaginaire;
c. Elle est réelle pour les valeurs réelles positives de c, et tend vers zéro
quand z tend vers l'origine suivant la partie positive de l'axe réel.
Cela posé, il démontre quc/(-G) tend vers zéro quand z tend vers l'origine
suivant un rayon quelconque situé à droite de l'axe imaginaire. Puis il dé-
montre aussi que la valeur limite ne dépend pas seulement de la direction,
mais aussi de la courbure de la ligne que la variable suit en se rendant au point
singulier, et applique ces considérations à la fonction
A-
Guccia (G.-B.). — Stir un récent travail au sujet de la réduction
des systèmes linéaires de courbes algébriques planes. (233-235).
[Cette Note fait partie des Extraits des Procès-Verbaux^.
A l'occasion d'une remarque de M. Jung {Annali di Matematica, série II",
t. XVI, p. 3i3), M. Guccia démontre que les systèmes de courbes des genres
/> = o et /> = I donnés par lui-même comme étant d'ordre minimum sont irré-
ductibles non seulement par une transformation quadratique, mais même par
une transformation quelconque.
Del Pezzo (P-)- — Sur les systèmes de cotirbes et de surfaces.
(236-240).
L'auteur, en s'appuyant sur des notions élémentaires de la théorie des singu-
larités, démontre les propositions suivantes :
1. Une surface F" douée de singularités quelconques appartient toujours à des
systèmes linéaires de surfaces F'"(m^/?,) ayant mômes singularités.
2. Les surfaces d'un ordre déterminé m, ayant les mêmes singularités de F",
forment un système linéaire.
3. Si m est suffisamment grand ces singularités n'ont pas de relations entre
elles, et il n'y a pas de groupes de points, tels que les surfaces du système
passant par l'un des points du groupe doivent passer par les autres.
Guccia (G.-B.). — Stir les singularités composées des courbes
algébriques planes. (241-209).
Ce travail se rattache à ceux que l'auteur a publiés dans les Comptes rendus,
t. CVII, et dans les Rendiconti delta lî. Accademia dei Lincei (1889).
Soient
les équations irréductibles de s courbes algébriques, contenant linéairement
des paramètres arbitraires. On suppose qu'à un point quelconque P du plan la
KEVUR DES PUIiMCATIONS. i.Jo
courbe 9, ail mic siiii^iilariU; quelconque, h'w.u (l(';Lcrinincc, [ t.], cL <jiic dans le
voisina};e du point I* il y ait drs relations quelconques de contact entre les
branches de deux courbes 9., 9^, ayant respcctivcn'ient les singularités [^,1,
[ j^ ]. On appelle si/if^ularile composée [d, -1- a^ h-. . .+ a, J celle que la courbe
y '^•/'■pi
'' 9!/' . . . 9^/'= o
a au point V (les «, sont des constantes arbitraires, et les 9'/' sont h polynômes
9. choisis arbitrairement, et linéairement iii(lcj)endants).
Après avoir rappelé quelques proportions démontrées par lui-même en
d'autres travaux, l'auteur démontre trois théorèmes concernant les systèmes
linéaires dont nous citerons le suivant :
« Étant donnés s systèmes linéaires
[/J-o, [/J=o, ..., [/J=o
des ordres n^, n.^, ..., n^ respectivement et déterminés par leurs bases si pour
le système [/,] on a
(D,- étant le nombre des intersections mobiles de deux courbes du système),
la courbe irréductible
où ;x est une constante arbitraire ci-fî,/'/ sont deux courbes quelconques du
système [/,], appartient à un système linéaire d'ordre /i, + /?,-}-... H- «, con-
tenant
/, /■ i
paramètres variables. D- est le nombre des intersections mobiles d'une courbe
de [/,] avec une courbe de [/^j et p- le genre de la courbe /■.
Il déduit de ces théorèmes quelques propriétés relatives aux singularités
données en un point du plan. Par exemple il démontre le théorème suivant :
« Etant données s singularités algébriques [uj, [dj, ..., [<j,] en un point,
le nombre de conditions linéaires auquel équivaut, pour une courbe algébrique,
la condition d'avoir en ce point la singularité composée bien déterminée
[ a, -1- T^ -t- . . .-^ aj est égal à la somme des intersections des singularités com-
posantes [cr-] prises deux à deux, et de chacune avec elle-même, moins la somme
des abaissements du genre dus aux mêmes singularités. »
L'auteur appelle intersection de deux singularités [aj et [t,] que deux
courbes sont supposées avoir respectivement au point P le nombre des inter-
sections de ces deux courbes absorbées par le point P.
Volterra {V.). — Sur l'intégralion d'un système d'équalions dif-
férentielles aux dérivées partielles qui se présente dans la théorie
des fondions conjug^uées. (o.ôo-?.^^).
i5o SECONDE PARTIE.
Le système est le suivant
l'auteur en donne l'intégration avec des conditions données aux limites, en sup-
posant que le champ soit un espace sphérique. Ce problème, comme l'auteur
le montre, se rattache à la théorie des fonctions d'hypcrespaces et en particulier
à la théorie des fonctions conjuguées, car il est équivalent au problème de dé-
terminer deux fonctions conjuguées F et <1» dans un espace sphérique, étant
donnée au contour (dont v soit la normale intérieure) la dérivée
dV
ou bien la
dF
COMPTES RENDUS hebdomadairfîs des séances de l'Académie des Sciences.
Tome CXVI, 1893 (1).
Jablonski. — Sur une méthode nouvelle d'approximation, (ig-21).
Cette méthode repose sur le théorème suivant :
Si une fonction f{z) admet un zéro ou un pôle a de module moindre que
tous les autres, et reste holomorphe à l'intérieur d'un cercle ayant pour centre
f (z)
l'origine et pour ra} on le module de a, la dérivée logarithmique est dé-
veloppable en série convergente SA^^" à l'intérieur de ce cercle, et l'on a tou-
jours
lim -— ^ = a,
lorsque n croît indéfiniment, quel que soit l'ordre du zéro ou du pôle a, pourvu
qu'il soit fini.
On conçoit, dès lors, comment par une substitution ^ = x;, +^', en choisissant
convenablement z^, on peut placer l'origine dans le plan plus près d'un pôle ou
d'un zéro de/(^) que de tout antre et les calculer ainsi successivement avec
une approximation indéfinie.
(') Voir Bulletin, XVIII,, p. i3i.
UKVUM DKS l'IIHIJCA I IONS. l'u
l/aulnir inili(iiu' (|iicl(iii(s iippl ical ions : «laliord le cali ul appioclK- des la-
cincs iTclIcs ou imaj;inair('s d'iiiH^ ('•(|ualion alf:;(':I)ri<|ii(! ou IransccndanLc, puis
le calcul approclu' de nonibrcs (|ui sonl rafiincs d'('(|ualions à cocfficiciil.s
ioiuincusural)i('S.
/\f//i/('V(''. — Sur les iiioiivcmenls des syslcmes doni les Irajec-
l()li(^s adinellenl uih! Iransfornialion inlinilésimale. (•.ii-2'A).
l'étant donnes les deux systèmes d'cqualions de Lagrangc
, ^ d ùT ùT „,, . dq- > , • , ^
<'' r</;s^-5^.=Q-<'/" ■■••'"' rf<,=*- (. = .,2, ...,*),
on V et T' sont des formes quadratiques des q' indépendantes de t, ces deux
systèmes sont correspondants si les relations entre les q- définies par (i) et ( 2 )
coïncident; ils sont homologues si Ton peut passer de (i) à (2) en changeant
q- en 9j(<7,, ■ • •■> qk) ^^ en faisant t = i,.
Ces définitions permettent à AI. Painlevé d'exprimer la condition nécessaii-e
et suffisante pour que les trajectoires de (i) puissent être transformées en
elles-mêmes par un changement convenable des variables q^ : c'est qu'il existe
un système (2) à la fois homologue et correspondant de (1).
Les seules transformations conformes ^.= cp^ des trajectoires sont celles qui
changent T en CT et C5, en ao- ou bien T en (aU H- S)T et U en — -• Ces
transformations sont aussi les seules qui transforment un faisceau quelconque
Il = h^ de trajectoires en un faisceau analogue h =■ h'^ {h et h' sont les con-
stantes des forces vives).
Si les trajectoires de (i) admettent un groupe continu de transformations
q. = o-ù R paramèti"es, ce groupe renferme un sous-groupe de transformations
conformes à r paramètres : à la recherche de ces dernières s'appliquent immé-
diatement les méthodes de M. Lie. L'étude des autres transformations n'amène
qu'à des équations difîérentielles linéaires. Cette étude conduit M. Painlevé à
une classification des équations (i) et à la réduction des difficultés que soulèv.e
leur intégration.
Les indications données par l'auteur permettent de former très aisément les
systèmes (i) à deux paramètres dont les trajectoires admettent une transfor-
mation continue.
Quand on connaît a priori des équations (1) dont les trajectoires admettent
une transformation infinitésimale non conforme, on est certain que le sys-
tème (1) admet une infinité de correspondants.
Kluyver. — Sur la réduction des intégrales elliptiques. (48-52).
Avant l'introduction de la fonction p de Weierstrass, la réduclion de l'in-
légralc
9(57)
f
dx,
132 SIÎCONDH rAKTIH.
où 9 est une fonclion ralionncllc rt / un polyntHiie du (jualrit inc degré en x^
exigeait la résolution préalal)lc de réfjuation f{x) = o.
Mais les formules d'inversion données dans le Traite des fonctions ellip-
tiques d'ilalpiien (t. I, p. ii8) expriment les racines de / au moyen des fonc-
tions elliptiques. M. Kluyver indique, pour obtenir ces formules, une méthode
plus simple que celle d'Halphen et fondée sur la substitution due à M. lier-
mite {Journal de C relie, t. LU, p. i).
Ccihen. — Sur la somme des logarithmes des nombres premiers
qui ne dépassent pas x. (SS-qo).
Démonstration de cette proposition énoncée, mais non démontrée, par
Halphen :
« La somme des logarithmes des nombres premiers qui ne dépassent pas x est
asymptotique à x. »
M. Cahen s'appuie sur le résultat énoncé par Riemann relativement à la dé-
composition de la fonction î^(5) en facteurs primaires, résultat rigoureusement
établi par AL Hadamard.
Painlevé. — Sur les équations différentielles d'ordre supérieur
dont l'intégrale n'admet qu'un nombre fini de déterminations.
(88-9.).
L'auteur complète et précise les résultats qu'il avait obtenus antérieurement.
Soit
une équation du second ordre, la surface F étant algébrique et du genre p
en jK, y -, y" . Si l'intégrale ne prend que n valeurs autour des points critiques
mobiles, cette intégrale est une fonction à n déterminations, algébrique ou
transcendante, des valeurs y^,, y\ de y, y' pour x = x^. M. Painlevé étudie
exclusivement le cas où y est une fonction algébrique des constantes y^^ y'^.
L'intégrale peut alors s'écrire
y"-{-R„_,{cc,':^,y,x)y'^-'-h...+ l\{^, ?,T,^) = 0,
les l{- sont des fonctions rationnelles de trois constantes x, [j, y liées par une
relation algébrique
9(2t, ?, y) = o.
Soit cî le genre de la surface 9 = o, et soit P un des p polynômes adjoints à
F = 0. M. Painlevé démontre (lue l'équation au dernier multiplicateur de (i)
p
doit admettre 73 solutions, linéairement distinctes, de la forme— r-- Il avait
F ,
déjà établi une proposition analogue pour les équations du premier ordre.
P
Réciproquement, quand il existe rj multiplicateurs (7>i) tels que -7- j
—7-5 •••) deux cas peuvent se présenter :
Fy„ ' '
llKVUli: DES PUMLICATIONS. i03
p
I" Si les it»l('i;ral('s pi-iîrnicrcs ■— — h ne se roiiloiidcriL pas toutes ciilrc elles,
rc(iuali()n du sectuid ordro s'iiiLèj,'rc al^él)n'(|U(!inonl ;
■.!" Si ces intégrales se réduisent h une seule, l'intéf^ration se ramène à ecll(;
(Tune équation linéairtî d'ordre r/ et à d(;s quadratures. On peut même pousser
la réduction plus loin.
I'>n définitive, I\I. Tainlevé parvient aux résultats que voici :
On elierelic à reconnaili'c si l'intégrale de (i) est une fonction algébrique
des constantes telle (|ue la relation 9 = 0 soit du genre n>i. On reconnaît
s'il est ainsi algél)ii<iuement, et alors l'intégrale s'obtiiînt elle-même algébri-
quement, ou bien ré(|uation s'intègre par deux quadratures.
Dans tous les cas, on sait reconnaître si l'intégrale de (1) ne prend qu'un
nombre donné n de valeurs autour des points crili(iues mobiles; l'équation se
ramène alors, dans l'iiypotlièsc la plus défavorable, aux équations linéaires.
Kocli (//. von). — Sur les équations différentielles linéaires à
coeificients rationnels. (qi-qS).
L'auteur fait connaître deux théorèmes dont l'objet est de répondre dans une
certaine mesure à ces deux questions :
1° Quelles sont les conditions pour qu'une équation linéaire et homogène à
coefficients rationnels admette des intégrales uniformes dans le voisinage d'un
point singulier donné?
2° Quelles sont les conditions pour qu'elle admette des intégrales régulières
dans le voisinage d'un point singulier donné?
Painlevé. — Sur les équations différentielles d'ordre supérieur
dont l'intégrale n'admet qu'un nombre donné de déterminations.
(173-175).
Etant donnée une équation du second ordre
(0 f(.37, y, y', y ) = 0,
algébrique en y, y', y", M. Painlevé se propose de reconnaître si l'intégrale
générale j( a;) de cette équation ne prend qu'un nombre donné n de valeurs
autour des points critiques (en admettant que cette intégrale dépende algébri-
quement des constantes jKo> Jo )• I^ montre que ce problème peut toujours être
résolu par les calculs purement algébriques.
Mais quelles opérations exige alors la détermination de cette intégrale? Pour
le voir, on commencera par ramener l'équation (i) à une équation dont les
points critiques sont fixes, en substituant à y une fonction rationnelle de y,jK',
y", soit v{^,y y\y"^. Soit S la surface définie par la nouvelle équation
entre /•, /■', /•" quand x est constant. Voici les cas qui peuvent se présenter :
i°La surface S n'admet qu'un nombre fini de transformations biralionnclles
en ollc-mème. L'équation s intègre algébriquement;
lOî SECOND H PARTI H.
2° S admet un faisceau continu de telles transformations, mais le genre a
de S est plus grand que i. L'équation s'intègre par une quadrature;
3° Les coordonnées de S sont des fonctions uniformes à (jualre périodes de
deux paramètres (c7 = i). V équation s'intègre par quadratures (Picard);
4° Les coordonnées de S s'expriment rationnellement en fonction de a, v^li ()v),
[x, yR'([x), R et IV désignant deux polynômes du quatrième degré en a et
jx(cj = i). V équation s'intègre à Vaide de deux quadratures ;
5° Les coordonnées de S s'expriment en fonction uniforme de a, v/K()v) et
(i(njiiio). L'équation se ramène par une quadrature à une équation de liiccati;
6° La surface est unicursaie. Une transformation algébri(jiie ramène (i') à
une équation linéaire homogène du troisième ordre.
Ces conclusions s'étendent à une équation différentielle d'ordre quelconque :
on sait reconnaître si l'intégrale ne prend qu'un nombre connu n de valeurs
autour des points critiques mobiles ( et dépend algébriquement des constantes) :
Péquation s'intègre alors algébriquement, ou par quadratures, ou se ramène
aux équations linéaires du troisième ordre.
Cels. — Stirles équations différentielles linéaires ordinaires. (176-
.78).
M. Cels détermine les éléments d'une équation linéaire
d"z d"-'z dz
«„ —, -k- «, -; -r- . . . 4- «,. , -; 'v ff,. C = 0,
" dx" ' dx"-' "-' dx
qui ne varient pas quand on passe de cette équation à son adjointe de Lagrange.
Les expressions
da^
dx '
j . -2 dx^ dx
n(n — i)(/i — o) d^a„ (n — \)(n — 2) d-a, , . da,
1.2.3 dx' 1.2 dx' dx
changent alors de signe sans changer de valeur.
Ces invariants égalés à zéro donnent les conditions nécessaires et suffisantes
pour qu'une équation soit équivalente à son adjointe de Lagrange.
L'auteur indique ensuite les invariants relatifs à Vadjointc de la première
ligne. Ce sont
da,, (n —i)(n — 2) da^
^'^-^^^-^«■' -. ^''-'^7Û
Ces expressions ne changent pas quand on passe d'une équation d'ordre pair à
son adjointe dé la première ligne, et changent seulement de signe quand l'équa-
tion est d'ordre impair.
Koc/i (fJ. 'von). — Sur les .systèmes d'équalions (liffé)cnliel!es
linéaires du piemier ordre. (ïyO-i^')-
UHVUK l)l-:S PUliMCA I IONS. lO'i
\'a\ \ lie (Iti iitlifi' les sysl t'iiu's <r(''(|ii;it ions liii(';iiiis du pictii itf otdic à cocfli-
ciciils aii;ilvli(nu;s, r;iiiloiir cIutcIic un ciilcrinui <lc convergence des diUeiini-
iianls iniiiiis.
Soil A,(i('./' ~ — X, .,.,-l-x) une doulde infiiiih' de (|uanlil('s données.
Supposons (|ue le [)i<)(lnil
II = II, A,,
soit ahsoluinenl convergent, et formons une inlinité de produits nouveaux
en permutant dans II les premiers (ou seconds) indices des facteurs A-- de
toutes les manières possibles; formons enfin av(;c tous ces produits une série
infinie, en prenant chacun d'eux avec le sij^ne + ou le sif^ne — , suivant qu'il
se déduit du produit initial par un nombre pair ou impair de transpf>sitions.
Si cette série i:(±n.A--) a une valeur finie A indépendante de l'ordre des
termes, on dira que le déterininant des éléments A.^ est convergent et a pour
valeur A.
Pour que le déterminant des A.,^ converge, il suffit que les séries
SjA.— i!, S..,1A,.A.,|, i:,^,^,,,|A,,A^.,A,J
soient convergentes. Cette proposition de M. von Kocli est la généralisation
d'un théorème de M. Poincaré.
En prenant cette proposition pour point de départ, on peut obtenir la repré-
sentation analytique des intégrales et des invariants d'un système d'équations
linéaires.
Beltrami. — Sur la théorie des fonctions sphériques. (i8i-i83).
De Salvert. — Stir tine expression explicite de l'intégrale algé-
brique d'un système hyperelliptiqiie. (2/î3-246).
Cette question d'analyse est abordée incidemment dans les Vorlesungen icber
Dynamik de Jacobi, mais elle n'est pas résolue complètement. M. de Salvert
en donne la solution complète pour le cas d'un polynôme de degré impair
2/i + T auquel se ramène, par un procédé bien connu, le cas du degré pair
2/1 + 2.
Demoulin. — Sur une généralisation des courbes de M. Bertrand.
(246-249).
Une courbe F étant donnée, M. Demoulin appelle sécante de paramètres a,
p, Y toute droite s'appuyant sur la courbe en un certain point et faisant, avec
la tangente, la normale principale et la binormale des angles de cosinus pro-
portionnels à a, ^, y,
A l'aide de cette définition, il généralise de la manière suivante les courbes
de M. Bertrand :
a, p, y étant trois constantes, trouver une courbe F dont les sécantes de pa-
ramètres a, p, y soient en même temps les sécantes de mêmes paramètres dune
autre courbe F'.
Si l'on appelle /• et p la courbure et la torsion au point 0 de la courbe F.
et / la distance du point O au point correspondant 0' de la courbe F', le pro-
blènie que se pose M. Demoulin est d'exprimer /•. /), I m fonction de l'arc .9 de
r:iG SECONDK PARTIE.
la courbe F. Ce problème, il le rcsoiiL dans le cas où les sécanlcs sont: i° dans
le plan normal; ■i" dans le plan reclifianl; 3° dans le plan osculaleur.
Bliitel. — Sur les surfaces qui admettent un système de lignes
de courbure sphériques et qui ont même représentation sphé-
rique pour leurs lignes de courbure. (249-250).
Si l'on suppose connue l'une de ces surfaces (S,), toutes les surfaces corres-
pondantes (S) peuvent s'en déduire au moyen de la propriété suivante :
Les dcvclopf)ablcs normales à (S) et (S,) le long de deux lignes de cour-
bure sphériques correspondantes (C) et (CJ sont homolhétiqucs.
Si l'on appelle O et O, les centres des sphères qui renferment (C) et (C,),
le centre d'homothétie lest placé sur la droite 00, et le rapport d'homothétie
est égal à —,- Les deux courbes décrites par les centres des sphères ont leurs
tangentes parallèles aux points O et O,, et la droite 00, engendre une déve-
loppable dont l'arète'îie rebroussement est le lieu du point L
Cette propriété est susceptible de nombreuses applications. M. Blutel indique
la suivante :
Si une surface (S,) admet un système de lignes de courbure sphériques dont
une est algébrique, toutes sont algébriques.
Il en est de même pour les lignes de courbure sphériques de toutes les sur-
faces (S) qui ont avec (S,) même représentation sphérique de leurs lignes de
courbure.
Picard. — Sur un nombre invariant dans la théorie des surfaces
algébriques. (286-287).
Différents nombres entiers jouissant d'un caractère d'invariance pour les
surfaces d'une même classe (c'est-à-dire transformables les unes dans les autres
par une substitution birationnclle) ont été introduits dans la théorie des sur-
faces algébriques par M. Picard et par M. Nôther.
INL Picard signale un nouvel invariant auquel il parvient par les considéra-
tions suivantes :
Prenant une surface algébrique
f{x, y, z) = 0,
il considère deux fonctions rationnelles F et 4> de x, y, z et forme les deux
équations
¥{x, y, z)=^ u, 'l^ix, y, z)=v.
Si l'on veut pouvoir choisir les fonctions F et ^l» de manière que, pour un
système particulier de u et v, les ix points de la surface / déterminés par ces
deux équations soient arbitrairement donnés sur /, le nombre \x. aura un cer-
tain minimum p H- i .
Le nombre 0 est l'invariant annoncé.
La condition 0 = 0 exprime la condition nécessaire et suffisante pour qu'une
surface suil uniformément unicursalc.
KHVUI-: DILS PUin.ICATIONS. i57
De Sahcrt. — Sur iino forme explicite des formules d'addilicjn
dos foiiclious liyperelli|)li(|ucs les plus f^énérales. (3o4-)07).
Stofiff. — Sur les lois (\c réciprocité et les sous-groupes du
groupe ;irillimélicpi(;. (3()(S).
I" On pcuL (léliiiir un sous-groupc 1{ du groupe arithmétique de la manière
suivante :
Tour ({u'unc substilulinn à coefficients entiers réels, du déterminant i, ap-
partienne au groupe H, il faut et il suffit que
p = o (modg),
et qu'en prenant au hasard un système de deux nombres complexes
3{a -i- bp). c -+- dp,
p5=i, a — 2E=:6 — inHC^o? — I (mod3),
on ait
r 3a(a + 6p)+i3(c4-e/p) If 3(a + 6)p 1 _
L3y(rt + ^p)+S(c + t/p)J'~L c -h dp J
2° On peut définir ainsi qu'il suit un sous-groupe r" du groupe arithmétique :
Pour qu'une substitution s appartienne au groupe F", il faut et il suffit que
a — i^ô = i=jâ = y ( mod /j ) ,
et de plus, qu'en choisissant arbitrairement un système de deux entiers com-
plexes
2(a + 6i), c -{- di,
tels que
a=i, b^^i, c = 0, d^i (mod4),
on ait
[2a(a + 60+ '^{c-\-di), ^^{a + bi) + c>{c -\- di)'\ = [2{a -\- bi), c -{- di],
[2y (a -i- di) H- 2a (a + bi), 2a(c H- di) + ^ (a + bi)] = [2 (a + bi), c -(- di].
Ces sous-groupes sont à congruences.
Painlevé. — Sur les singularités essentielles des équations diffé-
rentielles d'ordre supérieur. (302-365).
L'auteur fait une importante distinction entre les points singuliers non algé-
briques x^ d'une fonction analytique y{x) ; ces points sont transcendants ou
essentiels suivant que y tend ou non vers une valeur déterminée quand x tend
vers x^ par un chemin quelconque, mais sans tourner autour d'un point cri-
tique de y.
L'intégrale d'une équation du second ordre
(i) V{x, y, y\ y")-o,
algébrique en x, y, y', y", admet en général des points transcendants mobiles.
i58 SECONDE PAUTIE.
mais elle n'admet pas en général de ]>oinls essentiels mobiles. G'esl là un
résultat inattendu (jui résulte tlu tliéoi-éine suivant :
Soit 'è{x,y,y') — o la condition pour qu'une valeur de y" devienne in-
finie ou pour que deux valeurs dey" se permutent. Si l'intégrale de (i) a des
points essentiels mobiles :
1° Le polynôme S contient un facteur de la forme S, (a:, y) où y figure;
2" L'équation (i), où l'on regarde x comme la fonction, admet, quel que
soit x^^, l'intégrale x = x^;
3° Si le point arbitraire ^,, est un point essentiel dcy{x), en tout pointer
voisin de x^, on a l'une au uioins des inégalités
1S,(^, r)l<s>
<£,
£ est aussi petit qu'on veut.
INIais ces conditions sont loin d'être suffisantes pour qu'il y ait des points
essentiels mobiles. Pour qu'il en existe, il faut encore d'autres conditions en
vertu desquelles, comme dit M. Painlevé, les conditions 2° et 3° sont vérifiées
intrinsèquement et non pas seulement en apparence.
Les équations (i) se trouvent ainsi réparties en deux classes: une classe gé-
nérale et une classe singulière.
Si l'équation est de la classe générale, l'intégrale y{x) di ses points algé-
briques fixes; bien plus, elle dépend algébriquement des constantes y^, y'^. On
sait reconnaître si elle ne prend qu'un nombre donné de valeurs autour des
points critiques mobiles : elle s'intègre alors algébriquement ou par quadrature,
ou se ramène à une équation linéaire du troisième ordre.
Si l'équation (i) est de la classe singulière, l'intégrale n'admet pas nécessaire-
ment de points essentiels, mais c'est toujours une fonction transcendante des
constantes y^, y'^.
Ces conclusions s'étendent aux équations d^ordre quelconque : une telle équa-
tion n'admet pas en général de points essentiels mobiles.
Mais des complications nouvelles surgissent dès le troisième ordre. Par
exemple, tandis que, pour une équation du second ordre, une intégrale qui est
uniforme ou qui a n valeurs n'a jamais de ligne singulière, l'intégrale d'une
équation du troisième ordre peut être uniforme et présenter des lignes singu-
lières mobiles, dans le voisinage desquelles elle est nécessairement indéter-
minée. '
Picard. — Remarque sur la communication précédente (365).
Kocli (//. von). — Sur les intégrales uniformes des équations
linéaires. (365-368).
Étant donnée une équation linéaire dont les coefficients sont des fonctions
uniformes de x, quelles sont les conditions pour qu'elle admette des intégrales
uniformes dans tout le plan? C'est là un problème qui, jusqu'ici, même dans
l'hypothèse de coefficients rationnels, n'a été traité que dans des cas particuliers.
Grâce à la théorie des déterminants infinis, dit M. Helgc von Koch, on peut le
résoudre dans toute sa irénéralité.
lll{Vl]l<: DliS IMJHLICA riONS. i5.)
ICii rlVcl. I'iiil('^'r;il<' uiiiroriiif sera iK-ccssiiircinciit de Li lorrric
r.{x)
2: '^4-<^)■
(/,, «j, . . ., a (lésigiianL les poiiiLs sinj^iilicrs, cL les G des foncLions ciiliéres. lui
substituant cette expression dans le premier membre de l'équation diiïérentielle,
on obtient, pour la détermination des coefficients inconnus, un système, géné-
ralement inlini, d'éciuations linéaires et homogènes. On peut s'arranger de façon
([lie le déterminant A de ce système soit convergent. Dès lors l'existence de
l'intégrale 9 s'exprime par la seule condition A = o.
Pour qu'il y ait un nombre donné ^«.n) d'intégrales uniformes dans tout le
plan, il faut et il suffit que A et tous ses mineurs d'ordre 1, ?., ..., [i — i
soient nuls, ce qui s'exprime par un nombre fini de relations entre les para-
mètres. L'auteur enseigne à former ces relations dans le cas où les coefficients
de l'équation sont rationnels, et ensuite à reconnaître si les a, qui sont les
seuls points singuliers possibles des 9, sont des pôles ou des points essentiels.
La représentation analytique des intégrales s'obtient alors immédiatement.
La méthode indi(iuée dans cette Communication s'applique d'ailleurs à des
problèmes plus généraux.
Amigues. — Généi*allsaLion de la série de Lagrange. (SGS-Syo).
Riquier. — Sur le problème général de l'intégration. (426-427).
P^ltant donné un système différentiel dont les seconds membres sont nuls et
les premiers holotropes dans quelque système de cercles, on peut, en général, le
remplacer par un second système admettant les mêmes intégrales, et formé de
deux groupes d'équations G,, G^ qui jouissent des deux propriétés suivantes :
1" L'une des fonctions inconnues, a, du S3fstème ne se trouve plus compliquée
dans le groupe G^;
2° En substituant aux fonctions restantes des intégrales quelconques du
groupe G,, on transforme le groupe G,, soit en une formule unique exprimant
directement la fonction u à l'aide des variables ^, y, ..., soit en un système
harmonique complètement intégrable à la seule fonction inconnue u.
En raisonnant de la même manière avec le système Ç^ et continuant ainsi
jusqu'à épuisement des fonctions inconnues, on pourra donc ramener l'intégra-
tion du système proposé à celle de systèmes harmoniques complètement inté-
grables, d'ordres égaux ou supérieurs à i, et n'impliquant chacun qu'une seule
fonction inconnue.
Vessiot. — Sur certaines équations dilFérenti elles du premier
ordre. (427-429).
Lorsque l'intégrale générale d'une équation différentielle du premier ordre
-^ = F(x,0
iGo SECONDE PAUTIE.
s'exprime par une formule connue
X "= J \X ^^ . . . , .27„, t, tt),
où x^, ..., a;,, sont n intégrales particulières quelconques et a une constante,
l'intégration de cette équation se ramène à celle d'une équation de Riccati ou
à deux quadratures.
Amigiies. — Remarque à propos d'une précédcnLc Noie sur une
généralisation de la série deLagrangc. (429).
Picard. — Sur une équation aux dérivées partielles. (454-456).
M. Picard a montre comment les problèmes classiques relatifs aux fonctions
harmoniques peuvent être également résolus pour les intégrales de l'équation
(0
ôx-
d'u
ôy
- = A-e",
non seulement lorsque le point {x^ y) est supposé se mouvoir sur un plan
simple, mais encore lorsqu'il se déplace sur une surface de Ilicmann. Il s'était
toutefois borné au cas d'une surface ouverte; il montre aujourd'hui comment
on peut lever les difficultés qui subsistaient pour une surface fermée.
Le problème à résoudre est le suivant : « Démontrer l'existence d'une solu-
tion de l'équation (i), fonction bien déterminée de x et jk et, en général, con-
tinue, sauf aux points O,, O^, . . . , 0„ et au point à l'infini. » On suppose que,
dans le voisinage de O,, l'intégrale puisse se mettre sous la forme
l^.log/-
(/ = I, 2, . . ., «),
p. étant une constante, /v la distance du point {x.,y) au point O-, et la fonc-
tion V- étant continue en O,. Môme hypothèse par le point à l'infini, où la
fonction doit prendre la forme
— a logr + V.
On suppose, en outre,
p,->-2, a>2, an- p,-^;â.^-^...-^!â,^< 0.
La démonstration repose sur un emploi convenable du procédé alterne.
Stœckel. — Sur une classe de problèmes de Dynamique. (4^5-
487).
Soient ^,, q ^, .... 7,, les variables indépendantes dont dépend la position d'un
système mobile dont les points ne sont soumis qu'aux forces résultant des
liaisons; soient 7', , 7I, ...,q'^ leurs dérivées par rapport au temps, et 2T la
force vive définie par la formule
(A-, X = 1, 2,
n).
KI'VLIK l)I<:s l'UHLlCA 1 IONS. lOi
L';iiil(Mir suppose (|n(' l:i foniic (]n;i(!r;il i(|iir de did'i rrnl icilcs
K. >,
• dit ri'diicl il)|i> :'i lit loriiir
fi
V '•' / •
'■Pi.a'K.a O^ = ', ^, ..., /O
OÙ <t> ost l(> (l('loiritiii;iiil
u
A -1
de n- fonclioiis -^j \{f]i,) <l(.iil cliiicinic ne clt'pend (|iio de l'ai-gunionl mis en évi-
dence.
Dans ces conditions, les équations difTércnLiclIes du mouvement admettent,
outre l'intégrale des forces vives, n—\ autres intégrales homogènes et du
second degré par rapport aux vitesses, savoir
n
OÙ a,, a^, ..., a,, sont des constantes arbitraires.
L'intégration de ces équations se ramène alors aux quadratures. Liouville
avait déjà démontré un cas particulier de ce théorème.
GulcIiarcL — Sur les surfaces dont les plans principaux sont
équidistants d'un point fixe. (48^-489).
M. Guichard établit des formules qui relient à la théorie des surfaces à cour-
bure constante celle des surfaces S dont les plans principaux sont à égale
distance d'un point fixe.
De ces formules résulte une transformation des surfaces S.
On abaisse de O la perpendiculaire OP sur une normale N à S. On prend
surOP un point P' tel que OP' = ". On fait tourner P' de 90" autour de la
droite N' parallèle à N menée par O, ce qui amène P' en P,. Par P on mène la
parallèle N, à N; les droites N, sont normales à des surfaces 2 ayant la même
propriété que S.
On peut encore transformer les surfaces S en surfaces de même nature au
moyen d'une inversion par rapport au pôle O.
Ces deux transformations appliquées aux surfaces S reviennent à la transfor-
mation des surfaces à courbure constante qui est due à 1\I. Bianchi.
Calieii. — Sur un théorème de M. Stieltjes. (490).
Le nombre des nombres premiers compris entre x et {i-\-h)x, quelque
petite que soit la constante /i, va en croissant indéfiniment avec x.
Bull, des Sciences mathém., 2" série, t. XI\, (Juillet 1895.) R.i3
i62 SECONDI< PAUTIK.
M. Cahen rnoiilre que ce théorème, énoncé seulement par M. Slieltjes, se dé-
duit très facilement de ce théorème d'Halphen :
« La somme des logarithmes des nombres premiers qui ne dépassent pas x
est asymptotique à x. »
Vascliy. — Intégration des systèmes d'équations différentielles
linéaires à coefficients constants. (491-493).
L'auteur indique pour l'intégration de ces systèmes une règle simple, ana-
logue à la règle classique de résolution des équations du premier degré.
Weingarten, — Sur une équation aux différences partielles du
second ordre. (493-490).
L'équation aux dérivées partielles dont s'occupe M. Weingarten est
dp' ^' ^ ' ôp dq ^' Oq' '
p et p' désignant les rayons de courbure principaux d'une surface, p el q les
quantités
^ = - (x^H- j'H- 5^), p — xc -h yc'-{- zc",
où X, y, z sont les coordonnées rectangulaires d'un point de la surface, c, c', c"
les coordonnées de sa représentation sphérique.
Cette équation se rencontre dans la théorie des surfaces applicables.
En cherchant les formes particulières de la fonction 9 de /? et q^ pour les-
quelles l'intégration soit possible par la méthode des caractéristiques, l'auteur
est parvenu aux deux propositions que voici :
1° Si l'un des deux systèmes de caractéristiques admet deux combinaisons
intégrables, l'autre les admet également;
2° Pour que ce cas se présente, il faut et il suffit que l'expression différen-
tielle
soit réductible à la forme
[(a-f- ?/•') dv"^-^ r' ds'],
a et p désignant des constantes arbitraires. (On connaît d'ailleurs toutes les
surfaces qui admettent cet élément linéaire.)
Painlevé. — Sur les transcendantes définies par les équations
différentielles du second ordre. (566-569).
M. Painlevé rappelle la distinction en deux classes qu'il a faite précédemment
des équations du second ordre
(1) F(x, >', r'. r")= o.
HKVUlt ni'S PUBLICATIONS. iGÎ
une (\i\sse générale el une classe singulière; cette dernirie esl formée de toutes
les équations qui vérifient intrinsèquement deux certaines conditions né-
cessaires, l'une pour (\uc y{.x), l'autre pour que y'{x) puissent être indéter-
minées en un point x mobile.
/Vcluellemcnt, l'auteur approfondit le cas particulier où l'intégrale y (a;) ne
prend que n valeui's autour des points criti(jues niohiles. Les (;onditions qui
doivent être réalisées intrinsèquement pour que ré(|iiation soit de la classe
singulière, sont alors les suivantes :
1° Des valeurs de y" sont infinies ou se permutent, quel que soit y', pour
des valeurs x, y satisfaisant à une relation S^{x, y)= o où figure y ;
2° L'équation (i), où x est regardée comme la fonction, admet, quel que
soit x^, l'intégrale x — x^.
Cela posé, si l'équaiion (i) est de la classe générale, l'intégrale y{x) dépend
algébriquement des constantes j>^„, y'^. Si l'équation (i) est de la classe singu-
lière, y est une fonction transcendante de y^, y\. Mais y peut être fonction
transcendante d'une seule ou des deux constantes d'intégration. Dans le premier
cas, l'équation ( i) se ramène à une équation du premier ordre algébrique en y, y'
et dont les coefficients sont des fonctions de x qui dépendent d'une équation de
Riccati. Pour que l'intégrale soit une transcendante nouvelle, il faut donc qu'elle
renferme les deux constantes d'une façon transcendante; cette condition n'est
d'ailleurs pas suffisante.
M. Painlevé insiste, en terminant, sur les équations du second ordre à points
critiques fixes. Quand l'équation est de classe singulière, les conditions suffi-
santes pour que les points critiques soient fixes sont, en général, des conditions
transcendantes propres à chaque équation.
Kœnigs. — Un théorème de Géométrie infinitésimale. (Sb'g).
Si x^y, z; x' , y\ x;' sont les coordonnées de deux points correspondants de
deux surfaces applicables l'une sur l'autre, et a, v les paramètres des lignes du
réseau conjugué commun aux deux surfaces, les six fonctions a?, jk, -s ; x\ y\ z'
vérifient une même équation aux dérivées partielles de Laplace
a — — h r> — =0.
Ou ôv Ou Ov
L'expression
^' + y' + 2= — x'^ — y'' — z'^
est une septième solution de cette équation.
Denioulin. — Sur la correspondance par orlhogonalilé des élé--
ments. (682-683).
Deux surfaces S et S, se correspondent par orthogonalité des éléments
lorsqu'on peut établir entre les points M de la surface S et les points M, de la
surface S, une relation telle qu'à un élément MM' de S il corresponde sur S
un élément M, M', perpendiculaire à MM'.
M. Darboux a fait ressortir l'importance de celte correspondance, imaginée
par M. Moutard, en montrant que le problème de la déformation infinimeint.
lOî
SIU'.ONDK PAU II K.
pt-lilc (l'une suiface S reviriil à la (lélt-imiiialiori df toiiles Ips surfaces S, qui
correspondent à S par ortlioi;onalilé des éléinenls.
M. Demoulin fait connaître une nouvelle nu-lMode pour traiter ce dernier pro-
blème.
Padé. — Sur la possibilih' de (léfhiir uik; foncllon par une série
entière divergente. (686-687).
Quand on sait obtenir toutes les fractions rationnelles approchées d'une fonc-
tion, ces fractions forment, comme on sait, une suite à double entrée; de celte
suite on peut extraire, par l'application d'une même loi, une infinité de suites
à simple entrée telles que toutes les fractions d'une même suite soient les ré-
duites successives d'une fraction continue simple; l'une de ces fractions con-
tinues simples, celle d'Euler, a pour réduite les polynômes successifs du déve-
loppement en série de la fonction.
Or, de ces fractions continues simples, les unes peuvent être divergentes, les
autres convergentes; en particulier, la série peut être convergente ou divergente.
Le premier exemple de cette proposition générale -avait été donné par La-
guerre, le second par Halphen.
Vallier. — Sur Ja représentation approchée des fonctions exf)éri-
mentales enlre des limites données, (y I'à-- i/^).
Pour représenter avec l'écart minimum une fonction 'ç entre les limites o
et I, il convient de déterminer les paramètres de l'expression analytique y qui
doit lui être substituée par une série d'équations
r,= 0'
?.-r.= ^>.
rn — rn= O)
où a:,, x.^, ..., a7„ sont les racines du polynôme /(.r) de degré n qui s'annule
pour J7 = o et qui s'écarte le moins de zéro dans l'intervalle de o à i; ces ra-
cines sont données par la formule générale
cos — -t- cos (2/1" H- I ) —
n J.n
X —
(A - o, I, ■?., ...,/? — i).
I -h cos
211
On devra déterminer, suivant les cas, par le calcul ou par l'expérience, les
valeurs de 9 correspondant à ces racines.
Il peut arriver que la valeur initiale soit connue avec une approximation
très supérieure à celle que comportent les autres déterminations. L'auteur
montre comment on peut donner à cette valeur initiale un poids supérieur en
astreignant /(o;) à admettre .r = 0 comme racine double.
Carlan. — Sur la structure des i^roupes simples finis et continus.
(784-786).
AL Lie a donné une détermination complète de tous les groupes simples
fl'ordre /•. dont les plus grands sous-groupes sont d'ordre /' — i, /'— 2 ou /• — 3.
II a do plus indiqué quatre grandes classes de groupes simples : le groupe
urvup: diîs publications. iGr>
piiticclif i;fii('T,iI ;i n vari;il)lcs, le ^roiipn d'un coiiiidcxc linc-airc ù 2 n H- i va-
riables, cl ciiliii le groupe niojcrlif (rime surface (lu secoïKJ ordre à 2/i cX->.n-\-i
variables.
M. Killinj; a moulrt- depuis ([lie. à pari ces /y^/Yt^/r grandes classes de groupes
>iinples, il n'y a (jiie ciiKj groupes simples (jui onl i-espeeLivemenL i/|, 5?., 7S,
i33, j'iH parainc;Lrcs.
Malheurcuscmenl, dit M. Carlan, les consid(3ialions ciiii ronduisetiL M. Killiiig
à ces résultais inauquenl die rigueur. y\yaiiL repris (;es rcelierclies, M. Cailaii
esl parvenu à établir solidement les résultats de M. Killing. Il a dv, plus d»'--
lerniiné contplètement la structure des cinq groupes cités plus haut. Il a trouvé
en particulier pour le groupe à quatorze paraitièlres deux représentants dans
un espace à cinq dimensions.
Le premier esl le plus grand groupe continu de transformations de conlacl
de l'espace ordinaire qui laisse invariant le système des deux é(iuations aux
dérivées partielles du deuxième ordre
4
/• = ^ t\ s ^ V.
Le second est le plus grand groupe continu de l'espace à cinq dimensions
qui laisse invariant le système des équations de Pfall"
dx., — x^ dx^ — o, dx ^ — X , dx^ — 0, dx.^ — x ^ dx., = 0.
Engel. — Sur un groupe simple à cpialorze paramètres. (786-
788).
En déterminant la structure du groupe simple à quatorze paramètres, M. Killing
n'avait montré aucun groupe ayant cette structure. INI. Kngcl rappelle qu'il a
comblé cette lacune il y a plusieurs années.
Il a montré que, dans l'espace à cinq dimensions, il y a deux groupes de
transformations partielles à quatorze paramètres qui ont la structure en ques-
tion. L'un de ces groupes, le groupe G,,, laisse invariante une équation de
PfafT; il peut être choisi de manière à constituer un groupe irréductible de
transformations de contact de l'espace ordinaire. L'autre, le groupe G',^, laisse
invariants deux systèmes d'équations de PfafV.
Par une transformation de contact qui rappelle la transformation célèbre de
M. Lie, le groupe G,, devient semblable au groupe GJ^.
Quant au groupe G',4, il peut être transformé en un sous-groupe du groupe
des transformations conformes de l'espace à cinq dimensions.
J/unvitz. — Démonslralion de la Li\anscenclance du nombre e.
(788-789).
Celte démonstration présente un caractère de simplicité remar(|uablo.
Si l'on pose
f{x)= — J7/'-' (1 — x)y{?. — x)i'. ..(/> — x)r
( /^ — • )
et
r(x)=/(^>)H-/'(,r)-;-/"(x)-i-...-f-/-">(^-),
le tliéoromc des accroisseinenls finis appliqué à la fonclion e •' F(x) entre les
limites o et x montre ([ue la (liiïéreiice F (x) — e"^ F(o) est infiniment petite
quand p est infiniment grand.
De là il résulte (|uc, si c était racine d'une é(|uati()n à coefficients entiers,
Cj,-HC,e -H (l,e'-t-. ..-+- G,.e"— 0,
on aurait, l()r>(|ue p dépasse une certaine limite,
(M«'(o)+ C, F(i) + ...-hC,.F(/0="i
égalité contradictoire, car tous les termes du premier membre sont divisibles
par /?, excepté le premier.
JUquier. — Sur la rédticLion d un syslènie difrérenliel quel-
conque à une forme linéaire et complèlenienl inlégrable du
premier oi'dre. (8G6-867).
On peut ramener, dit l'auteur, un système harmonique et complètement in-
légrable, d'ordre supérieur à i, à un système harmonique et complètement in-
légrable du premier ordre.
D'ailleurs tout système liarmoniquc et complètement inlégrable du premier
ordre est réductible à un système de même nature, possédant, en outre, la
forme linéaire par rapport aux dérivées des fonctions inconnues.
De cette proposition et d'un théorème précédemment démontré par M. Riquier,
il résulte que l'intégration des systèmes difTérentiels quelconques se ramène à
celle de systèmes linéaires et complètement intégrables du premier ordre.
Gyldén. — Sur un cas général où le problème de la rotation d'un
corps solide admet des Intégrales uniformes. (942-940).
L'auteur intègre, dan? un cas très étendu, les (:{[ualions simultanées
K^P ,n T>^ sine? /()U , ()U\ d\}
A-^^-+(C-R)^/-=^^(^-f-cosO---j-cos.-^.,
B^+(C-A);.,-=^-^(^(%cosO^)+sin.^,^,
\)pq =
dt
= 7
sin
r
^ p cos 9
dt
- q
cos
?
— p sin 0
dt
= r
-!- {
os
dt
intégrées dans un cas particulier par >J. Tisserand, qui les a introduites dans
la théorie de la précession des équinoxes.
En supposant que \ est égal à B et (]ue la loiiction des forces l' est une série
rnlière en cosO. M. (lylilcn n'iissil à exprimer cosO par une série périodique
KlîlVnK DES PUBLICATIONS. 167
par r.ip|)(>rl au Icinps. I)at»s le cas où U est un polynôme en cosO, ce cosinus
peut s'exprimer en l'onrlion elliptique ou liypeielliptif|uc du temps,
I/auleur se propose «le clicrcher à quel problème de Mécanique correspond
une telle expression de la fonction des forces.
l'cssiot. — Sur une classe d'rqiialions dinercnliellcs. (909-961).
M. Vessiot s'occupe des écjuations du second ordre
(i) x"- F{x, x\ t),
dont rinté^rale jîénéraie s'exprime en fonction d'intégrales particulières x,,
x^, ..., x„ par une formule connue ou inconnue, mais dont la forme ne dé-
pende pas de ces intégrales i)articulières
(2) x=/(a7,, ^;, ... .r,., <!«, 6).
On en déduit pour x', en tenant compte de (i), une formule analogue
( 3 ) x'= g{x^, x\, ..., x„, x'Ja, b).
En se bornant au cas où t ne figure explicitement dans aucune des formules
(2) et (3), M. Vessiot montre que toute équation de la classe considérée se
ramène à une équation linéaire sans second membre ou avec second membre,
ou à une é((uation de la forme
x" + 3 xx' -\- x^-h Z\{x' -^- x^)-\- 3 |xx + V = 0,
c'est-à-dire ayant pour intégrales les dérivées logarithmiques des intégrales
d'une équation linéaire homogène du troisième ordre, ou s'abaisse au premier
ordre, par une transformation
X = 9(.r, x').
Carton. — Sur la structure des gi^oupes finis et continus. (962-
964).
L'auteur s'occupe dans cette Note de la structure des groupes en général.
M. Lie a partagé les groupes en deux grandes classes : les groupes intégrables
et les groupes non intégrables. M. Killing a introduit une autre classification
des groupes, fondée sur le rang des groupes, c'est-à-dire sur le nombre des
coefficients indépendants de l'équation caractéristique de ce groupe.
Étudiant d'abord le cas où le groupe est /?a/-/ai^ (c'est-à-dire esta lui-même
son propre dérivé) et où toutes les racines de son équation caractéristique sont
simples, M. Killing est arrivé à trois sortes de groupes : i"* les groupes simples;
2° les groupes semi-simples, formés de sous-groupes invariants simples échan-
geables entre eux; 3° des groupes formés d'un sous-groupe simple ou semi-
simple et d'un sous-groupe invariant à transformations toutes échangeables
entre elles.
Par des considérations qui manquent de rigueur, il est parvenu à ce résultat
général, juste néanmoins : Tout groupe non intégrable est formé d'un sous-
groupe simple ou semi-simple et d'un sous-groupe invariant intégrable.
i68
SECONDE PARTIE.
M. CaiLan a repris la dérnonslration de ce tliéorciiie de M. Killing. Il en
énonce deux autres qui lui sont cfiuivaients :
1° Tout groupe qui n'admet pas de sous-groupe invariant intégrahie esl
simple ou semi-simple;
2° Si l'on considère le plus grand sous-groupe invariant iDti'grable g d'un
groupe G, il existe un sous-groupe g' qui avec g complète G.
L'auteur a déduit la première de ces propositions de cette propriété remar-
quable du coefiicient de w''-^ dans l'équation caractéristique :
Pour qu'un groupe soit intégrable, il faut et il suffit que toutes les transfor-
mations de son groupe dérivé annulent ce coefficient de t)'"'.
La considération de ce même coefficient donne immédiatement, sans résolu-
lion d'aucune équation, le plus grand sous-groupe invariant intégrable du
groupe donné.
M. Caitan indique en terminant un résultat qu'il a obtenu relativement à la
forme comparée des équations caractéristiques d'un grou[)e G et de son groupe
dérivé G'.
Guldberg. — Sur les équations difrérentlelles ordinaires qui
possèdent un système fondamental d'intégrales. (964-965).
Étant donné le système d'équations différentielles ordinaires
dx.
dt
- = l\(^ -27,, ..., ^J,
clx^
dt
^\X t, -27,,
•^-'Jt
l'auteur étudie les différents cas où l'on peut exprimer le système général de
solutions X,, ..., ^„ par ces systèmes particuliers de solutions
(0
.(-)
X
:•).
X
('")
.('")
et n constantes arbitraires a par des formules connues ou inconnues
x^ = f,{x['\ ...,x['J; ...; x['"\ ..., x;l"^ ; «„ .... aj ( t = i, 2, . . . , //),
qui subsistent lorsqu'on y remplace les solutions (i) par nin autres solutions
particulières quelconques.
C'est la généralisation d'une question (jue s'est proposée antérieurement
M. Vessiot.
Kœnigs. — Sur la réduction du [)roblèrne des tautoclirones à l'in-
tégration d'une équation aux dérivées partielles du premier
ordre et du second degré. (965-968).
AL Kœnigs rencontre cette équation en cherchant les surfaces S sur lesquelles
une famille donnée de surfaces U(a7, j', z) découpent une famille de courbes
parallèles. L'équation différentielle de ces surfaces S est
(0
d\\\
âz )
]] désignant une fonction arbitraire de L.
UKVUK DMS PUBLICATIONS.
I G()
M. |,i<' ,i\;iil <l<jà si;;n;il(' les ('•(|ii;ili()iis do la foitiic (i) romnio |)<)SS(;(lanl , à
rc\(lii>i<»ii lit; loiilc aiilrc, la piopricU- (l'adiiicllrc des caracLcrislifjiics f,'(;od('--
si(|tics.
M. KaMii;;s rnoiilrr (|ii'(ll»'s l'ournissont, la SDJiiliuii fjcnéraic du prohièrnc des
taiilochrones.
Kn elFel, d'après la ihéorie i^éiirrale duc à Mongc, loiile inLé{,M-uie de l'é(iiia-
tioii
(2)
dx' H- dy' -\- dz^ — -r— c/x -H -- dy H- -,-- dz] = o
\ôx ôy oz '
s'obtiendra ou pixMiaiil sni- nue surface inlégiale de (i) la courbe enveloppe K
des caracléristicjues. Or ces courbes K sont des courbes tantoclirones pour la
force dérivant du polenliel
V = a-[ill%
où a, |j sont deux constantes (|uelconqucs dont la dernière est positive.
Héciproqucment, le problème des lautochrones pour la fonction de forces V
se ramènera à l'ècjnation ( •.> ) où Ton fera
„V^
V
Dans le cas où la fonction II ne dépend pas de z, ré(|nation (i) n'est autre
que celle dont la mélliode de Jacobi ferait dépendie le pi-oblème des géodé-
siques sur la surface
z — i\l(x, y).
On voit que, si l'on connaît les géod(';siques d'une surface, on i)eut en déduire
des solutions, avec une constante arbitraire, d'un problème de tantoclirones.
Picard. — Sur l'e^qualion A^^ =; Ây^". (ioi5-ioi-).
M. Picard revient sur un théorème fondamental relatif à l'éciualion
d^ Il à- u
dx' ôy
-=ke- (A>o),
qu'il a d(''jà annoncé, et <[u'il généralise et com[)lète actuellement de la façon
suivante :
« Il existe une intégrale de cette équation, continue sur les ni feuillets d'une
surface donnée de Kiemann, sauf en certains points donnés O,, O,, ..., 0„ de
celte surface, et aux m points à l'indni sur chacun des feuillets. Dans le voi-
sinage du point O,, on suppcjse ((ue l'on ait
U= ?,l()g /■.-+- V- {iz=i,2, ..., Il),
[i, étant une constante, /\ désignant la distance d'un point {x, y) au point O-
et la fonction v^ étant continue en O^.
Pour le point à l'infini sur le feuillet de rang A, on imagine que l'on fasse
une inversion qui le ramène à distance finie; on suppose alors que l'on ait sur
lyo SECONDE PARTIE.
le feuilkl considéré, tiaiis le voisinage du [)f)inl liansforiné,
u = aj, log /•; -I- V\. ( A- r- 1 , 2, . . . , m ),
a^ désignant une ronstantc cl V^ étant continue.
Les constantes a et Ji sont données; on suppose seulement véiifiées les iné-
galités
p.>— 2, a^>2,
a,H- a^-+-. ..4- a,„ 4- {i.H- ?,, + .. •+ P,.< o.
Gyldén. — Sur un cas général oii le problème de la rotation cl\in
corps solide admet des intégrales s'exprimant au moyen de
fonctions uniformes. (io28-io3i).
GrAce aux résultats obtenus dans sa précédente Communication, M. Gyldén
parvient à résoudre le problème du mouvement d'un solide de révolution ho-
mogène suspendu par un point de son axe et attiré par un point extérieur en
raison inverse du carré de la distance.
Si p désigne la densité, l la constante de Tatlraction, a, e^, e,, ..., e., les
coefficients du développement de la distance /• d'un point de la surface du corps
au point de suspension
/• = a ( e^ -h e, cos / + e^ cos' '/+•••+ ^v cos"' y )
avec la condition
IeJ-i-|eJ+...+ |e,J<i,
on a pour expression de la fonction des forces
J"+0
P ^ ( /J -I- 3 ) ( 2 /l H- 1 ) \ p / '
X„ étant un polynôme de Legendre, et les e|""* '^ des fonctions des constantes
Adam. — Sur les surfaces isothermiques à lignes de courbure
planes dans un système ou dans les deux systèmes. (io36-io39).
M. Darboux a le premier résolu le problème de trouver les surfaces isother-
miques à lignes de courbure j)lanes dans un système.
En général, les pians des lignes de courbure de ce système enveloppent un
cône.
I'>n s'attarliaiit au cas particulier oi'i ce cône dégénère en un cylindre,
M. Adam est parvenu à dégager les équations des surfaces isothermiques à lignes
de courbure [)lanes dans les deux systèmes, et celles des surfaces à courbure
moyenne constante et à lignes de courbure planes dans un système.
Les seules surfaces isothermiques à lignes de courbure planes dans les deux
systèmes pour lesquelles les plans des lignes de courbure de l'un des systèmes
passent par une droite fixe sont les cyclides de Dupin.
Les seules surfaces isothermiques à lignes de courbure planes dans un système
pour lesquelles les plans de ces lignes de courbure passent par une droite fixe
Ul'VlJH DHS PUBIJCATIONS. 171
font les surfaces nui ont pour C(|ualious
sîn-?.aiv
X — ai cosX
Y = ai sinX
Z =:«
C06 .laiv ■— cos'i au
sin laiv
cos 1 aiv — cos i au
sin "y. au
cos i aiv — cos V! au
ou A représente une fonction queIeoiu|uc de v.
Kn ce qui concerne les surfaces à couibure nnoyenne conslanle, l'auteur
montre que les plans des ligues de courbure planes enveloppent nécessairement
un cylindre.
Il n'existe pas de surfaces à courbure moyenne constante difTérente de zéro
dont les lignes de courbure soient planes dans les deux systèmes.
Gordon. — Sur la transcendance du nombre e (io4o-io4i)-
L'auteur présente une démonstration de la transcendance du nombre e dans
laquelle il se sert uniquement du développement en série qui représente ce
nombre. M. Gordan est en possession d'une démonstration analogue de la
transcendance du nombre tt.
Dradi. — Sur une application de la tliéoric des groupes de Lie.
(io4 1-1044 )•
Soit un système d'équations dillérentielles ou d'équations aux dérivées par-
tielles définissant p fonctions 2,, 5,,, ..., 2 de n variables a:,, x^, ..., x,^. On
suppose que la solution générale de ce système s'exprime d'une manière déter-
minée, toujours la même, à l'aide d'un nombre fini r de solutions particulières
quelconques el d'un nombre fini k de constantes arbitraires c,, ..., c^ ou de
fonctions arbitraires 9,, cp,, ..., cpj. d'arguments déterminés.
Si l'on veut édifier une théorie complète de la détermination du système
(3,, ^^, ..., ^J, il est nécessaire de substituer à la recherche de la solution
générale la recherche, éciuivalente au point de vue de la difficulté, des r solu-
tions particulières
(^,) ••• 1 -,,),) • • • ^ ( ^,) • • • ' 2,J,--
Ce second problème dé[)end toujours de l'étude d'un groupe qu'on obtient de
la manière suivante :
On écrit les égalités qui donnent la solution générale (z,, ..., z^,) en fonc-
tion des solutions particulières, et l'on y remplace successivement : au premier
membre (c,, ..., z ^) par /• nouveaux systèmes de variables
(z,, ..., zj , (z., ...• Z,),.,
an second membre les constantes ou les fonctions arbitraires par /• nouveaux
svstémes de constantes ou de fonctions
•>,' --M rJ- •••' (r, ?i).-
\ji SECONDK PARTIE.
Les pr égalilés ainsi obLenues définissenl. eiili(' Ils pr vuiiables z et les va-
riables Z lin groupe de transformations, qui est le groupe cherclié.
Les invariants de ce groupe fondanicntal sont des fonctions d'un nombre
limité d'entre eux, et qui sont, dans le cas général, les seules fonctions que
l'on connaisse sans intégration ou résolution d'équations. Tout abaissement de
la difficulté (lu problème se traduit par la connaissance d'un invariant caracté-
risti(jne d'un sous-groupe du groupe fondamental, et ic'cij)roffuenient.
L'auteur indicpic (|uel(|ues exemples où les considéiations qui précèdent
trouvent leur appliration. Un des plus importants est celui des équations
linéaires aux déi-ivées partielles du premier ordre et des systèmes complets de
telles é(|uati()ns.
Autnnne. — Sur la limitation du degré pour les intégrales algé-
briques de r(''Cjiialion difïerentielle dt; premier oi'dre. (io45).
L'auteur établit le théorème suivant, énoncé dans la terminologie qui lui est
liabituelle :
« Le degré /« de l'intégrante algébrique iiréductible G, située sur une surface
algébrique V de degré N, est limité dès qu'on limite le degré a de multiplicité
sur G d'un point singulier quelconque de F. »
Siniart. — Sur un théorème relatif à la transformation des
courbes algébriques, (lo/îy-iooo).
I\L N(")thcr a démontré qu'on peut toujours, par une transformation Cremona,
transformer une courbe algébrique quelconcjue en une autre n'ayant que des
points multiples à tangentes distinctes. Halphen a cherché à établir qu'on peut
ramener tous les points multiples à être des points doubles; mais sa démon-
stration est peu rigoureuse. M. Siniart établit ce théorème d'une manière qui
le met à l'abri de toute objection.
Goursat. — Sur une classe de problèmes de Dynamique. (io5o-
io5i).
Soient ^,, ..., q^^ les variables indépendantes (|ui déterminent la position
d'un système; </', ^i, ..., q\^ leurs dérivées par rapport au temps; <^ un déter-
minant de /i^ éléments cp^., dans lequel tous les éléments cp^.,, ..., cpn,, de la A-^""'
ligne sont fonctions de la seule variable qj.. Kn supposant ce déterminant dé-
veloppé suivant les éléments de la première colonne, on a
Posant
où '1^- est une fonction de q^ seulement, M. (joursal envisage un problème de
Dynamicjue où la force vive .^.T et la fonction des lorces li ont respccli\cuient
pour expressions
\^ll 'il '/II/
Alors rc(iuatiitn aux déiivées partielles à laquelle conduit la méthode de Ja-
in<:vi]i": mis pu nu cation s. i;:^
rnlii .itliiicl riiil('';;r;il(' <(mi|tIrU'
V = - a. < -1- y^ I V'n «7?.. +• • • + «„ ?m -*- '1, ) ^7..
/ i '
a, a , .... a,, di-si j;n;iiiL des consLariLcs aihiUaiiTs. On en (h'duil sans difficulté
les écjualions (In uiouvernent.
f.e problème résolu [)ar M. Coursât est une généralisation de la question
traitée récemment par M. Sliuckel ; ce dernier supposait II — O.
J'essiot. — Sur une classe de systèmes d'éqiialions différeDlielIes
oi'diiiaires. (i i i :>-i i i /( )•
L'auteur donne la forme générale des systèmes d'équations diiïérentiellcs à
systèmes fondamentaux d'intégrales. Voici conimcnl il y est conduit :
L'intégrale générale d'un tel système est définie par les équations d'un groupe
(i) a7,-/.(c,, ..., c,.: a,, ..., rt,.) (i ^3 I, 2, ..., n).
Les écjualions fondamentales de la théorie des groupes donnent en cd'et
dx
da
- = 2] '^i'^^^^' •••' ^'"^^M^-^" •••' •^»)'
d'où, en posant
(2)
7=1
V^ da.
/i^l
on conclut, pour les équations du système considéré
(3)
dx
~dt
.'•- V6.(c)i,^.(^ ,-r,.),
les /■ transformations infinitésimales
\/=2^(-2^..---^,.)^ (y = ï' 2,
/=i
r),
définissant un groupe G à /• paramètres. De plus, dans le cas présent, G est
p fois transitif.
On peut montrer alors que les a s'expriment en fonction de /?/? intégrales de
p solutions particulières quelconques. La recherche des systèmes d'équations à
systèmes fondamentaux est donc identique à la détermination d'une classe de
groupes de transformation.
Dans le cas où le groupe G est quelconriue. le système (.î) est équivalent à
l'équation uni([uc, étudiée par S. Lie,
(1)
^If
:;Mv/)x,/ = -
y = i
174
SKCONDE PAirrii:.
M. Vessiol explique comment le problème de linti-gralion des équations telles
que (4 ) est relié à la structure du groupe O.
Schejffers. — Sur la généralisation des fonctions analytiques.
(1114-1 I 17).
M. Scheffcrs rlierche à 2;cnéraliser la théorie des fonctions en partant d'un
système de nombres complexes. Il arrive ainsi à une classe de groupes infinis,
tous contenus d'ailleurs dans ceux qu'a trouvés M. Picard, qui s'est déjà posé
la même question.
L'auteur prend comme point de départ un système général fie nombres com-
plexes, composé au moyen de a unités irréductibles e^, ..., e„, en sorte que
tout nombre x du système ait la forme
x,e,-\- xe, + .
x.e ■
.37,, x^, .... .57,, étant des nombres complexes ordinaires.
Il admet seulement, d'abord, pour la multiplication, la loi distributive
{a '\- b){c + d) — ac -\- bc -\' ad + bel,
sans supposer ni la loi commutative ni la loi associative.
Il suppose ensuite que le système contient le module s, c'est-à-dire un
nombre e = £,e, -i-. . .-+- E„e„ tel que l'on q'\1 xz =^ tx — x.
Gela posé, si/,, ...,/„ représentent n fonctions continues de a:,, ..., x,,, il
cherche si la fonction / " /, c,H-- • • + fn^n ^'e x ^ x^(\-\-. . .-^ ^n^n ^^^ analy-
df
tique, c'est-à-dire a une dérivée -j- indépendante de f/x,, ..., c/.r„, et il arrive
à cette condition :
« Dans un système distributif avec un module, il n'existe de fonctions ana-
lytiques et d'intégrales analytiques que dans le cas où le système est aussi
commutatif et associatif. Dans un tel système, il y a une infinité de fonctions
analytiques. »
Ëllloi. — Sur les cas d'intégrabilité du mouvement d'un point
dans un plan, (i ) 17-1 t 20).
Lorsqu'un mobile est sollicité par des forces résultant d'un potentiel, la
condition pour que le problème admette une inlt'grale quadratique du se-
cond degré se traduit par une équation aux dérivées partielles du second
ordre que doit vérifier la fonction des forces. Cette équation, rencontrée par
M. Bertrand, admet pour intégrale générale les expressions trouvées par Liou-
ville {Journal de Mathématiques, i" série, t. \I). C'est là un résultat que
M. Elliot établit aisément au moyen de l'expression générale des éléments
linéaires susceptibles d'être ramenés à la forme harmonique.
Ifermite. — Notice sur les travaux de AI. Rummer. (i i63-i 164).
Guichard. — Sur des propriétés géométriques qui ne dépendent
que de la représentation sphérlqne. ( 12.38- 1240).
uh:vi)i': i)i<:s ruuM cation s. 175
Soil un rôsomi conjnj^iK' d'uni' siiifiice (g) qui a la niéiiie représenlalion
s|)lu'ri(iuc (|Mt' les (l«''veloi)|)al)lcs d'une ('(juj^ruciico {('>): la langeiilc //, aux
ttiurijes if = ronsl. de celle siirfarc esl paiallèli- à la norrnah; N, à l'une des
sui'l'aees focales. I.a conpiMienee (/?,) a donc rnètrie refuésenlal ion spli('Ti([ue
i|ue le réseau conjugué (N,).
De la eon^ruenee {(}) on (h'dnit, par l'applicalion r(''[)étée d<' la rtn-lliode de
Laplace, une série de réseaux conjugués cl (h; congruences. De rnènic, du réseau
conjugué (i^) on (l('duil une seconde série de congruences et de réseaux con-
jugués. i-.a représenlalion spli(''ri(|ue d'un élément d'une série d(';terrnino celle
(le tous les autres éléments. A chaque réseau d'une série correspond une con-
gruence de î'autre et les éléments correspondants ont même représentation
sphérique.
De là se conclut l'idenlilé des deux problèmes suivants :
i» Trouver un réseau conjugué de lignes de courbure qui, après p transfor-
mations de Laplace, se transforme en un réseau analogue;
'2° Trouver une congruence de normales qui, après p transformations de La-
pîace, se transforme en une congruence de normales.
Dans le cas dep -— i, on voit qu'il y a éijui valence entre ces deux questions :
i" Trouver une congruence dont les développables touchent les surfaces fo-
cales suivant leurs lignes de courbure;
2° Trouver une surface qui admet un réseau conjugué formé de géodésiques.
Caronnet. — Sur les surfaces à lignes de cotirbure planes dans
les deux systèmes et isothermes, (i 240-1 242).
A propos de la Note récente de M. P. Adam {Comptes rendus, 8 mai iSgS),
M. Caronnet rappelle qu'il a communiqué, il y a plus d'un an, à M. Darboux
la solution complète du problème des surfaces isothermiques à lignes de cour-
bure planes dans les deux systèmes, et dresse le tableau des résultats auxquels
il est parvenu.
Scheffet's. ■ — Théorèmes relatifs aux fonctions analytiques à n
dimensions. (1242-1244)-
En élargissant la notion de transformation conforme, M. SchefTers arrive à
une généralisation des fonctions analytiques identique à celle qu'il a exposée
dans une Note précédente.
Soit donnée, dans l'espace à /i dimensions, une transformation quelconque
(') •37-=/(^,, •••, ^J (/ = I, 2, ..., «).
Les éléments infinitésimaux de l'espace autour du point {x^, ..., a?„) seront
transformés en éléments infinitésimaux de l'espace autour du point {x\j . . ., x\^)
par la transformation projective
(2) ^^'^'^^'^^^^- (i ^', 2, ..., /j).
k " ^'
Kn regardant dans la transformation (2), .2',. ..., x^^ comme des paramétres,
176
SIÎCONDK TAIITIE.
on peut lr;iiler le c;is où toulcs ces transi'onnatioiis {:>.), (ItîiluiLo.s de la iiièriie
transforma lion (i), forment un groupe ff simplement transitif de transforma-
tions ccliangeahics. Inversement, si ce j;ronpe g est donné, on peut montrer
({uc Ton obtient toutes les transformations (i) en formant les fonctions ana-
lytiques/,e, +.. .H- /„e,, (lu système (le nombres comph-xes à f( unilt'-s c,, ...,
e„, (jui est d(-lini par le groupe g-.
La repr(!sentation conforme est un cas trc's parlicuiiei' des transfonnalions (ij.
En dt^veloppanl celte théorie, iM. SchefTcrs est conduit au ii-sullat suivant :
Dans un espace à n dimensions, chacjue groujje de transformations, pour les-
(juelles les élénients indnitésimaux de l'espace sont soumis à des transforma-
tions d'un groupe donné simplement transitif g de transformations échan-
geables, peut être réduit, par rintroduction de nouvelles variables, à un
, , a z -i- h ■ i- > I ,
sous-gi'oupe du groupe z = -■, si I on considère c , z, a, h, c, a comme
des nombres complexes dans le système à n unités <?,, . . ., e,, ({ui est défini par
le groupe g.
VascJiy. — Sur une propriété générale des champs adineltanl un
potentiel. [\i^/\-\'à/\'j).
Qu'on imagine en chaque point de l'espace un vecteur / dont les composantes
suivant trois axes rectangulaires dérivent d'un potentiel uniforme V. On sup-
pose le vecteur / fini et continu dans un champ \\ limité par une surface
fermée, sauf sur certaines surfaces de discontinuité où sa composante normale
varie brusquement d'une face à l'autre.
Un tel champ jouit de la propriété suivante :
Il est toujours possible de trouver une distribution de masses /;i,, ni.^, ...,
telle que la fonction
\' =
r.
soit identique à V dans le champ E; /•,, /•,, ..., désignant les distances respec-
tives des masses /«,, ;??,, ... au point (.r,, J',, -, )•
Andrade. — Sur l'application répélée du théorème de Bernoulii.
(11181-1284).
Quand on envisage deux séries parallèles d'événements
ft„ b^, ..., 6„ ...; B,, B^, ..., B., ...,
en nombre indéfini, et dont les probabilités respectives sont
Q.,
Q.
, Q,^
il peut arriver qu'on ait, pour i = cc,
lim(/-= limQ,= o,
et que le rapport -f^ tende vers une valeur finie et déterminée.
On suppose qu'on soumette l'apparition de deux événements correspondants
revup: des publications. 177
^,> '^1 ■'' !^,» t'prcuvcs successives et que rentier \i.- soit pris assez f^rarul j)our
que les produits [Jl,*/,, [J--Q, croissent indéfiniment avec L
Dans [JL. premières épreuves, l'événement 0- arrive m- fois; fians ces (jl^ épreuves,
révénemcnt H- arrive M, fois.
Kn appliquant h ces deux séries de répétitions d'épreuves la méthode em-
ployée dans la démonstration du théorème de lîernoulli, IM. Andrade trouve
m.
M.
d-'-'-(sV-f1 H s)
I — !
avec une probabilité moindre que
Si donc le produit
n[-(^)]
est convergent, on voit que la succession d€s valeurs -~ , "^ > ••• forme une
suite d'approximations en nombres rationnels de la quantité lim^j et cela
avec une probabilité qui tend vers la certitude quand h augmente indéfiniment.
Stœckel. — Stir les problèmes de Dvnami(|iie qui se réduisent à
des qtiadratures. (i 284-1 286).
Dans le problème récemment posé par M. Goursat, les équations du mouve-
ment peuvent être ramenées au système plus général
n
'>J^ = t-, (x = ,,., ...,,0,
qui donne lieu à un problème d'inversion entre les variables réelles q^, q^^ . . ,
qn et ^,, ^, ..., C
M. Stseckel suppose :
1° Que les fonctions '^,, v}/^, ..., 4^,, peuvent être mises sous la torm
•Ia = ( 7a - «A )Uh— Qk) lu ( 7a ) '
où les constantes a^ et b^ sont réelles, et où les fonctions /j^ sont finies et po-
sitives;
•2° Que les fonctions '-?/, (7^) conservent leur signe et que le déterminant des
quantités ^''^- _ est fini et différent de zéro.
Alors les variables 7,, q^, . . ., q^ sont des fonctions uniformes de ^,, t^, . . . , t,^,
(jui ont exactement n systèmes de périodes réelles
2«^ix,> 2Wj^^, ..., 2C0j^„ (|j.-M, 2, ..., n),
/{ail. des Sciences matliém., 2» série, t. XIX. (Août i8(j5.) R.i'i
SECONDE PARTIE.
données par la formule
INI. Staeckel fait l'application de ce résultat au problème de M. Goursat. Il
détermine notamment la condition sous laquelle le mouvement peut être pé-
riodique.
Boussinesq. — Théorie de récoulement sur les déversoirs sans
contraction latérale en tenant compte des variations qu'éprouve,
suivant le niveau d'aval, la contraction inférieure de la nappe
déversante, (i 32^-i3i^3).
Cayley. — Sur la (onction modulaire yw. (i339-i343).
L'auteur donne de la fonction modulaire diverses expressions dont chacune
met en évidence une propriété de cette fonction.
Humbert. — Sur une classe de surfaces à génératrices rationnelles.
(i35o-i352).
Si l'on peut tracer sur une surface algébrique une série simplement infinie
de courbes unicursales du même ordre N, se coupant deux à deux en un point
mobile, la surface est représenlable point par point sur le plan. Elle admet
une série linéaire doublement infinie de courbes unicursales d'ordre N se cou-
pant deux à deux en un point et dont fait partie la série primitive; ces courbes
ont pour images les droites du plan, et les sections planes de la surface ont
pour images des courbes quelconques d'ordre iN.
L'ordre de la surface est donc inférieur à N'. Pour le cas de N = 2, on a le
théorème suivant :
« Toute surface sur laquelle on peut tracer une série simplement infinie de
coniques, de telle sorte qu'il passe plus d'une conique de la série par chaque
point de la surface, est une surface de Steiner ou une dégénérescence de cette
surface. »
Du théorème général on déduit que toute surface engendrée par une série de
courbes unicursales de même ordre, se coupant deux à deux en k points mo-
biles, est rationnelle.
Scheffers. — Sur quelques surfaces avec plusieurs modes de gé-
nération. (i352-i354).
Un des problèmes les plus intéressants de la théorie des surfaces consiste à
trouver toutes les surfaces qui peuvent être engendrées par le mouvement de
translation d'une courbe c et aussi par le mouvement de translation d'une autre
courbe c'.
Ce problème, résolu par Sophus Lie, a une connexion très étroite avec une
question de la théorie des systèmes de nombres complexes que M. Scheiïers
énonce ainsi :
f
KHVUK DIîS IMJHIJCATIONS. 179
M Klaiit (Itiiiiit'- iiti systrtiu' de noinhres ronijilexes (e,, ..., e„), trouver 7n
conrhcs r,, ..., c„, y,, ..., y„ diiiis l'csparc à n diincnsions du système avec la
proprirto suivante : si l'on piend // points (jnclr.on(|ucs rcspecliveincnt sur les
// courbes r,, ...,c„, c'est-à-dire // nomi)res a,, ...,(7,„, il y a toujours /? points
2 , a,, sur les n courbes y,, ..., y,,, tels (pie b; |>roduit a, a„ . . . a„ soit éf;al
au produit (l^<^., ■ • ■ (f„-
L'auteur fait reniarciucr (jue le problème est imm(';dialement résolu pour tout
système commutatif. En effet, puis(iu'()n peut réduire tout groui)e simplement
transitif de transformations échangeables à un groupe de translations ( Lie), on
est ramené au problème des surfaces de translation étendu à l'ijyperespace.
M. SchelTers montre ensuite comment le même problème peut être rc'-solu
pour les systèmes non commutatifs.
\ ascliy. — Propriété générale d\in chaiin) quelconque n'ad-
meltanl pas de potentiel. (1 .^)55- 135-),
Que l'on imagine une niasse vectorielle placée en un point />/ de rèlément
lie volume doi, et développant en un point queIcori(|ue M situé à une distance /•,
dans une direction m INI faisant avec le vecteur [x du) un angle 6. une force de
, ... y- doi si n 0 ... , ,• , •
grandeur égale a ? dirigée perpendiculairement au pian de ce vecteur
et de la droite m M (loi électromagnétique de Laplace).
On peut alors énoncer la propriété suivante d'un champ fini quclconijue,
constant ou variable avec le temps.
r.a répartition de la force (ou du vecteur) / aux divers j^oints du champ, à
une époque t, est identique à la répartition de la résultante de deux forces
/,, /, définies ainsi : la force f^ serait développée par un système de masses
agissant à distance suivant la loi de la gravitation universelle; f^ par un
système de /nasses vectorielles agissant suivant la loi de Laplace. La densité p
des premières masses et les composantes \i^., a., [x. de la densité [i des masses
vectorielles sont données par les formules
à\ ')Y OZ
OX ()y ()-■
ô\
(ÏL
07. ù\
d\
<)\
ôz
dy'
-♦^^^d^-;j7'
ày
Ox
où \, V, Z désignent les composantes de/.
Si l'on fait l'application de ce théorème au mouvement d'un corps élasti(|ue.
on voit (jue la force d'inertie, dont les composantes sont - — , ■ — , ^ "-, est
di- di- dv
identique à celle que créeraient un système de masses ordinaires et un système
de masses vectorielles dont les densités seraient données par les formules
•'^- --ôtA-ôTr-^ ôy ^ Tz)' -'^î'^"" dt\rz~ôy'
(jiiyou. — Sur les termes d'ordre supérieur de la déviation du
compas. (iv35--i36r).
i8o SECONDIi: PAHTIH.
Boussinesq. — Vérificalions expérimentales de la théorie des dé-
versoirs sans contraction latérale, à nappe libre en dessous.
(i4i5-i4i8).
Boussinesq. — Sur une simplification qu'on introduit dans cer-
taines formules de résistance vive des solides en y faisant figurer
la plus grande dilatation linéaire A que com|)orle leur matière,
à In place de la force élasti([ue correspondante Ko- {\ /\\^-^^i^)'
Wœlscli. — Sur les surfaces à élément linéaire de Liouville et
les surfaces à courbure constante. (i435-i437).
Les lignes géodésiques des surfaces dont l'élément linéaire a la forme de
Liouville sont données par la formule
r du _ r
J v/U — a J
dv
— b.
V/U — a J sl'W -
Les tangentes de la famille de géodésiques obtenue en supposant a constant
forment une congruence de norjnales. Un des points focaux d'une droite de
cette congruence est son point de contact m avec la surface; le second point
focal ni' a pour lieu, quand on fait varier a, une courbe c,„ qui est une stro-
phoïde générale. Si la surface est applicable sur une surface de révolution, la
courbe c,„ se réduit à un cercle passant par m.
On peut se poser une question analogue pour une surface quelconque. A
tout groupement de géodésiques correspondra dans chaque plan tangent une
courbe c,„. Existe-t-il des surfaces pour lesquelles on puisse grouper les géo-
désiques de telle manière que les courbes correspondant à ce groupement aient
une propriété donnée, par exemple qu'elle-; soient transformables les unes dans
les autres par des transformations données?
En supposant que la figure contenant le point m et la courbe c,„ soit la même
pour tous les points de la surface, on trouve que les surfaces à courbure con-
stante répondent seules à la question. Les courbes correspondantes c„, dépendent
de deux paramètres. Si l'on trace dans le plan tangent le cercle de centre jn et
de rayon ai ^ étant la courbure totale), toute courbe c,„ est l'inverse par
rapport à ce cercle d'une conique ayant avec lui un contact du troisième ordre.
Appell. — Sur l'emploi des équations de Lagrange dans la théorie
du choc et des percussions. {^\f\6Z-\ly^-).
On peut toujours choisir les variables </,, q ^, ..., q^ de telle façon ({ue les
liaisons nouvelles, brusquement introduites, soient exprimées par les équations
7,.+, = 0' Çn+2 =0» ■■y ^Jk=o {n <k).
Alors les équations qui font connaître la variation des vitesses sont
in-VUli: DKS PUHLICA riONS. iHr
l'^llo ■>()mI liiK'.iiiTs <! lii»m(),';("'ncs par rapport aux A (liiïci'ciucs
(y'. ),-(7'. )„> •••. (7!i),-(7Â)„-
Dans CCS (''(|iial ions (i), y,» Vj, •••. 7^ sonL les valeurs (jui correspondent à
linslanl de la percussion, de sorte ((lu; y,,,.,, Vn^;,, •••, <7a sont nuls. Mais les
dérivées <)' , <i' , .... r/' ne sont uécessaireni(;nt nulles ni avant ni après la
percussion, l'allés seraient nulles aj)rés, dans le cas particulier oii les liaisons
introduites seraient permanentes. Alors les n «'(luations (i) d(;terinincraienl
complètement l'élat du système après le choc.
Iladaniard. — Sur le module maximum (jiie puisse atteindre un
dél(M"miiiant. ( i ooo-i 5oi).
Sachant que, dans un déterminant d'ordre n, les cléments restent en valeur
absolue inférieurs à l'unité, quelle est la plus grande valeur que puisse prendre
ce déterminant?
n
M. Iladamard montre que le véritable maximum est /i'^, quantité moindre que
la limite supérieure évidente 1.2.../1.
n
Ce maximum n'^ est atteint lorsque tous les éléments ont pour module i et
sont proportionnels aux quantités conjuguées des mineurs correspondants (dé-
terminants inversement orthogonaux de Sylvester).
Pour toute valeur de n, il existe au moins un pareil déterminant, savoir le
déterminant de N'andermonde formé avec les racines de l'équation binôme
X" = I.
Pour n — 3, tout déterminant maximum se ramène à celui-là. Mais il n'en
est pas de même pcnir les valeurs suivantes de n, et M. Hadaniard montre que
la (juestion comporte plus d'arbitraire que ne l'a indiqué Sylvester.
SITZUNGSBEUIGHTE der Akademii-; ueii Wissenschaften zu Berlin.
i""" semestre 1891,
Kronecker (L.). — Réduction algébrique des faisceaux de formes
quadratiques (suite). (9-17).
Soient
i,/c t,k
(i, A = I, 2. .... n),
deux formes quadratiques quelconques d'ordre n. Désignons par iv une variable
et par t un nombre entier fixé arbitrairement de manière que le rang du sys-
i82 SECONDE PARTIE.
téme de nombres
^i,k— ^^,* (i, Â- = I, 2, ..., /O
ne soit pas plus pelil que le rang du système de quantités
"«<,fc+ ^^,,1 ih A- == I, 2, ..., n),
où a et ç^ sont deux quantités indéterminées. Envisageons les polynômes en w
représentés par le déterminant
\ wa-^^ — {wt -hi)b.^^\ {i, k = 1,2, ...,n),
et par tous les mineurs de ce déterminant; soient
(^(0), w<-'\ W(^), . . .
les zéros de tous ces polynômes.
Désignons, d'autre part, par
;(«)
(J)(v) tb(v) (J,(V|
1 ' 2 ' 3 '
\i;(v) uj-fv) -H''-')
1 ' 2 ' 3 '
(V = 0, 1,2, ..., a)
les formes quadratiques particulièrement simples que l'on obtient en donnant
à l'indice \x. les valeurs i, 2, ... dans les expressions
ix=^i,2, ...; vi=o, I, 2, . .. ; k-hl — n^^—i; o^Â:</i[,"; y--(n''^' — i)
([x=i,2, ...; V =: o, I, 2, . . . ; A' + X = /ij^"' — 2 ; o^A" < nj;^''— i) ;
les nombres entiers nl^^ sont connus dès que l'on a fixé les coefficients a-^, b-^
des deux formes quadratiques envisagées, et le nombre entier ^ ; les entiers «'*''
sont nécessairement impairs ; le symbole S^ ^ représente zéro ou l'unité suivant
que l'on a v > 0 ou v = 0; enfin les quantités
^0,(<.> ^^l.ix) ^2,iJi.>
( V = o , 1 , 2 , . . . , a ; ;jL = I ,•->,... )
sont des fonctions linéaires et homogènes de jc,, x^, ..., x„ dont les coeffi-
cients sont des fonctions rationnelles connues des quantités
«,,i» ^i,k (i, A- = 1, 2, ..., /?)
et des quantités w^°), iv^'), ..., (v^^*\
Kronecker nomme faisceau de formes réduit tout faisceau de formes du
type
v^ [(u+VivC'))<+vT;:"],
où U et V sont des variables et où la somme double est étendue à un nombre
UHVUH DKS PU nu CATION S. i83
(UMcrmiiui de valeurs i, '.>, ... de rindicc [j. et aux valeurs o, i, 2, ..., a <ju
bien i, q, ..., ade l'iiuliec v, suivant (jue le déterminant du tâisccau de formes
quadrali(iucs
\ («c/. ^ + p^;, Jx.j;^ (f, A: - I, 2, . . ., /t),
a l'aide duquel on a formé les fonctions <l>|j^'' et U"|^'' est nul ou n'est pas nul.
Ceei posé, le théorème établi par Kronecker est le suivant:
« Tout faisceau de formes quadratiques
V ( ua-^ -+- vb-,^ )XiX^ {i,k - \,7, . . ., n)
peut être transformé par des substitutions linéaires en un faisceau de forme
réduite. »
C'est en s'appuyant sur ses précédentes Communications à l'Académie et sur
un théorème démontré par Wcierstrass dans les Monatsberichte de 1868 que
Kronecker établit ce théorème.
Kronecker {L.). — Réduction algébrique des faisceaux de formes
quadratiques (fin). (33-44)-
Dans les Monaisberichte de mai 1868, Kronecker a montré comment chaque
faisceau de formes quadratiques, dont le déterminant est nul, peut être trans-
formé par des substitutions linéaires en un faisceau de la forme
li-\ i,k
{i<k; i, k — I, 2, ...),
où les notations sont celles dont nous avons fait usage dans le compte rendu
d'une Communication précédente de Kronecker ('). Il complète cette Commu-
nication en étudiant à nouveau les substitutions linéaires qui permettent de
transformer un faisceau quelconque du type (a) en un faisceau du type réduit.
On a ainsi un second procédé permettant de transformer un faisceau qua-
dratique quelconque à coefficients connus a- ;., b-^ (i,k= 1,2, ...,n), en un
faisceau du type réduit; ce second procédé est plus rapide que celui qui a
été exposé dans les Communications précédentes, mais son caractère est moins
arithmétique. Aussi est-ce le procédé de réduction des Communications pré-
cédentes et non le dernier procédé de réduction de la Communication actuelle
qui devait servir de point de départ à une réduction arithmétique des faisceaux
de formes quadratiques que Kronecker se proposait d'étudier.
Définition du rang d\in couple de formes quadratiques. — Si p est le
(') Voir Bulletin, p. 116; 1895.
i84 SHCONDE PARTIE.
rang du syslèiiie de quantités
^'^i,k + ^^,,1 {i, k = 1,2, .. ., n),
où u et V sont des variables et a- ^^ b-,^ {i, k = 1,2, . . ., n) \cs coefficients de
deux formes quadratiques, d'ordre n, données
^ «,,fc^.^/<i ^ ^,*^.-^A {i,k=i,2,...,n),
i,k i,k
on sait qu'il y a /i — p relations linéaires et homogènes, linéairement indépen-
dantes, entre les n dérivées partielles du faisceau de formes quadratiques
V (aa,.^H- vb-^^)x^x^ {i, k = i, 2, . . ., n).
i,k
Si n—r de ces n — p relations linéaires et homogènes sont de dimension
nulle en u et v, Kronecker dit que le couple de formes quadratiques d'ordre n
\^^i,k^.^ki ^^.,k^.^k\
L/,/f i,k J
est de rarn^ r
Théorème. — Lorsqu'un couple de deux formes quadratiques d'ordre quel-
conque est de rang /', on peut, par des substitutions linéaires, transformer cha-
cune des deux formes quadratiques en une forme quadratique d'ordre r.
Après avoir démontré ce théorème fondamental, Kronecker montre comment
on peut établir le système des invariants d'un couple de formes quadratiques
quelconques données. A cet effet il envisage les r—p des n— p relations li-
néaires et homogènes indépendantes entre les n dérivées partielles du faisceau
de formes quadratiques
V ( wa,. ^ -h vb.,^ )x-x^ (i, k = 1,2, ..., n),
i,k
qui ne sont pas de dimension nulle en u et v. Soient
-.(Njïi-0, -(N;Ï2-0, •••, -(N^«'-i)
les dimensions en u et i> de ces /' — p relations; on peut toujours supposer que
l'on ait
Le système
„. iviO) ivlO) iv(0)
OÙ (V désigne une indéterminée, est alors un invariant du couple de formes
({uadratiques d'ordre n envisagé
\.i,k i.k
UKVUK DKS PUIJLICA riONS. i85
Suit (MisiiiU- / im ii'miliii' ciilicr (Hiclc.otxiiic Ici que le rari^ du syslùrnc de
(juaiit ilcs
iva. n— (^u' -I- i)^, ;, (', A— 1, '.<,..., /i),
on i\' désigne toujours une indéterminée, soit égal à p rorrunc celui des (juan-
tilés
un- . -h vb, ^ {i, k — i, :i, . .., n).
Envisageons le déterminant
i <^<^,,n — ( ^'^' -+- ' ) '^,,1 K {iy k = 1,2, . .., n)
et tous ses mineurs d'ordres plus petits ou égaux à p. Soit pour A = i, 2, . . ., p
(V)
le plus grand commun diviseur de tous les mineurs d'ordre h. Posons enfin
pour V — 1,2, . . ., a
NI,-'' = V:^ - X^-",
Les systèmes
K'=
\ —
. . . ,
WC)
N'.n,
Ni^',
, n;"
W(^)
N(2),
N(2),
...
, Ni/'
\\(^)
• * • • î
• • • ' ?
. . .
, K'
sont alors également des invariants du couple de formes quadratiques d'ordre n
considéré
/, A- /, A- J
Pour le démontrer, il suffit de montrer que ces nombres restent les mêmes
lorsqu'on transforme par des substitutions linéaires quelconques le faisceau de
formes quadratiques
y ( «a ■ ^. -+- vb; t ) x.-r^ {i, k — i, 2, . . ., n).
La démonslration est facile. Il est moins aisé de montrer qu'il n'y a pas
d'autres invariants du couple de formes quadratiques envisagé que ceux que
nous venons d'énumérer. Pour le faire voir, Kronecker montre que ces nombres
dcterniinent le faisceau de type réduit dans lequel on peut, comme on l'a vu
plus haut, transformer le faisceau
7 (««,.1+ vb,,^)x-x^ {i, k - 1,2, .. ., n).
i86 SECONDE PARTIE.
A cet effet, il fait ol)server d'une part que le faisceau de type réduit est
manifestement déterminé par les nombres
et
(fX ^ I, 2, . . . ; ^ — 1,7, . ..),
définis dans les Communications précédentes, et il démontre d'autre part que
l'on a, pour chaque indice ix et pour chaque indice v,
Il n'y a donc pas d'autres invariants que ceux qui précèdent et que l'on a
appris à former dans chaque cas particulier.
Les invariants ^^^ jouissent donc des deux propriétés que voici :
I. La somme de tous les invariants N^,'' d'un couple de formes quadratiques
est égale au rang de ce couple.
IL Dans le Tableau précédent des invariants d'un couple de formes quadra-
tiques, les invariants N'^^ de chaque ligne horizontale, y compris la ligne
^^p-f- 1> ^^p 4-2' • • • y ^^ r >
sont rangés par ordre de grandeur croissante.
Envisageons maintenant le faisceau de formes quadratiques d'ordre n
/=!'
UU:
vb- ^.) x-x^ ( i, A- = 1 , 2 , . . . , n ) ;
soient p le rang du système des coefficients «a,- ^ — vb- y. et r le rang du couple
de formes quadratiques
2] V^'-^ft' ^^.i^.-^J
. i, A- i, k J
, k i, k
On sait que les dérivées partielles
dx, ' dx^
{i,k = i, ...,n).
AL
àx„
sont liées par n — p relations linéaires et homogènes indépendantes dont /' — p
sont de dimension plus grande que zéro en u et v. Soient
ces /• — p relations; les indices de sommation sont étenrlus de /i := o, i, 2, . . .,
à h = ni^ et de A" = 0, 1 , 2, . . . à k = n.
Les variables X du faisceau réduit de / sont des fonctions linéaires et homo-
gènes des variables x,, x^, .... .r„ du faisceau f. Kroneckcr démontre que les
coefficients de
UKVLIK l)l':S lUJIilJCATIONS. \Hy
de CCS fonctions liuthiircs et hoinogtîiics sont minu-diatcMncnl doniu-s par les
cœflicients
Ct!k* (/i :-^ 0, I, 3, . . ., ;/?|J A -- (), I, 2, . . ., «; p. - I, 2, ...,/•— p),
(les /• — p relations linéaires prrcédcntcs.
Ce théorème est fondainenlal. Il permet de se rendre comi)tc, a priori, de
la possibilité d'effectuer, d'une façon générale, la transformation de tous les
faisceaux de formes quadratiques à déterminants nuls, en faisceaux réduits,
transformation qui est l'objet principal des Communications actuelles de Kro-
necker.
Kronecker démontre aussi que les fonctions linéaires
^ ^i,kc'h!k'^i (f, A = 1,2, ..., ^0,
i.k
<|ue l'on obtient en donnant à l'indice /t les valeurs h— 1,2, ..., ni^ pour
{jL = i; h — 1,2, . . ., m^ pour jx = 2 ; . . .; fi = 1,2, . . . , m^_ pour [i zz^ r — p,
sont des rovarianis du faisceau quadratique
y. ( ^f^i,k + ^'^i k)^^^k {i, k = i, 2, . . . , n).
Ces covariants sont au nombre de
Kôtter (F'.). — Sur le mouvement d'un solide rif^idc dans un
fluide. (35-44).
KirchhofT a établi (') les équations différentielles du mouvement d'un solide
rigide dans un fluide incompressible indéfini, en repos à l'infini. Dans le cas oii
aucune force extérieure n'agit sur le solide, ces équations sont, comme on sait,
^ /àT\ _ ^_,. ^
dt \<Ju J dw dv '
dt\âvj au d(v'
d /âT\ ÔT àT
dt\fhv) ^ dv ^ au'
d /âT\ àT ÔT f)T ÔT
dt \ dp j dw ôv or ôq
dt\dq) ~ du ôw dp dr '
d (dT\ dT dT dT dT
}ft[d7') = '' d^ - " dTc -^ ^d^ - "^di/
où w, V, w désignent les composantes, suivant les axes fixes dans le corps, de
(') Journal de Crelle, t. 71, p. 207,
i88 SliCONDIi l'AUTIi:.
la vitesse (le r<)ii;;inc de ces axes; /^ 7, /• les coinposanles siiivaiil ces riièincs
axes (le la vitesse angulaire de rotation du solide, et T la force vive du solide :
c'est une fonction hornog(;ne du second degrc* en w, v, iv, />, </, r.
KircliliolT a aussi montié (jue les expressions, en fonction du temps t, des
coordonnées de l'orij^ine des axes fixes dans le corps, et celles (l(!s neuf cosinus
des angles (juc font les axes fixes dans le corps avec les axes fixes dans l'espace,
sont données par des quadratures dès (jue l'on a intégré les six équations diffé-
renliclles précérlentes ([ui ne contiennent que «, v, <v, /;, q , r, de sorte que l'on
peut dire que l'étude du mouvement du solide rigide dans le fluide incompres-
sible indéfini se ramène à l'intégration de ces six équations différentielles si-
multanées.
On peut se représenter l'état actuel du mouvement comme provenant d'une
percussion applicjuée à l'origine des axes fixes dans le corps et ayant pour
àT ÔT ÔT . . ,
composantes suivant ces axes -r— » -^— > -^— ' lointe a un cour)le de percussions
du âv dw -^ ' '
dont l'axe a pour composantes, toujours suivant les axes fixes dans le corps,
ÔT dT ÔT ^ . , . ~ , ... . .
-T-y T" ' ~r~ • Celte impulsion et ce couple d impulsion se réduisent a une im-
op aq or ^ ri
pulsion et à un couple dont l'axe a même ligne d'action que cette impulsion;
cette ligne d'action est l'axe central du système des impulsions à l'instant
actuel. Cet axe central, l'intensité I de l'impulsion et la grandeur I, de l'axe
du couple réduits sur cet axe central, restent les mêmes quel (lue soit l'instant
considéré (' ), et l'on a
\du)
/dT'
dT
du
dT
dT dT
dv dq
dT\ (dT\ .
dw dr ' '
On a aussi, en appliquant le théorème des forces vives,
2T = L,
où L est une constante.
Ces trois relations entre w, f, tv, />, q, r sont trois des six intégrales des
équations difTérentielles du mouvement. Il s'agit d'en trouver trois autres. Or
Clebsch a démontré (-) qu'il suffit de trouver une seule quatrième intégrale
ne contenant pas t explicitement pour que l'on puisse déterminer le multipli-
cateur d'une équation différentielle, qui, intégrée, dcnne une cinquième intégrale
ne contenant pas non plus t explicitement, et qu'ensuite t est donnée par une
quadrature. Tout revient donc finalement à trouver une quatrième intégrale,
indépendante de i, des six équations difTérentielles de KirchhofTque nous avons
rappelées en commençant.
En se bornant au cas particulier où la fonction homogène du second degré T
est de la forme
:>T = \^ir--h .\v'+ \,w'+ ^\P'+ I^.7'+ ^,'",
(') Sitzungsberichte der Berliner Akademie, i8St!, p. 1095.
(') Mathematische Annalen, t. III, p. 288.
i
KI<VUK DFS rUUMCATlONS. 189
A , A , A,, M,, Hj, H, t'taiit (l(;s constantes lires pai' la rcîlalion
.\. A,/ -VA. A,/ -VA, A..
011 a facilement pour la quatrième inté<^rale cherchée, comme l'a montré
Clebsch,
A.^ A ,\Oii/ A , A , \ c^p / A , A j \ 6/tv /
\nXâp) ^JK\àq) \,iiXdr) - "
où L, est une constante. La détermination de la cinquième intégrale se ramène
ensuite à une (juadrature.
M. Henri Wcbei" (') a donné la solution analytique complète du problème
dans le cas plus particulier encore où I, = o. En prenant l'un des axes fixes
dans l'espace suivant la ligne d'action de la percussion unique à laquelle se
réduit ici le système des percussions considérées, il a obtenu les expressions
de tous les paramètres qui déterminent la position du solide dans l'espace,
sous la forme de quotients de fonctions thêta de deux variables dont les
arguments sont linéaires en t. La fonction thêta du dénominateur des ex-
pressions qui représentent les trois composantes de la rotation instantanée
suivant les axes tixes dans le corps, les trois composantes de cette rotation
suivant les axes fixes dans l'espace et les tieuf cosinus des angles que font ces
deux systèmes d'axes est la même.
M. Kotter reprend le même problème lorsque la constante I, n'est pas nulle
et donne, dans ce cas particulier de Clebsch, plus général que celui de Weber,
les expressions en fonction de t de
^' ^ ^ (/r ÔT dT
du âv div dp dq ôr
ainsi que celles des coordonnées de l'origine des axes fixes dans le corps, des
composantes de la vitesse de ce point, des composantes suivant les axes fixes
dans le corps et suivant les axes fixes dans l'espace de la rotation instantanée,
et des neuf cosinus des angles de ces deux systèmes d'axes.
Ces expressions sont encore formées à l'aide de fonctions thêta de deux va-
riables dont les paramètres dépendent linéairement de t, mais leur forme est
plus compliquée que celle des quotients de AL ^^'eber.
Il parvient à ce résultat de deux manières différentes. La première est ana-
logue à la marche qu'il a suivie dans son Mémoire ('), sur l'application des
fonctions abéliennes à l'étude de certains cas d'équilibre des fils flexibles et
inextensibles; on est amené, à la suite de calculs assez longs, aux intégrales
abéliennes [)articulières de rang 3 qu'a étudiées Sophie Kowalevski; les (juan-
tités
ÔT ÔT ÔT (Jï ÔT ÔT
ou ôv ôw ôp ôq ()r
(') Mcitkeniatisclie Annalen, t. XIV, [>. 173.
(') Journal de Crelle, t. 103, p. l\\-~i\-
i.jo SHCONDM PAUTIK.
peuvcul ùlrc rcpri-sciiti-cs à l'aide de foiicLions llirla de lroi> art^iiincnts, dfWil
l'un est constant tandis (jne les deux antres sont fonclions iiiiéaiies de t : on
observe enfin que ces fonctions thêta j)cuvent ètic clles-nièrnes expiirnces par
des fonctions tliêta de l'uniciue argument constant el par des fonctions thêta
des deux arguments fonctions linéaires de t.
L'existence de quatre systèmes
de fonctions linéaires des trois couples de quantités
âT ()T <)T ()T àT ()T
dp ' Ou ' ôq ()v ' ()r <hv '
dont les éléments u-^ sont liés par les relations
. . (/r rH^ <n (TV <rv <rv , .
permet de faire, sur les quantités -— ' -r" ' t- ' -^ ' -r- ' -r- ' "'ï<' sul)stilutioii
^ d/i fit' (^tv dyo uq Or
linéaire telle que les simplifications qui se sont présentées à M. Weber dans
le cas particulier où I, = o, se présentent également dans le cas général où I,
n'est pas nul. M. Kotter parvient ainsi par une seconde méthode moins com-
pliquée que la première aux mêmes résultats.
M. Kotter ne développe pas les calculs et se contente de donner les expres-
sions finales très élégantes aux(|uelles il est parvenu,
Sckottky {F.). — Sur la résoltilioii analytique du problème rie
la rotation d'un solide rigide dans l'espace à quatre dimensions.
(l>. 2^^-23 2).
Au lieu d'étudier le mouvement d'un solide rigide dans l'espace, on peut
étudier le mouvement d'un trièdre trirectangle fixe dans l'espace OXYZ par
rapport au trièdre Cxyz formé par les trois axes principaux d'inertie du so-
lide rigide relatifs au centre de masses C de ce solide. Si l'on suppose qu'au-
cune force extérieure n'agit sur le solide et que le centre de masses C a une
vitesse initiale nulle; si Ton désigne par x^, x^_, x^ les coordonnées, à un in-
stant quelconcjue t, du point O par rapport au trièdre Cxyz, et par
les composantes à l'instant t de la vitesse angulaire instantanée mesurées
suivant les axes Cx, CjKi C^; si enfin A,, A^. A, représentent les moments
d'inertie du solide rigide par rapport aux plans principaux des Cyz, Czx,
Cxy, les équations (liiïèrcnticllcs du mouvcnicnl du trièdre OWY. fixe dans
UKVUH l)l':S lUJUM CATIONS. 191
l'i'spacr par r;i|>p<»rl .111 liicdie Cj'yz fixe dans le corps sont
(A,+ A3)%-'-(A,-A,J/>„/?3.,
^^'■^^^'^%"' ^(■^3-A,)/>3,/^.,
clx
C'est sous celle forme qu'il est commode de généraliseï' le problème, dans
l'espace à n dimensions.
Prenons pour postulatum du mouvement d'un système de k points maté-
riels dans l'espace à n dimensions l'équation suivante qui est une généralisa-
tion évidente de celle de d'Alembert
/ — 1
d'x\V
H^-«']-'M = "'
équation dans laquelle x[^\ ^3", •••> ^/2" sont, pour chaque indice 1=1, 1, ..., A,
les n coordonnées, par rapport au syslème d'axes OXjX^...X„, fixe dans l'es-
pace, du point matériel de masse /?i(') auquel est appliquée la force active ré-
sultante dont les composantes sont X'/', X!,", ...,X//' suivant les axes OX,,
OXj, ..., 0X„, tandis que oj;/', o:c^", ..., ^x^ sont les composantes suivant
ces mêmes axes d'un déplacement virtuel quelconque du point x[''\ x\^\ ...,
x\[^ ^ compatible avec les liiiisons du système des k points matériels.
Appelons système rigide de A' points matériels un système tel que l'on ait
pour chaque indice /i = i, 2, . . . , A" et i = i , 2, . . . , k les équations de liaison
[x'/') — .r</)]^-f- \x'/'^ — x^/^ y -{-...-{- [x[i'^ — x^^>y= const.
Envisageons, dans le cas où il n'y a pas de forces extérieures, le mouvement
du système d'axes 0\,X, ...X„ fixes dans l'espace à n dimensions, par rap-
port au syslème de n plans principaux passant par le centre de masses C du
système de n plans principaux passant par le centre de masse G du solide ri-
gide à n dimensions et définis dans ce corps rigide par les équations de con-
dil ioi)
mi^)x^,l ^ x'/ ' -+- m('^) x\f ^ x,-2 '-}-... H- /;i(^) x'/f x'/' = 0
{h^i; h ~ i, ■?.,..., k; / = i , 2 , . . . , A- ) ,
où x*/', x'-^', .... x^^ sont les coordonnées du point de masse m''' par rap-
i<j>. SECONDE PARTIE.
port à CCS n plans principaux. Posons aussi
A„ = m'» [.ri' ']^ + mS'> [x'J^ '] ^ + . . . + m"n [4^']^
{et =^ 1,2, ..., n);
désignons enfin par x^, x^, ..., x^ les coordonnées de l'origine O du système
OX,Xj...X„ fixe dans l'espace, par rapport aux n plans principaux et par
P„.^ = —P?a^ Paa= ^ ( a, fi = 1 , 2 , . . . , 7? )
les quantités qui déterminent la vitesse angulaire instantanée de rotation du
solide rigide à n dimensions autour de son centre de masses C.
Les équations diflerentielles du mouvement sont alors
(a, Ji ^ I, 2, ..., n).
^ ^ n(n -^- i) , . , . „ , ... . ,
Pour n — 6, ces équations dilierentielles sont identiques aux six
équations que nous avons écrites plus haut.
Pour n > 4. il semble extrêmement difficile d'exprimer les quantités x^,
Pa'i (a, P = I, 2, . . . , /z ) en fonction de t.
Pour n = 4> on rencontre des difficultés analytiques, en partie de même na-
ture que celles que M. Kôtter a surmontées dans son élude du mouvement
d'un solide rigide quelconque dans un fluide indéfini incompressible, en repos
à l'infini, dans le cas où il n'y a pas de forces extérieures. Mais on peut aussi
étudier les équations différentielles précédentes en leur faisant subir avec
M. Schottky les transformations suivantes :
Posons, pour a = i, 2, . . ., « et pour 1^ = 1, 2, . . ., n,
{\^-hA,^)p^^,^ = g^y,
si l'on désigne par A', l, m les fonctions symétriques de A,, A^, A^, .\^,
A,+ A„+A„+.\.
A,A,A,-+-A,.V\.+ \,A3A,
P
l' I
ou
P = (A.4-AJ(A,+ AJ(A.+ AJ(A,4-AJ(A,-f-AJ(A,+ AJ,
et si l'on pose
A" dt = du, l dt = dv, m dt — (hv,
les dix équations différentielles du mouvement se déduisent en permutant les
indices 1, 2, 3, /j dans les deux premières de ces équations (jue l'on peut mettre
uKVUi': i)i<:s publications. kji
sous l.l rollMC
/ dx^ -- I A -, A"; (lu H- ( A:, H- A^ dv -i- (Uv | 7,,^,
( j ) ! -H [ A \ A; ^//< H- ( A ; H- AJ ) c/(^ 4- c/(v | q,^x^
\ + [ A: A*- du + ( A"; + A^ ) 6^f 4- dw 1 7,,^,.
Ces équations difTércnLicllcs oiïrcnt ceci de remarquable, que si l'on envi-
sage u, V, w comme des variables indépendantes, elles représentent un sys-
tème d'équations aux diflercnlielles totales. On peut chercher à définir les dix
paramètres q^o, x^{ix, jâ = i, 2, 3, 4) en fonction de ces variables indépen-
dantes de manière que ces équations soient vérifiées.
Les dix équations diiïérentieiles précédentes se partagent en six équations
du type (i) et quatre équations du type (2).
Les six équations du type (i), où la variable w ne figure pas, admettent les
cinq intégrales
a, — a, a, — a, a, — a
7-:. , 7:. ^._^i^^c.,
a
^^
q\
3
a
«3
a
î
^^.
7;
«3— a, a^— a^ a^— a.
«3 — a^ «3 — a^ ttj — a^
a.— a. a, — a„ a. — «,
= C3,
dont quatre sont indépendantes. Les six paramètres q^ g sont donc liés par
quatre relations algébriques; ces quatre relations définissent une variété algé-
brique à deux dimensions; w et c^ sont des fonctions intégrales de cette variété
algébrique, dont les difTérentielles totales sont définies par les six équations du
type (i).
Si, dans les quatre équations différentielles du type (2), on envisage d'abord
M et p comme des constantes, les q^o seront aussi des constantes et w sera la
seule variable indépendante. Ces quatre équations (2) seront alors linéaires à
coefficients constants; leurs intégrales sont
(a = I, 2, 3, 4),
où /.-, /.', A", A'" sont les quatre racines de l'équation
X*- (7h + 7:3 + 'Z^ + 'ZL + ^!4 + ^73 J >^^+ (7.3'7u-l- 73.7..+ '7,.'73J'
Ces racines sont réelles et deux à deux égales et de signes contraires. Elles
sont, comme l'a démontré M. Frahm ('), indépendantes des valeurs parti-
culières données à uetv) elles ne dépendent donc ni de u, ni de v, ni de w.
Les rapports de |,, ç^, ^3, \^ sont déterminés par les quatre équations linéaires
(') Mathematische Annalen, t. MIL
ISull. des Sciences mathém., 2" série, t. XL\. (Août 1895.) ï\.iS
194 SECONDE PARTIE.
cl homogènes
les systèmes d'équations linéaires et homogènes qui déterminent les rapports
des.aulres coefficients ^;, W, V., l\ ; ^'1, ^i, E3, ^'I ; l'", 17, II', 17 se déduisent des
équations précédentes en y changeant k en /.', A", A'"; la détermination com-
plète des intégrales particulières correspondant aux quatre racines k, k', k'\
k'" n'exige plus que des quadratures; si, dans ces intégrales particulières, on
sépare la partie réelle et la partie imaginaire, les composantes correspondent
à quatre directions orthogonales, de sorte que le passage du mouvement apparent
au mouvement réel est facile. Il faut encore poser finalement
II. — kt, V = It, iv ~ mt.
Kronecker (L.). — La relation de Legendre. (323-332).
Soient v, (v deux quantités imaginaires quelconques dont le rapport n'est pas
réel: s = h- i ou s — — i suivant que la partie réelle du rapport — . est positive
ou négative;
(V)
>eH- '• -I (v =±i, ±3, ±5, ...);
K et E les intégrales complètes de première et de deuxième espèce de Legendre,
correspondant à un module quelconque k; K' et E' les intégrales complètes de
première et de deuxième espèce correspondant au module complémentaire A"'.
Kronecker établit la relation
(I) ,,(K'F.-.KF/- KK')^ '-^ ^ "^ - i^' 4 ^
V j '^ \ iV
en s'appuyant sur la représentation des intégrales complètes de première et de
seconde espèce à l'aide de la fonction 2r, qu'il déduit aisément de quelques re-
lations fondamentales empruntées aux Fundamenta.
Legendre a démontré que le premier membre de cette relation est égal à 67: ;
son second membre est donc aussi égal à 6t; il en résulte aisément, si l'on
tient compte de la formule de transformation
que l'expression
(II)
r / \ <
KliVUK DHS PUBLICATIONS. i<)l
où a et T sonl deux varial)lcs réelles (hkîIcoikiucs, iic cliaiij;c |)as l<ns(iu'<)ii y
lomplaco a, x, (;, (v rcspccLivcinciiL par aa + pT, a'a4-[i'T, [i'v; — a'tv, — jiit'H-an',
pourvu que les nombres entiers a, [i, a', [i' soient clioisis parmi ceux ([ui vé-
riliiMil la relation a[i'— a' [iJ — i. Mais alors l'expression
I H;"'( (), e(v)
ne change pas non plus lorsqu'on y remplace a, x, iv par a^ -i- mT, a'aH- [i'x,
a(V — p
— a'tv -h p''
Inversement, si Ton écrit que l'expression (111) est éj^'ale à celle que l'on
ouv — ^i
obtient en y remplaçant g, x, (v par aa -j- [io-, a' a H- [i'x, ^ *--, i on obtient
— et (V + jj
la formule générale de transformation linéaire de la fonction '-— - — ^ -> d'où
*' Sf (o, 2tV)
l'on déduit comme cas particulier, en posant a = o, [i = — i, a' = i, p' = o, que
le second membre de la relation (I) est égal à (J-n:, et par suite la relation de
Legendre
K'E + KE— KK'= -.
On peut d'ailleurs montrer que l'expression (III) ne change pas quand on y
remplace a, x, (v par aa + px, a a -f- p x, ; —n'> en observant que 1 ex-
^ ^ ' ' — a (V + [i *
pression (III) augmentée de l'unité est égale à l'ensemble des termes de di-
mensions o, I, 2, dans le développement, suivant les puissances croissantes
de a et de x, de l'expression
£M lim h Atr(£ w, w„, i, ecv) ,
?/„ = 0L ^. I
où l'on a posé pour abréger
Il — zv -^ xw,
et où le symbole Atr(£a, u^, v,zw) représente la fonction Atropos de Kro-
neckcr
2x//n7i: i 2r' 1 0,
Atr(cw, u^, V, cw) = - e "^
^/
■ //
£(y^
V /
''A,
£(V
n-
•^
- — J
V
^ /
/ \
t^
t^
dont l'invariance, pour les substitutions linéaires considérées, a été démontrée
de diverses manières dans des Communications précédentes sur les fonctions
elliptiques.
D'autre part ('), l'ensemble des termes de dimensions o, i, 2, dans le déve-
loppement, suivant les puissances croissantes de u et x, de l'expression
a lim h Au(2«, «, , 1, £vv) L
^/«^oL ", I
< ') Sitziinghciiclttc. mar- 1890.
196 SECONDE PARTIE.
est égal à l'ensemble des termes de dimensions o, 1,2, dans le développement,
suivant les puissances croissanles de a et de t, de l'expression
NzrooM^oo ^^ m -t- mv
tu, n
OÙ
m' = ± I, ±: 2, . . ., zfc IM, /?i = xrn' -+- |j/î',
«' = ±: I, rt 2, . . ., d= N, /i = a'm'+ [i'/i',
a, p, a', p' étant des entiers arbitrairement fixés parmi ceux qui vérifient la
condition ajj' — a'P = i.
Donc la relation de Legendre
K'E+ KE'-KK'= -
est entièrement équivalente avec le fait de Vinvariance, suivant le système de
modules (a% a-x, (7t% t'), de l'expression (IV) lorsqu'on y remplace c-, t, w
par aa + [ix, a'a + p'x, ■ ; *^j où a, a', j3, P' sont des entiers quel-
— a tv + jj
conques vérifiant l'équation de condition aji' — a'p = i.
Cette invariance, modulis ( a^, a^x, ax% x'), peut d'ailleurs être établie directe-
ment.
Kronecker (L.). — La relation de Legendre (suite). (343-358).
Dans les Fundamenta, Jacobi a déduit de la relation de Legendre, la for-
mule de transformation linéaire de la fonction impaire 2r dans le cas particulier
où a = o, p = — I, a'= I, p'=: o. Dans aucun de ses cours, il n'a suivi la marche
inverse : c'est Schellbach qui a, le premier, déduit la relation de Legendre de
la formule de transformation linéaire de la fonction impaire '^,{v\ x).
Kronecker montre que si l'on suppose seulement que l'expression
K'E+KE'— KK'
est indépendante de A', on peut en déduire la formule de transformation linéaire
^(u iv\ . / ZKvi — Tzi ^ f a z\v\
£; _, =-si 4/ e"'^ 5ï -, — ,
\ (V W J \ V \^ V J
et qu'inversement on déduit de cette formule la relation
K'E + KE — KK'= -•
2
Puis, après avoir présenté sous une forme un peu différente de celle de Jacobi ceux
des développements de l'article 56 des Fundamenta dont il compte faire usage
plus loin, il passe à un autre objet et étudie le lien qui rattache la relation de
Legendre aux recherches fondamentales d'Eisenstein contenues dans le Tome 35
du Journal de Crelle.
hkvuiï; dks publications.
I''ispns|(Mn ;i monli-r (\ur la (lillércncc des doux expressions
197
liii) liiii ^ l<»^
[III, n]
(a — a , ) t^ -H ( T — "^c, ) *^'
( j H- m) ^ H-C"^ H- '0 <v.
lim lim >
N = .0 M - 00 -^i^
r ( ( J — C^n ) ^ + ( T — T J tV
{(S -i- m) V -h{T -h n)w
[III, II)
(— IMlm^M, — N:i/ilN)
ne change pas lorsqu'on y rennplace les quantités réelles quelconques a^, x^, t,
X et les (juantités imaginaires v, w, respectivement par
aj + px -h Y, a' (7 + [î' X + y'j
p'(^ — a'»', —^v-hoLW,
quels que soient les entiers y, y' et quels que soient les entiers a, 3, a', P' liés
par la relation aji' — a'[i = i.
Kronecker reprend cette démonstration et la présente sous une forme plus
simple. Soient, pour abréger,
en désignant par
logEn(M„, II, V, w)
la différence des deux limites précédentes, il fait voir que l'on a
Sr(^
logEn(M„, u, v,w)= log —
a' if
U„ — Il \ V
^/i^
i / u„
'"(^ ^-("y
.n'i
V / -î
Les deux derniers termes du second membre de cette égalité, changés de
signe, sont précisément les deux premiers termes du développement suivant
les puissances croissantes de de la fonction log — ; — —^ de sorte que l'on
peut dire que la fonction logEn{u^,, u, v^ w) est représentée par l'ensemble
. , , , , . , • . 1 w, — n .
des termes du développement suivant les puissances croissantes de — qui
. , • • . • , "0 — <'
rommcnce a la troisième puissance de
Le symbole En, formé par la première et la dernière lettre du nom d'Eisenstein,
a été choisi par Kronecker pour mettre en évidence que c'est ce géomètre qui
H le premier étudié les invariants analytiques de la substitution linéaire géné-
rale précédente.
En cherchant un invariant analytique de celle nicine substitution linéaire
198 SECONDE PAKTIE.
dans le cas plus restreint où les entiers y et y' sont tous deux nuls, Kronccker
est amené à envisascr la fonction
(V)
où l'on a pose, pour abréger,
Il Z (V
z = - {ul — U-) liiii lirii >
m, n
(m =±1, ±2, ..., ±:M; « =d=i, ±2, ..., ±N).
Cette fonction (V), dont le logarithme peut être représenté par l'expression
lo
( U £ IV \ 6 P^ ^ , / £ H' \ '
ne change effectivement pas lorsqu'on y remplace
^0' '^o> <^> "^J ^. <V
par
aa^+ px^, a'c7g+p'x^, aa + [iT, a'cr + |i'T, pV — a'(r, — [iy + aa',
quels que soient les entiers a, p, a', ji' liés par la relation a|i' — a'[2 = i.
II est enfin très intéressant d'observer que cette niènrie fonction {\) peut
aussi être représentée par le quotient de deux invariants dans un sens plus
restreint encore. Si l'on désigne par
\ U V
la fonction définie par l'égalité
/„ .<ps r („,-») (3,. -»,.n
En(-^, '^- — ) = lim L wEn («g, w, ç^, (v)e ^"-^ J,
on voit, en effet, que cette fonction En( — > — j ne change pas, lorsque, sans
changer a^, x^^ a, x, on remplace v, w par P'w — a'tv, — (Bf -haiv, quels que
soient les entiers a, jâ, a', [j' vérifiant la condition a[j' — a'p = 1; et l'on voit,
d'autre part, que l'expression (V) peut être représentée par le quotient
Dans sa dissertation inaugurale, M. Hurwitz a déjà montré comment on peut
déduire aisément la relation de Legendre des développements analytiques
donnés par Eisenstcin. Kronccker parvient au même résultat en suivant une
voie différente et montre commcnl, eu se plarant au point de vue d'Eiscnstcin.
IIMVUI<: I)i:S PUBLICATIONS. 199
(111 podl mettre en (^{(lenee ré(niivalcnc(; (!(• la formule de transformation
lim'-airede la fonetioii impaire; H? pour o( — 0, j3 =r — i,a'— r, [i' — o ;ivee la re-
I, Il ion (le Lcgcndre, équivalcnec qui a dijà été éLaldi(; j)lus liaul en se plaeani
à un point de vu(* diderenl.
Il obtient enfin, comme consé(juenee de relations établies dans le eourant
des recherches précédentes, les deux éf^alités
lim lim \
y :=. ce M — CD ^^
m, n
{2 m — /i H- ni y 3 y •>. y/iï
lim
lim V
Nz^ooM^oo-^ {ni -h ni)'
1)1, Il
(— iNl/i^N, — M:^m^M).
Gc.vhardt (A--./.). — Jlcchcrches de Leibniz sur les déterminants.
(40--423).
I^eibni/, n'a rien publié sur les déterminants; mais, dans une lettre adressée
à Tschirnhaus et datée de la fin du mois de mai 1678, on trouve un passage
(|ui se rapporte peut-être à ses nombreux travaux sur cette partie de l'iVIgèbre.
Cette lettre, écrite en réponse à une prétendue résolution algébrique des équa-
tions de degré quelconque que Tschirnhaus lui avait envoyée de Rome six se-
maines auparavant, nous donne de précieux renseignements sur l'ensemble des
recherches algébriques que Leibniz avait entreprises pendant son séjour à Paris.
Il existe plusieurs brouillons de cette lettre; M. Gerhardt en reproduit un,
encore inédit, en le complétant à l'aide d'un second brouillon.
M. Gerhardt publie ensuite trois Notes de Leibniz concernant les déterminants.
Il reproduit aussi, pour servir de terme de comparaison, une lettre de Leibniz
au marquis de l'Hospital, datée de Hanovre, le 28 avril 1698. Dans cette lettre,
Leibniz insiste beaucoup sur l'avantage qu'oiïre en Algèbre la notation des
systèmes d'indices par lesquels il propose de désigner les coefficients des
systèmes d'équations au lieu d'employer des lettres a, b, c, ... comme on le
faisait jusqu'alors.
Kronccker (L.). — La relation de Legendre (suite). (447-4G5).
La série à double entrée Scr{u^, u, v, w)
lim lim > —
-i- m ) t^ -1- ( X -h /i ) u'
m, n
OÙ la somme est étendue à tous les indices ni et n tels que, a, p, a', [î' dési-
gnant des entiers quelconques liés par la relation a,3' — a' [3 = 1, on ait
I -xni -\- '-^n I ^ M, I a' m ^- [î'/? | S N,
et où l'on a posé pour abréger
200 SECONDE PARTIE.
comprend comme cas parliculiei^ la série à double entrée d'Eisenstein
lim lim 7 >
>n, n
qui représente la dérivée logarithmique de la fonction impaire 9j^.
C'est en étudiant d'une façon générale la série iier{Ug, u, v, w) qu'il avait
déjà envisagée dans des Communications précédentes sur les fonctions ellip-
tiques, que Kronecker se proposait de mettre en pleine lumière la nature et
l'importance de la série à double entrée d'Eisenstein; la mort ne lui a pas
permis de publier tous les résultats auxquels il était sans doute déjà parvenu.
Dans sa Communication actuelle il n'envisage que ceux de ces résultats qui se
rapportent à la relation de Legendre.
Lorsque la différence de deux fonctions
de n variables ^,, z^, ,.., z,^ ne change pas quand on y remplace le système
des n variables par l'un quelconque des systèmes
V-^'iJ'^s? • ' •■> '^/i /y \ '^11 --^ii • • • 1 ^ Il )> • • • ■>
Kronecker dit que les deux fonctions c)'(5,, z.,, . .., z^) et (j*(^,, z.^, . . ., s„) sont
isott'opes pour la classe formée par les systèmes équivalents
Soient a^, x^,, a, t des variables réelles quelconques, v, w des variables ima-
ginaires dont le rapport ne soit pas réel; envisageons la classe formée par les
systèmes équivalents que l'on obtient en remplaçant dans le système
a, p, a', ^' successivement par tous les nombres entiers qui vérifient la rela-
tion a^' — a'p = I. Les deux fonctions
et
o, —
sont isotropes pour cette classe de systèmes équivalents. Or on peut trouver
immédiatement la quantité dont varie la première de ces deux fonctions iso-
tropes quand on passe d'un système (a^, t^,, or, t, v, <v ) à un quelconque des
systèmes équivalents de la classe considérée; on a, en effet,
(jiV — a'w) (aa<,4- IîtJ u^v v{'^'v — x'w)'
la quantité dont varie la seconde fonction isotrope I ^ 1 quand
on passe d'un système ( t^, t,, cr, t, v, w à un quelconque des systèmes équi-
UliVUli DES PUBLICATIONS. jioi
valcnts iii; la classe considci'cc est donc aussi ccralc a -7-; ; — -; on a
v{^ V — a'w)
donc, en particulier, pour a == o, p = — i, a'=i, [i'=o, la relation équivalenle
à celle (le Legendre,
Ue l'isotropie des deux fonctions
et —
, -(». v)
•^ ("' V
pour la classe de systèmes envisagés, on déduit aussi que la fonction
V V V J ^(a + T - JTETTt
est un invariant de cette classe, tout comme la fonction moins simple
Ln G H- T— , ,
V V V j
définie dans une Communication précédente. Il est d'ailleurs facile de voir que
la formule qui exprime cette invariance n'est autre que la formule de transfor-
mation linéaire de la fonction Sr pour a = o, ^ ■= — i , a' = i , [i' = o. On a donc
une nouvelle démonstration de l'équivalence de la formule de transformation
linéaire de la fonction impaire H? dans ce cas particulier et de la relation de
Legendre.
Voici encore une autre démonstration de la relation de Legendre. Envisageons
la classe des systèmes équivalents que l'on obtient en remplaçant, dans le système
(aj H- |3-, a'j 4- [i'x, ^V — a'tv, — ,3t^ + atv),
a, p, a', P' par tous les nombres entiers vérifiant la relation ocjâ'— a'p = i; g-, t
sont des variables réelles quelconques, v, w des variables imaginaires dont le
rapport n'est pas réel. Les deux quantités
2e~i T
et
lim lim
I " V' 'v j /-M<m<M
^ — =o-i\-:o^{mv-^mv)- 3i^- .,/ tw\ \— N^/i^N
m, n
■ K- '-^)
ou e est le signe de la partie imaginaire de —., sont isotropes pour cette classe
de systèmes équivalents.
Bull, des Sciences matliém., 2" série, t. XI\. (Septembre 1895.) \\.i(\
202 SECONDE 1>AUTIE.
Pour le démontrer, Kronecker envisage la fonction
atr(ei/, u'„, u,, v, ew),
définie par la série à double entrée
\ogdiir{eu,u'u„v,ew)=\iîn lim > e^"' '»^)^'^' log -^ ^ — -^^- — -
/«, n
(-Mlm^M, — Ni«^N),
où
a'o et t'j étant, comme a^, t„, a, x des variables réelles quelconques. Cette fonc-
tion, qui vérifie l'équation difTérentiellc
c>logatr(eM, Mo, i^o' ^> ^"') c / ' x
5 J^/ — = Ser(w, M„, V, a'),
est un invariant de la classe de systèmes équivalents que l'on obtient en rem-
plaçant dans le système
az + [ix -h Y, aT^,H- [ix,„ ^^'„-h [i^;, ''^' v — a'«%
a'a + ;î'x + Y', a'c:„+ ;^'x,,, a'T;H-,3'x;, — [^(^-r-atv,
y et y' par tous les entiers et a, [3, a', p' par tous les entiers en vérifiant la
relation a[â'— a'^ = i. L'ensemble des termes de même dimension dans le dé-
veloppement de cette fonction suivant les puissances croissantes de a, x, o-^,,
Xj,, a'o, x^ est donc aussi un invariant de la même classe de systèmes équivalents.
Or l'ensemble des termes de ce développement dont la dimension est égale à 2,
est
donc les deux quantités
2 ax-Tt l 1 \ V /
(-> ( p a + it' X ) 3 c- ^ , / s (V
^ ( o,
]
S'
2 ET'Tt l T
^ (»• —
sont isotropes.
De cette isotropie on déduit d'ailleurs immédiatement la relation de I-cgendre.
En modifiant la démonstration précédente, on montre que, quand M et N
tendent vers l'infini, tandis que a et x tendent vers zéro, la somme double
V« cos(/ïcr-/nx)2Tr . m < «, < m _m<„<
^ ( mv -f- nw y
(— MSmSM, — NS/ilN)
tend vers des limites différentes suivant l'ordre dans lequel on prend les limites.
UliVUlî DliS rUBLlCAllONS. loi
\insi l'on a
73- I 0
\"i cosf/ja — /«x)2Ti; i \ \> I 2ZTzi ,. x
/ — / — =—^7—; — 7 \" ''"' '
V
T_o '"." -^ r^' (, / '^=0
■in cos ( « a — /;? X ) '-i Tc _
uni mil hm > ; — — — — T. — 7 -.
lim lim
X = 0 771, 71
De ce fait analytique on dcduiL aussi la relation de Lcgcndrc.
Une autre dénnonstration de cette même relation repose sur une représenta-
tion particulière du carré du produit
Sr'(o, (v.)S7'(o, wj,
où (V, et — (Vj désignent les deux racines de l'équation du second degré
a^-hb^w -i'- c^(v-= o,
dont les coefficients sont des quantités réelles vérifiant la relation
Kronecker a montré {Sitzungsberichte, i883) que l'on a
( iw, + iw,y[ 2r' ( o, tv, ) S' ( o, w.^ ) ]'
où la série à double entrée qui figure dans le second membre est étendue à
tous les entiers positifs et négatifs m, w, or cette série à double entrée ne change
pas de valeur quand on y remplace le trinôme a^ m- -\- b^ mn + c^ n'^ par le trinôme
( a,^ a^ H- 6g aa' + Co a'^ ) /7i=
quels que soient les entiers a, [3, a', p' vérifiant la relation a^'— a'[3 = i; l'ex-
pression
est donc un invariant pour toute la classe des systèmes que l'on obtient en
remplaçant (w,, — w^) par les deux racines de l'une quelconque des équations
, a' H- S'w /a' H- W w\
a. + b,. ^- h c„ ^ — = o.
Cette expression a donc, en particulier, la même valeur lorsque dans la der-
nière équation on suppose a=i3'=o, a' = i, p' = — i que lorsqu'on y fait
2 = P'= 1, a' = p = 0, on en conclut la relation
(ùv)
|_^1^^]^=.,
r':-^)]
>o4 SECONDE PARTIE.
d'où
&"'(0,(V) . '^ \C[ (V, _ .
Sr'(o, tv) iv
("■ - ^)
relation équivalenlc à celle de Legendre, comme on l'a déjà démontré.
Kroneckcr modifie enfin la démonstration précédente en remarquant que
l'on a
V (_ I )("»-')(«-•) («^m= H- (^,mn + Cu«=)'e-'^(''o"'-+''o'»"+'--o"-)
9
V (_ i)('«-0("-0(ûr^/n^H_ bjjin -+- c^iV) e--i"o'»'+''o'»"+'=o"»)
où, au numérateur comme au dénominateur, les sommes doubles sont étendues
à toutes les valeurs entières positives et négatives des indices m, n. Pour
b— o, on a donc, en désignant par (v la valeur commune — des deux racines
1 c
\\\ — (Vj du tnnome rt„4- b^iv + c„(v%
fM' ^— — 3 ^
rn--i J
d'où l'on déduit, pour des valeurs réelles de w, la formule de transformation
linéaire de la fonction Sr qui est équivalente à la relation de Legendre. On
étend ensuite, sans difficulté, la même formule à des valeurs quelconques de iw.
J. M.
COMPTES RENDUS iikudomadaihes des séances de l'Académie des Sciences,
TomeCXVII, 1898 (').
Boussinesq. — Sur les déformations successives à la tête d'une
onde aérienne isolée, durant la propagation de cette onde le
long d'un tuyau de conduite sans eau de longueur indéfinie.
(12-18).
M. Boussinesq étudie le ralentissement, les déformations et l'extinction des
(') Voir liuUclin. \I\^, p. i3o.
HHVUK DKS PUBLICATIONS. 2o5
«>mlcs arricnncs dans les liiyaux, par l'cdct du froftcnicnl cL de la pcnnéahiliU;
caloriCniue de la paroi.
Il obtient, pour expression asymptoticfue de la compression y, Téquation
dt ~ dx
^^V^f ^'(^-«^-<-?"X^'
où a est la vitesse du son dans l'air libre, \x un coefficient habiluellennent voi-
sin de o,oo58, a l'aire et y le périmètre du tuyau, enfin (^{x — at) une ex-
pression de Y approcliée et censée connue.
Il examine en particulier le cas d'une intumescence isolée où, en allant du
front de l'onde {x = ce) vers sa queue (a; = — co), la condensation y croit de
zéro jusqu'à une valeur maxima h (sommet) qu'elle atteint au niveau de la
section X, pour décroître ensuite jusqu'à zéro. Il donne des formules qui per-
mettent de calculer : i" la vitesse de propagation w = -j- du sommet h vers
les X positifs; 2" le rapport m = — r -7^7 > coefficient actuel d'extinction de ce
h a\
même sommet ou maximum h; 3" le coefficient d'extinction ni' — -^
az dt
de l'énergie totale de l'onde ^ = 1 Y^ dx.
«y — 00
Si l'on attribue à la fonction 9 la forme très simple et très naturelle
(i) o(x — at) = Il ; — =/isin*2T,,
^ ' • ^ ' c'-\- {x — aty
où la variable auxiliaire r\ croit de zéro à - de la tête à la queue de l'onde,
2
ces formules se présentent sous la forme
(2) ^JZ^ = ll^*/^ >^,
a 16 v 2 a a
(3) m= I ^/ ,
2ac <s
(4) m'= m v/2 ;
d'où l'on déduit que la longueur sensible de l'onde, mesurée par le paramétre c,
croît, à l'époque considérée, comme l'exponentielle e^'^-'^'^'"^'^^.
Cet allongement se fait surtout à la queue {x = — oc). Au contraire, le mou-
vement de la tète garde à toute époque l'expression (3), où h et c sont sup-
posés lentement variables. Il suffit donc d'évaluer le coefficient d'extinction rri'
de l'énergie
Â
dx = Y c/t'
4
de ce mouvement de la tète pour avoir une équation qui, avec (3), détermine
de proche en proche les déformations.
2oG SECONDE l>ARTIE.
M. Boussincsq trouve, pour calculer m", la relation
m" 3 64 rV, . ; l . \ \ \ ,
— = 1 1 \.5 sin T, cos T, — sin Y\ cos ry (/f, = I,
7878.
Comme le rapport — surpasse — > lenergic décroît plus vite dans la tête
TYi m ° ^
que dans l'onde entière : la tète s'allonge sans cesse, mais beaucoup moins
que la queue.
Si l'on désigne par /?„ et c^ les valeurs initiales des paramètres h et c, on
aura
( -r ) =i + o,io6i ' ^ '- at,
V'W 4v/2«c„ ^
— — i-\- 0,1061 — - — - at,
32
v/i
rt — w = -^TT^ — - I v/2«Cq+ 0,1061 —^ — - at j
On voit que la vitesse de propagation to décroît sans cesse, comme l'avait
indiqué Regnault.
Poincaré. — Sur les transformations birationnelles des courbes
algébriques. (i8-23).
Nôther et Halphen ont démontré qu'on peut toujours, par une transforma-
tion birationnelle, transformer une courbe algébrique plane dont tous les points
multiples sont à tangentes séparées.
On peut aller plus loin et montrer, comme le fait M. Poincaré :
1° Qu'on peut toujours transformer une courbe quelconque en une courbe
gauche dénuée de toute singularité;
1° Qu'on peut toujours la transformer en une courbe plane n'ayant d'autres
singularités que des points doubles ordinaires.
Boussinescj . — Introduction naturelle de termes proportionnels
aux. déplacements de l'étlier, ou termes de Briot, dans les
équations de mouvement des ondes lumineuses. (80-86).
Miltag-Lejijler. — Sur une équation différentielle du second
ordre. (92-93).
INI. Mittag-Leffler fait remarquer que, au lieu de définir la fonction p(w) de
Weierstrass par l'équation connue
on pcul aussi bien la (léfiiiir |>ar rOciualiou du second ordre
■—^ = 6 i = o-,.
f/x' ■ 2 * =
KKVUF. DES PUBLICATIONS. 9.07
Il S(^ pose rnsuilc cclto qiicslion : Trouver toutes les (;(iu;ilions du second
d'y
trdrc, ne eontcuaiit pas x explieitiMueiil, qui soient du premier degré en -y^»
d'y
•ationnelles et entières en y et ~ > et dont Tintéf,'rale f,'énéralc n'ait d'autres
dx
sin};ularités cjutî dos pôles de multiplicité ■>..
Toutes ces é(|uations peuvent être ramenées par une substitution linéaire à
la forme
d'y r 3 , . , dy
dx' ■>. dx
dont l'intéprale j^énéralc, avec les deux constantes arbitraires x., et H, est
nrillouin. — Vibrations propres d'un milicti indcfinimcnl étendu
extérieurement à un corps solide. (94-9O).
Si l'on déforme la surface d'un corps plongé dans un milieu indéfini, puis
qu'on itiimobilise la surface, le milieu, abandonné à lui-même, restera en mou-
vement pendant quelque temps au voisinage du corps, car en général la pres-
sion n'aura pas été réduite à sa valeur d'équilibre en même temps que la sur-
face était immobilisée, puis ce mouvement se propagera au loin et tout s'éteindra
lentement autour du corps. L'existence de ces vibrations propres résulte de
l'absence de mouvement se propageant vers le corps et des conditions à la sur-
face.
M. Brillouin cherche les petits mouvements propres d'une atmosphère ga-
zeuse enclavant une sphère solide. Le potentiel des vitesses d'une onde pé-
riodique émise par cette sphère est
où S„ est une fonction sphérique homogène de degré n en x\ y, z et e la base
des logarithmes népériens.
L'auteur applique cette formule : 1° au cas où la pression à la surface est
invariable; 2° au cas où la surface est immobile. 11 obtient ainsi les équations
qui définiraient le son émis par un corps sphérique en mouvement lent dans
l'air.
La propriété générale, mise en évidence par M. Brillouin, montre que la
forme d'un boulet définit la hauteur des sons qu'il produit, que celle d'un na-
vire définit les périodes des ondes auxquelles il donne naissance, etc.
Boussinesq . — Expression de la résistance opposée par chaque
molécule pondérable au mouvement vibratoire de l'éthcr am-
biant. (i38-i44).
Poincarc. — Sur la généralisation (l'un théorème d'Euler relalii
aux polyèdres. {\\\-\\\^).
•2o8 SECONDIi l'AUTIE.
Qu'on imagine un polyèdre silué dans l'espace h n -h i dimensions. Soient:
a^ le nombre de ses éléments à une dimension (sommets); a, le nombre des
éléments à deux dimensions (arêtes), etc; a„ celui des éléments à n dimensions.
(Tous les éléments sont supposés simplement connexes.) M. Poincaré trouve
a„— a, + a,— a3-i-...±a„ = const.
II est remarquable que la constante dépend de l'ordre de connexion du po-
lyèdre si n est pair, et est toujours nulle si n est impair.
Boussinesq. — Considérations diverses sur la théorie des ondes
lumineuses. (igS).
Painlevé. — Sur les équations du second ordre dont l'intégrale
générale est uniforme. (2ii-'2i4).
L'auteur donne la solution complète de la question suivante :
Étant donnée une équation du second ordre
(0 y'=R(r',r),
où R est rationnel en y' , algébrique en y et indépendant de x, reconnaître si
l'intégrale générale de cette équation est uniforme. ^
La méthode qu'il indique permet d'ailleurs de former toutes les équations (i)
jouissant de cette propriété et de déterminer la nature de leur intégrale : cette
intégrale est une combinaison de fonctions rationnelles, exponentielles et dou-
blement périodiques ou dépend d'une équation de Riccati à coefficients pério-
diques.
Il y a donc une profonde différence entre le second et le troisième ordre,
puisque les équations du troisième ordre de la forme
3
yy"= -y"''+ y"' ^^iy)^
où A(jk) est une fonction algébrique, peuvent admcllre comme intégrale une
fonction fuchsienne. Une des raisons de cette différence est que l'intégrale
d'une équation du second ordre ne peut présenter de coupure.
M. Painlevé regarde comme indubitable que l'intégrale d'une équation algé-
brique quelconque
^{y",y',y) = o,
quand elle est uniforme, est réductible aux transcendantes qu'introduisent
les équations du premier ordre. Il n'en est pas ainsi quand x figure explicite-
ment dans l'équation.
Guldberg. — Sur certains systèmes d'équations différentielles
ordinaires. (210-216).
M. Guldberg a déjà présenté quelques remarques sur les systèmes simul-
tanés qui possèdent un système simultané d'intégrales premières.
UIÎVUK I)HS PUBLICATIONS. 209
\cliiclloniPu(, il «'liidi»; le cas «>ii un systcmc simullanc possède un système
fondamental d'inLcgialos premières.
nOca^^ne. — Sur une mclliodc nomograplilcjuc apj)lical)Ic; à des
('(jiiallons ])ouvant conlcnir jus(|u'à dix varia])lcs. (:2i ()-:>• 19).
IVOcagne. — Complément à la mélliodc nomograpliique rcccni-
nicnt dccrllo en vue de l'inlroduclion d'une variable de })lus.
(277-278).
Jlalfczos. — Sur les équations du mouvement d'un corps solide
se mouvant dans un liquide indéfini. (387).
Clcbsch a intègre les équations du mouvement d'un corps solide dans un li-
quide en supposant nulles les forces accélératrices.
Reprenant ces équations, complétées par l'adjonction des composantes X, Y,
Z des forces extérieures et des composantes M^, M^, M^ de leurs moments,
IM. Maltézos indique les conditions auxquelles doivent satisfaire X, Y, Z, M^,
M ., M., pour que les équations soient intégrables par la méthode de Clebsch.
Ilumbert (G.). — Sur une propriété d'une classe de surfaces
algébriques. (36i-363).
Sur une surface n'ayant pas d'intégrales de difTérentielles totales de première
espèce, une série quelconque, simplement infinie, de courbes algébriques se
coupant deux à deux en un ou plusieurs points mobiles, est comprise dans une
série linéaire de courbes du même ordre. (Les courbes d'une série linéaire sont
des courbes découpées sur la surface fixe par les surfaces d'un même système
linéaire, chaque surface ne découpant qu'une courbe et inversement.)
Les applications de ce principe sont nombreuses; en voici deux :
Toute surface engendrée par des courbes unicursales, sans point singulier
mobile et se coupant deux à deux en un nombre quelconque de points, est re-
présentable point par point sur le plan.
Les surfaces susceptibles d'être engendrées par des cubiques planes de genre i,
se coupant deux à deux en un ou plusieurs points, sont : 1° les surfaces
d'ordre 3 ; 2" les surfaces réglées d'ordre 4 et de genre i; 3° une surface d'ordre 3
(avec ses variétés) dont les coordonnées ponctuelles homogènes, exprimées en
fonctions de deux paramètres u et v, sont des combinaisons linéaires et homo-
gènes des six quantités
1, pupv, p'up'^-, pu-{-pv, p'u-\-p'v, pup' v-^ pvp'u.
Besal. — Sur la denture de l'engTcnage hyperboloïdal. (391-
398).
]NL Rcsal fait la théorie mathématique de ce mécanisme dont l'objet est de
transformer l'une dans l'autre deux rotations non comprises dans un même
plan.
210 SECONDE PARTIE.
Serret (P-)- — Des cercles ou des sphères d'une enveloppe plane
ou solide de classe quelconque. (400-402).
Serret (P.). — Des cercles ou des sphères dérivés d'une enve-
loppe de classe quelconque. (435-438).
Picard. — Sur une classe de transcendantes nouvelles. (47^-
476).
Etant donnée une substitution Crcmona
y = R, (x, Y, . . ., t),
^' = R,n(^» y^ '■■, O,
relative à m lettres x, y, ..., ^, il existe une infinité de systèmes de m fonc-
tions/(5), 9(5), ..., ^(z) uniformes dans tout le plan, n'ayant que discon-
tinuités polaires, et jouissant des propriétés suivantes :
Elles admettent une période w', et l'on a, par le changement de z en z -\- (j),
/(^ + o)) ^ H, [/(..), -^{z), ..., 'l(c)],
9(2 + 0/) = IV[/(c), o{z), ..., ^{z)],
4;(2 + (0) = K,J/(c), Çiz), ..., ^{Z)],
0) et w' étant deux constantes données dont le rapport est imaginaire.
M. Picard traite d'abord le problème en prenant pour les R des fonctions ra-
tionnelles quelconques. On démontre seulement dans ce cas l'existence de fonc-
tions uniformes dans une moitié du plan.
L'auteur résout la question par la méthode des approximations successives.
Il prend pour première approximation des fonctions doublement périodiques
de seconde espèce f^iz), o^{z), . . ., ^^{z), et démontre que les fonctions
^„(2 + oO = ii.,„/„(c)-t-H„,[/„_.(c), ..., 4',.-.(^)]
tendent quand n augmente vers des limites f{z), . . ., 4'(-) qui sont précisé-
ment les fonctions dont il s'agit de prouver l'existence.
Léçy (L.). — Théorème sur les systèmes triplement orthogonaux.
(477-480).
M. Darboux a signalé des systèmes qui jouissent de la propriété suivante :
Si l'on forme le tableau carré des neuf cosinus directeurs des normales aux
UHVUI-: DF.S PUIiLlCATIONS. 211
trois surfaces orthogonales en un même point
X, V, z,
x„ v„ z„
X„ Y„ Z^,
ce tableau est symétrique par rapport à la diagonale principale.
Ces systènnes sont : i" celui qui se compose des trois familles de splières tan-
gentes h l'origine respectivement aux trois plans coordonnes; 2° ceux qui cor-
respondent au système précédent par plans tangents parallèles suivant la mé-
thode de M. Combescure ou suivant celle de M. Darboux.
M. L. Lcvy démontre qu'il n'y a pas d'autres systèmes orthogonaux jouis-
sant de la même propriété.
Serret (P-). — Des cercles ou des sphères dérivés d'une enve-
loppe, plane ou solide, de classe quelconque. (480-482).
Rcsal. — Sur la stabilité de l'équilibre de l'axe de la toupie gj-
roscopique (499-5o2).
Picard. — Sur l'équation aux dérivées partielles qui se présente
dans la théorie de la vibration des membranes. (5o2-5o7).
Étant donnée l'équation aux dérivées partielles
(i) lu -+- ku = 0,
il n'existe pas, si la constante A" est prise arbitrairement, d'intégrale continue
à l'intérieur d'un contour fermé C et s'annulant sur ce contour. Il existe seu-
lement certaines valeurs positives en nombre infini A",, k^, ... pour lesquelles
il en est ainsi; à ces valeurs correspondent les divers sons que peut rendre la
membrane dont les vibrations dépendent de l'équation (i). Ces résultats n'ont
jamais été démontrés rigoureusement, sauf en ce qui concerne la première va-
leur k^. M. Schwartz a, en effet, établi l'existence de la solution singulière cor-
respondante (son fondamental de la membrane).
Reprenant ce problème, M. I*icard envisage l'intégrale de (i) qui devient
égale à l'unité sur C; on peut la regarder comme une fonction de k, lequel
peut être complexe aussi bien que réel. Cette fonction est une fonction uni-
forme dans le plan de la variable complexe k, et ses points singuliers sont A,,
A-j, L'auteur cherche quelle est la nature de ce premier point singulier A:, ;
il trouve que c'est un pôle simple de l'intégrale considérée v, laquelle peut être
développée en une série ordonnée suivant les puissances de A',
V = l -r- i> J{ -+- V^ A- -T- . . . -f- V„ A" H- ... .
M. Picard établit ensuite l'existence de la seconde valeur singulière A,, en
iiionlr.iiit (|uo A est le rayon de convergence de la série
iv — (r„ -h A«', -+-...-<- A" a'„ -h . . . ,
212 SECONDE PARTIE.
dont les coefficienls w^, tv,, . . . sont détermines par les équations
Aw„ — Â-,U = o,
A(V, ■+- w„ — o,
A(V,.4- w„_, = o,
U étant la valeur limite de v^k^ pour n — ce, et w^ se réduisant à i sur le
contour C, tandis que les autres w s'y réduisent à zéro.
Délassas. — Sur une extension aux équations d'ordre quelconque
d'une méthode de Riemann relative aux équations du second
ordre. (5io-5i3).
Les équations d'ordre n qu'étudie l'auteur sont de la forme
F(^):= >A,,.-f-f. =0, -"'''••-y. 7^.7-", A„=r,
^ '^ ôx' dy^ A— o, I, ..., </, pq-^-o, i"i '
qui comprend comme cas particulier l'équation
d'z àz , àz
-h a ^ ï-o—- H- c = o,
dx ôy àx ôy
intégrée par Riemann.
On suppose que les A-^. ont des dérivées partielles jusqu'à l'ordre n — i ana-
logues à celles de z qui entrent dans F(^) et qui soient continues dans une
certaine région du plan.
Si A et B désignent les points où les parallèles aux axes menées par un point
quelconque P rencontrent le contour C, la valeur de z au point P se trouve,
comme le montre M. Delassus, exprimée au moyen des valeurs de z et de ses
dérivées jusqu'à l'ordre n — i le long de AB. C'est la généralisation du résultat
fondamental de la méthode de Riemann.
Lelieiwre. — Sur certaines familles de cubiques gauches. (53y-
539).
M. Lelieuvre étudie Vensemble GT d'une cubique gauche G et de la dévelop-
pable r de troisième classe enveloppée par les plans osculateurs de G.
Il recherche les familles de pareils ensembles, dépendant d'un paramètre w,
qui possèdent la propriété d'être divisés homographiquement par leurs con-
jugués; cela veut dire que, si l'on exprime les coordonnées d'un point de G et
de son plan osculateur rationnellement avec un paramètre t, l'équation diffé-
rentielle entre t et u, qui détermine les lignes conjuguées des cubiques G ou
les développables conjuguées des développables r, est réductible à une équa-
tion de Riccati.
Soit
A dt -h A' du = o
l'équation différentielle des conjuguées, transformée de façon que A soit un
polynôme entier en t du sixième degré, et A' un autre du huitième. Il faut et
il suffit que A divise A'. Or, une méthode indiquée antérieurement par M. Le-
" UHVUP: DlîS PUBLICATIONS. '2\',
liouvrc* nionlrc (iiic, pour ([iic A et A' aicnL une racine conimuric t — ^,,, il faut
cl il suffit, ou ((uc le poinL / -^ t„ de la cubique G engendre, (juand u (et, par
suite, tj varie, une enveloppe de ces cubicfucs, ou que le plan tangent t = t^
h V engendre une enveloppe des développables T. L'auteur peut alors cher-
cher quelles pareilles enveloppes peut et doit posséder l'enveloppe GT pour que
la condition demandée soit remplie, et ensuite tenter la détermination de [)a-
reils ensembles.
Seiliger. — Sur un théorème nouveau de Mécanique. ( 578-5^9).
Soit un système (A) de points matériels auxquels sont appliqués dans un
instant quelconque deux systèmes (P) et (P') de forces instantanées; soient
(Q) et (Q') les deux mouvements instantanés correspondants de (A). On a ce
théorème :
« Si les liaisons du système (A) sont indépendantes du temps, le travail des
forces (P) par rapport au mouvement (Q') est égal au travail des forces (P')
par rapport au mouvement (Q). »
Et ce corollaire : Si, dans le même cas, le premier travail est égal à zéro, le
second travail sera aussi égal à zéro; corollaire qui contient, comme cas très
particulier, le théorème de Bail, relatif à un corps solide.
Resal. — Sur le joint Goubet et son application à l'hélice des
navires. (099-602).
Picard. — Sur une classe d'équations différentielles dont l'inté-
grale générale est uniforme. (6o3-6o4).
Les équations dont s'occupe M. Picard sont des cas particuliers de celles
qu'a envisagées M. S. Lie
Idx
-jz =Z,(;;)^,.(a7,, a?,,, ...,^J+..-H-Z,(;') t,(^.,a7,, ...,37,.)
{i— I, 2, ..., n),
où les \ sont supposés tels que les transformations infinitésimales
^(/)=I]^.-5J. (7 = 1,2,...,/')
i = \
engendrent un groupe à /■ paramètres. L'intégrale générale de (i) peut alors,
comme l'a montré M. Lie, s'obtenir à l'aide de solutions particulières arbitraires,
en nombre convenable /n,
x\, x\, ..., x\ (A- = 1,2, ...,m),
au moyen de formules de la forme
^.= 'f.C^', ••., <, •••, X\\ ..., ^,7, «,, rt^, ..., «J {i- T,2, ...,«),
qui dépendent de // constantes arbitraires a.
2i4 SECONDIi PAUTIE.
M. Picard considère le cas où les 9 sonl des fonctions ralionnclies de x.
Dans ce cas, les points critiques de l'intégrale sont fixes, et l'on peut décider
si l'intégrale générale est uniforme.
S'il en est ainsi, les fonctions Z(^) sont doublement périodiques et les équa-
tions (i) s'intégreront à l'aide des transcendantes nouvelles récennmcnt intro-
duites par M. Picard, et définies de la manière suivante :
Partant d'une substitution birationnclle arbitraire
x' = R, {x,y, . . ., t),
y = R, {x,y, ..., O-
t' = R,„(^,r, •••,0,
il existe une infinité de systèmes de m fonctions
uniformes dans tout le plan, admettant la période w' et telles que Ion ait, par
le changement de ^ en 2 -H w,
/(^-+-co) = \\[/{z), 9(2), ..., 'H-)]^
cp(^ + o.) = R„.[/(s), 9(^), •.M<^(^)]-
Painlevé. — Sur les équations du second ordre à points critiques
fixes et sur la correspondance univoque entre deux surfaces.
(611-614).
Lorsqu'une équation différentielle du second ordre
a ses points critiques fixes, son intégrale y{x) définit, pour x et x^ constants,
une correspondance biuniforme entre les deux surfaces
F (7", y', r, x) = o, F{yl, y'„ y„ xj = o.
Lorsque, de plus, cette correspondance est birationnclle, les intégrales doubles
et les différentielles totales de première espèce, attachées à F, se conservent
dans la transformation, et c'est ce qui rend l'intégration possible.
M. Painlevé s'occupe actuellement du cas où la correspondance en question
n'est pas birationnclle, mais où l'intégrale y =f{x, a, ^) dépend algébrique-
ment de l'une a des deux constantes d'intégration a, p. En éliminant a entre
y =/(a7, a, [â) et jk' = -T^ ) on obtient une équation qui peut être ramenée
algébriquement à l'une des deux formes
y'= /p--f- mv -t- /?,
lUiVUli DliS PUiiLICATlONS. 'ai5
I, m, n rlunl des fonctions algébriques de x et d'une variable n fonction de ic,
qui vérifie soit une équation de Hiccati
II' z= Lii"-^ Mu -h [\,
soit une équation
u' = N ^(i — M')(i —xu'),
où L, M, N dépendent algébriquement de x.
M. Painlevé enseigne à reconnaître si l'intégrale d'une équation donnée est
bien de cette nature. Ka méthode qu'il indique s'applique à toutes les équations,
sauf à celles pour lesquelles le nombre des difTérentielles totalos de première
espèce, attachées à F, est égal à zéro.
L'auteur insiste sur la nature des surfaces F auxquelles sont applicables les
considérations qui précèdent. Ces surfaces possèdent au moins une famille de
génératrices unicursalcs ou de genre i. Les coordonnées d'un de leurs points
s'expriment en fonctions uniformes de deux paramètres. Enfin, elles admettent
un faisceau continu de transformations biuniformes qui dépend d'au moins une
fonction arbitraire. Ce faisceau conserve à la fois les intégrales doubles et les
différentielles totales de première espèce. Il n'existe pas d'autres faisceaux de
transformations biuniformes pour lesquelles une relation algébrique (et une
seule) ait lieu entre les points correspondants.
Guldberg. — Sur certaines équations différentielles ordinaires.
(6i4-6'i6).
La détermination des systèmes d'équations différentielles qui possèdent un
système fondamental d'intégrales premières se ramène, comme l'a montré ré-
cemment l'auteur, à celle des groupes continus p fois transitifs. On peut uti-
liser les recherches de M. Lie pour former un tableau complet de ces équations
dans les cas de i, 2, 3 variables. M. Guldberg présente actuellement quelques
remarques sur l'intégration de ces systèmes, en se bornant, pour fixer les idées,
au cas de n = i.
Lelieuvre. — Sur certaines familles de cubiques gauches. (616-
618).
M. Lelieuvre a indiqué précédemment une classification des ensembles Gr
dépendant d'un paramètre u et formée d'une cubique gauche G et de la dévelop-
pable r dont elle est l'arête, qui sont divisés homographiquement par leurs
conjugués.
Il indique une méthode propre à déterminer ces ensembles.
Kœnigs. — Sur les équations aux fonctions mêlées et un pro-
blème de lignes géodésiques. (683-685).
Soient X, X^, X;,^, .. . des fonctions inconnues de x\ V, Y^, Y^^, ... de y; Z,
Z , Z ,, (Ir z\ T, T„, T„^, ... de t, les variables x, y\ z, t étant liées par
2iG SECONDE PARTIE.
deux équations linéaires ù coefficients constants réels
ax -h Oy -i- cz -\- dt -\- e = o,
ax' -h ù'y -+- c' z -h cl' t -\- e' = o,
où aucun des déterminants tels que ab' — ba' n'est nul.
Soit/= o une équation dont le premier membre est un polynôme composé
avec les fonctions X, X^, ...; Y, Y^, ...; Z, Z'„, ...; T, T^ et leurs dérivées
jusqu'à un certain ordre.
Si l'on groupe ensemble les termes semblables formés de fonctions de la va-
riable X seulement, on peut mettre/ sous la forme
S (vAS^cX?,- = O,
OÙ les cX!"^. sont composés de fonctions de x seulement, et les JL, sont des coef-
ficients composés avec les autres fonctions Y, . . ., Z, T, ....
Cela posé, voici le théorème énoncé par M. Kœnigs :
« Sauf pour certains cas où l'équation / = o se décompose en plusieurs autres,
oX*-
les quotients -^ et les quotients analogues relatifs aux variables y, z, t sont
des fonctions de leurs arguments uniformes dans tout le plan et dénuées de
point essentiel à distance finie. »
Ce théorème sert à résoudre l'équation dont dépend le problème des éléments
linéaires qui admettent pour leurs géodésiques plusieurs intégrales quadra-
tiques.
Painlevé. — Sur les équations différentielles du second ordre à
points critiques fixes. (686-688).
Il existe des équations du second ordre
F(y, r', y, X) = o,
à points critiques fixes, dont les intégrales sont telles que les deux constantes
arbitraires y figurent d'une manière transcendante de quelque façon qu'on les
choisisse.
Le théorème suivant met hors de doute l'existence de pareilles équations
qui n'est nullement certaine a priori.
Soit 9 (y, x) une fonction de y qui, pour x constant, n'admet pas de points
transcendants et dont les déterminations s'obtiennent par une combinaison
d'un nombre fini de lacets. Si la valeur cp„, obtenue en parcourant n lacets,
reste inférieur à un nombre fixe A (si grand que soit /i),
est telle que
l'équation
5^='^'^'^>
a ses points transcendants fixes. (Il suit de là qu'on sait reconnaître si ses
points critiques sont fixes.)
KKVIJK [)E>^ l'IBI.lCAl IONS. v.i
l'elk' t'>t. par f\('iii|ili'. r('(|iial loii
y =-
■■^ Ja(.y){^-xy^)s/\\{y,x)
<»ii peut cIkm-cIut les ('•(|iiali()iis du second ordre à points ci'ili(iucs fixes,
«lonl «IhHiue intt'gralc vcride celle relalion. On Iroiivc qu'elles se ramènent à
la l'oruic
= A(x) v/(>-r")('--^j')-
L'intégrale de <'etle dernière équation est fonction transcendante des deux
constantes de quelque manière qu'on les choisisse. Bien plus, cette équation
ne se laisse ramener d'aucune manière à une combinaison d'équations du pre-
mier ordre. C'est le premier exemple d'équation à points critiques fixes ainsi
irréductible.
En examinant le cas où l'équation ne serait pas, comme la précédente, ré-
solue par rapport à y, M. Painlevé est conduit à d'importantes conclusions,
entre autres à celle-ci.
Soit P dy' -\- Çl dy une dilTérentielle totale de première espèce de F; si les
points essentiels de y{,x) sont fixes (en même temps que les points critiques),
la fonction u = Py" -+■ Qy' a ses pôles fixes. En particulier, quand x ne figure
pas dans F", u{x) est liolomorphe.
Pellet. — Sur les équalions et les fonctions implicites. (719-
722).
Si la fonction F (y) holomorphe dans un cercle de rayon R s'annule pour
n valeurs de y intérieures au cercle de rayon r, et n'admet aucune racine dans
la couronne comprise entre les cercles de rayons j\ et i\{t\<i i\<i H), on a
(Weierstrass), pour les valeurs dey dont le module est inférieur à i\,
F(y) = C/(>')c<-(v);
C est une constante, f{y) un polynôme entier de degré n en y, dont le pre-
mier coefficient est l'unité; G (y) une fonction holomorphe de y dans le cercle
de rayon i\, s'annulant avec y.
M. Pellet montre comment cette fonction G (y) peut être obtenue directe-
ment, par un calcul algébrique, lorsque, la fonction F(y) étant
«a +«, r + «. r ' + ••• + «,- r" + ••• '
l'équation
où a. désigne le module de a-, a une racine positive.
niiilcl. — Sur les surfaces admettant des cubiques o-auclies pour
lij;nps asymploliqiies. (-22).
Bull, des Sciences niitliéin., a' série, l. \l\ (S'.'pLe n'j.v-» iSjk) il i
2i8 SIiCONDH PAKTlIi.
Étudiant les surfaces S, dont les lignes asymptotiques d'un système sont des
cubiques gauches, M. Blute! arrive aux résultats suivants :
1° Les cubiques asynnptoliques ont quatre courbes enveloppes; le plan oscu-
lateur d'une cubique est le même que celui de son enveloppe en chacun des
points de contact;
2° Les lignes asynnptoliques du second système partagent homographique-
ment les cubiques du premier. Parmi ces surfaces, il en existe dont les lignes
asymptotiques des deux systèmes sont des cubiques gauches, de sorte que les
asymptotiques d'un système quelconque partagent homographiquement les
asymptotiques de l'autre;
3° Si l'on suppose la surface S rapportée à ses deux systèmes de lignes
asymptotiques, les valeurs générales des quatre coordonnées homogènes d'un
point de cette surface dépendent de six fonctions arbitraires; la recherche de
ces valeurs n'exigent que des résolutions d'équations du i"" degré et des qua-
dratures.
La première propriété s'étend aux surfaces ayant un système de lignes
asymptotiques composé de courbes unicursales d'ordre supérieur à 3, à condi-
tion toutefois que ces courbes ne présentent ni rebroussement ni inflexion.
Guyou. — Sur le clapotis. (^22-^24)-
A la théorie approchée de M. Boussinesq, M. Guyou substitue une théorie
rigoureuse du clapotis.
Soient X, Y les coordonnées d'une molécule liquide au repos; x^ y celles de
la molécule en mouvement à un instant donné; R^ le rayon arbitraire de la
trochoïde superficielle; R celui qui correspond à la profondeur Y; z la dis-
tance des centres de la trochoïde de profondeur Y à celle de la trochoïde su-
perficielle; L la longueur des ondes.
Les équations du mouvement sont
2 — \
^ = X + sin R — ^ >
y = Y -f- R cos — -— 5
"^ F. I.
R = R„e "i"
Elles satisfont à la relation diiïérentielle
dx dy àx dy _
Cette condition étant vérifiée quel que soit R^, on peut supposer ce para-
mètre variant avec le temps suivant une loi arbitraire; il reste à choisir cette
loi telle que la condition de la surface libre soit vérifiée, c'est-à-dire que l'on
ait pour Y = o et R = R^
dx d-x I f^' y\ ày
KKVUI-: l)l> PUin.lCATIONS. 'i\ij
1-11 posaiil Ky dco^'^, on ohlieiil, piir uik.' iiilr^ralion l'a* ilc,
Lo proMi'inc se résoul donc par les fonelions cllipliiiues.
Caroiuu't. — Sur les surfaces dont les lignes de courbure d'un
système sont planes et égales. (842-844)-
Quelles soiiL les eourbes (C) (Hii, par des déplacemenls convenal)lcs, sont
susceptibles de consliluer l'une des familles de lignes de courbure des surfaces
(ju 'elles engendrent?
.M. Caronnct résout ce problème général dans divers cas étendus. En dehors
des surfaces de Monge, engendrées par une ligne plane dont le plan roule sans
glisser sur une développable quelconque, l'auteur signale les cas suivants :
1° I.a courbe (C) est une trajectoire (T) sous un angle constant de cercles
dont les centres décrivent une droite (D);
2° La courbe (C) est une développante de cercle, dont le plan se déplace en
restant parallèle à un plan fixe. Les surfaces correspondantes sont des mou-
lures dont le noyau est un cylindre de révolution;
3° Les courbes (C) sont définies comme il suit : les distances de tout point
INI de (C) à une droite ( D ) et au point correspondant de sa podaire par rap-
port à un point (O), non situé sur(l)), sont dans un rapport constant. La dé-
termination des surfaces correspondantes dépend de l'intégration d'une équa-
tion de Riccati.
Iladamai'cL — Sur les caractères de convergence des séries.
(844-845).
Il est impossible de former une suite infinie de fonctions 9 (n) de plus en
plus lentement croissantes, de manière qu'une série 2m„ soit nécessairement
divergente si le produit ?^„9„(«) augmente indéfiniment avec /^, quel que soit
/?, et nécessairement convergente si, à partir d'une certaine valeur de /?, ce
produit reste fini.
De même, il est impossible «le trouver une suite infinie de fonctions o,{n)
telles que la série 2w^ soit nécessairement convergente si le produit ^^„cp(/^)
(end vers o pour n = oc, quel que soit p, et nécessairement divergente si, à
partir d'une certaine valeur dc/>, ce produit reste supérieur à un nombre indé-
pendant de n.
Knfin, étant donnée une suite infinie de fonctions '^^{n), '^^{n ), ..., 9 ( /i ), ...,
toutes infinies avec n, on peut toujours former une série convergente -w„,
telle que les séries Sw„ ;;,(«) soient toutes divergentes, et aussi une série di-
vergenle li^„, telle que toutes les séries > soient convergentes.
I\)incar('. — Sur la propagation de Télectricité. ( ioa--io.)2).
Les variation'- du poirrilicl dans un fil ([ui transmet une vibiation électrique
no SECONDIi PARTIIî:
sont roprt'sorilrcs par l'cqiialioii
(0
ôt'
où A, B, C sont des constantes. Coite équation, dite des télégraphistes, peut,
si l'on choisit convenablement les unités, être réduite à la forme
(2)
i>\_ ^ Ù\_
~0F '^ ' ôt
l'unité de vitesse est alors la vitesse de la lumière. Si l'on pose V = Ue~', et
qu'on se donne les conditions initiales, à savoir que, pour < = o, U et —— se
réduisent à des fonctions données f{x) et f^{x), on peut mettre ces deux
fonctions sous la forme d'intégrales de Fourier
t./ — 00
^-4-00
/,(X) = / ()^(q)e'1-c/q,
'- 00
et alors la solution est donnée par la formule
U
e'V
cost \lq^ —1 + 8,
sin^ y/^' — I
dq.
Discutant cette solution dans le cas où /(^) et/, (jt) n'ont de valeurs sen-
sibles qu'entre x = a et x ^= b, M. Poincaré parvient aux conclusions sui-
vantes :
La tête de la perturbation se propage avec une certaine vitesse, de telle
sorte que, en avant de cette tête, la perturbation est nulle, contrairement à ce
qui se passe pour la conduction calorifique et conformément aux lois de pro-
pagation de la lumière et du son. Mais il y a, avec ce dernier cas, une diffé-
rence importante, car la perturbation laisse derrière elle un résidu, U ne
s'annulant pas pour b -\- ty' x y- a — t.
Si « — 6 est très petit, c'est-à-dire si la perturbation est de très courte durée,
on a sensiblement
U = -/(x — i) pour n-\-t'>xy-b-{-t^
U
f{x-\-t) pour a-\-t':>x'>b — t.
U = o dans tous les autres cas.
Le résidu est donc négligeable par rapport à la perturbation principale, mais
il n'en est plus de même si la perturbation est de longue durée et si a — b est
fini.
Goclefroy. — Sur les riivons de courl)iire successifs de certaines
courl)es. (1062).
RRVUr nnS PUBLICATIONS. 7.7.1
Si l'expression du r;iyon (l(; conrbiirc csl connue sous la fornne d'une fono
lion \\ — I''(IJ, V) (It's (list.iiiccs d'un point fixe à la laiif^cnle cl. à la normale,
on a ce théorrnie :
« Les rayons de courhurc; suecessiCs de la courbe s'expi'iruf'nl, en foncLion de
l' cl de V. Uq rayon de courbure (juciconquc est rcpréscnlé par la did'érentielle
lolalc de l'expression du précédent, dans laquelle on remplace respectivenricnt
</U, (/\ par V et F(U, V) — L'. »
l.'.iulenr lail diverses applications de ce théorème, notamment à la parabole
pour laquelle on aperçoit une loi de formation régulière des polynômes repré-
sentant les rayons de courbure successifs.
VliUSLAGEN EN MEDEDEELINGEN der Komnklijke Akvdkmie v.\n Weten-
scHAPPEN te Amsterdam (3^ série). I11-8 (^).
Tome VU; 189-».
(irinwis [C .-II .-C .). — Sur dctix formes d'énergie dans Je mou-
vement de roulement. (47-63).
!h \ ries («/•)• — Stir un groupe de configurations planes régu-
lières et quelques configurations planes connexes de points et
de courbes. (75-96).
La figure plane formée de 3 couples de points situés sur 3 droites con-
courantes détermine 4 couples de triangles perspectifs qui mènent à 12
points nouveaux, les points d'intersection des côtés homologues, et 16
droites nouvelles, les 12 côtés des triangles et les 4 axes d'homologie; ces
éléments nouveaux constituent une cf(i2,, 16,) A. De la même manière,
Il — I couples de points sur n — 1 droites concourantes donnent lieu à une
cf [«(n — i)j„_^, ln{n — \)(n — ^)3], désignée par le signe a„. Elle possède
8( , I points diagonaux triples et n points diagonaux de Tordre ii — i; ces
derniers sont les centres de 71 cercles dont le rapport des rayons, les centres de
similitude et les axes de similitude entrent dans la configuration. Détermina-
tion de !7„ par des constellations. Toute c,, contient (2/1 — 5)[ | quadrilatères
complets; chaque point de a,, entre dans (2^ — 5)(/i — 2) de ces quadrilatères,
chaque droite de a„ fait partie de 2/? — 5 d'entre eux; les a^ ^ comprises dans
une !r„ comme figures résiduelles de 2 points. Si d'une a„ on enlève les
éléments de p cfî,,, n'ayant prises deux à deux aucun nombre commun
( ') \oir nullcdn, \l\\, p. 179.
222 SECONDE PARTIE.
dans leur notation, il reste unecf U/iM^M ,4/iM^\ • Les points <le 7,.
forment avec les çul)i(|iies à 2 brandies déterminées par les g^ comprises
dans a,, une cf n{n 1) ^^ .^ , ( ',"
' 2 j
On trouve une traduction française de ce Mémoire dans les Archives I\'écrl.,
t. X\V, p. 33-56.
■:)„]• •
Klayvcr [J.-C). — Nombres caracLérlsllqiies des courbes
gauches algébriques. (i2i-i(34).
Application de la Géoméirie énumérative de AI. II. Schubert aux courbes
gauches K'" d'ordre m quelconque. Explication de la notation de Schubert.
Détermination du nondjre X des tangentes de la courbe qui la rencontrent en
un autre point, du nombre x des points d'intersection de 3 tangentes non
consécutives et des nombres corrélatifs, en fonction de l'ordre m et du genre D
de la courbe, supposée de ne pas posséder des particularités d'un ordre supé-
rieur. Les résultats de cette Partie introductrice du travail s'accordent avec
les résultats connus de M. Cremona (1870).
La surface des cordes triples de H'". Ordre ;x de la surface et degré 0 de
multiplicité de R"' sur elle. Cette surface ¥>'■ contient deux espèces de généra-
trices particulières, les arêtes qui rencontrent les génératrices infiniment voi-
sines et les génératrices qui passent par 4 points de R„,. Dans la recherche
du nombre de ces dernières génératrices quadruples de la surface Fi^, l'auteur
retrouve, d'une manière caractéristique, le nombre des droites situées sur une
surface cubique.
Ensuite, la détermination de l'ordre m' de la courbe double de F:^ exige la
connaissance du genre de Ei^. Ce nombre résulte d'une relation entre les genres
de deux espaces en relation géométrique, trouvée par M. Zeuthen. D'abord, le
genre de Fi* fait connaître le nombre des points doubles d'une section plane
qui à son tour mène au degré m' de la courbe double. Cette courbe possède
4 groupes dillerents de points remarquables. Si l'on exclut le cas m = 5, R""
ne contient pas de point double ordinaire, toujours des points triples et des
points quadruples. Avant de déduire le nombre de ces points triples qui, d'après
une vérification simple, monte à 740 quand R"' est l'intersection totale de
deux surfaces cubiques, l'auteur est obligé de rechercher la classe de trois sur-
faces développablcs circonscrites à El*. Surtout la déduction de la classe de la
dévcloppable doublement circonscrite à F:* le long de R'"' fait ressortir l'uti-
lité de la méthode de Schubert.
Enfin, l'auteur contrôle ses résultats par l'étude indépendante des quatre
courbes gauches R" non situées sur une quadrique.
De Vries {J .)- — Nouvelles propriétés de la configuration harmo-
nique (24..,, 18,). (177-191).
La configuration harmonique (24,, 18J est inscrite dans une courbe quar-
tique. Cette courbe comprend encore les iG points d'intersection des couples
de droites associées. Les points et les droites des deux j^ qui déterminent la
configuration harmoni(|uc formonl avec leurs points et droites complémen-
UKVLII': 1)1-: s PU n M CATION s. 9.'^'5
tniros une ronfii^nralion /jo,, inscrite dans une qnaiMique. La f\o^ appartenant à
la conlijiuralion liarinoniqiic peut, de liuiL manières did'érenles, être composée
de deux configurations Cio^, 20,) de construction difTérente; elle contient encor(;
seize conlii^urations (•-('i,, »?-J- l-*'^ points delà configuration \i)^ donnent lieu à
3t) coni(|ues, dont chacune contient !\ points de la configuration harmonique et
/| points complémentaires. Il y a 800 cubiques passant chacune par 12 points
(!(' la configuration /|0^. Les 4^ points accessoires d'une a^ forment 12 qua-
druples linéaires; ils font partie d'une configuration combinatoirc (56^,28^).
Les 16 droites de a, forment iG sextuples tangentes à une conique: les48 points
accessoires se rangent en 16 sextuples coniques; elles font partie d'une confi-
guration combinatoirc (8^3,36,). Les 72 points de la configuration harmonique
forment 6 groupes de points conconiques.
On trouve une traduction française de ce travail dans les Arch. NéerL,
t. X\V, p. 57-69, sous le titre : Sur une configuration plane de 24 points et
de 18 droites.
BaeJir {G .-F .-W.) . — Sur les j)oinls d'inflexion de l'herpolhodie
de Poinsot. (3'28-36o).
Après que 'SX. de Sparre eut démontré, en se basant sur la théorie des inté-
grales elliptiques, que Therpolliodie ne présente ni points d'inflexion, ni points
de rebroussement, plusieurs auteurs ont repris la question géométriquement.
Dans le présent Mémoire, M. Baehr tâche de prouver le théorème sans sortir du
domaine de la Géométrie analytique.
Ce Mémoire est inséré, en même temps, dans les Annales de Delft, t. VI,
p. 27-50.
De Vries {J.)- — l^olvgones cycli({ues sur des cubiques planes.
(430-46.).
Dans ce Mémoire, l'auteur considère trois espèces de polygones inscrits à une
cubique donnée. Les polygones de première espèce sont à la fois inscrits et cir-
conscrits. Dans les polygones de seconde espèce le point tangentiel du sonjmet A,
se trouve sur la droite A-^^A^-^j. Dans les polygones de troisième espèce le
point tangentiel d'un sommet se trouve sur le côté opposé.
L'auteur se sert de la relation Hw = 0 (mod. to, w') entre les Zn points d'in-
tersection de la cubique donnée et d'une courbe quelconque d'ordre n.
Traduction française du Mémoire Arch. Nëerl., t. XXV, p. i-32.
Tome VIII; 1891.
Klayver {J.-C). — Sur des systèmes de rayons déduits de
4 droites données dans l'espace. (41-71).
Dans les Math. Ann. {l. XIII, p. ifiS) M. A. Voss a démontré l'existence
d'une relation identique entre les coordonnées de droites de 4 tangentes d'une
cubique gauche R% de manière que le problème de construire une IV qui
louche 1 droites données est impossible ou indéterminé.
9.2i Sr:COM)F. PARTIE.
L'auteur donne d'abord une nouvelle déflueiion de la relation de M. Voss. Il
démontre que f\ droites données i, ?., 3, 4 touehent une infinité de cul)iques
gaurhes, si les 4 hyperboloïdes (2,3,4), (-^jAj 0> ( 4> '> 2), (1,2, 3) admettent
une tangente commune z. A cette fin les racines carrées des quantités (i,^),
(2,2), (3,2), (4, 2), où {p, r/) - p,r/^^- p^r/^-h p,q^-h p,q,-^- p,q,-h p,q,, doivent
satisfaire à 4 équations linéaires liorTiogénes déterminées. L'élimination des 4 ra-
cines donne la relation F = o de M. Voss en forme de déterminant. Sous la con-
dition r = o les 4 racines en question sont proportionnelles aux mineurs
premiers de ce déterminant. Dans ce cas, on a donc identiquement
(XZ) {2Z) (32) _ (42)
v/(i2)(.3)(,^0 s/(2i)(23)(24) v/(3')(32)(34) v/(4i)(4'^)(43")
dans le cas général F =z^ o ces équations déterminent un lieu de droites z. Eu
égard au signe double des racines, ce lieu se compose de 12 complexes linéaires,
qui se pénètrent trois à trois suivant 16 congruences de premier ordre et de
[)remière classe et six à six suivant 12 hyperboloïdes. Cette figure à trois di-
mensions montre une analogie frappante avec celle des 12 plans bissecteurs des
angles dièdres sur les arêtes d'un tétraèdre, leurs 16 droites d'intersection trois
à trois et leurs 12 points d'intersection six à six, les sommets et les centres
des sphères qui touchent les 4 faces. Parmi les 12 hyperboloïdes les surfaces
(234), (3'|i), (4i2), (i23) correspondent aux 4 sommets; les 8 autres se di-
visent en 2 groupes de caractère différent, les surfaces réglées H,, H^, H,, H^
qui correspondent aux centres des sphères ex-inscrites et les surfaces réglées
U , Hg, H., Hj qui correspondent aux centres des autres sphères tangentes.
Après l'étude détaillée des 2 groupes de 4 hyperboloïdes qui font trouver
3 systèmes focaux et i groupe de surfaces F% l'auteur revient au cas T = o. Il
prouve que le rapport anharmonique des 4 points de contact a la même valeur X
pour l'infinité des courbes tangentes R^ et que l'on a V— a'V, où V et V sont
les rapports anharmoniques des points d'intersection de i, 2, 3, 4 avec les 2 sé-
cantes communes, situées sur les 12 hyperboloïdes.
Traduction française Arch. NéerL, t. XXV, p. 70-100.
Carclinaal («/•)• — GoDstriiction des surfaces qiiarliques à co-
nique double à l'aide de faisceaux projeclifs de sui^faces qua-
di-aliques. (88-146).
L'auteur a mis en rapport Tune avec l'autre deux générations différentes de
la surface quartique à conique double. La première, indiquée dans le titre du
Mémoire, a été énoncée par M. C. Segre {Math. Ann., t. XXIV, p. 3i3); la
seconde, énoncée par M. Th. Reye, se base sur la correspondance quadratique
entre deux espaces de trois dimensions. M. Segre remarque qu'il est étrange
qu'on n'ait pas encore pensé à déduire de la première génération une théorie
synthétique complète de ces surfaces. Dans le présent Mémoire, l'auteur comble
cette lacune et il y réussit à l'aide du rapport entre la génération de Segre et
celle de Reye. Dans la correspondance entre les deux espaces S et S' aux
points, aux droites, aux plans et aux quadriques F^ de 2 correspondent suc-
cessivement des couples de points, des coniques, des quadriques F'^ passant par
une conique déterminée d- et des surfaces quartiques à conique double d^ de S'.
Ainsi à la généralion d'une qiiadrique 0= en 1 à l'aide de deux faisceaux
nKVllF DKS PliRI-ICATIONS. 7,9.5
projrrtifs do phnis rnrrospund m X' la îrt'iKT.'ilion d'une siirfarn quart iqno O*
;i coiiKiiic (I<>til)lo; de s(>rl«> ([iic la siiifar<î ()' (ui'iiif rimaf;»; de la surface ()' r;t.
(|ii(> les I \ |»cs divofs de surfaces ()^ font conuaitrf les lv|)cs de surfaces (>'. Daus
celle classilicaliou, l'aiileur (ixe l'alletil ion sur trois cii'constauccs dinV;rciil,es, le
caiMclère de l'iuiatic O', le caracicre de la (juadricpie K' (|ui est le lieu des
c»'»nes du syslènic I ri |ilcinciit inlini de (|uadri(|ues de 1' cori-espoiidanl aux plans
de i: cl à la po>itiou des quadricpics (.)' et K' l'une par ra|)poil à l'autre.
De Iiocr[h\). — Applicalion de la niéllioclo de Darhoux à l'équa-
lloii didV'rcnlielle 5 =/(/•, /). ('A'U-:4(S()).
Kxposé de la luc-lliodc. Lith'ralurc. Cas particuliers capables de transforma-
tions simples (|ui mènent à des solutions évidentes. Hechcrciies directes par
rapport au cas général à l'aide du critérium de Jacobi, etc.
l'iaduction française Arcli. NéevL, t. XWII, p. 353-4 12.
Lorenlz (fl.-^i.). — La lliéorie de Maxwell stir le moiiveineriL de
rélecLricilé. (^^S-.ii-).
Alifj'i'e/' [J.-C). — Sur les Langenles d'indexioii de la biquadra-
lique gauche. (346-38o).
Les 16 points d'inflexion d'une biquadratiquc gaucbe \\\ se trouvent quatre
à quatre dans les faces du tétraèdre autopolaire des surfaces quadratiques
passant par la courbe; les tangentes d'inflexion passent toujours par les sommets
opposés à ces faces. Ainsi l'on ne trouve 4 tangentes d'inflexion qui ne se
rencontrent pas qu'en prenant un des 16 points de chacune des quatre faces,
ce qui est possible de 256 manières dilïérentes. Si l'on représente les coor-
données a:,, x^, x.^, x^ des points de R^ prises par rapport au tétraèdre auto-
polaire à l'aide des fonctions p(m) de \A'eierstrass par les formules
X, x„ X, X
p"{u} p'{u) p{u) I
ces 256 combinaisons se rangent en quatre groupes de 64 combinaisons carac-
léiisées par les relations
U^-h U^-h U^-+- U.— 0, U^-\-U=l(^-î-U., u^-\- u^= u.^-i- u, u^-h u^— u^-h u..
La première relation fait connaître 4 points complanaires; ce cas symétrique
est étudié en détail. Dans ce cas les coordonnées de droites des 4 tangentes
d'inncxion i, 2, 3, 4 satisfont à la relation identique
(23)(,4) + (3r)(24)-f-(.2)(34) = o,
de manière que le problème de la construction d'une R^ tangente à 4 droites
données est impossible ou indéterminé. Ensuite l'auteur s'occupe de la notion
d'invariant absolu des R*. Enfin, le cas asymétrique it ,-^ it^= u^-\-u.
est caractérisé par la relation {— a -h b -h c)* = G'^a'Oc où a = (23)Ci4).
6=:(3,)(2l), c = (.2)^31).
t226 SECONDE PARTIE.
Korteweg {D.-J.). — Sur les poinls de plissement. (385-386).
Transformalion d'un point de plissement et de ses courbes spinodale et
connodale adjointes à travers un point conique de la surface.
Van cler JVaals [J.-D.). — La valeur de la pression pour des
phases coexisLanles de mélanges, notamment de solutions sa-
lines. (409-459).
Traduction française Arcli. Néerl., I. XXVI, p. 91-125.
Tome IX; 1899..
Bierens de llaari {D.). — Matériaux pour l histoire des Mathé-
matiques dans les Pays-Bas. (4-47)-
]N° 37. Essai d'une bibliographie de l'histoire des Sciences mathématiques et
physiques (^66 numéros). Table des biographies y comprises.
Van den Berg (^F.-J.). — Sur la résolution approehée des équa-
tions d'après Newton. (53-6^).
Exposé analytique et géométrique de la méthode. Amélioration de la mé-
thode à ('aide d'une formule où entrent trois points voisins du point d'inter-
section cherchée de la courbe y — f{x) avec l'axe des abscisses.
Van den Berg [F.-J.). — Sur des coniques qui ont un contact
du quatrième ordre avec nne courbe plane. (85-io3).
Les coordonnées du centre C(a,[3) de la conique qui a au point A (.r, y) un
contact du quatrième ordre avec la courbe y —f{x) sont
j/- — Sqs J/' — ôgs
où /?, q, r, s ont la signification ordinaire. La droite AC est tangente en C au
lieu de C (courbe de déviation). L'équation de ce lieu s'obtient par l'élimina-
tion de X entre les deux relations données. Exemple : la courbe de déviation
d'une spirale logarithmique est encore une spirale logarithmique; le problème
réciproque : « trouver la famille des courbes y=f{x) qui possèdent une
courbe de déviation donnée. »
Enfin, l'auteur considère la série des coniques osculatrices pour lesquelles
les lieux des foyers sont enveloppés par les droites qui joignent les foyers de
la conique au point correspondant de la courbe donnée.
Van den Berg (F. -J.). — Sur le calcul de systèmes centres de
Icnlillcs. (1 '25-130).
RRVUK nF<S PUBMCATIONS. j.y)
Cri/n\'is (^\-//.-C). — L'cncrgic kiiicliqjio du inouvcmfnt con-
li-al. ('.il I -■.>.:>.")).
DcToinposilion i\c la vitesse du jmoii\ rtiicnl des rornèles cl des plarirles en
deux composantes |terpendienlaiies l'iitie à l'antre, l'une descpudles esl diri;;(;o
vers le centre d'altraclion. Kludc des énergies Ivinéliqucs dépendanl de ces
roniposanlcs, etc.
Sclioutc {l*.-ll .). — Un prohlènic (Je la GconicliLa silus. (226-
280).
Il s'agit du problème de M. Lcmoine sur la bande de timbres-poste.
Sirks (J.-L.). — De rinflucnce de la difTraction par un réseau à
mailles reclangulaires, placé devant l'objectif d'une lunette, sur
la clarté de l'image principale d'une étoile. (.307-328, i [)!.).
Speckman (fl.-A.-lF.). — La méthode de M. Darboux pour
l'intégration des équations aux dérivées partielles, non linéaires^
du second ordre. (44>-497)-
Ce travail se compose de deux parties distinctes. Comme on sait, la métliode
nouvelle d'intégration exige la recherche d'intégrales communes de deux équa-
tions simultanées, l'une desquelles est du second ordre en p. Tandis que la se-
conde Partie du présent Mémoire s'occupe du cas particulier où cette équation
caractéristique a des racines égales, la première Partie est consacrée à l'étude des
équations simultanées. Dans cette première Partie, l'auteur fait connaître les
deux méthodes de Darboux, le rapport intime entre eux et les méthodes plus
spéciales de MM. I alk, Picart, Hamburger, Winckler, Kônig, Sersawy. Dans
la seconde Partie, il démontre que les équations auxiliaires admettent le
nombre maximum cinq d'intégrales communes dans le cas où les racines de
l'équation caractéristique sont égales. Il fait connaître les cinq intégrales
communes et applique la théorie aux cinq cas particuliers
/{r,s,t) = o, f{x,r,s,t)=:o, /{ y, r, s, t) = 0,
f{z, r,s, t) = 0, f{q,r,s,t) = o.
Ensuite, il s'occupe d'une classe d'équations du second ordre et du second
degré, faisant partie des équations de Poisson. L'étude des équations aux dé-
rivées partielles non linéaires du second ordre lui fait trouver le théorème que
l'intégration de ces équations et de l'équation d'Ampère dépend du même sys-
tème d'équations de condition, soit qu'on parte du système de Monge, soit qu'on
se serve du système de Darboux. Enfin, par des opérations inverses, l'auteur
déduit de nouvelles relations difTérentielles.
Traduction française Arch. Néerl., t. XW'II, p. 3o3-354.
17.8 SECOXDR PARTIR.
VERSLAG DER ZITTINGEN van de Wis-en Natuurkundige Afdekling dkr
KoNiNKLiJKiî Akademie VAN Wetenschappen Ic Amstcrclom. In-4°(*).
Tome I; juin i8()2-inai 1893.
Lorentz (II.-Â .). — Sur la réflexion de la lumière par les corps
en mouvemenl. (:28-3i).
SchoLite (P.-I/.). — Sur une relation générale dans la théorie des
courbes planes. (53-58 et 62-6-).
Si — + ^- = 1 représente l'ellipse E et que f{x, y) forme l'expressii^ii
homogène des termes du /i'^'"" ordre de l'équation d'une courlje C" par rapport
aux mêmes axes, les anomalies excentriques d^ des points d'intersection
Sj,(A- = 1,2, ..., 2/i) de E et de C" ont une somme A déterminée par la rela-
.. /( «) '^) ^ • ,■ .. . , I
lion C'A = -~ ^. Cas parliculiers. Rapport entre ces résultats et ceux de
f{a, — ib)
Laguerre.
Lorentz [II. -A.). — Le mouvement i-elatif de la Terre et de
l'éther. (74-79)-
Lorentz [IL-A.). — La théorie de Slokes sui' Taberration. (97-
io4).
SchoLite [P.-H.). — Recherche de la position des 2- droites
d'une surface cubique les unes par rapport aux autres à l'aide
de la représentation sur un plan. (i43-i44)-
Indication de la correspondance (i, i) entre les points situés dans des direc-
tions dillerentes autour d'un point principal du plan à distances infiniment pe-
tites et les points de la droite homologue de la surface cubique.
Lorentz [H. -A.). — L'influence du mouvement de la Terre sur
la propagation de la lumière dans les corps biréfringents. (i49-
i54).
Fan der Waals [J.-D.). — Théorie thermodvnamique de la ca-
pillarité, (i 58- 160).
C) ("c Recueil \a remplacer dorénavanl les ]'ctslagcn en Mcdcdcclini^cn.
KKVIJK DKS IMIUMCA'IIONS. 'jljaj
Sc/io/s ( ( ' Il .-M .). — La loi <l<'s crrciii-s crobsciN alioii. (^\()^-:>.u'a).
I,'. m leur s'orcii ne dr l;i pfoI);il)ilil(' —=.dx\ i -i rrr "i T ir "1 r-p-t----)
M/iTT V '^! 'l! -^î /
(|u'iiii(' ('ii-(Mir se trouve eiiliv; les liiniles .r et :r-|-c/j7, où -^^^ rf'[)rcsenle un poly-
iioinc (roitlrc // cil ,.- cl K une conslante. Dans le cas des erreurs synictiiques
SA- — .Si:/.-;
K _^, (lisparaîl cl l'on trouve K^ = — -' ^ , ^ ., — ^j où A, et /.\ indiquent les va-
leurs moyennes des secondes et des quatrièmes puissances des erreurs; si s est
le nombre de ces erreurs, on a donc K^-=-l —^ — 3j. L'application de ce ré-
sultat à <|ualrc séries d'observations astronomiques de Bessel fait connaître des
diiïérences petites très marquées entre les valeurs théoriques et les valeurs ob-
servées; de plus, l'étude d'une série d'observations géodésiques du général italien
Kerrero mène aux mômes résultats. L'auteur cherche à expliquer ces différences
caractéristiques à l'aide de deux influences, dont l'une, la combinaison d'obser-
vations d'exactitude inégale, tend à donner à K; une valeur positive, tandis que
les fautes élémentaires elles-mêmes ont ordinairement l'effet opposé. Enfin,
l'auteur indique comment des observations d'exactitude inégale doivent être
combinées.
Tome II; mai i(S93-mai 1894.
Schoute (P. -II.). — Trois modèles de surfaces développables en
rapport avec des équations algébriques. (8-12, 44)-
Il s'agit des surfaces discriminantes des équations w'+ 3a:u'--h "^yu + z = 0,
u^ -\-^xu^^ [\yu -\- z ^^ 6, u^ — i5a^-l- i5a7a--f- 6y M + ^ = 0. La dernière
divise l'espace en quatre parties (à 6, ;^, 2, 0 racines réelles). Sections de cette
surface par les plans x — const.
Van der Waals (J.-D.). — La loi de l'attraction moléculaire.
(20-21).
Koi'LcAveg (D.-J.). — Communication sur les formes fondamen-
tales des courbes de la troisième classe. (60-64, 81,1 pL).
Division en courbes à une branche et courbes à deux branches. Subdivision
des courbes du premier groupe en courbes qui admettent et qui n'admettent
pas des sécantes à six points d'intersection imaginaires. Représentation gra-
phique de cette classification.
y^tn de Sande Bakhuyzen (II. -G.). — Sur la variation de la la-
titude. (i32-i38).
Meerburrr (J.-II.y — Contribution à la connaissance de la pola-
risation électrolytique. (102-1 56).
23o SliCONDIi: PARTI H.
Hésuiiié de la tlièsc du même titre. Klude de la lui
i= Acp'(0 + Br^j-f (n- f I -f(/- ^J- r(t) dx\,
entre l'intcnsilc i du courant et le temps t, où cp(^) représente la densité de
l'hydrogène sur l'électrode.
VERHANDELÎNGEN der Koninklijke Akadkmie van Wetexschappen le
Amsterdam. 111-4".
Tome XVIII; 1879.
Biei'cns de llaan {D.). — Sur la déduction d'équations dlfféren-
tielles d'une équation intégrale donnée. (37).
L'auteur s'occupe d'équations intégrales de la forme
{x -^ ay -\-by{x ^ aj- + b^)'>= P.
Lorentz [H. -A.). — Sur la relation entre la vitesse de propaga-
tion de la lumière et la densité et la composition des milieux.
L'auteur donne un résumé de la théorie de Maxwell ; ensuite il étudie le mou-
vement de la lumière dans un milieu isotrope à structure moléculaire. Cette
étude mène à des formules qui lient la vitesse de propagation à la densité et
la composition du milieu. Ces formules admettent une vérification expérimen-
tale à l'aide de la détermination des indices de réfraction. Dans ces recherches
l'auteur fait attention à la dispersion de la lumière.
Bierens de Haan {D.). — Sur la difTérentiation de quelques in-
tégrales elliptiques suivant le module ou une fonction du module.
(33).
Tome XX; 1880.
Korteweg (D -./.). — Théorie générale des forces pondéro-
motrices (56).
Les hypothèses dont on se sert dans l'explication de la loi qui forme la base
de la théorie électrodynamique d'Ampère ont été données par C. Neumann
{Math. Ann., t. XI, p. 3i3). Trois de ces quatre hypothèses entrent dans
toutes les théories électrodynamiques plus récentes. Seulement la quatrième,
d'après laquelle il n'y a pas de forces pondéromotrices en dehors de la droite
HKVIII': l)i:S PUBLICATIONS. -a^i
(|iii jitiiil (liiix tlcinciils (le t'oniaiit cl imii plus di-s CDiipIc-î cIIilm; leurs, u (';lé
iciiiplucco |)lus d'uiKî fois [)iir d'aulrcs liypothèscs : d'ahcjrd paf Grassrnanri,
puis par voii Ilclinljoll/. h'après l'Iiypollièsc de (Irassrnann, les forces pondéro-
moirioes sont perpendiculaires aux élériicnls de courani; d'apiès celle de
lloliiilioltz, les forces cl les couples dirccleurs admclLcnl un potenliel. Chacune
de ces qualrièines hypollièses mène à une théorie éleclrodynarni(|uc, et ces
théories sont d'accord pour les courants fermés et en discordance par rapport
aux courants ouverts. Chacune des trois a ses adhérents. L'auteur développe
une théorie plus générale qui connprcnd les théories anciennes comme des cas
particuliers en rejetant et ne déplaçant pas la quatrième hypotlièsc. Sommaire :
l'\)rces et couples en action entre deux éléments de courant. Les quatre posi-
tions fondamentales. Les milieux des deux éléments se trouvent sur un même
axe de coordonnées. Décomposition des forces et des couples. Un des éléments
est placé à l'origine et dirigé suivant l'axe des x. Élément de position arbitraire.
Action d'un courant élémentaire fermé, placé à l'origine, sur un élément quel-
conque et sur un courant fermé quelconque. Les deux conditions de concor-
dance avec la théorie d'Amjx'rc pour des courants fermés. Action d'un courant
fermé sur un clément incomplel. Fîésumé. Les hypothèses d'Ampère, de Grass-
mann, de Slcfan. La théorie générale des potentiels. Actions de forces d'après
la théorie des potentiels de Ilelmholtz. Théorie de Wand. Les théories élec-
trodynamiques de Weber et de Clausius. L'influence de la polarisation diélec-
trique. Action momentanée d'une décharge statique.
Van der II aais (J.-D.). — Remarques sur le Mémoire précédent.
(.2).
L'auteur remarque qu'il est possible de remplacer dans les calculs de
M. Korteweg les éléments de courants et les courants élémentaires fermés par
des courants de dimensions finies sans que les formules deviennent plus com-
pliquées.
I an der Waals (./.-/).). — Recherches sur les propriétés corres-
pondantes des courbes de vapeur normale et de fluide pour des
matières diverses et sur une modilicalion de ces courbes dans le
cas de mélanges. (32).
] an der Waals [J. -[).). — Sur les coefficients de dilatation et
de compression de divers fluides en des circonstances corres-
pondantes, (il).
Tome XXI ; 1 88 1 .
hanierlingh Onnes (//.)• — Théorie générale des fluides. (24-
'4-9)-
L'auteur se hase sur l'hypothèse que les molécules des fluides sont des corps
semblables, élasti(|ues, à dimensions presque inaltérables, qui s'attirent les uns
ï^j. SlîCOiNDlî PARTIE.
les autres avec des forces qui se réduisent à une pression à la surface, propor-
tionnelle au carré de la vitesse. De plus, il accepte le théorème de la Théorie
mécanique de la chaleur d'après lequel la force vive du mouvement progressif
mesure la température. Sommaire : L'équation des isothermes. Forme générale
des isothermes. La température, le volume et la pression critiques d'après
l'équation des isothermes. Déduction de la loi générale des fluides de Van der
Waals. La similitude des isothermes, expression immédiate de la similitude du
mouvement. Théorie kinétique des pressions de la vapeur. Loi des pressions cor-
respondantes de la vapeur. Déduction de cette loi. Extension du théorème que
la similitude du mouvement des molécules entraîne celle des surfaces thermo-
dynamiques.
Van der Waals [J.-.D.). — Remarques sur la loi des circon-
stances correspondantes. (lo).
Bierens de Haan {D-)- — Réduction de quelques intégrales où
entre le radical y/i +/> sin'-jo cos-jc à des intégrales elliptiques
et à d'antres intégrales. (5o).
Tome XXII; i883.
Bierens de Haan {D.)> — Appendice à la Table des intégrales
indéfinies. (220).
Formules générales de réduction pour des intégrales de la forme / 9 (:r) A dx,
f (f{x) - dx où A — y^i — k^ sin-x. Chapitre I. Intégrales qui contiennent A et
des fonctions goniométriques. Chapitre II. Intégrales qui conliennent, en outre,
l'intégrale elliptique F de première espèce. Chapitre III. Intégrales qui con-
tiennent, en outre, l'intégrale elliptique E de seconde espèce. Chapitre IV. In-
tégrales qui contiennent des fonctions goniométriques et des produits ou des
puissances d'intégrales elliptiques. En tout 108 Tables nouvelles.
Tome XXIV; 1886.
Knni {N.-M.). — Catalogue d'étoiles, dont les lieux ont été dé-
terminés par des observations indépendantes dans le méridien,
publiées dans les Astronomische Nachrichten^ t. I-LXVI, ré-
duites à 1855,0. (384).
Juliiis [V.-A.). — Contribution à la théorie des phénomènes ca-
pillaires. (63).
L'étude des Mémoires classiques de Laplace, Gauss et Poisson a inspiré
lauteiir à étendre la théorie de Laplace-Oaus-i à l'hypothèse de la couche limi-
UKVUK DKS nJHLlCA noNS. -^.SS
fiiiitf à (Icnsitc variable. (Icllo extension, dont on lioiive «les indications un
|itMi vai;nes che/. Heili-and et. IJede, pouvait être altcinic par deux voies dif-
1('t(MiI('s, (('Ile (l(î Laplaee et celle de Gauss. F. a hase; uni«|uc de la tln-orie de
l..ipKu:ej c'est l'IiypotlK'sc (jue l'action de deux parlicuhis ne se matiifeste (|U(;
dans le cas de distances excessivcinent petites. Il parvient à ré(|uation didé-
renlielle du problt^nic ; seulement, les conditions des limites de la surface sont
iuconiplèles. A cet inconvénient Gauss a porté remède. Par l'application rlu
l>rin(ipe des déplacements virtuels, il trouva (|uc la somme de trois intéf^rales
déterminées est maximutn dans la position d'é(juilii)rc. Après une transfoima-
lioii (1(> ces inlé}?rales, le calcul des variations fit trouver deux conditions d'équi-
libre; l'une de ces conditions détermina la forme de la surface, l'autre fut de
rii;ueur pour les limites de la surface. L'auteur étend cette méthode de Gauss.
Ses résultats ne s'accordent pas d'abord avec un théorème de Lord lîaylcigh,
(|ui veut ([uc la limitation brusque des deux milieux en contact est conditio
sine qua non par rapport aux phénomènes capillaires. Car, dans le cas d'un
li(|uidc en présence de sa vapeur, la tension superficielle est très petite dans
rhy|iolhèse de Lord Haylcigh, tandis que l'auteur trouve des valeurs assez
i;randes. Cette déviation s'explique par la remarcjuc que la théorie de Lord Ray-
Icigh est basée sur les considérations de Laplacc, tandis (juc l'auteur continue
la théorie de Gauss. Ainsi l'hypothèse que l'épaisseur de la couche de passage
est un infiniment petit de même ordre que le rayon des sphères d'action ré-
concilie les résultats. A la fin du Mémoire, l'auteur pose la question si l'intro-
duction de la densité variable de la couche de passage a quelque influence
sur la valeur des quantités N, N' qui figurent dans la théorie de Yan der Waals
sur la continuité des états gazeux et liquide ; la réponse est négative.
Kapteyn (^J.-C. et JV.). — Les sinus du quatrième ordre. (98).
Les auteurs se proposent d'étudier les fonctions ^dz — , h ^ : H-. ..
' [j.! ([J. + /0! ([x + 2/i)!
où .s représente une variable imaginaire, n un nombre entier positif et ;x un des
nombres 0, i, 2, ..,, n — i. Ces fonctions ont été désignées sous le nom
collectif de sinus supérieurs d'ordre [x — i du genre hyperbolique ou elliptique
selon qu'on prend les signes supérieurs ou inférieurs. Dans le présent Mémoire
ils s'occupent du cas n — 4- Ce Mémoire est divisé en deux Parties. La pre-
mière Partie contient les formules fondamentales qui sont d'un usage continuel.
La seconde Partie contient la théorie du développement d'une fonction holo-
mor|)he arbitraire en séries, analogues à celles de I'\jurier.
Tome XXVI; 1888.
Jaillis ( V.-A.). — Sur les spectres de lignes des éléments. (120).
Jiilliis [V.-A.). — Sur les raies doubles dans les spectres du
natrium, du magnésium et de l'aluminium, (i i).
Tome XVIII; 1890.
Sissingli (/?.). — Mesures sur le [)liénomène de Kcrr dans le cas
d'aimantion parallèle à la surface rédécliissante. (64, r pi.).
liiill. (les Sciences niafheni., 2' série, t. \1\. (Octobre 189J.) ll.iS
:i34 SliCONDFi PARTIK.
I. Introduction. II. Méthode d'observation. III. Description de l'appareil,
IV. Examen de la méthode d'observation. V. Résumé des différentes observa-
tions et des résultats auxquels elles conduisent. Comparaison des résultats ob-
tenus avec ceux d'autres observateurs et avec la théorie.
Une traduction française du Mémoire se trouve dans les Annales de Delft,
t. VIII. p. 1:^-71.
VERIIANDELTNGEN der Koninklijke Akademie van Wetensciiappex te
Amsterdam. Eerste Scelle (M- In-4''-
Tome I; 1898.
Jaillis ( JV.-fl.). — Examen bolométriqiie des spectres d'absorp-
tion. (49, 10 pi.).
Oudemans (J.-A.-C). — Examen de niveaux à bulle d'air. (20,
. pi.).
f^an Ryn van Alkemade (A.-C). — Appb'cation de la théorie
de Gibbs aux positions d'équilibre de solutions salines à phases
fixes. (65).
Cardlnaal («/•). — La génération des surfaces du quatrième
ordre à droite double à l'aide de faisceaux projectifs de qua-
driques. (63).
La surface S^ à droite double d est engendrée au moyen de deux faisceaux
projectifs (A% B^) et (C% D") déterminés par les quatre quadriques A% B% C%
D' passant par d. Pour étudier les différentes formes de S*, le système linéaire
(A^, B% G% D') de quadriques est mis en rapport projectif avec un système li-
néaire S de plans, comme l'a indiqué M. Reye {Leçons de Géométrie de po-
sition, t. II, p. 252); la quadrique O' engendrée par les deux faisceaux pro-
jectifs (A, B) et (G, D) de plans s'appelle l'image de S*. La correspondance
en question jouissant de propriétés particulières dans le cas de quadriques à
droite commune, l'étude de ce cas a dû faire l'objet d'un Mémoire antérieur
(voir Rev. se?n., I, 2, p. 18). Dans ce cas, la surface K de S, qui correspond à
la surface jacobienne du système linéaire de quadriques se compose d'une qua-
drique K' et d'une surface réglée K''. A l'aide de trois bifurcations indépen-
dantes, l'auteur distingue huit familles de surfaces S^ adroite double. D'abord
le système de quadriques à droite commune est général ou à côté de la droite
de base il possède un, deux ou trois points de base. Ensuite l'image S' est une
surface générale ou un cône. Enfin cette image a une position générale ou par-
(' ) Nouvelle série.
HEVUF. DI'.S lUIlilJCATIONS. >:Vi
I iiMiliiMc par ra|>|Hiil aii\ deux surfarcs K' cl K'''. Dans le (Iciiiici (',lia[iilr(;
raulfiir ((itiiiiarc ses n(»ml»i(ii\ rcsiillals avcîc, ceux (l<; M. Saliiioii.
\ <tn (1er \](t((h (./.-/>.). — Tliôoiic Llicnnodjnamiqiic dr: \\\
capillarilc. (5()).
liio llu'orio llienn<)(lMiaiiii(iii(' tic. la capillarilc a clc dcvcioppc'C par M. \V.
("lililis dans son Mt-iiioirc On Ihe eqidlibriuni of hcAcrogeneous substances.
D'aprcs l'opinion de M. Van der NVaaIs, ce li-avail, en jurande partie consacré à
r«'hidc des pliénomènes, conLienl une supposition discnlable. La lliéoric nou-
velle exposée ici est exempte de cette objeclion. De plus, contiairc à celle de
M. Ciihbs, elle se hase sur rhyp/)tlièse de la variation continue de la densité
tians la couche limite et dans son voisinage.
Contenu : 1. Introduction. 2. Le principe de l'équilibre thermodynamique,
;}. \pplicaîion à r(''(|uilil)re sans faire attention aux phénomènes capillaires.
■\. Déduction de l'équibrc eu égard à la capillaiité. 5. Evaluation de l'énergie
dans le cas de couches parallèles et d'une variation continue de la densité.
G. La forme de rinlégrale de l'énergie libre. Loi de la variation de la densité.
7. La stabilité. 8. L'invariabilité de la pression dans la couche superficielle.
0. L'énergie capillaire. 10. La capillarité dans le cas d'une sphère. U. Valeur
de l'énergie capillaire près de la température critique. 12. La dimension de la
couche capillaire. 13. Propriétés thermiques de la couche capillaire. 14. Couche
superficielle discontinue. 15. Solution de l'équation didérentielle exacte.
Traduction française dans les Archiv. Néerl^ t. XXVIII, p. 121.
Tome II; 1894.
Bicrens de Haan {D.). — Matériaux pour l'histoire des Sciences
mathématiques et physiques dans les Pays-Bas. (60, 5 pi.).
N°' 33. Constantyn Huygens comme architecte hydraulique, Michœl Florentz
van Langren.
Sclioute (P.-II.). — Sections et projections régulières de l'oc-
laédroïde et de l'iiexadécaédroïde de l'espace à quatre dimen^
sions. (i4, I pi-).
Les corps réguliers à quatre dimensions admettent quatre espèces d'axes
centrales, les diagonales D par deux sommets opposés et les diamètres Q,,
Q,, Qj de première, de seconde et de troisième espèce qui joignent successive-
ment les centres de deux arêtes opposées, de deux faces opposées et de deux
corps limitants opposés; de même, ils possèdent quatre espèces d'espaces tridi-
mensionaux centraux d, q^, q^, q^ perpendiculaires à D, Q,, Q^, Q^. Dans le
Mémoire présent il s'agit des sections parc/, 7,, q^, q^ et des projections ortho-
gonales sur cl, <7,, <7j, <7j. Dans Tordre indiqué, les sections des deux corps sont
octaèdre et oclaèdre prisme hexagonale et pyramide double quadrilatérale,
parallélépipède orthogonal et pyramide double hexagonale, hexaèdre et cojnbi-
naison hexaèdre-oclaèdre en équilibre. Dans le même ordre, les projections
23G SKCONDK PAHTIIî:.
sont (loflécacdrc rhoinl)i([uo oL ocla<';clrc, prisme hexaf^oiial cL pyramide doiil)le
quadrilaLérale, parailélrpipèdc orthogonal et pyramide double hexagonale,
hexaèdre cl hexaèdre.
Molenbrock (P-)- — Sur les applications des qualernions à la Mé-
canique et à la Phjsiqiie. (38).
La résolulion de beaucoup de problèmes de Mécanique cl de Physifiue, dans
lesaucls l'opérateur V = «^^ +/^^ h k ^- ■> appliqué à une fonction scalaire
*■ ' ox oy oz
ou vectorielle d'un vecteur p, joue un rôle important, oflre cet inconvénient,
qu'il n'y a pas de méthode directe pour obtenir le résultat de celte opération,
de sorte que, dans la plupart de ces applications de la méthode des quaternions,
on revient aux éciuatious en coordonnées cartésiennes. L'auteur montre que,
par des considérations analogues à celles introduites par Euler dans l'Hydrody-
namique, les quantités résultant de l'opération V deviennent identiques avec
d'autres qu'on rencontre dans la théorie de la fonction vectorielle linéaire,
étudiée par Ilamillon. Dans la théorie du potentiel, les équations de Lapiace,
de Poisson et le théorème de Green se présentent ainsi dans une nouvelle
forme. Le problème de déterminer les dilatations et l'axe instantané de rotation
dans le cas d'une déformation homogène finie est complètement résolu. Enfin,
si dans l'Hydrodynamique on regarde la vitesse p au point p comnjc fonction vec-
torielle a Fj p + a, EjP -*- '^^FjP du vecteur p(F,, F^, F^ étant des fonctions sca-
laires), la quantité dp se présente sous la forme d'une fonction vectorielle li-
néaire cc<ip = a,SVj c/p +a,Sv, (ip + a^Sv, f/p, jouissant des propriétés suivantes :
L'invariant .r^ = Ï5(a, v^-f- ajVj+ a^vj est égal a j- — , ni désignant la
densité du fluide, et le vecteur S défini par l'équation connue 9 dp= cp^ f/p-f-Voc/p
représente en même temps l'axe de rotation des tourbillons et la vitesse an-
gulaire de ce mouvement. Nouvelle forme de l'équation du mouvement des
tourbillons et démonstration de ses propriétés Application de la théorie géné-
rale au problème, étudié par MM. Helmholtz et Kirchliofl', de l'écoulement
stationnaire d'un fluide sans mouvement rotatoire des particules. Démonstration
du théorème : A chaque point, où la surface de la veine fluide est rencontrée
par les surfaces équipotentielles, celles-ci possèdent des rayons de courbure
principaux égaux et opposés.
Schoute (P.-II.). — Sections et projections régulières de i'icosi-
télraédroïde de Tespace à quatre dimensions. (17, i ])1.).
Par rapport aux quatre espaces tridimensionaux centraux d, </,, g,, q^ les
sections sont dodécaèdre rhombique, combinaison d"une pyramide double
hexagonale avec un prisme hexagonal coaxial, pyramide double hexagonale à
sommets découpés et combinaison hexaèdi-e-octaèdre en é(|uilibre. Dans le
même ordre, les projections sont dodécaèdre rhombique, prisme hexagonal
terminé par deux pyramides hexagonales, combinaison de {S.\t\\\ j^yramides
doubles hexagonales terminée par des plans normaux à l'axe et combinaison
hexaèdre-octaèdre en équilibre. Décomposition de l'icositétraédroïde d'après
les sommets en un octaédroïde et un hexadécaédroïde, de l'octaédroïde en
deux hcxadécaédroïdcs, etc.
i
in<:viii<: diis ininucA i ions. 9.37
Srhoiilcn {(^•)- — '-'('■s a(MM''l('r;i lions d'ordre .siij)('il('iir. ('■>-('))■
M. .1. Soiuod", dans son Cours de Cine/nalif/ue (p. .V.V.) de la iradnclion alle-
mande par M. Mex. Ziwcl), dc-conipose l'aet-i-lrralion de l'ordre n d'un point,,
on la vitesse de l'index d'aeeélérat ion d(! l'ordre ( //. — i), (|uand ee point, fait
partie d'un eorps toninanl antour d'un point (ixc, en deux eoniposantes : i° la
vil(>sse due à la rotation autour de l'axe instantané; -a" la vitesse (\n(i à l'allon-
. , dv
i;(Mnent de I index. Cette dernière eoniposante est induiuee siniplcinent par — •
L'auteur du présent Ménioirc fait remarquer (juc celte composante doit néces-
sairement dépendre des rotations autour des axes de diflérents ordres. Son but
principal est d'indiquer clairement cette dépendance. Il démontre que l'accé-
ration a(") est la résultante de (/?+i) ccnnposantes, chacune d'elles étant
donnée d'une manière bien déterniiiK'.e par chacun des axes d'accélération
de l'ordre i à //. Les composantes suivant trois axes rectangulaires sont des
fonctions linéaires des coordonnées du point en question; les coefficients sont
des fonctions des accélérations angulaires. Le déterminant D de ce système
n'est pas identiquement nul, de sorte que chaque point du mobile en mouve-
ment a son accélération spéciale. En des cas particuliers ( l'auteur en cite deux ),
ce déterminant est zéro ; alors il existe un axe d'accélération instantané. Ensuite
rauleur étudie le mouvement d'un solide entièrement libre. Dans ce cas il y a
un centre instantané d'accélération; tandis que pour D = o la projection de
l'index de chaque point du mobile sur une ligne déterminée a une valeur
constante. Celte ligne n'aura pas nécessairement la direction de l'axe instan-
tané d'accélération; toutefois, si l'axe d'accélération de l'ordre n est l'axe in-
stantané, il est axe d'accélération et de glissement. Chemin faisant, l'auteur trouve
que les théorèmes concernant le parallélogramme et le parallélépipède de vi-
tesses linéaires et de vitesses angulaires, l'équivalence d'un couple de rotation
avec une translation se conservent pour les vitesses de tous ordres.
Sirks [J.-L.). — Sur Tastigmalisme des réseaux concaves de
Rowlaiid. (^, I pi.).
Sclioule (P. -II.). — Seclions et projections régulières de Tliexa-
cosiédroïde et de i'hécatonicosaédroïde dans l'espace à quatre
dimensions. {26, 'j pi-)-
Ce Mémoije termine la recherche commencée dans les deux Mémoires pré-
cédents. De la positiim la plus simple de l'icosacdre par rapport à un système
de trois axes rectangulaires, l'auteur déduit la position la plus simple du corps
régulier à (|uatre dimensions limité par six cents tétraèdres par rapport à un
système de quatre axes rectangulaires; ces axes sont des diagonales centrales
du corps. Ensuite la remarque que les centres des six cents tétraèdres forment
les sommets d'un hécatonicosaédroïde mène à la position la plus simple
de ce corps. .V l'aide de transformations de coordonnées, les autres positions
remarquables des deux corps sont déterminées. Ainsi le matériel nécessaire à
la définition des sections et des projections remarquables a été trouvé. L'au-
leur dépose les coordonnées des sommets des deux figures en quatre positions
différentes en trois Tableaux et il fait connaître la forme des sections et des
pi-njcetions en perspoclivc rapide sur sept planches.
— — — ^ss>ô<;
238 SECONDE PAHTIE.
MEUW AKCllIEF voou Wisklmjk (').
Tome XVll; 1890.
Kluycr [J.-C). — Lieu géoniclrique des poinls crinlerseclion
des tangentes menées à une eourbe plane d'ordre n et de
classe m dans les poinls de rencontre avec une transversale qui
tourne autour d'un point fixe (^). (i-5i).
Le problème a été proposé par Slcincr {Œuvres complètes, t. II, p. 4^9 et
Journal de Crelle, t. 45, p. 377); le cas /i := 3 a été résolu {Bulletin, t. X,,
p. 242). L'auteur délermine les nombres pliickériens du lieu général et il
étend le problème aux courbes gauches et aux surfaces.
Mantel {W.). — Application de l'équation de Villarceau au
mouvement libre ou forcé d'un point matériel [^). (02-^6).
Onnen {H')- — Courbes bifocales. (77-129, i pi.).
L'auteur appelle coa/'^e bifocale toute courbe plane admettant deux fo3^ers A
et B de manière que les rayons émanés de A concourent en B après la réfrac-
tion par la courbe. Il étudie donc les ovales de Descartes (équation bipolaire
M rt nt^ = a), t. Introduction. 2. Equation bipolaire. 3. Cas particuliers (cercle,
bifocale hyperbolique, ellipse inverse, bifocale conchoïdale, hyperbole inverse,
bifocale elliptique). 4. Jùjuation polaire. 5. Équation essentielle. 6. Points
d'inflexion. 7. Sommets. 8. Les bifocales typiques.
Molenbroek (P-)- — Sur le roulement exact d'un corps sur une
surface quelconque. (i3o-i57).
L'auteur donne d'abord la théorie complète du roulement exact. Après avoir
ramené la solution du problème à l'intégration d'c(|uations, il en elfeclue l'in-
tégration en six cas particuliers (roulement exact d'un tore ou dun ellipsoïde
sur un plan horizontal, d'un cylindre droit, d'un cône ou d'une sphère sur un
plan incliné, d'une sphère sur une sphère fixe).
Prange i^A.-J.-A.). — Quelques remarques sur l'Algèbre mo-
derne, à l'occasion de l'apparition du IManuel du D'" J . Diekmann.
(i58-i 70).
Van der Harst [A.-D.). — Démonstrations générales de quelques
(') Voir Bulletin, t. XIV^, p. 169.
(*) Sujet de prix proposé par la Société (n" l'2, 1S88).
(') Sujet de prix proposé par la Société ( n" 8, J'^88).
M h: vu H DKS lUJUlJ CATIONS. 239
fonmilcs iinporlanlcs de la rjoiiloiiK-liii; cl de la Tri^^onomélno
spliéricjiic. (i '-()-i 8^).
l'u/f (1er lldisf {.-i. -/).). — Angle Irièdre et triangle sphérique
su|)pl(''nieMlaii-es. (1 88- 1 ()<>).
l'(fn dcn lH'rg{F.-J.). — Sur la consLruelion d'un triangle dont
on eonnaît la longueur des trois ])issectriees (suite) ('). (nji-
•.>.o5).
Van Wcttum {Tli.-B.). — Le quaternion de Hamilton comme
matrice de Cajiey. (206-?, i G).
Cayley dit que la théorie des quaternions est identique à celle des matrices
du second ordre, connme l'a prouvé M. Price dans son Lineav associative
Algebra {Amer. Journ. of Math., t. IV^, p. 162).
L'auteur prétend que cette conclusion de Cayley se base sur une fausse dé-
monstration. Il tâche de remplacer la matrice du deuxième ordre par une ma-
trice du troisième ordre qui oITre de l'analogie aux quaternions.
lleUvig J.-Az. (P.-I.). — Les transversales angulaires du triangle.
(217-228).
L'auteur étudie les transversales angulaires intérieures et extérieures de
l'ordre n (qui divisent les côtés opposés en raison des puissances /i'*"'" des côtés
adjacents).
D'Ocagne {M.). — Méthode nouvelle pour calculer s\nma et
cosma en fonction de sina et de cosa. (229-282).
RascJi (J.-W.). — Lieu géométrique des points-racines d'une
équation algébrique. (233-234).
Stolp (C). — La surface d'un triangle sphérique. (235-236).
Tome XVIII; 1891.
Scliouten (G.). — - Lieu géométrique des centres d'oscillation
d un ellipsoïde de révolution par rapport aux axes menés par
un des deux foyers (-). (1-18).
L'auteur remplace l'ellipsoïde et son foyer par un corps et un point quel-
conques. Le lieu est une surface qu intique.
C) Voir Bulletin, t. XIV^, p. 168.
C) Sujet (le [)rix proposé par la Société (n" 6; 1889).
>.îo sia:()Ni)i{ PAirriK.
Sclioulcn (6.). — Euide de la force vive correspoiidanL aux
composantes de Ja vitesse suivant le rayon vecteur central et la
normale à cette droite dans les divers points de la trajectoire
décrite sous l'influence d'une force centrale A/-" (^). (19-29).
Sc/ioulc (P.-fl.). — Post-scriptumaii Mémoire de D' G. Scliouten :
lieu géométrique des centres d'oscillation, etc. (3o-34).
Elude de la surface du cinquiènie ordre à point quadruple.
Van LogJiern {W.). — Lieu géométrique des points dont la fixa-
tion soudaine réduit à une /i'*^'"*^ partie la force vive d'un disque
en rotation (-). (35-4i).
Fan clen Berg {F.-J.). — Sur la probabilité que les segments
d'une droite donnée, cassée d'une manière arbitraire, se trouvent
entre des limites données. (42-62).
Simplification et extension des méthodes de Laguerre.
Van dcn Berg (F.-J.). — Sur la probabilité que des segments
d'une droite donnée, cassée d'une manière arbitraire, on puisse
former des polygones fermés. (63- 1 17).
Halphen a trouvé que la probabilité cherchée est i -^y si n représente le
nombre des segments.
Dans le Mémoire présent l'auteur résout la question suivante, plus générale :
Quelle est la probabilité K,,^ „ ^, que, des m segments, la somme des m — « + 1
plus petits surpasse/? des segments restants?
Comptes rendus des discours prononcés aux séances en 1889-1890
et en 1890-1891.(119-154)-
AJaniel (Ji .). — Sur des moments de mouvements. (i55-i()j).
Démonstration et application du théorème suivant :
« S'il est possible d'exprimer quelques moments de mouvement (dérivées
partielles de la fonction de force par rapport aux vitesses) dans les coor-
données correspondantes de manière que l'énergie du système devienne in-
dépendante, de ces coordonnées, ces relations valent continuellement, aussitôt
qu'elles valent à un moment quelconque. »
(') Sujet de prix proposé par la Société ( n" 7: iS8r)).
( = ) JOid. ( n" 5: 1889).
Hi<vui<: i)i;s riiULicA I IONS. iu
r<in WClliim i'Ili. -/*■). — Sur l;i maliic.c de (jiinl(;iMioiis. (iG8-
iS(;).
DémonsliMlion de rideiililc de la inaLric(î d<* (|ual(Mni()ns et de la rnaliice du
remplacenicnl i\\\i\ système d'axes rcelangulaires par un autre à riièinc origine
cl à (lélerniiiiaMl positif. l'roduiLs de malrices comnie des rolalions successives.
C'.riti([ue des «| nalernioiis de llainilton.
Esclwr (//.-./.). — Théorie des fonctions algébriques. (187-2^.2).
Élude liisloricjue, surtout de la théorie de Caucliy.
Tome XIX; i8y2.
Kluyvc/' (J.-C). — Sur le complexe des génératrices d'un réseau
de (juadriques (*). (i-3/î).
Le reseau des quadriques. Histoire de la construction du huitième point de
base. Le cône de complexe d'un point donné (cône cubique). Lieu des couples
de points conjugués sur les génératrices du cône [courbe gauche du septième
ordre à point triconique (")]. La courbe de complexe d'un plan donné (courbe
de la troisième classe et du sixième ordre). Relations entre cône et courbe de
complexe. Cônes à arête double, à arête de rebroussement, à deux arêtes
doubles, cônes dégénérés. Courbe de complexe à une ou à deux tangentes
doubles; courbe dégénérée. La surface des singularités (surface de l'ordre 2^,
de la classe 8, etc. à un système de courbes doubles contenant les 28 droites
par deux points de base, 28 courbes gauches cubiques correspondantes et la
courbe focale du sixième ordre). Liste des nombres caractéristiques de la sur-
face des singularités comparés avec ceux trouvés par M. Voss dans le cas du
complexe cubique général. Remplacement de la congruence (4, 12) des rayons
singuliers du cas général par la courbe focale. La surface de complexe d'un
axe (surface de l'ordre 12 à droite sextuple). Le faisceau de courbes gauches
biquadratiijues. Le lieu des points d'inflexion et l'enveloppe des plans d'in-
flexion de ces courbes (surface de l'ordre iG par les 28 droites et la courbe
focale à huit points sextuples, surface des singularités comptée deux fois). La
congruence (19, 3o ) des cordes d'osculation double (cordes \B qui sont en
même temps les droites d'intersection des plans osculateurs en A et 13). Cas
particuliers par rapport à la position des points de base du réseau.
ISylaiid (yi.-A.). — Coordonnées logarithmiques (35-66).
Traduction et extension d'un Mémoire de R. Mehmke { Civilingenieur,
t. XXW). Transformation de f{x)=o en f^{x)=f,{x) ou y = f^{x),
y — fA^)- Images logarithmiques de ces courbes. Extension du principe à un
système de deux équations à deux inconnues.
(') Sujet de prix proposé par la Société ( n" 7; 1890).
C) Voir JSuIlctin. \\ , p. 58.
•24-2 SECONDE PAIITIE.
Kredict (C). — Recherche des conditions initiales de quatre
points qui en se mouvant sous l'action de leur attraction mu-
tuelle restent à la même distance les uns des autres ('). (66-
79)-
Tous les points matériels sont coplanaires; la résultante des forces agissant
sur un quclconfjue de ces points passe au centre de gravité du système, etc.
Van den Berg {F.-J.). — Sur des courbes polaires auto-réci-
proques. (80-97).
Le problème en sa forme la plus générale. L'enveloppe de la corde commune
à une ellipse et à un de ses cercles osculateurs ( Salmon-I^iedler, Hoheren ebenen
Ciirven, p. 90; 1882) ne satisfait pas aux conditions du problème. Les cubiques
ay^— x'^. Les coniques harmoniquement associées de Steiner, etc.
Tliiel [J.-M.). — Démonstration nouvelle du théorème d'Euler
pour les polyèdres convexes. (98-99).
Mounier i^G .-J .-D .Y — Démonstration d'un théorème de l'Algèbre
supérieure. (îoo-io4)-
Une fonction algébrique n'admet qu'un seul développement suivant les puis-
sances ascendantes ou descendantes de la même valeur de la variable.
Ekatna (//.)• — Une propriété arithmétique des coeffîcienls du
binôme (io5-io6).
Ekama{H.). — Sur le jeu de la cloche et du marteau. (107-1 12).
Calcul de la valeur mathématique des cinq tableaux.
Molenbroek (P-). — Sur la représentation des points imaginaires
dans l'espace. (ii3-i3i).
Heprésentation d'un point imaginaire à l'aide du cycle des points réels situés
à une distance zéro du point imaginaire. Centre, rayon et plan du point ima-
ginaire. Les cycles de deux points imaginaires conjugués. Points imaginaires
d'un plan, d'un ellipsoïde, d'une surface quelconque. Extension des travaux de
Laguerre et de M. G. Tarry à l'espace.
Elfrinkhof[L.). — La solution d'équations vectorielles linéaires
dans des cas spéciaux. (i32-i42).
Étude plus profonde des cas des articles 351 cl 352 des Eléments of qiiater-
nions de Hamilton.
(') Sujet de prix proposé par la Société ( n° 12: 1890).
UKVUK DKS PUHMCATIONS. 9,43
I'^ I lrinhli<tf\lj.). — rM;nKn'(jii('s |);ir rapporl aux ,M(''IM()iics sur les
inalricrs de (|iialcrnions de J\L lli.-l). vaii WelLurn {Nieuw
Arcliicf, l. Wir el W'III). (i1.î-.5o).
Défense i\c la Ihcoiic de IlaiiiilLou coiiLie les aUa(|iies de IM. van W'eLUiiii.
\(in <(('f) lJc/\^( F. -,/.). — Sur un [)rol)lèmc d'uLllilc pour la Géo-
désie, (i 5i-i8^).
D'après la incliiode de simplifier la théorie de la fermeture d'un réseau trian-
gulaire donnée par Schleiermacher, il reste à résoudre le problème suivant :
« Trouver pour clia(|uc triangle du réseau un nombre tel, que la somme des
trois excès des trois triangles à sommet commun surpasse d'une quantité con-
stante la somme des trois nombres correspondants, si l'on ajoute des triangles
à nombre zéro pour chaque sommet où le nombre des triangles est plus petit
que trois ».
L'auteur s'occupe des cas tant soit peu réguliers de ce problème, le problème
général offrant trop de difficulté. Chaîne de triangles. Cycle de triangles.
Chaîne et cycle avec des triangles environnants. Cycle complet à cycle exté-
rieur. Chaîne à cycle extérieur. Couronne de cycles. Deux chaînes à côté l'une
de l'autre.
Mounier (G.-J.-D.). — Le calcul complet du jeu de la cloche et
du marteau. (188-210).
Critique et extension du Mémoire de M. Ekama.
Van den Berg {F.-J.). — Les tables à calcul les plus anciennes
du monde. (21 1-2 1 5).
Ilelwig J .-Az. (P.-f.). — La construction de quelques transver-
sales angulaires du triangle. (2x6-223).
Extension du travail antérieur contenu dans le tome XVII.
Tome XX; 1893.
Van Weltum [Tli.-B.). — Sur les lois d'opération auxquelles
sont soumises les quantités /, y, k de Hamilton. (i-ti).
Gravelaar {N.-L.-W.-A .). — Sur les facteurs premiers de
^.«_,.(-_o.5).
I. auteur démontre lirrédnctibilité de la forme — — ^^ -^-^ —
ll(a;»:/'— i) \\(^x"-vv—i):. .
étudiée par Vnidl i Journal de Crelle, t. 50, p. 178).
>Î4 SIÎCONDK PAUTIK.
JVythoff' (iW^^ A.-G.). — Equations en coordonnées bipolaires
du moiivemenl d'un point dans un j)lan sous l'influence de
formes simples de forces (*). (26-62).
Equations en coordonnées bipolaires et en coordonnées elliptiques. Cas de
l'ellipse, de la lennniscate, des ovales de Descartes et de quelques autres tra-
jectoires. Calcul du rayon de courbure en coordonnées bipolaires. Courbe tau-
tochrone et courbe bracliistochrone. Solution des problèmes 72, 73 et 75 de
Tait et de Steclc, Dynamics of a Particle.
Korleweg [D.-J.). — Sur les modèles des surfaces cubiques con-
struites d'après les indications de M. Rodenberg. (63-96).
Introduction historique. Déduction des cinq classes à J'aide des procédés
de jonction ou de séparation aux points coniques d'après M. Klein. Les parti-
cularités des modèles divers. Annotations. La classification de M. Schlafli.
Post-scriptum.
Comptes rendus des discours prononcés aux séances en 1891-
1892. (97-127).
Moors (/J.-P.y — Evaluation de la valeur approchée d'une inté-
grale définie. (129-215).
Evaluation de la valeur approchée d'une intégrale définie. Représentation de
la valeur d'une intégrale définie par une aire. Formules d'approximation. Ex-
pression de la valeur de l'aire dont on peut déduire les formules d'approxima-
tion de Newton-Cotes. Sur la convergence d'une série qui y entre. Formules
de Maclaurin, Simpson, Newton, Cotes, etc. Expression de la valeur de l'aire
dont on peut déduire les formules d'approximation de INIaclaurin. Deuxième
formule de Maclaurin. Formules déduites de la deuxième formule de Maclaurin.
Déplacement de l'axe des ordonnées vers le milieu de la figure. Déduction des
formules d'approximation de Newton-Cotes et de celles de Maclaurin. Déduc-
tion des formules d'approximation de Gauss. Évaluation de l'aire de la figure
à l'aide d'ordonnées de Gauss. Termes de correction des formules de Newton-
Cotes et de Maclaurin. Termes de correction des formules de Gauss. Applica-
tion partielle de la méthode de Gauss. Évaluation de l'aire de la figure, les
abscisses de Gauss étant exprimées en deux ou en trois décimales. Évaluation
approchée de l'intégrale d'un produit. Tables.
(') Sujet de prix proposé par la Société ( n" 7; 1891).
KKVUK DKS PUBLICATIONS. 2 ',5
ANN VLKS DK i/l'xoLi: Poi.vtkciiniqi i: di: Dkijt. Iii-i".
Tome I ; i885.
Sc/io/s (Ch.-I\/.). — Sur remploi de la projection de Mercator
pour le calcul d'une Lriangulalion dans le voisinage de l'équa-
Icur. (i-6|).
La circonstance qu'on allait commencer la tiiangnlation de l'île de Sumatra
cl (|ne deux officiers de rarniée des Indes étaient délacliés à l'Ecole Polytech-
ni(|ne de Dcift pour s'ai)j)li(|uer à l'étude de la Géodésie afin d'être cliar;,'és de
cette triangulation a conduit rautenr à l'élude du problème susdit. L'île de
Sumatra étant coupée en deux paitics par ré(jualcur et s'étendant de part et
d'autre jus(ju'à six degrés de latitude, la projection de Mercator appliquée di-
rectement à la spliére se présente d'elle-même. L'auteur développe d'abord
les formules pour le calcul des coordonnées rectilignes d'après les coordonnées
géograpliicjues et inversement et pour le calcul du rapport d'agrandissement.
Ensuite il fait connaître les corrections qu'il faut appliquer aux angles et aux
côtés pour les projeter du sphéroïde sur le plan ou du plan sur le sphéroïde.
Les formules servant à évaluer ces corrections ne sont poussées d'abord plus
loin que l'exige la pratique ordinaire. Plus tard les termes d'ordres plus
élevés font voir jusqu'à quel point on est autorisé à les négliger. Mais aupa-
ravant l'auteur s'occupe du cas de la terre sphérique, non seulement parce
que les formules qui s'y rapportent sont beaucoup plus simples, mais aussi
parce qu'on les trouve plus directement et qu'elles donnent une vérification
utile pour les formules plus compliquées du cas du sphéroïde. 1. Introduc-
tion. 2. Calculs des coordonnées et du rapport d'agrandissement. 3. Équation
dilVérentielle de la projection de la ligne géodésique. 4. Développement de ^^^
<^^ et de logS — log* jusqu'aux termes du second ordre inclus. 5. Développe-
ment de ces mêmes grandeurs pour la sphère. 6. Développement des termes
d'ordre supérieur. 7. L'azimut astronomique et la corde.
Bosscha (/.). — Relation des expériences qui ont servi à la con-
struction de deux mètres étalons en platine iridié, comparés
directement avec le mètre des archives. Première Partie. (i5-
i44).
liapport. — 1. Introdution. 2. Elasticité d'une des règles. Degré de précision
des mesures micrométriques. 3. Examen des qualités chimiques des règles.
4. Recherche d'une cause d'erreur dans la mesure de la longueur d'un mètre à
bouts.
Ilaga (^IL). — Etude expérimentale sur relTet thermo-électrique
df'couverl par Thomson, (i 45- 168).
Schols (Ch.-M.). — La série scmi-convergenlc pour l'évaluation
(le rinh'oralc '!/(/.)=:= e^' f <>''' dz. {'i\?)-'2'j.-).
>46 SKCONM)l< PAKTIF.
L'auteur développe quelques formules simples doniianl avec grande approxi-
malion la valeur du resle de la série connue de l.aplaee.
Tome II; 1886.
Bosscha (./.). — Relation, etc. (i-i9.'>.).
Suile du Mémoire précédent. 5. Comparaisons des mèlres 19, 23, 27 entre
eux et avec le mètre des Archives. 6. Nouvelles vérifications des étalons 19, 23,
27. Note. 1. Analyse des erreurs causées dans les mesures micrométriques par
une mise au point défectueuse. Note 2 (de A. -G. Oudemans). Analyse du
métal des règles.
Schols {Cli.-M.). — Théorie des erreurs dans le plan et dans
l'espace (' ). (123-178).
Lorsque l'on détermine d'une manière quelconque le lieu occupé par un point
dans l'espace, on trouvera en général, par suite de différentes causes, une po-
sition qui diffère plus ou moins de la position vraie du point. On commet donc
une erreur, déterminée en grandeur et en direction par le segment de droite
qui lie la position vraie à la position trouvée. En répétant plusieurs fois cette
détermination, on trouvera sans cesse d'autres positions pour le point; on
commettra donc continuellement d'autres erreurs, diiïérant tant en grandeur
qu'en direction. En répétant la détermination un grand nombre de fois, on
ti'ouvera que les points qu'on obtient de cette raïaiiière se répartissent d'une
façon inégale autour de la position vraie du point et lorsque ce nombre devient
très grand, on verra que la répartition n'est pas arbitraire, mais qu'elle suit
une certaine loi. C'est de la recherche de cette loi et des propriétés qui en dé-
coulent que l'auteur s'occupe dans le présent Mémoire.
1. Introduction. 2. Propriétés générales des erreurs. 3. L'erreur résultante.
4. La loi de l'erreur résultante. 5. La loi limite. 6. Discussion des lois limites
pour les erreurs linéaires, dans le plan et dans l'espace. 7. Applications. Note
addilionnelle. Trois Tableaux.
Schols [Ch.-M.). — La courbure do la projection de la ligne
géodésique. (179 :^3o).
Pour les projections conformes ou orthomorphes les lois de la courbure de
la projection de la ligne géodésique sont connues; pour un même point la
courbure varie proportionnellement au cosinus de l'angle que fait la ligne avec
la courbe pour laquelle le rapport d'agrandissement est constant. Pour une
projection quelconque la courbure s'exprime par une fonction homogène et
entière du troisième ordre des sinus et cosinus de l'angle que fait la ligne avec
une direction quelconque dans le plan de la carte. L'auteur prouve ce théorème,
(') Traduction française sans changements d'un Mémoire lioUandais paru
en iS^'j.
HF'IVUK DI'IS l'UhLICATlONS. y'^j
il'.ihiii'd |n>iii' h; ras d'imc siiilaco de i'(''V()liili()n cl ensuite^ (I'iuk; niaiiirrf- indr-
pfiidaiilc de la naliirc de la surface projetée.
1. I'"oriiiu!es j;éiiéra!es. '2. Applications ù diverses [)rojec,lioiis. 3. ricchcrclics
des projections dans lesiniclles les lif;ncs géodésiciues sont i)rojctécs par des
cercles.
Tome III; 1887.
/A /j?y7 (//.). — l^lii(l(' e\|)('iMiTicnlale, clc. (/|-)-5i).
Suite du Mémoire précédent.
Sclwute {P.-II.). — Sur le complexe de droites dont les dislances
à deux droites données sont entre elles dans un rapport con-
stant. (5'->-9o).
Klnde géométrique d'un complexe particulier du quatrième ordre, dans
IcqucT la génération de courbes et de surface au moyen de faisceaux projec-
tifs joue un rôle important. Supplément analytique.
Schols [Cli.-M.). — Erreurs dans les Tables de Callet. (iSo-iSq).
L'auteur indique 126 erreurs, en tout 18^ chiffres fautifs dans les formules
d'Kuler pour le calcul des sinus, des cosinus, des tangentes et des cotangentes,
ainsi que pour le calcul des logarithmes des sinus et des cosinus comme elles
se trouvent avec des coefficients en 20 et en 22 décimales dans la préface des
Tables de Callet.
Schols [Cil. -M.). — La loi de l'erreur résultante. (i4o-i5o).
Les difficultés qui résultent de la discontinuité n'étant pas résolues par les
formules données par Bessel et Ivummell, l'auteur développe des formules assez
simples qui tiennent compte de toutes les discontinuités, sans avoir recours aux
ressources de la haute Analyse.
Cardinaal{J.). — Application des principes de la Géométrie syn-
thétique à la solution des problèmes de la Géométrie descrip-
live. (i5i-i9/i).
L'auteur s'occupe de quelques problèmes qui se rapportent à la construction
et à l'intersection de quadratiques. 1. Intersection des quadratiques. 2. Projec-
tion des courbes gauches qui en résultent. 3. Construction et intersection des
courbes planes d'après les principes de la Géométrie synthétique. 4. Solutions
de quelques problèmes sur la construction et l'intersection des quadratiques.
Scliols (Ch.-A/,). — Démonstration directe de la loi limite [)our
les erreurs dans le plan et dans l'espace, (ipo-^too).
■j.\H SKCONDK PAiniK.
L'uiilciir a ticvcloppt'; la lf)i liniilc des crrciiis dans le plan cl dans l'espaee
(t. H, p. 12.3, Ghap. V) en partant de cette loi pour les erreurs linéaires. Dans
le présent ÎNIcnnoire il appli([uc les nièmes raisonnements et les mêmes déve-
loppements qui donnent cette dernière loi aux erreurs du plan et de l'espace,
ce qui mène à une démonstration plus directe de ces lois limites.
Tome IV; i8«8.
Schofs (C/i.-3f.). — Remarques sur le calcul des efTorls maxima
clans les niaîtresses-|)oulres des ponls de chemins de fer. (i3-
loo, 4 pi.).
1. Introduction. 2. Charge roulante des ponts de chemins de fer. 3. Type de
locomotive pour le calcul. 4. KfFort tranchant et moment de flexion. 5. L'effort
tranchant maximum. Considérations générales. 6. Cas oij V„, est produit par
l'essieu d'avant. 7. Type modifié de la locomotive pour le calcul. 8. Suite de 0.
9. Chargement par un nombre restreint de locomotives. Remplacement des
wagons par une charge uniformément répartie. 10. Partie périodique du mo-
ment des locomotives. 11. Cas où V„j n'est pas produit par l'essieu d'avant.
12. Application à la locomotive de 67 tonnes. 13. V^aleur maximum du moment
de flexion. Considérations générales, li. Calcul du moment de flexion maximum
pour une charge composée de locomotives. 15. Influence de la partie périodique
du moment des locomotives. 16. Calcul du moment de flexion maximum pour
une charge composée en partie de locomotives, en partie de wagons. 17. For-
mule simplifiée pour le calcul du moment de flexion maximum dans le cas
d'une charge mixte. 13. Charge équivalente pour les ponts de grande portée.
Rahuseii {A.-E.). — Sur quelques propriétés des déterminants,
appliquées à une question de Géométrie à u dimensions. (io4-
i38).
Après avoir démontré plusieurs théorèmes nouveaux sur les déterminants,
l'auteur cherche le lieu géométrique des points de l'une de deux figures égales
ou symétriques à n dimensions ([ui coïncident avec les points homologues de
l'autre. Il trouve les trois théorèmes généraux suivants :
«Deux figures égales à n dimensions ont en commun un espace linéaire à
distance finie à n — 2/1 dimensions, ou bien un espace linéaire de l'infini à
n — 2 A" — I dimensions. »
« Deux figures symétriques à n dimensions ont en commun un espace li-
néaire à distance finie à n — 2k — i dimensions, ou bien un espace linéaire de
l'infini à n — 2 A" — 2 dimensions. »
« Le lieu géométrique des milieux des points homologues de deux figures
égales à n dimensions est un espace linéaire a n — 2A" dimensions, celui de
deux figures symétriques de n dimensions est un espace linéaire à n — ik — i
dimensions. »
HKVUK DKS rUlUJCATIONS. x1«j
Tome V; 1890.
Julius {\.-A .). — Sur les spectres des lignes des élémenls. (1-
Traduction fr;inr;iisc du Mémoire public dans les Verhandelingen d'Am-
sterdam (t. WVl).
Julius {V.-A.). — Sur les raies doubles, etc. (i 18-128).
TraducLion française du INIéinoire puMié dans les Verliandelingen d'Am-
sterdam (t. XXVI).
Sc/io/s (Ch.-iU.). — La projection de la ligne géodésique. (i33-
i38).
Dans un INlémoire antérieur l'auteur a donné la loi de la courbure de la ligne
géodésique, d'abord pour les surfaces de révolution par la relation connue
R sinA = const., ensuite pour des surfaces quelconques par des considérations
géométriques. Dans le présent Mémoire l'auteur établit la même loi pour une
surface quelconque à l'aide de l'analyse.
Tome VI; 1890.
Baehr {G.-F.-W.). — Sur les points d'inflexion de l'herpolhodie
de Poinsot. (27-50) (*).
Schoute [P. -H.). — Théorèmes généraux parrapport aux figures
planes directement semblables (01-71, 2 pi.).
Plusieurs théorèmes pour la plupart nouveaux qui se rapportent à deux figures
planes directement semblables et aux faisceaux ponctuel et tangentiel qui en
dérivent. Lieux de points homologues et enveloppes de droites homologues.
Tome VII; 1891.
Bossclia (/.). — Les équations des nouvelles copies du mètre des
Archives, (ji-i 20).
Schoute {P. -IL). — Le déplacement le plus général dans l'espace
à n dimensions. (i3c)-i 58).
(') Voir plus haut, p. 228.
//////. des Sciences mnthcm., 2» série, t. XT\. (Novembre 1895.) R.icj
25o SECONDE PARTIE.
L'auteur se propose un but triple. D'abord il cherche à simplifier les rai-
sonnements qui ont mené M, Rahuscn (t. IV, p. iCi) à une distinction caracté-
ristique entre la congruence et la symétrie de deux figures égales à n dimensions,
en remplaçant dans les démonstrations la plus grande partie de la théorie des
déterminants par des considérations géométriques. Ensuite il tâche d'appro-
fondir ces résultais, en les considérant dans la lumière de la théorie générale
de la projectivité dans l'espace à n dimensions. Enfin de cette généralisation 1
déduit une représentation géométrique simple de la relation entre deux figures
congruentes et entre deux figures symétriques.
ARCHIVES NÉERLANDAISES des Sciencfîs exactes et naturelles, publiées
par la Société hollandaise des Sciences à Harlem et rédigées par M. J. Bos-
CHA (1).
Tome XXIV; 1891.
Van der Waals (/.-/).). — Théorie moléculaire d'une substance
composée de deux matières différentes. (i-56).
Dans sa thèse (Leyde, 1873) l'auteur a montré que l'expression analytique de
la courbe isotherme d'un gaz pv = RT doit être remplacée par
(p+^,y^-b)=ET.
Dans le présent Mémoire oîi il est question d'un mélange, il substitue
a^=a, (i— ar)*+2a, ^{i—x)x-\-a^x' pour aetb^^b^{i — a:y-i-2b^^^{i — x)x-{-b^xl
pour b en désignant par i — x et x les parties de molécules des deux sub-
stances comprises dans l'unité de molécules. Ainsi il s'occupe de la surface
i|/= — MRTlog(V — 6J— ^-f-MRT[a?loga; + (i-x)log(i-x)] ou4;=/(V,^).
Les points de contact d'un plan doublement tangent correspondent à des
phases qui peuvent se présenter simultanément. L'auteur décrit un modèle de
la surface où les points qui indiquent des phases coexistantes sont liés entre
eux par des fils. Appendice contenant quelques remarques sur la marche de la
courbe spinodale.
Korteiveg (D.-J.). — Sur les points de plissement. (5^-98,
. pi.).
L Lorsqu'un plan bitangent se meut sur la surface qu'il touche doublement,
il peut arriver que les deux points de contact viennent à coïncider; le point de
la surface où cette coïncidence se produit est appelé point de plissement. Ce
point se trouve tant sur la courbe spinodale que sur la courbe flecnodale. Equa-
(') Voir Bulletin, XIV,, p. 178.
IIKVIIK DKS l» II HM CATION S. aSi
tioii z — cx'-\- d.ry'-\- ey* ilc la surface dans la proximilé d'un point de
plissement. Les points de plissement de première cspùcc (fice>d') et leur
indicatrice du t|nalrième ordre. Les points de plissement de seconde espèce
(\ce<d*). La conrhe flecnodale en première approximation. Les courbes
spinodale, flecnodale et connodale en seconde approximation. Le point de
plisscnHMil dotihic liomopènc {d — o). Le point de plissement double hétéro-
cène {\ce = <:/'). IL Apparition et disparition de points de plissement sur une
surface qui subit une déformation continue. Points exceptionnels de premier
ordre. Calcul des points de plissement d'une surface z — f{x,y). Détermina-
tion de l'espèce. Transformation des points de plissement double homogène et
hétérogène. Transformation des points d'osculation. Détermination des points
de plissement et de leur espèce. Transformation d'un point conique. Hécapilu-
lalion. Application aux surfaces cubiques.
Van dcn Berp[ [F.-J .). — Quelques formules pour le calcul des
nombres de Bernoulli et des coefficients des tangentes (2).
(99- •'iO-
Koricweg (D.-J.). — La théorie générale des plis et la surface 'h
de Van der Waals dans le cas de symétrie. (295-868, 3 pi.).
Dans le cas de symétrie la courbe spinodale se prèle au traitement mathé-
matique. Alors la forme et les singularités de cette courbe font connaître la
forme et les singularités de la courbe connodale. Ainsi l'étude de la courbe
spinodale mène l'auteur à la connaissance complète des différents phénomènes
qui se produisent sur la surface symétrique 4'-
Le cas de symétrie se présente sous les conditions a^= a, et è, = b^ {voir
le premier iMémoire de ce Tome); alors le plan a; = ^ est plan de symétrie.
Le travail est divisé en trois sections. Dans la première sont développées les
parties de la théorie générale des plis qui ont trait à la surface 4^; les démon-
strations des théorèmes qui y entrent seront publiées dans un Mémoire ulté-
rieur. Dans la seconde section il s'agit des différents modes de passage pour
ce qui concerne la courbe spinodale et les parties physiquement réalisable^ de
la courbe connodale. La troisième section fournit des démonstrations de con-
tr«Jle par rapport à l'exactitude des passages trouvés. L Division des plis en
espèces (pli fermé, pli non fermé annulaire, pli non fermé simple); propriété
générale de la courbe connodale. Points d'intersection des courbes spinodale et
connodale. Point de plissement doubles, homogènes et hétérogènes. Points
d'osculation. Récapitulation. Les points singuliers de la spinodale indiquent
avec sûreté des points singuliers de la connodale. Les trois modes de généra-
tion d'un plan tritangent. Pli principal et pli accessoire. Plan quadritangent.
IL Partie descriptive. Les cas a, 2^«,- Le cas a, 3< a,. Aperçu général. Diffé-
rents sous-cas. Les températures remarquables. Les cas 6, ,<ô,±A (A très
petit). La surface 4" pour le mélange éther-eau. IIL Partie démonstrative.
L'équation de la surface. La courbe connodale à connodes symétriques; sa ter-
minaison du côté des petits volumes. L'hypothèse 6, ,= 6,. Etude de la conno-
(') Voir liullelin, \I\\. p. 176.
2.»'i
SFiCONDK PAUTIE.
(laie. L'équaLion de la spinodalc. Les points tie jtlisscnicnl. La connodale. Les
liinilcs de l'existence du plan (juadiilan;,'Cnl.
Tome XXV; iSyi.
De Vries (./•). — l^olygones cycliques sur des courbes cubiques
planes (♦). (i-32).
De Vries (J-)- — Sur un groupe de configurations planes régu-
lières et quelques configurations planes connexes de j)oinls et
de courbes (^). (33-56).
JJe Vries (./.). — Sur une configuration plane de vingt-quatre
points et de dix-huit droites (^). (5^-69)4
Kluyver (X-C). — Sur des systèmes de rayons déduits de quatre
droites données dans l'espace ('*). (70-99).
Lorentz {IL-A.)> — Sur la théorie moléculaire des dissolutions
diluées. (lo^-iSo).
Les lois relatives à la pression osmotique d'une solution sont si simples
qu'on est conduit à essayer de les déduire directement de la théorie kinétique
sans se servir de la thermodynamique. Étude entreprise dans cette direction.
Bosscha (J-)' — Les équations des nouvelles copies du mètre des
Archives. (i65-226).
Lorentz (II. -A .). — La théorie électrique de Maxwell et son appli-
cation aux corps mouvants. (363-552).
Introduction (Hypothèses fondamentales. Le principe de d'Alembert. Nota-
tions). L Mouvements électriques dans des corps en repos. (Valeur de l'énergie
kinétique. Sa variation. Quantités qui définissent un déplacement virtuel du
système. Application du principe de d'Alembert. Valeurs de X, V, Z pour les
diélectriques et les conducteurs. Equations du mouvenicnl. Formules de l'élec-
trostatique. Hypothèse du lluide électrique. Courants invariables et variables.
Force électrique. Charge électrique au sein d'un isolateur. Forces électronio-
trices. Vitesse de la lumière dans l'éther). IL Phénomènes élcctron)agnétiques
( ' ) loir plus haut, p. 228.
(') Voir plus haut, p. 231.
(') Voir plus haut, p. 222.
(*) ]'oir plus haut, [). 22'S.
KKVUl': DIÙS IHJMI.ICATIONS. 9.Vi
dans les rorps (jui se incuvcnL el (|ui ciilriiliienl l'rLlicr conlciui rhins I(;ur inlc-
ricnr. ( Valeur de l'énergie kinélique. Quantité d'élcclricitc'; (jui traverse une
surface. Appiicalion du principe de d'Alcuihert. Valeur de la force électiifiue.
Helalions entre les composantes du courant et celles du déplacement diélec-
trique). III. Kxanien d'une hypothèse qui a été faite aux chapitres précédents.
IV. Théorie d'un syslènne de particules charf^ées qui se déplacent à travers
l'élher sans entraîner ce milieu. (Considérations préliminaires. Hypothèses
fondamentales. Valeur de la variation ST. lùjuations qui déterminent l'état de
l'éther. Action de l'éther sur une particule chargée. Moment du couple qui agit
sur une particule chargée. Vitesse de rotation d'une particule. Influence des ro-
tations sur les valeurs des forces. Récapitulation des formules). V. Applications
de la théorie précédente (Electrostatique. Forces électrodynamiques agissant
sur un élément d'un circuit linéaire. Remarques. Induction dans un circuit
fermé. Pouvoir inducteur spécifKjue). VI. Propagation de la lumière dans un
diélectrique pondérable en repos. (Nature du problème. Vibrations dans l'éther
produites par une seule molécule. Théorèmes mathématiques. Détermination
de quelques quantités. Intensité de la force qu'une particule vibrante éprouve
en vertu de l'état de la molécule dont elle fait partie. Détermination de la
force totale qui agit sur une particule vibrante. Équations du mouvement d'une
particule. Propagation de la lumière). VII. Propagation de la lumière dans un
diélectrique pondérable en mouvement. (Equations fondamentales. Vibrations
produites. Vibrations produites par une seule molécule. Théorèmes mathéma-
tiques. Détermination de quelques quantités. Valeur de la force produite par
la molécule dont la particule fait partie. Détermination de la force totale
agissant sur une particule vibrante. Équations du mouvement d'une particule.
Équations différentielles. Entraînement des ondes lumineuses par la matière
pondérable). Note additionnelle. (Valeurs générales de/, g, h, <x, p, y. Vérifi-
cation d'une formule. Déplacement diélectrique et force magnétique qu'une
particule vibrante produit à quelque distance).
Tome XXVI; 1898.
f^an der Waals (J.-D.). — La valeur de la pression dans les
phases coexistantes de mélanges, notamment des solutions sa-
lines. (91-125).
Van der Waals (J.-D.). — La formule de la dissociation élec-
troljtique. (126-1 36).
Kuenen (J.-P.). — Mesures concernant la surface de Van der
Waals pour les mélanges d'acide carbonique et de chlorure de
méthvle. (354-422).
Engelmann (Th. -IV.). — Le principe du conducteur commun.
(423-435).
\
254 SliCONDIi PARTI H.
Bosscha(J.). — Sur un problème relalifà la variation simultanée
de courants électriques dans un système de conducteurs li-
néaires. (459-469).
Tome XXVII; 1894.
Sissingh (/?•). — Mesures relatives au phénomène de Kerr, dans
l'aimantation parallèle à la surface réfléchissante. (1^3-25 1).
Zeemaa (P-)- — Mesures relatives au phénomène de Kerr, etc.
se rapportant, en particulier à la diff'érence de phase magnéto-
optique de Sissingh. (252-3o2).
Speckmann {H.-A.-W.). — La méthode de M. Darboux pour
l'intégration d'équations aux dérivées partielles, non linéaires,
du second ordre ('). (3o3-354).
De Boev (/^.). — Application de la méthode de M. Darboux à l'in-
tégration de l'équation diff'érentielle s =1 f[r^ t) (-). (355-4 i 2).
SOGIËTA REALE DI NAPOLI. Rendiconto dell' Accademia delle Scienze
FisicHE E MATEMATICHE ; Napoll, in-4°-
Année XVIII, 1879.
De Gasparis {A,). — Sur les perturbations planétaires. (34).
De Gasparis (A.). — Nouvelle série relative au mouvement des
planètes sur l'ellipse. (67-68).
De Gasparis (A.). — Sur la valeur inverse du cube de la dis-
lance variable de deux planètes, exprimée par une série
ordonnée suivant les puissances du temps. (8o-83).
Fergola {E.). — Observations de Mars, Taites à l'observatoire
(') Voir plus haut, p. 227.
(^) Voir plus haut, p. 225.
UKVUIi 1)1<S PUBLICATIONS. 255
rojal de Capodimontc, du 19 août au 23 octobre 1877. (i^S-
i32).
Salvatore-Dino {N.). — Sur le genre des courbes gauches.
(i33-i36).
Démonstralion du théorème de M. Crcinona :
« Si deux surfaces ont en commun un point r, — uple pour l'une et i\ — uple
pour l'autre, le nombre des points doubles apparents de leur intersection di-
minue de
» Si les deux surfaces ont au point commun un contact d'ordre r — i, sans y
avoir de point multiple commun, leur intersection ne perd aucun point double
apparent. »
De Gasparis {A.). — Sur certaines dérivées, et essai d'un calcul
pour les perturbations planétaires. (i36-i4i).
Trudi (A^.). — Sur la partition de lettres. (i54-i64)-
Partition d'un système de lettres en un nombre donné de groupes, étant
donné le nombre de lettres qui doit être contenu dans chaque groupe (nombre
différent en général d'un groupe à un autre). L'auteur résout cette question
autant pour le cas des lettres différentes, que pour celui des lettres répétées.
Trudi (iV.). — Note sur la dérivée d'ordre quelconque du pro-
duit de fonctions de plusieurs variables. (181-188 et 299-300).
Salvatore-Dino (A^. ). — Sur la construction de la surface du
2^ ordre, donnée par neuf points. (195-198).
L'auteur donne la solution de ce problème, c'est-à-dire la construction de
la section déterminée par un plan quelconque passant par deux des neuf
points, en employant la solution des deux problèmes suivants :
« 1° Étant donnés dans un plan onze points A,, B,, C^, D,, E, ; A^, B^, C^, D,,
E^, P et une droite par P, trouver l'autre point d'intersection de cette droite
avec la conique passant par P et par les quatre points communs aux co-
niques A,, .. ., E, et Aj, . . ., Ej. 2° Étant donnés dans un plan quinze point
A,, ..., E,, A,, ..., E^, A,, ..., E^, déterminer la conique passant par deux
points donnés P, Q et appartenant au réseau des trois coniques
A,, ..., E,; A3, ..., E^; A,, ..., E,.
Janni {V.). — Expression générale d'un coefficient d'une équa-
256 SBCONDE PAUTIK.
lion en fonction des sommes des puissances semblables des ra-
cines de cette même équation. (199-201).
Caporali {E .). — Sur les transformations uniponctuelles planes
involutives. (212-219).
Le nombre de couples de points correspondants qui se trouvent sur une
droite arbitraire est appelé par l'auteur la classe de la transformation.
Après avoir étudié quelques propriétés générales de ces transformations, il
trouve toutes celles de la première classe et fait l'application des résultats gé-
néraux à deux cas particuliers qui sont :
1° La transformation involutive du 4* ordre à trois points fondamentaux
doubles et trois simples,
2" La transformation involutive du 8® ordre ayant un point fondamental
quintuple, trois triples, deux doubles et trois simples.
De Gaspaj^is {A.) — Sur le développement de la fonction per-
turbatrice. (227-232).
Caporali {E .) — Sur certains systèmes de droites. (244-249)»
Les systèmes étudiés par l'auteur sont ceux que l'on obtient en joignant les
points d'une surface représentable sur un plan aux points correspondants de
la représentation. Soit <î> un système linéaire triplement infini de courbes al-
gébriques planes dans un plan 11^. L'auteur établit une correspondance linéaire
entre le système * et celui des plans de l'espace. Un point P de n^ détermine
un réseau en <ï> et les plans correspondants passent par un point P' correspon-
dant à P. On a ainsi une surface S, lieu de P', et le système des droites PP'.
Étant n l'ordre et N le nombre des intersections variables des courbes <t>,
la surface S est de l'ordre N,
le système de droites est de l'ordre N -f- « +1,
il y a N-f-2/i-i-i droites du système rencontrant deux droites quelconques.
Ce dernier résultat est obtenu au moyen de certaines courbes T de 11^ corres-
pondant aux droites de l'espace. En employant ces mêmes courbes l'auteur
trouve aussi la classe de la surface focale qui est
2(2/1 4- /? — 2),
p étant le genre des courbes <ï>. Suit l'étude de cette surface focale. Enfin
l'auteur indique les modifications que le système éprouve en certains cas par-
ticuliers.
De Gasparis (A.). — Sur la variation des éléments elliptiques
dans les orbites planétaires. (282-287).
KliVUH DIÎS PUMI.ir.ATlONS. îtS;
Année XIX, 1880.
De Gasparis {A.). — Sur une relation de distances dans le pro-
blème des trois corps. (13-19).
Padelietti [D.). — Sur les axes conjugues de rotation dont les
directions comprennent un angle constant et sur les axes con-
jugués orthogonaux. (4;^-5i).
Contarino et Aiigelitti. — Sur la détermination des ascensions
droites des étoiles en zone. (5i-65).
De Gasparis {A.). — Sur la variation qui se produit dans le
rajon vecteur d'une planète perturbée pendant un temps infi-
niment petit. (67-70).
De Gasparis (A.). — Sur la variation de la différentielle du carré
de la distance entre deux planètes, produite par l'influence per-
turbatrice d'une troisième planète. (81-84).
Fergola {E.). — Observations de Mars faites à l'observatoire
royal de Gapodimonte, au cercle méridien de Repsold. (90-
92)-
De Gasparis (A.). — Emploi ultérieur et extension de la for-
mule pour le calcul des perturbations. (95-99).
De Gasparis (A.). — Sur les rapports des variations simultanées
de quelques éléments d'ellipses instantanées dans le problème
des trois corps, (i i8-i32).
Rubini {R.). — Sur une assertion de Boole. (i32-i44)-
Boole {Phil. Trans., i844) applique son calcul des symboles d'opération
à l'intégration des équations différentielles linéaires. Dans l'intégration par
séries il suit le procédé d'Euler, qui consiste à poser l'intégrale y = Scz^^^»
et résoudre les équations que l'on obtient pour la détermination des coeffi-
cients a-^. La méthode tombe en défaut lorsque l'équation qui donne le premier
coefficient n'a pas ses racines réelles et difTérentes. L'auteur montre que Euler,
contrairement à ce que Boole dit dans son Mémoire, avait aussi donné la ma-
nière de traiter ces cas exceptionnels, et même les équations qui servent à ré-
soudre le problème suivant la méthode de Boole coïncident, à part les nota-
tions, avec celles d'Euler.
a58 SKCONDIÎ PAUTIE.
Salvalore-Dino (A^. )• — Sur une surface minima. (148-157).
Surface algébrique minima du 13" ordre et de la i2« classe, et sa représenta-
tion par projection orthogonale.
De Gasparis (A.). — Sur les rapports des variations simultanées
de quelques éléments d'ellipses instantanées dans le problème
des trois corps. (166-175).
Année XX, 1881.
Caporali (E.). — Sur l'hexaèdre complet. (59-71).
L'auteur commence par étudier quelques particularités de l'hexaèdre polaire
d'une surface du 3® ordre possédant un point double. Ensuite il démontre le
théorème suivant, qui établit une correspondance univoque entre les surfaces
du 3* ordre ayant un hexaèdre polaire donné, et les plans tangents de la dé-
veloppable déterminée par les plans de l'hexaèdre :
Soient X les i5 points où les arêtes d'un hexaèdre sont coupées par un plan
osculateur de la cubique gauche déterminée par les plans de l'hexaèdre. Sur
chaque arête, le point X appartient à un groupe de l'involution syzygétique
déterminée par les quatre sommets; les 45 points Y qui complètent ces i5
groupes se trouvent trois par trois sur i5 droites appartenant à une même
surface du 3" ordre.
Puis il trouve qu'il y a 4o surfaces ayant l'hexaèdre donné pour hexaèdre
polaire principal, et 56 pour lesquelles il est un des hexaèdres polaires secon-
daires. Enfin, il donne quelques propositions sur le plan polaire d'un point
par rapport à un hexaèdre, et en montre l'application à l'étude de l'hexa-
gramme de Pascal.
Govi (G.). — Sur une brochure de M. le prof. A. Favaro, ayant
pour titre : G. Galilei ed il dialogo de Cecco di Ronchitti da
Bruzene in perpuosito de la Stella Nuova. (89-98).
De Gasparis (A.). — Sur certaines ellipses instantanées dans le
problème des trois corps. Note troisième et dernière. (101-
1 1 2).
Caporali {E.). — Théorèmes sur les surfaces du 3*-' ordre. (122-
i3o).
Ces théorèmes se rapportent principalement aux pentagones gauches com-
plets inscrits dans une surface cubique et tels que le point de rencontre de
chaque côté avec la face opposée soit aussi sur la surface.
De Gasparis (A.). — Série pour le mouvement perturbé, y com-
UKVUli DliS PUBLICATIONS. -i^o
pris les termes jusqu'aux so[)li(''mcs puissances du temps. (i34-
142 et I 5i-i58).
Caporali {E-)- — Sur les tangentes menées à une courbe algé-
brique plane par un point multiple. (i43-i47)-
Étant donnée une courbe F de l'ordre «, ayant un point (/i — /^''^'''O
rn^r*-+-^(/-i)(r-2)J,
il y a système linéaire n — rs (/■ — i)(r — 2) fois infini de courbes de
l'ordre 11 — s passant par O avec n — 5 — 2^ + 2 branches et contenant les
points de contact des tangentes menées par 0 à la courbe F.
Fergola {E.). — Observation de la comète ^,1881 au cercle mé-
ridien de Repsold. (161).
Angelitti (F.). — Sur la détermination des ascensions droites
des étoiles en zone. (169-17'^).
JRubini (R.). — Commémoration de F. Padula. (181-198).
Salvatore-Diiio {N.). — Sur l'intersection de deux surfaces du
2^ degré. (21 2-2 13).
Construction de l'intersection avec la règle et le compas, en employant les
méthode de la Géométrie descriptive.
De Gasparis{A.). — Quelques théorèmes sur les ellipses instan-
tanées planétaires. (219-227).
Contarino (E.) et Angelitti (E".). — Observations micromé-
triques de la comète Schœberle c, 1881, faites à l'observatoire
de Gapodimonte, avec l'équatorial de Reichembach. (228).
De Gasparis (A.). — Table pour la résolution numérique du
problème de Kepler. (286-237).
Angelitti (E.). — Ascension droite des étoiles en zone (240-
247).
Padelletti (D.). — Sur l'équivalence asiatique d'un système de
forces dans la rotation autour d'un axe. (248-255).
•26o
SKCONDE pautih:.
L'auteur résume et généralise en partie les résultats de Minding, Darboux et
Steichen sur ce sujet en donnant un exposé géométrique de la question.
De Gasparis {A.). — Autres séries pour les anomalies et le rayon
vecteur dans les ellipses planétaires (à suivre). (260-264).
Année XXI, i88'2.
De Gasparis (A.). — Autres séries entre l'anomalie et le rajon
vecteur des ellipses planétaires (suite). (12-19).
Si, pour compter les angles, on prend pour point de départ l'aphélie au lieu
du périhélie, on obtient des séries plus convergentes.
Padelletti {D.). — Observations sur la théorie des dynames
(theorj of screws). (3i-44)-
Une dyname (appelée screw par Stawell Bail qui en a donné la théorie)
est l'ensemble d'un segment (force) et d'un couple dont le plan est perpendi-
culaire au segment. L'auteur montre l'analogie qui a lieu entre cette théorie
et celle des complexes linéaires.
Masoni {U.). — Sur certaines courbes du qualrième ordre
douées de points d'ondulation. (45-69).
Un point d'ondulation de la courbe est un point où la tangente a avec elle
un contact du troisième ordre. Une courbe du quatrième ordre ne peut avoir
plus de quatre ondulations réelles. L'auteur étudie les divers cas qui peuvent
se présenter, et enfin le cas spécial d'une courbe du quatrième ordre possédant
douze points d'ondulation.
Torelli (G.). — Sur les déterminants circulants. (83-91).
Un circulant est un déterminant tel que le suivant:
a. a.
L'auteur donne une extension de quelques théorèmes de Glaisheret de Scott,
et de quelques relations de Stern et de Kummer.
De Gasparis (A.) — Première approximation d'une orbile avec
cinq données, choisies de quatre observations. (io4-io6).
Note H. (i54-i55).
On peut, à l'aide de cinq données, avoir la dislance de la planète à la Terre
REVUE DES PUBLICATIONS. 'i(\i
et le rayon vecteur. La sixième donnée n'est nécessaire que pour connaître
tous les cléments de l'orbite. Dans la seconde Note, l'auteur fait l'application
à l'orbite de Vesta.
De Gasparis {A.) — Sur une équation difTérentielle du deuxième
ordre contenant seulement les distances mutuelles d'un nombre
quelconque de masses qui s'attirent. (106-107).
L'équation est la suivante :
I d^ \^ , , 'sr^ rn.m.
— 2]m,m,p^-2/+2;
Padelletti {D.). — Sur un calcul dans la théorie des dynames,
analogue à celui des quaternions. (i i i-i 19).
Le calcul des quaternions ordinaires est effectué sur des vecteurs donnés en
grandeur, dii-ection et sens. L'auteur étudie des opérations analogues que l'on
effectue sur des segments donnés en grandeur, position et sens, et plus géné-
ralement sur des dynames données. On a ainsi deux espèces de quaternions,
ceux de rotation qui sont les ordinaires, et ceux de translation. II en résulte
aussi un opérateur nouveau, appelé quaternion de torsion. L'auteur étudie
aussi le rapport et le produit dont les éléments sont des vecteurs, des segments,
des dynames ou des quaternions, ainsi que la somme de deux quaternions de
torsion.
Fergola {E.). — Sur quelques équations relatives à la théorie
des fonctions ellipti(|ues, et théorèmes de Géométrie qui s'y
rattachent. (i32-i33).
Théorèmes (sans les démonstrations) relatifs aux polygones inscrits à un
cercle et circonscrits à un autre.
Padelletti {D.), — Quelques corollaires d'un théorème du pro-
fesseur Fergola. (i 55- 107).
Ce travail se rapporte au précédent de M. Fergola. Le théorème est le sui-
vant :
« Si deux cercles sont tels qu'un polygone de n côtés puisse être inscrit à
l'un et circonscrit à l'autre, le barycentre des points de contact reste fixe sur
la droite des centres de quelque manière que l'on fasse varier le polygone. Aux
fonctions qui restent constantes lorsque le polygone varie sous les condition
énoncées, et qui avaient été indiquées par ]\L Fergola, l'auteur joint d'autres
fonctions ayant cette même propriété. Telle est, par exemple, la somme des
carrés des distances des points de contact à un point fixe du plan. »
Triidi (iV.). — Notices rétrospectives sur les corollaires déduits
262 SRCONOE PARTI K.
par M. Padellelli de quelques récents tliéorèmes de M. Fergola.
(170-172).
Contarino (/'.) et Angelitti (/*'.). — Observations micromé-
triques de la grande comc^-te de septembre 1892, faites à l'obser-
vatoire de Capodimonte. IVemière communication. (220-222).
Année XXII, i883.
Padelletti [D.). — Sur la forme la plus simple des équations
d'équilibre d'un système rigide gêné. (i3-i5).
L'auteur rattache cette question à la tliéorie des dynames, et établit une
règle générale pour le choix des axes coordonnés propres à donner en chaque
cas la forme plus simple aux équations. Il trouve ces équations pour les divers
cas qui peuvent se présenter suivant que le système a une liberté de premier,
deuxième, ..., cinquième ordre.
Brioschi [F.). — Détermination absolue de l'inclinaison magné-
tique à l'observatoire royal de Capodimonte, disposée par l'as-
tronome professeur F. Brioschi et exécutée par les assistants-
docteurs F. Contarino et Angelilti. (23-28).
Padelletti (^D.). — Sur les analogies entre la théorie de l'asta-
tique et celle des moments d'inertie. (29-48).
La raison de ces analogies peut être indiquée dans le fait suivant. En dé-
composant chaque force F^. suivant trois directions orthogonales, on peut sub-
stituer au système donné trois systèmes de forces parallèles, et, par conséquent,
trois résultantes partielles A,, A^, A, appliquées aux centres P,, P^, P3 de ces
systèmes. Si l'on attribue aux points P,, P,, P^ les masses A^, A*, A3 on a un
système matériel S qui conserve même masse, même barycenlre et même mo-
ment d'inertie par rapport à tout plan ou axe de l'espace, indépendamment du
choix des directions orthogonales que l'on prend pour décomposer les forces.
Le système indiqué a aussi un moment d'inertie constant par rapport à toute
droite qui peut devenir axe central. Ce même système est intimement lié à
tous les éléments que l'on rencontre dans la théorie des moments d'inertie et
dont on peut avoir une interprétation dans la théorie de l'astatique. Parmi
les résultats nouveaux de ce travail il faut mentionner la génération du com-
plexe des axes centraux, comm.e lieu des droites dont on peut conduire des
plans tangents orthogonaux à des hyperboloïdes du système triple de qua-
driques homofocales. L'étude est faite en supposant le système de forces en po-
sition tout à fait arbitraire.
Contarino et Angelitti (F.). — Observations micrométriques de
KI-VUK I)i:S rUHLlCATlONS. 263
la grande comole de sc|)tcmbrc icS8.> faites à l'observatoire
rojal de Gapodimonte. Deuxième communication. (/|8-5o).
Intrigila {€.). — Sur le tétraèdre. (()9-92),
Une extension au tclrardre des propiiclés du cercle des neuf points est
connue depuis un travail de Prouliet {Nouvelles Annales, i863). Il existe une
sphère des 12 points. Cette question a été traitée ensuite par M. Bellavitis
{Atti deir Istituto Veneto, 3" série, t. VITI) et d'autres, mais toujours en se
bornant au cas du tétraèdre orthogonal, c'est-à-dire dont les liauleurs se ren-
contrent en un point. L'auteur reprend cette étude pour un tétraèdre quel-
conque.
Caporali {E.), — Sur le système de deux formes binaires cu-
biques. (95-109).
L'auteur donne les formes fondamentales du système, quelques relations
nouvelles entre ses covariants, et la recherche de l'autre involution cubique
ayant mêmes éléments doubles avec une involution cubique donnée.
Masoni {U.). — Sur les connexes coniques et en particulier sur
les systèmes de droites du 2^ ordre. (i45-i64).
On établit une correspondance algébrique entre les coordonnées d'un point
et celles d'une droite dans l'espace. A tout point correspond un complexe. En
prenant seulement les éléments correspondants qui s'appartiennent l'un à
l'autre, on a une variété de quatre dimensions, que l'auteur appelle connexe
conique. A tout point correspond un cône, dont l'ordre est le degré du con-
nexe, et à toute droite correspond un groupe de points dont le nombre est
Vordre du connexe. L'auteur, après avoir exposé des généralités, étudie les
connexes coniques du premier degré et d'ordre quelconque. Puis il donne
quelques résultats nouveaux relatifs aux systèmes de droites du 2'' ordre en les
considérant dans leurs rapports avec les connexes coniques.
Amodeo {F.). — Sur certaines propriétés du mouvement tauto-
clirone d'un point le long d'une courbe à frottement ou dans
un milieu résistant. (i'j5-i9o).
Extension de quelques propriétés connues au cas d'un point soumis à une
force quelconque, centrale ou parallèle à une direction donnée. L'auleur étudie
aussi un mouvement qu'il appelle hyper tautochrone dans lequel le temps
n'est pas une constante, mais une fonction donnée de l'arc initial.
Del Pezzo (P-)- — Sur la courbe bessienne. (208-2 18).
La hessienne d'une courbe générale n'a pas de points doubles. La démons-
tration rigoureuse de cette proposition est donnée par l'auteur en faisant voir
que l'hypothèse d'un point double dans la hessienne porte à écrire l'équation
de la courbe fondamentale sous une forme propre à mettre en évidence le dé-
'264
SECONDE PARTIE.
faut de quelques constantes. C'est bien la méthode suivie par Geiser (Annali
di Matematica, 2" série, t. IX : Sulla teoria délie curve del 4° ordine),
mais l'auteur examine plus complètement les diverses espèces de points doubles
de la hessienne. Il trouve aussi un cas nouveau, dans lequel les premières po-
laires des points d'une droite ont en commun un point d'inflexion. Il étudie
enfin quelques courbes particulières du 4' ordre dont la hessienne a des points
doubles.
De Gasparis {A.). — Sur une série pour le calcul numérique des
perturbations planétaires. (236-247).
Mollame (F.). — Nouvelle série de fonctions siibstiluables avec
avantage à celles de Sturm dans les calctils pour déterminer le
nombre des racines réelles d'une équation algébrique. (256-
267).
De Gasparis {A.). — Formules et type numérique pour le
calcul de la variation du grand semi-axe de l'orbite de Vesta,
produite par l'action de Jupiter. (272-277).
De Gasparis (A.). — Sur les déterminations absolues des élé-
ments du magnétisme terrestre à l'observatoire royal de Gapo-
dimonte. (295-297).
Fergola {E .). — Sur la latitude de l'observatoire royal de Capo-
dimonte. (3i2-3i4).
Caporali {E.). — Relation sur le Concours au prix académique
de 1882. (3i4-32o).
Le thème proposé était la recherche des conditions de périodicité dans une
transformation birationnelle entre deux plans superposés. La relation détaillée
de M. Caporali se rapporte au travail de Kantor, le seul présenté et à qui le
prix fut décerné.
Année XXIII, 1884.
Masoni {U.). — Sur le choc des corps et sur le mouvement d'un
corps pesant entre deux milieux résistants. (39-47).
L'auteur traite principalement le cas où le choc produit un rebondissement.
Puis il suppose qu'un corps pesant rencontre la surface horizontale d'un liquide,
et cherche les conditions pour que le corps, après avoir pénétré dans ce liquide,
puisse remonter. Ici, il y a une erreur fondamentale, car le corps est censé
devoir remonter par effet de la résistance du liquide {?) et indépendamment
KI':VUE DKS PUBLICATIONS. .^65
(le tout ra|i])(>rt des poids spéciliciucs du corps cl du liquide. Toulefois les for-
mules donnciiL une réponse très juste. lOn cdet, l'auteur trouve que le corps
doit remonter lorscju'on a
X
cls
et cela est bien vrai, car cette iiitégi-ale peut aussi bien devenir négative
qu'une pierre peut remonter dans l'eau après y avoir été enfoncée ! Cependant
l'auteur se borne à reconnaître cette impossibilité dans le cas 011/(5) est une
constante. Le cas d'un corps qui rebondit sur l'eau est aussi traité par l'auteur
d'une manière peu satisfaisante; il suppose, sans aucun fondement, que la
réaction normale de la surface licjuide soit, comme le frottement, proportion-
nelle au carré de la vitesse.
Padelletti {D.). — Sur une extension de la notion de pôle et de
caractéristique en Cinématique. (54-55).
En supposant dans l'espace un plan mobile, celui de ses points dont la vi-
tesse est normale au plan est le pôle, et ceux qui ont une vitesse dirigée dans
le plan forment une droite appelée caractéristique. L'auteur étend ces pro-
priétés à une surface quelconque.
Del Pezzo {P-)- — Sur les systèmes de coniques. (6i-^3).
La première réponse à la question relative au nombre de coniques qui, dans
un sj'stème simplement infini, satisfont à une condition donnée, a été celle de
De Jonquières, qui trouva ce nombre égal à un produit de deux facteurs dé-
pendant l'un du système et l'autre de la condition. Ensuite Chasles donna à
ce nombre la forme bien connue atj. h- ^v, et le théorème de Chasles a été
étendu par M. Cremona aux systèmes doublement infinis. Halphen montra la
nécessité de distinguer trois espèces de systèmes suivant les singularités qu'ils
possèdent, et donna un théorème relatif au cas des singularités extraordinaires.
L'auteur obtient les résultats de Halphen par une voie différente, et puis
détermine à quels systèmes doublement infinis reste applicable le théorème
de Cremona. Cette étude est préparée par des recherches remarquables sur les
systèmes doublement infinis et sur leurs singularités.
Mollame {V -)- — [Quelques relations entre des sommes de pro-
duits de nombres entiers consécutifs]. (^3-^4)«
Ce n'est pas une Note, mais une courte relation. Nous en faisons mention
parce qu'elle renferme trois ou quatre résultats.
Padelletti {D.). — Sur le centre des forces dans le plan. (74-
78).
Ce Travail se rattache à l'autre du même auteur : Sur les analogies entre
la théorie de l'asiatique et celle des moments d'inertie ( Voir ci-dessus).
L'auteur forme des systèmes analogues au système S de cet autre Mémoire et
trouve la relation qui a lieu entre ces systèmes et le centre des forces, c'est-
Bull. des Sciences mathém., 2' série, t. XIX. (Décembre iSgS. ) R.20
26G
SECONDE PARTIE.
à-dirc le point autour duquel tourne la résultante, lorsque les forces tournent
toutes d'un même angle autour de leurs {)oints d'application.
De Gasparis {A.). — Sur les perturbations planétaires spéciales.
(88-92).
Masoni {U.). — Sur les forces impulsives ayant même action
sur un même point d'un système rigide. (9'j-io5).
Les droites d'action de ces forces forment une congruence linéaire. Après le
cas général, l'auteur étudie celui où le mouvement se réduit à une rotation
autour d'un axe, et donne la distribution des axes permanents et de percus-
sion, correspondant respectivement à des axes de percussion et à des axes per-
manents qui passent par un même point. Il y a une objection à faire sur une
conclusion que l'auteur donne dans les premières pages. Il trouverait qu'il y a
une certaine quadrique (paraboloïdc hyperbolique) A = o telle qu'en appli-
quant une force finie à l'un quelconque de ses points, un certain point Q du
système donné reste fixe. Cela est impossible, car en prenant trois points Q,
Q', Q" du système, on trouverait trois paraboloïdes hyperboliques A, A', A" et
toute impulsion donnée à l'un quelconque de leurs points communs aurait
pour edet de laisser en repos le système donné.
Masoni (U.). — Sur les dérivées d'ordre quelconque de la fonc-
tion potentielle, l'attraction étant proportionnelle à l'inverse de
la /^'<'''"'' puissance de la distance. (106-108).
La relation trouvée par l'auteur est applicable à un espace d'un nombre
quelconque de dimensions. Pour les dérivées du 2" ordre, on retrouve comme
cas particulier l'équation de Jellett.
PadeLletti {D.). — Sur les systèmes de forces impulsives. (i4o-
.43).
Les propriétés des droites d'action des forces impulsives et autres analogues
sont trouvées par l'auteur d'une manière très simple au moyen des notions
de coordonnées d^un système de forces et de coordonnées d'un mouvement
infiniment petit.
Fergola {E.). — [Notice sur N. Trudi]. (149-1^0).
Année XXIV, i885.
Fergola{E .). — Sur une série d'observations instituées dans les
observatoires de Washington et de Lisbonne suivant un plan
recommandé par la Commission géodésique internationale.
(59-61).
uHVun: Diîs publications xe^^j
G(H'i {(^■)' — 13ociiuicnl incclll rclalK à la luiiollc et anlcricur à
la publication du Sidereus nantiiis de Galilée. (Gi-68).
Lettre (le Serge ^'enlurini au marquis .1 -B. Manso, datée de Rome, 26 fé-
vrier 1610.
Jl/(7so/n (U.). — Quelques considérations sur la djnamc sollici-
tante et sur la torsion engendrée dans le mouvement d'un sys-
tème rigide. (80-89).
L'auteur recherche les relations qui doivent avoir lieu entre les coordonnées
de la torsion lorsque les coordonnées de la dynarne satisfont à certaines rela-
tions données. Il recherche aussi les conditions pour qu'il y ait une fonction
de dynanies, c'est-à-dire une fonction dont les dérivées par rapport aux coor-
données du système soient les coordonnées de la dynarne.
PittarelU {G.). — Sur les courbes du troisième ordre à point
double, (i I i-i p.i).
L'auteur étudie particulièrement la représentation paramétrique. II donne
l'équation symbolique de la courbe, celle des tangentes d'inflexion, la réduc-
tion à la forme canonique et quelques propriétés de la hessienne et de la cay-
leyenne. Par exemple, il démontre que la hessienne et la courbe fondamen-
tale sont homologiques; le point double est le centre, et la droite des inflexions
est l'axe de cette homologie.
Grassi (G.). — La théorie cinétique des aériformes appliquée à
l'étude de l'atmosphère. (i45-i54).
PittarelU (G-). — Les éléments imaginaires dans les formes bi-
naires cubiques. (162-164).
Construction du groupe hessien d'une cubique binaire représentée par une
conique; et construction des deux éléments imaginaires conjugués d'une forme
cubique, étant donné l'élément réel et les deux éléments du couple hessien.
Autres constructions relatives à la correspondance (i, 2) entre les éléments har-
moniques du i®"" et du 2" ordre par rapport à la forme cubique.
Del Pezzo (P-)- — Sur les quadriques polaires réciproques
d'elles-mêmes par rapport à une autre. (165-179).
Sturm avait déjà étudié les systèmes de quadriques polaires réciproques
d'elles-mêmes par rapport à une autre et touchant cette dernière suivant une
conique. L'auteur reprend cette étude en y ajoutant celle de l'autre système
de quadriques qui ont la même propriété polaire, et coupent la quadrique
fondamentale suivant un quadrilatère gauche. Il appelle conjointes, deux qua-
driques dont l'une est polaire réciproque d'elle-même par rapport à l'autre, et
donne la formation d'un système de huit quadriques et d'un autre système de
dix quadriques, conjointes deux à deux.
■jm secondk PAirriE.
Bel Pezzo {P.). — Sur les surfaces d'ordre // dans l'espace de
// -h I dimensions. ('^ i s>.-2 16).
Il s'agit des surfaces Fi' (iIcux dimensions) qui sont dans un espace S„^,
sans être renfermées dans un espace d'un nombre moindre de dimensions.
Elles sont toutes réglées et rationnelles excepté une surface du 4* ordre
dans Sj. Ces surfaces peuvent toutes être projetées dans l'espace ordinaire S,
suivant des quadriques.
Pittarelli (G.). — Les courbes du troisième ordre et de la qua-
trième classe. Note l. (217-225). Note II. (225-233).
Les coordonnées d'un point d'une cubique peuvent s'exprimer par des fonc-
tions elliptiques d'un paramétre. Lorsque la courbe a un point double, ou un
point isolé, au lieu des fonctions elliptiques interviennent des fonctions circu-
laires ou hyperboliques. Dans la seconde Note, l'auteur traite cette même
question dans l'hypothèse que les coordonnées soient proportionnelles à trois
formes cubiques.
De Gasparis (A.). — Sur le calcul des perturbations planétaires
pour une longue période de temps. (233-245).
Torelli (G.). — Sur le système de plusieurs formes binaires cu-
biques. (258-261).
Relations entre invariants et covariants. Solution du problème suivant :
« Étant U une cubique binaire et V, II ses covariants cubique et quadra-
tique, représenter toute autre cubique par )vU -\- \i.\ -h pH, X et \x étant deux
constantes et p une forme linéaire. »
Brambilla {A.). — Sur quelques cas particuliers de la courbe
gauche rationnelle du 4^ ordre. (279-298).
Étude de la courbe double de la développable osculatrice d'une quartique
gauche rationnelle dans les cas particuliers suivants : que la quartique ait
deux droites osculatrices, qu'elle soit équianharmonique, qu'elle soit harmo-
nique, qu'elle soit harmonico-équianharmonique. Pour le cas de la quartique
équianharmonique, la développable a une conique triple, enveloppe des plans
qui coupent la quartique équianharmoniquement. L'auteur fait observer l'iden-
tité de cette courbe avec la quartique signalée par M. Lie dans ses Untersu-
chungen ûher algebraisclie Minimaljlàchen {Math. Ann., Bd. XV).
Loria (G.). — Sur quelques propriétés métriques de la cubique
gauche osculatrice au plan de Tinfini. (299-309).
Étude analytique faite au moyen de la représentation paramétrique. L'auteur
obtient outre les résultats déjà trouvés par Schroter {Math. Ann., Bd. XXV)
par voie synthétique, des résultats nouveaux, dont une partie est relative au
tétraèdre d'osculalion.
URVUE ORS PUBLICATIONS. 269
Année XXV, iSSG.
Arnodeo (/^'.). — Sur les coniques bitangentes à deux conicjues.
(r)r)-(is).
Énoncés sans démonstrations.
Torelli {G.). — Quelques relations entre les formes invarian-
tives d'un système de formes binaires, (i 26-1 34).
Extension du llicorèmc de Clebsch par lequel on exprime le produit des dé-
terminants de deux couples de formes binaires par ces mêmes formes. Au dé-
terminant fonctionnel l'auteur substitue celui des r'^"^" dérivées d'un système
de r -i- 1 formes. Par l'application à des cas particuliers, il trouve des relations
nouvelles entre les formes invariantives du système de deux cubiques ou de
deux biquadratiques.
Capelli (A.). — Sur la permutabilité des opérations invarian-
tives. (i35-i4i)-
Soient x-, y-, . . ., u-{i =■ i, . . ., /i -t- i), A' séries de variables. Elles donnent
lieu aux k^ opérations invariantives
D..,
^^y
^.u,
' • • • J
• ' ' J
* • * J
D„,„
/"/
d
àp,
0
-h.
■-^'"-'àp....
étant
Par ces opérations, on peut former l'opération plus générale
A = rAD*'D«^. ..D^r,
les A étant des constantes, et les D,- n'étant autre chose que les D . L'au-
teur démontre que si une opération du type A est permutable avec toute autre
du même type, elle doit être nécessairement symétrique par rapport aux k sé-
ries de variables.
Govi (G.). — Sur une lentille pour lunette, travaillée par Evan-
gelista Torricelli et possédée par le Cabinet de Physique de
l'Université de Naples. (168-169).
Del Pezzo (P-)- — Sur les espaces tangents à une surface ou à
une variété dans un espace de plusieurs dimensions. (176-180).
Cantone {A.). — Théorèmes sur la cubique gauche déduits de
270 s KC ON 1)1-: PAiniK.
l'étude d'une Iran sforma lion involulive dans Fcspacc. (i8i-
190).
La transformation est la correspondance harmonique sur les cordes de la cu-
bique gauche.
Montesano {D.). — Sur quelques complexes-Battaglinl de
droites. (194-204).
Complexes dont les rayons rencontrent deux quadriques en des couples har-
moniques de points. Le complexe étant donne, il y a une simple infinité de
ces quadriques formant un système du quatrième ordre et de la quatrième
classe.
Del Pezzo {P-)- — Sur les projections d'une surface et d'une
variété de l'espace de n dimensions. (2o5-2i3).
Dans un espace de n dimensions, les surfaces d'ordre m, n étant constant et
m inférieur à une certaine limite, ou bien m étant constant et n supérieur à
une certaine limite, sont toutes réglées. L'auteur établit cette proposition gé-
nérale, et en déduit cette autre : une surface (qui ne soit pas un cône) de
l'ordre n et de genre p est renfermée dans un espace de n. — p dimensions au
plus. Il démontre ensuite qu'une variété de ï -+- 1 dimensions et d'ordre m,
renfermée dans un espace de n dimensions, pour n constant et m inférieur à une
certaine limite, ou bien pour m constant et n supérieur à une certaine li-
mite, est toujours constituée par un nombre infini d'espaces S- de i dimensions.
Pascal [E .). — Relations entre les ellipses centrales des aires, et
les barycentres des volumes engendrés par celles-ci. (239-242).
Si l'on coupe un solide par des plans enveloppant un cylindre, le barycentre
du solide est aussi le barycentre de la courbe décrite par le centre du se-
cond degré de la section par rapport à la génératrice, en attribuant à la
courbe une densité proportionnelle au produit de l'aire par la distance du ba-
rycentre à la génératrice. L'auteur démontre ce théorème, et plusieurs pro-
priétés relatives aux barycentres des solides engendrés par une aire plane dont
le pian reste tangent à un cylindre suivant une droite fixe dans le plan de
Taire.
Padellelti [D.). • — Sur les surfaces qui l'oulent l'une sur l'autre
dans le mouvement d'un corps autour d'un point. (242-244)-
Étant donnée une surface liée rigidement au corps, il y un nombre infini de
surfaces sur lesquelles elle roule. Toutes ces surfaces passent par une même
courbe et sont touchées le long de cette courbe par une même développable.
Pascal (E.) — Théorèmes barycentriques. (209-263).
En appliquant les réi^ullats du Travail précèdent { Relations entre les
UKVUH DHS PUnLICATlONS. >;!
ellipses, etc.) raiil(!iii- donne une inclliodc pour la rccliorchc du barycenire
d'un solide engendré [)ar une aire.
Del Re {yi-)- — Nouvelle construction de la surface du 5' ordre
douée d'une courbe double du 5'" ordre. (9.'j2-:>.'j6).
On obLicnL ceLLc surface par les intersections des plans d'une étoile avec les
droites qui joignent les points correspondants de deux plans liomographiqucs,
liés projectivement à l'étoile. L'auteur donne aussi la génération du cône tan-
gent au point triple, la construction et la configuration de ses dix droites, et
une classification de ces surfaces fondée sur la configuration de leurs droites.
Fergola {E .). — Nouvelle détermination de la différence de
longitude entre Naples et Rome. (278-280).
'?y série, t. I (Année XXVI), 1887.
Pascal {E')- — Sur la construction du polygone régulier de
257 côtés. (33-39).
Construction géonnétrique par l'application de la méthode ennployée par
Schroter {Jourtial de Crelle, t. LXXV) pour le polygone de 17 côtés, et de
quelques résultats analytiques de Richelot {Ibid., t. IX) relatifs au polygone
en question.
Del Pezzo (P-)- — Sur une propriété fondamentale des surfaces
et des variétés renfermées dans les espaces de plusieurs dimen-
sions. (40-43).
L'auteur a démontré ailleurs que les variétés d'ordre m, renfermées dans un
espace de n dimensions, pour m constant et n inférieur à une certaine limite,
ou bien pour n constant et m supérieur à une certaine limite, sont toutes
réglées. Ici, il complète ce résultat en déterminant ces limites.
Emery (G.). — Sur la position de l'axe central des moments des
quantités de mouvement dans un système matériel rigide animé
d'un mouvement sphérique. (97-100).
En assimilant à un S3^stème de forces le complexe des quantités de mouve-
ment, on peut les composer en les réduisant à une dyname équivalente. L'axe
central de celle-ci, ou axe des quantités de mouvement, a des propriétés re-
marquables.
Capelli (A.). — Observations sur les relations qui peuvent avoir
lieu identiquement entre les oj^érations invariantives. (iio-
1 1 5 ) .
272 SliCONDIi PARTIH.
Étant D^.^,, U , .... les opérations élénicnlaircs entre plusieurs séries de va-
riables ( D ,, = 7, -r 1- (I 1-. . . ), r»)|)ération la plus générale
où F est le symbole d'une fonction rationnelle entière à coefficients constants,
dépend aussi de l'ordre des D en chaque terme du développement. Il s'ensuit
de là que certaines propriétés des fonctions rationnelles entières n'ont plus
lieu lorsqu'on remplace les variables par les D^^, tandis que certaines autres
propriétés sont conservées. De ce dernier nombre est la suivante : Si le pro-
duit A, A, de deux opérations est identiquement nul, un des facteurs au moins
doit l'être aussi.
Pannelli [M.). — Sur les transformations multiples involutives
de deux espaces. (i53-i()i).
La correspondance est établie en prenant trois faisceaux de surfaces dans
l'un des deux espaces, et trois faisceaux dans l'autre, liés projectivement aux
premiers.
Del Re (A.). — Corrélations qui transforment la quartique
gauche à deux inflexions en la développable de ses plans bitan-
gents. (167-172).
Les couples des points de contact des plans bitangents se correspondent ho-
mograpliiquement. Les génératrices de la développable coupent les faces du
tétraèdre des tangentes trisécantes et des unisécantes appuyées à ces tangentes,
suivant des groupes projectifs de rapport anharmonique donné. Après avoir
démontré ces propriétés, l'auteur trouve la représentation paramétrique de la
développable bitangente, et il en déduit toutes les corrélations ayant la pro-
priété indiquée dans le titre. Il y en a deux séries. Celles de l'une sont toutes
des polarités; dans l'autre, il n'y a que deux polarités.
Pascal {E .). — Sur un nouveau symbole dans la théorie des
formes binaires à deux séries de variables. (200-206).
L'auteur indique par ( \ l'échange de a avec 6, et par ( j l'échange de a
avec y en un seul facteur a^ combiné avec un seul facteur b^ dans une ex-
pression
Comme on a
a^b^-\- {xy){ab) = a.b^,
il est
Au moyen de ce nouveau symbole, la formule de Gordan, qui donne le dé-
veloppement de la forme en une série ordonnée par les puissances de {xy),
et dont les coefficients sont des polaires, s'obtient comme une identité numé-
lU-VUli DIîlS PUBLICATIONS. ^y'i
riiiuo oiilrc ccrlaines C()riil)iii;iis(»ns de cocfficicnls Miioiiiiiiux. l/aiilciii' dcdiiiL
aussi le lliéorème rclalil' aux formes symclii(|ucs par lappoit aux deux séries
(le variables, dont le développement ne contient que les puissances paires de
(;ry), quelques relations entre les coefficients a-^' de la formule de Gordan,
et enfin un nouveau développement par les puissances de (xy), dont les coef-
ficients ne sont pas des polaires.
Ainodco {F.). — Stir un connexe particulier ( 2, 2). (216-220).
Knoncés sans démonstrations.
Capelli (A.). — Détermination des opérations invariantives,
entre deux séries de variables, permutables avec toute autre
opération de même espèce. (236-242).
liftant, comme dans les autres travaux du même auteur sur ce sujet,
^ â â
)
et si
l'on pose
D..-I-D,, = K,
et
D,,D..+ D,..,-D^,D,^
= D..D^.^+D^.^,-D,^D,,=
H,
on a que l'opération la plus générale entre les deux séries x et y, permutable
avec toute autre opération entre les mêmes séries, est exprimée par
A = F(K, H),
F étant le symbole d'une fonction rationnelle entière à coefficients constants
arbitraires.
Pascal {E .). — Sur une méthode pour exprimer une forme in-
variantive quelconque d'une binaire cubique par celles du sys-
tème complet. (245-201).
L'auteur décompose la forme fondamentale en ses facteurs linéaires, et éta-
blit le type des termes dont se compose une forme invariantive de la cubique
au moyen des coefficients de ces facteurs, il exprime, par ces mêmes facteurs,
les formes du système complet, et introduit ces expressions dans celle de la
forme invariantive donnée.
Fergola {E.). — Positions apparentes de quelques étoiles de
VEridanus observées au cercle méridien de Repsold à l'obser-
vatoire royal de Capodimonte. (251-257).
274 SECONDIi PARTIK
T. II (Année XXyiI), 1888.
Del Re {A.). — Sur certains sjstùmes de quarliqucs et scxliques
dcveloppables qui se présentent dans les transformations li-
néaires d'une certaine quartique gauche en elle-même. (3^-45).
C'est la quartique gauche de 2* espèce, dans laquelle les points de contact
des plans tangents stationnaires coïncident deux à deux. Trois homographies
étant données, qui changent la courbe en elle-même, l'auteur trouve l'enve-
loppe des plans déterminés par les trois points de la courbe correspondant à
un même point dans les trois homographies. Il résout aussi cet autre pro-
blème : « Ayant obtenu l'enveloppe précédente, chercher les transformations
d'ordre minimum, qui la changent en la courbe. »
Pascal {E.). — Sur une application de la méthode pour expri-
mer une forme invariantive d'une binaire cubique au moyen de
celle du système complet. (67-72).
Expression de la résultante d'une cubique et d'une /2''i"^ au moyen des com-
posés ( Ueberschiebungen) des deux formes entre elles. Application au cas
d'une cubique et d'une quartique.
Masoni {U.) — Sur une nouvelle formule proposée pour le cal-
cul de la portée dans les bouches à barrage. (73-79).
Marcolongo (/?.)• — Sur la représentation conforme de la
pseudo-sphère et ses applications. (111-117).
Nannel {E.). — Les surfaces hypercycliques. (i 19-121).
Montesano {D.). — Sur la courbe gauche du 5" ordre et de
genre i . (i 81-188).
Capelli {A.) — Sur une loi de réciprocité pour les opérations in-
variantives entre deux séries de variables /i-aires. (189-194)-
Del Re (A.). — Les surfaces polaires conjointes par rapport à un
connexe de plans et de droites et à une surface algébrique fon-
damentale. (349*362).
Etant donnés un connexe algébrique de plans et de droites, une surface algé-
brique {fondamentale) et un point {fondamental), l'auteur cherche le
lieu des points tels que le plan polaire de chacun d'eux par rapport à la sui'-
face fondamentale soit un des plans tangents de l'enveloppe qui. dans le con-
llKVUli: 13KS PUnLlCATIONS. 'xji
ncxe (lonnro corrospoiul à la ilroiLc joignaiiL If rnctiic point au point fonda-
iiuMilal.
M ar colonisa {II.). — Sur réciiiilibro d'un (il llcxible cL incxlen-
siblc. (3()3-3()8).
L'auteur obtient les équations d'équilibre sous une forme tout à fait ana-
logue à la forme liamiltonienne des équations du mouvement. Comme applica-
tion de ses résultats, l'auteur traite le cas de la cliaînelte.
Pascal (E.). — Stir quelques formes invariantives du système
de deux binaires bic[iiadratiques. (402-409).
litant /', 9 les deux formes biquadratiqucs, et
16
p = 4(7,9), a=:--(/, 9)',
y
5' = (p, p)'+^(p, ^)'-^^%
l'auteur donne l'expression, au moyen des formes fondamentales, de l'inva-
riant
et du covariant
I^=(P, P)^-7^(<^. ^)%
® =-{?,gY- T7^& + ip-
10
Marcolongo {H.). — Sur le théorème de Poisson. (4 19-423).
Si dans un problème de Mécanique existe l'intégrale des aires relative à l'un
des plans coordonnés et l'intégrale du centre de gravité relative à l'un des
axes de ce plan, il existera aussi l'intégrale analogue relative à l'autre axe du
même plan.
Del Re {A.). — Sur les systèmes polaires réels bitangents à des
systèmes polaires réels donnés. (424-429)-
L'auteur traite la théorie géométrique des coniques bitangentes à deux co-
niques données; en représentant les solutions imaginaires suivant les vues de
Standt. Au lieu d'une conique (réelle ou imaginaire), il considère le système
polaire correspondant, en se bornant au cas où ce système est réel, c'est-à-dire
où tout point réel a une polaire réelle et réciproquement. Deux de ces sys-
tèmes sont bitangents lorsque l'homographie qui en est le produit est une
homoiogie.
De Gasparis (A.). — Observations de la comète 1888, a (Sa-
werthal) faites à l'observatoire royal de Gapodimonte. (44o-
442).
Marcolongo (/?.). — Sur la variation d'une intégrale définie et
276 SECONDE PAHTIF.
sur la ihcoric des équations aux déiivécs du j)rcinicr ordre.
(5oo-5o8).
Étant
on a
U = f ' V clx,
ù\J = SV d.T + / V
ex.
L'auteur applique cette formule à la recherche de la variation de la fonc-
tion caractéristique de Ilamilton, et établit le théorème de Jacobi, par lequel
l'équation aux dérivées partielles du premier ordre, satisfaite par la fonction
caractéristique, a une intégrale complète, que l'on peut calculer au moyen
d'une intégrale définie, après avoir intégré les équations canoniques du mou-
vement. Ce procédé de Jacobi présente un cas d'exception lorsque le détermi-
nant fonctionnel
A _ V -h -^ ^^^ ^'^i^ - n
àp'^^^ dp^^' dp\;
les q^ étant les coordonnées du système, et
dans ce cas, l'auteur obtient la solution sous la forme donnée par Mayer, en
additionnant à l'intégrale définie
ra^i^-")-
une fonction arbitraire des constantes d'intégration, et en la déterminant
d'une manière convenable. Enfin, il résout les problèmes suivants :
« 1° En connaissant deux solutions complètes, déduire l'une de l'autre. »
« 2° D'une solution générale déduire une solution complète donnée. »
T. III (Année XXVIII), 1889.
Del Pezzo (P.). — Équation d'une courbe du cinquième ordre
douée de cinq rebroussements. (46-49).
Capelli (A.). — Sur certains développements de déterminants.
(58-63).
De Gasparis (A.). — Notices relatives à quelques appareils au-
torégistrateurs existant dans l'observatoire royal de Capodi-
monte. (64-69).
llKVUl!: DES PUBLICATIONS. 277
linttdi^lim' {G.). — Nolicc nécrologicjiKî de A. (jcnocclii. (79).
I*irott(Uifi i^G.). — Sur la conslniction des courbes dans l'espace.
(87-95).
On peut (Irterminer une couiho [)lanc en connaissant les coordonnées ortho-
gonales en fonction de l'arc, et une courbe gauche en connaissant les coor-
données en fonction de l'arc de la projection sur l'un des plans coordonnés.
Marcolongo (/?•)• — Quelques théorèmes sur les fonctions cy-
lindriques de première espèce. (96-99).
On a
r
puis en supposant
]„{ax) J„_,(a^) dx _ J,.(^) J„t,(<^0 — <^J»-.(«) J„+/^) — a Pgi a)
X in — I
on a aussi
' rf.l„(«^) dJ„(Aa;) ._ , .„ /''.I,.(«ar)J„(é«)
Jo ^^ ^^^ Jq
X
dx = 0,
et pour a = b
L'auteur généralise aussi ces deux dernières relations en considérant, au lieu
des fonctions cylindriques, les fonctions P„.
Del Re {A.). — Sur les réciprocités birationnelles nulles dans le
plan. (101-107).
Padelletti. — Sur la composition graphique des forces dans
l'espace, (i 25-i 27).
Marcolongo (i?.). — Sur certains systèmes d'équations aux dé-
rivées partielles. (i49-i56).
L'auteur donne le développement en série d'une fonction K qui, dans un
espace indéfini limité par un plan indéfini, satisfait à l'équation
A^ K = F,
et prend des valeurs données arbitrairement sur le plan limite, la fonction F
satisfaisant dans le même espace à l'équation A"F = o. Il fait aussi dépendre
de ce problème celui de l'intégration d'un certain système de trois équations
aux dérivées partielles, ainsi que l'inlégration d'un autre système rencontré
•Î78
SECONDE PAUTIE.
par Lamé dans réluclc de l'c([uilibre d'élaslicilc d'un corps isotrope liniilc par
deux splièrcs concentriques.
Marcolongo (/?•)• — Equilibre d'élasticité d'un corps isotrope
indéfini limité par un plan indéfini. (2o5-2ir>.).
En appliquant les résultats qu'il a obtenus dans ses deux travaux précé-
dents {voit' ci-dessus), l'auteur montre que la métliode suivie par Lamé pour
le cas d'un corps limité par deux sphères peut être appliquée au cas en ques-
tion,
Capelll (/4-)- — ^^^'^ '"^ théorie de Iliemann des fonctions abé-
liennes. (236-242).
L'auteur apporte quelffues modifications à des démonstrations de Neumann
dans l'Ouvrage : Vorlesungen ûber liiemann's Théorie der AOel'schen Inté-
grale.
BULLETIN DE LA Société mathématique de France.
Tome XXI; 1898 (»).
Picard. — Sur les transformations birationnellcs des courbes
algébriques en elles-mêmes. (i-3).
L'auteur démontre d'une manière immédiate ce théorème énoncé comme très
probable par M. Klein, qu'il ne peut y avoir, lorsque le genre est plus grand
que I, une infinité discontinue de transformations birationnellcs d'une courbe
en elle-même.
Il s'appuie sur un théorème de M. Schwartz, d'après lequel une courbe de
genre supérieur à l'unité ne peut admettre une infinité de transformations bi-
rationnellcs en elle-même dépendant d'un paramètre arbitraire, théorème
dont M. Picard a donné d'ailleurs une démonstration très simple, fondée sur
la considération des intégrales de première espèce.
D^Ocagne. — Sur les suites récurrentes. (3).
Toute fonction algébrique entière des intégrales de plusieurs suites récur-
rentes est elle-même l'intégrale d'une suite récurrente.
Corollaii-e. — Les puissances [jl'^"''"^ des nombres entiers, pris dans leur ordre
naturel, forment une suite récurrente dont le polynôme générateur est {x — i)-i*.
Hujnberl. — Sur une propriété des cônes du second ordre. (3-4).
(•) Voir Bulletin, XVIII^, p. igi
HEVUH DES l'UBLICATIONS. 9.79
Le loni; (le loulc courbe ;ilf;él)ri(|ue (raréc; sur un cône du second ordri;, on
penl circons(M'ire au cnne une surface alfi;él)ri(|ue ne coupant pas le cône en
dehors de la c.ouihe considérée.
Cette propriété n'appartient ni aux (luadricjucs générales ni aux cônes d'ordre
supérieur.
Ilaton de la Goupillièrc. — Théorème sur le centre des moyennes
dislances, (i^-8).
Considérant un polygone plan quelconque de /^ côtés, on réunit consécutive-
ment ses soninncts de k en /r par des cordes de jonction. Sur ces diverses cordes
on construit des [)olygones de p côtés, tous semblables entre eux, mais d'ailleurs
sans aucune relation avec la forme du proposé. Le centre des moyennes dis-
tances des np sommets de ces n polygones, sera toujours le même que celui
des n sommets du proposé,
Demoulin. — Sur une classe particulière de courbes gauches.
(8-i3).
M. Demoulin a démontré antérieurement le théorème suivant :
« Lors du déplacement du trièdre principal relatif à une courbe à torsion
constante, l'axe hélicoïdal instantané décrit, par rapport à ce trièdre, un conoïde
de Plucker. »
Depuis, M. Mannheim a étendu ce théorème aux courbes de M. Bertrand.
Actuellement, M. Demoulin se propose de trouver toutes les courbes jouissant
de cette propriété. Elles sont comprises dans la formule
A B
C D
1
1- — = 0
p x^
px p^
où A, B, C, D désignent des constantes, p et x les rayons de courbure et de
torsion.
L'hypothèse B = o donne les courbes de lAL Bertrand. L'hypothèse C = o
constitue la solution générale du problème suivant :
En un point O d'une courbe (F), on mène une normale OA faisant un angle
constant avec la normale principale à la courbe (T) en ce point. On demande
de trouver toutes les courbes (F) telles que les droites OA soient les binormales
d'une autre courbe (F').
Chemin faisant, l'auteur rencontre des formules qui permettent de résoudre
un certain nombre de problèmes relatifs aux courbes gauches, entre autres
celui-ci :
En un point 0 d'une courbe gauche (F), on mène une normale OA faisant
avec la normale principale un angle constant. Trouver toutes les courbes (F)
pour lesquelles les droites OA seront les normales principales d'une autre
courbe (F').
Ilambert (G.). — Expression de quelques aires sur le parabo-
loïde elliptique. (i3-i6).
i8o SrîCONDK PAUTin.
Soit un cône de révolution circonscrit au paraboloïde elliptique
Y» /^
1 h 2 X = o {p> o, rj>o, p> rj);
P Ç
son sommet est dans le plan Y = o; désignons par x cl z ses deux autres coor-
données, et supposons, par exemple,^ positif.
L'aire a de la calotte du paraboloïde, qui a pour base le plan polaire du
sommet du cône, est une fonction entière du troisième degré de z, et elle est
donnée par la formule
P'ip-Q)
\^^ à "^ -'-i^p-nY^- \'^pq-
Cette formule est bien plus simple que celle qui exprime (à l'aide des fonc-
tions elliptiques) l'aire d'une calotte ellipsoïdale limitée par une conique le
long de laquelle le cône circonscrit à l'ellipsoïde est de révolution.
Humbert (G.). — Expression de quelques nouvelles aires sur le
paraboloïde elliptique. (17-19).
M. Humbert exprime, à l'aide des fonctions elliptiques, l'aire comprise sur
un ellipsoïde entre les deux boucles de la courbe de contact de la dévelop-
pable circonscrite à l'ellipsoïde et à une splière, le centre de la spbcre étant
supposé sur un des axes de la quadrique.
Si l'on applique cette formule au paraboloïde elliptique, les fonctions ellip-
tiques disparaissent.
L'aire s comprise sur le paraboloïde elliptique
h — + 2^ = O,
P 9
entre les deux boucles de la courbe de contact de la développable circonscrite
au paraboloïde et à une spbère de rayon R, ayant son centre sur l'axe du para-
boloïde à une distance l^ du sommet, est exprimée, en fonction rationnelle
de R et de Z^, par la formule
R r Fi' "1
s = 2TZ-j—^ \'ip'q^+-il^pq{p-\-q)+ —(3/?^+ 3^^+ -ipq) .
p-' q' L ■' J
Godefroy. — Sur les courbes de Lamé. (^o-aS).
La note de M. Godefroy est relative aux rayons de courbure des courbes de
Lamé et de leurs développées. Ce sujet, que l'auteur a déjà traité dans le Journal
de l'École Polytechnique (LXII* cahier), peut être abordé d'une manière plus
simple, et le résultat lui-même, dans le cas des développées, peut être présenté
sous une forme nouvelle.
Cellérier (G.). -^ Sur les principes généraux de la Thermody-
namique et leur application aux corps élastiques. (26-43).
Les recherches de ^L G. Cellérier ont pour but de déterminer les équations
HKVUH DHS iniinjCATIONS.
■>..s I
f^éiUMiilcs (|(ii pciiiictlciil d'iiil rodiiiic, dans l'rliidt; des corps (dast iini(;s, les
tenues d'oidre sii|>( rien r an premier pai' r-ap|)Oil, an\ f;raiid(Mirs des déforma-
tions. Les préliminaires soiiL consacr(''s a (|uel(iues lln-orémcs relatifs à l'emploi
des piinei|)es lliermi(incs, en vue de préeistu' le nombre et le choix des va-
riables indépendanles.
L'auteur elierebe ensuite la valeur du travail inrinit(;simal développé par Vr-
lément de volume d'un corps parfaitement élasti(iuc. quand il [)assc d'un état
déjà déformé à un état in(inim(;nt voisin.
Soient x^^y ,}'„, 3„ les coordonnées initiales d'un point matériel du système.
Les coordonnées actuelles x, y, z dépendent de a?,,, y^, z^ et d'un certain nombre
de paramètres a, fl, ...
^= I^C-a?,, Jo, ^„, a, p, ...),
Si, pour abréger, on pose
dxj
^3,
dx'
^^^- dy:
f)F
^--"~ âz„
^ = ?.r % 7.. + ?v '^-.. Zx H- ?. ^x- Zj
— =?.x- "^^^ Zy — '-?y 't^x Z. - 9. ^y Z r»
on aura pou^' expression du travail élémentaire clL,
dL
Pxr
d\
d\
Jr^^y^J fx
u^ désignant le volume spécifique initial au point x^, y^, z^, et p^^^ ... les
pressions élasti(iues.
En appliquant à cette expression les considérations préliminaires, on peut
déterminer la forme la plus générale de la fonction caractéristique, celle des
pressions, et, par suite, celle des équations de l'équilibre intérieur d'un corps
élastique homogène inégalement déformé en ses divers points, sans restriction
aucune sur l'ordre de grandeur des déformations.
Mangeât. — De quelques propriétés des cubiques planes et
gauches. (44-48).
Si l'on prend comme triangle de référence le triangle formé par trois droites
parallèles aux trois asymptotes, l'équation de la courbe peut s'écrire
xyz H- 9 = o,
Bull, des Sciences matliéin., T série, t. \I\. (Déceuibre i8y5.)
W . .'. i
•2 8 2
SliCONDE PARTIE.
o élant une fonclion du sorond degré où figurent les liois paramètres qui
fixent la position du triangle de référence par rap[)ort à celui des asymptotes.
On peut disposer de ces trois paramètres de manièi'e à faire disparaître trois
termes delà fonction cp. Parmi les formes auxquelles cette opération ramènent,
les trois plus intéressantes sont
lyz -h mzx -h nxy, l x^ -\- oi y" -h n z^ , lx^-\- my^-h n,
qui peuvent être obtenues respectivement de 3, 12 et 4 manières. Les diverses
formes que l'on peut ainsi donner à l'équation d'une cubique plane mettent en
évidence diverses propriétés de ces courbes, propriétés qui peuvent être étendues
aux cubicjues gauches.
Schlegel. — Sur le théorème de M. Halon de la Goupillière re-
latif au centre des moyennes distances. (49-5 1).
Bioche. — Sur les normalies des courbes. (5i-52).
Si deux normalies (surfaces engendrées par des normales à une courbe) ont
ême courbure tout le long de leur directrice, elles se coupent sous un angle
)nstant (c'est la propriété bien connue des normalies développables), ou bien
elles admettent pour bissectrices des normalies développables.
Si deux normalies se coupent sous un angle constant, elles ont même cour-
bure tout le long de leur directrice.
En particulier, si l'une est développable, l'autre, comme on le sait, l'est
aussi.
m
co
Genty [Max). — Sur les involutions linéaires. (52-55).
L'auteur établit un théorème qui résout dans toute sa généralité le problème
des points multiples d'une involution linéaire.
Carvallo. — Théorie du pied équillbrlste du gyroscope Gervat.
(55-6i).
Le pied équilibriste est formé d'un fil métallique de i'"'",5 de diamètre en-
viron. Il se compose d'un demi-cercle vertical muni, au bas, d'un appendice
qui a pour but de le faire reposer, sur le plan horizontal, par une partie recti-
ligne et perpendiculaire au plan du demi-cercle. Aux deux extrémités de la
demi-circonférence, le fil est doublement recourbé de façon à former deux
coussinets qui reçoivent les extrémités de l'axe de la toupie gyroscopique.
Dans cette position, le plan moyen du tore de la toupie passe par la partie
rectiligne du pied.
Si la toupie tourne sur elle-même avec une grande vitesse (environ 5o tours
par seconde), le système semble être en équilibre stable; de là le nom de
pied équilibriste. En réalité le pied exécute autour de la position apparente
d'équilibre des oscillations manifestées par un son.
Tels sont les faits que M. Carvallo explique par la théorie en négligeant les
frolterncnls.
De sou analyse il résulte que le mouvonient apparent esl une rotation autour
HKVUK nKS PUBLICATIONS. vHÎ
(le la verticiiir. (Icltc roLiilion, inscnsiMt; (|iiiiii(l !(; pied csL presque vertical,
est accotiipagnée de deux vibrations l'une autour de la verticale, l'autre autour
de la partie rectilipnc du pied. Ce sont ces violations qui, par le jeu des forces
centrifuges composées, maintiennent l'équilibre apparent.
Perott. — Sur les groupes de (ialois. (61 -(>;)).
M. Perott montre comment il est possible d'engendrer cliacun des trois
groupes de Galois au moyen de trois opérations appartenant à l'exposant 2, ou
opérations réciproques, comme les appelle Listing. L'auteur s'aj)puie sur les
deux Icmmes suivants :
1° Deux opérations réciproques commutatives non identiques, faisant partie
d'un groupe associatif quelconque, engendrent un sous-groupe d'ordre 4;
1° Deux opérations réciproques non commutatives a et 6, faisant partie d'un
groupe associatif quelconque, engendrent un sous-groupe dont l'ordre est le
double de l'exposant toujours supérieur à 2 auquel ab appartient.
Lucas {F.). — Sur la nature des grandeurs magnétiques et élec-
triques. (67-69).
Raffy. — Sur une nouvelle classe de surfaces isolliermiques et
sur les surfaces déformables sans altération des courbures prin-
cipales. (70-7 i).
Parmi les surfaces déformables sans altération des courbures principales,
surfaces dont 0. Bonnet a donné l'énumération complète, figure une classe
étendue dont l'élément linéaire dépend de deux fonctions arbitraires, l'une X
de X, l'autre Y de y,
X'Y'
cis' = -{x-hyY ,^_^YY ^^^ ^^'
ÎNL Raffy montre que ces surfaces ont leurs lignes de courbure isotliermes et
conservent cette propriété dans toutes les déformations qui n'altèrent pas leurs
courbures principales.
Il étend cette propriété à toutes les surfaces admettant une série de défor-
mations qui n'altèrent pas ces courbures.
Touche. — Transformation des équations générales du mouve-
ment des fluides. (72-75).
Aux trois équations classiques de l'Hydrodynamique l'auteur substitue les
suivantes
I dp ,, dv, dv,
f- rr: U ;- — V, --r^ -,
p ds dt ds
I iip _ f/a, , doi
p ds' ' dl ' ds
I dp „ d%,
284
SKCONDFÎ PAHTIH.
où p csL la (lonsilr (mi iiii point du fluide, p la [)iession, l !<; Lcinps, cls un élé-
ment de trajectoire, ds' un élément pris sur la norinalc et ds" un élément pris
sur la hinormalc à la trajectoire; U, U', U" les projections des forces e\té-
l'ieures sur ces trois directions; v^ la vitesse. Quant aux inliniiiients petits c/a,
f/a,, c/a.^ voici leur sii;nification. On considère l'élément de traj(;ctoire dr: qui
au bout du temps dt [)ass(î [)ar le point considéré A: si l'on projette di sur le
plan osculateur de la trajectoire au commencement du Ii'iiips dt, d'x^ sera
l'angle de cette projection avec Télcnjcnt ds et t/x,^ l'angle de l'élément dz avec
sa projection sur le plan osculateur. Si, à partir du point A, on porte sur la tra-
jectoire la longueur ds^ la tangente à la trajectoire, (\\\\ part de l'extrémité de
cet axe fait, avec la tangente à la trajectoire en A, l'angle infiniment petit c/a.
Kohb. — Sur un poinl de la théorie des fonctions algébriques de
deux variables. (76-80).
Chailan. — Sur le mouvement d'un système à liaisons complètes.
(81-82).
Lorsqu'un système à liaisons complètes admet une position d'équilibre in-
stable, s'il y a une fonction des forces, le système ne peut se fixer dans cette
position au bout d'un temps fini.
Ce théorème suppose toutefois que la fonction des forces soit développable
en série entière suivant les puissances de la variable unique dont elle dépend.
Demoulin. — Sur la relation qui existe entre les courbures to-
tales de deux surfaces polaires réciproques par rapport à un pa-
raboloïde de révolution. (83-84).
Soient S et S' deux surfaces polaires réciproques par rapport au paraboloïde
de révolution
_ x--\- y''-
A un point quelconque IM de S correspond sur S' un point M' pôle du plan
tangent en IM par rapport au paraboloïde. Par les points M et iM' menons, pa-
rallèlement à l'axe du paraboloïde, deux droites rencontrant celte surface aux
points A et A'. Cela posé, on a entre les courbures totales ? des
surfaces S, S' aux points M, M' la relation très simple
II,I5^.I{; lU==i(iK\" FA'",
F étant le foyer commun à toutes les sections méridiennes.
U Ocagiie. — Remarque sur la déformation des surfaces de révo-
lution. (85-86).
Parmi les cas d'applicabilité énumérés par A!. d'Ocagnc, nous citons le sui-
vant :
Si une courbe j)lane, en tournant autour d'une droite D, située dans son
RRVllIÎ ORS PUBLICATIONS. v.8î
pliiii, on^^ciulrc une siirliicc ;i|)|il iciililc sur \n s|)liri-o, ccl l(; courhn, en LoiiiiiaiiL
autour de loiitc droitr p.iiallclc à l> cl aussi silu(-<; dans son plan, cti^'cndicra
une surface a|»|diealde sur un lore. •
Ai'iwu.v. — Tcclinol()i;io graphique; appareil pour la décompo-
silion (\\\u polynôme en facteurs. ((Sy-():>. ).
Dcnwulin. — Sur la eon«;riiericc des axes centraux des complexes
linéaires passant par trois droites données. (92-96).
Celle con^i-ucncc jouil d'un grand nombre de propriélés inléressanles qui
onl été mises en évidence par MAI. Bail, Slahl, VVaeIsch. M. Demoulin en in-
dique une nouvelle :
Jointe à une congruence du premier ordre et de la première classe, la con-
gruence en question constitue l'intersection. complète des complexes de Painvin
relatifs à deux quadriqucs dégénérées.
Sélwanoff. — Quelques remarques sur les équations du cin-
quième degré. (97-1 09).
Parmi les résultats particuliers obtenus par l'auteur, signalons les suivants :
Les équations du cinquième degré de la forme
X'±: X -\- V ^ o,
où V est un entier positif, ne sont pas résolubles par radicaux, quand elles sont
irréductibles.
Les équations de la forme
^'+■27 — ^« = 0 (o<t^<777o)
ne sont résolubles par radicaux que pour
c^ = I, 2, G, 3^, 246, 1028, 3i3o.
L'équation
X- — X — V — o
n'est pas résoluble par radicaux si v n'est pas multiple de i5.
Si V est un entier compris entre o et 7770, elles ne sont résolubles que pour
V — i5, 3o, 240, 1020, 3i2o.
Lucas (7^^). — Propriétés d'un système de points dans un plan.
(109-112).
L'auteur considère dans le plan un système quelconque de p points M ayant
pour affixes les racines de l'équation
Les points centraux C sont définis par la propriété qu'aurait cliacun d'eux
286
SECONDE PARTIR.
de rester en équilibre en présence d'aLlraclions inversement proportionnelles
aux distances exercées par les points M doués de l'unité de masse.
M. F. Lucas montre que le produit des carrés des distances mutuelles d'un
système de p points M est égal à pv fols le produit des distances de ces
points M à leurs points centraux C.
En plaçant les points M aux sommets d'un polygone régulier de rayon K, on
voit aisément que le produit des carrés des distances mutuelles des y? sommets
est égal à pvWvif-^).
Frolov. — Sur les racines primitives. (ii3-i28).
Euler croyait qu'on ne pouvait découvrir que par tâtonnements, c'est-à-dire
en essayant différents nombres, les racines primitives de module premier.
Gauss a donné une méthode très ingénieuse pour les trouver sans tâtonnement;
mais cette méthode est tellement compliquée qu'on ne l'emploie guère. Poinsot
proposa de déterminer les racines primitives d'un module premier m par l'ex-
clusion des résidus des puissances dont les exposants sont les facteurs premiers
du nombre tn — i. Mais cette méthode est impraticable dès que le module est
un peu considérable.
M. Frolov expose un procédé qui permet de découvrir rapideinenl, sans
aucun essai, les racines primitives de la plupart des nombres.
Touche. — Transforma lion de l'équation de continuité en Hy-
draulique. (i2g-i3i).
Genty {Max). — Sur les système collinéaires. (i3i-i34)-
Caronnet. — Sur des couples de surfaces applicables. (i35-i4o).
Etant données deux surfaces applicables l'une sur l'autre, la distance M, M,
des points correspondants varie en général avec la position de ces points sur
les surfaces auxquelles ils appartiennent.
M. Caronnet s'est demandé s'il existait des couples de surfaces applicables
pour lesquelles cette distance fût constante. Il existe elTectivement de telles
surfaces; elles peuvent se diviser en deux groupes :
Le premier groupe est tel que les coordonnées rectangulaires d'un point
quelconque d'une surface de ce groupe dépendent de deux fonctions arbitraires
d'arguments différents.
Les surfaces du second groupe sont réglées et se correspondent par généra-
trices parallèles et de môme sens; elles dépendent de deux fonctions arbitraires
d'un même argument. Ces surfaces avaient d'ailleurs été signalées déjà par
M. Bel tram i.
Guyou. — Sur les équations du clapotis. (i4o- i44)-
Dans le clapotis comme dans la houle, les molécules appartenant à tinc
même couche horizontale d'équilibre sont réparties à chaque instant sur le
contour d'une trochoïde d'autant plus aplatie que la couche est plus profonde
et celles qui appartiennent à une même ligne verticale sont situées à l'cxlré-
mité de rayons parallèles des cercles générateurs.
UKVUE DKS FUHIJCATIONS. V187
Dans la lioiilr, cliii(|H(' tiiuliMnile (K'-crit son cercle d'un imni veiiK'tit uiiifortno,
(le sorte (jue les ondes Iroclioïdulcs couserveni la même (orme el se propagerïL
avec une vitesse constante.
Dans le clapotis, le rayon sur lequel se trouve chaque molécule reste pa-
rallèle à lui-môme el la ujolécule est animée sur la direction de ce rayon d'un
mouvement pendulaire. Il en résulte que, dans une demi-période, les couches
primitivement horizontales prennent la forme de trochoïdes de plus en plus
aplaties; dans la demi-période suivante, les trochoïdes se renversent, présentent
leurs crêtes aux points où se trouvaient précédemment les creux et réciproque-
ment.
Les rayons sur lesquels oscillent les molécules ne restent pas immobiles. Il
faut, en cIVet, (|ue chaque trochoïde limite au-dessous d'elle un volume constant
et, par suite, (jue le centre du cercle générateur reste situé au-dessus de la
couche (le repos à une hauteur égale au quotient de la surface du cercle par
la longueur de l'onde, c'est-à-dire à une hauteur proportionnelle au carré du
rayon. De là résulte que, par rapport à des axes ayant pour origine la position
de repos et dirigés l'un verticalement et l'autre parallèlement au rayon de la
molécule considérée, l'abscisse, c'est-à-dire le rayon, est proportionnelle à la ra-
cine carrée de l'ordonnée : la trajectoire est donc une paraliole dont l'axe est
vertical.
M. Boussinesq avait étudié ce phénomène dans le cas où la hauteur des
ondes est petite relativement à leur longueur et avait donné des équations qui
satisfont avec une grande approximation à la condition de continuité et à
celle de la surface libre
M. Guyou montre qu'en substituant une fonction elliptique à la fonction
circulaire qui exprime, suivant M. Boussinesq, le mouvement oscillatoire des
molécules sur leur rayon respectif, on satisfait rigoureusement aux conditions
du problème. Traduit géométriquement, le mouvement rectiligne, au lieu
d'être celui d'un point qui décrit un cercle uniformément, est celui d'un point
qui circule le long d'une ellipse avec une vitesse linéaire constante.
On appréciera l'importance de la solution de M. Guyou, si l'on se rappelle
combien est petit le nombre des problème d'Hydrodynamique que l'on sait
traiter en toute rigueur, en dehors de ceux qui concernent les petits mouve-
ments. Le seul mouvement oscillatoire des liquides dont on connaissait exacte-
ment les lois était celui de la houle dans des eaux de profondeur infinie.
Genty (iMax). — Sur un théorème de Laguerre. (i45-i4^)-
Solution élémentaire de ce problème autrefois proposé par Laguerre :
« On donne sur une droite deux systèmes de trois points a, a', a" et b, b',
b" qui font partie d'une division homographique. Sur ab comme diamètre on
décrit un cercle G, dont le sens est déterminé par la condition qu'au-dessus de
la droite le point décrivant aille de a en b; les segments a' b' et a" b" déter-
minent de même deux autres cycles G' et G". Si l'on trace un cycle tangent
à G, G' et G", démontrer que les points où il coupe la droite sont les deux
points doui)les de la division homographique. »
MangeoL. — Sur une propriété des surfaces de symétrie d'une
([uadritpie. (i46'-i47).
>88 SlîCONM^Ii: PAirriIL
Les seules surfaces qui soienl symétriques pur rapporta chacune des surfaces
de l'une des classes
j>a y^'\ f x'^ y''
r''\ / r''^
^'
r'
-2
+
H-
:zz:
^,
a
c
>^,
- —
-h
:zr
b
C
sont respectivennent les quadriques
a b
a, b, c désignant trois nombres donnés, X un paramètre et 9 une fonction ar-
bitraire.
Genty [Max). — Des suites cjclo-projeclives de deuxième es-
pèce. (i48-i5o).
Laisant. — Un théorème général de Mécanique. (i5i-i54).
Soit un système matériel en mouvement depuis le temps t^ jusqu'au temps t.
Si ni représente la masse d'un quelconque des points qui composent ce système;
V tl V les vitesses de ce point au commencement et à la fin de la période con-
sidérée; F la force qui agit sur le point .M ; F, une force de même direction
f'(v)
appliquée au même point, mais dont la grandeur a pour expression 1^' ^
f{v) étant une fonction arbitraire delà vitesse; si enfin T, représente le travail
total des forces F^ pendant la période considérée, l'accroissement de la fonction
^"'/(^) sera égal au travail T,, c'est-à-dire que l'on aura
FIN Dlî L\ SECONDE PARTIE DU TOME XIX.
TABLES ^'"^
[)KS
MATIÈRES ET NOMS D'AUTEURS.
TOftlE XIX; 1895. - SECONDE PARTIE.
TABLR ALPHABÉTIQUE
DES MATIÈRES.
RECUEILS ACADÉMIQUES ET PÉRIODIQUES DONT LES ARTICLES
ONT ÉTÉ ANALYSÉS DANS CE VOLUME.
Acla Mathematica. T. XIV, iSgo-gr. — T. XV, 1891. — i5-8i.
Annales de la Société scienlifique de Bruxelles. i4* année, 1889-90. — 6-9.
Annales de l'École Polytechnique de Delft. T. I à VII, 1885-91. — 245-25o.
Archives néerlandaises des Sciences exactes et naturelles. T. XXIV-XXVII, 1891-
1894. — 250-254.
Bulletin de la Société Mathématique de France. T. XXI, 1893. — 25o-254.
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences. T. CVI
et CVII, 1893. — i5o-22i.
Journal de l'École Polytechnique. Cahiers LX-LXII, 1890-92.
Mathematische Annalen. T. XXXV, XXXVI, 1890. — 23-45.
Mathesis. T. X, 1890. — 9-i4-
New Archief voor Wiskunde. T. XVII-XX, 1890-93. — 238-244.
Nouvelles Annales de Mathématiques. T. XII, 1893. — 1 17-130.
Rendiconti del Circolo matematico di Palermo. T. III, 1889. — i4o-i5o.
Sitzungsberichte der Kôniglich preussischen Akademie der Wissenschaften zu
Berlin. 2* semestre 1890; i^"^ semestre 1891. — 93-117; 181-204.
Sccieta reale di Napoli. Rendiconto dell' Accademia délie Scienze fisiche e mate-
niatiche. T. I-XXV, 1862-1886 et 2« série, t. I à III, 1887-89. — i3o-i4o; 254-278.
The Quaterly Journal of pure and applied Mathematics. T. XXIV-XXVI, 1890-93.
— 55-68.
Verhandclingen der Koninklijke Akademie van Wetenschappen te Amsterdam.
T. XVIII-XXVIII, i879-i89(> et nouvelle série, t. I et II, 1893-1894.— 230-237.
Verslag der Zittingen van de Wis-en Natuurkundige Afdeeling der Koninklijke
Akademie van Wetenschappen te Amsterdam. T. I et II, 1893-94. — 228-230,
Verslagen en Mededeelingen der Koninklijke Akademie van Wetenschappen te
Amsterdam. 3* série. T. VII, VIII, IX, 1890-92. — 221-227.
Bull, des Sciences mathém., 2' série, t. XIX. (Décembre 1895.) R.22
FABLli \m NOMS D'AUTEURS
PAU ouniui: AMMiAiifniQUFî:.
Cl
Adcr (II.)- '27.
Adam. 170,
Albcgsiani (M.-L.). i/il-
Anianzio ( D.). iSt).
Amigues. iio, 119, 120, i5g, iGo.
Amodco (F.). 2G3, 2(59, 273.
Anderson. 89, 70.
Andrade. .]6, 176.
*AngeIitti. 267, 269, 262.
Appell (P.). 77, 180.
Arnoux. 285.
Artemas-Martin. 6G.
Askwith (E.-H.). 55, 5;, 65.
Audibert. 126, 127.
Autonne. 5i, 172.
Baehr(G.-F.-W.). 228, 249.
Baker (H. -F.). 55, 57.
Balitrand. 122, i25^ 126.
Barisien (E.-N.). 128, 128, 129, i3o.
Battaglini (E.). i3(), i3i, 182, ]33, i3J,
i35, 186, 187, i38, 189, 277.
Beltrami (E.). i48, i45, i55.
Bennet (G. -T.). 65.
Bery ( F.-J. van der ). 22G, 289, 240, 242,
248, 25l.
Berger. 20.
Bergmann (E.). 22.
Bertini ( E.). 3i, i4o.
Bertrand (J.). 120.
Berzolari (L.). i45.
Bierens de Haan (D.). 226, 280, 282,
285.
Biggin (T.). 61.
Bioclie 122, 125, 282.
Blutel. i56, 217.
Bœr ( F. de). 225, 254.
Bonolis (A.). i4o.
Borletli (F.). 129.
Bosredon (V. Lac de). 14.
Bosscha (J.). 245,246,249, 252, 254.
Bossut (L.). 122.
Boussinesq. 178, 180, 204, 20G, 207, 208.
Brambilla (A.). 2G8.
Brill (A.). 38, 40, 42, 88, 91.
l>rillouin. 207.
lîriosclii (F.). 19, 182, 2G2.
Brocard ( H.). 129.
BrungaLc (W.-E.). 59.
Biirkhardt (H.). 29, 42.
Burnside (W.). 83, 84, 87, 90, 92.
Cahen. i52, iGi.
Campbelle (J.-E.). 90, 92.
Cantow (A.). 269.
Capelli (A.). 2G9, 271, 278, 274, 27G, 278.
Caponi (E.). 181.
Caporali (E.). 25G, 258, 259, 2G8, 26^,.
Cardinal (J.). 224, 284, 247.
Carey (F.-S.). 68.
Caronnet. 175, 219, 286.
Carrara ( B.). 9.
CarLan, i64, 167.
Carvallo (E.). 118, i2r, 12G, 282.
Casey (J.). 11.
Casorati ( F.). 16.
Casorati (J.), 142.
Cassel (G.). 68.
Castelnuovo (G.). i4i, i45.
Catalan ( E.). 10, 11, 12, 78.
Cayley. 57, 59, 60, 68, 64, 65, 67, 83, 84,
85, 86, 87, 91, 178.
Cazamian (A.). 124.
Cesâro (E.). ro, 12, 128.
Cellerier (G.). 281.
Cels. i54-
Chailan. 284.
Chree (C). 57,
Cole (F.-N.). 68.
Contarino. 257, 259, 262.
Cunningham (Allan). 83, 98.
Delassus. 212.
Delens (P.). 125.
Demoulin. i55, 168, 279, 284, 285.
Denys (A.). 12.
Dewulf (E.). II, 118.
Dixon (A.-C). 55, 56, 66, 84.
Drach. 171.
'MJl
Dyson (F.). Hi, (i'|.
Ebcrliard (V.)- 3(i.
Kdwardcs (D.)- ('>■>, ^7-
Ekama (H.)- '^'|2.
Klfrinkhof (L.)- 2^:?, 2/|;}.
KlIioL. 17^1.
Eniery (G.). 271.
End (VV.). 26.
Engel. i65.
Engclmann (Th.-W.). 253.
Escher (B.-J.)- 241.
Fawcctt ( Miss). 67.
Fergola (E.)- i32, i33, i34, i35, i38,
254, 257, 259, 261, 26^1, 266, 271, 273.
Forsyth (A.-Ù.). 65.
Fouché (M.), 120.
I^'oiiret. 142.
Frolov, 286.
Fuhrmann (W.). 1 1.
Fujisawa ( R.), 89.
Gall ( von). 25.
Gasparis (A. de). i3o, i3t, 182, i33, i34,
i35, i36, 137, i38, i39, 254, 255, 256,
2')7, 258, 259, 260, 261, 26',, 265, 268,
275, 276.
Gclin ( F.). i3.
Genty (E.). 119, i25, 128.
Genly (M.). 282. 286, 287, 288.
Gérard. 119.
Gerbaldi (F.). i4i, 142.
Gerhardt (K.-J.). 195.
Gilbert (P.). 6.
Glaisher (J.-W.-L.). 62, G3, 64, 85, 88,
90» 91-
Godefroy. 5i, 119, 120, 220, 280.
Gordan. 171.
Goursat. 172.
Govi (G.). i58, 267, 269.
Gravelaar (N.-L.-W.-A.). 243.
Grassi (G.). 267.
Greenhill (A. -G.). 82.
Grinwis (C.-H.-C). 221, 227.
Guccia (G.-B.). i47> i^^-
Guichard. 161, 174.
Guldberg. 168, 208, 2i5.
Guyon, 179, 218, 256.
Gyidén (H.)- 71» '^^i, 170.
Hacks (J.). il, 22.
Iladamard. 181, 219.
Ilaga (H.). 2^5, 247-^
Hainmond (J.). 89, 82, 87.
llarnack ( A.)- 23.
Harst (A.-D. Van dcr). 238, 239. ,
Halon (le la Goupillière. 279.
lleawood (P.-J.). 57.
llehvig (.1.). 239, ■2'|3.
Ilerniile. 171.
SKCONDK i\\irnE.
Henry (M.). 62.
Ilensel (K.). 21.
Ilerlz ( H.). 2A.
Ililbert (I).). 19, 43.
Ilomershamcox. ôg.
llorn ( L.). 22.
Iludson ( E.-C). 56.
Ilunibert. 178, 278.
Hurnbert (G.). 118, 209, 279, 280.
Ilurwitz (A.). 18, 19. i65.
Illigens (E.). 3.
Intrigila (C). 263.
Jablonski. i23, i5o.
Jamet. i25.
Janni (V.). i4o, 255.
Jeiïery (H. -M.), 56, 62.
Jobnslon (J.-P.). 85.
J.-S. 124.
Juel. i5, 128.
Julius. (V.-A.). 232, 233, 23'|, 24()-
Kam (N.-M.). 232.
Kamerlingh Onnes (H.). 23o.
Kapleyn (J.-C). 233.
Kapteyn (VV.). 233.
Killing (VV.). 3o, 37, 89.
Kirchhoff (G.). 17.
Klein (F.). 84.
Kluyver (G.-C). i5i, 222, 228, 225, 288.
24I, 252.
Knoblauch ( J.). 75.
Kobb. 284.
Koch (H. von). 70, i53, i54, i55.
Kœnigs. i63, 168, 2i5.
Ivopecki (A.). 26.
Korkine (A.). 84.
Korteweg (D.-J.)- 226, 229, a3o, 244,
25o, 25 I.
Kolter (F.). 187.
Kowaleski (S.). 16, 70.
Krausc (M.). 83.
Krediet (E.). 242.
Kronecker (L.). 98, 96, 100, 104, 109.
110, 112, 116, 181, i83, u)\, 196, 199.
Kucnen (J.-B.). 253.
Lachlan ( H.). 65.
Laisant (G. A.). i3, 288.
Laurent. 4^. ^23, 12'}.
Léauté. 49-
Lebon (E.), i44.
Lelieuvre. 212, 2i5.
Lemaire ( J.). i 28, 129.
Lemoine ( E.). 118.
Le Paigc ( E.). 10.
Lcvy (L.). 121, 210.
Lez. 127.
Liouvillc. 54.
Lloyd-Tanner (IL-W.). 85, 91.
TAinj-: i)i':s noms dautiîuus.
■Mj-i
Lni;li('ill ( W . Viin ) ■.>/i<).
Ldiuloii ( !•".). 1.!, ]], /|.').
I.()iii;rli;im[)s ( (I. de). II.
Loreiil/. (11. -A), 'ij;'), .nS, 230, jfii.
l-oria ((i.). ufiS.
Lucas ( lùl.). 9, 11, i3.
Lucas ( K.). 2S3, 285.
IMac -^Llll()^ ( l».-A.). 5(i, S.').
iMaddissoii ( Isalx'l ). 1)7.
Maillard ( L.). 12,').
Maisaiu) (G.). \\2.
iMallczos. 209.
Maiidart ( IL). 10.
iMaïull (iM.). ()i.
Mangent (S.). 121 12'), 28'.>, 287.
Mannheim. /j7, 82, 83, T',n.
Mansion (P.). 5, 7, 10, i3.
Manlcl (W.) 208, 2^,0.
Marcolongo (IL). 274,275, 277, 278.
Maschke (IL). 37.
Masoni (U.). 2(10, 263, 26], 266, 26-',
Malliews (G. -H.). 59, ùi, 0], S.\.
Meeburg (J.-IL). 229.
Meliin (IL). 79.
Meyer (F.). 4 2.
Michel ( P.). 121, 129.
Miltag-Leffler (G.). 68, 206.
Molenbrock (P.). 236, 238, 2'Î2.
Mollume (V.). i'|0, 264, 263.
Montesano (D.). 270, 27'!.
Moors (B.-P.). 2 '(4.
Monnier (G.-J.-D.). 242, 2V3.
Morley (F.). 58.
Nannei (E.). 27 |.
N. J. 121.
Nobile (A.). 137, i38, 139, 140.
Nyland (A. -A.). 241.
Ocagne (M. d'). 5, 12 1, 127, 209, 239,
2-8, 284.
Oudemans (J.-A.-C). 23f.
Onnen ( H.) 238.
Ovidio (E. d' ). 139.
Padé. 164.
Padeletti (P.). 207, 209, 260, 261, 262,
2G5, 266, 270, 277.
Painlevé. i5i, 102, i53, 157, 162, 208,
•21], 266,
Painiieri (L.). i36.
Pannelli (M.). 272.
Pascal (E.). 270, 271, 272, 273, 27^. 275.
Peano ( G.). 1 1, 12, 37.
Pearson (K.). 55, 83.
Pellel. 217.
Periwai Frost. 67.
Pctcrsen (Julius). 27, 73.
Peroll (J.). 60, 283.
Pc/./.o (P. d(d). i48, 263, 265, 2G7, 268,
26
:6.
"9. '<7"' '^7
Phillips. 61.
Phiagincn ( K. ). 19.
Picard. '17, i56, i58, 160, 169, -jio, -jh,
21 3, 278.
Pirondirii. 277.
Pillandli (G.). 267, 268.
PlaLls (C.). 62.
l*ochliarririicr ( I-.). 3i, 32, 35.
Poincaré. 49, 206, 207, an».
Poulain (a!). i3.
Prangc (A.-J.-A.). 238.
Pringsheim (A.). 29.
Pafly (L.). 283.
Hahuscn (A.-E.), 248.
Hasch (J.-W.). 239.
Maschki (W.). .5.
He(A. del), i3, 271, 272, 27',, 275, 277.
Hesal. 209, 211, 21 3.
Hévcille (J.). 121, 1 2'».
Pichniond (II.-W.). 63, 65, 89, 90.
Pi(îuier. 159, 166.
Rogel (F.). 40.
Kogers (L.-.L). 90.
Hosanes (J.). 4o.
Houso Bail (W.). 89.
KouLh (E.-J.). 56.
Hubini (R.). i35, 257, 259.
Runge (C). 74.
Ryn van Alketnade (J.-C. van). 234.
Saint-Germain (A. de). 117, 122, i23.
Salvator Dino (N.). i38, 139, 255, 258,
259.
Salvert (de). 7, ]55, 157.
Sande Bakhuyzen (H. -G. van). 229.
Scheeiïer (L.). 33.
Schefîers (G.). 17, 174, 175, 178.
Schlegel. 282.
Schols (Ch.-M.). 219, 2',5, 246, 247, 248,
249-
Schonflies (A.). 33.
Schoute (P. -H.). 145, 227, 228, 229, 235,
236, 237, 240, 247, 249.
Schouten (G.). 237, 239, 240.
Schur (F.). 28.
Schroder (E.). 45.
Schrœder ( IL). 18.
Schottky ( F.). 190.
Segar (H.-W.). 83, 86, 92, 93.
Seiliger. 2i3.
SelivanolT. 285.
Serret ( P.). 210, 211.
Servais (CL). 9, 12.
Sharpe (fL-J.). 58.
Simart. 172.
Sirks (J.-L.). 227, 237.
^94
SKCONDE PAKTlIi.
Sissini^h (1^). :i33, i.Vi.
SondaL (!'.). la'i.
Sondai ( H.)- i'-*9'
Soudée. 128.
SpaiTC (de). 8.
Speckmann (ll.-A-\V.). '>.■?.■].
Stackcl ( l\). ?.G, lOo, 177.
Slahl (W.). 3().
Stenbcrg ( E.-A.). 76.
Sticltjes (T.-J.). 58, Go.
Stolp (C). 23(j.
StoufT. 157.
Stroli ( E.). 37, 39.
Sludy (E.), 38.
Sturm (U.). 43.
Sylvester (J.). 17, 88.
Taylor (M. -M.). 5.^, 65, GG.
Tchebichefl' (P.). 21.
Thiel (J.-M.). 2^2.
Torelli (G.)- 2G0, 2G8, 2G9.
Touche. 280, 283.
Trudi (N.). i3o, i3i, i32, i33, i3G, 255,
2G1.
Va Hier, iG^.
Vaschy. 162, 17G, 179.
Vessiol. iSq, 1G7, 173.
Vigarié (E.). i^.
Visalli (!».). 1^5.
Vivanti ( G.), l'i i, i\-j .
Vol terra ( V ). \f\{).
Vries (J. de). 3o, 221, 222, 223, 202.
Waais (J.-D. van der), 22G, 228, 229,
23l, 232, 235, 200, 253.
Waciscli. 180.
Wallon (VV.). Go.
Weber (H.). 3i.
Weill (M.). 119.
Weingarlcn. 162.
Werncr (II.). 27.
WelUnn (Th.-ii.). 23(), 241, 2'|3.
Willheiss (Ed.). 3o, 3G.
With (II.-S.). 45.
WolfTing. 35.
Workmann (VV.-P.). 59.
Woronlzoiï. 119.
Withofî (M«"« A. -G.). 24/1.
X- • •. 128, 129.
Zeeman ( P.). 254.
Zeulhen (H. -G.). i45.
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21G61 Paris. — Imprimerie CAUTIIIEU-VILLARS ET FILS, quai des Grands-Aut'usiins, 55.
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